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mercredi, janvier 18, 2017

Enquête réclamée sur la CAQ après les allégations d'une ex-employée

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Publié le 17 janvier 2017 à 16h23 | Mis à jour le 17 janvier 2017 à 16h23
François Legault a lui-même ordonné une enquête interne... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne)
François Legault a lui-même ordonné une enquête interne pour faire la lumière sur les allégations d'une ancienne employée de la CAQ.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Martin Croteau
MARTIN CROTEAU
La Presse
(QUÉBEC) Quelques jours après le Parti québécois, la Coalition avenir Québec a elle aussi été éclaboussée par des allégations selon lesquelles elle a utilisé des fonds publics à des fins partisanes, mardi.
Le Parti libéral et le Parti québécois ont tous deux réclamé une enquête du commissaire à l'éthique sur les pratiques du parti de François Legault. Et le chef lui-même a ordonné une enquête interne pour faire la lumière sur les allégations d'une ancienne employée. 
Julie Nadeau, une ex-employée de la CAQ, a affirmé à Cogeco avoir travaillé lors de plusieurs élections partielles alors que son salaire était payé par les fonds publics. Cette pratique contreviendrait aux règles de l'Assemblée nationale.
Mme Nadeau a aussi allégué que des députés caquistes se sont fait complices du stratagème en organisant de fausses réunions pour permettre aux employés de réclamer des frais de déplacement. 
M. Legault a semblé mettre en doute la crédibilité de son ex-employée, mardi, en rappelant qu'elle a été congédiée en lien avec un « compte de dépenses ». Il a néanmoins mandaté son parti de faire la lumière sur ses allégations. 
« En toute transparence, j'ai demandé au parti de faire enquête sur les cas qui ont été mentionnés, a déclaré M. Legault. Je suis convaincu que ce sont des cas exceptionnels si c'est arrivé et on va s'assurer aussi que pour l'avenir, les directives sont plus claires. » 

La CAQ s'était montrée beaucoup plus cinglante, la semaine dernière, lorsqu'il a été révélé que le Parti québécois emploie cinq « agents de liaisons » payés par le budget de l'Assemblée nationale, mais qui n'y mettent à peu près jamais les pieds. Ses députés avaient accusé le parti de Jean-François Lisée d'avoir orchestré un « détournement de fonds » et ils avaient réclamé des enquêtes indépendantes.
« C'est deux cas complètement différents », a expliqué M. Legault. 
Mais le PQ ne voit pas les choses ainsi. Le parti a toujours maintenu que ses pratiques d'embauche sont conformes aux règles de l'Assemblée nationale. Selon la députée Agnès Maltais, c'est plutôt la CAQ qui fait preuve d'«hypocrisie».
Mme Maltais demande au commissaire à l'éthique d'étendre son enquête à l'ensemble des partis de l'Assemblée nationale. 
« Nous avons entendu François Legault dire qu'il fallait une enquête sur le Parti québécois, mais que quand il s'agissait de son parti, il ferait une enquête à l'interne et ce serait suffisant », a ironisé Mme Maltais.
Le whip du gouvernement Couillard, Stéphane Billette, a lui aussi demandé au commissaire d'enquêter. 
« Si ces allégations s'avèrent réelles, la CAQ devra rembourser la totalité des frais et des salaires versés pour des activités partisanes », a prévenu M. Billette dans un communiqué. 
Le commissaire avait déjà ouvert une enquête sur le PQ, lundi, à la demande de M. Billette.

