Information sur la politique 1

vendredi, janvier 27, 2017

Disparition en 2014: des chiens renifleurs de cadavres à la résidence de Jian Ping Li

http://www.journaldemontreal.com/

Nouvelle technique à l’essai dans le dossier de disparition d’une mère et son bébé



Jian Ping Li et son bébé
Jian Ping Li et son bébé









Dans une ultime tentative pour faire avancer leur enquête, les policiers de Longueuil ont fait appel à des chiens renifleurs de cadavre vendredi pour fouiller une fois de plus la résidence du mari d’une femme de Brossard disparue il y a près de trois ans avec son poupon.

Jian Ping Li et son bébé ont été vus pour la dernière fois en avril 2014. Depuis, c’est le mystère total malgré tous les efforts des enquêteurs.
Charlie, un labrador de la police provinciale de l’Ontario, a été amené à Brossard pour fouiller la maison où résidait Mme Li.
En matinée, Kit et Charlie, deux labradors de la police provinciale de l’Ontario (OPP), ont donc été amenés au croissant Sabourin pour fouiller de fond en comble la maison où habitait Mme Li lors de sa disparition.
La police de Longueuil a dû faire appel à des confrères ontariens puisqu’aucun corps policier québécois ne possède des chiens capables de renifler des cadavres.
«Ils sont formés pour retrouver des restes humains ou des preuves reliées à une enquête où une mort est survenue», a indiqué le sergent Peter Leon, porte-parole de l’OPP.
Il y a deux semaines, un poste de commandement avait été érigé près du domicile de la disparue. Depuis, de nombreuses informations ont été transmises, a indiqué la police de Longueuil. En analysant tous les renseignements, les enquêteurs ont pu obtenir un nouveau mandat pour fouiller la maison.
Voir à travers les murs
La compagnie Géoradar, qui se spécialise en auscultation de béton, avait aussi été mandatée pour scruter la résidence. Ses appareils permettent de voir à travers les murs et les planchers, et de détecter «n’importe quel objet», a indiqué un employé qui a préféré demeurer anonyme.
Selon lui, il n’existerait que très peu de compagnies du genre au Québec et elles seraient rarement appelées à intervenir lors d’enquêtes policières.
Récemment, on apprenait que le mari de la disparue, Hong Hui Lu, avait accepté de se soumettre au test du polygraphe. Selon nos informations, sa maîtresse, elle, refuse toujours de le faire.
Il y aura bientôt trois ans que Jian Ping Li et son bébé se sont volatilisés. C’est le conjoint de la femme, âgée de 42 ans au moment de sa disparition, qui les auraient vus pour la toute dernière fois. Les cartes bancaires et les effets personnels de Mme Li étaient demeurés chez elle.
L’affaire est toujours traitée comme une disparition à la police de Longueuil. Des centaines d’informations ont été reçues et traitées depuis avril 2014, mais aucune d’entre elles n’a permis aux enquêteurs d’identifier un ou plusieurs suspects. Des recherches avaient déjà été menées dans la résidence familiale, sur le terrain de celle-ci, sur une partie du mont Saint-Bruno ainsi que dans une carrière. Les agents continuent de dire que le dossier demeure prioritaire.
L’organisme Jeunesse au Soleil offre une récompense de 20 000 $ à toute personne qui pourrait aider les policiers à localiser Jian Ping Li et son poupon.

UN CORPS EN ÉCHANGE D’UNE GÂTERIE


Kim Cooper
Entraîneuse
Kim Cooper est une Ontarienne qui a passé les 20 dernières années de sa vie à entraîner des chiens spécialisés dans les interventions policières. Selon elle, il n’y a pas de différence lorsqu’on entraîne l’animal à renifler des drogues, des explosifs ou des cadavres. En fin de compte, tout ce qu’ils attendent, c’est une gâterie ou un jouet.
Comment fait-on pour entraîner un chien à renifler un cadavre ?
Ils sont formés comme n’importe quel autre chien. On les entraîne sur des sources réelles, comme des tissus humains, du sang, des os ou encore des dents.
Comment faites-vous pour mettre la main sur des tissus humains ou des os ?
On utilise souvent le placenta. C’est super disponible. On demande à nos connaissances enceintes si elles ont l’intention de faire quelque chose avec leur placenta après la naissance et si la réponse est non, les femmes nous font régulièrement des dons. Pour les os, ça peut paraître bizarre, mais ça s’achète sur internet. Vous vous souvenez des squelettes des cours de biologie? Parfois, ce sont des vrais. Alors c’est possible d’en acheter.
À votre connaissance, combien y a-t-il de chiens capables de renifler des cadavres au Canada ?
La police provinciale de l’Ontario en a quatre. Les secouristes volontaires de l’Ontario en ont entre cinq et six et la GRC en possède un. Donc, selon moi, il y en aurait environ une dizaine au pays.
Jusqu’à quelle profondeur peuvent-ils renifler l’odeur d’un cadavre?
Sur une surface comme un plancher, ils peuvent généralement sentir jusqu’à 100 mètres.
Dans ce cas-ci, les enquêteurs ont fait venir les chiens pour fouiller une maison. Comment ont-ils procédé d’après vous ?
C’est très précis comme zone de recherche, donc c’est rapide, environ 5 à 10 minutes. S’il renifle quelque chose, il va s’asseoir. Avant de décider de défoncer un mur ou un plancher, ils vont chercher le deuxième chien pour vérifier.

