mercredi, février 08, 2017

Donald Trump attaque une entreprise au nom de sa fille

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Publié le 08 février 2017 à 11h44 | Mis à jour à 17h21
Donald Trump et sa fille Ivanka sur la... (PHOTO AFP)
Donald Trump et sa fille Ivanka sur la pelouse de la Maison-Blanche.
PHOTO AFP
JEREMY TORDJMAN
Agence France-Presse
Washington
Le président Trump s'en est pris mercredi à l'enseigne Nordstrom pour avoir renoncé à vendre la ligne de vêtements de sa fille Ivanka, alimentant encore le soupçon de mélange des genres entre politique, business et famille à la Maison-Blanche.
«Ma fille Ivanka a été traitée de manière si injuste par Nordstrom. C'est une personne incroyable qui me pousse toujours à faire le bon choix. Terrible!», a écrit le président sur Twitter, quelques minutes après avoir prononcé un discours sur la sécurité intérieure devant l'association des shérifs américains.
Depuis son élection en novembre, le président Trump s'en est déjà pris directement à plusieurs multinationales (General Motors, Ford...) pour leurs délocalisations au Mexique, mais c'est la première fois qu'une de ses charges est directement liée à une entreprise du clan familial.
M. Trump a par ailleurs décidé de donner le maximum d'écho à cette attaque en la répercutant sur son compte personnel @realDonaldTrump comme sur celui, officiel, de la présidence américaine @POTUS.
My daughter Ivanka has been treated so unfairly by @Nordstrom. She is a great person -- always pushing me to do the right thing! Terrible!

Environnement électrique
Le courroux présidentiel répondait à la décision, annoncée la semaine dernière, de la chaîne de magasins de luxe Nordstrom de retirer de ses rayons les sacs, chaussures et vêtements de la marque Ivanka Trump.
Le groupe, visé par un appel au boycott, a toujours nié toute dimension politique et assuré avoir pris cette décision sur le seul critère de la «performance».
«Au cours de l'année passée, spécialement au cours du second semestre 2016, les ventes de la marque ont régulièrement décliné au point que cela ne faisait plus sens économiquement de continuer pour le moment», a déclaré mardi une porte-parole dans un courriel à l'AFP.
La Maison-Blanche a toutefois défendu une toute autre lecture. «Il y a très clairement des tentatives pour salir le nom (d'Ivanka Trump) en raison de mesures précises prises par son père», a accusé le porte-parole de la présidence, Sean Spicer, lors de son briefing quotidien, jugeant la décision de Nordstrom «inacceptable».
Cette controverse illustre d'une part l'environnement électrique auxquels les grands groupes américains sont désormais confrontés. Uber, New Balance, Pepsi ou Budweiser ont ainsi fait l'objet d'appels au boycott lancés par des pro ou anti-Trump.
Nordstrom, qui compte près de 350 magasins aux États-Unis et au Canada, figurait, lui, sur la liste des entreprises à boycotter établie par le site Grab Your Wallet parce qu'il vendait des articles Ivanka Trump.
Selon le New York Times, une autre enseigne, TJMax, a d'ailleurs ordonné à ses employés de faire disparaître les articles Ivanka Trump de ses présentoirs. Contacté, le groupe n'a pas réagi dans l'immédiat.
Nordstrom figurait sur la liste des entreprises à... (REUTERS) - image 4.0
Nordstrom figurait sur la liste des entreprises à boycotter établie par le site Grab Your Wallet parce qu'il vendait des articles Ivanka Trump.
REUTERS
Soupçons 
Cette passe d'armes vient également renforcer les craintes que la présidence Trump ne brouille les frontières entre politique, intérêts commerciaux et liens familiaux.
«Cela donne l'impression qu'il utilise sa fonction pour promouvoir les intérêts commerciaux de sa fille», affirme à l'AFP Richard Briffault, expert en éthique gouvernementale à la Columbia Law School.
Lors de son briefing, Sean Spicer a tenté par avance de déminer le terrain en défendant le droit de M. Trump de «prendre la défense de sa famille».
Mais les soupçons sont tenaces et n'ont cessé de grandir depuis l'accession de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Contre l'avis des experts, le président américain a refusé de couper entièrement ses liens avec l'empire immobilier qui a fait sa fortune. Il en a simplement confié les rênes à ses deux fils aînés et a posé certaines règles, comme l'interdiction de nouveaux contrats à l'étranger.
Il conserve ainsi ses parts dans la Trump Organization, au risque notamment de bénéficier de paiements effectués par des ressortissants étrangers en violation d'une des clauses de la Constitution américaine.
En relançant une vieille action en diffamation à New York, son épouse Melania est également venue accréditer l'image d'un clan déterminé à tirer un avantage commercial de la présidence Trump.
Dans la plainte déposée en son nom, ses avocats soutiennent ainsi que cette ancienne mannequin avait, en devenant Première Dame, «une occasion unique dans une vie, en tant que personne extrêmement célèbre, (...) de lancer une marque commerciale sur une gamme étendue de produits, dont chacun lui aurait garanti des millions de dollars».

