L’empire américain

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 Comme tout le monde, j’aime le cinéma américain. Je connais ses acteurs, ses réalisateurs, ses classiques et même ses navets.
Bloc drapeau américain États-Unis USAMais à la différence de plusieurs, diman­che soir, j’avais autre chose à faire que me farcir la soirée des Oscars.
Non pas parce que je méprise ce rendez-vous, mais j’y vois, à bien des égards, une manifestation de l’impérialisme culturel américain.
Racisme
Et je suis renversé de voir à quel point nous nous laissons pénétrer mentalement par des débats qui nous sont étrangers et qui, bien souvent, ne nous concernent pas du tout.
Nous nous faisons américaniser mentalement. Nous apprenons à voir le monde avec des yeux qui ne sont pas les nôtres.
Un exemple. La société américaine est rongée depuis ses origines par la question du racisme.
De l’esclavage à la ségrégation, les Noirs américains ont été traités de la maniè­re la plus odieuse, d’autant qu’aujourd’hui encore cette discrimination histo­rique se fait ressentir.
Ces années-ci, cette question ressort aux Oscars.
On veut voir si le racisme progresse ou recule aux États-Unis. On mesure la place des Noirs dans la vie publique.
Le problème, c’est que certains décident d’importer chez nous la question du racisme, alors qu’elle n’a pas du tout façon­né l’histoire du Québec.
Noirs et blancs? Ce n’est pas ainsi que nous nous pensons comme société.
Le débat sur le racisme systémique qu’on nous impose médiatiquement est surtout un symptôme de notre américanisation.
Québec
Lorsqu’on fantasme sur les Américains au point de penser comme des Américains, on cesse de comprendre le Québec.
Qu’on me comprenne bien: j’admire le cinéma américain, qui touche souvent des thèmes universels. Mais il ne faut pas oublier que ce cinéma, justement, est... américain.
Une saine distance mentale ne nous ferait pas de mal pour éviter de nous faire digérer par un empire tout-puissant.
Nous ne sommes pas Américains et ne devons pas le devenir.

DERNIÈRE HEURE: Le crucifix serait réinstallé à l'hôpital Saint-Sacrement

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JOURNALDEQUEBEC.COM
MISE à JOUR 

 Le crucifix retrouverait sa place à l'hôpital Saint-Sacrement, selon ce qu'a appris le lecteur de nouvelles de TVA Québec, Pierre Jobin.


1. LA CROIXDERNIÈRE HEURE Selon sources le crucifix serait réinstallé hôpital St-Sacrement aujourd'hui Le tout à confirmer par le CHU 
L'histoire a fait couler beaucoup d'encre depuis sa médiatisation. De nombreuses plaintes ont été logées à l'hôpital et le ministre François Blais avait demandé à l'hôpital de reculer.
Plus de détails à venir...

Retrait du crucifix au CHU de Québec: un homme arrêté pour menaces

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Publié le 01 mars 2017 à 10h57 | Mis à jour à 10h57
La décision du CHU de Québec de retirer... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)
La décision du CHU de Québec de retirer un crucifix, qui était accroché dans le hall d'entrée de l'Hôpital du Saint-Sacrement depuis 1927, avait fait suite à la plainte d'un patient.
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE
La Presse Canadienne
Un homme de Québec âgé d'une cinquantaine d'années a été arrêté, mardi soir, pour avoir proféré des menaces contre la direction du CHU de Québec, dans la foulée du retrait du crucifix à l'Hôpital du Saint-Sacrement.
Selon David Poitras, agent aux communications du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), l'individu a ensuite été libéré sous une promesse de comparaître. Le dossier a été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Mardi, le CHU de Québec-Université Laval (CHU) avait publié un communiqué disant avoir reçu « une importante menace à l'intégrité de l'hôpital et de ses dirigeants » en lien avec sa décision de retirer le crucifix. Cette décision de retirer le crucifix a engendré une vive polémique dans la région de Québec.
Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix a notamment qualifié de « manque de respect » le refus du centre hospitalier universitaire de remettre en place le crucifix de l'Hôpital du Saint-Sacrement. Exprimant sa « vive déception », l'archevêque de Québec a évoqué à mots couverts le débat sur la laïcité, estimant que le retrait du crucifix exprimait tout le contraire de la discussion publique « de tolérance, d'accueil, de respect de la différence et d'ouverture » qui a cours présentement.
De passage à Rimouski mercredi, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a affirmé que la protection du patrimoine du Québec était importante. Selon lui, la gestion de la diversité ne veut pas dire qu'il faille tourner le dos au patrimoine ou à l'histoire. Il a soutenu que ça ne dérangeait pas les gens des « autres cultures » de voir le crucifix à l'Assemblée nationale ou dans un hôpital.

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA

Des «publicités trompeuses» d'Équipe Coderre dénoncées


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Publié le 01 mars 2017 à 06h40 | Mis à jour à 06h40
Publicité parue le 21 décembre dans le journal...
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Publicité parue le 21 décembre dans le journal Cités Nouvelles, en page 3. Seule la photo du conseiller Éric Dugas d'Équipe Coderre apparaît. Les quatre élus du parti Vrai changement pour Montréal, Normand Marinacci, Stéphane Côté, Christian Larocque et Jean-Dominic Lévesque, n'y figurent pas. Cela ulcère le maire de L'île-Bizard-Sainte-Geneviève M. Marinacci, car il juge qu'Équipe Coderre s'attribue ainsi le mérite pour des projets réalisés par son administration.

