OTAN: le secrétaire américain exige que l'Europe dépense plus

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Publié le 31 mars 2017 à 16h12 | Mis à jour à 16h12
Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a exigé de... (Photo Virginia Mayo, REUTERS)
Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a exigé de l'Europe qu'elle «augmente» ses dépenses et investissements militaires d'ici à 2024.
PHOTO VIRGINIA MAYO, REUTERS
NICOLAS REVISE
Agence France-Presse
BRUXELLES
Pour ses premiers pas à l'OTAN, le secrétaire d'État Rex Tillerson a mis la pression vendredi sur ses alliés européens pour qu'ils dépensent plus pour leur défense afin de préserver le lien transatlantique.
À Bruxelles, le nouveau chef de la diplomatie américaine a également condamné l'«agression» russe contre l'Ukraine, Moscou dénonçant en retour une «calomnie» de l'Alliance atlantique.
M. Tillerson a passé à peine cinq heures à sa première réunion des ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'OTAN, au moment où les Européens s'inquiètent pour leur sécurité depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, perçu comme isolationniste.
Les États unis, première puissance militaire mondiale - avec un budget que leur président veut porter en 2018 à 639 milliards de dollars - assurent 68% des dépenses de défense cumulées des membres de l'OTAN.
Depuis des années, les Américains se plaignent de trop contribuer «au fardeau financier» de l'Alliance par rapport aux Européens. À la suite de son prédécesseur Barack Obama, Donald Trump réclame donc que chaque pays de l'Alliance consacre à sa défense au moins 2% de leur PIB.
Les Européens s'y étaient engagés sur dix ans lors d'un sommet de l'OTAN au Pays de Galles en 2014. Seuls cinq pays y sont parvenus.
«Accélérer les efforts»
Dès son arrivée à Bruxelles, le discret Rex Tillerson a exigé de l'Europe qu'elle «augmente» ses dépenses et investissements militaires d'ici à 2024.
«Les alliés qui n'ont pas de programmes concrets pour dépenser 2% du PIB en matière de défense d'ici à 2024 doivent les mettre en place maintenant. Ceux qui ont un programme pour atteindre 2% doivent accélérer leurs efforts et produire des résultats», a martelé l'Américain.
Les chefs d'État et de gouvernement de l'OTAN doivent approuver cet objectif lors de leur sommet, avec le président Trump, le 25 mai à Bruxelles. Il faut «que d'ici à la fin de l'année tous les alliés aient rempli leurs engagements ou mis en oeuvre des programmes qui précisent clairement comment» y arriver, a insisté M. Tillerson.
Car, a-t-il prévenu, «les États-Unis ne peuvent plus maintenir une part disproportionnée des dépenses de défense de l'OTAN». Pour Washington, elles représentent 3,6% de son PIB.
Sans véritables moyens de pression sur les Européens, Rex Tillerson a averti que «la capacité de l'Alliance pour la sécurité (...) transatlantique en dépendait».
Son homologue britannique Boris Johnson, dont le pays est l'allié historique des États-Unis et qui a atteint les 2%, a réclamé que l'OTAN soit «correctement financée».
L'Allemagne fulmine
En revanche, l'Allemand Sigmar Gabriel a fulminé contre un objectif «irréaliste». Lorsque Donald Trump avait reçu mi-mars la chancelière Angela Merkel, il avait accusé Berlin de devoir d'«énormes sommes d'argent» à l'OTAN et à Washington.
L'Allemagne avait sèchement démenti.
De son côté, le Français Jean-Marc Ayrault a mis en garde contre la tentation «de faire des dépenses pour faire des dépenses».
C'est l'avis aussi du secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg qui a souligné que les Européens et le Canada avaient dépensé «dix milliards de dollars» de plus en 2016. Il a demandé de «poursuivre sur cette dynamique», vantant une Alliance aussi «vitale» pour l'Amérique que pour l'Europe.
Le sommet de l'OTAN du 25 mai à Bruxelles sera le premier déplacement de Donald Trump en Europe. Il y verra des alliés troublés par ses déclarations fracassantes sur le «merveilleux» Brexit et sur l'OTAN «obsolète».
Mais Rex Tillerson a assuré que «le président et le Congrès des États-Unis soutiennent l'OTAN», comme depuis sa création en 1949.
«Occupation russe»
Après des années glaciales entre l'administration Obama et le Kremlin, Donald Trump a maintes fois plaidé pour un rapprochement avec son homologue russe Vladimir Poutine.
Toutefois, à propos du conflit ukrainien, Rex Tillerson s'est montré vendredi aussi ferme vis-à-vis de Moscou que son prédécesseur John Kerry sous l'ère Obama.
Après une rencontre entre le chef de la diplomatie de Kiev, Pavlo Klimkine, et l'OTAN, il a condamné «l'agression de la Russie en Ukraine», son «hostilité» en Europe de l'Est et son «occupation» en Crimée, qui «compromettent notre vision commune d'une Europe libre et en paix».
La diplomatie russe a répondu en accusant l'OTAN d'instrumentaliser «le mythe de la «menace russe»» et «la calomnie de «l'agression russe»» pour maintenir l'unité de ses membres.