Les États-Unis et le Royaume-Uni travailleront ensemble, disent Trump et May

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 7 H 06 | Mis à jour à 16 h 56
Donald Trump et Theresa May sourient tous les deux lors d'un point de presse conjoint à la Maison-Blanche
Donald Trump et Theresa May lors d'un point de presse conjoint à la Maison-Blanche Photo : Reuters/Carlos Barria

Un millier de migrants secourus vendredi en Méditerranée, un mort

http://www.lapresse.ca/international/europe/

Publié le 27 janvier 2017 à 14h57 | Mis à jour à 14h57
Selon l'ONU, plus de 5000 personnes ont trouvé... (Photo Emilio Morenatti, AP)
Selon l'ONU, plus de 5000 personnes ont trouvé la mort l'an passé en tentant de traverser la Méditerranée pour gagner l'Europe, pour la plupart au large de la Libye. Il s'agit du bilan le plus lourd jamais enregistré.
PHOTO EMILIO MORENATTI, AP
Agence France-Presse
ROME
Environ mille personnes ont été secourues dans la journée de vendredi au cours de plusieurs opérations en Méditerranée et le corps sans vie d'une victime a aussi été récupéré, ont annoncé les gardes-côtes italiens dans un communiqué.
Les migrants, qui se trouvaient à bord de six canots pneumatiques et de trois barques en bois, ont été secourus lors de neuf opérations distinctes, notamment par deux navires des gardes-côtes et de l'ONG «Proactiva Open Arms».
Le corps sans vie a été récupéré dans l'un des canots pneumatiques, ont précisé les gardes-côtes.
Selon l'ONU, plus de 5000 personnes ont trouvé la mort l'an passé en tentant de traverser la Méditerranée pour gagner l'Europe, pour la plupart au large de la Libye. Il s'agit du bilan le plus lourd jamais enregistré.
L'hiver n'a pas mis un terme aux tentatives, contrairement aux années précédentes, mais a juste ralenti le rythme des départs.