Seuls les élus du parti du maire sont mis de l'avant dans des espaces publicitaires portant le logo des arrondissements montréalais.
Publicité parue le 20 décembre dans le Flambeau... - image 1.0
Publicité parue le 20 décembre dans le Flambeau de l'Est, en page 9. Seule la photo de la conseillère Michelle Di Genova Zammit, dÉquipe Coderre, figure et pas celles des quatre élus dÉquipe Anjou, Luis Miranda, Andrée Hénault, Gilles Beaudry et Paul-Yvon Perron.
Une publicité pleine page a été publié le... - image 1.1
Une publicité pleine page a été publié le 20 décembre dans l'Informateur de Rivière-des-Prairies, en page 2. Les sept élus de l'arrondissement, tous membres d'Équipe Coderre, y apparaissent.
Des publicités d'Équipe Coderre diffusées dans différents hebdomadaires de Montréal suscitent la controverse alors que plusieurs élus d'autres formations accusent le parti du maire de Montréal d'induire les citoyens en erreur.
Tout juste avant le congé des Fêtes, une dizaine de publicités ont été publiées dans différents hebdomadaires de Montréal pour souligner « les investissements de la Ville de Montréal » dans 9 des 19 arrondissements. Les messages étaient coiffés du logo des arrondissements ainsi que des coordonnées de leurs bureaux administratifs.
Bien que le logo d'aucun parti politique n'apparaît sur les publicités, seuls des élus d'Équipe Coderre apparaissent, à une exception près : Réal Ménard, membre de Coalition Montréal et du comité exécutif de la Ville.
Vérifications faites, plusieurs arrondissements ont nié avoir payé ces publicités. « L'arrondissement n'était pas au courant, on n'a pas été consulté », a indiqué Vicky Deslauriers, porte-parole de L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève. « Non, ce n'est pas Anjou qui a payé. L'arrondissement n'a pas non plus approuvé l'utilisation de son logo », a répondu la porte-parole Karine Tougas.
Plusieurs élus ont dénoncé les publicités. 
« On joue sur la neutralité des arrondissements pour faire de la publicité partisane. Ce n'est pas une façon de faire appropriée. Ça induit la population en erreur », a déploré Laurence Lavigne-Lalonde, conseillère dans Maisonneuve-Longue-Pointe.
L'élue de Projet Montréal estime que le parti du maire « utilise l'image de la ville pour tenter de dire que "Montréal, ce sont les élus d'Équipe Coderre" ».
Le maire de L'île-Bizard-Sainte-Geneviève Normand Marinacci est d'autant plus ulcéré qu'il juge qu'Équipe Coderre s'attribue le mérite pour des projets réalisés par son administration, comme la réalisation d'une salle polyvalente à la bibliothèque du secteur. « L'idée vient de nous ! », s'indigne ce membre du parti Vrai changement pour Montréal.
Le maire d'Anjou Luis Miranda dénonce lui aussi la tactique. « Ça laisse penser que c'est l'arrondissement qui a fait ces publicités, mais c'est Équipe Coderre. C'est du Coderre tout craché », dénonce-t-il.
L'arrondissement de LaSalle a demandé à ce que son logo ne soit pas utilisé dans des publicités partisanes. « Ça ne devrait pas porter la signature de l'arrondissement. Cette signature est réservée exclusivement aux messages de l'administration parce que ça peut causer une ambiguïté dans l'esprit des lecteurs », explique Pierre Dupuis, directeur adjoint de l'arrondissement.
DES PUBLICITÉS « SANS PARTISANERIE » ?
Équipe Coderre confirme avoir acheté ces publicités. Si son logo n'apparaît pas, c'est que la formation dit avoir voulu faire « des publicités sans partisanerie », parce qu'elles ont été payées à même le budget de recherche et de soutien aux élus. La seule référence au parti du maire est le choix de miser en toile de fond sur du turquoise, une des deux couleurs de la formation, avec le mauve.
Si les élus des autres formations n'apparaissent pas dans ces publicités dites non partisanes, « c'est qu'ils n'ont pas payé. Mais on ne leur a pas demandé s'ils étaient intéressés à le faire », a admis le directeur d'Équipe Coderre, Gilbert Decoste.
Les critiques des élus ont pris par surprise le directeur du parti du maire, qui estime avoir suivi les règles en place. Il souligne n'avoir éprouvé aucun problème à obtenir un remboursement du service des finances de Montréal pour ces dépenses.
« On a fait la même chose en 2015 et on n'en a pas entendu parler, je ne sais pas pourquoi des élus veulent faire une histoire avec ça maintenant », a relevé M. Decoste.
Quant à l'utilisation des logos d'arrondissements, le directeur d'Équipe Coderre juge qu'« il y a une zone grise, ce n'est pas clair ».
Au Directeur général des élections du Québec, on indique que les publicités politiques ne sont pas encadrées hors des périodes électorales. Les partis ne sont pas ainsi tenus d'indiquer sur leurs publicités que celles-ci ont été autorisées par l'agent officiel, comme c'est le cas en campagne. 
La prochaine campagne municipale commence officiellement le 22 septembre, l'élection ayant lieu le 5 novembre.