Les allophones fréquentent les écoles francophones au Québec

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Publié le 31 mars 2017 à 14h56 | Mis à jour à 17h33
La très grande majorité des élèves du Québec... (PHOTO SIMON GIROUX, archives LA PRESSE)
La très grande majorité des élèves du Québec -toutes langues maternelles confondues- apprenaient leur alphabet à l'école en français, soit 90% de ceux du préscolaire, primaire et secondaire.
PHOTO SIMON GIROUX, ARCHIVES LA PRESSE
STÉPHANIE MARIN
La Presse Canadienne
La très grande majorité des élèves dont la langue maternelle est autre que le français ou l'anglais fréquentent les écoles francophones au Québec: au primaire et au secondaire, ils sont passés de 15 à 89 % entre 1971 et 2015, rapporte l'Office québécois de la langue française (OQLF).
«Une progression très marquée», soit six fois plus d'élèves, note l'Office, qui a publié deux rapports vendredi, soit un sur l'enseignement collégial et un autre sur les établissements préscolaires, primaires et secondaires.
L'OQLF relève aussi une hausse importante de près de 20 points de pourcentage depuis 1976 du nombre d'anglophones qui fréquentent l'école en français, cette proportion atteignant même 28 % en 2015.
D'ailleurs, cette année-là, la très grande majorité des élèves du Québec - toutes langues maternelles confondues - apprenaient leur alphabet à l'école en français, soit 90 % de ceux du préscolaire, primaire et secondaire.
Mais cette fréquentation accrue de l'école française n'est pas toujours un choix: ces chiffres s'expliquent en partie par l'adoption par le gouvernement du Québec en 1977 de la Charte de la langue française qui oblige certaines catégories d'enfants à fréquenter l'école en français au primaire et au secondaire. Au niveau collégial toutefois, ils ont la liberté de choisir.
«C'est sûr que le fait que la Charte a été adoptée, et les nouvelles normes pour l'inscription à l'école de la langue française, cela peut être un des facteurs qui a joué», a souligné en entrevue le porte-parole de l'OQLF, Jean-Pierre Le Blanc.
Il est ainsi à noter qu'entre 1986 et 2015, la proportion d'élèves admissibles à l'école anglaise a chuté chez les anglophones et les allophones, respectivement de 12 et de 26 %.
Chez ceux ayant une langue maternelle tierce, la plus grande portion de la hausse de fréquentation de l'école en français est survenue dans les années suivant l'adoption de la Charte, entre 1976 et 1991, est-il noté dans le rapport.
Mais parmi ceux qui sont admissibles à aller à l'école en anglais, 11 % en 2015 avaient quand même choisi une école enseignant dans la langue de Molière.
Pour bien mesurer ces données, l'OQLF précise qu'en 2015, 76,6 % des élèves du Québec étaient de langue maternelle française, 8 % de langue maternelle anglaise et 15 % de langue maternelle tierce. De 1971 à 2015, la proportion d'élèves de langue maternelle tierce a plus que triplé, est-il noté.
Enseignement collégial
En 30 ans, la proportion des étudiants de langue maternelle autre que le français et l'anglais a plus doublé dans les cégeps francophones. Ils étaient 25 % en 1985, mais 58 % en 2015.
D'autre part, les francophones vont un peu moins au cégep en français - une baisse de 2,8 points de pourcentage en 30 ans.
L'OQLF dit avoir basé son rapport sur les données fournies par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur.

