mercredi, novembre 23, 2016

Trump choisit Nikki Haley comme ambassadrice à l'ONU

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Publié le 23 novembre 2016 à 07h21 | Mis à jour à 09h21
Nikki Haley... (Photo Gary Cameron, archives Reuters)
Nikki Haley
PHOTO GARY CAMERON, ARCHIVES REUTERS
Agence France-Presse
Palm Beach
Le président désigné Donald Trump a choisi mercredi la jeune gouverneure de Caroline du Sud, Nikki Haley, pour devenir la prochaine ambassadrice américaine auprès des Nations unies, selon un communiqué de ses services.
Nikki Haley, 44 ans, est la fille d'immigrants originaires d'Inde. Étoile montante du parti républicain, elle devient la première femme nommée dans son administration par Donald Trump.
«La gouverneure Haley a fait ses preuves en rassemblant des gens, peu importe leur origine ou leur parti politique, pour faire adopter des politiques importantes pour le bien de son État et de notre pays», a indiqué Donald Trump dans le communiqué.
«Elle est aussi une négociatrice reconnue et nous avons l'intention de négocier plein d'accords. Elle sera une grande leader pour nous représenter sur la scène mondiale», a-t-il ajouté.
«Notre pays doit faire face à d'énormes défis, au niveau domestique et international, et je suis honorée que le président élu m'ait demandé de rejoindre son équipe et de servir le pays que nous aimons en tant que prochaine ambassadrice aux Nations unies», a réagi Mme Haley, selon le communiqué de l'équipe du nouveau président républicain.
Elle va succéder à Samantha Power, qui occupe actuellement le poste d'ambassadrice à l'ONU.
Mme Haley avait soutenu dans un premier temps le candidat Marco Rubio lors de la primaire républicaine. Elle a toutefois souligné avoir voté pour Donald Trump à la présidentielle, même si ce n'était pas à l'origine son premier choix.
«Je ne vais pas prétendre que j'ai toujours été la première supportrice du président élu, mais j'ai voté pour lui et j'ai été absolument ravie de le voir gagner», a-t-elle notamment déclaré récemment.
La jeune femme a peu d'expérience en politique internationale, mais apporte une dose de diversité dans l'équipe du magnat de l'immobilier après une campagne électorale qui a divisé le pays.
«En tant que gouverneure, elle a mené sept missions commerciales à l'étranger et a réussi à attirer des emplois et des investissements grâce à des négociations avec des entreprises étrangères», a souligné l'équipe du président élu.
Nikki Haley avait accédé à une certaine notoriété quand, en tant que gouverneure de Caroline du Sud (sud-est), elle avait fait décrocher en juillet 2015 le drapeau confédéré, symbole ségrégationniste au yeux de beaucoup, qui flottait depuis des années devant le bâtiment du Parlement de son État.
Elle a été la première femme à devenir gouverneure de Caroline du Sud, et est actuellement la plus jeune des gouverneurs du pays. Elle est mariée à un capitaine de la garde nationale qui a notamment été déployé en Afghanistan et avec qui ils ont deux enfants âgés de 15 et 18 ans.

