mercredi, février 01, 2017

Attentat de Québec: Bernard Gauthier ne veut rien savoir de payer pour les victimes

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Publication: Mis à jour: 

Il éprouve une «énorme tristesse pour les victimes du drame», mais trouve qu’il y a des «osties de limites» à dépenser des fonds publics pour les dédommager. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Bernard Gauthier ne fait pas dans la nuance avec sa dernière publication Facebook en réaction à l’attentat de Québec.
Celui qui a récemment fait le saut en politique provinciale réagit ainsi à un article du quotidien Le Soleil où François Blais, ministre responsable de la Capitale-Nationale, évoque une aide financière gouvernementale pour venir en aide aux victimes et à leurs familles.
«Ça n’a plus aucun sens», lance Bernard Gauthier, après avoir affirmé que les familles victimes du chantier de La Romaine n’ont pas été dédommagées.
Bernard Gauthier
il y a 7 heures
La ca marche pas calice!!! J'éprouve une énorme tristesse pour les innocentes victimes du drame de QUEBEC!!! Ces gens ne méritait certainement pas ce triste sort!!! Mais la que l'on parle de ce servir des fonds publiques pour un éventuel dédommagement, y'a toujours Ben des osties de limite!!! Est-ce que les familles des victimes du chantier la romaine ont été dédommagés suites au négligence de la société d'état!? NON!!! Je suis plus qu'écoeurer de regardé ce gouvernement d'marde agir d'la sorte!!! Ca n'a plus aucun sens!!!😤🙄😤http://www.lapresse.ca/…/01-5064864-le-gouvernement-songe-a….
Après la mobilisation d'urgence, les autorités publiques se mettent en phase «support».
LAPRESSE.CA
Au moment d’écrire ces lignes, la sortie de M. Gauthier avait entraîné plus de 200 commentaires. Une bonne partie de ceux-ci abondent dans le même sens que le politicien et n’hésitent pas à blâmer le gouvernement, tandis que d’autres soulignent que les victimes de La Romaine ont aussi pu être dédommagées, ou que les personnes tombées sous les balles dimanches sont québécoises au même titre que les travailleurs.
Deux drames comparables?
La veille, une autre réaction de M. Gauthier avait mis le feu aux poudres. Ce dernier avait alors rappelé le drame survenu en janvier 2016 au Burkina Faso, alors qu’une famille de Lac-Beauport avait été décimée dans des attentats survenus à Ouagadougou. Plus précisément, il se questionnait à savoir si une vigile avait été organisée pour eux.
Une question qui a soulevé beaucoup de critiques, plusieurs soulignant qu’il s’agissait d’une récupération d’un drame à des fins politiques, en plus de souligner qu’un hommage avait effectivement été rendu aux victimes à Québec et que trois jours de deuil national avaient alors été décrétés au Burkina Faso.
La question est toujours visible sur la page de Bernard Gauthier :
Bernard Gauthier
mardi
La paniquez pas, mais j'aimerais savoir si une vigile a été organisé pour ces quebecois qui ne dérangeait personne eux non plus!
Une famille originaire de Lac-Beauport, dans la région de Québec, a été décimée dans les attentats de Ouagadougou, au Burkina Faso.
ICI.RADIO-CANADA.CA

Deux athlètes belges interdits d'entrée aux États-Unis

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Publié le 01 février 2017 à 14h00 | Mis à jour à 14h00
Mourad Laachraoui (photo) est le frère de Najim Laachraoui,... (PHOTO AFP)
Mourad Laachraoui (photo) est le frère de Najim Laachraoui, l'un des deux kamikazes qui s'est fait exploser dans le hall de l'aéroport de Bruxelles le 22 mars 2016.
PHOTO AFP
Agence France-Presse
Bruxelles
Deux athlètes belges de taekwondo, dont le frère d'un des auteurs des attentats de Bruxelles du 22 mars dernier, se sont vu refuser fin janvier l'embarquement sur un vol vers les États-Unis, deux jours avant la signature du décret controversé sur l'immigration par Donald Trump.
Ces athlètes, Si Mohamed Ketbi et Mourad Laachraoui, accompagnés de leur coach Abdelkhalak Mkadmi, devaient participer à l'US Open, première compétition internationale majeure de la saison en taekwondo.
Mercredi 25 janvier, ils se sont présentés très tôt à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem munis de leur «ESTA», l'autorisation d'entrée sur le territoire américain requise pour les ressortissants de certains pays dont la Belgique, a expliqué mercredi dans un communiqué l'Association francophone belge de taekwondo (AFBT).
Les trois hommes enregistrent alors leurs bagages puis passent le contrôle des passeports sans encombre, afin de prendre le vol de 07h25 pour Las Vegas.
Mais, «au moment de l'embarquement, l'hôtesse leur a signalé qu'il était désormais impossible pour eux de monter à bord (...) sans un visa réglementaire, bien que ce document ne soit pas nécessaire pour les citoyens belges voyageant vers les USA», selon la fédération.
Les autorités américaines avaient informé les sportifs belges, mais trop tard pour qu'ils rebroussent chemin.
«À 04h56, le secrétariat de la fédération a reçu un mail ayant pour objet une mise à jour des ESTA des personnes susmentionnées. Cette mise à jour stipulait que leurs demandes d'autorisation de voyage vers les USA (ESTA) étaient à présent refusées, sans motifs particuliers», a expliqué l'AFBT.
Sollicitée par l'AFP pour connaître les raisons de ce refus, l'ambassade des États-Unis en Belgique n'a pas souhaité faire de commentaires. 
«Consterné» 
Légalement, ce refus ne saurait être la conséquence du décret migratoire qui a provoqué une levée de boucliers à travers le monde, puisque le nouveau président américain ne l'a signé que deux jours plus tard.
En outre, l'un des taekwondoïstes, Mourad Laachraoui, - le frère de Najim Laachraoui, l'un des deux kamikazes qui s'est fait exploser dans le hall de l'aéroport de Bruxelles le 22 mars 2016 - n'a que la nationalité belge, selon un membre de l'administration de Schaerbeek, la commune bruxelloise où il est né, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.
D'origine marocaine, il n'a donc pas de lien avec le décret qui interdit l'entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen).
La fédération belge de taekwondo n'était pas joignable pour préciser si ses deux compagnons de voyage disposent d'une double nationalité.
«Cette affaire est assez dommageable. Les principes olympiques en prennent un coup. C'est regrettable, notamment dans le cadre de la candidature de Los Angeles pour les JO 2024», a réagi le porte-parole du Comité olympique belge (COIB), Luc Rampaer, interrogé par l'AFP.
Le ministre chargé des Sports dans la partie francophone de la Belgique, Rachid Madrane, s'est pour sa part dit «consterné» par cette interdiction de voyage.
Deux jours après les attaques de Bruxelles, qui ont fait 32 morts au total, Mourad Laachraoui, qui a ensuite défendu les couleurs belges aux JO de Rio, avait fermement condamné les agissements de son frère aîné, que les enquêteurs soupçonnent également d'être l'artificier des attentats du 13 novembre 2015 à Paris.
«On ne choisit pas sa famille», avait-il déclaré à la presse, demandant alors de ne faire «aucun amalgame».

