Information sur la politique 1

dimanche, février 12, 2017

Les mosquées de Montréal ouvrent leurs portes au public

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Publié le 12 février 2017 à 18h00 | Mis à jour à 18h00

La Presse Canadienne
Deux semaines après qu'un tireur eut tué six musulmans pendant la prière du soir au Centre culturel islamique de Québec, les mosquées de la région montréalaise ont lancé une opération «portes ouvertes» afin de permettre à la population de mieux connaître leurs coutumes religieuses.
Selon le président du Conseil musulman de Montréal, Salam Elmenyawi, cette tuerie souligne la nécessité d'un plus grand dialogue entre les communautés culturelles. Le but de la journée de dimanche était de «déconstruire les stéréotypes et de briser la chaîne de désinformation à l'intérieur de (la) société».
Lui-même était présent à la mosquée Assuna Annabawiyah, dans le Parc-Extension.
Une quinzaine de mosquées devaient participer à cet événement.
Les visiteurs de la mosquée Assuna se sont fait offrir des cafés, des beignes, du thé épicé.
Une quinzaine de mosquées devaient participer à cet... (Photo La Presse Canadienne)
Une quinzaine de mosquées devaient participer à cet événement.
PHOTO LA PRESSE CANADIENNE
Une visiteuse curieuse, Luce, âgée de 77 ans, a reconnu que la tuerie de Québec l'avait convaincue d'aller visiter une mosquée pour la première fois.
«On se demande ce qu'on peut faire pour être plus près de ces gens plutôt que de les regarder de loin», a-t-elle dit.
Accompagnée de sa fille Yolande, Luce a posé des questions aux membres de la communauté sur leur barbe et leurs vêtements. Elle leur a aussi demandé pourquoi «ils ne serraient pas la main des femmes».
Elle dit qu'on lui a répondu qu'il s'agissait d'une question de respect entre les hommes et les femmes. Pour Luce, c'était «une très bonne réponse».
Dans le hall principal, plusieurs dizaines de personnes feuilletaient des brochures intitulées «Un Petit Guide illustré pour comprendre l'islam», «Que disent-ils du Coran ?» ou «La Science en islam» et discutaient avec les habitués des lieux.
Quand l'appel à la prière a été lancé, les visiteurs ont été invités à se rendre au balcon pour voir environ 80 hommes s'incliner vers La Mecque.
M. Elmenyawi estime que la levée de l'extrême-droite doit inciter toutes les communautés à mieux se comprendre entre elles. «Nous voulons travailler ensemble afin d'être certains que l'influence de ces gens est très petite.»
Au Centre islamique du Québec, situé dans l'arrondissement Saint-Laurent, Danish Muzaffar espère recevoir des visiteurs pendant toute l'année. «Notre maison est toujours ouverte. A condition de retirer ses chaussures à l'entrée, on est la bienvenue.»

