Information sur la politique 1

mardi, décembre 20, 2016

Trump, le Viagra de l’Amérique

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Le 13 juin 1975, Bernard Pivot consacrait son émission littéraire Apostrophes à la sexualité masculine.
 Parmi les invités: deux sexolo­gues, un critique, un journaliste et le romancier français Romain Gary, de passage pour parler de son dernier roman inti­tulé Au-delà de cette limite, votre ticket n’est plus valable, l’histoire tragique d’un homme de 60 ans qui n’arrive plus à satis­faire sexuellement sa jeune maîtresse.
PERTE DE VIRILITÉ
Au cours de la conversation (une conversation d’autant plus touchante que Gary s’est suicidé cinq ans plus tard, justement parce qu’il était impuissant), Romain Gary a fait un parallèle entre ce qui arrive à son personnage, un ancien champion de rugby qui voit sa virilité décliner, et ce qui arrive à l’Occident.
«Mon roman, en fait, est une allégorie qui traite de l’essoufflement de la société occidentale.

«Comme le héros de mon livre, l’Occi­dent perd confiance en ses possibilités. Dans mon livre, cette angoisse, cette peur de l’impuissance et du déclin minent sournoisement la santé psychologique de mon personnage jusqu’à empoisonner les moments de plénitude qu’il vit avec sa partenaire.
«Comme la société occidentale, qui est aux prises avec toutes sortes de problèmes d’ordre économique et qui voit sa toute-puissance décliner au profit du monde arabe, qui est en pleine ascension et qui a des ressources énergétiques infinies, mon personnage sent son énergie diminuer. Pas seulement son énergie sexuelle, mais aussi son énergie spirituelle.
«Il devient obsédé par l’idée de perdre sa virilité. Alors il compense en se tournant vers l’argent, la force et le pouvoir politique, qu’il utilise comme substituts, comme prothè­ses...»
LE RETOUR DU MACHO
Romain Gary a tenu ces propos il y a 41 ans.
Or, ils sont toujours actuels.
Regardez le phénomène Trump, qui a marqué l’année qui s’achève.
Qu’est-ce que l’élection de Donald Trump sinon une tentative désespérée de l’Amérique pour retrouver sa puissance (et sa virilité) perdue?
Le gars roule des mécaniques, parle fort, multiplie les propos grossiers sur les femmes, expose sa richesse, joue les durs face à la Chine, s’allie avec Poutine, un autre macho ridicule comme lui...
C’est comme si l’Amérique avait déci­dé de prendre une surdose de Viagra pour lutter contre le ramollissement (le jeu de mots est tout à fait intentionnel!) de son économie et montrer au reste du monde qu’elle était aussi forte – et aussi dure – qu’avant.
«Make America hard again!»
Face à la gauche américaine qui s’agenouille devant une rectitude politique maternante et semble plus à l’aise pour défendre les minorités sexuelles que les cols bleus et les ouvriers qui sentent le cambouis, Trump incarne le retour de la testostérone.
UN NOUVEAU SHÉRIF EN VILLE
«Grab them by the pussy», en ce sens, n’est pas seulement un propos de vestiaire: c’est presque un programme politique.
«On va leur montrer qui est le boss!»
L’ONU, l’élite médiatique, les accords bilatéraux, les discussions, les échanges, tout ça, c’est trop féminin.
Avec Trump, l’Amérique retrouve ses couilles!
Avec Poutine à ses côtés, on va avoir l’impression de regarder des reprises de Starsky and Hutch, la série télé des années 1970.
Attachez votre tuque: l’année 2017 risque d’être étonnante!
Et détonnante.

Trump dénonce violemment le «terrorisme islamique»

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Publié le 19 décembre 2016 à 18h17 | Mis à jour le 19 décembre 2016 à 19h37
Donald Trump a livré un discours lors d'un... (PHOTO AP)
Donald Trump a livré un discours lors d'un «rallye de remerciement» à Orlando, en Floride,
 vendredi dernier.
PHOTO AP
Agence France-Presse
Washington
Le président élu des États-Unis Donald Trump a vu derrière l'attaque au camion survenue à Berlin et l'assassinat de l'ambassadeur russe en Turquie une même menace, celle posée par le «terrorisme islamique», face auquel il s'est posé lundi en rempart.
«Aujourd'hui, il y a eu des attaques terroristes en Turquie, en Suisse et en Allemagne, et cela ne fait qu'empirer. Le monde civilisé doit changer sa façon de penser!», a-t-il résumé dans un tweet.

