vendredi, février 03, 2017

Québec abandonne la réforme des taxes agricoles

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Geneviève Lajoie




QUÉBEC - La menace de blocus des sentiers de motoneige a eu raison de la réforme des taxes foncières agricoles du gouvernement Couillard.
Le nouveau ministre de l'Agriculture abandonne le programme mis en place par son prédécesseur Pierre Paradis, qui avait soulevé l'ire de l'Union des producteurs agricoles.
«Je mets un terme à la mise en oeuvre de la réforme sur les taxes agricoles. Ça veut dire que les lois qui étaient en vigueur (de l'ancien programme) sont maintenues, ça veut dire que les remboursements de taxes vont se faire aux municipalités sur la base du programme de l'an dernier», a annoncé vendredi le ministre Laurent Lessard, au terme du caucus de deux jours des députés libéraux à l'Assemblée nationale.
Les amateurs de motoneige peuvent pousser un soupir de soulagement. «La contrepartie, c'est que les producteurs agricoles laissent l'accès aux sentiers dès maintenant», a-t-il insisté.
Plusieurs sentiers de motoneige de la province passent sur des terrains appartenant à des agriculteurs, qui menaçaient d'interdire l'accès aux motoneigistes.
«Il y a à peu près 10 pi de neige partout au Québec. Les Ontariens, le Nouveau-Brunswick, les Américains, les Européens, je pense que l'économie du territoire, de la motoneige, des véhicules tout terrain (VTT) est à son plein développement», a plaidé M. Lessard, pour expliquer sa décision.
Selon l'UPA, la réforme Paradis faisait grimper la facture de taxes municipales de la grande majorité de ses membres.
Un point de vue que réfutait l'ex-ministre libéral, qui a été démis de ses fonctions la semaine dernière en raison d'allégations d'inconduite sexuelle à l'endroit d'une employée.

Yolande James envisagerait de se lancer en politique fédérale

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03-02-2017 | 19h21

MONTRÉAL - L'ancienne ministre libérale provinciale Yolande James pourrait faire un saut en politique fédéral et se présenter aux éventuelles partielles dans la circonscription de Saint-Laurent, à Montréal, a rapporté Radio-Canada, vendredi.
Mme James, qui a notamment été ministre de l'Immigration et ministre de la Famille sous le gouvernement Charest, pourrait tenter de remplacer Stéphane Dion comme député dans cette circonscription.
Le premier ministre Justin Trudeau, lui-même, souhaiterait qu'elle fasse le saut en politique fédérale.
Mme James a été députée à l'Assemblée nationale de 2004 à 2014. Elle a quitté la politique cette année-là et est devenu analyste à la télévision.
Selon Radio-Canada, Yolande James a décidé de se retirer de l'émission Les Ex pendant qu'elle réfléchit à un retour éventuel dans l'arène politique.
Yolande James envisagerait de se lancer en politique fédérale
Yolande James. Photo Archives / Agence QMI

Howard Stern inquiet pour la santé mentale de son ami Donald Trump

http://www.985fm.ca/actualites/nouvelles

Publié par Jacques Thériault pour 98,5fm Sports le vendredi 03 février 2017 à 18h44. Modifié à 19h00.

(98,5 FM) - L'excentrique et iconoclaste animateur de radio Howard Stern, ne s'en est jamais caché; il est un grand ami de Donald Trump depuis plusieurs décennies.
Toutefois, Stern qui n’a jamais eu la langue dans sa poche, s’est dit inquiet concernant l’équilibre mental de son ami maintenant qu’il occupe la fonction avec probablement le plus de pression au monde : président des États-Unis d’Amérique, ou comme les Américains aiment l’autoproclamer; leader du monde libre.
Malgré son amitié pour le magnat de l’immobilier, Stern a voté pour Hillary Clinton à l’élection du mois de novembre. Le chroniqueur Normand Lester a raconté l’histoire à Paul Houde à l’émission Le Québec maintenant vendredi après-midi.
«L’ego surdimensionné de Trump ne pourra pas absorber la bordée de critiques qu’il a va avoir en tant que président, a rapporté Normand Lester. Ce que Stern a dit à la radio, et qui a fait sourire, c’est que c’est quelque chose qui va nuire à la santé mentale de Trump. Selon lui, Trump veut être aimé, apprécié, adulé, il veut que les gens l’acclament.»
Howard Stern estime, selon Normand Lester, qu’il y a des emplois beaucoup mieux adaptés pour Trump, qu’il n’avait pas besoin d’être président des États-Unis.
Actuellement les sondages semblent donner raison à celui qui a été un pionnier dans le type de radio et le genre de propos incandescents qu’il pratique quotidiennement.
Facebook@thehowardsternshow
Selon un sondage CNN-ORC, Trump est le président le plus impopulaire de l’histoire après son assermentation, celui qui a le taux de désapprobation le plus élevé à 52%.
Dans les années 1990, Donald Trump était invité régulièrement à l’émission de Stern avec qui il faisait des blagues salaces sur les femmes. Les deux hommes blaguaient sur l’apparence, entre autres de la princesse Diana et d’Angelica Jolie et des chances que Trump puisse les amener dans son lit.
À son émission sur la radio satellite SiriusXM, Howard Stern a déclaré avoir été sidéré lorsque son ami a annoncé sa candidature à l’investiture républicaine. L’animateur a admis qu’il ne partageait pas les opinions de Donald Trump en politique.
«C’est vraiment bizarre pour moi parce que j’aime beaucoup Donald, vraiment beaucoup, a déclaré Stern. Mais je ne partage pas sa vision des choses en politique. Je ne savais même pas qu’il avait ce genre de point de vue il y a quelques années.
Stern se rappelle que le nouveau président et lui étaient tous les deux pro-choix en matière d’avortement.
«Le nouveau Donald Trump est une surprise pour moi, a-t-il dit. Je ne crois pas que ce sera une expérience très saine pour lui.»
Avec nbcnews

Double citoyenneté: l'opposition doute des garanties de Trump

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

Publié le 03 février 2017 à 15h54 | Mis à jour à 15h54

LINA DIB
La Presse Canadienne
OTTAWA
L'opposition à Ottawa doute de la qualité des garanties données par le gouvernement américain aux Canadiens qui détiennent la double citoyenneté, alors que des cas de retraits de la carte Nexus sont rapportés dans les médias.