La Banque du Canada résolue à ne pas bouger

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Publié le 01 mars 2017 à 10h18 | Mis à jour à 10h18
La Banque du Canada ne se montre aucunement... (Photo archives La Presse canadienne)
La Banque du Canada ne se montre aucunement inquiétée du rebond à 2,1% du taux annuel d'inflation en janvier.
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Rudy Le Cours
RUDY LE COURS
La Presse
Sans surprise aucune, la Banque du Canada reconduit son taux directeur, fixé à 0,5% depuis juillet 2015.
Dans le bref communiqué faisant part de sa décision, le Conseil de direction de la Banque souligne à deux reprises l'existence «de capacités excédentaires» qui le mènent à juger «encore appropriée» la politique monétaire actuelle.
La Banque ne se montre aucunement inquiétée du rebond à 2,1% du taux annuel d'inflation en janvier, causé en partie par l'entrée en vigueur d'une taxe sur le carbone en Ontario et en Alberta. «La Banque fait abstraction de ces effets, car leur incidence sur l'inflation sera temporaire», lit-on dans le communiqué.
Tout en prenant acte du raffermissement de l'économie et du marché du travail en  particulier, la Banque note que «les exportations continuent de faire face aux défis qui subsistent sur le plan de la compétitivité».
La prochaine date de fixation du taux directeur est le 12 avril. La Banque en profitera aussi pour rafraîchir son scénario économique dans la nouvelle livraison du Rapport sur la politique monétaire.

Au Congrès, Donald Trump promet le «renouveau de l'esprit américain»

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Publié le 28 février 2017 à 07h00 | Mis à jour le 01 mars 2017 à 09h39
Le président américain Donald Trump... (PHOTO JIM LO SCALZO, AFP)
Le président américain Donald Trump
PHOTO JIM LO SCALZO, AFP
JEROME CARTILLIERIVAN COURONNE
Agence France-Presse
Washington
Loin de la tonalité sombre de son discours d'investiture, Donald Trump a plaidé mardi, sur un registre plus présidentiel qu'à l'habitude, pour un «renouveau de l'esprit américain» indissociable, selon lui, d'une grande fermeté sur l'immigration.
Devant le Congrès réuni au grand complet, le 45e président des États-Unis a salué, dans une allocution d'une heure au cours de laquelle il s'est tenu à son texte, l'émergence d'une «nouvelle fierté nationale».
«Un nouveau chapitre de la grandeur américaine débute», a-t-il affirmé dans l'hémicycle de la Chambre des représentants au Capitole, où siégeaient également sénateurs, ministres et juges de la Cour suprême.
Avare en nouvelles annonces et en explications sur le financement de ses projets, le président républicain a repris ses grands thèmes de campagne, promettant de ramener «des millions d'emplois» ou dénonçant les accords de libre-échange.
Rompant avec la tradition, les démocrates ont réservé un accueil glacial au président, la plupart restant assis dans leurs sièges, le visage fermé, les bras croisés.
L'autre moitié des élus, les républicains, applaudissaient à tout rompre et multipliaient les ovations à la mention des grands projets de la présidence Trump: construction d'oléoducs, érection du mur à la frontière mexicaine, ou encore lutte contre le «terrorisme islamique radical».
En signe de protestation silencieuse, une quarantaine d'élues démocrates étaient habillées de blanc, couleur symbolisant la défense des droits des femmes.
Réforme sur l'immigration ?
Profitant de cette occasion solennelle de redonner une cohérence à son action après un premier mois chaotique au pouvoir, Donald Trump a longuement promis une extrême fermeté aux frontières, l'un de ses principaux thèmes de campagne.
«En appliquant enfin nos lois sur l'immigration, nous augmenterons les salaires, aiderons les chômeurs, économiserons des milliards de dollars et renforcerons la sécurité de nos communautés», a lancé le président qui avait invité deux veuves de policiers californiens tués en 2014 par un clandestin.
Sans aborder directement la question de la régularisation des sans-papiers, il a évoqué une réforme législative et proposé d'abandonner le système actuel et d'adopter à la place «un système basé sur le mérite».
Le président républicain a annoncé la création d'un bureau spécial pour les victimes de crimes «d'immigration» baptisé VOICE (Victims Of Immigration Crime Engagement). «Nous donnons une voix à ceux qui sont ignorés par les médias et réduits au silence par les intérêts particuliers».
La signature d'un nouveau décret sur l'immigration après l'échec du premier qui a été bloqué par la justice, pourrait d'ailleurs intervenir dans les jours qui viennent.
Très attendu sur l'économie, Donald Trump, qui avait délaissé sa célèbre cravate rouge pour une à rayures, a promis devant les élus une réforme fiscale «historique» qui se traduira par une baisse «massive» des impôts pour la classe moyenne et permettrait aux entreprises de «concurrencer n'importe qui».
«Nous devons faire en sorte qu'il soit plus facile pour nos entreprises de faire des affaires aux États-Unis et plus difficile pour elles de partir», a-t-il martelé.
«Comment va-t-il payer ?»
Proposant un vaste plan d'investissements dans les infrastructures, qui devait se heurter à l'opposition de nombre d'élus républicains, il a déploré que son pays ait dépensé «des milliards et des milliards de dollars à l'étranger».
Chuck Schumer, chef des démocrates du Sénat et visage de l'opposition, a dénoncé une rhétorique «populiste»: «Il y a un décalage complet entre ce que le président dit aux travailleurs et ce qu'il fait pour les riches».
«Il y a des choses que l'on pourrait vraiment saluer. Mais comment va-t-il payer tout ça? On ne me l'a fait pas à moi», a dit à l'AFP Gwen Moore, une élue démocrate, vêtue de blanc.
Dans ce discours servant aussi de prélude à la bataille pour le budget 2018 qui s'ouvre au Congrès, Donald Trump a demandé aux élus de voter la hausse historique des dépenses militaires qu'il appelle de ses voeux (54 milliards de dollars, soit près de 10 %).
Mais déjà, la requête de couper les crédits de la diplomatie et de l'aide internationale de plus d'un tiers a reçu une fin de non-recevoir de plusieurs responsables républicains.
Les républicains, pour la première fois depuis 2006, contrôlent à la fois la Maison-Blanche et le Congrès, et leur feuille de route est remplie, avec des réformes de la santé et des impôts en 2017.
«C'est un moment qui n'arrive qu'une fois toutes les générations», s'est félicité Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants. Mais la majorité et le président ne voient pas tout du même oeil, particulièrement sur le remplacement de la réforme de la couverture-maladie «Obamacare».
Sur les affaires étrangères qu'il a abordées très brièvement, le nouveau locataire de la Maison-Blanche a réaffirmé que son rôle n'était pas «de représenter le monde, mais de représenter les États-Unis d'Amérique».
Mais, après avoir défendu une spectaculaire hausse des crédits militaires, il a aussi mis en avant un ton plutôt conciliant. «Nous voulons l'harmonie et la stabilité, pas des guerres et des conflits», a-t-il martelé, réaffirmant en particulier son attachement à l'OTAN.
«Le temps des combats futiles est derrière nous», a conclu le président républicain, dans une volonté de rassembler un pays profondément divisé.
«Voilà notre vision, voilà notre mission, mais le seul moyen d'y arriver est d'être rassemblés», a ajouté le milliardaire septuagénaire dont la cote de popularité est historiquement basse par rapport à ses prédécesseurs au début de leur mandat.