Israël évacue une colonie emblématique, annonce de nouveaux logements

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Publié le 01 février 2017 à 08h20 | Mis à jour à 14h52
Vingt policiers ont été blessés légèrement, des centaines... (PHOTO AFP)
Vingt policiers ont été blessés légèrement, des centaines de jeunes manifestants évacués et 13 personnes arrêtées, a dit la police.
PHOTO AFP
JOSEPH DYKELAURENT LOZANO
Agence France-Presse
Amona et Jérusalem
Les policiers israéliens se sont empoignés mercredi avec des centaines de jeunes colons résistant à l'évacuation de la colonie d'Amona et indifférents à l'annonce d'une nouvelle phase de colonisation en territoire palestinien occupé, la quatrième du genre depuis l'investiture de Donald Trump.
Les policiers, mobilisés par centaines pour appliquer une décision de la justice israélienne et faire partir les quelque 200 à 300 habitants de cette colonie de Cisjordanie occupée, ont fait face à la résistance de centaines de jeunes hommes. Beaucoup d'adolescents étaient venus des colonies voisines avec de fortes convictions religieuses et la certitude que ces terres sont israéliennes.
Les jeunes ont brûlé ce qui leur tombait sous la main, dressé des barricades de fortune et fait barrage de leurs corps pour empêcher la progression des policiers. Plusieurs ont lutté corps à corps avec les hommes en uniforme.
Ces derniers, faisant preuve d'une retenue pas toujours coutumière selon les connaisseurs, ont fini par plaquer au sol et interpeller plusieurs contestataires, parfois transportés par les bras et les jambes.
«Comment tu te sentiras demain après avoir chassé un juif de sa maison», demandait à un policier un jeune dans un groupe défiant les forces de l'ordre.
«Aujourd'hui, c'est mon tour. Demain, ce sera le tien», scandaient ses camarades, faisant référence au fait que certains policiers habitaient probablement eux-mêmes dans des colonies, ces implantations israéliennes en territoire occupé, illégales au regard du droit international.
Israël pour sa part fait une distinction entre les colonies qu'il a validées et les autres, dites sauvages. Parmi les colonies «sauvages», Amona occupe une place à part dans la conscience israélienne.
Enjeu d'une bataille de plusieurs années, Amona est vouée à la démolition sur décision de la Cour suprême israélienne, qui l'a jugée illégale parce que construite sur des terres privées palestiniennes.
Les habitants, qui vivaient là depuis des années, ont toujours refusé de partir de leur plein gré. Selon eux, toute la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, appartient à la terre biblique d'Israël. Ils se sentent trahis par leur gouvernement.
En fin d'après-midi, la police avait péniblement réussi à évacuer une vingtaine de foyers. Les habitants attendaient l'arrivée des bulldozers jeudi.
L'appel d'air Trump
Vingt policiers ont été blessés légèrement, des centaines de jeunes manifestants évacués et 13 personnes arrêtées, a dit la police.
Malgré le psychodrame, le gouvernement de droite, qui fait la part belle aux défenseurs des colons, est parvenu à éviter un déchaînement de violence potentiellement dévastateur d'un point de vue politique. Il avait signifié que la justice ne lui laissait pas d'autre choix que d'évacuer la colonie. Mais il a dans le même temps promis de poursuivre l'entreprise de colonisation.
«Oui, Amona va être détruite mais nous allons construire 3000 logements», disait à Amona le député Moti Yogev, membre du Foyer juif, partenaire de la coalition gouvernementale de Benyamin Nétanyahou, l'une des plus à droite de l'histoire.
Dans la nuit, le gouvernement a annoncé la construction de 3000 logements supplémentaires en Cisjordanie, apparente contrepartie à l'évacuation d'Amona, mais aussi nouvelle manifestation de la dynamique impulsée après le 20 janvier.
Le Premier ministre a également annoncé mercredi soir dans un communiqué la construction prochaine d'une nouvelle colonie pour accueillir les familles évacuées d'Amona. Une équipe de travail comprenant des représentants des colons a reçu comme consigne de se mettre au travail «immédiatement» pour choisir le site.
Le gouvernement s'est engouffré dans l'espace ouvert par l'avènement de M. Trump, jetant aux orties la relative retenue observée dans les activités de colonisation au cours des dernières semaines de la présidence de Barack Obama.
Depuis la prestation de serment du nouveau président américain, Israël a annoncé la construction de plus de 6000 logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, occupée et annexée.
La communauté internationale et les Palestiniens s'alarment de cette rafale d'annonces.
Nabil Abou Roudeina, porte-parole de la présidence palestinienne, a dénoncé une «campagne féroce de colonisation». Il en a appelé à la nouvelle administration américaine pour qu'elle freine cette politique visant à «détruire le processus de paix».
Tandis que l'administration Obama avait critiqué et tenté de freiner jusqu'au bout la colonisation, l'administration Trump s'est signalée par son silence.
Le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, s'est dit «inquiet» des récentes décisions israéliennes, susceptibles selon lui de faire obstacle à la création d'un État palestinien indépendant qui coexisterait avec Israël.
Environ 400 000 colons israéliens mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens en Cisjordanie.

