mardi, novembre 15, 2016

Les députés solidaires accusés d'avoir insulté l'Assemblée nationale

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Publié le 15 novembre 2016 à 15h38 | Mis à jour à 15h38
Françoise David, Amir Khadir et Manon Massé... (Photo Édouard Plante-Fréchette, Archives La Presse)
Françoise David, Amir Khadir et Manon Massé
PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
JOCELYNE RICHER
La Presse Canadienne
QUÉBEC
Les trois députés de Québec solidaire ont insulté l'Assemblée nationale, selon son président Jacques Chagnon.
Il a blâmé sévèrement les trois députés solidaires, Manon Massé, Amir Khadir et Françoise David, mardi, pour avoir tourné le dos à leurs collègues parlementaires, au moment de voter contre le projet de loi 70 sur l'aide sociale.
L'incident est survenu jeudi dernier, alors que les élus étaient appelés à afficher leur vote sur la réforme controversée de l'aide sociale.
Une rencontre était prévue en fin de journée mardi entre le président et les trois élus, qui cherchent à comprendre la réaction de M. Chagnon.
Les députés solidaires avaient combattu de toutes leurs forces pendant des mois le projet de loi défendu par le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, qui aura pour conséquence, notamment, de réduire à 399 $ le chèque mensuel d'aide sociale des premiers demandeurs jugés aptes à travailler et qui refusent d'entreprendre une démarche de recherche d'emploi.
Une honte, selon eux.
Au moment de voter contre le projet de loi, les trois députés se sont levés et, pour exprimer leur dépit, ont tourné le dos à l'Assemblée nationale, dans un geste aussi symbolique qu'inusité.
Mardi, lors de l'ouverture des travaux parlementaires, le président de l'Assemblée nationale a pris la parole pour rabrouer les trois élus, car leur geste était «une insulte à l'institution», selon Jacques Chagnon.
Il leur a rappelé que le vote des parlementaires était un geste «sacré», qu'il ne fallait pas dénaturer.
«Je considère que ce qui s'est passé jeudi dernier va à l'encontre des principes qui sont à la base de notre démocratie et qu'il s'agit d'une atteinte injustifiée à notre décorum», a-t-il affirmé, dans une déclaration écrite.
«Tant et aussi longtemps que je serai président de cette assemblée, je n'accepterai jamais un tel comportement», a ajouté le président.
En point de presse, Françoise David avait qualifié jeudi la loi 70 d'immorale, irresponsable, condescendante et paternaliste. Elle a reproché au gouvernement d'avoir franchi une ligne, en osant sabrer la prestation de base des assistés sociaux, poussant ainsi les nouveaux demandeurs à l'indigence et à la mendicité.

Marion Maréchal-Le Pen prête à travailler avec Bannon, conseiller de Trump

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Publié le 15 novembre 2016 à 10h03 | Mis à jour à 10h03
Marion Maréchal-Le Pen... (PHOTO ANNE-CHRISTINE POUJOULAT, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)
Marion Maréchal-Le Pen
PHOTO ANNE-CHRISTINE POUJOULAT, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE
Agence France-Presse
Moscou
Une des figures montantes de l'extrême droite française, Marion Maréchal-Le Pen, serait «contente» de «travailler» avec Stephen Bannon, patron du site d'informations ultra-conservateur Breitbart News qui souhaite s'implanter en France, et stratège en chef du président élu américain Donald Trump.
S'il vient en France, «on sera contents de travailler ensemble», a affirmé à l'AFP cette jeune députée du Front National, nièce de la chef du FN Marine Le Pen, lors d'un déplacement à Moscou.
«Tous les médias alternatifs sont d'une manière générale positifs, Donald Trump en a été la démonstration (...) ça fait partie des outils intéressants», a commenté mardi la parlementaire française de 26 ans.
Elle a précisé qu'elle n'avait pour l'heure «pas de contact direct» avec Breitbart. Mais a indiqué qu'entre le FN et l'équipe Trump, «il y a des petits contacts depuis un petit moment».
M. Bannon avait qualifié début juillet Marion Maréchal Le Pen de «nouvelle étoile montante», dans un entretien au site internet français radio-londres.fr dans lequel il confiait sa volonté d'«ouvrir un Breitbart Paris, voire un Breitbart France.»
Nommé en août directeur général de l'équipe de campagne de Donald Trump, Stephen Bannon, 62 ans, dirigeait alors le site Breitbart News, qui dénonce régulièrement l'immigration, le multiculturalisme ou «l'establishment» et entretient des liens avec des mouvements d'extrême droite européens.
Selon le rédacteur en chef de Breitbart, Alexander Marlow, le site prévoit de s'implanter à l'étranger dans la perspective des prochaines élections en Allemagne et en France, où Breibart compte soutenir la candidature de Marine Le Pen.
«Il existe un lectorat sous-représenté» en Europe, a-t-il déclaré au quotidien américain New York Times publié dimanche. «Ce sont les mêmes lecteurs qui ont été ignorés en Grande-Betagne (avant le Brexit) et aux États-Unis».
Les sondages prédisent que la dirigeante de l'extrême droite française se qualifiera au second tour de la présidentielle en avril 2017, mais lui promettent une défaite lors du duel final, probablement face au candidat de droite.