Bombardier: le gouvernement critique la flambée des salaires des patrons

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Publié le 31 mars 2017 à 15h05 | Mis à jour à 18h51
Le ministre des Finances Carlos Leitao a prononcé son... (Photo David Boily, La Presse)
Le ministre des Finances Carlos Leitao a prononcé son allocution d'après-présentation du budget devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, vendredi.
PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE
LIA LÉVESQUE
La Presse Canadienne
Le ministre québécois des Finances, Carlos Leitão, demande carrément au conseil d'administration de Bombardier de revoir sa politique de rémunération de ses hauts dirigeants. Le premier ministre a lui aussi appelé les patrons de Bombardier à réévaluer leur décision.
De passage à Montréal vendredi, alors qu'il prononçait sa traditionnelle allocution d'après-présentation du budget devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le ministre Leitão n'avait pas l'air d'apprécier la situation, alors qu'il devait commenter une hausse de la rémunération globale des hauts dirigeants de Bombardier qui passe mal dans la population.
«Moi, ce que j'ai dit, c'est que j'invite le conseil d'administration à revoir sa politique de rémunération», a-t-il affirmé.
Cette augmentation a suscité un vent de critiques, particulièrement dans le contexte où le constructeur d'avions a reçu de l'aide des gouvernements fédéral et provincial et a également procédé à des milliers de mises à pied.
Le premier ministre Philippe Couillard, après avoir évité toute critique la veille, a cette fois appelé les patrons de Bombardier à réévaluer leur décision.
«Les dirigeants de Bombardier sont des Québécois comme nous et ils entendent ce que disent les Québécois. Alors je pense qu'ils vont certainement être capables d'avoir au moins une réflexion sur la question», a dit M. Couillard.La ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade a pour sa part dit: «Force est de constater que la décision qui est prise choque la population. Et avec raison», s'est-elle exclamée.
Elle a ensuite invité l'entreprise à faire un examen de conscience. «J'invite l'entreprise à réfléchir à quel geste elle souhaite poser pour réellement répondre à la réaction qu'elle a créée dans la population, et pas juste au niveau de la population, au niveau de l'ensemble des élus», a-t-elle lancé.
«J'invite l'entreprise à poser un geste qui reflète la situation actuelle, qui témoigne de la compréhension de l'enjeu qui a été créé», a-t-elle ajouté.
Interrogée à savoir quel devrait être ce geste que l'entreprise aéronautique devrait poser, la ministre Anglade n'a pas voulu s'avancer. «J'invite l'entreprise à y réfléchir et à nous dire, elle, ce qu'elle voit, parce qu'elle a une réponse à donner là-dessus», a-t-elle dit.
La ministre de l'Économie a assuré que malgré la grogne généralisée, elle ne doutait toujours pas de la pertinence d'avoir accordé 1,3 milliard CAN à l'entreprise.
«On ne remet pas du tout en cause le 1,3 milliard, qui était nécessaire pour le secteur de l'aérospatiale, pour les 40 000 emplois directs que nous avons ici», a-t-elle soutenu.
- Avec l'Agence France-Presse

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Les juristes de l'État contestent la loi spéciale

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Publié le 31 mars 2017 à 19h10 | Mis à jour à 19h10
Jean Denis, président de l'association Les avocats et... (Photothèque Le Soleil)
Jean Denis, président de l'association Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ)
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL
La Presse Canadienne
Montréal
Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ) contestent la loi spéciale du gouvernement Couillard qui les forçait à revenir au travail après plusieurs mois de grève.
Le syndicat des juristes a annoncé vendredi après-midi avoir déposé une requête en Cour supérieure contre la loi 2, qu'il juge inconstitutionnelle.
LANEQ estime qu'elle porte atteinte au droit de grève et au droit à la libre négociation de ses membres.
Adoptée le 28 février dernier à Québec, la loi spéciale contraignait les avocats et notaires de l'État à retourner au travail le jour suivant.
Les quelque 1100 avocats et notaires du gouvernement étaient alors en grève depuis plus de quatre mois et leur débrayage commençait à affecter les services du gouvernement, selon le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau.
M. Moreau martelait que LANEQ n'avait pas bougé sur ses positions depuis le début des pourparlers et que le syndicat avait selon lui l'intention de transformer ce conflit «en contestation judiciaire».
Une des demandes de LANEQ était de bénéficier du même traitement que ses pairs procureurs aux poursuites criminelles et pénales. Et l'organisation jugeait que les offres que leur avait faites Québec étaient loin d'équivaloir à celles qu'ont eues les procureurs de la Couronne.
«Notre principale revendication tout au long de cette grève-là, pendant les 19 semaines, était de changer notre mode de négociation pour ne plus jamais faire la grève. Cette loi nous interdit de [négocier] ça», s'est indigné le président du syndicat, en entrevue avec La Presse canadienne.
Jean Denis rapporte que les discussions se poursuivent, mais il estime que le gouvernement négocie de mauvaise foi.
«Normalement, quand on fait une loi spéciale comme ça, on doit prévoir un mécanisme d'arbitrage par une tierce personne», a-t-il illustré.
Il dit ne pas s'attendre à être entendu par la Cour supérieure avant au moins un an.
«Ce genre de procès peut facilement se rendre en Cour suprême», a-t-il ajouté, sans pour autant rejeter la possibilité d'une entente à l'amiable.
Le président de LANEQ soutient que, loin d'avoir sapé le moral de ses membres, la stratégie du gouvernement libéral a «créé en monstre» en renforçant leur solidarité.

