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dimanche, mars 05, 2017

Écoutes contre Trump: la commission du renseignement enquêtera

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Publié le 05 mars 2017 à 09h08 | Mis à jour à 18h00
«Comment le président Obama a-t-il pu tomber si... (ARCHIVES AP)
«Comment le président Obama a-t-il pu tomber si bas en mettant mes téléphones sur écoute pendant la période sacrée des élections. C'est Nixon/Watergate», a lancé Donald Trump sans toutefois apporter de preuves.
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ANDREW BEATTY
Agence France-Presse
WEST PALM BEACH
Des parlementaires américains vont se pencher sur les accusations d'espionnage que le président Donald Trump a lancé contre son prédécesseur Barack Obama, et sur lesquelles la Maison-Blanche a insisté dimanche, toujours sans preuves.
M. Trump a demandé dimanche au Congrès d'enquêter sur d'éventuelles écoutes de ses téléphones qui auraient été ordonnées avant l'élection du 8 novembre.
Quelques heures plus tard, le républicain Devin Nunes a assuré que la commission du renseignement qu'il préside à la Chambre des représentants chercherait «à savoir si le gouvernement (avait) mené des activités de surveillance sur des responsables ou des représentants de l'équipe de campagne d'un parti politique».
Donald Trump, qui passe le week-end en Floride, avait lancé la veille ces allégations dans des tweets matinaux. Elles ont été catégoriquement démenties par le porte-parole de l'ancien président et elles ont suscité beaucoup de scepticisme dans la classe politique américaine.
Rapports «inquiétants»
«Les rapports concernant des enquêtes aux motivations politiques potentielles juste avant l'élection de 2016 sont très inquiétants», a insisté dimanche Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche, dans un communiqué.
«Le président Donald J. Trump demande que, dans le cadre de leurs enquêtes sur l'activité russe, les commissions sur le renseignement au Congrès exercent leur autorité de supervision pour déterminer si les pouvoirs d'enquête de la branche exécutive ont été outrepassés en 2016», a-t-il ajouté.
Les mots sont pesés, la formulation très prudente contrairement aux tweets de la veille.
«Comment le président Obama a-t-il pu tomber si bas en mettant mes téléphones sur écoute pendant la période sacrée des élections. C'est Nixon/Watergate», avait lancé Donald Trump, qualifiant son prédécesseur de «personne malfaisante (ou malade)».
Non étayées
Donald Trump a ainsi fait référence au scandale le plus retentissant de l'histoire politique américaine, le Watergate. En 1974, le président républicain Richard Nixon a été poussé à la démission après la découverte de micros dans les bureaux du parti démocrate.
Cette salve de tweets accusateurs semble avoir été déclenchée par des affirmations non étayées du site d'informations d'extrême droite Breitbart, dont l'ex-patron est Steve Bannon, conseiller en stratégie du président.
Le porte-parole de Barack Obama, Kevin Lewis, a répliqué en assurant samedi que l'accusation était «tout simplement fausse».
James Clapper, chef du renseignement américain (DNI) sous Obama, a affirmé qu'«aucune opération d'écoute (n'avait) été mise en oeuvre» par les organismes sous sa responsabilité (dix-sept agences et entités de renseignement) contre Donald Trump.
Et selon le New York Times le directeur du FBI James Comey considère que ces accusations sont dénuées de fondement et a demandé au département de la Justice de les rejeter publiquement.
Affaires russes 
En demandant au Congrès, le Parlement américain, d'élargir ses enquêtes, Donald Trump a lui-même fait le lien avec les affaires russes dans lesquelles il est englué depuis le début de son mandat.
Au moins trois commissions du Sénat et de la Chambre des représentants ont lancé des investigations sur les ingérences de la Russie pendant la campagne électorale, dont le but aurait été de favoriser la victoire de Donald Trump face à Hillary Clinton.
L'administration Obama avait accusé les Russes d'être à l'origine du piratage des emails de proches d'Hillary Clinton et avait pris des sanctions contre Moscou fin décembre.
De plus, les multiples contacts entre des proches de Donald Trump et des responsables russes, pendant la campagne et dans les semaines ayant suivi la victoire du milliardaire, font peser le soupçon d'une collusion.
Le conseiller de Donald Trump pour la sécurité nationale Michael Flynn a dû démissionner le 13 février. Et la semaine dernière, c'est le ministre de la Justice Jeff Sessions, un autre très proche du président, qui a dû s'expliquer sur ses conversations avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak.
M. Clapper a assuré que, sous son ère, «nous n'avions aucune preuve de collusion» entre l'entourage du milliardaire et la Russie. «Ca a pu être révélé ou être disponible depuis que j'ai quitté le gouvernement», a-t-il relevé.
Pour l'opposition démocrate, les accusations de Donald Trump contre Barack Obama n'ont qu'un but: détourner l'attention de ces dossiers russes qui accaparent une grande partie du débat politique depuis sa prise de fonctions.
Diversion 
«Je pense que ce n'est que de la diversion. Détourner les regards des très, très graves interférences d'une puissance étrangère dans notre démocratie», a déclaré Al Franken, un sénateur démocrate.
Les liens «politiques, financiers ou personnels de Donald Trump avec la Russie, c'est la vérité que nous voulons connaître», a martelé Nancy Pelosi, chef des démocrates à la Chambre des représentants.
Ces nouvelles controverses surviennent alors que M. Trump avait reçu un accueil  favorable pour son discours «très présidentiel» mardi dernier devant le Congrès.
La semaine qui s'ouvre pourrait également être riche en controverses avec la signature par le président, probablement dès lundi, d'un nouveau décret anti-immigration qui devrait de nouveau interdire l'entrée aux États-Unis des ressortissants de plusieurs pays musulmans.