De riches Chinois financent le Parti libéral, Trudeau se défend

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Publié le 23 novembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 09h11
Le premier ministre Justin Trudeau s'est défendu en...
Le premier ministre Justin Trudeau s'est défendu en affirmant qu'il avait soigneusement respecté
 les règles de financement des partis politiques, qui limitent à 1500 $
 les dons que peuvent faire les individus.
(Ottawa) Le premier ministre Justin Trudeau jure avoir respecté les règles entourant le financement des partis politiques quand il a assisté en mai à un événement de financement du Parti libéral à Toronto qui a réuni de riches hommes d'affaires chinois ayant chacun déboursé 1500 $ pour le rencontrer.
Le quotidien The Globe and Mail a rapporté hier que l'événement a eu lieu à la résidence torontoise de l'homme d'affaires sino-canadien Benson Wong - qui est aussi président du conseil d'administration de la Chinese Business Chamber of Canada - et que l'un des invités en question était un riche donateur qui attendait l'approbation du gouvernement fédéral pour mettre sur pied une nouvelle banque au pays, la Wealth One.
Le Bureau du surintendant des institutions financières a finalement donné le feu vert au promoteur de cette banque, Shenglin Xian, pour démarrer ses activités en juillet, soit quelques mois plus tard. Le bureau du ministre des Finances Bill Morneau a indiqué que Wealth One avait obtenu une autorisation provisoire de l'ancien gouvernement conservateur de Stephen Harper un an plus tôt.
Interpellé à plusieurs reprises hier par le Parti conservateur et le NPD sur ce qui constitue, selon eux, une violation flagrante des règles d'éthique et des règles adoptées par M. Trudeau lui-même, le premier ministre s'est défendu en affirmant qu'il avait soigneusement respecté les règles de financement des partis politiques, qui limitent à 1500 $ les dons que peuvent faire les individus.
«Nous avons les règles les plus strictes au pays, en matière de financement politique, et elles sont toujours suivies. Les individus ne peuvent pas donner plus de 1500 $ par année à des partis politiques. Cela démontre qu'il y a, dans notre système, un niveau de confiance que les autres paliers de gouvernement ou souvent les autres gouvernements ailleurs dans le monde n'ont tout simplement pas. Les Canadiens peuvent être fiers de notre système ici au Canada», a affirmé M. Trudeau.
Accès privilégié aux ministres 
Dans sa livraison d'hier, The Globe and Mail a aussi rapporté que l'un des participants à l'événement de financement organisé par Benson Wong était l'homme d'affaires chinois Zhang Bin. Ce dernier, avec l'homme d'affaires Niu Gensheng, a fait un don important, qui totalise 1 million de dollars, à la faculté de droit de l'Université de Montréal et à la Fondation Pierre-Elliott-Trudeau. Ce don aurait été fait pour souligner le leadership de l'ancien premier ministre Pierre Trudeau, le père de l'actuel premier ministre, qui a été l'un des premiers dirigeants occidentaux à reconnaître la République populaire de Chine, en 1970.
Mais le quotidien a aussi souligné n'avoir aucune preuve que M. Zhang a payé les 1500 $ pour rencontrer Justin Trudeau. M. Zhang, qui est également conseiller politique du gouvernement chinois et président de la China Cultural Industry Association, ne peut légalement faire un don à un parti politique canadien parce qu'il ne détient pas la citoyenneté canadienne.
Depuis quelques semaines, le quotidien torontois a multiplié les reportages concernant l'accès privilégié qu'obtiennent certains donateurs du parti aux ministres les plus influents dans certaines régions du pays. Le ministre des Finances Bill Morneau, la ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould et le ministre des Ressources naturelles Jim Carr ont participé à des activités privées avec des gens qui ont versé des sommes allant jusqu'à 1500 $ à la caisse du Parti libéral.
Trudeau viole ses propres règles, accuse l'opposition
Les partis de l'opposition reprochent au premier ministre et à ses ministres de violer les nouvelles règles que M. Trudeau lui-même a remises à son cabinet dès l'arrivée au pouvoir des libéraux il y a un an. Ces règles stipulent notamment qu'il ne doit y avoir «aucun accès préférentiel au gouvernement, ou apparence d'accès préférentiel, accordé à des particuliers ou à des organismes en raison des contributions financières qu'ils auraient versées aux politiciens ou aux partis politiques».
«Je ne sais pas si on se rappelle la publicité disant que, dans la vie, il y a certaines choses qui ne s'achètent pas, mais que, pour tout le reste, il y a MasterCard. Que l'on sorte le chéquier, parce que ça a l'air que l'ensemble du cabinet libéral est achetable, y compris le premier ministre», a lancé hier aux Communes le député néo-démocrate Alexandre Boulerice.
La leader intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, a renchéri: «Frayer de la sorte avec des millionnaires durant des événements de financement à accès privilégié ne sent pas bon et le premier ministre le sait très bien. Quand va-t-il mettre fin à tout cela?»