Le PQ et la CAQ appuient QS contre la refonte de la carte électorale

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Publié le 08 février 2017 à 11h47 | Mis à jour à 14h46

Martin Croteau
MARTIN CROTEAU
La Presse
(Québec) Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec ont uni leur voix à Québec solidaire pour dénoncer un projet de refonte de la carte électorale qui ferait disparaître la circonscription de Manon Massé, Sainte-Marie-Saint-Jacques.
La Commission de la représentation électorale a pris tout le monde de court mardi lorsqu'elle a renoncé à un projet de fusionner les bastions libéraux de Mont-Royal et d'Outremont. Elle propose maintenant d'annexer Westmount-Saint-Louis à Sainte-Marie-Saint-Jacques, l'un des trois sièges de Québec solidaire.
Québec solidaire y voit un « déni de démocratie », puisque la dernière proposition du DGEQ n'a jamais été soumise à une consultation publique.
Le parti a reçu l'appui de deux rivaux, mercredi.
Le chef péquiste Jean-François Lisée juge que le processus par lequel la Commission de la représentation électorale a décidé du sort de la circonscription Sainte-Marie-Saint-Jacques « n'est pas acceptable ».
« Lorsque vous vouliez fusionner Outremont et Mont-Royal, il y a eu un processus de consultation, tout le monde s'est prononcé, de toute évidence vous les avez écoutés, a souligné M. Lisée. Et là, vous allez abolir une autre circonscription sans écouter personne, sans faire de consultation? Non, ça ne va pas du tout. »
Le Directeur général des élections (DGEQ) propose d'annexer Sainte-Marie-Saint-Jacques...
Le Directeur général des élections (DGEQ) propose d'annexer Sainte-Marie-Saint-Jacques à Westmount-Saint-Louis pour former une nouvelle circonscription, Ville-Marie. Québec solidaire a arraché Sainte-Marie-Saint-Jacques par 91 votes aux élections de 2014, avec la députée Manon Massé.
Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a fait écho aux commentaires émis la veille par Amir Khadir, qui soupçonnait le DGEQ de chercher à avantager les libéraux.
« Est-ce que les libéraux ont fait des représentations qui pourraient être avantageuses politiquement pour mélanger des populations qui, traditionnellement, votent libéral avec des populations qui, traditionnellement, ne votent pas libéral ? La question se pose », a affirmé M. Legault.
Cette dernière charge a été balayée d'un revers de main par la ministre responsable des Institutions démocratiques, Rita de Santis. Elle rappelle que la refonte fera disparaître une circonscription actuellement détenue par son parti en Mauricie.
« Si c'est à l'avantage de quelqu'un, ce n'est certainement pas le Parti libéral du Québec, a dit Mme de Santis. On voit qu'il y a deux circonscriptions additionnelles dans Laurentides-Lanaudière, (...) à ce jour, le PLQ n'est pas tellement fort là. »
La refonte électorale a d'ailleurs fait des mécontents dans les rangs libéraux. Le député de D'Arcy McGee, David Birnbaum, a dit craindre que le poids politique de la métropole soit dilué, puisque l'île de Montréal se voit amputée d'une circonscription.
« Montréal, c'est le moteur du Québec, a dit M. Birnbaum. Le sort de Montréal ne va pas à l'encontre du sort des régions. Il y a une interaction, une codépendance totale pour le bien-être du Québec. Et le poids de Montréal a l'air des compromis un petit peu, à nouveau, par ce qu'on voit dans ce rapport. »

Québec va porter plainte au Washington Post

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Publié le 08 février 2017 à 15h29 | Mis à jour à 15h29

Martin Croteau
MARTIN CROTEAU
La Presse
(QUÉBEC) Le gouvernement Couillard va porter plainte au Washington Post, qui a publié la semaine dernière un texte d'opinion qui présente le Québec comme une société violente et raciste.
La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, a confirmé mercredi qu'elle va écrire à la direction du quotidien. Quelques heures plus tôt, l'Assemblée nationale avait adopté à l'unanimité une motion du Parti québécois qui appelait le gouvernement à défendre la réputation du Québec.
« On est tout simplement choqués de voir qu'il comprenait vraiment mal le Québec », a convenu Mme St-Pierre.
Son gouvernement a hésité avant d'écrire au Washington Post pour éviter de faire davantage de publicité au chroniqueur de Vancouver qui a signé le texte, J.J. McCullough. Mais il a néanmoins appuyé l'initiative péquiste et compte y donner suite.
Mme St-Pierre a souligné que ce texte tranche avec l'éditorial élogieux du New York Times sur la manière dont Philippe Couillard a réagi à la tuerie au Centre culturel islamique de Québec.
Dans son texte paru le 1er février, M. McCullough recense les tueries qui se sont produites dans la province au cours des dernières années. Il relate les critiques de « Canadiens anglais » qui considèrent que le nationalisme fait du Québec un lieu « inhospitalier, arrogant et, oui, sensiblement plus raciste que la norme canadienne ». 
Le gouvernement québécois a hésité avant d'écrire au Washington... (PHOTO MANDEL NGAN, AFP)
Le gouvernement québécois a hésité avant d'écrire au Washington Post pour éviter de faire davantage de publicité au chroniqueur de Vancouver qui a signé le texte, J.J. McCullough.PHOTO MANDEL NGAN, AFP
Ulcéré, le député du Parti québécois, Stéphane Bergeron, a présenté la motion qui a été adoptée au Salon bleu mercredi. Il a dit espérer que le gouvernement agira rapidement pour faire connaitre son mécontentement au prestigieux quotidien.
« Le gouvernement libéral a accepté de s'associer à cette motion et j'espère qu'ils se sentent liés par la motion de l'Assemblée nationale et que, conséquemment, il y aura des suites », a affirmé M. Bergeron.
Dans l'intervalle, un autre Québécois a pris la plume pour dénoncer les commentaires de J.J. McCullough. L'ancien attaché de presse de Stephen Harper, Carl Vallée, a fait paraitre un texte dans le Washington Post pour lui donner la réplique.  
« Le fait de blâmer les actions d'un terroriste sur les efforts légitimes du Québec pour protéger sa langue, sa culture et son patrimoine est méprisable », résume M. Vallée dans son texte paru mercredi.
Le Bloc québécois avait présenté la semaine dernière une motion à la Chambre des communes pour dénoncer le texte, mais il n'avait pas obtenu le consentement unanime des députés pour en débattre.

