Information sur la politique 1

lundi, janvier 16, 2017

Des femmes de la Côte-Nord veulent éduquer Rambo Gauthier

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Bernard Rambo Gauthier Les propos de Rambo Gauthier à Tout le monde en parle passent également mal auprès des femmes de la Côte-Nord, qui veulent éduquer le syndicaliste.
Deux des trois députés et 42% des conseillers municipaux de la Côte-Nord sont des femmes, ce qui est au-dessus de la moyenne québécoise.
Rambo Gauthier a affirmé dimanche à TLMEP: «Chez nous, quand on fait des barbecues, après sept, huit bières, on se met tous à faire de la politique. Les femmes s’en vont parler de leur linge pis de leurs patentes, pis nous on parle de politique. On est tous des ministres de ci pis des ministres de ça.»
«Il faut l’éduquer. Ce serait le temps de le rencontrer», réagit Sylvie Ostigny, porte-parole du Regroupement des femmes de la Côte-Nord et conseillère municipale à Pointe-aux-Outardes.
Depuis plusieurs années, l’organisme encourage les femmes à se présenter en politique. Il a réalisé un colloque et des outils pour aider celles qui le font. «On souhaite des femmes dans tous les partis politiques, même celui de monsieur Gauthier. C’est sûr, il vient du milieu de la construction. C’est un milieu qui n’est pas facile pour les femmes.»
Sylvie Ostigny précise que ce ne sont pas tous les gens de la Côte-Nord qui pensent comme Bernard Gauthier, concernant l’intérêt des femmes pour la politique.
Elle croit que le chef du Parti Citoyen au pouvoir comprend mal le mouvement féministe. «Il n’est pas bien informé. La FTQ Côte-Nord n’a pas de comité de condition féminine. Eux-aussi, on veut les rencontrer et les sensibiliser», déclare la militante du Regroupement des femmes de la Côte-Nord.
Rejoint à Sept-Îles au lendemain de la diffusion de l’entrevue télé, Bernard Gauthier défend ses propos. «C’est le seul endroit où le montage de l’émission ne m’a pas favorisé. Sinon, j’ai été bien reçu à TLMP. C’est Turcotte qui a parlé le premier des femmes qui parlent de lingerie.»
L’agent syndical du local 791 de la FTQ rappelle qu’il n’a pas étudié à l’université en communication et qu’il parle avec ses tripes. Il est loin de s’excuser.
«C’est rapide sur un plateau de tournage. C’est l’intensité des débats politiques entre gars, qui éloigne les femmes. Elles peuvent ben parler de vacances, des enfants ou de politique. C’est la façon que nous on en parle qui les dérange. Le linge, c’était une joke!»

Le passage de Bernard Gauthier à Tout le monde en parle ne laisse personne indifférent

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 17 H 27 | Mis à jour à 18 h 24
Bernard «Rambo» Gauthier, à l'émission Tout le monde en parle
Bernard «Rambo» Gauthier, à l'émission Tout le monde en parle Photo : Radio-Canada

