lundi, janvier 30, 2017

Drapeau du Québec en berne après l’attentat dans une mosquée de Québec

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 19 H 30

« La mise en berne du drapeau du Québec s'étendra à tous les édifices publics du Québec, incluant nos représentations à l'étranger », a annoncé ce soir le premier ministre Philippe Couillard sur son compte Twitter.

Qualinet se place sous la protection de la Loi sur la faillite

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 17 H 49
Un camion de l'entreprise Qualinet
Un camion de l'entreprise Qualinet Photo : groupetetu.com/

La Maison-Blanche cite la fusillade à Québec pour justifier ses politiques

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Publié le 30 janvier 2017 à 17h18 | Mis à jour à 17h18
Le porte-parole Sean Spicer a commencé la séance... (PHOTO AP)
Le porte-parole Sean Spicer a commencé la séance d'information quotidienne de la Maison-Blanche en disant que Donald Trump avait appelé Justin Trudeau.
PHOTO AP
La Presse Canadienne
Washington
La Maison-Blanche a invoqué la fusillade dans une mosquée de Québec pour défendre la nouvelle politique controversée de sécurité nationale du président Donald Trump.
Bien que les victimes de dimanche soir soient exclusivement musulmanes, un porte-parole du président américain a utilisé l'événement pour plaider en faveur du décret qui limite les déplacements des ressortissants de sept pays à majorité musulmane aux États-Unis.
Le porte-parole Sean Spicer a commencé la séance d'information quotidienne de la Maison-Blanche, lundi, en disant que Donald Trump avait appelé le premier ministre Justin Trudeau. Le président américain a offert au Canada ses prières, ses condoléances et toute aide dont le pays pourrait avoir besoin, a dit M. Spicer.
Le porte-parole a ensuite fait cette déclaration: «C'est un rappel terrible de pourquoi nous devons rester vigilants. Et pourquoi le président prend des mesures pour être proactif, pas réactif.»
M. Spicer a clairement indiqué, plus tard au cours de la conférence de presse, qu'il parlait du décret sur l'immigration.
Il a ensuite été interrogé quant à cette interdiction d'entrée et a repris sa remarque précédente en disant: «Comme je l'ai dit dans ma déclaration, le président sera très proactif dans la protection de ce pays.»

Mur de Trump: le Mexique veut des excuses d'Israël

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Publié le 30 janvier 2017 à 17h38 | Mis à jour à 18h45
Donald Trump a signé mercredi un décret lançant... (PHOTO REUTERS)
Donald Trump a signé mercredi un décret lançant le projet de construction du mur le long des 3200 kilomètres de frontière qui séparent les deux pays et réitéré son intention de le faire financer par le Mexique.
PHOTO REUTERS
Agence France-Presse
Mexico
Le Mexique a demandé des excuses à Israël pour son soutien au mur que le président américain Donald Trump veut construire à sa frontière sud, jugeant «peu acceptables» les explications fournies jusqu'ici par les autorités israéliennes.
«Nous attendons une clarification, une rectification. Je crois que des excuses seraient appropriées dans ce cas», a déclaré le ministre mexicain des Affaires étrangères, Luis Videgaray, sur la chaîne Televisa.
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou avait affiché samedi son soutien au projet de mur de Trump dans un tweet enthousiaste.
«Le président Trump a raison. J'ai construit un mur le long de la frontière sud d'Israël. Cela a stoppé toute l'immigration illégale. Grand succès. Idée formidable», avait-il écrit dans un message se terminant avec les drapeaux israélien et américain côte à côte.

President Trump is right. I built a wall along Israel's southern border. It stopped all illegal immigration. Great success. Great idea 🇮🇱🇺🇸