Un budget calculé pour faire plaisir à court terme

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 16 H 14
Photo : La Presse canadienne/Jacques Boissinot

Éducation
Le budget Leitao 2017 n’était pas assorti d’un titre précis cette année, mais Carlos Leitao avait révélé que son document serait axé sur l’éducation pour la deuxième année de suite.
Les 17,9 milliards consacrés à ce secteur cette année cibleront entre autres la petite enfance, l’embauche de personnel pour les services directs aux élèves au primaire et au secondaire et une pour l’enseignement supérieur.
Plus de 20 % de jeunes Québécois quittent l’école secondaire sans diplôme. Le gouvernement explique vouloir accompagner les élèves et les étudiants tout au long de leur parcours scolaire.
La croissance des fonds alloués au portefeuille de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur augmente de 4,2 % pour 2017-2018, mais retombera ensuite à 3,8 % l’année suivante et à 3,5 % l’année d’après.

Besoins du marché du travail
La population active diminuant de plus en plus au Québec, tout comme le fédéral, la province choisit de miser sur l’innovation et la formation de la main-d’œuvre pour répondre aux besoins du futur.
En 2017-2018, 69,8 millions de dollars iront à la stimulation de la recherche et de l’innovation. Québec veut contribuer aux fonds de recherche en innovation des universités, à la relève scientifique et aux entreprises en croissance, notamment.
Les libéraux mettront aussi en place une super-grappe en intelligence artificielle en misant sur la présence d’experts qualifiés et réputés dans le domaine à Montréal.
Des fonds (179 millions $ sur 5 ans) sont également alloués pour faciliter l’intégration des personnes immigrantes sur le marché du travail. La mise en place d’une stratégie pour attirer les étudiants internationaux est annoncée et le gouvernement s’engage à améliorer l’accès aux services de francisation pour les immigrants.
Rénovations et transport en commun
Le document budgétaire prolonge également le crédit d’impôt RénoVert pour les travaux de rénovation écoresponsable et crée un nouveau crédit d’impôt pour l’installation de fosses septiques qui respectent l’environnement.
En ce qui a trait au transport en commun, Québec a confirmé une participation financière de 1,3 milliard de dollars au projet de Réseau électrique métropolitain de la Caisse de dépôt et placement du Québec et mentionne qu’il s’attend à une somme équivalente du fédéral.
Les mesures pour les démunis ne pleuvent pas dans le budget 2017. Le Programme de soutien aux organismes communautaires est néanmoins rehaussé de 10 millions de dollars pour cette année. En fin de compte, ce sont surtout eux qui resteront sur leur faim.

Trump tente de rebondir après l'échec de sa réforme de l'assurance santé

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25 mars 2017 22h08 | Élodie Cuzin - Agence France-Presse - à Washington
Le président des États-Unis, Donald Trump
Photo: Mabdek Ngan Agence France-Presse
Le président des États-Unis, Donald Trump
Le gouvernement Trump tentait samedi de présenter un visage combatif après l’échec cuisant de son projet emblématique de réforme de la santé, jurant d’obtenir une nouvelle loi et de s’attaquer sans attendre à ses autres grandes promesses de campagne. 

Le président américain s’est de nouveau tourné vers Twitter pour dénoncer la loi de son prédécesseur démocrate Barack Obama, détestée des républicains.
 
« Obamacare va exploser et nous nous rassemblerons tous et construirons ensemble une superbe loi de santé pour LE PEUPLE. Ne vous inquiétez pas ! » a-t-il tonné, sans préciser de calendrier.
 
Gardant, mis à part ce message, un silence remarqué samedi, il a passé une grande partie de la journée dans un club de golf à son nom en Virginie, près de Washington. Il devait y tenir des réunions, selon son équipe, qui n’a toutefois pas précisé aux journalistes qui il devait rencontrer. 
 Obamacare va exploser et nous nous rassemblerons tous et construirons ensemble une superbe loi de santé pour LE PEUPLE. Ne vous inquiétez pas !Le président américain, Donald Trump

Dépêché en Virginie occidentale, terres conquises à Donald Trump, son vice-président Mike Pence a en revanche joué les émissaires avec un discours éminemment politique. 
 
L’abandon de la réforme de la santé vendredi « est une victoire du statu quo à Washington (...), mais je vous promets que cette victoire ne sera pas longue », a-t-il déclaré à Scott Depot. « Les Américains veulent la fin d’Obamacare. » 

« Vous l’avez vu, 100 % des démocrates de la Chambre, tous, et une poignée de républicains ont bloqué la voie », a encore déploré Mike Pence. 