Peña Nieto et Trump ne parleront plus du mur en public

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/

Publié le 27 janvier 2017 à 13h51 | Mis à jour à 18h36
Le président mexicain Enrique Peña Nieto et son homologue... (PHOT  YURI CORTEZ, ARCHIVES AFP)
Le président mexicain Enrique Peña Nieto et son homologue américain Donald Trump.
PHOT YURI CORTEZ, ARCHIVES AFP
Agence France-Presse
Les présidents américain et mexicain Donald Trump et Enrique Peña Nieto ont cherché vendredi à faire baisser la tension diplomatique au sujet du projet de mur à la frontière, tout en reconnaissant leurs divergences lors d'un entretien téléphonique.
La discussion est intervenue au lendemain de l'annulation par M. Pena Nieto de son voyage à Washington, initialement programmé le 31 janvier, où il devait rencontrer le nouveau locataire de la Maison-Blanche qui a réaffirmé son intention de construire le mur pour stopper l'immigration illégale vers les États-Unis et d'en faire payer le coût au Mexique.
Les deux chefs d'État se sont parlé durant une heure et ont constaté leurs divergences «très claires et très publiques» sur ce «sujet sensible», selon les deux gouvernements, qui ont qualifié la discussion de «productive et constructive» dans leur communiqué respectif.
Selon les autorités mexicaines, les deux chefs d'État ont convenu «de ne plus parler publiquement» pour le moment du sujet polémique, mais la Maison-Blanche n'a pas fait mention de cet engagement de Donald Trump.
«Ce fut une conversation très, très amicale» a indiqué Trump durant une conférence de presse conjointe avec la première ministre britannique Theresa May.
«Comme tout le monde le sait, le Mexique a mieux négocié» et nous «a tournés en ridicule» car le déficit commercial des États-Unis envers le Mexique s'élève à 60 milliards par an, a-t-il ajouté.
Le sujet du déficit commercial américain a également été abordé lors de la discussion avec le président mexicain. Les deux gouvernements ont également convenu de travailler ensemble pour lutter «contre le trafic de drogue et le flux illégal d'armes».
«Dans une impasse»
Donald Trump souhaite renégocier l'accord de libre-échange nord-américain, vieux de 23 ans, et avait enfoncé le clou tôt vendredi sur Twitter en accusant «le Mexique de profiter des États-Unis depuis trop longtemps».
«Des déficits commerciaux massifs et très peu d'aide sur la frontière poreuse, cela doit changer maintenant!», a écrit le 45e président des États-Unis dans l'un de ses tweets matinaux qu'il affectionne.
Jeudi, le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, avait évoqué la possible mise en place d'une taxe de 20% sur les produits mexicains pour financer la construction d'un mur à la frontière, promesse de campagne emblématique du magnat de l'immobilier.
Selon plusieurs analystes, la discorde diplomatique est la plus grave depuis des décennies.
La dernière crise majeure remonte à 1985, lorsqu'un cartel de drogue avait torturé et tué un fonctionnaire américain de l'agence américaine antidrogue (DEA) provoquant en représailles une brève fermeture de la frontière.
«C'est pire maintenant» commente à l'AFP Jesus Velasco, expert en relations américano-mexicaines à l'université de Tarleton au Texas.
«Trump met dos au mur l'administration Pena Nieto à tel point qu'il n'y a plus d'espace pour les négociations,» a-t-il commenté.
Le ministre mexicain de l'Économie Ildefonso Guajardo, qui a rencontré des responsables américains cette semaine à Washington, avait indiqué vendredi - avant le coup de fil entre les deux présidents -  que les deux pays étaient «dans une impasse».
Mais la ligne de communication reste ouverte, maintenant «la possibilité de trouver une solution» a-t-il ajouté.
Trump se met à dos un allié stratégique
En ciblant le Mexique, Donald Trump s'en prend à un partenaire stratégique qui pourrait répliquer en lançant une guerre commerciale et en limitant la coopération pour lutter contre l'immigration illégale, selon des analystes.
Le nouveau président américain a déclenché la plus grosse crise diplomatique entre les deux pays depuis des années en soutenant que le Mexique financerait la construction d'un mur sur la frontière de 3200 kilomètres, promesse emblématique de sa campagne.
Le président mexicain Enrique Pena Nieto a annulé son déplacement à Washington prévu la semaine prochaine tandis que la Maison-Blanche évoquait une hausse des tarifs douaniers sur les importations mexicaines pour financer ce mur.
Les deux chefs d'État se sont parlé vendredi, reconnaissant leurs divergences sur le paiement du mur, tout en cherchant à faire baisser la pression bilatérale.
Les deux gouvernements ont diffusé des communiqués très similaires à l'issue de l'entrevue. Mais la présidence mexicaine a indiqué qu'un engagement à ne plus parler «publiquement» du mur de la discorde avait été pris, ce dont n'a pas fait état la Maison-Blanche.
Pour Jesus Velasco, un expert en relations américano-mexicaine à l'université de Tarleton au Texas, la dernière crise majeure remonte à 1985, quand un cartel de drogue avait torturé et tué un fonctionnaire américain de l'agence anti-drogue (DEA), ce qui avait entraîné une brève fermeture de la frontière.
«C'est pire maintenant», a assuré M. Velasco à l'AFP.
Donald «Trump met dos au mur l'administration Pena Nieto à tel point qu'il n'y a plus d'espace pour les négociations», a-t-il estimé.
«Chanceux» d'avoir un ami au Sud
Encourageant le Mexique à se défendre face au magnat républicain, l'ancien président mexicain Felipe Calderon a affirmé que le gouvernement pourrait répliquer en matière de la lutte contre les cartels de drogue.
L'armée, par exemple, pourrait cesser de vérifier les chargements des camions qui franchissent la frontière, a-t-il suggéré.
«Il faut prendre des mesures pour leur faire comprendre que le soutien et la collaboration du Mexique n'est pas gratuite», a poursuivi M. Calderon sur Radio Formula.
Le Congrès américain a voté en 2008 l'attribution de 2,5 milliards de dollars pour l'Initiative Merida, un programme d'aide fournissant matériel et formation au Mexique pour l'aider à combattre le crime organisé.
Mais dans sa quête de fonds pour construire le fameux mur, M. Trump a ordonné à toutes les agences gouvernementales d'identifier dans les 30 jours les aides «directes et indirectes» perçues par le gouvernement mexicain.
«Jusqu'alors on a insisté sur la façon dont les États-Unis peuvent aider le Mexique à lutter contre le crime organisé», expliquait à l'AFP Duncan Wood, un responsable du Centre Wilson à Washington.
«Maintenant le Mexique doit dire: «Regardez, vous avez beaucoup de chance d'avoir une nation amie au sud, ça vaut la peine d'y réfléchir», a-t-il ajouté.
Symbole de cette coopération, le Mexique a extradé la semaine dernière vers les États-Unis, à la veille de l'investiture de Trump, le puissant narcotrafiquant Joaquin «El Chapo» Guzman.
Laisser passer les migrants
En dépit des propos de Donald Trump suggérant que le Mexique ne lutte pas contre les migrants illégaux, le Mexique et les États-Unis «ont l'une des coopérations (en la matière) les plus fructueuses au monde», selon M. Wood.
Sous la pression du président américain Barack Obama, après l'afflux d'enfants migrants en 2014, le Mexique avait renforcé sa frontière au sud, avec le Guatemala, pour empêcher l'immigration illégale.
L'an dernier, le Mexique a arrêté 147 370 migrants, contre 80 900 en 2013, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur.
Le Mexique pourrait être désormais moins enclin à coopérer, et ainsi laisser les migrants centraméricains traverser la frontière, selon Velasco.
L'administration Trump a laissé entendre qu'elle pourrait imposer une taxe de 20% sur les importations en provenance du Mexique pour financer sa construction du fameux mur.
«Si les États-Unis imposent une telle taxe, le Mexique fera de même», a affirmé à l'AFP Luis de la Calle, un des négociateurs mexicains de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) dans les années 90, que M. Trump veut à présent renégocier voire abroger.
Calderon a indiqué que le Mexique pourrait montrer l'importance du commerce bilatéral en annulant les importations de blé américain, qui se montent à 10 millions de tonnes par an en moyenne.
L'ancien président pense que le Mexique doit «faire sentir à la base électorale de Trump le plus vite possible les effets d'une possible annulation» du commerce avec le Mexique.
Pendant ce temps, les Mexicains ont lancé une campagne sur Twitter pour boycotter les produits américains avec le hastag AdiosProductosGringos (Adieu les produits gringos).

