dimanche, décembre 11, 2016

Quel avenir pour les langues officielles au pays?

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 6 H 01 | Mis à jour à 6 h 42
Le commissaire aux langues officielles du Canada Graham Fraser répond aux questions d'Emmanuelle Latraverse.
Le commissaire aux langues officielles du Canada Graham Fraser.
 Photo : Radio-Canada

Immigration : Montréal, il y a un problème

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samedi 10 décembre
L’intégration des nouveaux arrivants au marché du travail est un échec à Montréal. Pourtant, le message peine à se rendre à l’Assemblée nationale.
Les partis y débattent surtout du nombre d’immigrants qu’il faudrait accueillir, et le chiffre compte moins que le positionnement : il n’y en a pas assez ou il y en a trop ? Pour ou contre ?
Or, l’urgence n’est pas de parler du combien, mais plutôt du comment. Car il y a un drame quotidien qui se répète chaque jour : de nouveaux arrivants ne décrochent pas d’emploi à la hauteur de leurs qualifications, ou n’en trouvent pas du tout.
Cet échec est particulier dans le Grand Montréal, comme le démontre la nouvelle étude de l’Institut du Québec.*
La région métropolitaine ne se distingue pas par son nombre d’immigrants - le taux de 23 % correspond à la médiane des grandes villes nord-américaines. Par contre, c’est ici que la population dite « native » est la moins scolarisée. C’est aussi ici que les nouveaux arrivants sont les plus nombreux à être titulaires d’un diplôme universitaire. Et enfin, c’est aussi ici que la population vieillit le plus vite, et que les besoins en main-d’oeuvre sont les plus urgents.
Bref, Montréal est la ville dont le marché du travail a le plus besoin d’immigrants, et aussi celle qui accueille les plus scolarisés par rapport au reste de la population.
La conclusion devrait s’écrire par elle-même : le chômage des immigrants est plus faible à Montréal que dans les autres grandes villes. Et pourtant, c’est exactement le contraire ! Notre métropole, la locomotive économique du Québec, n’a pas le luxe d’un tel échec.
Il est vrai que la productivité reste la clé pour générer plus de richesse, et que l’immigration ne constitue pas un remède miracle pour freiner la pénurie de main-d’oeuvre et le vieillissement de la population**. Mais c’est justement parce que le gain n’est pas automatique qu’il faut être plus efficace dans la sélection et l’intégration des immigrants.
Pour la sélection, Québec devrait cueillir le fruit à portée de main, les étudiants étrangers et les travailleurs temporaires. Leur intégration est déjà commencée, et donc plus facile à achever. En Australie et en Nouvelle-Zélande, ces catégories comptent pour près de 90 % des candidats sélectionnés. Au Québec, le taux n’est que de 20 %. C’est mieux qu’il y a quelques années, mais cela demeure insuffisant, surtout pour une métropole universitaire comme Montréal.
Pour l’intégration, bien sûr, les préjugés n’aident pas. Une étude de la Commission des droits de la personne a d’ailleurs démontré ce qu’on soupçonnait : si votre nom est Mohammed, votre CV a moins de chances d’être retenu***. Mais il y a plusieurs autres causes complexes.
Peut-être que les employeurs ont pris l’habitude, à l’époque où le taux de chômage était élevé, de choisir le candidat natif pour lequel on n’avait pas besoin de vérifier les diplômes et expériences à l’étranger. Peut-être aussi que les natifs plus vieux et moins scolarisés occupent déjà chez nous les postes inférieurs qui servent de porte d’entrée dans une entreprise.