Rapport du PQ: Lisée mise sur des «vérités qui dérangent»

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Publié le 08 février 2017 à 18h19 | Mis à jour à 18h19

ALEXANDRE ROBILLARD
La Presse Canadienne
Québec
Le chef péquiste Jean-François Lisée mise sur un rapport contenant des «vérités qui dérangent» pour élargir la base du Parti québécois.
M. Lisée a dévoilé mercredi un document qui décrit sa formation politique comme un «club social» «figé» et «vieillissant», dont l'option souverainiste ne réussit pas à attirer les jeunes.
Ce constat a été dressé dans un rapport préparé par son conseiller spécial Paul St-Pierre Plamondon, au terme d'une consultation de membres et de non-membres du PQ.
M. St-Pierre Plamondon, qui a été mandaté par M. Lisée, propose de mettre en oeuvre un plan de transition intergénérationnel entre les dirigeants du PQ âgés de plus de 70 ans et ceux de moins de 40 ans.
Il suggère également que la formation utilise la langue et la culture et non les questions de laïcité pour promouvoir l'identité québécoise.
Le chef péquiste Jean-François Lisée mise sur un rapport contenant des «vérités... (Photo Clement Allard, La Presse canadienne)
PHOTO CLEMENT ALLARD, LA PRESSE CANADIENNE
Le conseiller demande également au PQ de rester ferme sur son engagement à réformer le mode de scrutin, qui était passé à la trappe en 2011.
Ces constats ont été obtenus après une consultation qui visait notamment les entrepreneurs, les jeunes et les représentants des communautés culturelles.
«Des vérités qui dérangent»
Dans un point de presse, mercredi, M. Lisée a affirmé que ces observations montrent que le PQ a des efforts à faire.
«Il y a des vérités qui dérangent, d'autres qui s'expliquent parce qu'on s'est mal exprimés», a-t-il dit.
Selon M. Lisée, les propositions avancées dans le rapport, qui seront soumises à la discussion dans le cadre de la tournée «Osez repenser le Québec», aideront le parti politique à rejoindre notamment les jeunes.
«Il n'est pas suffisamment connecté», a-t-il dit.
M. Lisée a voulu se faire rassurant devant la proposition visant les dirigeants du PQ âgés de plus de 70 ans.
«On veut passer le flambeau, faire du mentorat et à aucun moment quelqu'un sera exclu», a-t-il dit.
Dans son rapport, M. St-Pierre Plamondon indique qu'en janvier 2017, sur un total de 89 000 membres, les plus de 55 ans formaient 68% du nombre total de cet effectif.
Le nombre des 16 à 40 ans était de 12 680, soit 14% de l'effectif, contre 15 710 membres âgés entre 40 et 55 ans, soit 18%.
«Le Parti québécois est considéré à juste titre comme un parti vieillissant, a-t-il écrit. Ces données sont saisissantes, mais il importe de souligner qu'elles s'inscrivent dans le cadre d'une tendance lourde qui touche tous les partis politiques.»
Mercredi, M. Lisée a soutenu que les jeunes demeurent plus nombreux au PQ qu'ailleurs.
«Il y a trois fois plus de jeunes au Parti québécois qu'au Parti libéral, et il y a plus de jeunes au Parti québécois que la totalité des membres de la CAQ et que la totalité des membres de QS, a-t-il dit. Ça fait qu'on a une bonne base de départ.»
M. St-Pierre Plamondon a également observé que le PQ ne fait pas assez d'efforts pour élargir sa base parmi les membres de communautés culturelles.
«Il s'est installé une logique défaitiste chez certains militants, suivant laquelle certains groupes ne voteront jamais PQ et qu'en ce sens ça ne vaut pas la peine de leur parler», a-t-il écrit.