L'ex-PDG d'ExxonMobil devient secrétaire d'État

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Publié le 01 février 2017 à 13h30 | Mis à jour à 16h00
Rex Tillerson entre au département d'État dans une... (PHOTO REUTERS)
Rex Tillerson entre au département d'État dans une ambiance explosive.
PHOTO REUTERS
MARC ANTOINE BAUDOUX
Agence France-Presse
Washington
Donald Trump a réussi à faire approuver par le Sénat son chef de la diplomatie Rex Tillerson, mais les élus démocrates veulent ralentir les autres nominations des principaux membres de l'administration américaine et de son candidat à la Cour suprême.
Après une bataille acharnée, le Sénat a confirmé l'ancien PDG d'ExxonMobil au poste de secrétaire d'État, par 56 voix en sa faveur contre 43. L'industriel texan de 64 ans devient ainsi le visage de la diplomatie américaine, succédant à John Kerry qui a quitté son poste le 19 janvier.
Mais les choses sont plus compliquées pour les autres candidats choisis par Donald Trump.
En effet, après avoir vu la plupart de leurs efforts bloqués pendant une bonne partie de la présidence Barack Obama par un Congrès à majorité républicaine, encaissé une défaite à la présidentielle et assisté impuissants depuis l'arrivé de Donald Trump à la Maison-Blanche à la démolition du legs de son prédécesseur, les démocrates tiennent l'occasion de prendre leur revanche.
Le leader de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer a d'ores et déjà prévenu qu'il insistera pour que le nouveau juge à la Cour suprême retenu par Donald Trump, Neil Gorsuch, soit confirmé avec une supermajorité de 60 votes de sénateurs sur 100.
Il n'y a que 52 sénateurs républicains et ce scénario les obligerait à convaincre au moins huit de leurs adversaires démocrates.
En cas de blocage, les républicains pourraient aussi changer les règles pour pousser leur candidat à travers une majorité simple, «l'option nucléaire» comme est surnommée cette éventualité.
«Si nous sommes bloqués ainsi je dirais: «Si tu peux Mitch, prend l'option nucléaire». Parce que ce serait une honte absolue qu'un homme de sa qualité soit négligé», a déclaré le président américain mercredi matin, faisant référence à Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat.
«Nous voulons qu'il (M. Gorsuch) passe par un processus de nomination élégant, pas par un processus dégradant parce qu'ils sont vraiment dégradants de l'autre côté, et ils veulent vous faire passer pour aussi mauvais que possible, et la presse peut être très dégradante aussi», a ajouté le milliardaire lors d'une réunion avec Neil Gorsuch.
Politique d'obstruction 
Les élus démocrates veulent entrer en résistance et l'ont fait savoir dès l'annonce de la nomination du neuvième sage de la haute cour. Il faut dire qu'après le décès soudain du juge Antonin Scalia en février dernier, les sénateurs républicains avaient refusé d'auditionner le candidat choisi par Barack Obama pour le remplacer, Merrick Garland.
Cette politique d'obstruction, critiquée car sabotant le jeu normal des institutions, semble avoir fini par payer pour les républicains, même si le processus de confirmation du juge Gorsuch pourrait, en tout état de cause, durer plusieurs mois.
Donald Trump fustige depuis plusieurs jours le blocage systématique de ses adversaires politiques, qui ont boycotté plusieurs auditions de commissions sénatoriales pour entendre les candidats controversés pour les postes de ministres du Trésor (Steven Mnuchin) et de la Santé (Tom Price).
La réponse des républicains a été cinglante: ils ont contourné mercredi la règle du quorum pour faire approuver ces deux ministres, une décision sans précédent.
MM. Mnuchin et Price doivent toutefois encore être approuvés par le Sénat dans son ensemble, à la majorité simple. 
Le Vatican «préoccupé» 
Les choses sont encore plus mal engagées pour la candidate au poste de ministre de l'Éducation, Betsy DeVos: elle a été si peu convaincante lors de ses auditions que deux sénatrices républicaines ont annoncé qu'elles ne voteraient pas pour elle, ouvrant la voie à une éventuelle égalité à 50 voix favorables et 50 voix contre.
Le vice-président Mike Pence serait alors appelé à faire basculer le vote dans un sens ou dans l'autre, à moins que davantage de républicains ne fassent défection, ce qui mettrait Mme DeVos dans une position très précaire.
«C'est une éducatrice incroyablement qualifiée, une avocate pour les étudiants, les enseignants, les parents. Je pense que les jeux qui sont joués avec Betsy DeVos sont tristes», a regretté mercredi le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, lors de son point presse quotidien.
Ces luttes de pouvoir sur la colline du Capitole ont en tout cas détourné l'attention du décret anti-immigration signé par Donald Trump vendredi, qui suspend l'entrée aux États-Unis des ressortissants de sept pays à majorité musulmane et de tous les réfugiés.
De très nombreux pays ont condamné cette mesure.
Mercredi, le Vatican a fait part de sa «préoccupation» sur le sujet et la première ministre britannique Theresa May, pourtant une alliée enthousiaste de M. Trump, a été obligée de reconnaître que le décret est «une erreur et sème la discorde».