Cette carte facilite la traversée de la frontière canado-américaine pour les voyageurs fréquents.
Informé qu'un résident du Canada né en Syrie s'est vu révoquer sa carte, le ministre fédéral de la Sécurité publique a répondu vendredi qu'il y avait des recours pour pareil cas.
Ralph Goodale a ensuite répété que Washington assure que les résidents permanents du Canada et les citoyens canadiens qui détiennent aussi une seconde citoyenneté des sept pays visés par le décret du président américain Donald Trump ne sont pas touchés par l'interdiction d'entrée aux États-Unis.
Mais il a hésité lorsqu'on lui a demandé s'il voyagerait aux États-Unis s'il détenait une double citoyenneté. «Je ne veux pas commenter ça», a-t-il répondu avant de s'engouffrer dans la Chambre des communes.
Le président américain Donald Trump... (PHOTO ARCHIVES AFP)
Le président américain Donald Trump
PHOTO ARCHIVES AFP
Il en est tout de suite ressorti pour offrir à nouveau une assurance. «Il ne devrait y avoir aucun changement pour un citoyen canadien avec un passeport canadien. Il ne devrait y avoir aucun changement à la frontière. Nous devons être vigilants pour nous assurer que ce soit ainsi», a dit le ministre.
Les conservateurs et les néo-démocrates, eux, réclament des garanties écrites de la part de l'administration Trump.
«Est-ce que le ministre a demandé et reçu une garantie écrite que toutes les cartes Nexus demeureront valides dans la foulée du décret?», a lancé la députée albertaine Michelle Rempel au ministre Goodale, lors de la période des questions de vendredi matin.
La députée rapporte que plusieurs personnes ont téléphoné à son bureau de comté parce qu'elles craignent de voyager aux États-Unis, ayant la double citoyenneté.
Le néo-démocrate Matthew Dubé, lui, dit que certains de ses électeurs qui ont voyagé dans un des sept pays visés par le décret américain sont inquiets même s'ils ne sont pas citoyens de ces pays.
«Quand on parle de cette politique raciste, (...) des conséquences que ça a au Canada, c'en est un très bel exemple; une conséquence sur la fluidité aux frontières, sur des gens qui vont travailler régulièrement aux États-Unis», a-t-il dénoncé, à la sortie des Communes.
«Le gouvernement n'a pas pu faire grand-chose pour nous convaincre que quiconque a une carte Nexus pourra la garder même s'il a la double citoyenneté», a-t-il poursuivi.
Depuis dimanche, le gouvernement Trudeau assure les Canadiens qu'ils n'ont rien à craindre s'ils voyagent avec leur passeport canadien.
Il y a une semaine, le président Trump a signé un décret interdisant, pour les 90 prochains jours, l'entrée aux États-Unis des ressortissants de la Syrie, de la Libye, de l'Irak, de l'Iran, du Yémen, de la Somalie et du Soudan. Le décret suspend aussi pour 120 jours l'entrée de réfugiés. Les réfugiés syriens, eux, n'ont plus accès aux États-Unis jusqu'à nouvel ordre.

L'abandon de la réforme électorale risque d’alimenter le cynisme

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 6 H 22

Des étudiants de l'Université du Québec en Outaouais offrent leur réflexion sur la réforme du mode de scrutin.
Des étudiants de l'Université du Québec en Outaouais offrent leur réflexion sur la réforme du mode de scrutin. Photo : Radio-Canada/Virginie Gagnon-Leduc
Vincent Bertrand, étudiant à l'Université du Québec en Outaouais.

Vincent Bertrand, étudiant à l'Université du Québec en Outaouais Photo : Radio-Canada/Virginie Gagnon-Leduc



C'était probablement l'une des idées du gouvernement Trudeau que je trouvais les plus intéressantes. J'étais quand même assez déçu quand il a annoncé qu'il l'abandonnait.

Vincent Bertrand, étudiant en communications
Plusieurs, comme Louis-Philippe Sauvé, affirment toutefois ne pas être surpris de la décision annoncée mercredi. Jamais les projets de réforme du mode de scrutin ne se sont concrétisés au pays.
uis-Philippe Sauvé, étudiant à l'Université du Québec en Outaouais.

Louis-Philippe Sauvé, étudiant à l'Université du Québec en Outaouais Photo : Radio-Canada/Virginie Gagnon-Leduc
On ne peut pas être déçu si on n'a pas d'attentes. Toutes les réformes électorales […] ça n'a jamais abouti. La raison est fort simple : pourquoi se débarrasser d'un système qui nous a mis en place?
Louis Philippe Sauvé, étudiant en sciences sociales
Nourrir le cynisme
Immédiatement après l’annonce de l’abandon de la promesse libérale sur la réforme du mode de scrutin, la chef du Parti vert, Elizabeth May, a lancé un avertissement. Selon elle, ce genre de décision pourrait décourager les gens d'aller voter.
L'étudiante Nuha Baqer semble lui donner raison.
Justin Trudeau, c'était mon premier vote en tant que jeune. Je ne pense pas que ça va être essentiel pour moi de continuer à voter. Même si je vote pour quelqu'un, il ne va pas garder ses promesses. Je trouve ça inutile, c'est une perte de temps.
Nuha Baqer, étudiante en administration à l'Université du Québec en Outaouais

Liane Poirer et Pascale Joanis, étudiantes en administration à l'Université du Québec en Outaouais.

Liane Poirer et Pascale Joanis, étudiantes en administration à l'Université du Québec en Outaouais Photo : Radio-Canada/Virginie Gagnon-Leduc

Un peu plus loin dans la cafétéria, d'autres étudiants échangent sur le sujet. Certains reconnaissent que la réforme démocratique n’est pas un enjeu prioritaire pour plusieurs électeurs.
Mais l’idée même de rejeter une promesse qui a été répétée à de maintes reprises avant et après les élections les dérange.
Il y a beaucoup de débats sur la légitimité des gouvernements. De plus en plus, les gens ne croient plus en ça et ne vont pas voter [...] Plus ça va, moins les gens vont voter.