Des milliers de Mexicains manifestent contre Donald Trump

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Publié le 11 février 2017 à 17h24 | Mis à jour le 12 février 2017 à 15h46
En pleine crise diplomatique entre Mexico et Washington, des milliers de... (Photo AFP)
PHOTO AFP
Agence France-Presse
MEXICO
En pleine crise diplomatique entre Mexico et Washington, des milliers de Mexicains manifestaient dimanche contre le président américain Donald Trump et son projet de construire un mur à la frontière.
Même les canidés mexicains se sont joints à... (Photo AFP) - image 1.0
Même les canidés mexicains se sont joints à la manifestation.
PHOTO AFP
Agitant des drapeaux mexicains, vêtus pour certains de blanc, les manifestants ont commencé à envahir la principale avenue de la capitale mexicaine à l'appel d'entreprises, d'organisations civiles et d'universités.
«Le Mexique, on le respecte, Mr Trump» pouvait-on lire sur une immense pancarte en tête de cortège.
«Nous sommes ici pour que Trump voit et sente comment tout un pays, uni, se lève contre lui et ses idioties xénophobes, discriminatoires et fascistes. Le Mexique ne sera pas son esclave», déclare à l'AFP Julieta Rosas, une étudiante en littérature, portant un chandail représentant le président américain affublé d'une moustache à la Hitler.
«Nous sommes tous des migrants, nous sommes unis. C'est le moment de construire des ponts, pas des murs», souligne Jose Antonio Sanchez, âgé de 73 ans, défilant avec sa nièce de 9 ans.
Ce mouvement de protestation lancé sur les réseaux sociaux à travers le mot-clé VibraMexico (Vibre, Mexique) avait lieu également à Guadalajara (ouest), la deuxième plus grande ville du pays, et une vingtaine d'autres localités se préparaient à faire de même.
«Il est temps que, nous, les citoyens, nous unissions nos forces et nos voix pour manifester notre rejet et notre indignation face aux intentions du président Trump, tout en cherchant des solutions concrètes au défi que celles-ci impliquent», ont déclaré les organisateurs dans un communiqué.
Cet appel survient au moment où les États-Unis et le Mexique traversent leur plus grave crise diplomatique depuis des décennies.
Montée en puissance pendant la campagne du candidat républicain, qui avait traité certains Mexicains de «criminels», de «violeurs» ou de «bad hombres» («mauvais hommes») et accusé d'autres de voler les emplois des Américains, cette crise a éclaté au grand jour peu après la prise de fonction de M. Trump, le 20 janvier.
Son décret en vue de faire construire un mur à la frontière, censé freiner l'immigration illégale, et son intention de le faire financer par le Mexique ont poussé le président mexicain Enrique Peña Nieto à annuler sa visite à Washington prévue pour le 31 janvier.
Le président républicain veut également renégocier, voire abroger, l'Accord nord-américain de libre-échange (Aléna), trop favorable selon lui aux intérêts mexicains.
Depuis, les deux hommes se sont parlé au téléphone et ont convenu que leurs équipes se réuniraient pour sortir de l'impasse.
«Nouvelle réalité»
Le chef de la diplomatie mexicaine, Luis Videgaray, s'est d'ailleurs rendu à Washington mercredi.
Il s'est félicité d'une «bonne première réunion (...) cordiale (...) respectueuse et (...) constructive» avec le nouveau secrétaire d'État américain Rex Tillerson, annonçant à des médias hispanophones que le ministre américain irait «au Mexique dans les prochaines semaines».
Mais dans le pays, la colère persiste et ces dernières semaines, les appels à boycotter les produits américains comme Starbucks, McDonalds et Coca-Cola et à manifester son patriotisme, par exemple en mettant le drapeau mexicain comme photo de profil sur internet, se sont multipliés.
L'administration Trump s'est engagée à accélérer l'expulsion des immigrants illégaux.
Ainsi, le renvoi jeudi au Mexique de Guadalupe Garcia de Rayos, une femme de 35 ans, mère de deux enfants nés aux États-Unis, a suscité des manifestations devant les bureaux de l'immigration, ont rapporté des médias américains.
Ce renvoi s'est produit au lendemain d'une visite de routine que Mme Garcia de Rayos avait effectuée auprès des autorités migratoires à Phoenix, dans l'Arizona.
En réaction, le gouvernement mexicain a invité ses ressortissants à «prendre des précautions et à rester en contact avec le consulat le plus proche pour recevoir l'aide nécessaire face à une situation de ce type».
«Le cas de Mme Garcia de Rayos met en lumière la nouvelle réalité que vit la communauté mexicaine sur le territoire américain avec des mesures de contrôle migratoire plus strictes», a souligné le ministère mexicain des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le président Peña Nieto s'est engagé à verser 50 millions de dollars aux consulats mexicains aux États-Unis afin d'apporter une aide juridique à ses concitoyens vivant dans ce pays.