La Maison-Blanche dénonce «le comportement déstabilisateur» de l'Iran

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Publié le 01 février 2017 à 14h37 | Mis à jour à 14h37
Michael Flynn n'a pas précisé les éventuelles implications... (PHOTO AP)
Michael Flynn n'a pas précisé les éventuelles implications pratiques de cette mise en garde «officielle».
PHOTO AP
Agence France-Presse
Washington
La Maison-Blanche a dénoncé mercredi «le comportement déstabilisateur» de l'Iran, stigmatisant en particulier le tir de missile balistique «provocateur» mené par Téhéran.
«À partir d'aujourd'hui, nous mettons officiellement l'Iran en garde», a déclaré Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et ancien chef du renseignement militaire américain.
M. Flynn, qui a lu un communiqué lors du point de presse quotidien de la Maison-Blanche, n'a pas précisé les éventuelles implications pratiques de cette mise en garde «officielle».
Jugeant que le récent test de missile constituait une violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU, il a affirmé que l'administration Obama «n'avait pas répondu de façon adéquate aux actes néfastes» de Téhéran.
«L'administration Trump condamne de tels actes qui affaiblissent la sécurité, la prospérité et la stabilité au Moyen-Orient et au-delà, et mettent des vies américaines en danger», a-t-il ajouté.
Le ministre a fait ces déclarations quelques heures après la tenue d'une réunion urgente à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU demandée par les États-Unis, qui affirment que ce tir s'est déroulé dimanche.
Mardi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait appelé les États-Unis à ne pas chercher de «prétexte» pour créer de «nouvelles tensions» entre les deux pays, après le décret du président Donald Trump interdisant aux citoyens iraniens et ceux de six autres pays musulmans de se rendre aux États-Unis pendant une durée de trois mois.
L'Union européenne a exhorté Téhéran «à s'abstenir de toute action susceptible d'accroître la méfiance, comme des essais de missiles balistiques».

Le département d'État a reçu la protestation de ses diplomates «dissidents»

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Publié le 31 janvier 2017 à 15h07 | Mis à jour le 31 janvier 2017 à 15h07
Des manifestants ont dénoncé le décret sur l'immigration... (PHOTO REUTERS)
Des manifestants ont dénoncé le décret sur l'immigration de Trump à Portland, en Oregon, dimanche.
PHOTO REUTERS
Agence France-Presse
Washington
Le ministère américain des Affaires étrangères a officiellement entre les mains un mémorandum de nombre de ses diplomates «dissidents» qui dénoncent le décret anti-immigration du président Donald Trump, a indiqué mardi un responsable américain.
«Nous avons reçu le mémo dissident», a annoncé à quelques journalistes ce cadre du département d'État à propos de ce texte signé par des centaines de diplomates et fonctionnaires du ministère contre l'ordonnance que M. Trump a paraphée vendredi pour suspendre l'entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays musulmans et de réfugiés du monde entier.
Bien que le département d'État soit en théorie passé sous le pavillon de l'administration Trump, beaucoup de ses diplomates ont transmis «un message par le canal dissident à propos du décret intitulé «Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis»», avait confié lundi Mark Toner, porte-parole intérimaire de la diplomatie américaine.
Le «canal dissident» est un moyen de communication interne au ministère des Affaires étrangères créé en 1971 durant la Guerre du Vietnam et qui permet aux agents de pouvoir «exprimer leurs opinions avec franchise et de manière confidentielle auprès de leur hiérarchie».
Dans ce mémorandum, dont une copie à été publiée lundi par le blog spécialisé Lawfare, les diplomates contestataires dénoncent «une politique qui ferme la porte à plus de 200 millions de voyageurs légitimes dans l'espoir d'empêcher une petite fraction d'utiliser le système des visas pour entrer aux États-Unis et s'en prendre aux Américains».
Cela «ne répondra pas à l'objectif d'un pays plus sûr», protestent les «dissidents», quelques jours seulement après que leur président a pris son décret, provoquant un tollé aux États-Unis et à l'étranger. Mais la colère de ces diplomates n'a pas plu à la Maison-Blanche qui leur a lancé un ultimatum: «Soit ils acceptent le programme, soit ils s'en vont», avait tonné lundi son porte-parole Sean Spicer.
Le «canal dissident» avait été rouvert pour la dernière fois en juin 2016 lorsqu'une cinquantaine de diplomates avaient réclamé que les États-Unis frappent militairement le régime syrien, une critique sévère contre leur président et leur secrétaire d'État de l'époque, Barack Obama et John Kerry, lesquels refusaient toute intervention armée d'envergure en Syrie.
Mais une contestation officielle émanant du département d'État dix jours après l'investiture d'un nouveau président et avant même que son secrétaire d'État soit en fonction est du jamais vu.