Débat conservateur: Bernier attaqué sur plusieurs fronts

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Publié le 17 janvier 2017 à 16h56 | Mis à jour le 17 janvier 2017 à 22h05
Maxime Bernier, à droite, pendant le débat conservateur... (PHOTO PC)
Maxime Bernier, à droite, pendant le débat conservateur de mardi soir.
PHOTO PC
FANNIE OLIVIER
La Presse Canadienne
Les 13 candidats de la course au leadership du Parti conservateur ont croisé le fer dans un débat uniquement en français à Québec qui manquait parfois de spontanéité, plusieurs candidats se limitant à lire des réponses préparées.
Il faut dire que plusieurs ne maîtrisent pas du tout la langue de Molière, ce qui a rendu le débat aride, notamment pour Kellie Leitch, Deepak Obhrai, Brad Trost et Lisa Raitt, qui devaient se fier à leurs fiches.
Le débat a malgré tout été ponctué de quelques attaques personnelles, dont le candidat Maxime Bernier - perçu comme le favori au Québec - a souvent été la cible.
La joute a débuté avec une salve visiblement préparée à l'avance par la candidate Kellie Leitch, qui a déploré les attaques de Maxime Bernier sur son plan d'immigration, tout en critiquant ses décisions alors qu'il était au sein du cabinet de Stephen Harper.
«Maxime n'a pas de leçons de transparence et de consistance à donner. Maxime est le menteur et l'imposteur», a-t-elle envoyé.
Steven Blaney s'en est lui aussi rapidement pris au député de Beauce, en critiquant pour sa part sa promesse d'abolir la gestion de l'offre. Les agriculteurs travaillent fort, pendant que M. Bernier «fait son jogging», a lancé M. Blaney à l'autre candidat québécois.
M. Bernier s'est défendu en affirmant qu'il était fier de son bilan à titre de ministre, même s'il n'était pas parvenu à imposer sa vision en ce qui a trait à la gestion de l'offre et à l'abolition des subventions aux entreprises alors qu'il était ministre.
«Je suis fier d'être le seul député à Ottawa qui se lève debout pour promouvoir les consommateurs et faire en sorte qu'ils paient la moitié moins cher pour ces produits-là», a-t-il plaidé, réitérant sa position en faveur de l'abolition de la gestion de l'offre pour le lait, la volaille et les oeufs.
Terrorisme
L'immigration et le terrorisme ont également été au coeur des échanges. Mme Leitch a martelé qu'il était nécessaire de faire passer des entrevues face à face à ceux qui désirent s'établir au Canada.
L'ancien ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Chris Alexander, a répliqué en affirmant qu'il voyait-là une occasion en or pour les terroristes potentiels de «mentir» aux agents d'immigration. Il a plutôt défendu le principe de révocation de la citoyenneté pour les Canadiens possédant une double nationalité reconnus coupables de terrorisme, une mesure qu'il avait portée à bout de bras alors qu'il était au cabinet de M. Harper. Cette question a profondément divisé les candidats, certains, comme Michael Chong, affirmant que cela avait contribué à la défaite des conservateurs en 2015.
Plus tôt dans la journée, le directeur des communications du parti, Cory Hann, avait assuré que les candidats ne savaient pas les questions à l'avance, mais seulement les thèmes généraux du débat.
En plus de se préparer au débat, les candidats ont récemment tenté de faire le plein d'appuis. Ainsi, Maxime Bernier a annoncé mardi un deuxième appui provenant du caucus québécois, soit le député de Beauport-Limoilou, Alupa Clarke, en plus de celui de Jacques Gourde.
La semaine dernière, le Saskatchewanais Andrew Sheer avait annoncé l'appui de quatre députés du Québec.
Kevin O'Leary
Un fantôme planait sur cet unique débat en français: celui de Kevin O'Leary, qui, selon la CBC, devrait se lancer dans la course pas plus tard que mercredi à Toronto.
M. O'Leary était absent de la scène, mais cela ne l'a pas empêché de commenter le débat sur Twitter, déplorant entre autres qu'on n'y aborde pas beaucoup le thème de la création d'emplois.
Cette situation n'a pas été appréciée par nombre de candidats.
«Je pense que c'est un grand manque de respect pour les francophones ici au Québec et dans le reste du Canada», a déploré Michael Chong.
En se portant officiellement candidat mercredi, l'homme d'affaires et vedette de la télévision unilingue anglophone n'aura donc pas eu à affronter ses collègues dans une langue qu'il ne parle pas du tout.
L'ancien «dragon» de l'émission Dragon's Den laissait déjà entendre que ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne prenne place sur la ligne de départ. La semaine dernière, il avait divulgué les réflexions d'un comité «exploratoire», qui concluait dans un rapport qu'il avait commandé que M. O'Leary serait «clairement sur le chemin de la victoire» s'il se lançait.
L'arrivée dans l'arène de ce néophyte en politique, bien connu du public et qui n'a pas la langue dans sa poche, changera assurément la donne dans cette course. Avant même qu'il se porte candidat, certains de ses adversaires l'avaient montré du doigt, l'ex-ministre Lisa Raitt allant jusqu'à créer un site web pour bloquer sa candidature.
Le prochain débat se tiendra à Edmonton le 28 février. Le nouveau chef conservateur sera élu le 27 mai.
***
Quelques citations tirées du débat :
Kellie Leitch: «Maxime n'a pas de leçons de transparence et de consistance à donner. Maxime est le menteur et l'imposteur.»
Steven Blaney à Maxime Bernier: «Tu fais ta campagne sur le dos des fermiers de ta région. Tu fais ta campagne, Maxime, aux dépens de gens qui nous nourrissent. Pendant que tu fais ton jogging, Maxime, ces gens-là travaillent.»
Maxime Bernier sur la gestion de l'offre: «Je suis fier d'être le seul député à Ottawa qui se lève debout pour promouvoir les consommateurs et faire en sorte qu'ils paient la moitié moins cher pour ces produits-là.»
Chris Alexander: «Franchement, des entrevues pour tous les visiteurs, tous les immigrants, c'est une invitation aux gens les plus dangereux de nous mentir en pleine face. Ça va nous gaspiller l'argent, c'est une perte de temps.»
Andrew Scheer: «Depuis qu'il est en fonction, Justin Trudeau prend la menace terroriste à la légère. Entre vous et moi, on dirait que Justin Trudeau vit dans un monde de Calinours.»