Today there were terror attacks in Turkey, Switzerland and Germany - and it is only getting worse. The civilized world must change thinking!

Quelques minutes plus tôt, dans un communiqué concernant l'attaque menée au camion contre un marché de Noël de la capitale allemande, qui a fait au moins neuf morts, le futur président a dénoncé un «attentat terroriste terrifiant».
«Des civils innocents ont été tués dans les rues alors qu'ils se préparaient à fêter Noël. L'État islamique et d'autres terroristes islamistes attaquent continuellement les chrétiens au sein de leurs communautés et lieux de culte», a-t-il affirmé, expliquant que cette stratégie fait «partie de leur jihad mondial».
«Ces terroristes ainsi que leurs réseaux régionaux et mondial doivent être éradiqués de la face de la Terre, une mission que nous allons mener à bien avec tous nos partenaires épris de liberté», a-t-il ajouté, se posant ainsi, comme il l'avait déjà fait pendant sa campagne, comme le défenseur des chrétiens face à la menace islamiste.
Au moins neuf personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées par un poids lourd en plein centre de Berlin, selon un bilan provisoire des autorités allemandes, qui pensent également qu'il s'agit probablement d'un attentat.
Andreï Karlov... (PHOTO AP) - image 4.0
Andreï Karlov
PHOTO AP
L'assassinat à Ankara de l'ambassadeur russe Andreï Karlov a aussi permis au milliardaire de pointer cette menace du terrorisme «islamique radical».
Le diplomate russe a été abattu de plusieurs balles par un policier turc alors qu'il prononçait une allocution lors de l'inauguration d'une exposition d'art dans la capitale turque.
Le policier, qui a été «neutralisé», a affirmé agir pour venger le drame de la ville d'Alep, en passe de tomber aux mains du régime syrien soutenu par Moscou.
Le 45e président des États-Unis, qui depuis plusieurs mois appelle à un réchauffement des relations américano-russes, a assuré que l'assassinat - qualifié par Moscou d'«acte terroriste» - relève d'une «violation de toutes les règles d'un monde civilisé».
En Suisse, où Donald Trump a également situé une attaque terroriste dans son tweet, un homme a tiré lundi sur des fidèles musulmans réunis dans une salle de prière d'un centre islamique de Zurich, faisant trois blessés.
Dans ce dernier cas, la piste «islamiste» semble peu évidente.

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA

Cuba baisse d'un quart ses coûteux tarifs de l'internet

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Publié le 19 décembre 2016 à 11h46 | Mis à jour le 19 décembre 2016 à 11h46
Sur 1000 habitants, seuls 348 ont eu accès... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/STRINGER)
Sur 1000 habitants, seuls 348 ont eu accès à l'internet en 2015, selon les chiffres officiels.
PHOTO ARCHIVES REUTERS/STRINGER
Agence France-Presse
La Havane
L'entreprise publique cubaine des télécommunications, Etecsa, a annoncé lundi une baisse de 25 % du tarif d'accès à l'internet sur l'île, même s'il reste inaccessible financièrement pour la majorité des habitants.
«À partir du 19 décembre, la mesure entre en vigueur, avec un nouveau prix de 1,50 CUC» [pesos convertibles équivalents au dollar] par heure, a annoncé Beatriz Fernandez, chargée de la communication commerciale d'Etecsa, citée par le journal Juventud Rebelde.
Malgré cette baisse de 0,50 CUC, pour utiliser l'internet dans des salles dédiées ou près des points WiFi installés dans l'île, le tarif reste prohibitif pour la majorité des Cubains, dont le salaire mensuel moyen est de 29 dollars.
Cuba, reliée par fibre optique au Venezuela, compte environ 900 cafés internet et plus de 200 points WiFi publics.
Sur 1000 habitants, seuls 348 ont eu accès à l'internet en 2015, selon les chiffres officiels.
Les institutions d'État, les universités, les centres de recherche ont un accès permanent à la toile et, à domicile, seuls les médecins, journalistes et avocats peuvent être connectés.
Cette situation pourrait bientôt évoluer: lundi, Etecsa a également annoncé le lancement, «dans les prochains jours», d'un essai auprès de 2000 habitants de La Havane pour leur permettre d'accéder à l'internet à domicile, grâce à l'ADSL.
Selon une responsable d'Etecsa, Ana Maria Méndez, l'expérimentation durera deux mois, pour «évaluer, en conditions réelles, les possibilités» de connecter les foyers cubains ailleurs sur l'île.