Ottawa prévient Washington qu'il répliquerait à des tarifs à l'exportation

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Publié le 08 février 2017 à 17h14 | Mis à jour à 17h26

ALEXANDER PANETTA
La Presse Canadienne
WASHINGTON
Le gouvernement fédéral a lancé une mise en garde préventive à l'endroit des législateurs américains qui envisagent une taxe sur le commerce transfrontalier: si vous nous imposez des tarifs, préparez-vous à subir le même sort.
Alors qu'elle concluait mercredi sa visite à Washington, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland a dit avoir signifié aux politiciens américains que le Canada s'opposerait vigoureusement à de nouveaux tarifs douaniers - et répondrait conséquemment.
La bonne nouvelle est que cette option est encore très hypothétique.
Mme Freeland a indiqué avoir été rassurée lors de ses diverses rencontres sur le fait que le débat aux États-Unis sur un ajustement des taxes transfrontalières n'en est qu'à ses débuts, et qu'il y a des positions divergentes sur la question au Congrès américain.
La ministre a tenu ces propos devant les médias après deux journées d'entretiens avec des législateurs américains de premier plan et avec son nouvel homologue dans l'administration du président Donald Trump, le secrétaire d'État Rex Tillerson.
La ministre a tenu ces propos devant les... (PHTOO Yuri Gripas, REUTERS)
a ministre a tenu ces propos devant les médias après deux journées d'entretiens avec des législateurs américains de premier plan et avec son nouvel homologue dans l'administration du président Donald Trump, le secrétaire d'État Rex Tillerson (photo).
PHTOO YURI GRIPAS, REUTERS
Son principal constat est en fait plutôt positif: tous les intervenants avec qui elle s'est entretenue perçoivent le Canada comme un partenaire commercial modèle, avec une balance commerciale équilibrée, et des normes du travail similaires.
Mme Freeland a dit avoir souligné l'importance de la relation commerciale entre les deux pays et affirmé que cela s'apparentait finalement à pousser sur une porte déjà ouverte, car tout le monde était d'accord avec elle.
La ministre n'a pas voulu discuter en détail des négociations sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Elle a souligné que le Sénat américain n'avait pas confirmé encore dans leurs fonctions les membres clés qui seront impliqués dans le dossier.
Alors que le Canada et les États-Unis se préparent pour ces discussions, Mme Freeland a précisé avoir commencé à consulter le secteur des affaires au Canada, s'étant entretenue au cours des derniers jours avec des représentants des industries automobile et forestière.

Bombardier : plaire à Bay Street, ne pas froisser Donald Trump

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 10 H 01

Bombardier: Ottawa sert la cause souverainiste, selon Jean-François Lisée

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Publié le 08 février 2017 à 09h00 | Mis à jour à 09h00

JOCELYNE RICHER
La Presse Canadienne
Québec
Le soutien financier relatif apporté par Ottawa à Bombardier milite en faveur de la souveraineté du Québec, selon le chef de l'opposition officielle Jean-François Lisée.
Aux yeux du gouvernement fédéral, qui n'a pas hésité dans le passé à aider généreusement l'industrie automobile en difficulté en Ontario, ce n'est jamais le tour du Québec de recevoir sa part du gâteau, a-t-il commenté, en conférence de presse mercredi matin, au lendemain de l'annonce, très attendue, faite par le gouvernement Trudeau dans le dossier de Bombardier.
Mardi soir, après plus d'un an d'attente, Ottawa s'est finalement engagé à consentir un prêt pouvant aller jusqu'à 372,5 millions $ sans intérêt à la multinationale québécoise, qui demandait au départ trois fois plus pour soutenir sa CSeries en difficulté.
Québec, de son côté, avait injecté l'an passé 1,3 milliard $ dans la CSeries contre une participation de 49,5 pour cent dans le programme et demandait à Ottawa de faire sa part en apportant une contribution substantielle.
Le ministre fédéral de l'Innovation Navdeep Bains, le... (Paul Chiasson, PC)
Le ministre fédéral de l'Innovation Navdeep Bains, le président de Bombardier Alain Bellemare et le ministre des Transports Marc Garneau étaient parmi les personnes présentes à la conférence de presse hier.
PAUL CHIASSON, PC
Le chef péquiste en conclut que le Québec est toujours le grand négligé du système fédéral et qu'il aurait intérêt à en sortir.
« À quoi ça sert exactement d'être dans ce pays-là ? », s'est interrogé M. Lisée, en conférence de presse, au parlement.
C'est le rôle du gouvernement fédéral de venir en aide aux fleurons économiques en difficulté à travers le pays, mais « quand notre tour vient, ben, c'est jamais notre tour », a-t-il ajouté, convaincu que cette déconvenue constitue une preuve additionnelle « qu'on serait mieux de faire l'indépendance du Québec ».