Liane Poirier, étudiante en administration à l'Université du Québec en Outaouais
Une déception durable?
Le mécontentement suscité par l’abandon de la réforme électorale à moins de trois ans des prochaines élections peut-il nuire au gouvernement?
Julien Lamarche de Représentation équitable Canada.

Julien Lamarche de Représentation équitable du Canada Photo : Radio-Canada/Virginie Gagnon-Leduc

Julien Lamarche, du groupe Représentation équitable du Canada, promet que la réforme électorale n’est pas près d’être oubliée.
Nos amis et les membres de notre famille qui sont moins impliqués en politique vont quand même se le faire rappeler par ceux qui sont en politique, et comment ils sont déçus de cette promesse brisée là.

Julien Lamarche, Représentation équitable Canada

France: appels au retrait de François Fillon

http://www.lapresse.ca/international/europe/

Publié le 03 février 2017 à 07h11 | Mis à jour à 07h11

JULIEN MIVIELLE
Agence France-Presse
PARIS
Avec des appels croissants à se retirer venant de son propre camp, François Fillon, le candidat de la droite à la présidentielle en France, est de plus en plus fragilisé par le scandale des possibles emplois fictifs de son épouse.
« Je n'ai jamais réellement été son assistante ou quoi que ce soit de ce genre ». Cette phrase, prononcée par Penelope Fillon dans un entretien filmé en 2007 pour un journal britannique et diffusé jeudi soir par la chaîne de télévision publique France 2, a un peu plus jeté le trouble sur la réalité du travail fourni par l'épouse du candidat conservateur.
L'émission suivie par quelque 5,4 millions de téléspectateurs a attisé les inquiétudes de la droite sur la capacité à se maintenir du candidat, qui a chuté de sa place de favori des sondages pour la présidentielle depuis le « Penelopegate ».
François Fillon « a abusé du système et d'un point de vue moral, les Français ne pourront pas l'accepter. Il a perdu son crédit. Il doit se rendre à l'évidence », a résumé vendredi le député européen Renaud Muselier.
« On est pollué par cette affaire qui a cassé l'élan de cette campagne présidentielle », a aussi regretté Rachida Dati, députée européenne et ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy (2007-2012).
Le candidat de la droite à la présidentielle... (Photo Eric FEFERBERG, AFP)
Le candidat de la droite à la présidentielle en France, François Fillon, et son épouse Penelope.
PHOTO ERIC FEFERBERG, AFP

Le député de droite Georges Fenech avait déjà estimé plus tôt dans la semaine que le résultat de la primaire ayant désigné François Fillon était désormais « caduc ».
Certains évoquent déjà un « plan B » pour remplacer ce dernier. Parmi les noms qui circulent, celui du finaliste malheureux de la primaire de la droite, l'ancien premier ministre Alain Juppé, ou encore François Baroin, ancien ministre, patron de l'Association des maires de France.
Le Pen et Macron
Le parti d'extrême droite Front National, dont la candidate Marine Le Pen est en tête des intentions de vote au premier tour du scrutin le 23 avril selon les sondages, a aussi accentué sa pression sur le candidat de droite.
« Je souhaite que François Fillon prenne ses responsabilités et se retire de cette élection présidentielle », a déclaré vendredi son vice-président, Florian Philippot.
Marine Le Pen, elle-même visée par des accusations d'emploi fictif concernant une assistante payée sur des fonds européens pour effectuer d'autres tâches, lancera officiellement sa campagne ce week-end à Lyon, dans l'est de la France.
Dans la même ville, le centriste Emmanuel Macron organisera également un grand rassemblement pour préciser son programme. Il se qualifierait pour le second tour de la présidentielle avec 23 % des voix derrière Marine Le Pen (27 %), selon un sondage publié cette semaine.
Face à la multiplication des attaques, François Fillon a jusqu'à présent refusé de désarmer et se dit « combatif ». « Ce n'est pas la justice que l'on cherche, mais à me casser. Et au-delà de ma seule personne, à casser la droite, à lui voler son vote », a-t-il déclaré jeudi soir devant un millier de partisans dans le nord-est de la France.
À la suite de révélations de l'hebdomadaire satirique le Canard enchaîné, la justice française a ouvert une enquête sur les emplois présumés fictifs de Mme Fillon en tant qu'assistante parlementaire de son mari, puis de son suppléant, qui lui auraient rapporté au total plus de 830 000 euros. Deux enfants du couple auraient aussi perçu un total de 84 000 euros, également en qualité d'assistants parlementaires.
L'enquête se poursuivait vendredi. Le Sénat a indiqué qu'il allait transmettre à la justice des documents concernant les emplois occupés par les enfants de François Fillon, Marie et Charles, quand ils étaient ses collaborateurs à la Haute Assemblée.

Nouvelles victimes en Ukraine, Washington condamne Moscou

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Publié le 03 février 2017 à 07h26 | Mis à jour à 07h26

