jeudi, février 02, 2017

Pas d'accusations contre le député Gerry Sklavounos

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 10 H 43 | Mis à jour à 18 h 50
Le député Gerry Sklavounos
Le député Gerry Sklavounos Photo : Radio-Canada/Radio-Canada

Trump compte sur son secrétaire au Commerce pour l'aider à renégocier l'ALENA

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 20 H 15
Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes en compagnie du futur secrétaire du Commerce, Wilbur Ross.
Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes en compagnie du futur secrétaire du Commerce, Wilbur Ross. Photo : Associated Press/Carolyn Kaster

Funérailles des victimes de l'attentat de Québec : « Je ne vais jamais oublier cet appui de toute ma vie »

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 20 H 02
Des personnes attendent avant d'entrer dans l'aréna Maurice-Richard pour les funérailles des victimes de la tuerie de Québec.
Des personnes attendent avant d'entrer dans l'aréna Maurice-Richard
 pour les funérailles des victimes de la tuerie de Québec.
Photo : Radio-Canada/Laurence Niosi

Certains sont venus prier, d'autres voulaient faire preuve de solidarité avec une communauté musulmane durement éprouvée par la tragédie. Jeudi, des milliers de personnes ont passé les portes de l'aréna Maurice-Richard, à Montréal, pour dire un dernier adieu à trois des six victimes de la tuerie de la grande mosquée de Québec.
Un texte de Laurence Niosi
La file d’attente qui entrait au compte-gouttes dans l’enceinte n’a cessé de s’allonger, même après le début de la cérémonie. De nombreuses personnes ont attendu de longues minutes dans le froid pour rendre hommage à trois pères de famille - Abdelkrim Hassane, Khaled Belkacemi et Aboubaker Thabti - partis trop vite.
Croisés dans les rangs, il y avait des familles, des personnes seules, des jeunes venus entre amis. Tous avaient un message d’espoir et de solidarité, et surtout, ils n'avaient pas de rancune envers cette société québécoise qui les a accueillis.
« Je suis là depuis 30 ans, mais je n’ai jamais vu ça, c’est quelque chose de magnifique, de remarquable. Je ne vais jamais oublier [cet appui] de toute ma vie », a affirmé Mohamed, arrivé seul dès l’ouverture des portes.
Fellah, d’origine algérienne, mais qui se dit fièrement Canadienne, était là pour se recueillir. Elle aurait aimé également assister à une veillée, comme celles qui ont attiré plusieurs milliers de personnes à Québec et à Montréal au lendemain de l’attentat. Mais la jeune mère était « trop fâchée ».
« J’espère que [le tireur] sera jugé comme un terroriste. Ce n’est pas parce qu’il n’est pas musulman qu’il n’est [pas un terroriste] », dit-elle, la voix étranglée.
Beaucoup de non-musulmans ont aussi exprimé leur solidarité, jeudi après-midi. C’est le cas de Michel, Québécois « de souche » qui a « travaillé toute sa vie » avec des demandeurs d’asile, dont certains étaient musulmans.
Linda, de parents juifs et israéliens, était sur place pour « défendre la tolérance et le respect ». « On est tous venus au Canada pour une raison, et nous devons vivre selon ces valeurs », estime-t-elle.
Émotion
À l’intérieur de l’aréna Maurice-Richard, l’émotion était à son comble. Pendant la prière funéraire, des hommes – qui étaient majoritaires dans le parterre de l’enceinte - avaient peine à retenir leurs larmes. La cérémonie était célébrée selon les rites musulmans.

Venu prier, Muhammad, originaire du Pakistan, était ému de voir tous ces gens réunis. « C'est bien qu'on soit tous ensemble, parce qu'on est tous Canadiens », souligne l’homme de 66 ans.
Malgré les tristes événements, la plupart des hommes et des femmes réunis à l’aréna Maurice-Richard croient toujours à un « acte isolé » et se sentent en sécurité chez eux, au Canada.
C'est le cas de Salim, venu avec sa fille de 3 ans. « Le terroriste n’a fait que renforcer notre unité. Finalement, c'est nous les gagnants », conclut-il.


Une mosquée de Montréal vandalisée fait l'objet d'une enquête pour crime haineux

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 17 H 53 | Mis à jour il y a 8 minutes
La mosquée montréalaise Khadijah a été la cible de vandalisme à plusieurs reprises.
PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 17 H 53 | Mis à jour il y a 8 minutes

Les «échanges constructifs» sur l'identité sont nécessaires, selon Blaney

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Publié le 02 février 2017 à 18h22 | Mis à jour à 18h22
Selon le député Steven Blaney, il est «légitime»... (Photo Sean Kilpatrick, archives La Presse canadienne)
Selon le député Steven Blaney, il est «légitime» de débattre des enjeux portant sur les valeurs et l'identité canadiennes dans le cadre d'une course à la direction.
PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
VICKY FRAGASSO-MARQUIS
La Presse Canadienne
OTTAWA
Alors que dans la foulée de l'attentat à Québec, plusieurs voix mettent en garde contre les débats identitaires, Steven Blaney, candidat à la direction du Parti conservateur, maintient que c'est une conversation qu'il faut avoir.
Avec Kellie Leitch, M. Blaney est l'autre candidat dans la course conservatrice à avoir abordé la question des valeurs canadiennes. Cette semaine, Mme Leitch, qui propose de filtrer les immigrants selon leurs valeurs, a été largement critiquée à la lumière des événements tragiques de Québec.
Mais selon le député Steven Blaney, il est «légitime» de débattre des enjeux portant sur les valeurs et l'identité canadiennes dans le cadre d'une course à la direction.
M. Blaney, contrairement à Mme Leitch, ne voudrait pas filtrer les immigrants à leur entrée. Il propose plutôt d'agir sur le processus de citoyenneté et, par exemple, d'inclure des questions identitaires dans le test de citoyenneté.
M. Blaney dit qu'il jugerait «beaucoup plus malsain» de chercher à éviter ces débats.
Le candidat affirme vouloir «accueillir les gens à bras ouverts», tout en s'assurant de réussir leur intégration à la société canadienne.
«On ne peut pas non plus jouer à l'autruche et ne pas reconnaître que notre société vit certains bouleversements», a-t-il souligné.
M. Blaney avait évoqué plus tôt les crimes d'honneurs survenus au Canada dans les dernières décennies.
«Ce sont des enjeux très importants pour la population canadienne et qui doivent être abordés de façon constructive», a-t-il insisté.
M. Blaney s'est bien gardé de critiquer Kellie Leitch, qui semble aller plus loin que lui sur l'axe identitaire.
«Il est important pour les politiciens de traiter des enjeux qui sont importants pour assurer la cohésion de la société canadienne. J'estime que chaque candidat s'efforce de le faire», a-t-il indiqué.
«Je ne suis pas prêt à prêter de mauvaises intentions à Mme Leitch», a-t-il ajouté.
D'autres candidats dans la course à la direction se sont montrés plus critiques à l'égard de Kellie Leitch.
Au premier chef, Michael Chong, qui l'a accusée «d'alimenter la peur et les préjugés» au lendemain de la tuerie à Québec.
Mercredi, le candidat Andrew Scheer a souligné que certains politiciens utilisaient des «enjeux émotifs» pour des calculs politiques.
Maxime Bernier a indiqué jeudi que les différents candidats porteraient la responsabilité de leurs propos, ajoutant qu'il fallait être «respectueux».
«Il y a une diversité au Canada, elle existe. Oui, il y a des valeurs canadiennes, mais il y a des valeurs canadiennes de tolérance aussi et de respect des différentes religions», a-t-il expliqué.