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA

Un seul enfant, ou aucun, pour de plus en plus de Canadiennes

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Publié le 08 février 2017 à 10h09 | Mis à jour à 10h09

SHERYL UBELACKER
La Presse Canadienne
Toronto
Une proportion croissante des Canadiennes choisissent de n'avoir qu'un seul enfant, ou même aucun.
Cette tendance se reflète dans l'indice de fécondité du Canada, que les données du recensement de 2016 dévoilées mercredi ont établi à 1,6 %, légèrement au-dessus de l'indice de 1,59 % publié par Statistique Canada il y a trois ans.
Un territoire se démarque cependant du reste du pays : le Nunavut, qui présente la fécondité la plus élevée du Canada. Les femmes y donnent naissance à 2,9 enfants en moyenne, lui permettant d'afficher le taux de croissance démographique le plus élevé au pays, à 12,7 %.
L'indice de fécondité réfère au nombre d'enfants qu'aurait hypothétiquement une femme au cours de sa vie reproductive, calculé pour les femmes de 15 à 49 ans.
Au Canada, cet indice chute de façon constante depuis les dernières décennies : l'année 1971 fut ainsi la dernière où le nombre moyen d'enfants atteignait 2,1, soit le seuil nécessaire pour permettre à la population de se renouveler sans l'aide de l'immigration.
Une proportion croissante des Canadiennes choisissent de n'avoir qu'un seul... (Photo archives Le Soleil)
PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL
La directrice générale de l'Institut Vanier de la famille, Nora Spinks, rappelle toutefois qu'il s'agit d'une moyenne et qu'il existe toujours des familles qui ont cinq ou six enfants, mais aussi de plus en plus de familles qui n'en ont pas.
« L'une des principales raisons expliquant pourquoi les gens ont moins d'enfants est une combinaison de circonstances et de biologie », a-t-elle expliqué. Plus de femmes choisissent de fonder une famille plus tard, comparativement aux générations précédentes. Dans les années 1960, par exemple, l'âge moyen pour avoir un premier enfant était d'environ 22 ans.
De nos jours, les femmes attendent souvent la trentaine avant d'avoir un premier enfant.
« Plus on retarde l'arrivée du premier enfant, moins on a de temps pour en faire plus, souligne Mme Spinks. Il arrive un moment où on ne peut plus concevoir ou concevoir aussi facilement que lorsqu'on était plus jeune. »
Le coût associé aux enfants - de la garderie à l'éducation postsecondaire, en passant par les activités parascolaires - est un autre élément qui peut venir dicter la taille de la famille, affirme la sociologue et démographe Susan McDaniel, de l'Université de Lethbridge.
Nora Spinks affirme cependant que le Canada n'est pas le seul pays où la taille des familles décroît.
« L'indice de fécondité à travers le monde chute, même dans les cultures où les femmes avaient sept ou huit enfants ou plus encore, soutient-elle. Ces femmes ont aujourd'hui plutôt trois ou quatre enfants. »
Au Canada, l'immigration donne un fier coup de pouce à la croissance démographique depuis 1999. Les deux tiers, environ, de la croissance actuelle sont attribuables aux nouveaux Canadiens, tandis que la hausse naturelle forme le dernier tiers, selon Satistique Canada.
En s'appuyant sur un scénario de croissance moyenne, l'immigration pourrait contribuer à plus de 80 % de la croissance démographique du pays à compter de 2031, selon l'agence. Sans un niveau d'immigration constant, Statistique Canada prévient que la croissance démographique du Canada pourrait s'approcher de zéro dans 20 ans, avec le vieillissement de la population et une fécondité insuffisante pour assurer le renouvellement des générations.

La plus forte croissance de la population a été notée au Nunavut

Quelle région a enregistré le taux de croissance démographique le plus élevé des provinces et territoires canadiens, selon le recensement de 2016 ?
Il s'agit du Nunavut. Le taux de croissance de la population de ce territoire nordique a fait un bond de 12,7 % en l'espace de cinq ans.
Le jour du recensement, soit le 10 mai 2016, le Nunavut comptait 35 944 âmes.
Pour la première fois depuis sa création en 1999, le Nunavut est donc plus peuplé que le Yukon. L'écart est toutefois mince, puisque le Nunavut n'a que 70 résidents de plus que le Yukon.
Statistique Canada attribue cette hausse démographique au taux de fertilité élevé au Nunavut. Avec un taux s'établissant à 2,9 enfants par femme, le Nunavut se situe bien au-delà de la moyenne nationale de 1,6 enfant par femme.
De précédents recensements avaient démontré que le taux de fécondité était plus élevé chez les Autochtones, mais les données spécifiques du recensement de 2016 sur la population autochtone ne seront dévoilées qu'en octobre.
Les faits saillants du recensement de 2016 dévoilés mercredi donnent toutefois certains indices sur les changements observés sur les réserves autochtones.
À l'échelle canadienne, le nombre de personnes vivant sur des réserves a connu une hausse de 4,4 %, ce qui se situe sous la moyenne nationale de 5 %.
De 365 903 en 2011, le nombre de personnes établies sur des réserves est passé à 381 890 en 2016, ce qui représente un peu plus de 1 % de la population canadienne.