Le débat constitutionnel rouvert en Cour avec la contestation de la loi 99

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Publié le 17 janvier 2017 à 16h14 | Mis à jour le 17 janvier 2017 à 16h14
La Cour supérieure du Québec ouvrira en mars prochain une porte sur l'histoire... (123RF)
123RF
PIERRE SAINT-ARNAUD
La Presse Canadienne
MONTRÉAL
La Cour supérieure du Québec ouvrira en mars prochain une porte sur l'histoire avec une cause vieille de 16 ans qui faisait suite au référendum de 1995 et qui aura pour effet de relancer le débat constitutionnel, du moins sur la scène juridique.
Le tribunal entendra alors la contestation inscrite en 2001 par l'ex-chef du Parti Equality, Keith Henderson, de la loi 99 qui affirme notamment l'existence juridique du peuple québécois et son droit à l'autodétermination, loi adoptée en 2000 sous Lucien Bouchard en guise de réplique à la «Loi sur la clarté» de Stéphane Dion.
Le gouvernement de Stephen Harper avait demandé à la Cour, en 2013, d'invalider la loi 99 en la déclarant inconstitutionnelle ou, à tout le moins, de la juger déclaratoire et, donc, sans effet. L'Assemblée nationale avait répliqué dans les mois suivants par une motion unanime dénonçant l'intervention fédérale et réitérant son appui à la loi.
Plusieurs groupes nationalistes ont lancé, mardi, une pétition réclamant du gouvernement Trudeau qu'il se retire de la cause.
«Le poids du nombre (...) ç'a un impact, je crois», a soutenu en conférence de presse le député bloquiste de Terrebonne, Michel Boudrias, qui pilote la pétition qu'il entend remettre au gouvernement Trudeau, mais à laquelle il n'a pas voulu fixer d'objectif.