Angela Merkel candidate à un quatrième mandat, selon un proche

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Publié le 15 novembre 2016 à 15h30 | Mis à jour à 15h30
Angela Merkel... (Photo Markus Schreiber, Archives Associated Press)
Angela Merkel
PHOTO MARKUS SCHREIBER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Agence France-Presse
BERLIN
La chancelière allemande Angela Merkel se présentera pour un quatrième mandat lors des législatives de septembre 2017, a affirmé mardi l'un de ses proches sur la chaîne de télévision américaine CNN.
«Elle va se présenter au poste de chancelière», a déclaré le chrétien-démocrate (CDU) Norbert Röttgen, président de la commission des Affaires étrangères du parlement fédéral allemand, le Bundestag.
«Elle est absolument déterminée, disposée et prête à contribuer à renforcer l'ordre international libéral», a continué ce proche de Mme Merkel.
«La chancelière est l'une des pierres angulaires de ce concept politique de l'Occident agissant comme un acteur mondial. Elle va donc se présenter, elle va agir comme un leader responsable», a-t-il encore déclaré.
Le porte-parole de Mme Merkel, Steffen Seibert, a simplement indiqué sur son compte Twitter que «la chancelière répondra à la question de savoir si elle va encore une fois être candidate, au moment opportun».
Selon les médias allemands, Angela Merkel, qui occupe le poste de chancelière depuis 2005, pourrait officialiser sa décision de se représenter pour un quatrième mandat auprès des instances dirigeantes de son parti, la CDU, ce dimanche.
«Mais nous ne pouvons pas considérer la chancelière allemande comme la dernière personne debout», a prévenu Norbert Röttgen alors qu'Angela Merkel a été qualifiée de «leader du monde libre» dans la foulée de l'élection de Donald Trump aux États-Unis. «Il serait impossible de compter sur une seule personne. Nous avons besoin de l'Occident et l'Occident est indispensable», a-t-il souligné.
Malgré une année mouvementée pour la chancelière, rythmée par les critiques jusque dans son propre camp contre sa politique migratoire et plusieurs défaites électorales, il était largement attendu qu'elle se représente aux législatives de l'année prochaine.