Tirs devant l'ambassade américaine à Ankara

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Publié le 20 décembre 2016 à 06h19 | Mis à jour à 06h19
À la suite de cet incident, il a... (AFP)
À la suite de cet incident, il a été décidé que «l'ambassade américaine à Ankara, le consulat général américain à Istanbul et le consulat américain à Adana seront fermés pour la journée de mardi», a ajouté le texte.
AFP
Agence France-Presse
Ankara
Un homme a ouvert le feu mardi avant l'aube devant l'entrée de l'ambassade américaine à Ankara sans faire de victime, a indiqué la chancellerie en annonçant que toutes les représentations diplomatiques des États-Unis en Turquie seraient fermées pour la journée.
L'incident s'est produit à 3h50 (19h50 à Montréal) devant l'entrée principale de l'ambassade et l'auteur des tirs a été arrêté par la police, a précisé la représentation diplomatique dans un communiqué.
«L'homme s'est approché de la porte principale de l'ambassade américaine à Ankara et a fait feu à l'aide d'une arme», a détaillé le communiqué. «Il n'y a pas eu de blessé et l'individu est détenu par la police».
À la suite de cet incident, il a été décidé que «l'ambassade américaine à Ankara, le consulat général américain à Istanbul et le consulat américain à Adana seront fermés pour la journée de mardi», a ajouté le texte.
L'ambassade a également appelé les ressortissants américains en Turquie à redoubler de vigilance et à «prendre les mesures appropriées» pour renforcer leur sécurité personnelle.
Cet incident s'est produit quelques heures après l'assassinat à Ankara de l'ambassadeur russe en Turquie par un policier qui a affirmé agir pour venger le drame de la ville syrienne d'Alep, en passe de tomber aux mains du régime avec le soutien de Moscou.

Le fonds secret de la SQ servait à bien des choses

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Publié le 20 décembre 2016 à 08h27 | Mis à jour à 08h27
Jean Audette, ex-directeur général adjoint aux enquêtes de... (Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)
Jean Audette, ex-directeur général adjoint aux enquêtes de la SQ, est accusé de fraude et d'abus de confiance. Il est représenté par Me Pierre Dupras.
PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE
Le fonds de dépenses secrètes d'opérations (DSO) de la Sûreté du Québec (SQ) a servi à couvrir toutes sortes de dépenses, qui n'étaient pas si secrètes, comme des billets pour une soirée de retraite ou un tournoi de golf, des repas au restaurant, un séjour dans un chalet de chasse et pêche, des consommations au club social de la SQ, un congrès à Halifax...
C'est ce que Me Pierre Dupras a fait ressortir, hier, dans le cadre du procès pour fraude et abus de confiance de son client, Jean Audette. On reproche à cet ex-directeur général adjoint aux enquêtes de la SQ d'avoir signé des formulaires visant à rémunérer un consultant par l'entremise du fonds secret. Le consultant, Denis Despelteau, était un cadre retraité de la SQ qui n'avait plus le droit d'obtenir de contrat du gouvernement parce qu'il devait de l'argent au fisc. Le fonds de DSO aurait permis de contourner la règle.
Hier, c'est le témoin Mario Laprise, directeur général de la SQ de 2012 à 2014, qui était à la barre, pour la suite de son contre-interrogatoire. C'est pendant son mandat, et à sa demande, que l'enquête sur l'utilisation du fonds de dépenses secrètes a été déclenchée, en 2012. Dans la foulée, quatre hauts responsables ont été accusés, dont M. Audette.
SIGNATURES
M. Laprise a été interrogé toute la journée sur des dépenses payées au moyen du fonds de DSO qu'il a lui-même signées, entre 1993 et 2001. Il occupait alors les fonctions d'officier aux enquêtes. Me Dupras voulait savoir pourquoi certaines dépenses - tournois de golf, soirée de retraite d'un policier, réunions dans des hôtels et achat de véhicules au nom de la SQ - avaient été faites par l'entremise du fonds secret.
M. Laprise a fait valoir que les mentalités et la notion de confidentialité ont beaucoup évolué depuis. Dans les années 90, les officiers pouvaient réclamer des frais de représentation. D'autre part, la guerre des motards sévissait, et la SQ cherchait des moyens et des partenaires pour contrer ce fléau. Il y avait des rencontres à ce sujet. Une formulation pour expliquer les dépenses revenait souvent, a remarqué Me Dupras : « frais encourus avec différents intervenants dans le domaine du crime organisé, de l'échange d'informations et de plans stratégiques ».
HALIFAX
Pourquoi un séjour à Halifax pour un congrès sur les stupéfiants a-t-il été payé par l'entremise du fonds secret, alors que cette rencontre n'avait rien de secret ? a demandé Me Dupras.
« On était en 1993. C'était un échange sur le crime organisé. C'était dans l'époque. C'était une dépense qui sortait de l'ordinaire », a répondu M. Laprise.
Son témoignage se poursuit aujourd'hui.
«4