Retraite: Force Jeunesse désavoue Québec et appuie Ottawa

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EXCLUSIF
Publié le 16 janvier 2017 à 18h46 | Mis à jour à 19h34
Avec son projet de réforme du régime des rentes, le gouvernement Couillard «... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE
Tommy Chouinard
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(QUÉBEC) Avec son projet de réforme du régime des rentes, le gouvernement Couillard « rate complètement la cible » d'améliorer le sort de la classe moyenne, accuse Force Jeunesse. Ce regroupement de jeunes travailleurs lui demande de revoir sa position et d'appuyer la solution d'Ottawa.
« Quels que soient la tranche de revenus et le profil de travailleur testés, le scénario fédéral est plus avantageux que celui du Québec », affirme Force Jeunesse dans un mémoire obtenu par La Presse.
Québec est la seule province à ne pas avoir adhéré à la réforme du Régime de pensions du Canada soumise par Ottawa l'an dernier. Selon le projet fédéral, le taux de remplacement du revenu passera de 25 % à 33 % ; le plafond des gains admissibles, de 58 000 à 82 700 $ ; et le taux de cotisation, partagé à parts également entre l'employé et l'employeur, de 9,9 à 11,9 %. Le tout entrera en vigueur progressivement, à compter de 2019.
Québec a justifié son rejet de l'entente fédérale en disant qu'il ne veut pas une hausse de cotisations pour les personnes gagnant moins de 27 450 $ par an. Comme il peut modifier seul son régime de rentes, il a proposé sa propre réforme, qui fait l'objet de consultations publiques à compter d'aujourd'hui en commission parlementaire.
Force Jeunesse taille en pièces cette réforme et recommande « sans réserve » le scénario fédéral, « plus payant ». La classe moyenne « a le plus à perdre » avec la réforme du gouvernement Couillard.
« Seuls les revenus au-delà de 27 450 $ seraient sujets à la bonification de la rente. Donc, pour un salarié qui gagne 35 000 $ par année, seuls ses derniers 7550 $ gagnés seraient assujettis à la rente bonifiée, contrairement à la bonification du Régime de pensions du Canada qui commence dès le premier dollar de revenu », explique Force Jeunesse. La réforme pourrait avoir un effet pervers selon lui : pour éviter de payer des cotisations supplémentaires, les employeurs seraient tentés de morceler les emplois pour créer davantage de postes à temps partiel au salaire inférieur à 27 450 $.
« Le gouvernement prétend que les travailleurs à faibles revenus seraient pénalisés par le scénario [fédéral] en raison du 1 % de cotisations additionnelles qu'ils devraient assumer et qui viendrait diminuer leur revenu disponible pendant leur vie active. Or, les cotisations additionnelles seraient déductibles d'impôt pour les travailleurs, et la prestation fiscale pour revenu de travail viendrait aussi atténuer la hausse de cotisation », ajoute Force Jeunesse. Le groupe accuse d'ailleurs Québec de faire des « interprétations très discutables des données » lorsqu'il tente de faire croire que sa proposition est plus avantageuse que celle du fédéral.
La proposition du gouvernement Couillard permet de maintenir l'admissibilité au Supplément de revenu garanti, qui serait mis en péril par la réforme fédérale. Cela revient à « s'accrocher à tout prix à l'aide sociale pour les retraités », selon Force Jeunesse. Quoi qu'il prétende, les gains pour les faibles revenus sont supérieurs avec la proposition fédérale.
Selon les données contenues dans le mémoire, un travailleur au salaire minimum (22 360 $) devrait payer 189 $ par an de plus en cotisations avec la réforme fédérale par rapport à celle du Québec. Mais il toucherait 464 $ de plus par année en prestations durant toute sa retraite, même en tenant compte du Supplément de revenu garanti que le gouvernement Couillard veut protéger.
Pour ceux qui gagnent 40 000 $, il faudrait cotiser 239 $ de plus avec la réforme fédérale par rapport à la proposition du gouvernement Couillard. La prestation serait toutefois supérieure de 2176 $ par an.
« Assumant une espérance de vie à 65 ans de 22 ans, à terme les Québécois se priveront donc de 47 872 $ à la retraite comparativement à leurs concitoyens ontariens ou néo-brunswickois. Et cela, pour avoir «épargné» 9580 $ en cotisations sur l'ensemble de leur vie active », affirme Force Jeunesse. Cette disparité est « injustifiable » et « risque de pousser bien des gens à quitter le Québec ».

Avec Trump président, Couillard veut être plus présent aux États-Unis

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Publié le 16 janvier 2017 à 14h48 | Mis à jour à 14h48
Le premier ministre Philippe Couillard n'a pas caché sa... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE
Le premier ministre Philippe Couillard n'a pas caché sa préoccupation face à l'arrivée au pouvoir du milliardaire républicain, qui prêtera serment vendredi. Mais M. Trump présente aussi des « opportunités » d'affaires pour le Québec, a-t-il indiqué.