Benyamin Nétanyahou s'est défendu lundi d'avoir blessé les Mexicains en louant l'idée de mur frontalier de Donald Trump, accusant les médias d'avoir lancé une «campagne bolchévique» contre lui. Il a assuré n'avoir fait que répondre à M. Trump qui avait cité en exemple la barrière israélienne avec l'Égypte.
«Maintenant (les médias) viennent me dire: «Vous avez blessé le Mexique, vous avez ruiné les relations avec eux. Mais qui a parlé du Mexique ici ? Nous avons de bonnes relations avec eux, et cela va continuer», s'est-il défendu à Jérusalem lors d'une réunion de son parti.
«Les médias gauchistes sont lancés dans une campagne bolchévique de tir à vue, de lavage de cerveau et de calomnie contre moi et ma famille», a-t-il ajouté.
Le mur critiqué par les juifs mexicains
En réaction à son tweet, le ministère mexicain des Affaires étrangères avait exprimé dimanche «sa profonde surprise, sa réprobation et sa déception». Le Comité central de la communauté juive mexicaine avait lui aussi critiqué ce soutien au projet de mur controversé.
Jonathan Peled, ambassadeur d'Israël au Mexique, s'est entretenu lundi avec le ministre adjoint des Affaires étrangères, Carlos de Icaza.
«Il a été convenu de maintenir le contact pour régler ce différend et maintenir les bonnes relations entre les (deux) États», a indiqué le ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué.
Jonathan Peled s'était efforcé lundi de faire baisser la pression, déclarant sur Radio Formula que les deux situations n'étaient «comparables en aucun point» et qu'Israël avait construit un mur «pour freiner les terribles vagues du terrorisme».
Mais cette explication «nous paraît peu acceptable», a rétorqué M. Videgaray, rappelant que le Mexique avait soutenu Israël dans plusieurs réunions internationales et avait même modifié ses votes à la demande de Tel Aviv.
À la question de savoir si Israël fera ses excuses, Peled s'est contenté de dire qu'il était «en contact avec le gouvernement».
«Un tweet ne devrait pas affecter cette très bonne relation  (...) Je crois qu'avec bonne foi, avec dialogue et avec amitié nous allons surmonter, disons, ce petit sujet», a-t-il ajouté.
Le message de M. Nétanyahou avait été envoyé à l'issue d'une semaine de forte tension diplomatique entre le Mexique et les États-Unis, qui avait abouti à l'annulation d'un voyage prévu à Washington par le président mexicain Enrique Pena Nieto pour y rencontrer son homologue américain.
Donald Trump avait signé mercredi le décret lançant le projet de construction du mur le long des 3200 kilomètres de frontière qui séparent les deux pays et réitéré son intention de le faire financer par le Mexique.

Le décret anti-immigration contesté en justice sur sa constitutionnalité

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Publié le 30 janvier 2017 à 11h41 | Mis à jour à 17h50
«Personne n'est au-dessus de la loi, pas même... (PHOTO AP)
«Personne n'est au-dessus de la loi, pas même le président», a déclaré le ministre démocrate Bob Ferguson
PHOTO AP
Agence France-Presse
Los Angeles
Le ministre de la Justice de l'État de Washington a déposé une plainte demandant l'arrêt immédiat de l'application du décret sur l'immigration de Donald Trump, qu'il considère contraire à la Constitution américaine.
Plusieurs leaders musulmans ont également déposé une plainte contre ce décret.
«Personne n'est au-dessus de la loi, pas même le président», a déclaré le ministre démocrate Bob Ferguson, lors d'une conférence de presse. «Et au tribunal, ce n'est pas toujours celui qui parle le plus fort qui l'emporte. C'est la Constitution».
La plainte de M. Ferguson, la première du genre, cible le nouveau président américain ainsi que de hauts responsables de l'administration, notamment au département de la Sécurité intérieure.
Le décret annoncé vendredi prévoit des contrôles renforcés aux frontières, destinés à stopper l'entrée éventuelle de «terroristes islamiques radicaux», et suspend l'entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays à majorité musulmane.
Cette interdiction, accueillie avec indignation aux États-Unis et dans le monde, sépare des familles «et sape l'intérêt souverain de Washington à rester un endroit accueillant pour les immigrés et les réfugiés», a pointé M. Ferguson.
Plusieurs grandes entreprises basées dans l'État de Washington, dont Amazon et Expedia, ont joint des déclarations à la plainte expliquant les conséquences du décret sur leurs opérations et leurs employés.
«Jusqu'à ce que le Congrès mette l'administration devant ses responsabilités pour les traumatismes moraux et juridiques évidents subis par des personnes innocentes et qui entrent dans notre pays en respectant la loi, il appartient aux États de protéger et de mettre en avant les droits des gens qui résident à l'intérieur de nos frontières», a aussi noté le gouverneur démocrate de cet État du nord-ouest des États-Unis, Jay Inslee, lors de la même conférence de presse.
La plainte intime au tribunal d'entendre cette affaire dans les deux semaines.
Samedi, un juge fédéral avait donné partiellement raison à des ONG qui contestaient le décret de M. Trump.
La plainte de M. Ferguson est plus large: elle vise à faire interdire dans son ensemble le décret présidentiel.
Plusieurs leaders du monde musulman aux États-Unis ont également déposé plainte en Virginie contre ce décret.
Nihad Awad, directeur exécutif du Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), la principale association d'Américains musulmans (moins de 1% de la population), et 26 autres plaignants assurent dans leur plainte que le décret est de fait «un ordre d'expulsion des musulmans» qui viole la Constitution et la liberté religieuse.
Ils craignent en effet que cela ne conduise à «des expulsions de masse» de musulmans, ceux notamment issus des sept pays visés qui ne pourraient pas renouveler leurs permis de séjour légal, «uniquement en raison de leurs croyances religieuses».
«Ce n'est pas une interdiction (d'entrer) aux musulmans, c'est un ordre d'expulsion des musulmans», a ainsi affirmé M. Awad.
«L'ordre d'expulsion des musulmans est comme promis la conséquence de la campagne» électorale de Donald Trump «qui a été alimentée, de manière significative, par un désir de stigmatiser l'islam et les musulmans», a-t-il repris.
Selon les avocats qui ont appuyé cette plainte, le décret présidentiel viole la protection de liberté religieuse et une clause légale interdisant au gouvernement de créer des lois pour discriminer une religion spécifique.