Agence France-Presse
Ioulia SILINAAVDIÏVKA
Au moins sept personnes ont été tuées vendredi le long de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine, au sixième jour d'affrontements pour le contrôle de la ville d'Avdiïvka, Washington condamnant les « actions agressives » de Moscou.
Armée ukrainienne et rebelles prorusses s'affrontent depuis plusieurs jours à coup de mortiers et tirs d'artillerie dans cette ville industrielle sous contrôle de Kiev, située sur le front dans l'Est, à une dizaine de kilomètres au nord du bastion rebelle de Donetsk.
Les autorités ukrainiennes ont annoncé la mort au cours des dernières 24 heures de trois soldats ukrainiens près de la ligne de front, tandis que les autorités séparatistes ont rapporté que deux civils avaient été tués par des bombardements ukrainiens à Donetsk.
Selon les forces de Kiev, une habitante et un secouriste ont aussi été tués dans les derniers combats à Avdiïvka, portant le bilan des affrontements à 32 morts depuis dimanche. Il s'agit des pires violences depuis l'instauration d'un cessez-le-feu « illimité » fin décembre.
Les bombardements ont néanmoins diminué vendredi en intensité à Avdiïvka. Seuls des tirs sporadiques de mortier étaient audibles à ses extrémités, selon des journalistes de l'AFP sur place.
Près de 20 000 habitants restent néanmoins sans chauffage malgré des températures hivernales. L'approvisionnement en eau courante a été rétabli mais les canalisations ne permettent pas d'approvisionner les appartements situés aux derniers étages des immeubles.
Seules 200 personnes ont jusqu'ici réussi à quitter la ville.
Les bombardements ont néanmoins diminué vendredi en intensité... (PHOTO ALEXEY FILIPPOV, AFP)
Les bombardements ont néanmoins diminué vendredi en intensité à Avdiïvka.
PHOTO ALEXEY FILIPPOV, AFP
« Condamnation forte et claire »
Les deux camps s'accusent mutuellement d'être à l'origine de cette flambée de violences, la première depuis l'investiture du président américain Donald Trump, qui prône un rapprochement avec la Russie accusée par Kiev et l'Union européenne de soutenir militairement les séparatistes, ce que Moscou dément.
Lors de sa première intervention très attendue devant le Conseil de sécurité de l'ONU, l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU Nikki Haley a affirmé jeudi vouloir « de meilleures relations avec la Russie », tout en « condamnant de manière forte et claire les agissements russes », qu'elle a qualifié d'« actions agressives ».
« La Russie ne peut que prendre [des mesures] sur le front politique et diplomatique, ce qu'elle fait », a rétorqué vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
« Actuellement, l'important est d'une manière ou d'une autre de forcer et convaincre Kiev à abandonner ce genre d'aventures assez criminelles et pouvant compromettre le processus de Minsk », qui vise à rétablir la paix dans l'Ukraine de l'est, a-t-il ajouté.
Jeudi, le président russe Vladimir Poutine avait déjà accusé Kiev d'avoir orchestré la reprise des hostilités, estimant que l'armée ukrainienne a « avancé de 200 mètres dans le territoire contrôlé par les milices » rebelles avant d'en être repoussé.
De son côté, le président ukrainien Petro Porochenko a appelé la communauté internationale à « mettre la pression sur la Russie pour obtenir un cessez-le-feu » dans l'Est.
Investie par les combattants prorusses en avril 2014 avant d'être reprise quelques mois plus tard par les troupes de Kiev qui y ont depuis gardé un très important contingent, Avdiïvka a toujours été un point stratégique du conflit.
Distante de moins de 10 kilomètres du bastion rebelle de Donetsk, c'est aussi un noeud routier dont les combattants rebelles ont su profiter pour déplacer des armes lourdes, sa cokerie ayant aussi une importance cruciale pour l'alimentation en électricité de la région.
Le conflit entre séparatistes prorusses et armée ukrainienne a fait plus de 10 000 morts depuis son déclenchement en avril 2014, qui a suivi l'arrivée d'un gouvernement pro-occidental à Kiev et l'annexion de la Crimée par la Russie.
Alors que Donald Trump a prôné un rapprochement avec Moscou pendant sa campagne électorale, l'ambassadrice Nikki Haley a averti jeudi que les sanctions contre la Russie resteront en place « jusqu'à ce qu'elle redonne le contrôle de la péninsule [de Crimée] à l'Ukraine ».

Réglementation financière: Trump va signer deux décrets

http://affaires.lapresse.ca/economie/etats-unis/

Publié le 03 février 2017 à 07h18 | Mis à jour à 07h18

Agence France-Presse
WASHINGTON
Le président Donald Trump va signer ce vendredi deux décrets revenant sur les réformes clés adoptées en matière de réglementation financière dans le sillage de la crise financière de 2008, a-t-on appris de source gouvernementale.
Donald Trump va demander au Trésor et au département du Travail de se pencher sur les moyens de réformer les mesures de la loi Dodd-Frank et de la « règle Volcker » régissant le secteur financier, destinées à éviter les excès sur les marchés et à protéger davantage les consommateurs, a indiqué à l'AFP un responsable de l'administration.
Le président Donald Trump... (Photo Pablo Martinez Monsivais, AP)
Le président Donald Trump
PHOTO PABLO MARTINEZ MONSIVAIS, AP

