L'auteur présumé de la fusillade de Fort Lauderdale comparaît aujourd'hui

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 8 H 41 | Mis à jour il y a 38 minutes
Le suspect porte le nom d'Esteban Santiago, un ancien soldat âgé de 26 ans, qui arrivait en provenance de l'Alaska, sur un vol en correspondance.
Le suspect porte le nom d'Esteban Santiago, un ancien soldat âgé de 26 ans, qui arrivait en provenance de l'Alaska, sur un vol en correspondance.
  Photo : Service de police de la ville de Broward

Lisée veut «aller plus loin» pour séduire les communautés culturelles

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 08 janvier 2017 à 15h36 | Mis à jour le 08 janvier 2017 à 16h06
M. Lisée annonçait dimanche après-midi, à Montréal, son... (La Presse Canadienne)
LA PRESSE CANADIENNE
M. Lisée annonçait dimanche après-midi, à Montréal, son plan d'action pour tenter d'attirer dans le giron péquiste les Québécois issus de l'immigration, un électorat qui a tendance à voter davantage pour le Parti libéral du Québec.

VICKY FRAGASSO-MARQUIS
La Presse Canadienne
Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, souhaite «aller plus loin qu'avant» pour séduire les communautés culturelles et il croit que sa proposition de ne pas faire de référendum dans un premier mandat risque de l'avantager en ce sens.
Le fait qu'on n'ait pas décidé de tenir de référendum dans le premier mandat est une façon de détendre l'atmosphère», a expliqué M. Lisée, en point de presse, dimanche après-midi, à Montréal.
Le chef du PQ a rencontré les médias pour discuter de son plan d'action qui vise à attirer dans le giron péquiste les Québécois issus de l'immigration, un électorat qui a tendance à voter davantage pour le Parti libéral du Québec (PLQ).
Pour ce faire, il a confié le mandat à sa conseillère spéciale en matière de diversité, Évelyne Abitbol, de tenter de tisser des liens avec ces électeurs. Carole Poirier, la whip en chef du PQ et porte-parole sur l'immigration et les communautés culturelles, s'occupera pour sa part à mobiliser les membres et ses collègues députés sur cette question.
«Pendant la campagne au leadership, Jean-François a réuni une vaste coalition de la diversité. Cette vaste coalition, il faut maintenir ces liens et la rendre active», a soutenu Mme Poirier.
Selon le chef du Parti québécois, le fait de mettre le référendum de côté pendant quatre ans permettra au parti d'accueillir plus de communautés culturelles, qui seront plus réceptives à ses messages.
«Il y a des gens qui sont d'accord avec nous, mais qui ne nous connaissent pas assez (...) Nous, on a décidé de ne pas en tenir (de référendum), alors est-ce qu'on peut ouvrir les portes, les oreilles, les conversations? On pense qu'il va y avoir plus de fluidité», a-t-il expliqué.
M. Lisée estime que certains de ces électeurs ne connaissent pas assez bien de son parti parce qu'ils se font toujours dire par le PLQ qu'un vote pour le PQ équivaut à un vote contre le Canada.
Le chef du PQ ne s'est pas avancé sur ce qui a pu nuire à son parti par le passé auprès des communautés culturelles, mais il dit vouloir profiter du vent de changement amené par la récente course à la direction.
«Cette curiosité et cette présence de beaucoup de membres de la diversité dans ma campagne, dans celle d'Alexandre (Cloutier), de Martine (Ouellet) et de Véronique (Hivon), pour moi, c'est un fait nouveau intéressant. Il faut miser là-dessus», a-t-il souligné.
Interrogé sur la possibilité que le PQ ravive la Charte des valeurs de l'ancien gouvernement Marois sur laquelle il avait été très critiqué, M. Lisée a fait valoir que ses propositions sur laïcité étaient beaucoup plus «pragmatiques» et «ouvertes» que l'ancienne politique prônée par son parti.
«C'est clair que notre message est plus attrayant pour les membres de la diversité qui ont une vision plus laïque sur l'avenir du Québec et ils sont très nombreux», a-t-il soutenu en anglais.
Le Parti québécois affirme qu'il mettra en place une «série d'actions» dans les prochaines semaines, ce qui inclut la création d'un comité pour la diversité dans les instances du parti.

Assad refuse une trêve à Wadi Barada et exclut de négocier son départ

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/

Publié le 09 janvier 2017 à 06h26 | Mis à jour à 09h13
«Nous avons la légitimité pour libérer n'importe quelle... (photo AP)
PHOTO AP
«Nous avons la légitimité pour libérer n'importe quelle zone contrôlée par les terroristes, quel que soit le nom qu'ils se donnent. Qu'ils s'appellent État islamique, qu'ils s'appellent Al-Nosra, qu'ils se disent modérés ou bien Casques blancs, nous n'avons rien à faire des noms», a asséné le président syrien Bachar al-Assad.