MARTIN CROTEAU
La Presse
(QUÉBEC) Philippe Couillard a promis lundi d'être plus présent aux États-Unis cette année afin de contrer « l'incertitude » causée par l'accession de Donald Trump à la présidence.
Le premier ministre n'a pas caché sa préoccupation face à l'arrivée au pouvoir du milliardaire républicain, qui prêtera serment vendredi. Mais M. Trump présente aussi des « opportunités » d'affaires pour le Québec, a indiqué M. Couillard.
« Je ne vais pas commencer cette relation de façon défaitiste, a dit le premier ministre. Je pense qu'il y a moyen de montrer aux Américains à quel point la relation commerciale est profitable dans les deux sens. Et je pense que c'est ce qu'il faut démontrer particulièrement au début de l'administration américaine. »
Pour ce faire, Québec mobilisera les huit délégations de la province en sol américain. Le premier ministre compte lui-même mettre l'épaule à la roue pour protéger et même stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays.
« J'entends être présent aux États-Unis, plus que sur d'autres continents au cours de l'année 2017, a-t-il dit. J'entends également que mes collègues soient également présents avec nos voisins américains pour leur parler des avantages du Québec et leur dire à quel point nos économies sont intégrées, et qu'il y a moyen de tirer profit ensemble de cette nouvelle époque. »
M. Trump n'a pas caché son intention d'imposer des tarifs douaniers à certains produits étrangers. En campagne électorale, il a qualifié l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) de « pire » entente commerciale jamais signée par les États-Unis.
Son élection est survenue quelques semaines après l'expiration de l'accord Canada-États-Unis sur le bois d'oeuvre, qui pourrait se traduire par l'imposition de tarifs sur les exportations canadiennes. Plus de 60 000 emplois sont liés à ce secteur au Québec, a souligné M. Couillard.
Le premier ministre a fait valoir que 35 États américains sur 50 ont le Canada comme principal marché d'exportation. Cet élément « va peut-être faire réfléchir l'administration américaine », a-t-il indiqué.
Pas de regret
Il a par ailleurs assuré qu'il ne regrette pas d'avoir affiché sa préférence pour la candidate démocrate Hillary Clinton à la veille du scrutin présidentiel en novembre.
« Je pense que je reflétais l'opinion d'une grande partie des Québécois en disant cela, a dit M. Couillard. Maintenant, les Américains ont fait leur choix, donc on va travailler avec l'administration américaine. »

Le FMI parie sur une croissance américaine plus forte sous Trump

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Publié le 16 janvier 2017 à 09h18 | Mis à jour à 10h34
Ce regain d'optimisme du FMI tient principalement à... (Photo Evan Vucci, AP)
PHOTO EVAN VUCCI, AP
Ce regain d'optimisme du FMI tient principalement à «la relance budgétaire» annoncée par le président élu Donald Trump qui s'est engagé à investir massivement dans les infrastructures, note l'institution, tout en soulignant l'«incertitude» entourant encore son programme économique.