Sondage CROP-La Presse: les souverainistes quittent le PQ

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EXCLUSIF
Publié le 23 novembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Dès son arrivée à la barre du PQ,... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)
Dès son arrivée à la barre du PQ, Lisée semblait porté par l'espoir des électeurs;
ils auront vite déchanté, estime Alain Giguère, président de CROP.
PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE
DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Six semaines après avoir changé de chef, le PQ recule de six points dans les intentions de vote. Le mouvement est si net que le parti de Jean-François Lisée est désormais devancé par la Coalition avenir Québec de François Legault, du jamais vu depuis la fondation de la CAQ, il y a cinq ans.
Constat percutant de la maison CROP dans son plus récent sondage : les souverainistes désertent le parti d'un chef qui promet de ne pas faire de référendum. Les souverainistes du courant de gauche passent en masse à Québec solidaire. Les tenants de la droite semblent attirés par le discours autonomiste de François Legault.
L'enquête menée du 16 au 21 novembre auprès de 1000 internautes observe que le Parti québécois a glissé de six points par rapport à octobre, passant de 30 à 24% des intentions de vote. La CAQ, au même moment, prenait quatre points, de 22 à 26%. Pour Alain Giguère, président de CROP, après un mois aux commandes, le verdict est évident.
«Lisée a déçu, il n'a pas le mordant, la pertinence auxquels les gens s'attendaient», ajoute M. Giguère. 
Dès son arrivée à la barre du PQ, Lisée semblait porté par l'espoir des électeurs; ils auront vite déchanté, estime Giguère.
La remontée de Legault ne paraît pas déclenchée par un changement de stratégie à la CAQ, toutefois. François Legault «surfe sur la déception» des électeurs qui ne voteront pas libéral, observe Giguère. Les libéraux de Philippe Couillard restent stables, un recul d'un point, à 36%. Québec solidaire passe de 9 à 11% des intentions de vote.
À l'approche de quatre élections complémentaires, le 5 décembre, ce revirement explique probablement les tirs martelés par Jean-François Lisée en direction de François Legault, devenu depuis peu la cible de prédilection du PQ - les partis effectuent toujours des sondages internes dans ces circonscriptions en ballottage.
Exode souverainiste
Le PQ détenait 73% du vote des souverainistes en octobre dernier. En novembre, 57% de ceux qui voteraient Oui au référendum sont toujours péquistes, un réalignement majeur, observe Alain Giguère. «C'est une forte baisse», insiste le sondeur. Ces électeurs souverainistes sont allés à Québec solidaire - QS avait 11% des souverainistes en octobre, il en a désormais 19%. La CAQ aussi a récolté: elle qui avait en octobre 13% de ceux qui voteraient Oui au référendum obtient désormais 19% du vote souverainiste.
Une première en cinq ans
Il faut remonter à novembre 2011, au moment de la formation de la Coalition avenir Québec, pour observer la CAQ en avance sur le PQ (en ne tenant pas compte de la période de la course à la direction au PQ). Cette situation était aussi apparue au début de 2007, quand Mario Dumont et l'ADQ avaient pris la mesure du PQ d'André Boisclair. Cette avance s'était matérialisée dans les urnes : l'ADQ avait arraché son titre d'opposition officielle au PQ aux élections du printemps 2007.
Libéral majoritaire
À 36% des intentions de vote, les libéraux reculent d'un point, mais ils conservent une avance de 10 points sur leurs adversaires. Le Parti libéral formerait le gouvernement si des élections avaient eu lieu cette semaine. Et il serait très probablement majoritaire, observe Alain Giguère. Pas d'engouement toutefois pour le travail du gouvernement Couillard : les satisfaits sont toujours à 40% et les insatisfaits, à 56%, une hausse d'un point. Mais dans l'ensemble, cette variable n'a pas bougé depuis un an.
Les régions caquistes
Le PLQ continue de dominer dans l'Île de Montréal avec un électeur sur deux, et jouit d'une avance confortable dans la couronne avec 39% des intentions de vote contre 28% à la CAQ et 26% au PQ. Dans la région de Québec, la CAQ domine avec 37%. Un changement en région, la CAQ est passée devant le PQ avec 30% des suffrages, contre 25% pour le PQ.
Revirement chez les francophones
Le renversement des intentions de vote globales est encore plus net quand on observe le vote francophone. La CAQ gagne en un mois cinq points chez les francophones, et avec 31% d'appuis, elle est au même niveau que le PQ, qui glisse à 30%. Le parti de Jean-François Lisée chute de six points dans l'électorat francophone. À 24%, le PLQ perd trois points chez les francophones.
Couillard meilleur PM
La défaveur à l'endroit du PQ se manifeste aussi dans la perception des chefs. Philippe Couillard reprend clairement l'avance comme le chef de parti le plus apte à diriger le Québec. Comme «meilleur premier ministre», Lisée chute de trois points depuis son accession à la tête du PQ - il passe de 19% à 16%. François Legault fait du surplace à 19%.
Trudeau domine à Ottawa
Sur la scène fédérale, le gouvernement Trudeau gagne encore du point de vue de la satisfaction des électeurs québécois : il récolte désormais 70% d'électeurs satisfaits, un sommet au terme d'une progression constante depuis un an. Le PLC fait du surplace dans les intentions de vote - 60% contre 61% en octobre. Le Bloc baisse de quatre points, à 10%, les conservateurs grimpent de trois points, à 10%, et le NPD d'un point, à 16%. Justin Trudeau reste de loin le chef perçu comme le plus apte à diriger le pays, à 56% d'appuis, contre 12% pour Thomas Mulcair, son plus proche adversaire.