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Trois missiles nord-coréens tombent près du Japon

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Publié le 05 mars 2017 à 18h55 | Mis à jour à 20h06
En 2016 le régime de Pyongyang a effectué... (ARCHIVES AP)
En 2016 le régime de Pyongyang a effectué deux tests nucléaires en contravention des résolutions de l'ONU. Il déclare vouloir se doter d'un armement nucléaire capable d'atteindre le territoire des États-Unis.
ARCHIVES AP
Agence France-Presse
Séoul
La Corée du Nord a tiré quatre missiles lundi, dont trois sont tombés dans la zone économique exclusive (ZEE) du Japon, a annoncé le premier ministre japonais Shinzo Abe.
«La Corée du Nord a tiré presque simultanément quatre missiles balistiques qui ont parcouru environ 1000 km. Trois d'entre eux sont tombés dans la zone économique exclusive de notre pays», a déclaré M. Abe devant le Parlement.
«Ceci montre clairement que la Corée du Nord a atteint un nouveau degré de menace. Après cette séance (au Parlement), je vais convoquer le Conseil national de sécurité», a dit le Premier ministre.
«Les tirs répétés de la Corée du Nord sont un acte de provocation pour notre sécurité et une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous ne pouvons en aucun cas tolérer cela», a ajouté M. Abe.
Les garde-côtes japonais ont indiqué à l'AFP qu'aucun navire n'avait été endommagé par ces tirs.
La Corée du Sud et les États-Unis ont lancé la semaine dernière leurs manoeuvres militaires conjointes annuelles, qui suscitent régulièrement la colère de Pyongyang. Le régime nord-coréen condamne ces manoeuvres, qu'il considère comme des provocations et des préparatifs pour une invasion de son territoire, tandis que Séoul et Washington assurent qu'elles sont purement défensives.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait ordonné à l'armée le 1e mars «d'élaborer des contre-mesures exhaustives en vue d'une frappe sans merci contre une attaque aérienne soudaine de l'ennemi», avait annoncé l'agence de presse officielle KCNA, le jour du lancement des manoeuvres américano-sud-coréennes.
La Corée du Nord est sous le coup de résolutions de l'ONU qui lui interdisent toute activité dans le domaine nucléaire et dans celui des missiles balistiques.