Agence France-Presse
Jeremy TORDJMAN
Le FMI a adressé lundi un message d'encouragement à la future administration Trump en faisant le pari que son plan de relance budgétaire allait doper l'économie américaine, tout en mettant en garde contre toute tentation «protectionniste».
À cinq jours de l'entrée en fonctions de Donald Trump, la première économie mondiale voit ainsi ses prévisions de croissance relevées de 0,1 point cette année (+2,3%) et, surtout, de 0,4 point en 2018 (+2,5%) par rapport aux projections publiées il y a trois mois, selon un rapport du Fonds monétaire international sur la conjoncture mondiale.
Ce regain d'optimisme tient principalement à «la relance budgétaire» annoncée par le président élu américain qui s'est engagé à investir dans les infrastructures, note l'institution tout en soulignant l'«incertitude» entourant son programme et en niant qu'il s'agisse d'une quelconque marque de «soutien» politique.
Le FMI se montre plus mesuré concernant le reste du globe pour lequel il laisse inchangées ses prévisions (+3,4% cette année; +3,6% en 2018) même s'il envisage une accélération encore plus forte si la relance aux États-Unis s'avérait plus «large» qu'envisagé.
Pour l'heure, M. Trump a promis un plan dans les infrastructures de plus de 500 milliards de dollars et peut compter sur un Congrès a priori acquis à sa cause.
L'optimisme du Fonds tranche en tout cas avec la prudence de la Banque mondiale qui avait, la semaine dernière, abaissé ses prévisions de croissance mondiale face à «l'incertitude» américaine.
Le FMI, dont les États-Unis sont le premier actionnaire, adresse toutefois une mise en garde au futur président américain en l'exhortant à ne pas mettre à exécution sa menace de représailles commerciales contre le Mexique ou la Chine.
«Nous pensons que les pays se rendront compte que ces mesures ne sont pas dans leur intérêt, notamment quand il y a un risque de représailles par d'autres pays», a estimé le chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld.
Ce scénario ne peut toutefois pas être totalement écarté et remettrait «grandement» en cause les prévisions actuelles du Fonds, a reconnu M. Obstfeld. «Le déclenchement d'une guerre commerciale pourrait provoquer de fortes perturbations», a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.
Cible privilégiée de M. Trump, le Mexique semble déjà en pâtir, avec une prévision de croissance sabrée de 0,6 point en 2017 comme en 2018, en raison des inquiétudes sur la future politique américaine.
Déséquilibres chinois
Le FMI fait aussi part de son inquiétude pour le Royaume-Uni qui s'apprête à engager de difficiles négociations sur sa sortie de l'Union européenne à l'heure où deux pays majeurs du Continent --France et Allemagne-- tiennent leurs élections générales en 2017.
«Les conditions de la sortie britannique de l'Union européenne restent indéterminées et le calendrier électoral est surchargé, avec de possibles répercussions économiques négatives», a assuré M. Obstfeld.
L'institution, qui avait prédit de sombres lendemains en cas de vote favorable au Brexit, a toutefois dû corriger sa copie lundi en relevant nettement sa prévision de croissance britannique cette année (+0,4 point, à 1,5%). «La demande intérieure a mieux résisté que prévu», concède le FMI.
Sur le papier, les voyants sont en revanche au vert pour la Chine, dont la prévision de croissance est nettement revue à la hausse cette année (+0,3 point, à 6,5%), portée là encore par le soutien économique du gouvernement.
Mais des inquiétudes demeurent sur la deuxième économie mondiale: le poids de la relance publique couplée à l'expansion «rapide» du crédit et aux problèmes de solvabilité des entreprises augmentent les risques de «ralentissement brutal», prévient le FMI.
Autre géant des marchés émergents, l'Inde devrait, elle, pâtir de sa décision surprise en novembre de démonétiser quelque 24 milliards de billets de banque afin de lutter contre la fraude.
Le FMI prévoit ainsi une croissance indienne plus faible cette année (-0,4 point) en raison du «choc sur la consommation» créé par «des pénuries de liquidités».
Et, comme prévu, le Brésil et la Russie devraient sortir en 2017 de deux années consécutives de récession.
Plus généralement, le FMI prévient que les risques que la croissance mondiale s'avère décevante sont «élevés», citant notamment le renchérissement du coût du financement des Etats, la «faiblesse» de certains bilans bancaires en zone euro et les risques «d'aggravation des tensions géopolitique».

Fermeté des Européens et de Kerry face aux critiques de Trump

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Publié le 16 janvier 2017 à 06h53 | Mis à jour à 16h45
James Mattis, ancien général des Marines choisi par... (PHOTO REUTERS)
PHOTO REUTERS
James Mattis, ancien général des Marines choisi par Donald Trump pour diriger le Pentagone, a mis en garde contre la volonté de Vladimir Poutine de «casser» l'OTAN. Une affirmation qui semble aller à l'encontre des propos du président désigné.