Trump signe un décret pour stopper l'entrée de «terroristes islamiques»

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Publié le 27 janvier 2017 à 16h56 | Mis à jour à 17h45
Donald Trump a signé plusieurs décrets au Pentagone,... (Photo REUTERS)
Donald Trump a signé plusieurs décrets au Pentagone, vendredi.
PHOTO REUTERS
Agence France-Presse
Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé vendredi avoir pris un décret en matière d'immigration prévoyant des contrôles renforcés aux frontières destinés à stopper l'entrée éventuelle de «terroristes islamiques radicaux».
«Je mets sur pied de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir hors des États-Unis les terroristes islamiques radicaux. Nous ne les voulons pas ici», a martelé le président américain lors d'une cérémonie au Pentagone d'investiture de son secrétaire à la Défense James Mattis.
Ce décret intitulé «protection de la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis», était attendu depuis mercredi soir lorsque le journal Washington Post en avait publié une copie.
«C'est du lourd», s'est exclamé le 45e président des États-Unis devant des hiérarques militaires réunis au Pentagone.
«Nous voulons être surs que nous ne laissons pas entrer pas dans notre pays les mêmes menaces que celles que nos soldats combattent à l'étranger (...) Nous n'oublierons jamais les leçons du 11-Septembre» 2001, a proclamé M. Trump, en allusion aux attentats perpétrés aux États-Unis par le groupe Al-Qaïda.
Dans le détail et d'après le projet de décret publié mercredi par le Washington Post, mais que la Maison-Blanche n'avait pas rendu public vendredi soir, les autorités américaines bloqueraient pendant un mois l'arrivée de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.
Ce texte prévoirait aussi l'arrêt complet pendant quatre mois du programme fédéral d'admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre. Un programme humanitaire ambitieux créé par une loi du Congrès en 1980.
Les réfugiés syriens, qui ont fui par millions le conflit dans leur pays, mais dont seulement 18 000 ont été acceptés aux États-Unis depuis 2011, seraient, eux, définitivement interdits d'entrer.
Pour l'année budgétaire 2016 (du 1er octobre 2015 au 30 septembre 2016), les États-Unis, à l'époque gouvernés par Barack Obama, avaient admis précisément sur leur territoire 84 994 réfugiés, toutes nationalités confondues, dont un peu plus de 10 000 Syriens.
L'administration Obama, qui avait reconnu en septembre 2015 qu'elle pouvait faire davantage, s'était donnée l'objectif de 110 000 réfugiés acceptés pour l'année budgétaire 2017. L'administration Trump en viserait dorénavant seulement 50 000, toutes nationalités confondues, selon le projet de décret.
Le président républicain a été élu le 8 novembre sur des slogans de campagne nationalistes, isolationnistes et de lutte contre le «terrorisme islamique radical».
Un décret pour «reconstruire» l'armée
Donald Trump a signé vendredi au Pentagone un autre décret, cette fois pour «reconstruire» les forces armées des États-Unis, qui sont déjà les plus importantes du monde.
«Je vais signer un décret pour entamer une grande reconstruction des forces armées des États-Unis, pour développer un plan pour de nouveaux avions, de nouveaux navires, de nouvelles ressources et de nouveaux outils pour nos hommes et femmes en uniforme», a-t-il dit juste après la cérémonie de prise de fonctions de son nouveau secrétaire à la Défense, l'ancien général James Mattis.
Pendant sa campagne, le président Trump a promis de porter la flotte américaine à 350 navires et sous-marins dans les prochaines années, contre un objectif fixé à 310 navires par l'administration Obama, et un niveau actuel de 274 bateaux.
Il aussi promis d'augmenter le nombre d'avions de combat, et le nombre de soldats dans l'armée de terre (US Army), la branche la plus importante de l'armée américaine.
Les républicains estiment qu'après la baisse des budgets militaires sous l'administration Obama, et la charge qu'ont représentée les guerres d'Irak et d'Afghanistan, l'armée américaine a besoin de gros investissements pour retrouver la supériorité militaire qui était la sienne.
«Je pense que nous avons une remise à niveau à faire après beaucoup d'années d'usage intensif de nos matériels», avait déclaré pendant son audition au Sénat le général James Mattis, le secrétaire américain à la Défense.
«Cette remise à niveau n'a pu être faite. Nous avons aussi en ce moment un problème de maintenance, avec des bateaux qui restent en mer plus longtemps parce que ceux qui sont censés les relever ne sont pas prêts».
Les stratèges américains s'inquiètent également des investissements consentis par les Russes et les Chinois pour moderniser leur défense.
Les dépenses militaires américaines, de l'ordre de 3,3% du PIB aujourd'hui, restent toutefois sans égales à travers le monde.
Elles sont près de trois fois supérieures à celles de la Chine, la deuxième puissance militaire mondiale, et plus de huit fois supérieures à celles de la Russie, selon les chiffres de l'institut suédois Sipri, référence en la matière.