Nombre de hauts responsables qui ont été accusés dans la foulée de l'enquête sur l'utilisation du fonds de dépenses secrètes d'opérations de la Sûreté du Québec»

Les adresses personnelles de 126 juges trouvées dans un stationnement

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EXCLUSIF
Publié le 20 décembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 07h45
Une copie du document a été retrouvée sur... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE
Une copie du document a été retrouvée sur le sol, dans le stationnement d'un commerce des Laurentides, ce qui a causé de l'inquiétude au sein du tribunal : la liste est si sensible qu'il n'en existerait aucune copie sur ses serveurs et qu'il y est interdit de la transmettre par voie électronique.

Une liste ultraconfidentielle contenant les adresses personnelles, l'identité des conjoints et les numéros de cellulaire de plusieurs dizaines de juges de la Cour supérieure a fait l'objet d'une faille de sécurité la fin de semaine dernière, a appris La Presse.
Une copie du document a été retrouvée sur le sol, dans le stationnement d'un commerce des Laurentides, ce qui a causé de l'inquiétude au sein du tribunal : la liste est si sensible qu'il n'en existerait aucune copie sur ses serveurs et qu'il y est interdit de la transmettre par voie électronique.
C'est qu'elle contient les informations personnelles de 126 juges de la division montréalaise de la Cour supérieure, dont le juge en chef Jacques R. Fournier. L'adresse de leur résidence, leur numéro de téléphone à la maison et de cellulaire, ainsi que le nom complet de leur conjoint s'y trouvent.
Des vérifications de certaines des informations laissent croire qu'il s'agit d'une liste à jour. Les coordonnées d'un juge de la Cour suprême du Canada, Richard Wagner, et d'un ministre du gouvernement Couillard, Pierre Moreau, y étaient aussi, parce qu'ils sont les conjoints de juges qui figurent sur la liste.
Les adresses de cinq juges ne sont pas dans la liste, dont celles de France Charbonneau - son cellulaire s'y trouve toutefois - et de Benoit Emery, officiellement identifié comme son conjoint en 2011. Même absence pour les adresses des ex-procureures de la Couronne Hélène Di Salvo et Éliane B. Perreault, ainsi que pour celle de l'ex-criminaliste Michael Stober.
«Préoccupant»
Selon la porte-parole des tribunaux du Québec, «les juges et le bureau du juge en chef» de la Cour supérieure détiennent une copie de ce document. Pour l'instant, rien ne permet toutefois de déterminer si c'est un juge ou un autre individu qui a égaré le document.
«Que des renseignements confidentiels concernant des juges se retrouvent comme ça dans la nature, c'est préoccupant», a indiqué par courriel Caroline St-Pierre. «À l'heure actuelle, nous ne savons pas comment cette liste a pu se retrouver là. Il se peut qu'un juge l'ait égarée par inadvertance. Nous avons avisé la Sûreté du Québec de la situation.»
«On ne peut pas confirmer ni infirmer la tenue d'une enquête», a affirmé le porte-parole de la Sûreté du Québec, Daniel Thibodeau.
Les adresses personnelles des juges et des procureurs de la Couronne sont extrêmement sensibles : l'indépendance de la justice dépend de leur capacité d'être à l'abri de toute forme de pression.
Les juges doivent être protégés et à l'abri de toute influence abusive, y compris : 
  • de toute forme directe ou indirecte de contrainte, de menace ou de harcèlement ;
  • de la part du gouvernement, de politiciens, de représentants de l'autorité, de parents, de voisins, de parties intéressées, de collègues juges, de juges en chef, ou d'organismes judiciaires ;
  • du Conseil canadien de la magistrature.
Le document est si confidentiel qu'il fait l'objet de procédures de communication particulières, selon Mme St-Pierre.
«À la Cour supérieure, ce document circule seulement sur support papier, a-t-elle écrit par courriel. Il n'est pas transmis par courriel, il ne se trouve ni dans notre site web, ni dans notre intranet, ni dans nos serveurs. On a pris des moyens afin d'éviter justement que cette liste puisse être accessible par des tiers.»
Elle a précisé que les juges avaient besoin d'un tel document afin de pouvoir «se joindre à l'extérieur du bureau, notamment pour des remplacements de dernière minut». Elle n'a pas répondu à une question de La Presse concernant la pertinence d'y inclure les adresses résidentielles et l'identité des conjoints des juges.
- Avec Daniel Renaud, La Presse