Décret migratoire: Donald Trump dénonce une justice «politisée»

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Publié le 08 février 2017 à 10h06 | Mis à jour à 10h06

Agence France-Presse
WASHINGTON
Le président américain Donald Trump a dénoncé mercredi une justice «politisée» alors que le sort de son décret migratoire, actuellement suspendu, est entre les mains de trois magistrats d'une cour d'appel de San Francisco.
«Je ne souhaite pas dire qu'un tribunal est partial, donc je ne vais pas dire que cette cour est partiale alors que sa décision n'est pas encore tombée. Mais la justice apparaît tellement politisée», a-t-il déclaré à l'association des shérifs des États-Unis.
M. Trump a indiqué avoir écouté mardi soir les débats téléphoniques de l'audience judiciaire consacrée à son décret anti-immigration.
La cour d'appel de San Francisco doit rendre d'ici la fin de la semaine un arrêt très attendu sur cette mesure la plus emblématique de la jeune présidence Trump.
Mercredi, face aux représentants du maintien de l'ordre, le nouveau président a assuré que les États-Unis étaient «en situation de risque» du fait de la suspension de son décret migratoire fermant temporairement l'entrée du pays aux citoyens de sept pays à majorité musulmane.
Donald Trump a affirmé mercredi que les États-Unis étaient... (PHOTO SAUL LOEB, AFP)
Donald Trump a affirmé mercredi que les États-Unis étaient «en situation de risque» en raison de la suspension de son décret migratoire.
PHOTO SAUL LOEB, AFP
Le nouveau maître de la Maison-Blanche a lu à la tribune un article de loi adopté il y a 65 ans, stipulant que le président américain est en droit de suspendre l'entrée d'une catégorie d'étrangers à chaque fois qu'il estime que cette arrivée «serait néfaste aux intérêts des États-Unis».
«Un lycéen de niveau médiocre comprendrait cela, n'importe qui comprendrait cela», a insisté M. Trump, en sous-entendant que les juristes en désaccord avec son décret étaient de mauvaise foi.
«Quand on lit quelque chose d'aussi clairement écrit et compréhensible par tout le monde et qu'ensuite des avocats... J'ai regardé (écouté, NDLR) hier soir avec stupéfaction et je n'en croyais pas mes oreilles», a commenté Donald Trump au sujet de l'audience à la cour d'appel.

Aucun signe de vie de la diplomatie américaine sous Trump

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Publié le 08 février 2017 à 06h36 | Mis à jour à 06h36

NICOLAS REVISEDAVE CLARK
Agence France-Presse
Washington
Un secrétaire d'État invisible, plus de sacro-saints points de presse, une fronde de diplomates... Le département d'État américain ne donne aucun signe de vie depuis deux semaines pendant que le président Donald Trump monopolise les dossiers de politique étrangère.
Le tentaculaire et prestigieux ministère des Affaires étrangères, fondé en 1789, a bien à sa tête depuis le 1er février son 69e secrétaire d'État qui a succédé au très médiatique John Kerry. Mais l'ancien PDG d'Exxon Mobil, Rex Tillerson, totalement novice en politique, est enfermé depuis près d'une semaine dans son bureau du septième étage du gigantesque bâtiment surnommé «Foggy Bottom» dans le sud de Washington.
Hormis un premier discours très consensuel jeudi dernier devant 2000 de ses nouveaux employés, l'ancien capitaine de l'industrie pétrolière ne s'est pas exprimé en public.
Le secrétaire d'État Rex Tillerson, ancien PDG d'Exxon Mobil,... (AP)
Le secrétaire d'État Rex Tillerson, ancien PDG d'Exxon Mobil, totalement novice en politique, est enfermé depuis près d'une semaine dans son bureau du septième étage du gigantesque bâtiment surnommé «Foggy Bottom» dans le sud de Washington.
AP
Si cet ingénieur texan de 64 ans a vanté les valeurs de «responsabilité» et d'«honnêteté» pour ses 70 000 diplomates, fonctionnaires et contractuels disséminés dans plus de 250 ambassades et consulats, il n'a rien dit des priorités diplomatiques de la première puissance mondiale.
Les rares entretiens et conversations téléphoniques avec ses homologues étrangers ne font l'objet que de comptes-rendus lapidaires. Son agenda officiel hebdomadaire mentionne uniquement des «réunions au département d'État», sans plus de détails.
Le flot habituellement ininterrompu de communiqués sur le moindre soubresaut de l'actualité internationale s'est également tari.
Position inconfortable
La presse accréditée est aussi privée depuis le 19 janvier du breffage du porte-parole du département d'État, un forum quotidien en direct à la télévision, très suivi sur les réseaux sociaux et qui permet depuis des décennies à la diplomatie américaine de donner son avis sur les crises et conflits de la planète.
Le porte-parole de John Kerry, John Kirby, est parti en même temps que son ministre mais son adjoint, Mark Toner, un diplomate de carrière qui a servi des années sous l'administration de Barack Obama, est resté en poste.
Mais il ne sait pas quand son point-presse recommencera. «Nous continuons à travailler avec la Maison-Blanche pour voir comment reprendre au plus vite les breffages quotidiens», confie-t-il à l'AFP.
De fait, c'est historiquement à la Maison-Blanche et au sein de son Conseil de sécurité nationale que se forge la politique étrangère des États-Unis.
Et la présidence Trump n'échappe pas à la règle.
Le 45e président des États-Unis, élu sur un programme nationaliste, protectionniste et isolationniste, fait feu de tout bois depuis deux semaines, même si les contours de sa diplomatie demeurent flous. Il s'est entretenu au téléphone avec nombre de chefs d'État et de gouvernement, dont son homologue russe Vladimir Poutine avec lequel il ne cesse de prôner un rapprochement.
Mais Donald Trump attise aussi les foyers de tensions internationales, plaçant d'entrée Rex Tillerson dans une position inconfortable.
Le président multiplie en effet les déclarations incendiaires, en général sur Twitter, contre des pays rivaux ou adversaires de Washington - Chine, Corée du Nord ou Iran - mais aussi contre des alliés ou partenaires - Australie, Mexique ou Allemagne.
«Insurrection» bureaucratique
Le président a également déclenché une fronde sans précédent au département d'État avec son décret anti-immigration qui gèle l'entrée de ressortissants de sept pays musulmans et de réfugiés. Le texte a néanmoins été suspendu par la justice.
En quasi «insurrection» bureaucratique, selon l'expression d'un fonctionnaire, un millier de diplomates contestataires au sein d'un département d'État réputé progressiste ont signé un mémorandum interne «dissident» dénonçant ce décret migratoire.
Cette rébellion diplomatique n'empêche pas le ministère de fonctionner, mais des cadres concèdent qu'il tourne à vitesse réduite.
Un ancien porte-parole de la diplomatie américaine, Jeffrey Rathke, rappelle ainsi que lors des transitions présidentielles en 2001 (de Bill Clinton à George W. Bush) et en 2009 (de Bush à Obama), «le département d'État avait repris son point-presse quelques jours après l'investiture» du président le 20 janvier.
Et ce n'est pas le breffage quotidien du porte-parole de la Maison-Blanche, accaparé par la politique intérieure, qui peut se substituer à celui du ministère des Affaires étrangères, souligne auprès de l'AFP M. Rathke, analyste au Center for Strategic and International Studies (CSIS).
«Chaque jour, partout dans le monde, nombre de sujets mineurs ou majeurs touchent les intérêts des États-Unis. Ne pas les traiter publiquement, c'est se priver d'avoir de l'influence», critique l'ancien diplomate.