Only 109 people out of 325,000 were detained and held for questioning. Big problems at airports were caused by Delta computer outage,.....

protesters and the tears of Senator Schumer. Secretary Kelly said that all is going well with very few problems. MAKE AMERICA SAFE AGAIN!

There is nothing nice about searching for terrorists before they can enter our country. This was a big part of my campaign. Study the world!

If the ban were announced with a one week notice, the "bad" would rush into our country during that week. A lot of bad "dudes" out there!

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA


Obama dénonce toute discrimination fondée sur «la croyance ou la religion»

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Publié le 30 janvier 2017 à 15h00 | Mis à jour à 15h00
L'ancien président américain Barack Obama.... (Photo Pablo Martinez Monsivais, archives AP)
L'ancien président américain Barack Obama.
PHOTO PABLO MARTINEZ MONSIVAIS, ARCHIVES AP
Agence France-Presse
Washington
L'ancien président américain Barack Obama est sorti de son silence lundi par la voix d'un porte-parole, dix jours après son départ du pouvoir, pour encourager les Américains à manifester en défense de la démocratie.
Sans jamais mentionner Donald Trump, qui a succédé au démocrate le 20 janvier, le porte-parole de Barack Obama, Kevin Lewis, a indiqué dans un communiqué que l'ancien président se félicitait «du niveau de mobilisation» dans le pays, alors que des manifestations contestent la politique du président républicain, notamment son décret fermant les frontières aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans pendant quelques mois.
«Le fait que des citoyens exercent leur droit constitutionnel d'assemblée, de mobilisation et de se faire entendre par leurs élus correspond exactement à ce que nous voulons voir lorsque les valeurs américaines sont en jeu», a déclaré le porte-parole.
«En ce qui concerne les comparaisons avec les décisions de politique étrangère du président Obama, comme nous l'avons entendu auparavant, le président (Obama) est en désaccord fondamental avec la notion de discriminer des individus en raison de leur croyance ou de leur religion», a ajouté ce porte-parole.
Barack Obama avait indiqué avant son départ qu'il se tiendrait en retrait du débat politique, sauf si certaines lignes rouges étaient franchies. Ses critères, énoncés lors de son ultime conférence de presse le 18 janvier, incluaient notamment: «la discrimination systématique, les obstacles au droit de vote, les tentatives visant à faire taire les voix discordantes ou la presse ou encore l'idée d'expulser des enfants qui ont grandi ici et qui sont, à tous égards, des enfants américains».