Journalistes surveillés: Radio-Canada veut que les mandats restent secrets

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Publié le 20 décembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 08h07
André Cédilot et Denis Lessard ont fait l’objet... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
André Cédilot et Denis Lessard ont fait l’objet d’une enquête à la suite d’une intervention de l’ancien ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron. Ce dernier s’est tourné vers la SQ après avoir reçu une plainte en 2013 de l’ancien président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) Michel Arsenault.

Dans une démarche judiciaire surprenante, la Société Radio-Canada (SRC) s'oppose à ce que La Presse puisse avoir accès aux mandats ayant permis à la Sûreté du Québec (SQ) d'obtenir les relevés téléphoniques de deux de ses propres journalistes, Denis Lessard et André Cédilot.
En novembre dernier, La Presse s'est adressée à la Cour du Québec pour demander la levée d'ordonnances de mise sous scellés de ces mandats dans le but de savoir quels motifs ont été allégués pour les obtenir et connaître l'objet de l'enquête. Elle comptait par la suite rendre public le contenu des paquets scellés.
André Cédilot et Denis Lessard ont fait l'objet d'une enquête à la suite d'une intervention de l'ancien ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron. Ce dernier s'est tourné vers la SQ après avoir reçu une plainte en 2013 de l'ancien président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) Michel Arsenault. Le chef syndical croyait alors que des journalistes avaient obtenu des transcriptions de la surveillance électronique dont il a fait l'objet dans le cadre d'une enquête policière sur l'infiltration du crime organisé dans l'économie légale menée en 2008 et 2009.
La SQ a avoué récemment que les appels entrants et sortants des deux journalistes de La Presse, mais aussi de trois journalistes de Radio-Canada - Marie-Maude Denis, Isabelle Richer et Alain Gravel - avaient été épiés.
«Comme il s'agit d'une enquête commune ayant la même origine, les intervenants ont des motifs de croire que les dénonciations contiendraient non seulement des informations en lien avec les requérants André Cédilot et Denis Lessard, mais également des informations concernant leurs propres enquêtes journalistiques et plus particulièrement certaines sources journalistiques», peut-on lire dans la requête de Radio-Canada.
«Je comprends qu'un média essaye de protéger ses sources, mais c'est assez inhabituel de tenter de bloquer l'accès du public à une procédure judiciaire», affirme Me Mark Bantey, qui représente La Presse dans cette affaire.
Puisque le gouvernement du Québec a annoncé en novembre dernier la création d'une commission d'enquête qui se penchera sur la confidentialité et la protection des sources journalistiques, la SRC dit aussi qu'elle veut éviter la répétition des mêmes débats devant deux instances, afin d'éviter «des jugements contradictoires».
Si un juge en venait tout de même à accorder la levée des scellés, Radio-Canada demande que les extraits qui visent ses journalistes soient entièrement caviardés.
«La SQ a demandé l'autorisation d'espionner nos journalistes. Pour quels motifs allégués? C'est ce que nous cherchons à savoir, et c'est pourquoi nous désirons consulter des documents. Nous sommes ouverts à toute solution raisonnable pour protéger les sources journalistiques de Radio-Canada», a pour sa part ajouté Alexandre Pratt, directeur principal de l'information de La Presse.
Affaire lagacé : La Presse demande l'annulation des mandats obtenus par le SPVM
La Presse a déposé hier une requête judiciaire pour demander l'annulation des 24 autorisations judiciaires ayant mené à la surveillance des communications du chroniqueur Patrick Lagacé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Les relevés téléphoniques du journaliste ont été épiés dans le cadre d'une enquête des affaires internes sur un policier avec qui il avait eu quelques échanges téléphoniques. Ce policier, Fayçal Djelidi, fait face à plusieurs accusations relativement à des visites présumées à des prostituées et à la fabrication de preuve, mais aucune n'est liée à des fuites d'information dans les médias.