Le Canada pourrait contribuer au fonds sur l'avortement des Pays-Bas

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Publié le 27 janvier 2017 à 18h33 | Mis à jour à 18h33
La ministre canadienne du Développement international, Marie-Claude Bibeau... (PHOTO Adrian Wyld, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
La ministre canadienne du Développement international, Marie-Claude Bibeau
PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Agence France-Presse
OTTAWA
Le Canada envisage de contribuer au fonds international que veut mettre en place le gouvernement néerlandais afin de compenser l'arrêt du financement américain d'ONG internationales soutenant l'avortement, a indiqué vendredi à l'AFP le gouvernement canadien.
Le nouveau président américain Donald Trump a signé lundi un décret interdisant le financement par les États-Unis de ces organisations non gouvernementales (ONG).
Le lendemain, les Pays-Bas ont, par la voix de la ministre néerlandaise responsable de la Coopération au développement Lilianne Ploumen, pris «l'initiative d'un fonds international pour offrir aux femmes dans les pays en voie de développement l'accès à de bonnes informations, à des moyens contraceptifs et à l'avortement».
Mme Ploumen s'est entretenue mercredi avec Marie-Claude Bibeau, ministre canadienne du Développement international pour évoquer ce fonds, a indiqué à l'AFP le cabinet de Mme Bibeau.
«Les paramètres du Fond commencent à se définir donc on va analyser le dossier rapidement», a indiqué Louis Bélanger, porte-parole de la ministre canadienne.
Le gouvernement de Justin Trudeau, au pouvoir depuis un peu plus d'un an, doit prochainement présenter sa nouvelle politique d'aide au développement et «les droits sexuels et génésiques (liés à la reproduction) seront au coeur» de cette nouvelle approche, a relevé le cabinet de Mme Bibeau.
«L'approche du Canada vise à s'assurer que chaque grossesse est voulue, que chaque naissance est sans danger, et que chaque fille et femme est traitée avec la dignité et le respect qu'elle mérite». Le financement de «l'avortement sans danger» s'inscrit dans cette approche, selon le gouvernement canadien.
Selon l'organisation Marie Stopes International, citée par la ministre Ploumen, l'arrêt des subventions américaines engendreront en quatre ans 6,5 millions de grossesses non désirées, 2,1 millions d'avortements à risques et la mort inutile de 21 700 mères.