Israël en voie d'interdire les appels à la prière

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Publié le 12 février 2017 à 18h16 | Mis à jour à 18h16
Le projet de loi ne s'appliquerait cependant pas... (PHOTO AFP)
Le projet de loi ne s'appliquerait cependant pas à la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam et objet de tensions.
PHOTO AFP
Agence France-Presse
Jérusalem
Le gouvernement israélien a adopté dimanche un projet de loi controversé qui reviendrait à interdire aux mosquées d'employer des haut-parleurs pour l'appel à la prière tôt le matin et tard le soir.
Des informations publiées par le ministère de la Justice indiquent qu'une liste de textes soumis au vote dimanche au sein du comité ministériel de législation signale le «projet de loi sur la prévention du bruit des systèmes de sonorisation dans les établissements religieux» comme étant «adoptée», sans plus de détails.
L'approbation par le comité, présidé par le ministre de la Justice Ayelet Shaked, membre du parti d'extrême droite Foyer juif, ouvre la voie à l'examen du texte au Parlement.
Le texte concerne théoriquement tous les lieux de culte, mais il a suscité l'indignation parmi les musulmans, alors que l'appel à la prière (adhan, en arabe) est récité par le muezzin cinq fois par jour généralement via un système de sonorisation puissant installé sur les minarets.
Une précédente version du projet a été rejetée à l'initiative d'un ministre juif ultra-orthodoxe, qui craignait que le texte ne limite aussi le volume des sirènes annonçant le début du shabbat, le repos hebdomadaire.

Le nouveau projet interdit l'usage des haut-parleurs de 23h00 à 07h00.
«Cette loi ne porte ni sur le bruit ni sur la qualité de vie. Il s'agit d'une incitation raciste contre une minorité nationale», a dénoncé dans un communiqué le député arabe israélien Ayman Odeh, chef de file de la Liste unie.
«La voix du muezzin résonnait bien avant les racistes du gouvernement (du premier ministre Benyamin) Nétanyahou et elle résonnera encore après eux», a-t-il ajouté.
Le président israélien Reuven Rivlin s'était prononcé contre le projet, qui a provoqué une onde de critiques et de manifestations dans l'ensemble du monde arabe.
Le texte s'appliquerait également à Jérusalem-Est, partie de la ville occupée et annexée par Israël où vivent plus de 300 000 Palestiniens, mais pas à la mosquée Al-Aqsa, le troisième lieu saint de l'islam et objet de tensions, selon un responsables israélien.
La minorité arabe, qui représente 17,5% de la population israélienne, est de confession musulmane dans son immense majorité et s'estime déjà largement victime de discriminations.
Le député Moti Yogev, promoteur du texte, assure que le volume de l'adhan dérange des centaines de milliers de personnes.

Donald Trump défend l'expulsion de clandestins délinquants

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Publié le 12 février 2017 à 09h15 | Mis à jour à 17h50
Donald Trump... (PHOTO JOSHUA ROBERTS, REUTERS)
Donald Trump
PHOTO JOSHUA ROBERTS, REUTERS

Agence France-Presse
Washington
Donald Trump a défendu dimanche les premières opérations d'expulsions de clandestins de sa présidence, ciblant des sans-papiers décrits comme criminels ou délinquants et qui ont provoqué des protestations à gauche et dans les communautés immigrées.
«La répression contre les clandestins criminels n'est que l'application de ma promesse de campagne», a écrit le président américain sur Twitter. «Des membres de gangs, des trafiquants de drogue et d'autres sont en train d'être expulsés!», a-t-il ajouté.
La semaine dernière, plusieurs centaines de sans-papiers ont été arrêtés et expulsés lors d'opérations simultanées des agents de douanes et d'immigration de ICE (Immigration and Customs Enforcement), l'agence fédérale spécialisée dans les reconduites à la frontière, notamment dans les villes de Los Angeles, New York, Chicago et Austin.
Les autorités fédérales n'ont pas communiqué le nombre exact de personnes arrêtées. Mais de nombreux élus démocrates ont demandé des comptes au gouvernement, craignant que le coup de filet concerne également des clandestins sans casier judiciaire.
La Maison-Blanche a affirmé dimanche que les opérations menées au cours de la semaine écoulée sont plus larges que celles de l'administration Obama sous le nom de «Operation Cross Check».
«Sur ordre du président, des opérations de contrôle d'immigration fortement élargies et plus vigoureuses ont été lancées», a expliqué Stephen Miller, conseiller de Donald Trump, sur la chaîne Fox.
«Il est vrai que les opérations Cross Check sont menées chaque année. Mais cette année, nous avons pris des mesures nouvelles et plus importantes pour expulser les étrangers délinquants», a-t-il précisé