Un sous-ministre congédié sur fond de tensions

http://www.lapresse.ca/actualites/education/

Publié le 02 février 2017 à 10h00 | Mis à jour le 02 février 2017 à 10h00

TOMMY CHOUINARD
La Presse
Des remous secouent une fois de plus le ministère de l'Éducation. Un sous-ministre vient d'être congédié au moment où des tensions se manifestent dans la réforme des pouvoirs au sein du réseau scolaire.
Yves Sylvain a perdu son poste de sous-ministre adjoint mardi. Le cabinet du ministre Sébastien Proulx confirme qu'il y a eu « résiliation de son contrat de travail ». Il est peu loquace sur les motifs de la décision. « On est en réaménagement au sein de l'organisation du ministère », s'est contentée de dire l'attachée de presse Marie B. Deschamps. Ce ministère en a connu beaucoup dans les deux dernières années.
Nommé en juillet 2015, sous le règne du ministre François Blais, M. Sylvain, 59 ans, était responsable des secteurs primaire et secondaire. Cet ancien directeur général de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys relevait de la sous-ministre en titre, Sylvie Barcelo - en poste depuis juin 2015 -, et, bien entendu, de Sébastien Proulx. Il était chargé de mettre en place les changements à l'organisation du réseau scolaire prévus au projet de loi 105, adopté en novembre dernier.
La réforme prévoit une décentralisation de pouvoirs des commissions scolaires vers les écoles, mais celle-ci est moins importante que ce qu'avait proposé le gouvernement Couillard au départ.
Il y a toutefois de la résistance dans la mise en oeuvre des changements, selon des sources qui ont requis l'anonymat. Yves Sylvain avait convoqué les acteurs du réseau de l'éducation la semaine dernière pour discuter, entre autres, de la mise en place d'un comité de répartition des ressources dans chaque commission scolaire, comme le prévoit la réforme. Les directeurs d'école y seront majoritaires, ce qui signifie une perte d'influence pour les commissaires. Ce comité sera chargé « d'établir les objectifs et les principes de la répartition annuelle des revenus » de la commission scolaire entre les écoles, prévoit la loi.
Or, selon des sources, des représentants des commissions scolaires ont pris la décision de ne pas participer à cette rencontre. Celle-ci a été annulée. La Fédération des commissions scolaires du Québec n'a pas voulu faire de commentaires.
Yves Sylvain a perdu son poste de sous-ministre... (Photo fournie par la Commission Scolaire Marguerite-Bourgeoys)
Yves Sylvain a perdu son poste de sous-ministre adjoint mardi. Il était chargé de mettre en place les changements à l'organisation du réseau scolaire prévus au projet de loi 105, adopté en novembre dernier.
PHOTO FOURNIE PAR LA COMMISSION SCOLAIRE MARGUERITE-BOURGEOYS
INQUIÉTUDE PALPABLE
Au cabinet du ministre Proulx, on affirme que la rencontre a été reportée « compte tenu du contexte lié au réaménagement », « pas pour une question de frictions entre les organisations ».
La Fédération des comités de parents n'a pas voulu commenter les circonstances du départ d'Yves Sylvain, mais elle a souligné que « son attention et son respect pour les parents ont toujours été appréciés ». « Ceci dit, le ministre a adopté une nouvelle loi et on s'attend à ce qu'il mette tout en oeuvre pour poursuivre les changements nécessaires à son application », a affirmé par courriel la présidente, Corrine Payne. L'inquiétude est palpable quant à l'avenir de la réforme.
Anne-Marie Lepage succède à Yves Sylvain, a précisé le gouvernement. Elle faisait déjà partie de la direction du ministère de l'Éducation, à titre de sous-ministre adjointe aux Relations extérieures et Services aux anglophones et aux autochtones.

MONTRÉAL Des milliers de personnes aux obsèques de trois des victimes de l’attentat de Québec

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/

3 février 2017 |Isabelle ParéJessica Nadeau

Les gens sont venus par milliers rendre un dernier hommage aux disparus.
Ils auraient eu raison de pleurer, de rager, d’en vouloir à la terre entière pour la mort de Aboubaker, Adbelkrim, Azzedine, Khaled, Ibrahima et Mamadou. Ils sont plutôt venus rendre un hommage à ceux qui, comme eux, avaient fait de cette terre de froid et de neige leur chez-soi. Ils sont venus dire haut et fort leur besoin de solidarité, leur attachement à ce pays qui leur a ouvert ses portes et qui, depuis dimanche, a mal avec eux.
 
Bien que solennelle, la cérémonie tenue jeudi après-midi en mémoire des victimes de l’attentat de Québec à l’Aréna Maurice-Richard a pris jeudi des airs de baume, d’accolade collective pour bien des Québécois de confession musulmane qui ont applaudi et fortement réagi aux paroles d’inclusion lancées tant par les politiciens présents, les imams que les porte-parole de la communauté musulmane.
Les gens sont venus par milliers rendre un dernier hommage aux disparus.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne

Solidarité
 
« Vive le Québec ! Vive le Canada ! » a-t-on pu entendre, dans les estrades de l’aréna Maurice-Richard, bondées de Québécois de toutes origines. Des musulmans de tous horizons, et d’autres confessions aussi, qui ont bu ces paroles de solidarité qu’ils avaient plus que jamais besoin d’entendre.
 
« Nous sortons de cette épreuve plus forts, plus unis que jamais », a soutenu le premier ministre Justin Trudeau, rappelant que les rêves de ceux tombés sous les balles étaient ceux de tous les Canadiens. Donner à leurs enfants le meilleur des mondes.
 
Le premier ministre Philippe Couillard a quant à lui rendu hommage à « ces pères de famille, comme moi, comme nous. Des frères, des fils, des oncles, comme nous. […] Ils étaient donc nous ».
  
« Je veux redire aux Québécois et Québécoises de confession musulmane : sachez que vous êtes ici chez vous », a-t-il souligné,applaudi dans la foule.
 
Après la lecture des noms des victimes et de sourates du Coran en arabe, les discours politiques et ceux des imams, les mots ont commencé à panser lentement les plaies, encore vives. Notamment celles des familles des trois victimes, dont les proches sont encore sous le choc.
 
« C’est important pour nous. On a besoin de cette solidarité, on s’est sentis bien entourés. On sait que bien des Québécois qui ne sont pas ici aujourd’hui sont là en pensées », a confié une proche de la famille d’Aboubaker Thabti, Québécois d’origine tunisienne qui laisse dans le deuil son épouse et trois enfants.
 
Yasmina Hamoudi, une cousine de Khaled Belkacemi, professeur aimé de ses collègues et élèves de l’Université Laval, a dit combien ses proches ont apprécié le soutien reçu ces derniers jours. « Son épouse est très reconnaissante », a-t-elle dit alors que les gens se recueillaient auprès des défunts. « C’est beaucoup pour elle. Mais le vrai deuil, elle le vivra plus tard. »

Unis contre la haine
 
À travers les discours de réconciliation, de fraternité et de paix, des paroles de fermeté à l’égard des mots qui diffusent la haine ont aussi fortement résonné dans la salle. « Il est temps de réaliser que les mots prononcés ont un impact. Tous ces messages dans les réseaux sociaux ne doivent pas être pris à la légère », a insisté le maire de Montréal. « Profitons de la cérémonie d’aujourd’hui pour faire notre propre examen de conscience. »
 
Des imams, aussi, ont lancé un appel à la tolérance, de tous côtés. Plusieurs ont déploré le discours de certains politiciens (sans les nommer) et « les paroles haineuses » qui contaminent les ondes. Des paroles qu’ils attribuent d’abord à « la crainte et la peur de l’autre ».