Couillard estimait ne pas avoir à corriger les informations inexactes de Paradis

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 27 janvier 2017 à 11h31 | Mis à jour à 18h10
Le premier ministre Couillard a défendu la gestion... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)
Le premier ministre Couillard a défendu la gestion de cette crise par son cabinet. « Tout au long de ces quelques jours, on a agi rapidement chaque fois que de l'information devenait disponible. »
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
(Québec) Le premier ministre Philippe Couillard n'est pas intervenu pour corriger les informations inexactes  sur les motifs de la suspension de Pierre Paradis parce qu'il estimait que c'était à ce dernier de corriger le tir.
« La commotion cérébrale, c'est pas nous qui en a parlé », s'est défendu Couillard, lors d'un point de presse ce vendredi matin. Pourquoi ne pas avoir rectifié le tir ? « C'était à M. Paradis de le faire. [...] Ce n'est pas nous qui avons mis la question de la commotion cérébrale sur la place publique. » Il a tenu à ajouter qu'il était toutefois exact à sa connaissance que son ex-ministre a subi une commotion cérébrale et est actuellement sous soins médicaux.
Le bureau de M. Couillard a été avisé le 19 janvier que l'ancien ministre de l'Agriculture faisait l'objet d'un « signalement » à la police. Mardi, cinq jours plus tard, il a reçu une lettre d'une ex-employée se plaignant du ministre. Ces informations ont été jugées suffisamment graves pour retirer M. Paradis du conseil des ministres et confier le ministère de l'Agriculture qu'il dirigeait à Laurent Lessard. Le  communiqué qui annonçait le changement « temporaire » n'en a fait aucune mention, mercredi.
Ce jour-là, l'entourage du premier ministre a refusé de préciser les motifs du départ de M. Paradis, référant toute demande d'entrevue à son bureau.
La porte-parole de l'ex-ministre a cependant indiqué aux journalistes que le ministre avait subi une commotion cérébrale en faisant de l'équitation.
Le premier ministre Couillard a défendu la gestion de cette crise par son cabinet. « Tout au long de ces quelques jours, on a agi rapidement chaque fois que de l'information devenait disponible. »
Selon les informations obtenues par La Presse, M. Paradis a fait l'objet d'une plainte par une employée de son cabinet politique en congé de maladie depuis plusieurs mois. La SQ a rencontré à quelques reprises la plaignante et, après consultation avec le bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a décidé qu'il y avait matière à enquête.
Des « trous »
Selon le Parti québécois, il subsiste plusieurs « trous » dans les explications du gouvernement. La députée Agnès Maltais souligne qu'on ignore pourquoi la plainte initiale a été déposée au Service de police de la Ville de Québec, mais l'enquête est désormais entre les mains de la SQ. Elle souhaite aussi savoir pourquoi la police a consulté le DPCP avant d'ouvrir une enquête formelle.
Mme Maltais estime que les événements mettent aussi en cause la gestion de M. Couillard, qu'elle somme de « faire preuve de transparence ».
« Ça questionne le jugement du premier ministre, ça questionne son sens de l'honneur, son sens de l'éthique, sa compréhension de la gravité d'une agression sexuelle », a-t-elle affirmé.
La CAQ évoque un « camouflage »
La Coalition avenir Québec se demande pour sa part si le premier ministre n'a pas effectué une « tentative de camouflage ».
« Je ne dirais pas que le premier ministre a menti, a affirmé la députée caquiste Nathalie Roy. Mais il a laissé rouler pendant 24 heures une "fake news", comme on dit en anglais. Et ça, c'est indigne d'un premier ministre. »

Fil des événements

19 janvier
Le bureau du premier ministre est en avisé en soirée que Pierre Paradis fait l'objet d'un signalement à la Sûreté du Québec, qui dit être à valider la nature de la plainte;
20 janvier
En déplacement à Davos, Philippe Couillard est informé le lendemain matin ;
24 janvier
Le bureau du premier ministre reçoit durant la journée une lettre de la personne disant avoir été victime de geste déplacé de Pierre Paradis, qui est alors relevé temporairement de ses fonctions de ministre de l'Agriculture ;
26 janvier
La Sûreté du Québec confirme l'ouverture d'une enquête à la suite de ses validations, menant à la suspension permanente de Pierre Paradis comme ministre.