Première vague d'opérations anti-clandestins aux États-Unis

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Publié le 11 février 2017 à 11h36 | Mis à jour le 11 février 2017 à 23h27

IVAN COURONNE
Agence France-Presse
WASHINGTON
Les autorités américaines ont arrêté et expulsé plusieurs centaines de sans-papiers considérés comme prioritaires, la semaine passée, lors d'opérations présentées comme routinières, mais qui ont créé la panique dans les communautés d'immigrés à travers les États-Unis.
Les opérations des agents de ICE (Immigration and Customs Enforcement), l'agence fédérale spécialisée dans les reconduites à la frontière, ont ciblé des foyers d'immigrés clandestins à Los Angeles, New York, Chicago, Austin et d'autres villes.
«Les objectifs de ces opérations ne diffèrent pas des arrestations ciblées et de routine conduites quotidiennement par les équipes de recherche de fugitifs», a déclaré la porte-parole d'ICE, Jennifer Elzea, à l'AFP.
Selon le Washington Post, le nombre d'arrestations s'élève à plusieurs centaines. Rien qu'à Los Angeles, le directeur local de ICE, David Marin, a indiqué aux journalistes que 160 personnes avaient été arrêtées, dont 75% ont fait l'objet de condamnations lourdes. D'autres qui n'avaient pas de casier judiciaire ont pu être arrêtées lors du même coup de filet, a-t-il dit. Vendredi soir, 37 clandestins avaient déjà été expulsés vers le Mexique.
Des agents des services d'immigration ont arrêté 160 personnes à... (AP)
Des agents des services d'immigration ont arrêté 160 personnes à Los Angeles notamment.
AP
Dans un décret signé le 25 janvier, le président Donald Trump a donné la priorité à l'expulsion des sans-papiers ayant un casier judiciaire ou accusés de délits.
«Les articles faisant étant de barrages routiers ou d'opérations au hasard sont faux, c'est dangereux et irresponsable», a dénoncé David Marin, selon le Los Angeles Times, soulignant que ses services menaient régulièrement ce type d'opérations ciblées, notamment en juillet 2016 et août 2015.
Les arrestations, qui ont visé des lieux d'habitation et de travail, ont toutefois déclenché la mobilisation des élus démocrates des régions concernées, notamment en Californie et à Los Angeles, où le Pew Research Center estime qu'un million de sans-papiers habitent.
La population clandestine aux États-Unis est estimée à 11 millions de personnes.
«Le changement de politique du président Trump trahit nos valeurs», a protesté la sénatrice de Californie Dianne Feinstein.
Opérations ciblées
Même opération à Austin, au Texas, où vivent 100 000 sans-papiers. La vidéo de l'interpellation en pleine rue d'un homme au volant de son véhicule faisait la une des médias locaux et a provoqué des manifestations.
L'élu démocrate local du Congrès Joaquin Castro a confirmé le lancement d'arrestations coordonnées dans le sud et le centre du Texas, dans le cadre d'une opération nommée «Operation Cross Check».
«J'ai demandé aux autorités de clarifier si ces individus posent effectivement une menace dangereuse et violente pour nos villes et ne sont pas là pour simplement (...) apporter leur contribution à notre État», a-t-il déclaré.
À New York, ville où vit le plus grand nombre de clandestins (1,15 million selon Pew), quelques centaines de personnes ont manifesté près des bureaux des services de l'immigration.
L'administration Obama a mené au moins six opérations similaires, baptisées «Cross Check». L'une d'elles, qui a duré cinq jours en mars 2015, avait conduit à l'arrestation de plus de 2000 clandestins considérés comme des «menaces à l'ordre public».
Désireux d'épargner les familles établies dans le pays sans autre infraction que celle d'être en situation irrégulière, Barack Obama avait mis la priorité sur l'expulsion des sans-papiers ayant été condamnés pour des crimes graves ou des délits répétés: violences, viols, pornographie pédophile ou appartenance à des gangs. Les condamnations répétées pour conduite en état d'ivresse étaient aussi incluses.
Le décret de M. Trump va plus loin en ne faisant pas la distinction entre crime et délit, et en ciblant également ceux qui sont seulement poursuivis ou soupçonnés, sans avoir été condamnés.
Un exemple de cette politique plus intransigeante est l'expulsion, jeudi, de Guadalupe Garcia de Rayos, 35 ans. Cette mère de famille avait été condamnée il y a plusieurs années pour l'usage de faux documents et déclarée expulsable, mais avait bénéficié de l'indulgence des autorités jusqu'à présent. Elle a été arrêtée lors d'une convocation de routine devant les services d'immigration à Phoenix.
Après cette expulsion, très médiatisée, le ministère mexicain des Affaires étrangères a invité ses ressortissants à «prendre des précautions et à rester en contact avec le consulat le plus proche pour recevoir l'aide nécessaire face à une situation de ce type».