Émotion quand Donald Trump rend hommage à la veuve d'un soldat

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Publié le 01 mars 2017 à 06h55 | Mis à jour à 06h55
Carryn Owens et Ivanka Trump... (Photo Kevin Lamarque, Reuters)
Carryn Owens et Ivanka Trump
PHOTO KEVIN LAMARQUE, REUTERS
Agence France-Presse
Washington
Les élus démocrates américains sont souvent restés les bras croisés pendant le discours de Donald Trump au Congrès, mardi. Mais le nom de Carryn Owens les a fait se lever.
La jeune femme blonde, assise à la droite de la fille du président américain Ivanka Trump, était la compagne de Ryan Owens, soldat des forces spéciales tué dans une opération sanglante au Yémen le 29 janvier dernier, contre un site occupé par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa).
«Ryan est mort comme il a vécu: un guerrier et un héros, combattant le terrorisme et défendant notre nation», déclare Donald Trump devant tous les parlementaires américains.
Toute la salle, à droite comme à gauche de l'hémicycle, se lève, les regards tournés vers Carryn, qui reste assise, submergée par l'émotion. Ivanka Trump lui pose la main sur la jambe.
Le commandant en chef explique ensuite que l'opération lui a été décrite par son secrétaire à la Défense comme «une grande réussite ayant fourni de grandes quantités de renseignements vitaux».
La petite phrase pourrait relancer la polémique sur le raid, dont les résultats sont controversés en raison de son bilan humain très lourd, de nombreux civils yéménites ayant été tués, dont des enfants. La Maison-Blanche avait insinué que critiquer l'opération revenait à déshonorer le soldat mort.
Le père de Ryan Owens, William, a qualifié dans une interview récente de «stupide» la décision d'intervenir. Il avait refusé de rencontrer le président américain quand ce dernier est venu le 1er février avec Ivanka rendre hommage à la dépouille de son fils à son retour aux États-Unis.
Mais Donald Trump ajoute rapidement: «l'histoire de Ryan est gravée dans l'éternité».
À cet instant, de longs applaudissements d'une minute et demie commencent. Une partie des démocrates se rassoit à mi-chemin, mais les républicains continuent. Carryn Owens regarde le ciel, les mains réunies comme en prière.
«Merci», conclut Donald Trump. «Et Ryan regarde depuis là-haut, vous le savez, et il est très content, car je crois qu'un record vient d'être battu», improvise l'ancien présentateur de télévision, sortant du texte écrit de son discours, pour saluer la longue ovation debout. La phrase redonne le sourire à la jeune veuve, en larmes.
Peu après, elle applaudira à tout rompre le président Trump.

Un Palestinien poignarde un colon israélien, qui l'abat

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Publié le 01 mars 2017 à 10h30 | Mis à jour à 10h30
Sur la photo, une colonie de la Cisjordanie.... (Photo MENAHEM KAHANA, Archives AFP)
Sur la photo, une colonie de la Cisjordanie.
PHOTO MENAHEM KAHANA, ARCHIVES AFP
Agence France-Presse
JÉRUSALEM
Un Palestinien a blessé mercredi à l'arme blanche un Israélien qui l'a ensuite abattu dans une colonie du sud de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l'armée israélienne, a indiqué cette dernière.
Le Palestinien, armé d'un couteau, s'est infiltré dans l'après-midi dans la colonie de Teneh Omarim et est entré dans l'une des maisons où il a agressé un civil, a dit l'armée. Le civil, blessé, a ouvert le feu et tué son agresseur, a dit l'armée.
Plus de détails à venir.