Élection de Trump: la colère d'un grand électeur

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Publié le 14 novembre 2016 à 05h00 | Mis à jour le 14 novembre 2016 à 12h06
Plus de 4 millions d'Américains ont signé jusqu'à... (PHOTO ARCHIVES AFP)
Plus de 4 millions d'Américains ont signé jusqu'à maintenant
une pétition en ligne lancée pour permettre l'élection du président
au suffrage universel direct.
PHOTO ARCHIVES AFP
RICHARD HÉTU
Collaboration spéciale
La Presse
(New York) Terry Frye fait partie d'un club très sélect dont il appelle l'abolition de tous ses voeux. Le 19 décembre prochain, cet avocat de Bristol, en Virginie, se rendra dans la capitale de son État pour accomplir son rôle de grand électeur au sein du collège électoral, l'institution chargée d'élire le président des États-Unis.
Au moment où Frye et les 12 autres grands électeurs de la Virginie se réuniront dans l'enceinte du Capitole de l'État, Hillary Clinton devrait avoir accumulé quelque 2 millions de voix de plus que Donald Trump (le dépouillement du vote par correspondance se poursuit dans au moins trois États fortement démocrates - Californie, New York et Washington).
À tour de rôle, Frye et les autres membres de son groupe élus par le Parti démocrate de la Virginie voteront à voix haute pour Clinton, qui a gagné le vote populaire dans leur État. Mais les grands électeurs des États remportés par Trump, majoritaires au sein du collège électoral, parviendront, le jour même, à élire le magnat de l'immobilier à la Maison-Blanche, selon toutes probabilités.
Et ce résultat met Terry Frye en colère.
«C'est la deuxième fois en 16 ans que les républicains remportent l'élection présidentielle avec moins de voix que le candidat démocrate. C'est ridicule», dit-il à La Presse en rappelant l'élection de George W. Bush, battu par plus de 500 000 voix au suffrage par Al Gore en 2000.
«J'ai toujours pensé que le collège électoral était antidémocratique et que la Constitution devrait être modifiée pour permettre l'élection du président au suffrage universel direct. Je pense que le collège électoral a été conçu à une époque différente et pour des raisons qui ne s'appliquent plus», dit M. Frye.
Cette époque était celle des Pères fondateurs, dont la plupart se méfiaient de la démocratie. Non seulement ont-ils restreint le droit de vote aux propriétaires terriens, mais aussi ils ont créé ce collège électoral formé de grands électeurs mieux instruits et informés que la moyenne afin d'éviter tout dérapage démocratique.
De cette façon, «la fonction de président ne tombera jamais entre les mains d'un homme qui n'ait pas les qualifications requises à un degré éminent», écrivait Alexander Hamilton, l'un des Pères fondateurs.
Aujourd'hui, des Américains utilisent le même argument pour inciter les grands électeurs à ignorer le résultat du scrutin présidentiel dans leur État respectif et à voter pour Clinton le 19 décembre. Au moment d'écrire ces lignes, plus de 4 millions d'Américains avaient signé une pétition en ligne lancée à cette fin sur Change.org.
La pétition rappelle que Clinton a battu Trump au suffrage et déclare ce dernier « inapte » à la présidence en raison de «son impulsivité, ses outrages, ses mensonges, sa violence sexuelle et son absence totale d'expérience».
Une amende
Dans 24 États, les grands électeurs sont passibles d'une amende pouvant atteindre 1000 $ si leur vote contredit le résultat de l'élection présidentielle dans leur État.
«Si j'étais un grand électeur de Donald Trump, je paierais l'amende de 1000 $ et je voterais pour Hillary Clinton au collège électoral. Mais je ne suis pas naïf. Je sais que cela ne se produira pas», dit M. Frye.
Ironiquement, Donald Trump ne devrait pas avoir trop de mal à comprendre la colère de Terry Frye et des signataires de la pétition de Change.org. «Le collège électoral est un désastre», écrivait-il sur Twitter le 7 novembre 2012 au moment où Mitt Romney devançait encore Barack Obama dans le vote populaire.
Obama a fini par battre Romney par 5 millions de voix au suffrage.
Or, n'en déplaise à ses critiques, le collège électoral n'est pas prêt à être aboli. D'abord parce qu'il a servi la cause des républicains en donnant aux États ruraux un poids disproportionné (chaque État a autant de grands électeurs que d'élus au Congrès). Et ensuite parce que ses défenseurs, dont Robert Hardaway, ne sont pas tous des partisans forcenés.
Professeur de droit à l'Université de Denver, Hardaway note que le collège électoral contribue à l'élection d'un président jouissant d'un appui «aussi large que profond» dans l'ensemble du pays. L'institution a également le mérite, selon lui, d'éviter de nouveaux dépouillements interminables quand moins de 2% de voix séparent les deux principaux candidats.
«Si le président avait été élu au suffrage direct au cours des 200 dernières années, plus du tiers des élections auraient nécessité un nouveau dépouillement, dit-il à La Presse. Bien sûr, le problème avec ces dépouillements est que ceux-ci n'auraient pas nécessairement été plus précis que le dépouillement original.»
N'empêche, Terry Frye continue à pester.
«Le collège électoral ne reflète pas les valeurs démocratiques que notre pays embrasse, dit-il. Dans une démocratie, la personne qui remporte le plus de voix gagne. Et, pour la deuxième fois de mon vivant, cela ne se produit pas. Il y a quelque chose qui cloche.»