La candidature de Yolande James dans Saint-Laurent confirmée

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Publié le 12 février 2017 à 15h56 | Mis à jour à 15h56

La Presse Canadienne
MONTRÉAL
L'ex-ministre québécoise Yolande James fait le saut en politique fédérale. Elle a confirmé qu'elle tentera de devenir la candidate du Parti libéral du Canada dans la circonscription de Saint-Laurent, sur l'île de Montréal.
Mme James en a fait l'annonce sur son compte Twitter, dimanche après-midi. Elle a ajouté qu'elle sera sur le terrain «à temps plein».
L'ex-ministre de l'Immigration et de la Famille ne sera pas la seule sur la ligne de départ.
Le maire de l'arrondissement de Saint-Laurent, Alan DeSousa, a confirmé vendredi qu'il briguerait l'investiture libérale. Et à ces deux grosses pointures pourraient s'ajouter l'ancien «dragon» François Lambert, qui se dit «all in», et la candidate malheureuse dans Hochelaga aux dernières élections générales, Marwah Rizqy.
La lutte se fera dans un comté qui est orphelin de député depuis que Stéphane Dion a annoncé son départ de la vie politique, ulcéré d'avoir été dépouillé de son portefeuille aux Affaires étrangères. M. Dion était député de cette circonscription depuis 1996.
Lors de son passage en politique provinciale, Yolande... (Photo d'archives)
Lors de son passage en politique provinciale, Yolande James a été élue
 dans le château fort libéral de Nelligan à quatre reprises, de 2004 à 2012.
PHOTO D'ARCHIVES
Lors de son passage en politique provinciale, Yolande James a été élue dans le château fort libéral de Nelligan à quatre reprises, de 2004 à 2012.
L'avocate de formation a été aux commandes des ministères de l'Immigration (2007-2010) et de la Famille (2010-2012) au sein du gouvernement de Jean Charest.
Elle était depuis 2014 commentatrice à l'émission Les Ex, sur les ondes de RDI. Cette semaine, elle a avisé Radio-Canada qu'elle quittait son poste.

La Corée du Nord estime son tir de missile «réussi»

