mardi, janvier 03, 2017

Ford annule la construction d'une usine au Mexique à cause de Trump

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Publié le 03 janvier 2017 à 11h25 | Mis à jour à 12h50
Cette annonce intervient alors que le président élu... (REUTERS)
Cette annonce intervient alors que le président élu américain Donald Trump accentue sa pression sur les grands groupes américains afin qu'ils rapatrient leurs usines aux États-Unis, prenant tout particulièrement plus cible leurs investissements au Mexique.
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LUC OLINGA
Agence France-Presse
New York
Le groupe automobile américain Ford a annoncé mardi annuler la construction d'une nouvelle usine de 1,6 milliard de dollars au Mexique afin d'investir dans une de ses installations dans le nord des États-Unis pour y fabriquer véhicules autonomes et électriques.
Cette annonce intervient au moment où le président élu américain Donald Trump accentue sa pression sur les grands groupes américains afin qu'ils rapatrient leurs usines aux États-Unis, prenant tout particulièrement pour cible leurs investissements au Mexique.
Deuxième groupe automobile américain, Ford semble avoir entendu le message en revenant sur sa décision annoncée en avril de construire une usine à San Luis Potosí, au centre du Mexique, où il devait créer 2800 emplois directs et investir 1,6 milliard de dollars.
Dans un communiqué, le groupe assure désormais qu'il utilisera près de la moitié de cette somme (700 millions de dollars) pour augmenter les capacités de son usine de Flat Rock située dans le Michigan, un État du nord des États-Unis durement frappé par la désindustrialisation et où Donald Trump avait obtenu une victoire cruciale à la présidentielle.
Le PDG de Ford a toutefois assuré avoir pris cette décision en toute «indépendance».
«Nous n'avons pas conclu d'accord avec le président élu», a affirmé dans un entretien avec la chaîne CNN Mark Fields, qui reconnaît toutefois en avoir discuté mardi avec le vice-président élu Mike Pence.
«Nous avons fait ce qui est bon pour nos affaires, avant toute chose», a encore affirmé le PDG, justifiant ce changement de cap par «un environnement plus positif pour l'industrie manufacturière et l'investissement» aux États-Unis.
Cet investissement étalé sur quatre ans devrait créer 700 nouveaux emplois dans le Michigan et a été aussitôt salué par un des responsables du grand syndicat de l'automobile UAW chez Ford.
Pendant la campagne, mi-septembre, le candidat populiste s'en était directement pris à Ford en affirmant qu'il «ne fallait pas laisser» le constructeur délocaliser ses usines au Mexique, où la main d'oeuvre est bien moins coûteuse qu'aux États-Unis.
Peu après la victoire du candidat populiste le 8 novembre, M. Fields lui avait indirectement répondu en affirmant qu'il ne reviendrait pas sur ses projets d'investissements au Mexique.
À la mi-novembre, le président élu avait déjà revendiqué une première victoire contre Ford en assurant avoir obtenu le maintien dans le Kentucky (centre-est) d'un site d'assemblage, selon lui, en partance pour le Mexique.
Son grand rival General Motors n'a pas non plus été épargné et s'est retrouvé mardi dans le collimateur du futur président américain, qui l'a menacé de sanctions douanières s'il ne fabriquait pas aux États-Unis les voitures qu'il y vend.