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA

Trump sera un «allié naturel» s'il lutte contre le terrorisme, dit Assad

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Publié le 15 novembre 2016 à 16h20 | Mis à jour à 16h27
Bachar al-Assad... (PHOTO SANA, ARCHIVES AP)
Bachar al-Assad
PHOTO SANA, ARCHIVES AP
Agence France-Presse
DAMAS
Le chef de l'État syrien Bachar al-Assad a affirmé que le président américain élu Donald Trump serait «un allié naturel» s'il luttait contre le terrorisme, dans un entretien diffusé mardi soir par la télévision publique portugaise RTP.
Il s'agit de la première réaction de M. Assad à l'élection du candidat républicain à la présidence américaine il y a une semaine.
«Nous ne pouvons rien dire sur ce qu'il va faire, mais disons que s'il va lutter contre le terrorisme, bien sûr nous allons être alliés, des alliés naturels de la même manière que nous le sommes avec les Russes, les Iraniens et beaucoup d'autres pays qui veulent défaire le terrorisme», a dit M. Assad à la RTP.
Par le terme de «terrorisme», le régime de Damas entend toutes les formations armées qui lui sont hostiles, que ce soit celles considérées comme modérées ou les djihadistes, comme le groupe État islamique (EI), qui contrôle de vastes régions en Syrie.
Interrogé sur les déclarations de Donald Trump jugeant prioritaire en Syrie la lutte contre le groupe État islamique (EI), Bachar al-Assad s'est montré toutefois prudent.
«Bien sûr que c'est prometteur, mais pourra-t-il le concrétiser. Pourra-t-il agir dans ce sens? Qu'en est-il des forces qui sont opposées (à cela) au sein de son administration et du courant dominant dans les médias qui étaient contre lui? (...) C'est pour cela que nous sommes encore dubitatifs sur le fait qu'il puisse tenir ses promesses», a-t-il ajouté.
Dans un entretien publié samedi par le Wall Street Journal, Donald Trump avait suggéré qu'il fallait lutter davantage contre l'EI. Et, à chercher à remplacer Bachar al-Assad, avait-il dit, «nous allons finir par combattre la Russie», alliée de Damas.
«L'EI est une bien plus grande menace contre nous qu'Assad», avait déjà dit M. Trump au New York Times en juillet.
Dans son entretien, M. Assad a en outre insisté sur son refus de toute ingérence américaine en Syrie. «Cela fait 50 ans que les États-Unis s'ingèrent (dans les affaires d'autres pays) et en fait, ils ne sont bons qu'à créer des problèmes, non à les résoudre».
Interrogé sur son attitude vis-à-vis du prochain secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le président Assad a affirmé: «les Nations unies, ce n'est pas le secrétaire général, même s'il a une position importante», mais plutôt les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.
«En tout cas, il faut qu'il soit objectif (...) et qu'il ne transforme pas son bureau en succursale du département d'État américain». «C'est ce que nous espérons», a-t-il souligné.
Il a par ailleurs qualifié le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays soutient la rébellion syrienne, de «malade, de mégalomane et d'instable», ajoutant: «Il vit en dehors de la réalité».

Applebaum était méfiant, raconte son ex-attaché politique

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Publié le 15 novembre 2016 à 13h13 | Mis à jour à 13h13
Michael Applebaum... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)
Michael Applebaum
PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE
Hugo Tremblay a tenté à au moins trois reprises au printemps 2013 d'amener son ex-patron, Michael Applebaum, à avouer qu'il avait obtenu des pots de vin, quand il était maire d'arrondissement. Mais celui qui était maintenant rendu maire par intérim de Montréal se montrait extrêmement méfiant.
«C'est un homme intelligent, il était méfiant. C'était la loi du silence, il ne parlait pas fort», a commenté M. Tremblay, mardi, alors qu'il témoignait au procès pour corruption et abus de confiance de M. Applebaum. Le ministère public lui reproche d'avoir obtenu des pots de vin en argent de la part de promoteurs qui voulaient faire affaire dans l'arrondissement Côte-des-Neiges/Notre-Dame de Grâce, qu'il dirigeait. Les faits reprochés se seraient produits entre janvier 2006 et le 31 décembre 2011. M. Tremblay a été attaché politique de M. Applebaum de décembre 2006 à juin 2012. Il était «son bras droit», et affirme avoir été initié au financement illégal et aux pots de vin par M. Applebaum.
Visite surprise 
Les policiers de l'UPAC sont allés trouver M. Tremblay en novembre 2012, alors qu'il ne travaillait plus pour la Ville. Ils le questionnaient sur la corruption. M. Tremblay n'a pas parlé, mais se sentait pris au piège. Selon son récit, les policiers sont retournés le voir en mars. Il a craqué, a vidé son sac, et a fini par accepter de collaborer avec la police pour piéger M. Applebaum et l'amener à admettre son implication.
Équipé de micros, M. Tremblay a rencontré M. Applebaum seul à seul à trois reprises, en mai 2013, dans une voiture, et une fois chez M. Applebaum. Il lui a aussi parlé au téléphone, alors que celui-ci était sous écoute. Il a tenté de la faire parler, sans grand succès, selon les enregistrements qui ont été diffusés mardi. M. Applebaum se montrait intéressé, mais ne s'est jamais compromis.
«Ils (les policiers) font ça avec tout le monde, avec tous les élus..., a-t-il dit en voulant rassurer M. Tremblay. 
À un autre moment, il se montrait étonné, surpris, quand M. Tremblay lui disait qu'il allait parler à la police sur leurs petites combines. 
«Je ne comprends pas de quoi tu parles... Quoi, vous avez reçu de l'argent... Si vous avez fait quelque chose d'illégal... Je ne sais ce que vous avez fait là», s'est exclamé M. Applebaum!
L'ex-maire de Montréal parlait parfois d'une voix très haute perchée, une voix inhabituelle. M. Tremblay l'interprétait comme le fait qu'il était contrarié, «tanné qu'on parle de ça.»
Le 3 mai 2013, M. Tremblay a rencontré M. Applebaum dans le sous-sol de ce dernier pour discuter du fait que les policiers le taraudaient. En s'assoyant sur le sofa, M. Applebaum a fait une chose qu'il n'avait jamais faite : il lui a tapoté le dos, comme pour vérifier s'il avait des micros. Par signe, M. Applebaum a signalé qu'il avait sorti l'argent de sa maison.
L'avocat de la défense Pierre Teasdale amorcera son contre-interrogatoire du témoin cet après-midi.