Des réactions aux quatre coins de la planète, dont Trump

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Publié le 30 janvier 2017 à 12h03 | Mis à jour à 16h25
Le drapeau a été mis en berne devant... (Photo Adrian Wyld, PC)
Le drapeau a été mis en berne devant le Parlement d'Ottawa à la suite de la tuerie à la mosquée de Sainte-Foy, à Québec.
PHOTO ADRIAN WYLD, PC
(Ottawa) Le président des États-Unis, Donald Trump, a téléphoné au premier ministre Justin Trudeau ce matin afin d'exprimer ses condoléances à la suite de l'attentat terroriste qui a fait six morts dimanche à Québec. Plusieurs autres dirigeants dans le monde ont réagi.
Le bureau du premier ministre a confirmé l'entretien entre les deux leaders dans un communiqué de presse.
« Aujourd'hui, le premier ministre Justin Trudeau a reçu un appel téléphonique de la part du président des États-Unis, Donald J. Trump. Le président Trump a transmis ses condoléances au premier ministre et à la population du Canada à la suite de la fusillade tragique survenue au Centre culturel islamique de Québec, situé dans la ville de Québec, et lui a offert toute aide jugée nécessaire », a-t-on indiqué.
Le premier ministre doit se rendre à Québec en fin de journée afin de témoigner sa sympathie en compagnie du leader intérimaire du Parti conservateur Rona Ambrose et du chef du NPD Thomas Mulcair.
L'attentat survenu dans une mosquée de Québec a suscité une vague d'indignation un peu partout dans le monde.
« Je dénonce avec la plus grande fermeté l'odieux attentat qui a fait au moins six morts et de nombreux blessés dans une mosquée à Québec », a écrit François Hollande sur Twitter aux petites heures de la nuit.
« Veuillez accepter mes profondes condoléances pour la tragédie de Québec. Le meurtre de gens qui se rassemblent pour prier dans une mosquée est choquant par son degré de violence et de cynisme », a écrit le président russe Vladimir Poutine sur Twitter.
Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel a écrit sur Twitter que « si les tueurs avaient l'intention d'opposer des gens de fois différentes les uns aux autres ou de le diviser, ils ne doivent pas réussir et ne réussiront pas ».
Le pape François a offert ses condoléances à la suite de l'attentat de Québec. Tout de suite après la messe tenue lundi matin, il a aussi rencontré le cardinal et archevêque de Québec, Gérald Lacroix, rapporte Radio Vatican. Le Conseil du Vatican, lui, a condamné l'attaque sur Twitter.
La Belgique a joint sa voix à celle de plusieurs pays pour condamner l'attentat de Québec. « Je condamne l'attentat lâche de #Quebec. Pensées avec les victimes et leurs proches », a écrit Charles Michel, premier ministre du pays.
La mairesse de Paris, Anne Hidalgo a condamné « avec la plus grande fermeté cet effroyable ». La mairie a aussi annoncé que les lumières de la tour Eiffel seraient éteintes à partir de minuit (lundi soir) en hommage aux victimes.
« Nos prières ce soir vont aux citoyens de la Ville de Québec alors qu'ils font face à une terrible attaque contre une mosquée. Nous devons rester solidaires », a écrit le maire de la ville, Bill de Blasio, dimanche soir.
Sur Facebook, le maire de Londres, Sadiq Khan, a offert son appui au Québec. « Ce matin, Londres est solidaire des Québécois et de tous ceux qui sont affectés par cette terrible attaque contre une mosquée, en particulier ceux qui ont perdu un être cher. Tout lieu de culte est un sanctuaire de paix, ce sont des lieux pour la force, la communauté et la famille. La haine et la violence qui ont conduit à cette attaque n'auront pas le dessus sur cette force et ceux qui veulent utiliser la terreur pour nous diviser vont échouer. »
La responsable de la diplomatie de l'Union européenne a offert son appui au Canada dans un gazouillis sur Twitter. « L'Union européenne est avec le Canada et tous les Canadiens en ce jour triste », a écrit Frederica Mogherini.
Le secrétaire général de l'OTAN a lui aussi réagi sur Twitter. « Je condamne l'horrible attaque terroriste survenue dans une mosquée de Québec. Mes pensées vont aux victimes, à leurs familles et au peuple canadien. »
L'ambassade de la Turquie a publié un communiqué de presse ce matin pour réagir à l'attentat de Québec. « Nous condamnons énergiquement l'attaque qui a eu lieu au Centre culturel islamique de Québec, capitale de la province canadienne du Québec, et qui a ciblé des innocents dans un lieu saint. » [...] La Turquie est complètement solidaire avec ses amis et alliés du Canada face à cette attaque haineuse qui cible le Canada, un pays où des gens de différentes races et religions vivent en harmonie. »
Sur Twitter, l'association Aministie internationale a rappelé que la « solidarité doit vaincre la haine après l'attaque haineuse contre une mosquée de Québec. »
« Au nom de tous les résidents de Toronto, je condamne cette horrible violence et mes prières vont aux victimes et à leurs familles », a écrit le maire de Toronto sur Twitter au cours de la nuit. Ce matin, John Tory a rappelé que « l'islamophobie et les actes de haine et de violence à l'endroit de n'importe quel groupe n'ont pas leur place à Toronto et je demande aux Torontois d'être solidaire envers les citoyens musulmans et les citoyens canadiens de toutes les croyances et toutes les nationalités. »
Des mosquées vont fermer leurs portes pendant la prière
Aux Pays-Bas, quatre des principales mosquées du pays ont annoncé leur intention de fermer leurs portes pendant leurs séances de prière qui réunissent habituellement plusieurs milliers de personnes. Dans certaines mosquées, des caméras de sécurité supplémentaires ont aussi été ajoutées.