Les groupes présents ont du même souffle demandé au gouvernement Couillard de marquer son appui à la défense des intérêts du Québec en demandant lui aussi à Ottawa de se retirer du dossier, en continuité avec la motion unanime de 2013.
«Si on a une bonne résolution à donner à Philippe Couillard cette année, c'est de commencer à défendre les intérêts du Québec», a pour sa part lancé le député péquiste de Terrebonne, Mathieu Traversy.
«Ça pourrait l'aider à bien débuter son année parlementaire qui, comme vous le savez, a besoin d'énergie, a besoin d'un peu plus d'effervescence ou de pétillant pour se redonner une beauté politique», a-t-il ajouté.
Outre le Bloc et le Parti québécois, la démarche a obtenu l'appui de Québec solidaire de même que du cofondateur de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Jean Allaire, et de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB-M), dont le président, Maxime Laporte, tente d'obtenir le droit d'intervenir devant le tribunal.
«Le premier ministre Justin Trudeau ne pourra pas éviter de répondre à une question toute simple, mais qui hante le Canada depuis toujours: le peuple québécois existe-t-il en droit oui ou non?», s'est interrogé M. Laporte, qui voit dans la loi contestée une réponse à la question.
«La loi 99 nous reconnaît le statut de peuple en droit. C'est fondamental. Ça veut dire quelque chose autant au plan juridique qu'au plan politique qu'au plan symbolique», a-t-il fait valoir, déplorant que ces notions semblent «intolérables» aux yeux du gouvernement fédéral.
De son côté, Jean Allaire est allé fouiller encore plus loin dans l'histoire - 35 ans - pour dénoncer l'intervention fédérale dans le dossier. «Je trouve inconcevable qu'on essaie de nous faire encore une fois le coup de 1982», a-t-il affirmé, faisant un lien avec le rapatriement unilatéral de la Constitution par Pierre Elliott Trudeau.
La députée solidaire Manon Massé, pour sa part, a laissé entendre qu'Ottawa pratique une politique de deux poids, deux mesures, rappelant que le Canada est signataire de traités et conventions internationales qui reconnaissent le droit des peuples à l'autodétermination.
«Le seuil de 50 pour cent plus un, c'est ça la démocratie. C'est une base sur laquelle on appuyé nos deux derniers référendums; c'est une base sur laquelle la communauté internationale reconnaît l'autodétermination des peuples. Je ne sais pas pourquoi cette fédération canadienne viendrait nous dire à nous qu'on n'a pas la légitimité», a-t-elle avancé, ajoutant que le Québec serait prêt à faire «de la désobéissance constitutionnelle» si la souveraineté du peuple québécois n'était pas respectée.
Invitée à préciser sa pensée, Mme Massé a donné l'exemple de l'approche de son parti de créer une assemblée constituante pour doter le Québec d'une constitution qui aurait force de loi malgré une éventuelle invalidation de la loi 99, ce qui placerait le Québec en position de désobéissance constitutionnelle, mais qui placerait également le Canada en porte à faux avec sa signature sur les conventions internationales.
Mathieu Traversy a ajouté qu'il était particulièrement ironique de voir l'opposition du gouvernement fédéral en cette année de 150e anniversaire de la confédération.
«D'un côté, nous avons un gouvernement fédéral qui (invite) les Québécois à se tourner vers les festivités, mais en parallèle, on commence à déboulonner les projets de loi et les défenses législatives qui constituent les principaux droits fondamentaux du peuple québécois à disposer lui-même de ses propres décisions et de son autodétermination», a-t-il dit.