La FTQ favorisera le Parti québécois pour battre les libéraux

http://vigile.quebec/

La centrale syndicale a l’intention d’appuyer les candidats qui ont le plus de chances de battre les libéraux, mais refuse de soutenir la CAQ
À moins de deux ans des prochaines élections provinciales, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) remet sa machine politique en marche. Elle affirme qu’elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour déloger les libéraux de Philippe Couillard sans soutenir un parti en particulier, mais tout indique qu’elle incitera ses militants à appuyer le Parti québécois (PQ).
Lors des dernières élections fédérales, la FTQ a ciblé onze circonscriptions où les conservateurs de Stephen Harper étaient susceptibles de l’emporter. Elle est parvenue à leur barrer la route six fois en appelant ses membres à voter stratégiquement pour des candidats néodémocrates ou libéraux.
En entrevue éditoriale au Devoir lundi, les dirigeants de la plus importante centrale syndicale québécoise ont confirmé qu’ils utiliseront la même stratégie en 2018, lorsque les libéraux tenteront de se faire réélire, en ajoutant toutefois une condition.
Pas la CAQ
Aucun parti politique ne sera privilégié, explique le président de la FTQ, Daniel Boyer, « mais en même temps, ça prend un parti progressiste qui défend les valeurs qu’on défend aussi. C’est pour ça qu’on voit mal comment on pourrait appuyer un candidat de la Coalition avenir Québec ».
« On n’ira pas jouer dans les 128 circonscriptions. L’élection va se jouer dans le 450 », ajoute le secrétaire général, Serge Cadieux. C’est pourtant dans les banlieues nord et sud de Montréal que la CAQ a enregistré ses gains les plus importants lors des élections de 2014.
Est-ce à dire que la FTQ appuiera le PQ ? « On n’appuie pas un parti politique. On appuie le candidat qui a le plus de chances de battre les libéraux, répète M. Cadieux. On a déjà appuyé le PQ publiquement. On avait travaillé dans toutes les circonscriptions où le PQ voulait qu’on travaille. Aujourd’hui, on garde notre indépendance. »
Rappeler le bilan libéral
MM. Boyer et Cadieux ont été réélus sans opposition à la tête de FTQ lors du dernier congrès de l’organisation qui s’est conclu vendredi dernier à Montréal. Au cours de leur prochain mandat de trois ans, ils ont l’intention de rappeler à la population le bilan des libéraux de Philippe Couillard, « qui ont désinvesti dans tous les programmes ».
« On sait qu’en santé, les budgets doivent augmenter d’environ 4 % ou 5 % si on veut maintenir le niveau de service et, en éducation, c’est environ 3 %, estime M. Boyer. Les budgets ont effectivement augmenté, mais pas à la hauteur de 4 % ou 5 % en santé et 3 % en éducation. On se retrouve trois budgets plus tard avec 2,4 milliards de moins que ce qu’on avait en 2013-2014 en santé et en éducation. »
Résultats trompeurs
Les dirigeants syndicaux ne sont pas plus impressionnés par la feuille de route économique du Parti libéral. Vendredi, le ministre des Finances, Carlos Leitão, a vu dans le taux de chômage de 6,2 % enregistré au mois de novembre — le plus bas en 40 ans — une preuve que la stratégie économique du gouvernement fonctionne.
Comme l’avait aussitôt fait remarquer le PQ, les dirigeants de la FTQ soulignent que ce résultat s’explique par une diminution de la population active. Pour ce qui est des emplois créés, ils sont souvent à temps partiel et moins bien payés, disent-ils.
« On peut bien avoir des taux de chômage en baisse, mais qu’est-ce qu’on a créé ? », se demande M. Boyer. « Le gouvernement n’a pas été un joueur actif pour la création d’emplois au Québec, renchérit M. Cadieux. Quelle politique a-t-il mise sur pied pour encourager la création d’emplois depuis qu’il a été élu ? J’aimerais ça voir ça. »
Poursuivre la lutte
À plus court terme, la FTQ continuera de militer pour l’augmentation du salaire minimum à 15 $ de l’heure. Son président et son secrétaire général rappellent qu’ils militent en faveur d’une hausse progressive jusqu’en 2021, plutôt qu’immédiate. Ils rejettent du même coup les arguments de ceux qui prédisent des effets dévastateurs sur l’économie et le marché de l’emploi.
La centrale syndicale souhaiterait voir Québec mettre sur pied un plan d’augmentation étalée dans le temps. Elle attend donc avec impatience la prochaine annonce du gouvernement, qui devrait dévoiler la prochaine hausse du salaire minimum d’ici quelques semaines. Serge Cadieux espère une augmentation d’« au moins 50 cents » pour l’année à venir.