Une Québécoise musulmane refoulée à la frontière samedi dernier

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Publié le 08 février 2017 à 07h16 | Mis à jour à 07h16

La Presse Canadienne
Une citoyenne canadienne de confession musulmane qui dit vivre au Québec depuis plus de 20 ans croit qu'elle n'a pu entrer aux États-Unis samedi dernier à cause de sa religion.
Fadwa Alaoui, qui habite Brossard près de Montréal, de même qu'une cousine ont subi un long interrogatoire au poste frontalier de Highgate Springs, au Vermont, face à celui de Saint-Armand/Philipsburg.
En compagnie de deux enfants, elles voulaient se rendre à Burlington pour faire du magasinage.
Dans des entrevues livrées à divers médias d'information, Mme Alloui explique qu'elle a d'abord signalé au douanier américain qu'elle était née au Maroc tel qu'indiqué sur son passeport canadien valide jusqu'en 2018.
Les deux femmes ont ensuite été conduites aux bureaux des douanes où elles ont remis leurs téléphones cellulaires et les mots de passe avant d'attendre pendant une heure.
De longs interrogatoires ont suivi. Mme Alaoui signale qu'elle a été questionnée presque uniquement sur sa religion.
On lui a ensuite demandé ce qu'elle pensait du président Donald Trump; elle a répondu qu'il pouvait faire ce qu'il voulait de son pays.
Après quatre heures d'attente, Fadwa Alaoui, ses enfants et sa cousine ont été avisés qu'ils ne pourraient pas entrer aux États-Unis. Les deux femmes ont dû signer des documents, fournir leurs empreintes digitales et rebrousser chemin.
Mme Alaoui affirme qu'elle a pourtant franchi souvent la frontière canado-américaine dans le passé.
PHOTO ANNE GAUTHIER, LA PRESSE --- A la... (PHOTO ANNE GAUTHIER, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO ANNE GAUTHIER, LA PRESSE --- A la fin des vacances de la construction, les douanes des Etats-Unis au Canada sont achalandees. Sur la photo : Les passagers d'une voiture presentent leurs passeports. -30- Reference # 615445
PHOTO ANNE GAUTHIER, ARCHIVES LA PRESSE

La circonscription de Manon Massé vouée à disparaître

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Publié le 08 février 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