Les PDG les mieux payés ont déjà gagné votre salaire annuel

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Publié le 03 janvier 2017 à 11h14 | Mis à jour à 12h43
Le groupe d'élite de chefs de la direction... (PHOTO INGOLFUR BRUUN, ARCHIVES REUTERS)
Le groupe d'élite de chefs de la direction aura empoché le salaire moyen annuel d'un Canadien travaillant à temps plein vers 11h47 mardi, le premier jour de travail de l'année pour la majorité des gens.
PHOTO INGOLFUR BRUUN, ARCHIVES REUTERS
DAVID PADDON
La Presse Canadienne
Toronto
Avant que l'horloge n'ait sonné les 12 coups de midi mardi, les présidents et chefs de la direction les mieux payés du Canada avaient déjà gagné plus que le salaire annuel d'un travailleur moyen pour 2017.
C'est la conclusion du Centre canadien des politiques alternatives, un groupe de réflexion établi à Ottawa qui a suivi le salaire des présidents et directeurs généraux (PDG) du pays depuis 10 ans.
Il affirme que ce groupe d'élite de chefs de la direction aura empoché le salaire moyen annuel d'un Canadien travaillant à temps plein vers 11h47 mardi, le premier jour de travail de l'année pour la majorité des gens.
L'an dernier, cela avait pris trente minutes de plus: ils avaient atteint ce salaire à 12h18.
Hugh Mackenzie, un économiste indépendant établi à Toronto qui a écrit le rapport pour le groupe de réflexion, indique que l'analogie de l'horloge est une façon puissante d'illustrer l'écart qui se creuse entre les principaux dirigeants et ce que les Canadiens moyens gagnent.
«Il y a manifestement eu une explosion de la rémunération des hauts dirigeants au Canada et aux États-Unis, soutient-il. Et c'est un symbole puissant de la croissance des inégalités de revenus.»
Le rapport de cette année, qui se fonde sur l'information dévoilée par les entreprises publiques canadiennes en 2016, estime que la rémunération moyenne des 100 PDG les mieux payés était de 9,5 millions $ en 2015 - soit 193 fois le salaire annuel moyen de 49 510 $.
Il s'agit d'une hausse par rapport à la moyenne de 8,96 millions en 2014 - 184 fois le salaire moyen d'un travailleur cette année-là.
Un mode de rétribution particulier
M. Mackenzie affirme que les problèmes viennent de la façon dont les PDG sont rétribués - souvent par des programmes d'attribution d'actions et des options sur des actions qui peuvent mener des dirigeants à prendre des décisions qui les récompensent à court terme plutôt que de bénéficier à l'entreprise ou au public.
Il suggère qu'Ottawa modifie les règles du jeu en mettant fin à un avantage fiscal accordé aux revenus sur les options d'actions.
«Les produits sur les options d'actions au Canada sont imposés à la moitié du taux sur les revenus ordinaires», souligne M. Mackenzie.
«Le gouvernement (Trudeau) a promis de se débarrasser de cela, mais s'est ensuite ravisé devant l'opposition de la communauté d'affaires. L'une des choses que je vais suivre avec un certain intérêt est ce que va faire le gouvernement dans son prochain budget en lien avec cette promesse datant de sa campagne électorale.»
M. Mackenzie affirme que la tendance vers une rémunération plus élevée des PDG a été constante au cours des années, malgré les difficultés économiques et les tentatives des actionnaires d'avoir un plus grand rôle à jouer dans la rémunération des dirigeants.
Mais il souligne qu'il y a toujours au moins un ou deux dirigeants chaque année qui sont loin devant les autres, ce qui crée possiblement une distorsion de la moyenne globale du «Top 100».
La majeure partie de l'augmentation d'année en année dans ce palmarès était attribuable à une seule personne - Michael Pearson, l'ancien PDG de Valeant Pharmaceuticals, qui a bondi en première place avec une rémunération de 182,9 millions en 2015, alors qu'il avait empoché 11,35 millions en 2014.

Un «bon ami» de Couillard condamné

http://www.journaldemontreal.com/



  Un financier montréalais déchu vient d’être condamné à verser 7,4 M$ US pour avoir mis de l’argent de ses clients dans des firmes qui le payaient, dont une a été administrée par le premier ministre Philippe Couillard.
HANS BLACKLa Securities and Exchange Commission (SEC), l’équivalent de l’Autorité des marchés financiers (AMF) aux États-Unis, a annoncé le 28 décembre avoir obtenu un jugement par défaut contre Hans Peter Black et sa firme de gestion d’actifs Interinvest. Black doit verser 7,4 M$ US en pénalités, intérêts et remboursements.
Argent flambé
Selon la SEC, Hans Black, qui vivait à Westmount jusqu’à tout récemment, a rompu ses responsabilités fiduciaires en investissant l’argent de ses clients, soit 17 millions $ US, dans «quatre penny stocks canadiens en difficultés financières».
Un de ces penny stocks est la compagnie Amorfix Life Sciences. Philippe Couillard, l’actuel premier ministre du Québec, a été président du conseil d’administration de ce penny stock de 2010 à 2012.
Selon la SEC, les clients de Black ont perdu 12 M$ US sur les 17 M$ US dans ces entreprises en déroute.
Hans Black a reçu 1,9 M$ US des quatre compagnies en «frais de consultation» dans une société qu’il contrôlait pendant qu’il siégeait à leur conseil d’administration.
«La SEC allègue que l’implication de Black dans ces entreprises, et le fait qu’il recevait des paiements de celles-ci, représentaient un conflit d’intérêts qu’il a négligé de divulguer à ses clients», affirme la SEC dans un communiqué.
Notre Bureau d’enquête avait révélé en 2015 que l’actuel premier ministre a siégé au conseil d’Amorfix aux côtés de Hans Black, et ce, même après la publication d’articles alléguant qu’il était un fraudeur.
Dans une entrevue téléphonique, celui-ci s’était décrit comme un «bon ami» de l’actuel premier ministre. Il avait dit avoir été l’un de ceux qui avaient invité M. Couillard à se joindre au conseil d’Amorfix.

Effet Trump : des étudiants américains lorgnent le Canada

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Des étudiants assis à leurs pupitres
Des étudiants Photo : iStock