Les avocats feront sentir leur mécontentement

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Publié le 01 mars 2017 à 07h02 | Mis à jour à 07h02
La grève des juristes de l'État prend fin aujourd'hui après quatre... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)
La grève des juristes de l'État prend fin aujourd'hui après quatre mois de débrayage.
PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE
Forcés de rentrer au travail aujourd'hui après quatre mois de grève, les juristes de l'État vont faire sentir au gouvernement leur mécontentement. L'employeur ne doit attendre aucune collaboration de ses avocats.
Jean Denis, président de l'association Les avocats et... (photo Jacques Boissinot, la presse canadienne) - image 1.0
Jean Denis, président de l'association Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ)
PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE
Obtenu par La Presse, un courriel qui circule chez les juristes de la Société de l'assurance automobile du Québec est limpide sur le climat de résistance qui s'installera dans les contentieux des ministères et organismes. La missive en 11 points précise que les horaires de travail de sept heures par jour seront « respectés scrupuleusement ». Mais la direction aura à préciser les directives quand les avocats sont affectés a l'extérieur ; « il faudra que les gens aient le choix de revenir le soir s'ils le désirent et soient payés pour les heures supplémentaires que cela implique ».
Au Tribunal administratif du Québec, les avocats devront « geler à leur agenda le temps de préparation et de déplacement ». Les autres demandes « seront donc traitées à la lumière du temps disponible » avec temps supplémentaire s'il y a lieu. « On veut davantage jouer le livre », a expliqué l'auteur de la note, Me Jean-François Tardif, joint hier soir. Le temps de déplacement « ne se transformera plus en bénévolat », par exemple.
« Le temps supplémentaire sera demandé systématiquement de façon formelle à l'aide du formulaire approprié même si la direction a déjà annoncé sa décision de le refuser. » De plus, « toute demande de temps supplémentaire se fera en argent puisque le choix nous revient en vertu de la convention collective ».
Dès leur retour au tribunal, les juristes vont demander des remises, des reports et n'accepteront plus de surcharge pour trois mois « pour reprendre le contrôle de [leurs] bureaux ». Les syndiqués opposeront un « refus de tout nouveau mandat, projet, comité pour l'instant, surtout si cela a pour but de "rattraper" les effets de la grève ». Il n'y aura pas de « service-conseil » pendant trois mois, « réévaluation par la suite ».
PAS DE « MOT D'ORDRE »
En point de presse après l'adoption de la loi, le président de l'association Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ), Jean Denis, soutenait pourtant que la loi interdisait une grève du zèle. « On va respecter la loi [...]. Est-ce qu'il y aura un mot d'ordre de lancé ? Absolument pas, les gens vont rentrer au travail, les gens que je représente sont des gens responsables. » 
« Pensez-vous que les juristes vont être heureux en rentrant au travail ? Absolument pas ! Est-ce qu'ils vont faire leur travail ? On a toujours fait notre travail, on est respectueux des autorités, des institutions. » « On rentre la tête haute, mais le retour au travail va être évidemment très difficile », a-t-il lancé.
Pour Me François Desroches Lapointe, membre du bureau de direction de l'association, on doit s'attendre à ce que les syndiqués « soient plus pointilleux », mais un article de la loi adoptée hier prévoit que les juristes devront respecter la loi, et le message du syndicat ira en ce sens, indiquait-il en soirée.
Mais le courriel des syndiqués prévient que les cadres se feront demander « de ne pas en mettre trop sur le bonheur de nous revoir. Nous ne sommes pas trop d'humeur pour une chanson, une fête ou une célébration ». Il n'y aura pas de « rencontre individuelle pour discuter de nos sentiments. Rencontre de groupe seulement ».
UNE « ODIEUSE » LOI 
Plus tôt après l'adoption de la loi, le syndicat avait prévenu qu'il entendait transporter son combat sur le terrain des tribunaux. Avec deux recours plutôt qu'un.
Des démarches sont lancées pour contester devant la Cour supérieure « l'odieuse » loi spéciale du gouvernement Couillard sitôt qu'elle a été adoptée sous le bâillon, hier, par 52 voix contre 38. Les députés de l'opposition ont voté contre.
Pour le syndicat, cette loi est inconstitutionnelle, car elle « brime le droit de grève ». 
« C'est une loi faible, assez facile à contester, jusqu'à la Cour suprême s'il le faut », dit Jean Denis, président de LANEQ.
Les juristes poursuivent également Québec pour près de 37 millions devant le Tribunal administratif du travail, l'accusant de « négociation de mauvaise foi ».
« On peut donc dire que ce n'est que partie remise », a affirmé M. Denis.
105 JOURS
La loi spéciale prévoit une nouvelle ronde de négociations et le recours éventuel à un médiateur. Les parties ont maintenant un maximum de 105 jours pour s'entendre. En cas d'échec des pourparlers, les avocats et les notaires se verront imposer des hausses salariales inférieures à la dernière offre du gouvernement et à celles accordées au reste de la fonction publique : 6,75 % en cinq ans au lieu de 9,15 %.
Pour Jean Denis, « c'est un autre fusil sur la tempe » de la part du gouvernement. « On n'a pas plié devant ce gouvernement-là, et on ne pliera jamais », a-t-il lancé, laissant présager des pourparlers ardus au cours des prochaines semaines.
Le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, souhaite que le retour au travail « se fasse de la façon la plus harmonieuse ». La loi spéciale est nécessaire en raison de l'intransigeance du syndicat et parce que la grève « constitue une entrave sérieuse au fonctionnement du gouvernement et au processus judiciaire », a-t-il plaidé.
Après avoir condamné le recours à la loi spéciale, le Parti québécois comme la Coalition avenir Québec se sont engagés à accorder aux juristes un comité indépendant sur leur rémunération, comme celui qui existe pour les procureurs de la Couronne, s'ils forment le gouvernement.