Martin Croteau
MARTIN CROTEAU
La Presse
Un nouveau projet de refonte de la carte électorale a été vertement critiqué par Québec solidaire, hier. La raison: le Directeur général des élections (DGEQ) a pris tout le monde de court en proposant de fusionner l'une de ses trois circonscriptions, Sainte-Marie-Saint-Jacques, au bastion libéral de Westmount-Saint-Louis.
Rita de Santis, ministre des Institutions démocratiques... (photo Jacques Boissinot, archives la presse canadienne) - image 1.0
Rita de Santis, ministre des Institutions démocratiques
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
La Commission de la représentation électorale avait déjà annoncé son intention d'amputer une circonscription dans l'île de Montréal afin d'augmenter la représentation des Laurentides à l'Assemblée nationale. Dans un premier rapport, au printemps 2015, l'organisme a proposé de fusionner Mont-Royal et Outremont, deux châteaux forts libéraux. Le Parti libéral du Québec avait critiqué ce projet en commission parlementaire. Ses arguments semblent avoir porté: dans son second rapport, rendu hier, la Commission propose plutôt d'annexer Sainte-Marie-Saint-Jacques à Westmount-Saint-Louis pour former une nouvelle circonscription, Ville-Marie.
Pourquoi ce changement de cap ? La porte-parole du DGEQ, Alexandra Reny, évoque trois raisons. Le nombre d'électeurs est plus faible dans ce secteur du centre-ville. La proposition tient compte des projets résidentiels en chantier ou à venir, qui risquent de faire croître la population du secteur. Enfin, on souhaite préserver les « communautés naturelles » dans le découpage, d'où la décision de garder intactes les circonscriptions d'Outremont et de Mont-Royal.
Québec solidaire a arraché Sainte-Marie-Saint-Jacques par 91 votes aux élections de 2014. La députée Manon Massé voit dans la décision « un certain déni de démocratie ». Elle souligne que la disparition de sa circonscription n'a jamais été évoquée lors des consultations publiques du DGEQ, en 2015. Ses électeurs n'ont donc jamais eu l'occasion de défendre la « spécificité » de leur quartier, qui comprend le Village, une partie du Plateau et le Centre-Sud. « Les gens ordinaires, ils auraient peut-être aimé ça savoir qu'ils faisaient partie des hypothèses de disparition de ce milieu naturel depuis la fondation de Montréal », a dénoncé Mme Massé.
Les libéraux compatissent
Même la libérale Rita de Santis, ministre des Institutions démocratiques, a reconnu que le changement pénaliserait Québec solidaire. « Je comprends comment Mme Massé pourrait réagir, voir que sa circonscription n'existe plus, a dit la ministre. Elle est humaine, elle fait un travail que je reconnais et un bon travail pour les gens dans sa circonscription. Tout le monde admire ce qu'elle fait, alors c'est normal. »
Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, archives LA PRESSE)
Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques
PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE
Le Parti libéral sort lui aussi perdant du redécoupage proposé. Le DGEQ confirme son intention de faire disparaître une circonscription en Mauricie, où les cinq sièges sont détenus par le PLQ. La nouvelle circonscription de Laviolette-Saint-Maurice deviendrait l'une des plus étendues au Québec. Une situation que déplorent les libéraux. « C'est une circonscription qui va être très, très difficile à desservir, a affirmé la ministre de Santis. Un député qui va avoir un territoire qui est aussi vaste avec un nombre d'électeurs plus élevé que la moyenne, c'est difficile à représenter. »
La réorganisation permettrait au DGEQ d'ajouter deux nouveaux sièges dans Laurentides-Lanaudière, la région qui a la plus forte croissance démographique au Québec. Depuis 2007, le nombre d'électeurs y a crû de 13,7%, beaucoup plus que la hausse de 7 % observée dans l'ensemble du Québec. La nouvelle circonscription Les Plaines comprendrait une partie du territoire de Mirabel, de Sainte-Anne-des-Plaines et de Terrebonne. L'autre nouvelle circonscription, Prévost, comprendrait le territoire qui ceinture la ville de Saint-Jérôme.
Pas encore définitif
Le DGEQ a également choisi de ne pas renommer une circonscription au nom de Maurice Richard, mais cette décision n'est pas définitive. En fait, la nouvelle proposition du DGEQ doit maintenant faire l'objet d'un débat de cinq heures à l'Assemblée nationale. Au plus tard 10 jours après ce débat, la Commission de la représentation électorale prendra une décision définitive sur le redécoupage. Cette décision n'est pas soumise à un vote des élus, puisque l'organisme est indépendant. La loi prévoit que la carte électorale doit être révisée toutes les deux élections. La nouvelle carte électorale sera en vigueur lors des prochaines élections, en 2018.
RÉSULTATS ÉLECTORAUX (2014)
Sainte-Marie-Saint-Jacques
  1. Manon Massé (QS) - 30,6 %
  2. Anna Klisko (PLQ) - 30,3 %
  3. Daniel Breton (PQ) - 27,6 %
  4. Patrick Fauvette (CAQ) - 8,6 %
Majorité : 91 votes
Westmount-Saint-Louis
  1. Jacques Chaghon (PLQ) - 83,02 %
  2. Denis Laroche (PQ) - 6,5 %
  3. Mélissa Desjardins (QS) - 6,2 %
Majorité : 18 703 votes