Des promesses

En attendant qu’une nouvelle loi sur l’assurance maladie soit finalement passée, « je vous le promets, le président Trump ne cessera jamais de se battre pour tenir les promesses faites aux Américains et nous rendrons à l’Amérique sa grandeur », a-t-il poursuivi, reprenant le grand slogan de la campagne.

Mais s’il tentait de faire bonne figure, Donald Trump apparaissait affaibli après le retrait de ce projet, malgré des négociations haletantes dans lesquelles il s’est personnellement impliqué sans parvenir à rallier un soutien suffisant dans ses propres rangs au Congrès. 

Un sérieux camouflet pour ce président arrivé au pouvoir sur la promesse d’employer ses qualités de négociateur, mises à l’œuvre pour bâtir sa carrière d’homme d’affaires, à la Maison-Blanche. 

Une image d’ailleurs battue en brèche samedi par le Washington Post.  « La prochaine fois que quelqu’un assure qu’un homme d’affaires gérerait mieux le pays qu’un politique expérimenté, souvenez-vous de cette dernière semaine », a taclé le quotidien dans son éditorial. 

« M. Trump ne doit pas s’imaginer que les Américains en colère feront retomber la faute sur les démocrates, qui sont complètement bloqués hors du pouvoir, s’il préside pendant que le système s’effondre », poursuit le journal. 

Signée en 2010, la loi dite « Obamacare » a étendu la couverture santé à des millions d’Américains, mais se heurte à des problèmes de financement.

Réforme fiscale 

Sécurité, infrastructures, Donald Trump a promis dès vendredi de tourner la page en s’attelant au reste de son programme, avec en premier lieu son autre grande promesse de campagne : une profonde réforme fiscale.

« Je dirais que nous allons probablement commencer à y aller très, très fort avec les grosses coupes d’impôts et la réforme des impôts », a-t-il déclaré. 
 
« Nous avançons. Prochaine étape : revenir à l’agenda en trois parties du président : les emplois, les emplois et les emplois », a renchéri Mike Pence samedi devant ses partisans. 
 
Mais même s’il tente de passer rapidement à autre chose, l’échec de la réforme santé marque la deuxième fois que Donald Trump est forcé de reculer sur un grand projet en seulement neuf semaines au pouvoir, après le blocage par la justice de ses décrets migratoires. 

Un président peu populaire

Et cette déconvenue a fait éclater au grand jour la méconnaissance des rouages du pouvoir d’un président américain à la popularité historiquement basse à ce stade d’un mandat. 
 
Le New York Times dénonçait ainsi la précipitation des républicains, qui ont « expédié une parodie de loi sans passer par le processus laborieux des auditions et de la construction de coalitions ». Avant d’asséner : « Pour M. Trump, c’est un rappel assez brutal que faire campagne, c’est la partie facile ». 
   
« Avec son échec sur la santé, il se retrouve en position instable », estime Julian Zelizer, professeur à l'université de Princeton, dans une tribune publiée sur CNN. « Le défi pour Trump est que, plus il avancera dans sa présidence, plus les électeurs qui l'ont soutenu verront ses points de vulnérabilité ».

Le fils de Raul Castro, l'homme-clé du dégel avec les États-Unis

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Publié le 24 mars 2017 à 15h37 | Mis à jour le 24 mars 2017 à 15h37
Alejandro Castro Espin, fils unique du président cubain Raul Castro, a... (Photo havanatimes.org)
PHOTO HAVANATIMES.ORG
Agence France-Presse
LA HAVANE
Alejandro Castro Espin, fils unique du président cubain Raul Castro, a représenté son pays de 2013 à 2014 dans les négociations secrètes qui ont conduit au dégel historique avec les États-Unis, a révélé l'ex-chef de l'Église cubaine.
M. Castro Espin, 51 ans, était «à la tête de la délégation cubaine» qui participait à ces pourparlers dans le plus grand secret au Canada, a déclaré Jaime Ortega dans un discours prononcé lors d'une conférence aux États-Unis et récemment publié par la revue catholique Espacio Laical («Espace laïque»).
Mgr Ortega, récemment remplacé à la tête de l'Église cubaine à 80 ans, fut le messager du pape François au cours de ces 18 mois de négociations qui ont débouché sur l'annonce inattendue d'un rapprochement entre Cuba et les États-Unis le 17 décembre 2014.
Le gouvernement cubain avait confirmé a posteriori la tenue de ces échanges directs et le rôle décisif du pape François, mais n'avait jamais dévoilé l'identité des négociateurs.
L'équipe américaine était pour sa part conduite par Ricardo Zuñiga, responsable du continent américain au sein du Conseil de sécurité nationale de l'ex-administration de Barack Obama, a rappelé l'ex-archevêque de La Havane.
Le colonel Alejandro Castro Espin, spécialiste des relations internationales et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, est une figure influente mais peu connue du grand public à Cuba puisqu'il n'apparaît que très rarement.
De nombreux observateurs avaient toutefois été surpris de le voir présent en avril 2015 lors des premiers entretiens directs tenus entre MM. Obama et Castro en marge d'un sommet régional au Panama.
En vue du renouvellement générationnel prévu en février 2018 à la tête de l'État cubain, plusieurs analystes estiment qu'Alejandro Castro pourrait être amené à jouer un rôle plus exposé derrière le dauphin désigné du président Castro, l'actuel vice-président Miguel Diaz-Canel.
Le discours du cardinal Ortega contient une autre révélation sur le choix de la date de l'annonce historique du rapprochement entre les deux anciens ennemis de la guerre froide. Selon lui le 17 décembre (2014) a été choisi puisqu'il s'agit de la date de naissance du pape.