Trump ne croit pas que Moscou ait cherché à le faire élire

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Publié le 11 décembre 2016 à 09h19 | Mis à jour à 11h05
Donald Trump... (Photo Don Emmert, archives Agence France-Presse)
Donald Trump
PHOTO DON EMMERT, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE
ANNE RENAUT
Agence France-Presse
Washington
Le président désigné des États-Unis Donald Trump a affirmé dimanche qu'il ne «croyait pas» aux conclusions de la CIA selon lesquelles la Russie a cherché à le faire élire, qui ont conduit des sénateurs républicains et démocrates à réclamer une enquête bipartite.
Dans un long entretien sur la chaîne Fox réalisé samedi, le milliardaire n'a rien dit sur son prochain chef de la diplomatie, un poste qui devrait échoir selon plusieurs médias au PDG du géant pétrolier ExxonMobil Rex Tillerson, proche en affaires du président russe Vladimir Poutine.
«Que je le choisisse ou non pour le "State"» (le ministère des Affaires étrangères), M. Tillerson est «un acteur de calibre mondial et un négociateur», a tweeté M. Trump après la diffusion de son interview.
Interrogé par Fox sur les conclusions de la CIA révélées vendredi soir par le Washington Post, M. Trump les a jugées «ridicules». «Je pense que c'est ridicule. C'est encore un prétexte. Je n'y crois pas», a déclaré le milliardaire.

Début octobre, le département de la Sécurité intérieure (DHS) et la direction du renseignement (DNI) -- qui chapeaute les 17 agences américaines de renseignement -- avaient conclu que la Russie avait piraté les comptes de personnalités et d'organisations politiques pendant la campagne dans le but «d'interférer dans le processus électoral américain», sans dire alors si cette interférence chercher à favoriser l'un des deux candidats au détriment de l'autre.
«Ils (la CIA, NDLR) ne savent pas si c'est la Russie ou la Chine ou quelqu'un d'autre. Ça peut être quelqu'un assis sur son lit quelque part. Ils n'en ont aucune idée», a affirmé M. Trump sur Fox.
Défiance
Son équipe de transition avait aussi rejeté samedi les conclusions de la célèbre agence américaine du renseignement jugeant que les analystes qui les ont produites «sont les mêmes que ceux qui disaient que (l'ancien président irakien) Saddam Hussein disposait d'armes de destruction massive».
Selon le magnat de l'immobilier, «ce sont les démocrates qui rendent ça public parce qu'ils ont subi une des plus grandes défaites de l'histoire politique de ce pays», ignorant le fait qu'Hillary Clinton a largement gagné le vote populaire avec 2,6 millions voix ou 2 %, selon les dernières estimations.
Donald Trump a aussi laissé entendre que d'autres agences de renseignement que la CIA «contestaient» cette assertion. «Certains groupes ne sont pas forcément d'accord. (...) Ils ne savent pas et je ne le sais pas».
Marquant sa défiance à l'égard de ces agences qu'il va diriger à partir du 20 janvier, le futur président a aussi annoncé qu'il ne souhaitait plus recevoir de breffages quotidiens du renseignement sauf si l'information «devait changer».
«Je les prends quand j'en ai besoin», a affirmé M. Trump. «Je n'ai pas besoin qu'on me dise la même chose et les mêmes mots chaque jour pendant les huit prochaines années. Car ça pourrait durer huit ans», a ajouté le milliardaire élu le 8 novembre pour un mandat de quatre ans.
Les conclusions de la CIA ont été publiées peu après que Barack Obama a ordonné un rapport exhaustif sur les piratages informatiques menés pendant la campagne présidentielle.
Appel bipartite
Des sources consultées par le Washington Post ont affirmé que des personnes liées à Moscou ont fourni au site WikiLeaks des courriels piratés sur les comptes de l'ancien directeur de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, John Podesta, et du parti démocrate, entre autres.
Selon le New York Times, les pirates russes ont également attaqué le parti républicain, mais n'ont rien diffusé de leurs découvertes sur cette dernière cible.
Des sénateurs de haut rang issus des deux camps, démocrate et républicain, ont estimé dimanche dans un communiqué commun que «les récentes informations sur une interférence russe dans notre élection devraient alarmer chaque Américain».
«Ça ne peut pas devenir une question partisane. Les enjeux sont trop élevés pour notre pays», ont écrit les républicains John McCain et Lindsey Graham avec leurs collègues démocrates, Charles Schumer et Jack Reed, appelant les élus du Congrès à s'unir pour enquêter sur ces cyberattaques.
Donald Trump a par ailleurs menacé sur Fox de ne plus reconnaître le principe d'une «Chine unique» gouvernée par Pékin, qui avait conduit Washington à rompre ses relations diplomatiques avec Taïwan, sauf si Pékin fait des concessions.
Au risque de provoquer à nouveau la colère de la Chine, qui avait déjà été surprise par une conversation téléphonique rendue publique avec la présidente de Taïwan.