Couillard s'oppose à un quartier musulman près de Brossard

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Publié le 15 novembre 2016 à 06h46 | Mis à jour à 10h04
Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)
Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.
PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE
PATRICE BERGERON
La Presse Canadienne
MARRAKECH, Maroc
Philippe Couillard s'oppose à un projet de quartier musulman qui irait à l'encontre de la mixité préconisée par son gouvernement, tout comme son ministre de la Santé Gaétan Barrette qui a changé son fusil d'épaule ce matin.
Le premier ministre a ainsi réagi mardi à un projet controversé de quartier musulman à Brossard, en Montérégie, tel qu'exposé hier par Radio-Canada. Selon ce projet, des dizaines de maisons destinées à réunir 100 familles musulmanes seraient construites sur un terrain de 100 hectares à une trentaine de kilomètres de Brossard.
Alors qu'il avait dit n'avoir aucun problème avec ce projet, citant en exemple le quartier chinois à Montréal lors d'une entrevue à Ici Radio-Canada, Gaétan Barrette, qui représente la circonscription de La Pinière où est située Brossard, s'est dit ce matin opposé à l'idée de vendre les habitations d'un quartier sur la base d'une ségrégation religieuse.
Pour sa part, l'instigateur du projet, Nabil Warda, a dû se défendre de créer ainsi un ghetto par sa démarche.
En point de presse à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Marrakech, au Maroc, M. Couillard a laissé entendre qu'un quartier musulman irait à l'encontre des valeurs d'intégration du gouvernement.

« Il n'est pas question de faire de la discrimination, a-t-il déclaré. La discrimination, cela va dans tous les sens. L'inclusion va dans tous les sens. On favorise la mixité de l'habitation autant pour les communautés culturelles que les religions. C'est fondamental pour nous. »
Examen de la SAAQ et neutralité religieuse
Dans le même ordre d'idée, le premier ministre n'a pas écarté la possibilité qu'une femme puisse faire son examen pratique de conduite à la SAAQ vêtue d'un niqab ou d'une burka, même après l'adoption éventuelle du projet de loi 62 sur la neutralité religieuse.
Un article de l'édition de mardi du Journal de Québec révélait que la SAAQ avait déjà accommodé des musulmanes qui avaient passé leur examen de conduite ainsi vêtues d'un voile qui ne montrait que leurs yeux.
En vertu du projet de 62 actuellement à l'étude, on ne peut donner ou recevoir un service de l'État qu'à visage découvert. Cependant, le texte législatif autorise des exceptions.
Au cours du point de presse, M. Couillard n'a jamais affirmé clairement que le projet de loi interdirait à des apprenties conductrices voilées de passer l'examen de la SAAQ. Il a évoqué que les situations allaient être examinées au cas par cas.
« Il faut voir ces situations exactement. (...) Ce qu'il faut faire, c'est encadrer les accommodements et gérer cette question du visage découvert. C'est tout ce qu'il est nécessaire de faire, pas besoin d'en faire plus pour bien vivre au Québec et vivre en harmonie. »

Israël: les maris ne pourront plus refuser le divorce

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Publié le 14 novembre 2016 à 13h49 | Mis à jour le 14 novembre 2016 à 13h49
Une jeune mariée regarde son mari à travers... (photo MENAHEM KAHANA, archives AFP)
PHOTO MENAHEM KAHANA, ARCHIVES AFP
Une jeune mariée regarde son mari à travers un rideau lors du rituel de la Mitzvah Tantz, danse qui clôt le mariage ultra-orthodoxe, à Jérusalem, en février 2014. Les maris israéliens qui refusent d'accorder le divorce religieux à leur femme pourront désormais être poursuivis par la justice.