La majorité des Québécois dit non à plus de migrants, selon un sondage

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Publié le 01 mars 2017 à 07h36 | Mis à jour à 09h31
Trois répondants sur quatre réclament que la surveillance... (La Presse)
Trois répondants sur quatre réclament que la surveillance aux frontières soit raffermie afin d'empêcher l'arrivée d'immigrants illégaux. Sur la photo, une jeune femme possédant un passeport de l'Érythrée arrive au Canada en traversant la frontière illégalement, fin février. Mises en état d'arrestation, la mère et sa petite étaient heureuses de leur arrivée au pays via Hemmingford.
LA PRESSE
La Presse Canadienne
Une majorité de Québécois est défavorable à l'idée d'accueillir davantage d'immigrants au Canada.
Un sondage SOM publié mercredi par Cogeco Nouvelles précise que 55 % des répondants croient que le Canada ne devrait pas accueillir davantage d'immigrants à la suite des mesures anti-immigration du président des États-Unis, Donald Trump. En revanche, 36 % des gens sont en faveur d'une plus grande ouverture ; 9 % sont indécis.
D'autre part, 75 % des 1010 répondants réclament que la surveillance aux frontières soit raffermie afin d'empêcher l'arrivée d'immigrants illégaux.
Le sondage mené sur l'internet révèle aussi que les Québécois sont indécis à propos du statut de Montréal en tant que ville sanctuaire pour les immigrants illégaux : 36 % d'entre eux sont en faveur alors que 41 % sont contre. Le taux d'indécis à cette question s'élève à 23 %.
Le sondage mené du 24 au 27 février révèle que plus les répondants sont jeunes et scolarisés, plus ils sont en faveur du statut de ville sanctuaire que le conseil de ville a adopté la semaine dernière. La mesure vise à permettre aux immigrants qui n'ont pas de statut en règle d'avoir pleinement accès aux services publics offerts par la Ville.
La marge d'erreur maximale du sondage SOM a été établie à 3,4 %, 19 fois sur 20.

Drones: les artificiers du ciel de l'EI inquiètent l'Occident

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Publié le 01 mars 2017 à 06h44 | Mis à jour à 06h44
Des drones appartenant à l'EI à Mossoul, en... (Photo Khalid Mohammed, archives Assocated Press)
Des drones appartenant à l'EI à Mossoul, en Irak.
PHOTO KHALID MOHAMMED, ARCHIVES ASSOCATED PRESS
MICHEL MOUTOT
Agence France-Presse
Paris
Ils sont capables, grâce à des drones du commerce modifiés, de lâcher des bombes sur des voitures en Irak. Les artificiers du ciel du groupe Etat islamique, souvent des Occidentaux susceptibles de rentrer chez eux, donnent des cauchemars aux services antiterroristes du monde entier.
Depuis quelques mois, les services de propagande de l'EI diffusent des images, filmées par des caméras embarquées, d'obus ou de grenades lâchées avec précision par des drones sur des blindés de l'armée irakienne, des rassemblements de soldats ou des convois de 4x4.
On peut voir la munition, équipée d'ailettes ou même de plumes de volants de badminton, tomber en oscillant sur plusieurs centaines de mètres, puis exploser en touchant le sol ou un véhicule. Même s'il est évident qu'ils ne sélectionnent pour la mise en ligne sur internet que les coups au but, qui doivent être rares, l'effet est dévastateur.
«C'est évident, nous avons un problème», confie à l'AFP l'ancien chef d'un service français de renseignement, qui demande à rester anonyme. «Ces images-là font peur à tout le monde. Déjà les survols des centrales nucléaires avaient semé la panique, mais maintenant qu'ils sont capables de balancer des trucs, c'est encore pire. Des contre-mesures universelles contre ça: c'est simple, il n'y en a pas».
À la suite de survols répétés de sites sensibles en France par de petits engins en vente dans le commerce, la menace des drones a été étudiée de près. Des appareils capables notamment de brouiller le signal de guidage de l'engin, voire de le faire tomber, ont été testés. Des aigles royaux chasseurs de drones sont aussi à l'entrainement sur une base aérienne dans le sud-ouest de la France.
«Nous pouvons mettre en place des dispositifs capables d'empêcher ou de gêner des survols, mais sur des lieux donnés à des moments donnés, genre le stade de France un soir de match, visite officielle ou défilé du 14 juillet», ajoute la même source. «Mais balancer une grenade sur une foule, au hasard, on ne pourra pas l'empêcher. Les images qu'ils publient sur internet sont bien évidemment de la propagande, donc elles sont montées, trafiquées pour faire peur, mais le but est atteint».
«Mieux que du bidouillage»
La menace est prise d'autant plus au sérieux qu'en Irak les opérateurs de drones sont souvent des jihadistes venus de pays occidentaux, habitués aux commandes de jeux vidéos, dont un certain nombre ont entrepris, face à l'offensive anti-EI qui se développe, de rentrer dans leurs pays d'origine.
Dans un rapport publié le 31 janvier, le Combating Terrorism Center de l'école militaire américaine de West Point, écrit, sur la base de documents de l'EI saisis en Irak, que «l'EI a mis en place une unité de drones formelle, institutionnalisée, financée depuis 2015, sinon plus tôt. À court terme, nous devons nous attendre à ce qu'ils améliorent leur capacité de bombardement à partir de drones».
Les documents saisis montrent que les engins et leurs pièces sont achetés par l'EI le plus souvent sur internet, via des pays comme la Turquie ou la Jordanie, et que les capacités techniques des drones (rayon d'action, capacité d'emport) sont améliorées pour les rendre plus redoutables.
«C'est clairement une menace que nous envisageons», dit à l'AFP un responsable spécialiste de la question qui, étant donné la gravité du sujet, demande à ne pas être identifié. «Même si militairement, en raison des charges très limitées que ce genre d'engin peut pour l'instant emporter, ce n'est pas significatif, il est certain que la première attaque de ce genre en France marquerait les esprits».
«Nous étudions de nombreux dispositifs pour empêcher que cela ne se produise, mais protéger intégralement le territoire national contre cette menace est tout simplement impossible», ajoute ce responsable.
«Pour l'instant, en Irak c'est un peu mieux que du bidouillage, mais ils vont évoluer. En l'état actuel, ils ne sont pas en capacité d'emporter des charges sales, chimiques ou biologiques, ce qui est rassurant. Mais pour le reste, la question n'est pas de savoir si ça va se réaliser, mais plutôt quand».