Thomas Mulcair accuse Kellie Leitch de «racisme intolérable»

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Publié le 01 février 2017 à 14h30 | Mis à jour à 15h05
Le chef du NPD, Thomas Mulcair.... (Photo Adrian Wyld, PC)
Le chef du NPD, Thomas Mulcair.
PHOTO ADRIAN WYLD, PC
VICKY FRAGASSO-MARQUIS
La Presse Canadienne
Ottawa
Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair estime que la candidate conservatrice Kellie Leitch fait preuve d'un «racisme intolérable» en proposant de faire passer un test de valeurs aux immigrants - un engagement qu'elle a réitéré mardi, malgré les sévères reproches d'un député de son propre parti.
En entrevue avec le réseau anglais de Radio-Canada, mardi, Mme Leitch a rejeté les critiques d'un de ses adversaires dans la course à la direction du Parti conservateur, Michael Chong, qui a dit lundi que l'attaque à Québec «n'était pas un accident», accusant certains politiciens «d'alimenter la peur et les préjugés». M. Chong a précisé plus tard qu'il parlait bien de Mme Leitch et de Donald Trump.
Pendant cet entretien, Mme Leitch s'est dite «choquée» par les propos de M. Chong et a affirmé qu'elle avait l'intention d'aller de l'avant avec sa proposition du test de valeurs.
«Je parle d'une politique fondée sur le bon sens qui permettrait des entrevues avec des individus, tous les individus, peu importe leur endroit d'origine», a-t-elle expliqué.
Interrogé sur la question mercredi matin, Thomas Mulcair a aussi déploré que Mme Leitch ait acheté une publicité dans les journaux cette semaine pour faire la promotion de son test de valeurs.
«Moi, je trouve ça extrêmement grave qu'une élue à la Chambre des communes puisse tenir de tels propos», a-t-il expliqué.
Les députés conservateurs semblaient réticents à critiquer ouvertement l'idée de Mme Leitch.
Un autre candidat à la direction du parti, Andrew Scheer, qui annonçait mardi que l'ex-député britanno-colombien Chuck Strahl se ralliait à lui dans la course, n'a pas voulu dénoncer clairement sa collègue.
Il a toutefois affirmé que certains candidats choisissaient sciemment d'utiliser des enjeux «émotifs» pour aider leur campagne.
Selon lui, certains candidats - il n'a jamais nommé Mme Leitch - font des «calculs» pour la course en parlant de ces questions sensibles.
«C'est très important d'avoir une image inclusive, positive, qui accepte les immigrants de partout dans le monde», a indiqué M. Scheer, qui a refusé de dire si l'un de ses collègues était allé trop loin dans le débat.
Le député Gérard Deltell estime que le test des valeurs n'est pas une mesure «nécessaire», mais il a rappelé que le présumé meurtrier de la mosquée ne semblait avoir aucune affiliation politique, citant un article publié dans La Presse.
«Chacun agira à sa façon. Si les candidats au leadership ont des choses à dire, qu'ils le disent», a-t-il expliqué.
Le député Pierre Poilievre dit ne pas avoir remarqué de dérapage depuis le début de la course.
«Le Parti conservateur a un bilan exceptionnel sur la question de l'immigration. Nous avons permis à environ 3 millions d'immigrants d'entrer au pays pendant notre période au pouvoir», a affirmé M. Poilievre, qui n'a pas voulu se prononcer sur le test de valeurs.