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA

Commotion cérébrale: Paradis transféré dans un hôpital montréalais

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Publié le 27 janvier 2017 à 16h37 | Mis à jour à 16h37
Pierre Paradis... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse canadienne)
Pierre Paradis
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
JOCELYNE RICHER
La Presse Canadienne
Québec
La commotion cérébrale dont a été victime l'ex-ministre Pierre Paradis paraît plus sévère que ce qui avait annoncé initialement, car il a dû être transféré dans un hôpital montréalais, vendredi, pour y subir des tests plus poussés.
Le député de Brome-Missisquoi, qui fait l'objet d'une enquête policière reliée à des allégations à caractère sexuel, n'a toujours pas pu être interrogé par la Sûreté du Québec, en raison de son état.
Ses médecins ont jugé vendredi qu'il n'était pas en état de s'entretenir avec les policiers, a confirmé vendredi une porte-parole de son bureau de comté.
Ils ont décrété qu'il devait être transféré dans un hôpital doté d'équipements plus sophistiqués, à Montréal, afin de déterminer plus précisément sa condition.
M. Paradis, amateur d'équitation, a fait une chute à cheval au début de la semaine dernière. Mercredi, son cabinet affirmait qu'il avait subi une commotion cérébrale «légère» et que ses médecins lui avaient recommandé de prendre quelques jours de repos.
Dure semaine pour M. Paradis, qui, parallèlement à ses ennuis de santé, a été expulsé du conseil des ministres et du caucus libéral, en raison de l'enquête policière en cours.
Cette enquête policière porterait sur des allégations à caractère sexuel faites par une ancienne employée du ministre Paradis.
Le député de Brome-Missisquoi ne fait cependant l'objet d'aucune accusation.
La plaignante a aussi expédié une lettre au cabinet du premier ministre, mercredi dernier, pour relater sa version des faits et décrire ce qu'elle reprochait à Pierre Paradis.
C'est à partir de ce moment que la décision a été prise d'expulser M. Paradis du cabinet, a indiqué vendredi matin en point de presse à Montréal le premier ministre Philippe Couillard.
Le premier ministre soutient avoir agi avec diligence dans ce dossier, contrairement à ce que prétend l'opposition.
«On a agi rapidement, à chaque fois qu'une information devenait disponible», a-t-il soutenu, refusant de révéler quoi que ce soit du contenu de la lettre de la plaignante.

Unilinguisme de Trudeau: 58 plaintes déposées au Bureau du commissaire aux langues

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Publié le 27 janvier 2017 à 15h19 | Mis à jour à 15h19
Le bureau a entrepris son enquête dans la... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)
Le bureau a entrepris son enquête dans la foulée de ces plaintes afin de déterminer si le premier ministre, en décidant de répondre en français à une question qui lui avait été posée en anglais lors de son passage dans les Cantons-de-l'Est la semaine dernière
PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE
(OTTAWA) Le Commissaire aux langues officielles continue de recevoir des plaintes relativement aux faux pas linguistiques commis par le premier ministre Justin Trudeau à Sherbrooke la semaine dernière et à Peterborough il y a une dizaine de jours alors qu'il effectuait sa tournée pancanadienne.
Un porte-parole du bureau du Commissaire aux langues officielles, Nelson Kalil, a indiqué à La Presse vendredi qu'une soixantaine de plaintes ont été jusqu'ici été envoyées au chien de garde des deux langues officielles.
Il a indiqué que le bureau a entrepris son enquête dans la foulée de ces plaintes afin de déterminer si le premier ministre, en décidant de répondre en français à une question qui lui avait été posée en anglais lors de son passage dans les Cantons-de-l'Est la semaine dernière, entre autres, a enfreint la Loi sur les langues officielles. L'enquête ne vise pas le premier ministre lui-même, le Commissaire n'ayant pas le pouvoir d'enquêter sur un individu en particulier, mais le Bureau du conseil privé. Cet organisme se trouve être « le ministère du premier ministre ».
Le Commissaire se penche aussi sur le passage de M. Trudeau à Peterborough, où le premier ministre a répondu en anglais à une question qui lui avait été posée en français, car des plaintes à ce sujet ont aussi été acheminées au bureau du commissaire.
« Nous avons reçu jusqu'ici 58 plaintes. L'enquête porte sur les responsabilités du Bureau du Conseil privé et non sur les incidents en tant que tels. L'enquête devrait durer entre trois à six mois. Généralement, nous faisons des recommandations à l'institution visée par une enquête une fois que cette enquête est terminée », a indiqué M. Kalil.
Après avoir suscité la colère au sein de la minorité anglophone au Québec et avoir essuyé de nombreuses critiques sur les médias sociaux, Justin Trudeau a admis la semaine dernière qu'il aurait pu répondre «en partie en anglais» à la citoyenne de Sherbrooke qui lui avait posé deux questions en anglais. Il a plaidé que ce genre de séances de discussion ouverte exigent justement que les réponses aux préoccupations des citoyens soient claires.
«Les prochaines fois, je vais m'assurer d'amener un peu plus de bilinguisme», avait alors déclaré M. Trudeau.
- Avec La Presse canadiene