Agence France-Presse
DAMAS et PARIS
Le président syrien Bachar al-Assad a rejeté toute trêve dans la région de Wadi Barada qui alimente Damas en eau, et réaffirmé son refus que son départ soit discuté lors des négociations prévues fin janvier au Kazakhstan.
Après avoir repris la totalité d'Alep, les troupes du régime et le Hezbollah chiite libanais mènent une offensive pour déloger les rebelles de la ville de Wadi Barada, à 15 km de Damas, et reprendre ainsi les principales sources d'approvisionnement en eau de la capitale.
La poursuite de ces combats menace le cessez-le-feu parrainé par la Russie et la Turquie qui est entré en vigueur le 30 décembre et qui devrait être un prélude aux négociations de paix prévues fin janvier à Astana.
« Le rôle de l'armée syrienne est de libérer ce secteur afin d'empêcher les terroristes d'user de (l'arme de) l'eau pour faire suffoquer la capitale », a déclaré M. Assad dans un entretien à des médias français.
Selon lui, le cessez-le-feu « est violé, car les terroristes occupent la principale source d'eau de Damas, privant plus de 5 millions de civils d'eau depuis trois semaines ».
« Le cessez-le-feu n'inclut ni le groupe État islamique (EI) ni le Front al-Nosra, et le secteur (de Wadi Barada) où les combats se déroulent pour le libérer, est occupé par Al-Nosra », a répété M. Assad. « Donc il ne fait pas partie du cessez-le-feu », selon lui.
Le Front al-Nosra a été rebaptisé Fatah al-Cham après avoir pris ses distances avec le réseau Al-Qaïda.
De violents combats opposaient lundi sur plusieurs axes à Wadi Barada les forces du régime et des combattants du Hezbollah aux rebelles, dont une minorité de combattants de Fateh al-Cham, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH)).
Le régime avait mené dimanche une dizaine de raids et des bombardements d'artillerie après l'échec des négociations pour la réparation de la station de pompage d'Ain al-Fijé, selon la même source.
Le régime accuse les rebelles d'avoir « contaminé au diesel » les réserves d'eau, ce que nient les insurgés, qui assurent que les infrastructures ont été détruites par les bombardements du régime.
Référendum
Fort de sa victoire à Alep obtenue avec l'aide des Russes et des Iraniens le 22 décembre, M. Assad a exclu que soit négocié à Astana son départ, réclamé par l'opposition depuis le début de la révolte en 2011.
« Nous sommes prêts à négocier sur tout », a-t-il. Mais « mon statut dépend de la Constitution et cette dernière est très claire sur la manière dont vous pouvez élire ou vous débarrasser d'un président », a-t-il précisé.
« Donc s'ils (l'opposition) veulent négocier de ce point, ils doivent discuter de la Constitution et celle-ci n'appartient pas ni au président, ni au gouvernement ni à l'opposition, mais au peuple syrien et il faut donc un référendum », a-t-il souligné.
Les négociations d'Astana doivent tenter de mettre fin à la guerre civile qui a fait plus de 400 000 morts et des millions de réfugiés depuis 2011.
Pour la négociatrice de l'opposition Basma Kodmani, « les Russes sont, cette fois-ci, sérieux et déterminés. Ils veulent sortir du conflit, ils sont allés dans l'option militaire aussi loin qu'il était dans leur intérêt d'aller ».
« Ils ne peuvent pas remporter une victoire totale, cela va durer des années (...) Donc maintenant, ils veulent une solution politique et que cette réunion d'Astana soit crédible », a-t-elle dit à l'AFP.
Dans ce conflit extrêmement complexe, où sont impliqués une multitude d'acteurs internationaux ou régionaux, de groupes rebelles et djihadistes, la coalition dirigée par les États-Unis a tué dimanche 25 djihadistes du groupe État islamique (EI) lors d'une rare opération commando au sol dans l'est de la Syrie.
D'après l'OSDH, 14 de ces djihadistes ont été tués à bord d'un véhicule visé par les forces spéciales et 11 autres dans une attaque contre une station d'eau contrôlée par l'EI dans le village d'al-Koubar où de violents combats se sont déroulés.
La coalition conduit depuis l'été 2014 des frappes aériennes contre l'EI en Irak et en Syrie, mais mène rarement des opérations au sol.

«Libérer chaque centimètre carré» de la Syrie

«Nous avons la légitimité pour libérer n'importe quelle zone contrôlée par les terroristes, quel que soit le nom qu'ils se donnent. Qu'ils s'appellent État islamique, qu'ils s'appellent Al-Nosra, qu'ils se disent modérés ou bien Casques blancs, nous n'avons rien à faire des noms», a asséné le président syrien sur la radio privée RTL.
Dans son entretien à RTL, à la radio et chaîne de télévision publiques France Info et LCP, le président syrien affirme que son régime est «sur le chemin de la victoire», après la reconquête d'Alep, la deuxième ville syrienne, reprise par le régime fin décembre, après des mois de siège et de bombardements aériens.
«Nous avons pour mission constitutionnelle de libérer chaque centimètre carré du territoire syrien, ça n'est même pas discutable», ajoute M. Assad.
Interrogé sur les crimes de guerre dont est accusé le régime de Damas (tortures de prisonniers, largages de barils explosifs sur les populations civiles, bombardements d'hôpitaux...), le président syrien répond: «Si on avait fait des choses pareilles, nous n'aurions pas eu de soutien, je ne serais plus président, le gouvernement ne serait plus là».
«Nous avons pu résister durant toute la guerre parce que nous avons le soutien populaire. Et vous ne pouvez pas avoir le soutien populaire, si vous tuez vos propres citoyens. Donc toute cette histoire ne tient pas debout», soutient-il.