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mardi, avril 04, 2017

Don de 25 000 $: Coderre critiqué à l'Assemblée nationale

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Publié le 04 avril 2017 à 13h00 | Mis à jour à 13h00
Le maire de Montréal, Denis Coderre, a reconnu avoir... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)
Le maire de Montréal, Denis Coderre, a reconnu avoir accepté un chèque de 25 000 $ de l'homme d'affaires Jean Rizzuto en 2012 pour l'aider à défrayer ses honoraires juridiques.
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
MARTIN CROTEAU
La Presse
(Québec) Les partis de l'opposition à l'Assemblée nationale ont unanimement critiqué Denis Coderre, mardi, après qu'il eut admis avoir accepté un chèque de 25 000 $ d'un homme d'affaires alors qu'il était député fédéral. Mais le gouvernement Couillard a réagi avec prudence aux aveux du maire de Montréal.
Les trois partis de l'opposition ont remis en cause le comportement de M. Coderre, qui a reconnu avoir accepté un don de l'homme d'affaires lavallois Jean Rizzuto (aucun lien avec la famille mafieuse) en 2012 pour l'aider à défrayer ses honoraires juridiques. M. Coderre a admis avoir commis une «erreur» en ne déclarant pas le versement, qui a été révélé par le Journal de Montréal.
«Comme élu montréalais, je dis à notre ami Denis Coderre: "Écoutez, vous avez fait une erreur, vous auriez dû le refuser ou le déclarer", a affirmé le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, Denis Coderre sera jugé sur l'ensemble de son bilan.»
«Ce n'est pas acceptable, c'est inquiétant, c'est une erreur de jugement», a renchéri le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, qui s'en remet aux enquêtes policières pour déterminer la suite à donner au cas du maire
Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, juge pour sa part «décevant» et «dangereux» le comportement de M. Coderre.
«C'est là le problème des libéraux, c'est là le problème des politiciens traditionnels, a dénoncé M. Khadir. Ils n'ont pas une compréhension des règles de déontologie et d'éthique politique.»
Coiteux prudent
Le ministre des Affaires municipales et responsable de la Métropole, Martin Coiteux, a réagi avec prudence aux agissements passés du maire. Il s'est gardé de commenter directement son comportement.
«Il vous a expliqué la situation, il vous a donné sa version des faits, a réagi M. Coiteux. Maintenant moi, je n'ai rien d'autre à ajouter.»

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Bombardier: les libéraux rejettent les résolutions de l'opposition

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Publié le 04 avril 2017 à 13h57 | Mis à jour à 18h04
Le pdg de Bombardier Alain Bellemare et le... (La Presse Canadienne, Ryan Remiorz)
Le pdg de Bombardier Alain Bellemare et le président du conseil d'administration, Pierre Beaudoin
LA PRESSE CANADIENNE, RYAN REMIORZ
(Québec) Le gouvernement Couillard a rejeté mardi chacune des trois résolutions des partis d'opposition le pressant d'exiger l'annulation des hausses de salaire faramineuses qu'ont décidé de s'octroyer les hauts dirigeants de Bombardier.
Le Parti québécois reviendra à la charge mercredi. Cette fois, une procédure parlementaire obligera chacun des élus libéraux à se prononcer. Ce mardi, aucun n'a eu à voter. Les résolutions des partis d'opposition ont pu être rejetées sans qu'elles soient soumises au vote.
Il en sera différemment mercredi, se réjouit le chef péquiste, Jean-François Lisée. Il se dit convaincu que de nombreux députés libéraux partagent l'indignation des Québécois.
Même si c'était le cas, la «ligne de parti» devrait prévaloir, cela dit.
Les trois résolutions rejetées mardi étaient sur le même thème, mais avaient des visées différentes :
Celle du Parti québécois invitait l'Assemblée nationale à «demander à tous les dirigeants de Bombardier de renoncer à l'augmentation de leur rémunération pour 2016», et le premier ministre Philippe Couillard à leur en faire formellement la demande.
Rappelant «l'investissement historique de 1,3 milliard$ du Québec dans le projet C-Series», celle de la Coalition avenir Québec réclamait «la présence d'un membre désigné par le gouvernement au sein du conseil d'administration de Bombardier».
Attention, celle de Québec solidaire n'a pas seulement été rejetée par le gouvernement; elle n'a pas trouvé grâce aux yeux du Parti québécois, non plus qu'à ceux de la Coalition avenir Québec. Elle allait plus loin que les leurs.
Elle demandait que «le gouvernement rende toute aide financière accordée aux grandes entreprises privées conditionnelle au plafonnement de la rémunération des dirigeants». Même s'il n'y a pas eu de vote, la députée indépendante Martine Ouellet l'a soutenue.
Amir Khadir a estimé que M. Lisée ne tire pas les conséquences d'un exemple qu'il a lui-même présenté. Le chef du PQ a rappelé que lorsque Barack Obama a sauvé l'industrie automobile américaine, il a exigé que les salaires de ses hauts dirigeants soient plafonnés à 500 000$ par année.
En point de presse, plus tôt en journée, Jean-François Lisée s'était dit favorable à une discussion publique sur les salaires de certains hauts dirigeants. «Il faut avoir, au Québec comme ailleurs, une discussion publique pour dénormaliser ces salaires fous. En ce moment, ils les ont normalisés. Il faut les dénormaliser.»
«Si, et seulement si», dit Couillard
Philippe Couillard a tenu à dire qu'il a communiqué à la direction de Bombardier la «grande déception» et la «frustration» ressenties par les Québécois.
Il soutient que son gouvernement n'a pas à lui demander quoi que ce soit de plus depuis qu'elle a fait savoir, dimanche, qu'elle reportait les augmentations décriées de 2019 à 2020.
Elles «ne seront versées que si, et seulement si, l'entreprise accroît ses activités», a-t-il insisté. Davantage «d'argent qui rentre dans Bombardier, c'est plus d'impôts pour payer nos services publics; plus d'avions fabriqués, c'est plus d'emplois chez nous», a-t-il ajouté.
Cherchant à enfoncer le clou, le PQ a par ailleurs noté qu'à la fin février, le gouvernement a «harmonisé» l'imposition des options d'achat d'actions avec le reste du Canada.
Résultat : au-delà de leur rémunération déjà jugée scandaleuse, les six plus hauts dirigeants de Bombardier, parmi lesquels Pierre Beaudoin et Alain Bellemare, épargneront plus de 566 000$ en impôts sur leurs options d'achat. Si, et seulement si, l'entreprise réalise ses objectifs, a toutefois précisé le ministre des Finances, Carlos Leitão.
L'abaissement du taux d'imposition des options d'achat d'actions a été décidé pour «inciter les dirigeants d'entreprises à rester au Québec ou à venir s'y installer», ont indiqué MM. Leitão et Couillard.

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