La Presse estime qu'il y a absence de «lien logique» entre l'enquête sur M. Djelidi et l'obtention de mandats visant Patrick Lagacé.
«Les faits à l'origine de la présente requête s'inscrivent dans le cadre d'une "chasse aux sources journalistiques" sans précédent, au cours de laquelle le SPVM a déployé des moyens extraordinaires afin de remédier à ce qu'il a lui-même qualifié de "coulage" d'information dans les médias», peut-on lire dans la requête présentée hier. «Dans le contexte où les affaires internes avaient reçu l'ordre de faire le nécessaire pour "trouver les failles" au SPVM, le choix d'une technique d'enquête qui permettait seulement d'atteindre cet objectif sans faire avancer significativement l'enquête aurait dû inciter le juge de paix magistrat à rejeter la demande ou en circonscrire les paramètres», ajoute le document judiciaire.

Ambassadeur de Russie tué: un triste rappel, croient Trudeau et Dion

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Publié le 19 décembre 2016 à 20h20 | Mis à jour le 19 décembre 2016 à 20h20
Le premier ministre canadien et le ministre des... (Photo Reuters)
Le premier ministre canadien et le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, ont exprimé leurs condoléances à la Russie et à la famille de l'ambassadeur russe.
PHOTO REUTERS
La Presse Canadienne
Le meurtre de l'ambassadeur russe en Turquie est un sinistre rappel des menaces auxquelles font face tous les diplomates - y compris ceux du Canada - qui sont appelés à aller en mission à l'étranger, a dit Justin Trudeau.
L'ambassadeur russe Andreï Karlov a été tué par balle, lundi, alors qu'il prenait part à l'inauguration d'une exposition de photographie à Ankara. Son assaillant a ensuite été tué par la police.
Le premier ministre canadien et le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, ont exprimé leurs condoléances à la Russie et à la famille de l'ambassadeur russe. Dans une entrevue accordée à La Presse canadienne à l'occasion de la fin de l'année, Justin Trudeau a soutenu que toute la communauté diplomatique devait s'inquiéter de ce drame. Il a dit espérer que les Canadiens et les diplomates resteraient en sécurité durant le temps des Fêtes.
Des chefs d'État d'un peu partout dans le monde ont également offert leurs condoléances aux proches de la victime et ont condamné l'attaque que les États-Unis ont qualifiée de haineuse.
Le gouvernement turc a indiqué que l'assaillant était lui-même un policier. Alors qu'il passait à l'acte, ce dernier a crié «N'oubliez pas Alep! N'oubliez pas la Syrie!», a rapporté l'Associated Press. Il faisait vraisemblablement référence au soutien accordé par la Russie au régime de Bachar el-Assad et à la défaite des rebelles dans la ville d'Alep, au nord de la Syrie
Stéphane Dion estime que l'incident sert tristement de rappel des sacrifices que font les diplomates canadiens quand ils sont affectés à des missions dangereuses.
«Ils sont incroyablement dévoués. Ils font ce choix. Ils en sont fiers. Je pense non seulement à eux, mais aussi à leurs familles», a-t-il dit.
Des familles de diplomates confrontées à des situations tendues et imprévisibles ont déjà dû, par le passé, sortir du pays pour leur sécurité personnelle, a ajouté le ministre.
«Imaginez ce genre de situation, ce que ça signifie pour la famille. Et ils l'acceptent. Ils servent leur pays avec fierté.»
La fusillade survenue lundi est le plus récent d'une série d'épisodes violents à secouer la Turquie relativement à la guerre civile qui sévit dans la Syrie voisine.
En juin, trois kamikazes ont pris pour cible l'aéroport d'Istanbul, faisant des dizaines de morts. Deux autres attentats-suicides survenus en janvier et en mars avaient tué respectivement 10 et quatre personnes.
La Turquie est un partenaire du Canada dans lutte contre Daech (le groupe armé État islamique) en Irak et en Syrie, aux côtés des autres pays membres de l'OTAN.
Les soldats canadiens conseillent les combattants kurdes en Irak. Le Canada a également déployé des avions de ravitaillement et de reconnaissance ainsi que du matériel médical dans la région.