MATTHIEU DEMEESTERE
Agence France-Presse
Bruxelles
Les dirigeants européens et l'administration américaine sortante ont fermement répliqué à Donald Trump qui table sur une poursuite de la fragmentation de l'Union européenne après le Brexit.
À cinq jours de sa prise de fonctions vendredi, le président élu des États-Unis a multiplié les déclarations corrosives, en particulier sur l'Europe et l'OTAN, qualifiée d'«obsolète», dans un entretien dimanche avec les quotidiens britannique Times et allemand Bild.
Le milliardaire républicain, qui a estimé que le Royaume-Uni avait eu «bien raison» de quitter une Union européenne selon lui dominée par l'Allemagne, a prédit que le Brexit serait un «succès» et que d'autres pays quitteraient l'UE.
Il a aussi jugé que la chancelière allemande Angela Merkel avait commis «une erreur catastrophique» en ouvrant son pays aux migrants en 2015 et a établi un lien entre cette politique controversée et l'attentat du 19 décembre à Berlin (12 morts).
«Je pense que nous, les Européens, avons notre destin dans nos propres mains. Je vais continuer de m'engager pour que les 27 États membres travaillent ensemble vers l'avenir (...) face aux défis du XXIe siècle», a rétorqué Mme Merkel au cours d'une conférence de presse à Berlin.
La chancelière, qui n'a pas souhaité répondre dans le détail, a également réitéré sa position sur le lien transatlantique.
Le président François Hollande a quant à lui martelé que l'UE n'avait «pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu'elle a à faire».
«Je vous l'affirme ici, l'Europe sera toujours prête à poursuivre la coopération transatlantique, mais elle se déterminera en fonction de ses intérêts et de ses valeurs», a-t-il encore dit en décorant l'ambassadrice américaine à Paris, Jane Hartley.
Le secrétaire d'État américain sortant, John Kerry, a pour sa part dénoncé les «propos déplacés» du président élu sur l'Union européenne et la «courageuse» chancelière allemande Angela Merkel, dans un entretien avec CNN International à Londres.
John Kerry... (AP) - image 2.0
John Kerry
AP
«Je pense que l'Union européenne va rester unie, je suis à 100% convaincue de cela», a, de Bruxelles, réagi Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l'UE.
Elle s'exprimait à l'issue d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères largement accaparée par les propos de M. Trump, entre appels au front uni de l'UE et volonté de dédramatiser.
«La meilleure réponse à l'interview du président américain, c'est l'unité des Européens», a plaidé le Français Jean-Marc Ayrault.
«Inquiétude» à l'OTAN
De son côté, l'OTAN a redit sa «confiance absolue» dans le maintien d'un «engagement fort» des États-Unis, au moment où certains pays européens - en particulier ceux situés sur le flanc est de l'Alliance - s'inquiètent de l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, synonyme de possible détente avec Moscou.
Aux quotidiens Times et Bild, M. Trump a affirmé que l'OTAN était «obsolète, parce qu'elle a été conçue il y a des années et des années» et «parce qu'elle ne s'est pas occupée du terrorisme». En outre, a-t-il assuré, les pays membres «ne payent pas ce qu'ils devraient».
Seuls cinq des 28 pays de l'OTAN (États-Unis, Royaume-Uni, Estonie, Grèce, Pologne) respectent un niveau de dépenses militaires au moins équivalent à 2% de leur produit intérieur brut, le seuil souhaité par l'Alliance. Les États-Unis garantissent environ 70% de ses dépenses militaires.
En sortant d'un rendez-vous avec le chef de l'OTAN Jens Stoltenberg, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier n'a pas caché l'«inquiétude» de l'Alliance atlantique.
Parler d'une OTAN «obsolète», a-t-il toutefois relevé, c'est «en contradiction avec ce que le (futur) ministre de la Défense américain a dit lors de son audition à Washington il y a seulement quelques jours».
James Mattis, ancien général des Marines choisi par M. Trump pour diriger le Pentagone, a mis en garde contre la volonté du président russe Vladimir Poutine de «casser» l'OTAN.
Une UE «en mode attente»
Des déclarations de nature à rassurer la plupart des Européens attachés au maintien d'une position intransigeante vis-à-vis de Moscou, en plein conflit ukrainien.
Un diplomate européen a décrit à l'AFP une UE «en mode attente» face à des positions parfois contradictoires dans le futur gouvernement des Etats-Unis. «Un président n'est pas seul» pour décider, a relevé un autre diplomate.
Le chef de la diplomatie espagnole Alfonso Dastis a souhaité donner du temps à Donald Trump, pour qu'il «apprenne à connaître l'UE et l'OTAN de l'intérieur». «J'espère qu'il changera d'avis», a-t-il ajouté.
Donald Trump a évoqué dimanche la possibilité d'un accord avec la Russie sur la réduction des arsenaux nucléaires en échange de la levée des sanctions qui la frappent, alors que l'UE vient de reconduire ses sanctions économiques.
Concernant l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, lui aussi fragilisé par la transition Obama/Trump, Mme Mogherini a souligné que l'Union le jugeait «extrêmement important» et continuerait à oeuvrer à son «respect».
Pour le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, il existe désormais une «possibilité de montrer à M. Trump que l'Europe n'est pas seulement une communauté solidaire» mais qu'elle «prend les Affaires étrangères au sérieux et sait bien que si l'on détruit la politique étrangère, les conséquences en seront d'une très grande portée».