« Nous avons de quoi nous féliciter, tous ceux qui sont ici. Je suis arrivé à Montréal le 11 septembre et j’ai choisi ce pays pour sa richesse »,a lancé à la foule le cheikh Mahdi Tarkawi. Il a invité toute personne tentée par le repli sur soi à choisir « une autre voie », à transformer la colère en énergie.
 
En fin de cérémonie, les estrades se sont soudainement vidées, et une grande partie de la foule, à l’appel de l’imam, a convergé vers le parterre pour participer à la prière mortuaire. Un moment solennel et poignant, où des hommes, des femmes, où qu’ils soient, se sont tournés dans la même direction pour prier les disparus.
 
Reconnaissance
 
Avant et après la cérémonie, un mot fusait sur plusieurs lèvres. Se rapprocher, se parler.
 
Des centaines de personnes étaient venues en famille ou entre amis, d’autres avec des ribambelles d’enfants. Certains ont même pris des égoportraits devant la sculpture de Maurice Richard. Des grands-mères, des grands-pères sont venus aussi, défiant la neige glissante pour dire au revoir à ces gens pris pour cible sans raison. À ces gens qui auraient pu être eux.
 
Alma Nagera, d’origine marocaine, avait laissé les enfants à son mari pour venir apporter son soutien aux familles. « Ces gens-là, ils venaient ici trouver la paix », a-t-elle dit, alors que les larmes se figeaient en petits cristaux sur ses joues. « On est tous touchés. Mais je sais que c’est un geste individuel, que le Québec est un pays de tolérance, qui nous a ouvert ses portes », a-t-elle insisté, disant se sentir ici en sécurité.
 
Car malgré la peine, l’humeur était aussi à la reconnaissance. « Je suis venu dire ma solidarité et dire que je n’ai jamais vécu de discrimination depuis que je suis arrivé d’Érythrée, il y a 40 ans », a insisté Said Souleiman. Interrogés sur les sentiments vécus depuis l’attentat de Québec, Adla, arrivé du Maroc il y a sept ans, Fatima et Kobra, venues du Tchad, ont dit « ne jamais se sentir en danger au Québec. »« Le soutien qu’on a reçu des hommes politiques, on l’apprécie. »
 
Dans la foule, deux hommes s’approchent bras dessus, bras dessous. « Nous sommes venus dire merci à tous ces gens qui ont été à la hauteur depuis dimanche, en nous disant que nous formons tous un même peuple. Ils ont renforcé la sécurité dans les mosquées. Nous nous sentons plus en sécurité que jamais. C’est ensemble qu’il faut combattre l’extrémisme. »
 
Monji Huni, arrivé de Tunisie il y a 20 ans, croit que sa communauté a aussi la responsabilité de mieux faire connaître sa culture et sa religion. « L’essentiel, c’est de se parler ! » « C’est vrai, il faut que les gens se rapprochent ! » a dit Jacques Laramée, un des rares Québécois de souche venus en cet après-midi glacial.
 
« Moi, j’ai eu du mal à expliquer cela à mes enfants », avoue Khadija, venue avec ses fils et leurs amis. « Je ne veux pas qu’un discours de haine entre dans leur tête, et lier la religion à cela. Je leur ai dit que c’est quelqu’un qui n’est pas bien dans sa tête. Car ces gens pris de haine, ils sont aussi des victimes », pense la mère de famille.
 
Dans la foule à majorité musulmane, deux juifs orthodoxes ont brièvement attiré les regards. « Nous sommes venus apporter notre soutien à cette communauté en deuil », a dit Zvi Hercovich.
 
Abdullah al-Idrissi, un Québécois d’origine bangladeshie, élevé à Saint-Henri, où il a grandi dans les ruelles et joué au hockey, était touché devant cette foule bigarrée. « Ça fait chaud au coeur de voir ces gens de partout, des juifs même. Je sais que des fous d’extrême droite ne représentent pas le Québec. Aujourd’hui, ici, tous ont eu discours rassembleur. »
 
Une cérémonie en hommage aux trois autres Québécois musulmans morts lors de l’attaque contre la grande mosquée de Québec aura lieu ce vendredi, à 11 h, au Centre des congrès de Québec.