Mexique: une tête retrouvée dans une rue de Cancún

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Publié le 25 mars 2017 à 20h45 | Mis à jour le 25 mars 2017 à 20h45
Il s'agirait de la 28e mort violente enregistrée à... (Photo AFP)
l s'agirait de la 28e mort violente enregistrée à Cancún cette année.
PHOTO AFP
Agence France-Presse
Cancún, Mexique
Une tête humaine a été retrouvée samedi matin dans une rue de Cancún, a indiqué la police de cette station balnéaire de la côte Est du Mexique, qui a connu au cours des dernières semaines un regain de violences.
Selon un rapport de la police locale, la tête, accompagnée d'un message attribué au crime organisé, a été trouvée près d'une agence bancaire située sur une avenue fréquentée de Cancún.
Selon l'institut médico-légal, la tête appartiendrait à un homme d'âge moyen.
Il s'agirait de la 28e mort violente enregistrée à Cancún cette année, a indiqué la presse locale.
Cancún, très populaire auprès des touristes américains, canadiens et européens, est située sur la côte caraïbe du Mexique.
Jusqu'à présent, la ville était relativement préservée de la violence liée au crime organisé qui secoue de nombreuses régions du pays.
En janvier, la région avait cependant connu un acte de violence inhabituel, lorsqu'un homme refoulé à l'entrée d'une discothèque située non loin de Cancún avait ouvert le feu, faisant cinq morts, dont trois étrangers.
Le lendemain, trois assaillants et un policier avaient été tués lors de l'attaque par des hommes armés des bureaux du procureur de l'État de Quintana Roo à Cancún.

Des tireurs font 1 mort et 14 blessés dans une boîte de nuit de Cincinnati

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Publié le 26 mars 2017 à 05h42 | Mis à jour à 06h59
Une personne a été tuée et 14 blessées par balles tôt dimanche lors d'une... (Image tirée de Twitter)
MAGE TIRÉE DE TWITTER
Agence France-Presse
Washington
Une personne a été tuée et 14 blessées par balles tôt dimanche lors d'une fusillade impliquant au moins deux tireurs dans une boîte de nuit de Cincinnati dans l'Ohio, a annoncé la police.
On recense «15 victimes par balles (dont) une personne tuée», a déclaré la police de Cincinnati, sans fournir d'indication sur les motivations des assaillants.
Des centaines de personnes se trouvaient dans cette boîte de nuit, le Cameo, lorsque la fusillade a éclaté, a indiqué un responsable de la police, Paul Neudigate, cité par une télévision locale, WLWT5.
Il a affirmé qu'il y avait «un grand nombre de victimes» après la fusillade survenue à 1 heure.
Le capitaine Kimberly Williams de la police de Cincinnati a pour sa part affirmé à la chaîne CNN qu'il y avait au moins deux tireurs, contrairement aux premières informations selon lesquelles un seul homme aurait tiré sur la foule, des jeunes en majorité.
«Nous sommes certains qu'il y avait plus d'un (tireur), mais nous ne sommes pas sûrs qu'il y en avait plus de deux», a-t-elle dit.
«Lorsque les tirs se sont produits, les gens ont couru dehors, par conséquent il n'y avait plus beaucoup de monde dans la boîte de nuit», a-t-elle ajouté, faisant état de scènes de «chaos» lors de la fusillade.
La police interrogeait les nombreux témoins de la scène, a indiqué pour sa part le sergent Eric Franz à la chaîne ABC, ajoutant qu'il n'y avait pas eu à ce stade d'arrestation.
Le 12 juin 2016, un Américain d'origine afghane, Omar Mateen, s'était introduit dans un club gai très fréquenté d'Orlando, où il avait fait feu et pris des otages pendant plusieurs heures avant d'être abattu par les forces spéciales.
L'attaque, revendiquée par le groupe État islamique, avait fait 49 morts.