Agence France-Presse
JÉRUSALEM
Les maris israéliens qui refusent d'accorder le divorce religieux à leur femme pourront désormais être poursuivis par la justice et encourront même des peines de prison ferme, a annoncé lundi le ministère de la Justice.
Après des années de monopole du rabbinat sur les divorces religieux, le ministère a indiqué dans un communiqué que la justice civile allait s'impliquer afin de « libérer » les femmes qui sont dites enchaînées religieusement à leur mari selon la loi juive.
Des centaines, peut-être des milliers de femmes en Israël sont interdites de refaire leur vie, parce que soumises, en vertu de la loi juive, au bon vouloir de leurs maris qui refusent le divorce.
En Israël, seul un tribunal rabbinique peut sceller un mariage ou prononcer un divorce, le mariage civil n'existant pas.
Le ministère a délivré une directive pour que la justice civile puisse poursuivre les hommes qui seraient récalcitrants à accorder le « guet » après que le tribunal rabbinique l'a ordonné, mais aussi les femmes qui persisteraient à le refuser.
Le « guet » est l'acte par lequel le mari accorde le divorce à sa femme. Lors d'une courte cérémonie, il lui remet un parchemin signé devant des témoins et, en présence de juges rabbiniques, lui déclare qu'elle est libre.
Sans le « guet », elle reste une « Agouna », enchaînée à son mari, incapable de se remarier. Si elle a un enfant d'un autre homme, il sera un bâtard qui ne pourra jamais se marier selon la loi juive.
Il y a actuellement 131 Agounot en Israël pour une moyenne de 11 000 divorces de couples juifs chaque année, selon le directeur des tribunaux rabbiniques, Shimon Yaakobi. Mais ce chiffre de 131 ne comptabilise que les femmes pour lesquelles la justice religieuse a ordonné au mari d'accepter le divorce.
Aliza Gellis, responsable de Yad La Isha (« une Main tendue à la femme »), dit, elle, que son association dédiée à la défense des « Agounot » reçoit chaque année 6000 demandes d'assistance.
Il y a aussi quelques cas, rares, d'hommes « enchaînés » parce que leurs femmes refusent de recevoir le « guet ».
« Quand le tribunal rabbinique a décidé de forcer l'homme à donner le guet ou la femme à le recevoir, il faut envisager d'ouvrir une enquête criminelle contre la personne récalcitrante et l'inculper si besoin est », affirme le communiqué du ministère.
« Celui qui refuse de donner le guet prive sa femme de sa liberté et l'empêche de refaire sa vie, ce qui justifie des poursuites », précise le texte.
Face aux maris récalcitrants, les tribunaux rabbiniques peuvent prononcer un retrait du permis de conduire, une interdiction de sortie du territoire ou un interdit bancaire. Ils ont aussi le pouvoir exceptionnellement de faire envoyer des hommes en prison, mais la justice civile agit alors à leur initiative.