Justin Trudeau ne réformera pas le mode de scrutin

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Publié le 01 février 2017 à 12h53 | Mis à jour à 15h31
Justin Trudeau avait promis en campagne électorale, mais... (Sean Kilpatrick, archives PC)
Justin Trudeau avait promis en campagne électorale, mais aussi dans le discours du Trône, en 2015, que le mode de scrutin actuel serait modifié à temps pour les prochaines élections générales d'octobre 2019.
SEAN KILPATRICK, ARCHIVES PC
JOANNA SMITH
La Presse Canadienne
Ottawa
Estimant qu'il n'y avait pas consensus au sein de la population canadienne sur une réforme du mode de scrutin, Justin Trudeau a retiré à la nouvelle ministre des Institutions démocratiques le mandat de modifier le système actuel comme il s'y était engagé en campagne électorale puis dans le discours du Trône. La nouvelle a fait bondir l'opposition, mercredi, à Ottawa.
Dans sa lettre à Karina Gould, assermentée le 10 janvier, le premier ministre précise que «la modification du système électoral ne fera pas partie de (son) mandat» de ministre des Institutions démocratiques.
Justin Trudeau avait promis en campagne électorale, mais aussi dans le discours du Trône, en 2015, que le mode de scrutin actuel serait modifié à temps pour les prochaines élections générales, prévues en octobre 2019. Les libéraux ont cependant précisé plus tard qu'ils n'iraient pas de l'avant en l'absence d'un vaste consensus au sein de la population canadienne - sans préciser l'ampleur souhaitée de ce consensus.
Depuis, un comité spécial multipartite de la Chambre des communes a recommandé au gouvernement, en décembre dernier, d'opter pour un mode de représentation proportionnelle et de tenir un référendum national sur cette option. La ministre des Institutions démocratiques de l'époque, Maryam Monsef, s'était aussitôt moquée, en Chambre, du travail de ces députés de tous les partis. La ministre soutenait qu'elle n'avait pu, elle, dégager de consensus réel à la suite de consultations menées d'un bout à l'autre du pays. Le gouvernement Trudeau avait alors lancé en ligne son propre sondage sur la question, «MaDémocratie.ca».
Or, le premier ministre écrit dans sa lettre de mandat à la nouvelle ministre Gould que les travaux du comité et les diverses consultations n'ont pas permis de dégager un consensus sur un mode de scrutin en particulier, et qu'il «ne serait pas dans l'intérêt du Canada» de tenir un référendum sans «préférence ou question claire».
M. Trudeau demande plutôt à la ministre Gould de concentrer ses efforts à la lutte au piratage informatique du processus électoral, à la transparence du financement des partis politiques et à la réforme du Sénat, notamment.
Dans le discours du Trône de décembre 2015, les libéraux annonçaient que «pour veiller à ce que chaque vote compte, le gouvernement mènerait des consultations sur la réforme électorale, puis ferait en sorte que l'élection de 2015 aura été la dernière à être menée selon le système électoral majoritaire à un tour».
Dans leur ajout au rapport du comité spécial, les membres libéraux recommandaient déjà de reporter la décision au-delà du scrutin de 2019, afin d'entendre davantage les Canadiens sur cette question.
Le NPD furieux
Le porte-parole néo-démocrate en matière de réforme démocratique, Nathan Cullen, a qualifié le premier ministre Trudeau de «menteur», mercredi, lors d'un point de presse dans le foyer de la Chambre des communes. «Nous assistons à l'une des plus cyniques démonstrations de politique partisane déployée jusqu'ici par ce gouvernement», a-t-il soutenu. Selon M. Cullen, les libéraux «tentent de trouver n'importe quelle excuse, aussi faible soit-elle, pour justifier ce mensonge face aux Canadiens».
Le premier ministre Trudeau, a-t-il dit, «avait promis de se comporter avec honneur et intégrité». Or, cette volte-face «remet en question toutes les promesses, tous les engagements que M. Trudeau a pris ou prendra encore», estime M. Cullen, qui était l'un des deux vice-présidents du comité multipartite spécial sur la réforme électorale. Le Nouveau Parti démocratique réclame depuis des années un système de représentation proportionnelle.
Son collègue Alexandre Boulerice, qui a également participé aux travaux du comité spécial, était tout aussi remonté, mercredi. «M. Trudeau est aujourd'hui le fossoyeur des espoirs d'un renouveau démocratique. M. Trudeau, aujourd'hui, nous démontre qu'il a trompé sciemment les citoyens et les citoyennes québécoises et canadiennes, en faisant une promesse qu'il n'avait probablement aucune volonté réelle d'accomplir», a soutenu le député montréalais.
«M. Trudeau, aujourd'hui, vient de cracher au visage des centaines de milliers de personnes qui, de bonne foi, ont participé à ce processus dans l'espoir d'améliorer notre vie démocratique et notre mode de scrutin.»
Le leader parlementaire du Bloc québécois, Luc Thériault, qui faisait lui aussi partie du comité spécial, a déploré la volte-face du gouvernement. «On est en train de faire la preuve qu'il ne faut pas laisser une telle réforme entre les mains des politiciens», a-t-il soutenu mercredi. Le Bloc était partisan de la proportionnelle mixte compensatoire et d'un référendum.
Nouveaux mandats
La lettre de mandat du premier ministre comporte aussi quelques nouveautés par rapport à la précédente. M. Trudeau demande ainsi à la ministre Gould de collaborer avec ses collègues de la Défense et de la Sécurité publique afin d'élaborer une stratégie pour «défendre le processus électoral contre les cybermenaces» - on songe tout de suite aux controverses soulevées aux États-Unis pendant la campagne présidentielle de l'an dernier.
«Ceci devrait inclure de demander au Centre de la sécurité des télécommunications (CST) de réaliser une analyse du risque que posent les pirates informatiques pour les activités politiques et électorales du Canada, et de la rendre publique», écrit le premier ministre. M. Trudeau souhaite aussi que les trois ministres demandent au CST «de fournir aux partis politiques du Canada et à Élections Canada des conseils sur les meilleures pratiques en matière de cybersécurité».
Alors que les libéraux doivent répondre depuis quelques mois à de nombreuses critiques sur leurs activités de financement, la ministre Gould est par ailleurs invitée à «accroître considérablement la transparence pour le grand public et les médias à l'égard du système de financement politique».
«Les activités de financement devraient se dérouler dans des endroits ouverts au public, être annoncées préalablement et faire l'objet de rapports en temps utile une fois l'activité terminée», écrit M. Trudeau. «D'autres mesures pourraient être prises après discussion avec les autres partis politiques.»