Corée du Nord: un Canadien emprisonné parle à un diplomate et à des proches

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TOKYO – Un pasteur canadien condamné en 2015 à la prison à vie en Corée du Nord a reçu la permission de rencontrer à Pyongyang l’ambassadeur de la Suède et de s’entretenir au téléphone avec des membres de sa famille.
L’ambassadeur Torkel Stiernlof a confirmé qu’il avait eu une rencontre d’une quarantaine de minutes avec Hyeon Soo Lim la semaine dernière. Ils ont discuté de quelques sujets, dont l’état de santé de M. Lim, mais le diplomate suédois a refusé d’en dire davantage.
Dans un courriel transmis à l’agence Associated Press mercredi, M. Stiernlof a signalé que les deux hommes n’avaient pas été pressés par le temps lors de leur rencontre. Deux officiers nord-coréens vêtus en civil et un photographe du gouvernement y ont assisté dans une salle de conférence d’un hôtel de la capitale.
Hyeon Soo Lim, un pasteur de la région de Toronto, a été condamné à la prison à perpétuité en raison de ce que Pyongyang a qualifié d’activités subversives. On lui a reproché d’avoir voulu utiliser la religion pour détruire le système nord-coréen, ainsi que d’avoir aidé les États-Unis et la Corée du Sud à kidnapper des citoyens nord-coréens.
La Corée du Nord est souvent soupçonnée d’utiliser des détenus étrangers comme moyen d’extraire des concessions aux autres pays.

Les candidats conservateurs débattent à Edmonton, sans Kevin O'Leary

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Publié le 28 février 2017 à 20h59 | Mis à jour le 28 février 2017 à 20h59
Kevin O'Leary, un homme d'affaires et vedette de téléréalité,... (PHOTO Paul Chiasson, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
Kevin O'Leary, un homme d'affaires et vedette de téléréalité, a choisi de ne pas participer au débat bilingue, critiquant le format de l'événement.
PHOTO PAUL CHIASSON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
La Presse Canadienne
EDMONTON
Treize des quatorze candidats à la chefferie du Parti conservateur ont participé à un débat bilingue à Edmonton, mardi soir, alors que leur adversaire, Kevin O'Leary, avait organisé son propre rassemblement partisan à quelques rues de là.
L'homme d'affaires et vedette de téléréalité a choisi de ne pas participer au débat bilingue, critiquant le format de l'événement.
Dans leur discours d'ouverture, les 13 candidats ont souligné l'importance d'aider les familles, de protéger les valeurs des Canadiens et de soutenir la filière pétrolière de l'Alberta qui a été durement éprouvée par la chute des prix du pétrole.
Chaque candidat a tenté de se démarquer de ses rivaux.
L'ex-ministre Lisa Raitt a plaidé qu'elle comprenait les défis auxquels font face tous les Canadiens, tandis que la députée et ex-ministre Kellie Leitch a une fois de plus parlé de sa proposition de filtrer les immigrants selon les soi-disant valeurs canadiennes.
L'homme d'affaires de Vancouver Rick Peterson a montré son appartenance à sa province d'origine en arrivant sur scène avec un chandail des Oilers d'Edmonton, l'une des équipes de hockey de l'Alberta.