La Corée du Nord dans la ligne de mire de Trump

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Publié le 03 février 2017 à 06h44 | Mis à jour à 06h44
Le nouveau secrétaire à la Défense de Donald... (Photo EUGENE HOSHIKO, AFP)
Le nouveau secrétaire à la Défense de Donald Trump, James Mattis, a averti qu'une attaque nucléaire de la Corée du Nord contre les États-Unis ou un de ses alliés entraînerait une réponse « efficace et écrasante », le 3 février à Séoul.
PHOTO EUGENE HOSHIKO, AFP
Agence France-Presse
WASHINGTON
Les États-Unis ont ouvert vendredi un nouveau front sur la scène internationale en mettant en garde la Corée du Nord contre toute velléité d'attaque nucléaire, après s'en être pris à l'Iran et à la Russie.
Lors d'une visite à Séoul, le nouveau secrétaire à la Défense de Donald Trump, James Mattis, a ainsi averti vendredi qu'une attaque nucléaire de la Corée du Nord contre les États-Unis ou un de ses alliés entraînerait une réponse « efficace et écrasante ».
Le chef du Pentagone est le premier responsable de l'administration Trump à partir en voyage officiel à l'étranger. Arrivé jeudi en Corée du Sud, il poursuit vendredi au Japon une tournée destinée à rassurer ces alliés clés des États-Unis quant à l'engagement de Washington en matière de sécurité à leurs côtés.
À la veille de cette visite, l'opposition japonaise a appelé le premier ministre Shinzo Abe à sortir de son silence sur le décret anti-immigration de Donald Trump, interdisant l'accès au territoire américain des ressortissants de sept pays musulmans et des réfugiés de tous pays, et à s'exprimer sur les droits de l'homme.
Si le voyage de James Mattis se veut rassurant pour les alliés traditionnels des États-Unis face à la Corée du Nord et la Chine, alliés ou partenaires de Washington dans d'autres parties du monde, comme Israël, l'Australie ou le Mexique, n'ont pas été épargnés par le président nationaliste et son administration.
« Rien n'est exclu »
Mais les déclarations les plus menaçantes ont été réservées à l'Iran, après le tir récent d'un missile balistique, la Maison-Blanche envisageant même de prendre de nouvelles sanctions contre Téhéran, ont indiqué à l'AFP des sources proches du dossier.
Ces mesures de rétorsion contre des personnes ou des entités liées au programme iranien de missiles balistiques seraient la première traduction du durcissement annoncé par Washington face à la République islamique, et ce malgré l'accord historique sur le nucléaire iranien scellé en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances.
Cet accord a été la grande percée diplomatique du prédécesseur démocrate de Donald Trump, Barack Obama, qui s'était efforcé d'apaiser les tensions avec l'Iran.
Au contraire, le président républicain a pris un ton belliqueux contre la puissance chiite : « Rien n'est exclu », a-t-il répondu à la presse à propos d'une action militaire. Téhéran a dénoncé des menaces « sans fondement, répétitives et provocatrices ».
Russie et Crimée
Beaucoup plus surprenant, Washington s'en est aussi pris à Moscou.
Alors que le rapprochement avec le président russe Vladimir Poutine est une priorité de Donald Trump, sa nouvelle ambassadrice à l'ONU Nikki Haley a « condamné les actions agressives de la Russie » en Ukraine.
Devant le Conseil de sécurité, elle a affirmé jeudi que les sanctions contre Moscou seraient maintenues « jusqu'à ce que la Russie redonne le contrôle de la péninsule [de Crimée] à l'Ukraine ».
Après avoir été avalisé par le Sénat, le nouveau secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, devrait être amené à préciser rapidement les orientations des États-Unis.
Cet ingénieur texan de 64 ans, sans expérience politique, a fait toute sa carrière jusqu'au sommet du groupe pétrolier ExxonMobil. Il est réputé proche de plusieurs chefs d'État.
« Certains n'aimaient pas Rex parce qu'il s'entendait bien avec des dirigeants de la planète [...] C'est une bonne chose, pas une mauvaise chose », a jugé Donald Trump, en allusion à sa proximité avec Vladimir Poutine.
Le 69e secrétaire d'État va aussi devoir mettre de l'huile dans les rouages en interne. Il a reconnu que la victoire du milliardaire Donald Trump n'était pas du goût de tous au sein de l'appareil d'État.
Selon le mot d'un diplomate, une « insurrection » bureaucratique secoue actuellement le département d'État souvent qualifié de progressiste. Un millier de diplomates et fonctionnaires contestataires ont signé un mémorandum interne « dissident » dénonçant le récent décret anti-immigration signé par Donald Trump et qui continue aujourd'hui de faire des vagues dans les relations internationales.

Des réfugiés syriens veulent quitter Québec

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Publié le 03 février 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Dominique Lachance, directrice du Centre multiethnique de Québec... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)
Dominique Lachance, directrice du Centre multiethnique de Québec
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
Ils ont fui une guerre horrible, mais la violence meurtrière les a rattrapés. L'attentat de la Grande Mosquée de Québec a troublé certains réfugiés syriens de Québec au point qu'ils envisagent de quitter la ville, ont-ils confié à La Presse.
Jassem al-Chekeiti a célébré hier le premier anniversaire... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse) - image 1.0
Jassem al-Chekeiti a célébré hier le premier anniversaire de son arrivée au Canada. La tuerie l'a certes ébranlé, mais il ne compte pas quitter Québec.
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
« S'il n'y a pas de sécurité ici, [on va] partir dans une autre province ou même rentrer - pas en Syrie, mais dans la région », a expliqué un groupe de cinq réfugiés rencontrés au Centre multiethnique de Québec (CMQ) par la voix d'une interprète travaillant sur place. Ils n'ont pas voulu donner leurs noms. « On nous a dit qu'il y avait de la sécurité, [on est] sous le choc. »
« Même les enfants ont dit qu'ils ne voulaient pas aller à l'école, parce qu'ils sont trop choqués, ils ont peur », a continué le groupe. L'interprète a ensuite confirmé clairement : « Il y a des familles qui aimeraient bien partir : elles sont venues ici avec une promesse de sécurité et cet attentat crée des interrogations. »
La peur se lisait sur les visages de ces Syriens arrivés à Québec ces derniers mois - quatre mois pour le « doyen » -, eux qui attendaient leurs rendez-vous respectifs afin d'obtenir de l'aide administrative dans leurs démarches d'installation.
Québec a accueilli près de 500 réfugiés en provenance de la Syrie en 2016.
« ON PEUT COMPRENDRE »
Des interrogations sur la possibilité de quitter Québec, Dominique Lachance en a entendu.
« C'est normal. On est tous perturbés, nous les premiers. On peut donc comprendre que des nouveaux arrivants se posent des questions, parce qu'ils ne connaissent pas l'ampleur de ce que la Ville de Québec peut leur offrir, ils ne connaissent pas [l'absence] de précédents », a expliqué la directrice du CMQ, en entrevue.
«On est tous un peu en état de choc.»Dominique Lachance
Un intervenant arabophone chargé de l'accueil des réfugiés a aussi expliqué à La Presse qu'on lui avait posé des questions sur la possibilité de quitter Québec.
« Certains ont reçu leurs informations de l'étranger ou par les réseaux sociaux », a continué Mme Lachance. « Depuis une semaine, on est là-dedans. [On s'occupe] de rencontrer les familles, de leur donner les faits et de les mettre au courant de la réalité et des services qu'ils peuvent avoir. De faire un état de la situation. »
« J'Y ALLAIS TOUS LES VENDREDIS »
« Avant, pour [moi], c'était un pays sûr, et avec ce qui s'est passé dimanche... C'est triste, c'est dérangeant », a affirmé en entrevue Jassem al-Chekeiti, par le truchement d'une interprète. Il « ne s'attendai[t] pas à ça ». La journée d'hier marquait le premier anniversaire de son arrivée au Canada.
Le drame le touche d'autant qu'il s'était rendu à la Grande Mosquée de Québec « plus d'une vingtaine de fois » pour prier. Il fréquente le cégep « et ce n'est pas loin, alors chaque vendredi, [il fait] la prière de midi là-bas ».
Il connaissait aussi Azzedine Soufiane, l'épicier marocain tombé sous les balles de Bissonnette, ainsi que Nizar Ghali, grièvement blessé. Ce dernier assurait le transport de plusieurs réfugiés vers des cours de francisation.
M. Chekeiti ne compte pas quitter Québec pour autant. Il a tenté sa chance à Toronto ces derniers mois, mais il est revenu dans la Vieille Capitale par la suite.
Même portrait pour Mahmoud, qui n'a pas voulu donner son nom de famille. Le jeune homme nerveux s'exprime dans un assez bon français. « J'ai vu à la télé, j'habite un autre quartier », a-t-il raconté. « Toutes les semaines, j'allais à cette mosquée le vendredi. »
Il comprend que « ce n'est pas normal au Québec, [que] c'est la première fois au Canada ». Et il souligne qu'avant dimanche dernier, certaines familles voulaient déjà quitter le Québec pour une autre raison : « C'est difficile, le français. »