Maltraitance en CHSLD: Québec envisage la dénonciation obligatoire

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Publié le 25 mars 2017 à 05h00 | Mis à jour le 25 mars 2017 à 08h52
Photo Erick Labbe, Le Soleil-CLSC Beauceville-253 route 108...
Photo Erick Labbe, Le Soleil-CLSC Beauceville-253 route 108 Beauceville Quebec-23/03/2017-le 23 Mars 2017-ACTUALITES-30-
Tommy Chouinard
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) Après avoir écarté l'idée depuis des mois, Québec songe à obliger les employés des CHSLD à dénoncer les actes de maltraitance dont ils sont témoin. L'histoire de la préposée aux bénéficiaires qui aurait maltraité 11 aînés du CHSLD de Beauceville alimente sa réflexion.
La ministre responsable des Aînés et de la... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC) - image 1.0
La ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l'intimidation, Francine Charbonneau
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC
Comme La Presse l'a révélé vendredi, cette employée a été dénoncée par deux collègues de travail à la fin de février. La direction du CHSLD a alors déclenché une enquête interne. D'autres employés ont corroboré les allégations de maltraitance. Début mars, la préposée a été poussée à la retraite. Le dossier a été transmis à la Sûreté du Québec. Une histoire « troublante » et « triste », selon le gouvernement et l'opposition.
« Quand j'ai lu l'article, j'ai eu une réflexion et j'ai appelé ma gang pour lui dire : "Vous voyez, la dénonciation, ça fonctionne." Maintenant, il faut l'inciter encore plus et il faut renforcer, comme on veut le faire avec le projet de loi 115, tous les outils qu'on a », a affirmé la ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l'intimidation, Francine Charbonneau, en entrevue à La Presse.
Déposé l'automne dernier, ce projet de loi vise à « lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité ». Québec veut faciliter la dénonciation.
Or, il ne va pas jusqu'à obliger tout employé du réseau de la santé et des services sociaux à dénoncer les actes de maltraitance. Cette mesure était pourtant comprise dans un projet de loi déposé par l'ex-députée Marguerite Blais lorsque les libéraux étaient dans l'opposition, en 2013.
En campagne électorale, Philippe Couillard s'était engagé à « reprendre » le contenu de cette pièce législative et donc à adopter le signalement obligatoire. Il promettait également d'imposer « des amendes pour toute personne qui entraverait la lutte contre la maltraitance », ce qu'on ne retrouve pas davantage dans le projet de loi 115.
Les choses sont toutefois en train de changer. « En CHSLD, est-ce qu'on ne se devrait pas de poser une obligation ? C'est une très bonne réflexion. Je suis en train de regarder toutes les possibilités qui s'offrent à moi. J'ai beaucoup d'ouverture », a indiqué Francine Charbonneau. Elle étudie ainsi « avec beaucoup d'attention » l'option de la dénonciation obligatoire. Mais pas pour tous les cas de figure. « Mon voisin de 63 ans, il habite seul, il a toute sa tête, il est très autonome, il fait du bénévolat, il est impliqué dans sa communauté, je ne suis pas sûre que je vais imposer dans son environnement la même obligation. Je veux trouver un espace sans enlever la volonté et l'autonomie des aînés au Québec », a expliqué la ministre. Pour les aînés qui ne sont pas en CHSLD, « on peut mettre d'autres outils pour que tout le monde se responsabilise ».
Le gouvernement a suspendu l'étude détaillée du projet de loi 115 en commission parlementaire. Francine Charbonneau entend « revenir bientôt avec des amendements » à sa pièce législative.
L'opposition piaffe d'impatience. « Il y a urgence d'avancer avec le projet de loi 115 », a soutenu le député François Paradis, porte-parole de la Coalition avenir Québec pour les aînés. « Dénonçons obligatoirement les actes de maltraitance pour faire en sorte qu'on n'ait pas à vivre encore une fois une histoire comme celle qu'on nous rapporte. » Avec Marguerite Blais, il a coécrit une lettre publiée dans La Presse le 20 mars pour faire pression sur le gouvernement.
Le Parti québécois réclame lui aussi la dénonciation obligatoire, après avoir été hésitant sur cet enjeu. Les consultations en commission parlementaire l'ont persuadé du bien-fondé de cette mesure. « Le cas de Beauceville me convainc encore plus qu'il faut trouver une façon de rendre le signalement obligatoire », a affirmé le député Harold LeBel, porte-parole de l'opposition officielle pour les aînés.
Pour Amir Khadir, de Québec solidaire, « le projet de loi ne va pas assez loin et manque de dents. Il est plus que temps que les dénonciations soient obligatoires ». Plusieurs groupes de défense des droits des aînés demandent également au gouvernement d'adopter cette mesure.