Arrêt Jordan: quatre hommes pourraient ne pas être jugés pour meurtre

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Publié le 01 mars 2017 à 05h00 | Mis à jour à 06h25
Le 30 mai 2013, Fehmi Sen se trouvait avec... (PHOTO FÉLIX O.J. FOURNIER, ARCHIVES COLLABORATION SPECIALE)
Le 30 mai 2013, Fehmi Sen se trouvait avec des amis près du parc Kent lorsqu'il a été atteint d'un projectile d'arme à feu.
PHOTO FÉLIX O.J. FOURNIER, ARCHIVES COLLABORATION SPECIALE
CAROLINE TOUZIN
La Presse
La famille de Fehmi Sen crie à l'injustice. Le jeune homme de 28 ans a été assassiné il y a trois ans près d'un parc dans Côte-des-Neiges, victime d'une erreur sur la personne, selon ses proches.
Marlon Henry, 24 ans, Rakesh Jankie, 24 ans,... (Photo Archives La Presse) - image 1.0
Marlon Henry, 24 ans, Rakesh Jankie, 24 ans, et Shorn Carr, 31 ans
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE
Le 30 mai 2013, Fehmi Sen se trouvait avec... (PHOTO FÉLIX O.J. FOURNIER, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE) - image 1.1
Le 30 mai 2013, Fehmi Sen se trouvait avec des amis près du parc Kent lorsqu'il a été atteint d'un projectile d'arme à feu. Sur notre photo, l'un des suspects est arrêté.
PHOTO FÉLIX O.J. FOURNIER, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE
Or, les quatre hommes accusés du meurtre pourraient être libérés sans jamais avoir été jugés.
« On ne peut pas croire que c'est ça la justice au Canada. Nous, on est encore en deuil et eux, ils pourraient se retrouver libres comme l'air dans les rues de Montréal », déplore l'une des soeurs de la victime, Behice Yanar.
Au grand dam de la famille de M. Sen, les coaccusés ont récemment demandé l'arrêt du processus judiciaire, invoquant l'arrêt Jordan - cette décision de la Cour suprême rendue l'été dernier qui a eu l'effet d'un électrochoc sur le système judiciaire en venant resserrer les délais pour être jugé.
Cette décision impose désormais à la poursuite un délai de 18 mois pour une cause sommaire et de 30 mois pour une cause devant jury, sauf « circonstances exceptionnelles  ».
AU MAUVAIS ENDROIT AU MAUVAIS MOMENT ?
Le 30 mai 2013, en soirée, Fehmi Sen se trouvait avec des amis près du parc Kent lorsqu'il a été atteint d'un projectile d'arme à feu.
« Mon frère souffrait d'un cancer de la gorge. Il était souvent trop malade pour sortir, mais ce jour-là, il faisait beau et il voulait en profiter pour pique-niquer avec ses amis », raconte la soeur éplorée. Cette dernière croit qu'une querelle concernant une fille impliquant des amis de son frère présents au parc ce soir-là et les assaillants allégués pourrait être à l'origine de l'attaque.
Trois des quatre présumés meurtriers -  Marlon Henry, Rakesh Jankie et Shorn Carr - ont été arrêtés en décembre 2013.
Leur enquête préliminaire a eu lieu en 2015, au terme de laquelle ils ont été inculpés de meurtre prémédité, l'accusation la plus grave du Code criminel. Le procès est prévu en 2018.
Le quatrième accusé, Kshawn Rocque, a fui le Canada après le crime allégué, mais il a été arrêté en vertu d'un mandat international et doit être jugé plus tard.
Plus tôt ce mois-ci, leurs avocats ont plaidé devant le juge Guy Cournoyer qu'ils devaient être libérés, car la poursuite avait mis trop de temps à les faire juger (requête en délais déraisonnables). Le magistrat doit rendre sa décision le 7 avril.
IMPRÉVU
Ironie du sort, c'est l'ancienne procureure en chef de la commission Charbonneau, Me Sonia LeBel, qui devait plaider la requête pour la poursuite. Or, elle a dû être remplacée au pied levé par un collègue, car des rumeurs sur son passage en politique avaient commencé à circuler (son passage à la Coalition avenir Québec a été confirmé depuis). Cet imprévu - jumelé au fait que la procureure de la Couronne initialement attitrée au procès a elle aussi dû abandonner le dossier après être tombée malade - a beaucoup insécurisé la famille de la victime.
« Rien ne nous arrêtera pour obtenir justice, affirme Mme Yanar, soeur de la victime. On a immigré ici pour être en sécurité et mon frère se fait tirer en pleine rue. »
« Jamais on n'acceptera que sa mort reste impunie. » - Behice Yanar, l'une des soeurs de la victime
Fehmi Sen travaillait à la pizzeria familiale située dans Côte-des-Neiges. Originaire de la Turquie, il a immigré à Montréal alors qu'il était enfant avec le reste de sa famille - issue de la minorité kurde opprimée depuis des décennies là-bas.
La famille de M. Sen tient à être présente au tribunal le 7 avril prochain, se raccrochant à l'espoir qu'il « existe une justice au Canada ».
Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a reçu:
  • 574 requêtes depuis la décision de la Cour suprême baptisée l'arrêt Jordan rendue le 8 juillet 2016*.
  • De ce nombre, 37 dossiers ont fait l'objet d'un arrêt des procédures** 
* En date du 23 février 2017, soit les dernières données disponibles provenant du DPCP. 
** En date du 26 janvier 2017, données obtenues en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.
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Une première ?
Au Québec, aucun présumé meurtrier n'aurait bénéficié d'un arrêt des procédures depuis la décision de la Cour suprême rendue l'été dernier baptisée arrêt Jordan, selon nos recherches. Un homme accusé d'un triple meurtre à Gatineau a récemment essuyé un revers après avoir présenté une telle requête. Pas plus tard que le 23 février dernier, le juge de la Cour supérieure Éric Downs a rejeté la requête de Shakti Ramsurrun, accusé d'avoir tué sa conjointe et ses beaux-parents en mai 2012. Certes, 62 mois se sont écoulés entre le dépôt des accusations et la fin anticipée du procès, mais de ce nombre, 17 mois sont imputables à l'accusé, a expliqué le juge. Le délai net de 45 mois excède le plafond de 30 mois fixé par la Cour suprême, a poursuivi le magistrat, toutefois, le district judiciaire de Gatineau est confronté à « des problèmes de délais institutionnels tenaces » dont la poursuite ne peut pas être tenue responsable. De plus, l'affaire est « moyennement complexe », a précisé le juge, ce qui peut expliquer une partie des délais.