Commission d'enquête sur les autochtones: les policiers de la SQ outrés

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EXCLUSIF
Publié le 20 décembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 06h35
L'enquête portera sur les 10 dernières années. On... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE
L'enquête portera sur les 10 dernières années. On examinera le travail de la police avec les autochtones, mais aussi celui du réseau de la santé, du système correctionnel, des services sociaux et de la protection de la jeunesse. Québec, qui souhaite nommer un magistrat à la tête de l'exercice, cherche encore son président.

DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Les policiers de la Sûreté du Québec en ont assez. L'annonce d'une commission d'enquête publique qui allait, une nouvelle fois, entendre les doléances des autochtones par rapport à la police a eu l'effet d'une douche froide au syndicat qui les représente. À tel point qu'on n'écarte pas les moyens de pression.
«On a été déçus par cette décision», a dit sans détour Pierre Veilleux, président de l'Association des policières et policiers du Québec (APPQ), qui a appris l'intention de Québec quand il se trouvait à Val-d'Or, jeudi dernier. Il a communiqué depuis avec le ministère de la Sécurité publique «pour faire connaître [leur] mécontentement, c'est une volte-face importante», souligne-t-il.
À Québec, «on a tenté de me rassurer en soutenant que, verbalement, le premier ministre Couillard a assuré qu'il n'avait pas l'intention de reprendre l'enquête de Val-d'Or», souligne le leader syndical. «Si le gouvernement est sincère quand il dit qu'il ne veut pas refaire Val-d'Or, ces policiers devraient être exclus de l'enquête», demande M. Veilleux. En outre, le syndicat devrait être considéré comme «partie intéressée» à cette commission, c'est-à-dire y avoir un représentant en permanence, capable de soulever des objections à l'audition des témoins.
Le gouvernement va rendre public, demain, le mandat de cette commission.
«J'ai demandé qu'on protège mes policiers de Val-d'Or et d'être partie à l'enquête. S'ils font la sourde oreille, il y aura une réaction», affirme M. Veilleux.
Des moyens de pression? «Il n'y a rien d'exclu», réplique-t-il.
Une enquête sur plusieurs aspects
L'enquête portera sur les 10 dernières années. On examinera le travail de la police avec les autochtones, mais aussi celui du réseau de la santé, du système correctionnel, des services sociaux et de la protection de la jeunesse. Québec, qui souhaite nommer un magistrat à la tête de l'exercice, cherche encore son président.
«S'ils travaillent sur la discrimination systémique, ça va porter sur le système», observe M. Veilleux. Certaines situations sont liées à un ensemble de règlements qui colorent la relation entre les policiers et les autochtones. «Si on ramasse une personne fortement intoxiquée au milieu de la nuit, qu'elle soit blanche ou autochtone, on ne peut l'amener au poste pour dégriser dans nos cellules sans judiciariser cette interception. Il faudrait que la mairie change ses règlements», explique-t-il.
Ces développements poussent le syndicat et la direction de la Sûreté du Québec (SQ) à mettre de côté les négociations sur la convention collective. Un an après l'ensemble du secteur public, les agents de la SQ n'ont toujours pas conclu d'entente ; on en est encore aux discussions sur le normatif et on n'a pas encore touché à la pièce de résistance, le régime de retraite des policiers.
Poursuite contre Radio-Canada
Au gouvernement Couillard, on savait que la commission d'enquête publique était la goutte qui faisait déborder le vase pour les policiers visés par l'enquête de plus d'un an réalisée par le Service de police de la Ville de Montréal. Blanchis par le Directeur des poursuites criminelles et pénales cet automne, 41 policiers de Val-d'Or ont enclenché une poursuite juridique visant Radio-Canada, un an après la diffusion d'un reportage d'Enquête sur des allégations de sévices à l'égard de femmes autochtones. Ils réclament 2,3 millions au diffuseur public, estimant que leur réputation a été entachée.
Selon le recours, le reportage était «biaisé, trompeur», et son contenu était «inexact, incomplet et mensonger». Sa diffusion a envenimé les rapports avec la communauté autochtone de Val-d'Or, si bien que les policiers doivent désormais composer avec un milieu de travail «néfaste et hostile». L'APPQ, qui finance le recours, estime que le reportage du 22 octobre 2015 a eu un impact dramatique sur des agents qui n'avaient rien à voir avec les gestes allégués.