Des militaires attaqués par un présumé djihadiste au Louvre

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Publié le 03 février 2017 à 06h05 | Mis à jour à 07h50
Des policiers surveillent l'entrée du musée du Louvre... (PHOTO THIBAULT CAMUS, AP)
Des policiers surveillent l'entrée du musée du Louvre après l'attaque contre un militaire, le 3 février, à Paris.
PHOTO THIBAULT CAMUS, AP
GERSENDE RAMBOURGPAULINE TALAGRAND
Agence France-Presse
PARIS
Un homme a agressé vendredi à la machette une patrouille militaire au cri d'« Allah Akbar » à l'entrée du musée du Louvre à Paris avant d'être blessé par un tir de riposte, une attaque à « caractère terroriste », selon les autorités.
La patrouille était composée de quatre militaires qui... (PHOTO ALAIN JOCARD, AFP) - image 1.0
La patrouille était composée de quatre militaires qui circulaient à l'intérieur du Louvre, selon le colonel Benoît Brulon, un porte-parole militaire.
PHOTO ALAIN JOCARD, AFP
Un périmètre de sécurité a été érigé autour... (Photo Christophe Ena, AP) - image 1.1
Un périmètre de sécurité a été érigé autour du musée.
PHOTO CHRISTOPHE ENA, AP
L'attaque s'est produite à 9 h GMT (4 h, HE) à l'entrée de la très touristique galerie du Carrousel du Louvre donnant accès au musée le plus fréquenté du monde. Un militaire a été légèrement touché au cuir chevelu tandis que l'assaillant a été grièvement blessé au ventre, selon le préfet de police de Paris, Michel Cadot.
« On a vu les clients dans la salle qui couraient, on a su tout de suite que c'était quelque chose de sérieux. On a couru, on est sorti dehors. On a pensé à notre vie, on a vu la mort arriver avec tout ce qui se passe en ce moment, on a eu vraiment, vraiment peur », témoigne auprès de l'AFP une employée d'un restaurant dans la galerie du Louvre.
Les deux sacs à dos que l'agresseur portait ne contenaient pas d'explosifs, a ajouté Michel Cadot.
Cette agression au coeur de Paris s'est produite « visiblement dans le cadre d'une tentative d'attaque à caractère terroriste », a affirmé le premier ministre français, Bernard Cazeneuve. « Il faut être prudent », a-t-il toutefois nuancé, citant « un contexte de menace qui demeure extrêmement élevée ».
La France a été frappée en 2015 et 2016 par une série d'attentats djihadistes, parfois de masse, qui ont fait 238 morts et des centaines de blessés. Plusieurs de ces attaques ou tentatives ont visé des militaires ou des policiers.
Conséquence directe, le tourisme a fortement diminué l'an dernier dans le pays et en particulier à Paris. L'agression au Louvre survient le jour même où la ville lance dans la soirée sa campagne pour l'élection de la ville hôte des Jeux 2024, avec la tour Eiffel illuminée en toile de fond.Selon le préfet de police, l'assaillant, « armé d'au moins une machette, et peut-être d'une deuxième arme s'est précipité » sur la patrouille de quatre hommes, a proféré des menaces et crié « Allah Akbar » (Dieu est grand, en arabe). Un des militaires a tiré « cinq balles » et atteint au ventre l'assaillant.
Selon une source militaire, l'un des soldats avait d'abord tenté de maîtriser l'agresseur par des techniques d'autodéfense. En vain. Un autre militaire a ensuite ouvert le feu.
Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête.
Un millier de personnes, dont quelque 250 personnes dans le musée au moment de l'attaque, ont été confinées, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet.
Un périmètre de sécurité a été établi, de nombreux policiers vêtus de gilet pare-balles interdisant les accès à la zone, a constaté une journaliste de l'AFP. Les stations de métro aux abords du musée ont été fermées.
« C'est si triste et choquant [...] on ne peut pas les laisser gagner, c'est terrible », se désole Gillian Simms, une touriste anglaise.
Les candidats à la présidentielle prévue les 23 avril et 7 mai ont réagi à cette attaque avec un hommage unanime aux forces de sécurité et le président socialiste François Hollande a salué « le courage et la détermination » des militaires. Quelque 3500 soldats patrouillent quotidiennement dans la capitale et ses environs.
La France est placée sous le régime exceptionnel de l'état d'urgence depuis les attentats de novembre 2015 (130 morts) à Paris. Le pays vit dans la crainte de nouvelles attaques en dépit d'un dispositif sécuritaire drastiquement renforcé.
Le groupe Etat islamique, qui perd du terrain en Irak et en Syrie où il a proclamé un califat en 2014, menace régulièrement la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale dans ces deux pays.
L'EI a appelé en outre à frapper les « mécréants » partout où cela est possible.
Parmi les dernières attaques recensées en France, un Tunisien avait foncé le 14 juillet dans une foule rassemblée sur la promenade des Anglais à Nice (sud-est), faisant 86 morts. Fin juillet, un prêtre avait ensuite été assassiné dans une petite église du nord-ouest de la France par deux jeunes se revendiquant de l'EI.