Le suspect Alexandre Bissonnette fait face à 11 chefs d'accusation

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Publié le 30 janvier 2017 à 10h12 | Mis à jour à 18h45
L'homme qui a lui-même appelé la police avant... (Photo tirée de Facebook)
L'homme qui a lui-même appelé la police avant de se rendre sur le pont de l'Île-d'Orléans, après la fusillade au Centre culturel islamique de Québec, est Alexandre Bissonnette, 27 ans, du secteur Cap-Rouge.
PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK
(Québec et Montréal) Alexandre Bissonnette, 27 ans, a été formellement accusé de six meurtres prémédités et de cinq tentatives de meurtre, lundi en fin d'après-midi, au palais de justice de Québec.
Vêtu d'une combinaison blanche ample, le jeune homme de Québec est apparu menotté, la mine abattue, les cheveux dépeignés, devant le juge Jean-Louis Lemay. Il a fixé le sol pendant la quasi-totalité de la séance, sauf pour jeter un regard nerveux vers son avocat, Me Jean Petit.
Des dizaines de personnes ont fait la file pour entrer dans la salle où a été accusé le jeune homme.
Les constables spéciaux du palais de justice avaient déployé des mesures de sécurité exceptionnelles pour l'événement. Les journalistes et les citoyens étaient fouillés et devaient passer un détecteur de métal.
Alexandre Bissonnette a été arrêté dimanche soir après avoir contacté les policiers.
L'homme de 27 ans a lui-même appelé la police vers 20 h 10 avant de se rendre sur le pont de l'Île d'Orléans, après la fusillade au Centre culturel islamique de Québec. Il avait effectué une sortie de route. Il était armé, mais s'est rendu aux membres du Groupe d'intervention tactique dépêchés sur place. Bissonnette serait toujours étudiant en sciences politiques à l'Université Laval. Il aurait précédemment étudié en anthropologie. Une perquisition a été réalisée à son domicile dans la nuit de dimanche à lundi, selon Le Soleil
Un deuxième suspect avait été arrêté, dimanche. Il s'agissait de Mohammed Belkhadir - et non Khadir, comme il a d'abord été rapporté. Celui-ci a toutefois été relâché ce matin. « Suite à l'enquête, l'autre individu est maintenant considéré comme témoin », a indiqué la Sûreté du Québec. Le jeune homme portait plutôt assistance à des victimes, selon des informations obtenues par La Presse.