Des prix pour les meilleures pubs de La Presse+

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Publié le 20 décembre 2016 à 07h14 | Mis à jour à 07h14
Les membres du jury : Jonathan Rouxel (Bleublancrouge),... (photo IVANOH DEMERS, LA PRESSE)
Les membres du jury : Jonathan Rouxel (Bleublancrouge), Edmund Lam (Frank + Oak), Jennifer Varvaresso (Ig2), Patrick Jacques (Publicis) et Benoit Giguère (La Presse)PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE
La Presse a décerné hier les trois prix du premier concours TAC-TIL, visant à reconnaître les publicités les plus innovatrices publiées dans l'application pour tablettes La Presse+.
Le premier prix a été remporté par l'agence Sid Lee pour une publicité de Loto-Québec, le deuxième par lg2 pour une publicité de lait, et le troisième par Cossette pour une publicité de Gaz Métro.
« La Presse+ est un nouveau média et nous sommes encore en train d'évaluer ce qui constitue les bonnes pratiques et ce qui est innovant », explique Jonathan Rouxel, associé, vice-président et directeur de création à l'agence Bleublancrouge, qui faisait partie du jury. « Ce qui est intéressant avec La Presse+ pour un publicitaire, c'est que c'est l'usager qui entame la conversation. Il y a plus de respect pour le lecteur. Avec les bannières internet, il faut que la publicité lance la conversation, attire l'attention. »
Jennifer Varvaresso, directrice de création numérique chez lg2, qui présidait le jury, souligne que c'est le premier concours uniquement réservé aux publicités parues sur une tablette. « Dans d'autres concours, il y a une catégorie interactive, dit Mme Varvaresso. Mais le type d'interactivité de La Presse+ est assez différent de l'internet. Et il y a des pubs sur La Presse+ qui ne sont pas interactives. »
Les deux premiers prix sont justement des publicités non interactives faisant appel à l'approche « Timely », qui fait un lien avec un élément de nouvelle, notent M. Rouxel et Mme Varvaresso. La pub sur le lait, par exemple, faisait référence à la vitamine D, qui facilite le sommeil, et était publiée le jour du changement d'heure. « On a constaté que l'engagement du lecteur est 33 % plus élevé avec des pubs qui font référence à l'actualité », dit M. Rouxel.
Le jury était aussi composé d'Edmund Lam, directeur de création chez Frank + Oak, de Patrick Jacques, directeur de création principal, numérique, chez Publicis, et de Benoit Giguère, directeur principal, design, interactivité et expérience usager, à La Presse. Les juges s'abstenaient quand venait le temps de discuter d'une publicité à laquelle ils avaient collaboré. Le premier prix est un voyage pour trois employés de l'agence gagnante au volet interactif du Festival South by Southwest, au Texas, en mars prochain.