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA

Débouler

http://www.journaldemontreal.com/



 Un chiffre m’a frappé, cette semaine. Le tiers des Québécois n’ont pas 500 $ de côté pour faire face à un imprévu.
Cinq cents dollars!
Vous imaginez?
Un coup de malchance, une perte d’emploi ou une maladie et vous vous retrouvez soudainement sur la paille.
ÉCHELLES ET SERPENTS
Quand on regarde les sans-abri dans la rue, on se dit que ça ne pourra jamais nous arriver.
Rien de plus faux.
Beaucoup de ces gens-là étaient comme vous et moi. Ils travaillaient, avaient une famille, un logement, une vie socia­le, des amis.
Il a suffi que le vent tourne brusquement pour qu’ils lâche­nt la rampe et déboulent en bas de l’escalier.
Une séparation, une dépression, un passage à vide, une zone de turbulence et paf! tu te retrouves en bas des marches, les quatre fers en l’air.
La vie est comme un jeu vidéo. Tu zigzagues, tu cours de toutes tes forces en tentant d’esquiver des roches qui tombent du ciel.
Mais un jour, une roche te tombe sur la tête et tu te retrouves au tout début du jeu, sans rien dans tes poches.
Et quand la malchance frappe, on sait ce qui arrive. Les amis déguerpissent.
Ce n’est pas qu’ils sont méchants, mais c’est comme ça: les gens croient que le malheur est contagieux, que ça s’attrape comme la grippe.
On dit «Comment ça va?» aux gens que l’on croise, mais, dans le fond, on se fout de leur réponse, c’est une formalité, un automatisme.
On veut qu’ils répondent «Super, et toi?», et qu’ils déguerpissent au plus sacrant.
Qui veut entendre les lamentations de son voisin de bureau?
On a assez de nos problèmes sans nous taper ceux des autres...
AUCUN FILET
Alors tu te retrouves seul au bas des marches, étourdi, sonné.
Comment ai-je fait pour me ramasser là? Je ne suis pas censé être en bas, je suis censé être en haut, sur le balcon, à me faire bronzer, un verre à la main!
Et je fais comment, maintenant, pour remonter?
Il y a plein de gens dans l’escalier, qui attendent, pressés les uns contre les autres!
«Monsieur, désolé, pouvez-vous me laisser passer? Je ne sais pas ce qui est arrivé, mais j’ai glissé et je me suis retrouvé sur le trottoir... Monsieur? Monsieur, m’entendez-vous?»
Imaginez ceux – et il y en a de plus en plus – qui sont pigistes, travail­leurs autonomes.
Pas d’assurance, pas de congés de maladie payés, que tes REER comme embarcation de sauvetage en cas de naufrage.
Tu glisses et tu n’as aucun filet pour t’attraper.
UNE PAILLASSE
À la question «Pourquoi le tiers des Québécois n’ont pas 500 $ de côté en cas de coup dur?» deux réponses sont possibles.
Ou ces gens font comme notre gouvernement et gèrent mal leur budget. Ils s’endettent et multiplient les dépenses inutiles sans tenir compte de leur capacité de payer.
Ou ils sont pressés comme des citrons par un État trop gourmand.
Qu’en pensez-vous?
Une chose est sûre: 500 $, ce n’est pas un coussin.
C’est juste un petit sac bourré de paille...
Il suffit d’une bourrasque et tu sombres.