Afghanistan: un homme tranche les oreilles de son épouse

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Publié le 01 février 2017 à 14h05 | Mis à jour à 14h05
Plus de quinze ans après la fin du... (ARCHIVES REUTERS)
Plus de quinze ans après la fin du régime des talibans, l'Afghanistan reste le théâtre de violences et d'abus réguliers contre les femmes, le plus souvent perpétrés par les époux ou la belle-famille.
ARCHIVES REUTERS
Agence France-Presse
Mazar-è-Charif
Un Afghan a tranché les deux oreilles de sa jeune épouse dans un district du nord de l'Afghanistan, a rapporté mercredi à l'AFP le directeur de l'hôpital qui soigne la jeune femme.
La victime âgée de 23 ans, Zarina, a été attaquée dans la soirée de mardi dans la province de Balkh par son époux qui lui a tranché les deux oreilles avec un couteau affûté, selon Noor Mohammad Faiz, le directeur de l'hôpital de Mazar-è-Charif, la grande capitale du nord. La raison de l'agression n'est pas connue.
Selon lui, Zarina, mariée à l'âge de 13 ans à un homme connu pour sa consommation de drogue, est arrivée «dans un état critique, après avoir perdu beaucoup de sang: ses deux oreilles ont été tranchées, nous allons essayer de la soigner ici sinon nous l'enverrons à l'étranger» a-t-il précisé.
«L'homme a pris la fuite et nous avons ouvert une enquête pour l'arrêter» a assuré le porte-parole du gouverneur de Balkh, SherJan Durrani.
Depuis son lit d'hôpital, la jeune femme a confié à l'AFP: «Je ne veux plus vivre avec lui, je veux divorcer et qu'il aille en prison».
Plus de quinze ans après la fin du régime des talibans, l'Afghanistan reste le théâtre de violences et d'abus réguliers contre les femmes, le plus souvent perpétrés par les époux ou la belle-famille.
En janvier 2016, un mari avait coupé le nez de son épouse à l'issue d'une dispute dans la province reculée de Faryab, également dans le nord. Faute de pouvoir être soignée dans le pays, Reza Gul avait été envoyée en Turquie.
L'homme s'était réfugié dans une zone sous contrôle des talibans pour échapper aux poursuites.
L'été dernier, dans la province de Ghor (centre), un homme avait mis le feu à sa jeune épouse enceinte, âgée de 16 ans. La victime qui avait été mariée à 14 ans était décédée des suites de ses brûlures à l'hôpital de Kaboul quelques jours plus tard.
Son père, qui l'avait échangée contre une épouse pour lui-même, avait accusé la belle-famille de tortures et là encore, le mari avait pris la fuite.

Peur à Hong Kong après «l'enlèvement» d'un milliardaire canadien d'origine chinoise

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Publié le 01 février 2017 à 07h29 | Mis à jour à 07h29
L'édifice de Tomorrow Group à Pékin.... (Photo Fred Dufour, Agence France-Presse)
L'édifice de Tomorrow Group à Pékin.
PHOTO FRED DUFOUR, AGENCE FRANCE-PRESSE
AARON TAM
Agence France-Presse
Hong Kong
Le mystère s'épaississait mercredi autour de l'enlèvement supposé à Hong Kong d'un milliardaire chinois au moment où une publicité publiée en son nom jurait de sa fidélité à la Chine, une nouvelle affaire qui alimente les craintes d'ingérence de Pékin dans l'ex-colonie britannique.
Xiao Jianhua... (Photo archives Associated Press/Next Magazine) - image 1.0
Xiao Jianhua
PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS/NEXT MAGAZINE
Des médias en langue chinoise établis à l'étranger ont rapporté que Xiao Jianhua avait été enlevé la semaine dernière dans un luxueux hôtel de Hong Kong par des agents de sécurité chinois. Depuis, l'endroit où se trouve l'un des hommes les plus riches de Chine reste flou.
Ces médias chinois laissaient entendre que sa disparition avait un rapport avec la campagne anticorruption en vigueur sur le continent, qui selon certains critiques, sert à cibler les opposants politiques au président chinois Xi Jinping.
Dans une publicité publiée mercredi en une du journal hongkongais Ming Pao, attribuée au milliardaire, il dit «avoir toujours aimé le parti (communiste au pouvoir) et le pays», ajoutant qu'il rencontrerait bientôt les médias.
«Je pense personnellement que le gouvernement chinois est civilisé et bénéficie de l'État de droit», dit le texte. «Je n'ai pas été enlevé».
Le financier ajoute qu'il a aussi la nationalité canadienne et qu'il est soigné à l'étranger pour une maladie.
Dans un texte publié lundi sur le compte de messagerie WeChat de son entreprise, il avait déjà démenti son enlèvement.
«Détails embarrassants»
Le journal hongkongais South China Morning Post, citant une source proche de M. Xiao, explique qu'il se trouve en Chine, qu'il ne reçoit aucun traitement médical et n'est en contact qu'avec les membres de sa famille.
M. Xiao est le fondateur du Tomorrow Group qui a notamment des intérêts dans l'immobilier et la finance. En 2014, il avait déjà démenti des accusations selon lesquelles il avait fui à Hong Kong pour échapper à la campagne anticorruption lancée par le président chinois.
Selon des informations de la presse occidentale, il aurait joué un rôle de courtier au profit de dirigeants chinois, y compris la famille du président Xi.
Mais le site Bowen Press en langue chinoise rapporte au contraire que le financier aurait pu être en lien avec une «coalition anti-Xi».
Pour l'analyste hongkongais Willy Lam, il a pu être visé car il connaît trop de «détails potentiellement embarrassants» sur les agissements financiers de divers clans politiques chinois.
Hong Kong, revenue en 1997 dans le giron de Pékin, est une région semi-autonome qui jouit en théorie jusqu'en 2047 de libertés inconnues sur le continent en vertu du principe «un pays, deux systèmes».
Les agents du continent n'ont pas le droit d'intervenir à Hong Kong. Mais l'affaire de la «disparition» en 2015 de cinq libraires connus pour publier des livres salaces sur la classe politique chinoise a fait craindre que Pékin n'ait franchi cette ligne jaune.
«Soupçon crédible»
Lee Bo, l'un de ces hommes - tous réapparus ensuite sur le continent - s'était volatilisé alors qu'il se trouvait dans la mégalopole. Cette affaire avait suscité des vagues de protestation à l'international tandis que dans l'ex-colonie, des voix s'élevaient pour dénoncer des atteintes à l'autonomie et à l'État de droit.
M. Lee maintient qu'il a traversé la frontière de son plein gré.
«Après le fiasco Lee Bo, les gens s'inquiètent vraiment de savoir si les habitants de Hong Kong et les résidents légaux de Hong Kong sont protégés», a déclaré à l'AFP James To du Parti démocratique. Il existe «un soupçon crédible» que le principe «un pays, deux systèmes» ait été violé.
D'après le Financial Times, le milliardaire a été extrait de l'hôtel Four Seasons par des agents chinois de la sécurité publique.
La presse locale explique que M. Xiao séjournait à long terme dans cet hôtel multiétoilé qui offre des vues imprenables de la baie de Hong Kong, sous la protection de ses gardes du corps féminins.
L'hôtel a évoqué mercredi, sans autre précision, une «enquête en cours».
Sollicitée, la police de Hong Kong a expliqué avoir reçu une demande d'assistance concernant «un citoyen du continent» samedi, demande retirée ensuite par un membre de la famille.
Le consulat du Canada a dit être au courant des informations de la presse, ajoutant être «en contact» avec les autorités.