La SQ confirme qu’un seul des individus arrêté hier soir en lien avec l’ de  est considéré comme suspect.
 de  Suite à l’enquête, l’autre individu est maintenant considéré comme témoin.
Le passé du suspect
Alexandre Bissonnette a fréquenté l'école secondaire des Compagnons de Cartier et le cégep François-Xavier Garneau. Il mentionne sur son profil Facebook être un étudiant en anthropologie à l'Université Laval. 
Sur son profil Facebook, avant qu'il ne disparaisse du web, il mettait aussi des liens vers le site de la leader française du Front national, Marine Le Pen, ainsi que vers un site consacré au soldat Jonathan Couturier, de la base militaire de Valcartier, mort en 2009 en Afghanistan.
Alexandre Bissonnette est connu dans le milieu communautaire de Québec pour ses critiques en ligne. En voyant sa photo circuler dans les médias comme le suspect dans la tuerie de dimanche soir, François Deschamps, qui gère la page du groupe Bienvenue aux réfugiés, dit avoir reconnu immédiatement l'un de ses « trolls », soit une personne faisant du harcèlement en ligne. « Ça faisait un an qu'on le voyait aller », a-t-il dit.
L'administrateur dit ne pas avoir en tête des attaques précises ciblant les musulmans, mais plutôt les étrangers en général. M. Deschamps indique que Bissonnette s'en prenait surtout aux groupes féministes, qu'il qualifiait de « féminazi ». À sa connaissance, le jeune homme n'était toutefois pas proche des groupes ouvertement racistes.
Des gens l'ayant côtoyé affirment qu'il aurait été victime d'intimidation à l'école. « Au secondaire, lui et son frère n'avaient pas vraiment d'amis. Alexandre, surtout, avait une personnalité antisociale, témoigne Stéphanie Guimond, qui a fait tout son cours secondaire avec le suspect. Comme il était toujours à part, il attirait les railleries. Il répondait avec des insultes, et les confrontations semblaient l'amuser. Il traitait les filles de putes, par exemple. » Les deux frères ne sont pas allés à leur bal de finissants, ajoute la jeune femme. Quand ils avaient 14 ou 15 ans, ils se vantaient de créer des virus informatiques pour saboter des réseaux d'entreprises.
« Quand on parlait de lui et de son frère jumeau, on les appelait ''le méchant'' et ''le gentil''. Son frère était beaucoup plus aimable », témoigne Marc-André Malenfant, qui a aussi connu Alexandre Bissonnette au secondaire. « Ce que je retiens surtout de lui, c'est son arrogance. » 
« C'était un gars tranquille, pas du tout violent. Je n'aurais jamais imaginé qu'il puisse faire quelque chose comme ça », a quant à lui commenté Marius Valentino, qui fréquentait à l'occasion Alexandre Bissonnette et son frère jumeau, depuis quelques années. « Je l'ai vu il y a deux semaines environ. On a pris une bière ensemble. Il aimait parler de politique, mais n'a jamais eu de propos déplacés. Il n'a jamais manifesté d'admiration pour des politiciens extrémistes. »
Des enquêteurs de police ont passé l'avant-midi au domicile des parents d'Alexandre Bissonnette à Cap-Rouge, sous l'oeil incrédule des voisins dans ce quartier cossu et tranquille.
Ici, les frères Bissonnette, des jumeaux identiques, sont des figures connues sur la rue du Tracel.
« Je les vois presque tous les jours », raconte Alain Thivierge, qui habite juste en face.
Il parle de jeunes gens tranquilles et calmes. Leurs parents sont très sympathiques, dit-il. Le papa, Raymond, serait à la retraite, mais pas la maman.
Jamais de grabuge, jamais de foule, ou de gens louches devant la maison blanche et grise de la famille Bissonnette.
Selon plusieurs voisins, les jumeaux ont été dans les cadets. Jamais Alexandre, le suspect, n'a tenu de propos haineux ou radicaux.
« Leurs parents s'en sont tellement occupés, raconte la voisine immédiate. Nous sommes dévastés par cette nouvelle. »
Sécurité renforcée à l'Université Laval
Ce matin, l'Université Laval se disait être incapable de confirmer que les deux personnes initialement interpellées fréquentaient son établissement, lors d'un point de presse à 8 h 30. La sécurité a toutefois été renforcée sur le campus, notamment aux résidences pour les étudiants, ainsi qu'autour des deux lieux de culte de l'institution.
La Gendarmerie royale du Canada a indiqué que l'enquête se poursuit sur les motifs. La GRC a refusé de confirmer le type d'arme utilisé pour la tuerie.
Les six personnes décédées sont âgées de 39 à 60 ans, a indiqué la Sûreté du Québec.
Gestion de crise dans les écoles près de la mosquée 
La commission scolaire des Découvreurs a mis au point un protocole pour aider ses élèves touchés. Une dizaine d'élèves a perdu un membre de la famille proche, dont cinq enfants qui ont perdu leur père.
Des psychologues et des psychoéducateurs se sont rendu dans les établissements touchés à l'arrivée des élèves lundi matin, autant des écoles primaires que secondaires, explique Mario Plante, directeur adjoint des services éducatifs pour la commission scolaire de Québec. Certains élèves ont appris la mort d'un proche alors qu'ils étaient déjà en classe. D'autres étudiants étaient sur place à la mosquée dimanche, au deuxième étage, au moment du drame. « Nous faisons vraiment des interventions au cas par cas et nous nous adaptons aux différentes situations », a précisé Mario Plante qui a travaillé avec les directions des différents établissements, dès hier soir, appréhendant la situation. « Nous avons accueilli beaucoup de réfugiés depuis deux ans, précise M. Plante. Je savais qu'on serait touché. » Un service d'aide aux employés est aussi en place pour les membres du personnel.
- Avec Guillaume Piedboeuf et Patricia Cloutier, Le Soleil

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