Les médecins devraient être des salariés, selon l'IRIS

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Publié le 18 janvier 2017 à 05h00 | Mis à jour à 07h06
Les médecins québécois «accaparent une part disproportionnée des... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)
Les médecins québécois «accaparent une part disproportionnée des dépenses de santé», selon l'IRIS.
PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE
Avec une rémunération globale de plus de 7 milliards de dollars, les médecins québécois «accaparent une part disproportionnée des dépenses de santé» et «menacent la pérennité des finances publiques». Dans une étude qui sera rendue publique ce matin, l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS), qui se décrit comme un institut «sans but lucratif, indépendant et progressiste», publie une série de recommandations afin d'améliorer l'allocation de ressources financières en santé.
1. LA RÉMUNÉRATION DES MÉDECINS EST TROP IMPORTANTE
D'entrée de jeu, les chercheurs de l'IRIS, dont les travaux ont été financés en partie par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), affirment que la rémunération des 20 000 médecins de la province accapare 21% du budget de la santé (7 milliards). En comparaison, payer 80 000 infirmières coûte un peu moins de 4 milliards de dollars à l'État, affirme l'étude. «L'argent consacré aux médecins ne peut pas aller ailleurs. Alors que le gouvernement a adopté ces dernières années des politiques d'austérité, 1 ou 2 milliards de plus ou de moins peut faire une différence», affirme Guillaume Hébert, l'un des auteurs de l'étude.
Dépenses de santé et de services sociaux 2015-2016 (en milliards de dollars) 
  • Financement des services à la population dans les établissements : 17
  • Rémunération des médecins : 7
  • Régime public d'assurance médicaments : 2,5
  • Autres : 6,3
  • Total : 32,7
2. DES AUGMENTATIONS TROP IMPORTANTES
Les chercheurs de l'IRIS indiquent que de 2007 à 2015, les médecins ont bénéficié d'augmentations annuelles moyennes de rémunération de 9 %. Une augmentation qui serait « insoutenable pour les finances publiques ». « On a longtemps décrié les fortes hausses du prix des médicaments. Mais aujourd'hui, les hausses de la rémunération médicale sont plus importantes », note M. Hébert. L'étude de l'IRIS conclut qu'alors que l'objectif initial de ces hausses était de rattraper l'écart avec l'Ontario, cet objectif est maintenant atteint, voire dépassé. En tenant compte du coût de la vie, le niveau de rémunération des médecins québécois dépasserait désormais de 11,5 % celui des médecins ontariens.
Rémunération moyenne des médecins
  • Omnipraticiens: Ontario 313 800 $ et Québec 248 000 $
  • Spécialistes: Ontario 370 000 $ et Québec 380 800 $
3. ABOLITION DES PRIVILÈGES FISCAUX
Pour les chercheurs de l'IRIS, le statut de travailleur autonome des médecins doit être remis en question. Québec devrait aussi interdire aux médecins de s'incorporer, réduisant du coup l'impôt à payer. «Cet avantage qui s'ajoute à une rémunération plus que généreuse doit être aboli», écrivent-ils. «C'est comme si on avait un joueur dans le réseau qui joue selon d'autres règles. Pourquoi ont-ils un statut différent? Il faut mettre un terme à ce compromis historique», estime M. Hébert.
4. POUR LE SALARIAT
L'IRIS note qu'au Québec, le mode de rémunération à l'acte chez les médecins dépasse les 85%. Or, ce mode de rémunération «ne favorise ni la qualité des soins ni le travail interdisciplinaire», est-il écrit dans l'étude, qui estime que le salariat des médecins doit être considéré. M. Hébert reconnaît qu'il peut aussi y avoir des désavantages à adopter le salariat. «Mais on n'a pas vu de raisons suffisantes pour ne pas s'y intéresser», dit-il.
5. SÉRIEUX DOUTES SUR LE FINANCEMENT À L'ACTIVITÉ
Les chercheurs de l'IRIS estiment aussi que le financement à l'activité, la prochaine réforme promise par le ministre de la Santé Gaétan Barrette, n'apportera finalement que «très peu de changements». «Quand on regarde ce qui s'est produit ailleurs, on voit que beaucoup de ressources administratives seront nécessaires, pour des résultats qui ne sont pas encore démontrés», affirme M. Hébert, qui croit que Québec devrait reculer sur cette question.