Un nouvel envol sur un nouveau site pour la Maison des Trois colombes

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Publié le 27 janvier 2017 à 18h15 | Mis à jour à 18h15
La générosité des familles d'André Buisson et de... (Stéphane Lessard)
La générosité des familles d'André Buisson et de Jean Chrétien permettront à la Maison des Trois colombes de prendre son envol sur un nouveau site à Shawinigan.
STÉPHANE LESSARD
GUY VEILLETTE
Le Nouvelliste
(Shawinigan) La Maison des Trois colombes ne verra finalement pas le jour sur les terrains de l'Hôpital du Centre-de-la-Mauricie, mais dans la vaste résidence de l'un des grands bâtisseurs de Shawinigan. Vendredi matin, la famille Buisson a annoncé que la maison familiale de la Terrasse Cascade serait cédée à l'organisme de bienfaisance, ce qui lui permettra d'accélérer son projet d'offrir huit lits aux personnes en fin de vie sur un site exceptionnel.
Une centaine de personnes ont assisté à ce dévoilement chargé en émotion, vendredi matin au club de golf Le Mémorial. L'ex-premier ministre du Canada, Jean Chrétien, faisait partie des invités d'honneur en raison d'une exceptionnelle contribution de 845 000 $ amassés dans sa famille et chez des amis proches pour cette maison de soins palliatifs. 
«Il y a environ deux ans, Lise Landry et André Garant sont venus me voir pour que je m'implique dans cette campagne», raconte M. Chrétien, toujours en très grande forme. «Je fais beaucoup de philanthropie à travers la pays mais je n'en parle pas beaucoup parce que sinon, je serais encore plus sollicité et je n'ai pas rien que ça à faire. Il faut que je gagne ma vie!»
M. Chrétien a bien connu Gabriel Buisson, fondateur de la Société Laurentide, décédé en février 2016 à l'âge de 88 ans. Comme avocat, il avait travaillé à l'incorporation de l'entreprise à la fin des années 50, en plus de s'impliquer comme secrétaire du conseil d'administration du club de golf Le Mémorial, également propriété de la famille.
L'ex-député de Saint-Maurice observe qu'il est plutôt rare qu'un service semblable puisse hériter d'une spacieuse demeure pour lancer ses opérations. Il estime qu'il s'agissait d'un endroit rêvé pour accompagner les derniers jours d'une personne.
«Le site est fantastique», assure-t-il. «C'est au-dessus du Saint-Maurice. Il y a des arbres, une entrée magnifique. On sera tous fiers de dire que nous avons ça à Shawinigan.»
Tourner la page
Pour le clan Buisson, les émotions s'entremêlent entre la fierté de poser un geste significatif pour les personnes en fin de vie de la région et la nostalgie de tourner une importante page de l'histoire familiale.
Au cours des dernières années, la famille a vécu de très près l'importance d'un accompagnement de qualité auprès des personnes en perte d'autonomie puisque Gabriel Buisson était atteint de la maladie d'Alzheimer. Son épouse, Pauline Arseneault, livre le même combat.
«La progression de la maladie a fait en sorte qu'ils avaient besoin de soins continuels», explique André Buisson. «Nous avons formé une équipe pour nous assurer que leur qualité de vie serait maintenue. Nous avons réalisé à quel point ça faisait la différence. Mon père est décédé à la maison l'an dernier et malgré que ça ait été un événement très triste, de la manière dont ça s'est déroulé, c'était un beau moment. Ça m'a fait vraiment réaliser toute l'amplitude de cette problématique (des soins de fin de vie).»
Au net, la famille et la Société Laurentide remettent 550 000 $ à la Maison des Trois colombes. André Buisson assure que le consensus est apparu assez rapidement entre les enfants concernant l'avenir de la maison.
Dans son allocution, l'homme d'affaires a souligné certaines caractéristiques de la demeure, qu'il associait volontiers à la personnalité de Gabriel Buisson: envergure, démesure, innovation, dépassement de soi et souci non négociable pour la qualité et le travail bien fait.
«Comme maison unifamiliale, ça n'avait aucun sens de penser à l'habiter», fait-il remarquer. «C'était disproportionné. On est convaincu qu'on fait la bonne chose, parce que ça répond à un besoin criant.»
La présidente du conseil d'administration de la Maison des Trois colombes, Lise Landry, flottait sur un nuage en voyant tout près de 1,4 million de dollars apparaître pour la réalisation du projet. La campagne de financement se poursuit pour atteindre un objectif de 850 000 $.
Tel qu'annoncé dans le projet initial, ce centre de soins palliatifs comptera huit chambres. Certains réaménagements sont évidemment prévus dans la résidence Buisson, dont la condamnation de la piscine intérieure pour la remplacer par des bureaux administratifs.
«Quand on regardait les avantages de cette maison, on constatait qu'elle est beaucoup plus grande que ce que nous aurions construit. Quand on dit que ce sera la plus belle maison au Québec, ça va être vrai!», promet l'ex-mairesse.
La conférence d'information a aussi permis de présenter la nouvelle signature visuelle de l'organisation et d'annoncer la mise en ligne d'un site web. 
Rappelons que l'an dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, s'était déplacé à Shawinigan pour annoncer un financement récurrent de 544 000 $ pour ce projet, correspondant aux frais d'exploitation annuels.
Mme Landry souhaite que la Maison des Trois colombes puisse ouvrir ses portes d'ici une douzaine de mois.