Bernard Trépanier traité pour deux cancers, son procès repoussé

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Publié le 16 janvier 2017 à 13h10 | Mis à jour à 13h10
Bernard Trépanier, qui devait être jugé avec ses coaccusés... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)
Bernard Trépanier, qui devait être jugé avec ses coaccusés dans l'affaire du Faubourg Contrecoeur, a obtenu d'être jugé séparément.
Combattant un cancer du poumon qui a métastasé au foie, Bernard Trépanier, ex-grand argentier du parti Union Montréal, n'est pas en mesure de subir son procès. Il faudra attendre la suite des événements pour fixer une date à cet effet.
C'est ce qui ressort d'une courte audience qui s'est déroulée lundi devant le juge Yvan Poulin, et qui visait à connaître les derniers développements de l'état de santé de M. Trépanier. Ce dernier, qui devait être jugé avec ses coaccusés dans l'affaire du Faubourg Contrecoeur, a obtenu d'être jugé séparément. Le procès des autres reprend lundi.
« Mon client a eu cinq traitements de radiothérapie qui ont fini le 23 décembre. Le 15 février, il rencontre un oncologue qui va lui prescrire 22 autres traitements », a fait valoir Me Daniel Rock, qui représente M. Trépanier. Les parties se reverront le 23 février pour prendre des nouvelles de la santé de M. Trépanier et aviser de la suite des choses. L'homme de 79 ans était présent lundi. Il doit y être aussi le 23 février, si sa santé le lui permet. « C'est illusoire de fixer une date de procès actuellement », a dit Me Rock.
M. Trépanier est accusé de fraude en lien avec le scandale immobilier du Faubourg Contrecoeur. Il a été arrêté en 2012, en même temps que l'ancien président du Comité exécutif Frank Zampino, de l'entrepreneur Paolo Catania, des dirigeants de Construction Catania, du directeur général de la Société d'habitation et de développement de Montréal, Martial Filion (décédé depuis) et de l'urbaniste Daniel Gauthier. Ce dernier a plaidé coupable.
Le procès a commencé en février dernier, avec des requêtes. Les témoins doivent commencer à défiler lundi.

Ajustement ministériel à Québec: Pierre Moreau obtient le Conseil du trésor

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Publié le 15 janvier 2017 à 17h30 | Mis à jour le 15 janvier 2017 à 21h33
Pour ne pas soulever de mécontement chez les députés d'arrière-banc, et parce... (Archives La Presse)
ARCHIVES LA PRESSE
Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
Pour ne pas soulever de mécontement chez les députés d'arrière-banc, et parce qu'il estime que le gouvernement est en bonne position, Philippe Couillard a opté pour un ajustement minimaliste dans son équipe ministérielle.
Pierre Moreau, en retrait depuis un an pour des raisons de santé, obtiendra lundi le Conseil du trésor, conformément à son souhait.
Le poste était vacant depuis le printemps dernier, moment où Sam Hamad s'était retiré du conseil le temps d'une enquête du Commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale. Aucun autre changement de poste autour de la table mais certaines responsabilités seront redistribuées, comme les responsabilités régionales.