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Nadeau-Dubois devrait être élu candidat solidaire dans Gouin dimanche

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Publié le 25 mars 2017 à 14h23 | Mis à jour le 25 mars 2017 à 14h23
Gabriel Nadeau-Dubois... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)
Gabriel Nadeau-Dubois
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
La Presse Canadienne
MONTRÉAL
Tout indique que Gabriel Nadeau-Dubois sera investi candidat de Québec solidaire dans la circonscription de Gouin, dimanche soir, à l'occasion d'une assemblée à l'école Père-Marquette.
L'ancien leader étudiant compte lancer sa campagne, le soir même, en présence de Françoise David, qui avait choisi de ne pas terminer son mandat «avant de tomber dans le burn-out». Son siège à l'Assemblée nationale devra être comblé le 19 juin, au plus tard. Malgré l'absence d'adversaire, l'investiture de M. Nadeau-Dubois fera l'objet d'un vote au sein des membres du parti qui résident dans la circonscription de Gouin.
Le jeune homme de 26 ans souhaite également succéder à la membre fondatrice du parti à titre de co-porte-parole, alors qu'Andrés Fontecilla avait lui aussi fait part de son intention de céder sa place à la relève. M. Nadeau-Dubois espère former un duo avec la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé. Les membres de Québec solidaire se prononceront à cet effet le 21 mai, à l'occasion du prochain congrès de la formation de gauche.
En entrevue à La Presse canadienne, M. Fontecilla a fait état d'un «point de bascule» pour Québec solidaire, qui procède selon lui à une véritable passation du flambeau.
M. Nadeau-Dubois s'engage déjà à «aller chercher une équipe de candidatures d'importance» composée de «gens de l'extérieur de Montréal» et «issus des diverses communautés culturelles». Inspiré par la campagne de Bernie Sanders lors des primaires américaines, il propose un renouveau des stratégies du parti en misant sur les réseaux sociaux et «l'action sur le terrain».
Selon un sondage Léger-Le Devoir publié la semaine dernière, Québec solidaire récolte dorénavant 14 pour cent des intentions de vote à travers la province - un bond de cinq points depuis le début de l'année.
«Plus de 5000 personnes ont adhéré à notre parti en l'espace de quelques jours à la suite de l'appel de Gabriel, s'est réjoui M. Fontecilla. Il n'y a pas que des jeunes, il y a des gens de toutes les générations.»
Le président du parti croit que l'engouement suscité par l'arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois saura également rallier les électeurs hésitants à adhérer à un tiers parti «Ça nous informe que notre potentiel de croissance est encore très grand, a-t-il poursuivi. Nous pouvons faire des gains substantiels auprès de larges segments de l'électorat québécois.@» Gabriel Nadeau-Dubois avait gagné en notoriété à titre de porte-parole de la CLASSE (Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante), un des regroupements les plus combatifs de la crise étudiante de 2012.
La militante crie Maïtée Labrecque-Saganash, avec qui il a plus récemment pris part à la tournée «Faut qu'on se parle», sera également de la partie, dimanche soir, alors que l'acteur Emmanuel Bilodeau assurera l'animation de la soirée.

Martin Coiteux dévoilera le rapport Pichet sur les mesures à prendre au SPVM

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Publié le 26 mars 2017 à 07h48 | Mis à jour à 07h48
Martin Coiteux... (Photo Simon Giroux, archives La Presse)
Martin Coiteux
PHOTO SIMON GIROUX, ARCHIVES LA PRESSE
La Presse Canadienne
Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, doit dévoiler dimanche les grandes lignes du rapport qu'il a exigé du chef de police de Montréal, Philippe Pichet, sur les mesures que ce dernier entend prendre pour rassurer la population quant à l'intégrité du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Le ministre Coiteux a le rapport en mains depuis vendredi.
Entre-temps, deux autres enquêtes se poursuivent dans ce dossier. Une enquête administrative sur les pratiques en vigueur à la division des affaires internes du SPVM a été confiée à l'avocat et ancien sous-ministre de la Justice Michel Bouchard. Et la Sûreté du Québec mène une enquête criminelle sur les allégations de fabrication de preuves.
Le directeur adjoint du SPVM, Bernard Lamothe, a été relevé de ses fonctions pour une période indéterminée, jusqu'à ce que la lumière soit faite.
De son côté, l'opposition à l'Assemblée nationale a réclamé une tutelle du corps de police et la suspension du directeur Pichet.