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Publié le 12 février 2017 à 17h45 | Mis à jour à 17h45
Agence France-Presse
La Corée du Nord a procédé dimanche au tir d'essai d'un missile balistique qui a fini sa course dans la mer du Japon, déclenchant la colère de Tokyo et de Séoul qui a dénoncé une «provocation» visant à tester le nouveau président américain Donald Trump.
Le premier ministre japonais Shinzo Abe, en visite aux États-Unis, a jugé «intolérable» ce tir, le premier d'un missile balistique effectué par Pyongyang depuis l'élection américaine en novembre.
Donald Trump n'a fait aucun commentaire direct sur ce tir, qui constitue une violation de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, mais a assuré M. Abe de son soutien «à 100%».
Le missile a été tiré vers 7h55 de la base aérienne de Banghyon, située dans l'ouest de la Corée du Nord, selon le ministère sud-coréen de la Défense.
L'engin a parcouru environ 500 kilomètres avant de tomber en mer du Japon (appelée mer Orientale par les Nord-Coréens), a dit à l'AFP un porte-parole du ministère.
La Corée du Nord a procédé dimanche au tir d'essai d'un missile balistique qui... (Photo AFP)
PHOTO AFP
Pour le ministère sud-coréen de la Défense, le tir «vise à attirer l'attention mondiale sur la Corée du Nord en se vantant de ses capacités nucléaires et dans le domaine des missiles». «On estime aussi qu'il s'agissait d'une provocation armée destinée à tester la réaction de la nouvelle administration américaine dirigée par le président Trump», ajoute le ministère dans un communiqué.
Ce tir d'essai d'«un missile sol-sol de moyenne à longue portée Pukguksong-2» s'est déroulé «avec succès» et c'est le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un en personne qui l'a «guidé», a quant à elle affirmé lundi l'agence de presse officielle de Corée du Nord KCNA.
Kim Jong-Un «a exprimé sa grande satisfaction concernant la possession d'un autre puissant moyen d'attaque nucléaire qui renforce la formidable puissance du pays», a ajouté KCNA.
Un responsable militaire sud-coréen cité par l'agence de presse sud-coréenne Yonhap a de son côté exclu que ce missile soit un missile de longue portée.
En octobre 2016, la Corée du Nord avait tiré à deux reprises des missiles Musudan de portée intermédiaire de la même base aérienne.
«Intolérable»
Au moment du tir, le nouveau président américain passait le week-end dans sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago en Floride avec M. Abe, en visite aux États-Unis depuis vendredi.
«Je veux que tout le monde comprenne et soit conscient du fait que les États-Unis sont derrière le Japon, son grand allié, à 100%», a déclaré M. Trump dans une très brève allocution.
«Le dernier tir de missile de la Corée du Nord est absolument intolérable», avait déclaré M. Abe quelques secondes plus tôt du même podium.
«La Corée du Nord doit respecter pleinement les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU», a ajouté le dirigeant japonais. Le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a dénoncé une «provocation envers le Japon et la région».
Pyongyang a procédé en 2016 à deux essais nucléaires et tiré une vingtaine de missiles balistiques dans le cadre de ses programmes visant à maîtriser la technologie qui mettrait le territoire des États-Unis à portée de ses missiles nucléaires.
Yang Moo-Jin, un spécialiste de la Corée du Nord basé à Séoul, a estimé que le tir de dimanche pouvait avoir été effectué pour marquer l'anniversaire le 16 février de la naissance de l'ancien dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il.
Le président sud-coréen par intérim, Hwang Gyo-Ahn, a promis une «punition appropriée» en réponse à ce tir.
«Nous avons connaissance de ces informations et suivons de près la situation», a pour sa part dit à l'AFP un responsable de la Maison-Blanche après le tir nord-coréen.
Recevant M. Abe vendredi à Washington, Donald Trump avait dit considérer comme «une priorité très, très haute» la défense contre la menace nucléaire et balistique que fait peser la Corée du Nord sur la région.
La France a condamné ce tir, se prononçant pour «une réponse ferme et déterminée» de la communauté internationale, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères évoquant «le renforcement de la mise en oeuvre des résolutions» du Conseil de sécurité et de «nouvelles mesures restrictives par l'Union européenne».
Début février, le nouveau secrétaire américain à la Défense James Mattis avait déjà assuré la Corée du Sud et le Japon de l'engagement total de Washington pour leur sécurité, promettant une réponse «écrasante» à une éventuelle attaque nucléaire nord-coréenne.
Dans son discours du Nouvel an, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait dit que son pays en était «aux dernières étapes avant le tir d'essai d'un missile balistique intercontinental» capable d'atteindre le territoire américain.
«Cela n'arrivera pas !», avait tweeté Donald Trump.