Trump au pouvoir: le Québec revoit son positionnement aux États-Unis

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Publié le 15 janvier 2017 à 17h34 | Mis à jour le 15 janvier 2017 à 17h34
La ministre des Relations internationales et de la... (Archives, La Presse)
La ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, Christine St-Pierre.
ARCHIVES, LA PRESSE
JOCELYNE RICHER
La Presse Canadienne
L'installation de Donald Trump pour au moins quatre ans à la Maison-Blanche rend le Québec nerveux, lui qui a beaucoup à perdre sur le plan économique.
Ainsi, pour minimiser l'impact à venir sur l'emploi au Québec, le gouvernement Couillard est en train de revoir son positionnement aux États-Unis, cherchant à s'ajuster au style et surtout aux orientations affichées par le président désigné.
À compter de vendredi, jour de l'assermentation du nouveau président, plus rien ne sera comme avant dans la relation commerciale entre le Québec et les États-Unis, résume la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, en entrevue avec La Presse canadienne.
Les visées fortement protectionnistes du président désigné, qui pourraient entraîner des milliers de pertes d'emplois au Québec, incitent le gouvernement Couillard à redoubler d'ardeur pour défendre ses intérêts commerciaux et conserver ses parts de marché, en affichant la plus grande vigilance.
«La vie ne continue pas comme avant», a reconnu Mme St-Pierre, quelques jours avant de s'envoler jeudi vers Washington, où elle assistera à l'événement le lendemain.
«On voit que des choses s'en viennent à l'horizon, qui sont inquiétantes», selon elle.
Le nouveau contexte créé par l'accession au pouvoir de M. Trump, qui menace directement les exportations québécoises par son opposition farouche au libre-échange, force le Québec à revoir son positionnement diplomatique aux États-Unis, en réévaluant à la hausse les ressources consacrées à ce pays.
Chose certaine, le Québec «sera encore plus présent sur le territoire américain», assure la ministre, qui entend bien convaincre son collègue des Finances, Carlos Leitao, de lui accorder rapidement des budgets supplémentaires pour atteindre cet objectif.
Il faut donc s'attendre à voir Québec ouvrir de nouveaux bureaux aux États-Unis et à y accroître le nombre de ses représentants et délégués.
«On va aller là où nos priorités sont», a dit la ministre, convaincue de l'importance pour le Québec d'être «très alerte», alors que s'ouvre une nouvelle ère de relations commerciales, qui s'annonce fort difficile.
«Il faut être très, très, très sur le qui-vive», a-t-elle dit, car le pays de M. Trump est le principal client du Québec: 70 pour cent de nos exportations partent vers les États-Unis, une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars chaque année. Pas moins de 90 pour cent du bois québécois exporté prend la route des États-Unis. Dans le seul secteur forestier, menacé par les négociations qui piétinent pour les exportations de bois d'oeuvre, 60 000 emplois québécois sont en jeu.
Garder la frontière ouverte
Mme St-Pierre promet de mettre les bouchées doubles: «Il faut établir des contacts. Il faut faire des téléphones. Il faut rencontrer des gens sur le terrain. Il faut que les carnets de téléphone soient bien remplis. Il faut aller voir les personnes influentes» en vue de garder la frontière ouverte, a-t-elle résumé.
Les deux économies sont si intégrées que le Québec ne peut prendre à la légère les menaces de M. Trump de revoir les accords commerciaux, de manière à privilégier la création d'emplois dans son pays.
«On n'a pas l'impression qu'on s'en va en eaux calmes», a ajouté la ministre, qui dit vouloir faire preuve de réalisme et de pragmatisme.
Il ne faudra donc pas se surprendre de voir les missions ministérielles et les missions du premier ministre se multiplier aux quatre coins des États-Unis au cours des prochaines années.
Actuellement, le Québec compte déjà un réseau bien établi chez son voisin du sud, avec une délégation générale à New York, trois délégations à Boston, Chicago et Los Angeles, un bureau à Washington et des antennes à Atlanta, Houston et dans la Silicon Valley.
Plus que jamais, sur le plan stratégique, le Québec va contourner l'administration fédérale américaine pour se concentrer sur ses relations bilatérales avec les États qui accueillent les biens et produits du Québec, au premier chef le Texas, puis New York, deux États au nombre desquels on veut «solidifier» les liens, «cultiver ça abondamment».
Signe du climat d'inquiétude ambiant, dès le lendemain de la victoire surprise de M. Trump, en novembre, Mme St-Pierre avait contacté par visioconférence tous les représentants du Québec en poste aux États-Unis pour faire le point.
Avant les Fêtes, tous ces gens ont aussi été réunis à Washington, en présence du directeur de cabinet de la ministre, du sous-ministre et de divers spécialistes, pour donner l'heure juste sur la lecture des événements faite à Québec.


Alerte Amber en Ontario pour retrouver une ado de 15 ans

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Publié le 16 janvier 2017 à 06h33 | Mis à jour à 06h33
Alyssa Langille mesure 5 pieds 2 pouces, a les cheveux... (Photo Service de police régionale de Peel)
Alyssa Langille mesure 5 pieds 2 pouces, a les cheveux blonds aux épaules et les yeux bleus.
PHOTO SERVICE DE POLICE RÉGIONALE DE PEEL
La Presse Canadienne
Une alerte Amber a été émise lundi matin par un corps policier de la région de Toronto afin de retrouver une adolescente qui a été enlevée la veille, en début d'après-midi.
Le Service de police régionale de Peel précise qu'il s'agit d'Alyssa Langille, qui est âgée de 15 ans.
Des témoins ont affirmé à la police qu'ils avaient vu deux hommes forcer l'adolescente à monter à bord d'une fourgonnette de couleur grise à Mississauga, au sud-ouest de Toronto, vers 13 h 25.
Alyssa Langille mesure 5 pieds 2 pouces, a les cheveux blonds aux épaules et les yeux bleus. Elle portait dimanche un chandail gris, des pantalons gris et des souliers de course rouges et noirs.
Les deux suspects seraient d'origine sud-asiatique.
L'un d'eux aurait environ 24 ans. Il mesure environ 6 pieds 2 pouces, est de taille mince ; il porterait un turban de couleur orange, un chandail gris à manches courtes par-dessus une chemise verte.
La seule description connue de l'autre suspect est qu'il aurait les cheveux noirs.