Nicolas Sarkozy de nouveau accusé d'avoir reçu des financements libyens en 2007

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Publié le 15 novembre 2016 à 07h35 | Mis à jour à 07h35
Nicolas Sarkozy... (PHOTO GEORGES GOBET, ARCHIVE AGENCE FRANCE-PRESSE)
Nicolas Sarkozy
PHOTO GEORGES GOBET, ARCHIVE AGENCE FRANCE-PRESSE
Agence France-Presse
Paris
Un homme d'affaires franco-libanais affirme avoir remis cinq millions d'euros en espèce provenant de Libye à l'ancien président français Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle de 2007, sur laquelle pèsent des soupçons de financement occulte.
Dans un entretien vidéo diffusé par le site français d'information en ligne Mediapart, Ziad Takieddine assure avoir «transporté (...) un total de 5 millions d'euros» dans des valises lors de trois voyages entre novembre 2006 et début 2007.
Ces valises, qui d'après lui contenaient chacune entre 1,5 million et deux millions d'euros en liasses de billets de 200 et de 500 euros, ont été pour les deux premières déposées directement dans le bureau de Claude Guéant, l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, selon ses dires.
Pour le troisième voyage, il affirme avoir effectué de nouveau la remise au ministère, cette fois-ci dans un appartement où se trouvait Nicolas Sarkozy.
Les valises d'argent lui auraient été remises à Tripoli par le chef des services secrets libyens sous le régime de Mouammar Kadhafi.
Ce n'est pas la première fois que Ziad Takieddine lance des accusations sur un éventuel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, mais il n'avait jamais indiqué, lors de ces auditions devant les enquêteurs, avoir lui-même transporté de l'argent.
Mediapart avait par ailleurs publié, entre les deux tours de la présidentielle de 2012 finalement perdue par Nicolas Sarkozy, un document évoquant un accord de la Libye de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne de 2007 à hauteur de 50 millions d'euros.
L'ex-chef de l'État français (2007-2012), candidat à un nouveau mandat présidentiel en 2017, a toujours fermement démenti ces accusations.
Après trois ans d'investigations, des juges français disposent de plusieurs témoignages d'ex-hauts responsables du régime libyen qui accréditent la thèse d'un financement occulte, mais aucune preuve ne vient confirmer ces accusations.

Réunion entre Trump et Pence pour former la prochaine administration

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Publié le 15 novembre 2016 à 07h23 | Mis à jour à 07h23
Mike Pence et Donald Trump... (PHOTO MIKE SEGAR, ARCHIVES REUTERS)
Mike Pence et Donald Trump
PHOTO MIKE SEGAR, ARCHIVES REUTERS
Agence France-Presse
New York
Le président américain désigné Donald Trump devait s'entretenir mardi avec son vice-président Mike Pence à New York pour travailler sur la composition de la prochaine administration, ce qui suscite selon des médias d'intenses négociations «à couteaux tirés».
L'homme d'affaires et le gouverneur de l'Indiana «vont examiner un certain nombre de noms» pour la composition du prochain gouvernement, a expliqué Jason Miller, chargé de la communication de l'équipe de transition, à des journalistes convoqués à la Trump Tower à Manhattan.
Selon CNN, qui cite une source anonyme, les tractations se faisaient «à couteaux tirés».
Le président désigné semble être tiraillé entre sa promesse de campagne de secouer l'establishment de Washington et la nécessité de s'appuyer sur une équipe de professionnels pourvus d'un bon carnet d'adresses au Congrès.
Les médias américains évoquent au poste de secrétaire d'État, le diplomate va-t-en-guerre John Bolton ou l'ancien maire de New York, Rudy Giuliani.
Les chaînes CBS et CNN rapportent aussi que l'équipe de transition cherche à obtenir des habilitations de sécurité pour les trois enfants de M. Trump, mais cette information n'a pas été confirmée par son entourage. «Ce n'est pas quelque chose à laquelle je m'attends dans l'immédiat», a dit un responsable de l'équipe de transition sous couvert d'anonymat.
Dimanche, le président désigné a nommé comme haut conseiller à la Maison-Blanche, Steve Bannon, patron du site d'extrême droite Breitbart et le président du Parti républicain Reince Priebus comme futur secrétaire général de la Maison-Blanche.
«Il y aura des visages nouveaux, un certain nombre de gens qui ont réussi dans différents domaines», a précisé Jason Miller. «Les gens vont être enthousiasmés par les responsables que le président élu va placer dans son administration», a-t-il dit.