Trump: le pari risqué de Londres pour bâtir son Brexit

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Publié le 01 février 2017 à 09h21 | Mis à jour à 09h21
Theresa May «ne veut pas mettre Trump en... (AFP)
Theresa May «ne veut pas mettre Trump en colère (...), et il observe très attentivement comment elle se comporte», souligne le Professeur Brian Klaas,expert de la London School of Economics.
AFP
EDOUARD GUIHAIRE
Agence France-Presse
Londres
La première ministre Theresa May rêvait de faire de l'axe Washington-Londres un moteur du Royaume-Uni post-Brexit mais son obligeance à l'égard du président Donald Trump la fragilise sans lui garantir le résultat escompté.
Rappel des faits, et d'une séquence de quelques jours qui constitue probablement l'impair politique le plus significatif de la dirigeante conservatrice depuis sa prise de fonctions, en juillet, dans la foulée du vote pour la sortie de l'UE.
Theresa May s'envole pour les États-Unis le 26 janvier, portée par l'espoir d'ébaucher des discussions commerciales avec la première puissance mondiale, et fière d'être la première dirigeante étrangère à être reçue par un président américain qui ne tarit pas d'éloges sur le Brexit.
«Parfois, les contraires s'attirent», minaude même la première ministre, avant d'annoncer que Donald Trump effectuerait d'ici la fin de l'année une visite d'État au Royaume-Uni.
Mais si Theresa May s'imaginait alors peut-être revenir triomphalement à Londres, elle a vite déchanté. Accusée d'avoir beaucoup trop tardé à critiquer le décret anti-immigration du président américain, elle se voit également reprocher de dérouler le tapis rouge à un homme imprévisible et accusé de discrimination.
La reine dans «l'embarras»?
En quelques jours, une pétition en ligne réunit près de 1,8 million de personnes réclamant que sa future visite soit ramenée au rang de simple visite afin d'éviter à la reine «l'embarras» d'une rencontre protocolaire avec le décrié milliardaire américain.
Et «tout ce qui embarrasse la reine a un impact dramatique dans la vie politique britannique», souligne le professeur Iain Begg, chercheur à l'Institut européen de la London School of Economics.
Mais l'invitation a été lancée, et l'on voit difficilement comment Theresa May pourrait la déclasser sans vexer profondément le magnat de l'immobilier américain, qui n'a jamais caché son admiration pour Elizabeth II.
Theresa May «ne veut pas mettre Trump en colère (...), et il observe très attentivement comment elle se comporte», souligne le Pr Brian Klaas, un autre expert de la LSE.
Le problème, poursuit M. Begg, «c'est qu'elle a besoin d'un succès avec les Américains pour contrebalancer la possibilité que les choses tournent mal dans les négociations européennes» sur le Brexit.
Reste que Theresa May mise beaucoup sur son partenaire américain sans être assurée d'un retour sur investissement.
«Les États-Unis ont un déficit commercial avec le Royaume-Uni» et si Donald Trump applique dans les négociations commerciales la doctrine qu'il a développée lors de son investiture («l'Amérique d'abord»), «rien ne garantit que ce sera intéressant» pour les Britanniques, prévient l'expert.
«Les États-Unis ne vont pas lui faire de cadeau», renchérit une source diplomatique européenne, en soulignant que Trump «a les réflexes d'un homme d'affaires».
«Risque politique»
En faisant, si tôt, et si franchement, la paire avec Donald Trump, Theresa May a pris «un risque politique», estime Iain Begg, rappelant, avec l'exemple de Tony Blair, que de telles liaisons peuvent se révéler empoisonnées.
Taxé d'avoir été le «caniche» de George Bush, l'ancien Premier ministre britannique est accusé d'avoir suivi tête baissée le président américain dans l'invasion de l'Irak en 2003.
Pour l'éditorialiste Dani Garavelli du journal The Scotsman, Theresa May, obnubilée par un accord commercial avec les États-Unis, s'est placée dans une position de «soumission», au risque d'apparaître comme la «complice» de Donald Trump.
Quel contraste, insiste-t-elle, avec la chancelière allemande Angela Merkel, beaucoup plus ferme avec lui, et que l'histoire jugera certainement «avec bien plus de clémence» que Theresa May.
Finalement, résume le Financial Times, l'élection de Donald Trump «a fait passer le Brexit du stade d'une décision risquée, à celui de catastrophe».
«L'empereur Néron, ajoute le journal en usant de la métaphore historique, a pris le pouvoir à Washington et les Britanniques n'ont plus qu'à sourire et applaudir tandis qu'il met le feu à la maison».