Oxfam dénonce la richesse «indécente» de huit multimilliardaires

http://affaires.lapresse.ca/economie/international/

Publié le 16 janvier 2017 à 07h22
 | Mis à jour à 08h19

Oxfam dénonce la richesse «indécente» de huit multimilliardaires

Ces hommes à la richesse «indécente», selon Oxfam, sont: l'Américain...
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Ces hommes à la richesse «indécente», selon Oxfam, sont: l'Américain Bill Gates (fondateur de Microsoft, patrimoine estimé à 75 milliards), l'Espagnol Amancio Ortega (Inditex), Warren Buffet (PDG et premier actionnaire de Berkshire Hathaway), le Mexicain Carlos Slim (Grupo Carso), Jeff Bezos (fondateur et PDG d'Amazon), Mark Zuckerberg (PDG et cofondateur de Facebook), Larry Ellison (cofondateur et PDG d'Oracle) et Michael Bloomberg (fondateur et PDG de Bloomberg LP).
Agence France-Presse
Paris
Huit personnes sur la planète détiennent autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, une situation « indécente » qui « exacerbe les inégalités », dénonce l'ONG britannique Oxfam dans un rapport publié en amont du World Economic Forum (WEF) qui s'ouvre mardi à Davos.
« Il est indécent que tant de richesse soit concentrée dans les mains d'une si infime minorité, quand on sait qu'une personne sur dix dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour », affirme la porte-parole d'Oxfam France, Manon Aubry, citée dans le communiqué.
Ce rapport, intitulé « Une économie au service des 99 % », dévoile « comment les grandes entreprises et les individus les plus riches exacerbent les inégalités, en exploitant un système économique défaillant, en éludant l'impôt, en réduisant les salaires et en maximisant les revenus des actionnaires ».
Selon l'ONG, à ce rythme, le premier « super-milliardaire » du monde « pourrait voir son patrimoine dépasser le millier de milliards de dollars dans 25 ans à peine ». Pour dépenser cette somme, il faudrait « débourser un million de dollars par jour pendant 2738 ans », souligne-t-elle.
Pour son étude, Oxfam s'est basée sur la liste des huit personnes les plus riches du classement du magazine Forbes.
Il s'agit dans l'ordre de l'Américain Bill Gates (fondateur de Microsoft dont le patrimoine est estimé à 75 milliards de dollars), devant l'Espagnol Amancio Ortega (Inditex), Warren Buffet (PDG et premier actionnaire de Berkshire Hathaway), le Mexicain Carlos Slim (Grupo Carso), Jeff Bezos (fondateur et PDG d'Amazon), Mark Zuckerberg (PDG et cofondateur de Facebook), Larry Ellison (cofondateur et PDG d'Oracle) et Michael Bloomberg (fondateur et PDG de Bloomberg LP).
Oxfam, qui a pris l'habitude d'attirer l'attention sur les inégalités croissantes à l'occasion du WEF, qui se tiendra jusqu'à samedi à Davos, dénonce « la pression qui s'exerce sur les salaires partout dans le monde », ainsi que les allègements fiscaux dont bénéficient les entreprises ou encore le recours au paradis fiscaux.
« Les entreprises optimisent leurs bénéfices, notamment en allégeant le plus possible leur charge fiscale, privant ainsi les États des ressources essentielles pour financer les politiques et les services nécessaires pour réduire les inégalités », souligne le rapport.
L'ONG, qui s'appuie sur de « nouvelles données plus précises sur la répartition de la richesse dans le monde », appelle les gouvernements à réagir et à se tourner vers une économie plus centrée sur l'humain.
« Quand les responsables politiques arrêteront d'être obsédés par le PIB et se focaliseront sur l'intérêt de l'ensemble de leurs citoyens, et non seulement d'une élite, un avenir meilleur sera possible pour toutes et tous », assure Mme Aubry.
La France n'échappe pas aux critiques d'Oxfam. Selon l'étude, 21 milliardaires possédaient autant que les 40 % les plus pauvres de la population française en 2016.
L'an dernier, Oxfam avait déjà dénoncé que le patrimoine cumulé des 1 % les plus riches du monde avait dépassé en 2015 celui des 99 % restants avec un an d'avance sur les prévisions.