La presse chinoise encense Trump et critique Obama

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Publié le 15 novembre 2016 à 07h43 | Mis à jour à 07h43
Donald Trump... (Photo Archives, Associated Press)
Donald Trump
PHOTO ARCHIVES, ASSOCIATED PRESS
Agence France-Presse
Pékin
La presse officielle chinoise a encensé mardi Donald Trump et sa capacité à «redéfinir» les relations parfois tendues entre Pékin et Washington, notant «l'optimisme» dégagé lors de sa conversation avec le président Xi Jinping.
Les deux hommes se sont entretenus lundi par téléphone, M. Xi insistant sur la nécessité pour les deux pays de coopérer. L'équipe de M. Trump a souligné le «respect mutuel très clair» affiché durant l'entretien.
Durant sa campagne, Donald Trump a adopté un ton virulent contre la Chine, la qualifiant même «d'ennemie». Mais les interrogations demeurent sur les intentions réelles du président élu américain après sa prise de fonction.
La conversation Xi-Trump était «diplomatiquement irréprochable et a conforté le sentiment d'optimisme vis-à-vis des relations bilatérales durant les quatre prochaines années», écrit mardi dans un éditorial le quotidien Global Times, connu comme très proche du gouvernement chinois.
Barack Obama, qui a opéré un rééquilibrage de la diplomatie américaine vers l'Asie-Pacifique pour contrer l'influence chinoise, a été «profondément influencé» par la mentalité de guerre froide des élites américaines, affirme le journal.
«Mais Trump est certainement le dirigeant américain le plus à même de réaliser des avancées pour redéfinir les relations entre grandes puissances d'une manière pragmatique», ajoute le Global Times.
L'ex-candidat républicain a certes dénoncé ces derniers mois la concurrence commerciale de la Chine et menacé d'imposer une taxe de 45 % sur les importations chinoises.
Mais Donald Trump prône également le recentrage de la politique américaine sur l'Amérique. Il est notamment opposé au Partenariat transpacifique (TPP), un accord de libre-échange signé entre les États-Unis et 11 pays de l'Asie-Pacifique, la Chine en étant exclue. Toujours en attente de ratification, l'accord semble désormais très compromis.
La Chine, «de manière compréhensible, est soulagée que le TPP, un accord fermé, économiquement inefficace et générateur d'antagonismes politiques, apparaisse comme encore moins susceptible de se concrétiser», se réjouit le quotidien China Daily dans un éditorial.

Le Mexique se prépare à aider ses migrants aux États-Unis

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Publié le 13 novembre 2016 à 21h20 | Mis à jour le 13 novembre 2016 à 22h15
Durant sa campagne à la présidence des États-Unis,... (PHOTO REUTERS)
Durant sa campagne à la présidence des États-Unis,
le candidat républicain Donald Trump
 avait menacé de renvoyer tous les immigrés clandestins au Mexique.
PHOTO REUTERS
Agence France-Presse
Mexico
Face à l'élection de Donald Trump à la présidence américaine, la ministre mexicaine des Affaires étrangères Claudia Ruiz Massieu a demandé à ses diplomates postés aux États-Unis de préparer des programmes de soutien aux migrants nationaux présents sur le sol américain, selon son ministère.
Lors d'une réunion de travail samedi, la ministre a réuni ses collaborateurs de la zone Amérique du Nord pour «analyser les résultats de l'élection présidentielle américaine», et «discuter des actions concrètes à envisager au niveau des relations bilatérales avec les États-Unis», a précisé le ministère mexicain des Affaires étrangères, dans un communiqué diffusé dimanche.
Dans ce cadre, elle a notamment demandé à tous les diplomates mexicains de se tenir proches de la communauté mexicaine installée sur le sol américain, de préparer «des plans de protection et d'assistance consulaire», et de «transmettre des messages appelant à la confiance et au calme, ainsi qu'à éviter les provocations et les éventuelles fraudes à l'immigration».
La ministre a insisté sur le fait que «les droits des Mexicains au Mexique et hors du pays ne seront jamais à négocier», précise le communiqué.
Le nombre d'immigrés recensés officiellement aux États-Unis est estimé à 11 millions, dont une majorité de Mexicains.
Durant sa campagne à la présidence des États-Unis, le candidat républicain Donald Trump avait menacé de renvoyer tous les immigrés clandestins au Mexique, et de faire bâtir un mur à la frontière entre les deux pays, aux frais du gouvernement mexicain - ce que ce dernier a refusé.
Dans sa première entrevue de président élu, diffusé dimanche par CBS, le président élu a répété qu'il entendait expulser jusqu'à trois millions d'immigrés clandestins. Concernant le mur, il a maintenu sa proposition, précisant qu'il pourrait être constitué aussi bien de briques que de «clôtures».

Cuba amnistie 787 prisonniers en réponse à un appel du pape

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Publié le 15 novembre 2016 à 08h47 | Mis à jour à 08h47
La prison Combinado del Este à La Havane.... (Photo archives AFP)
La prison Combinado del Este à La Havane.
PHOTO ARCHIVES AFP
Agence France-Presse
La Havane
Les autorités cubaines communistes ont décidé d'amnistier 787 prisonniers, parmi lesquels des femmes, des enfants et des malades, en réponse à un appel du pape lancé en cette année sainte de la Miséricorde.
«Le Conseil d'État de la République de Cuba a accordé, en réponse à l'appel du pape François aux chefs d'État en cette année sainte de la Miséricorde, une amnistie à 787 condamnés», peut-on lire en une du quotidien Granma, organe officiel du parti communiste cubain (PCC).
«Ont été pris en compte, la nature des faits reprochés, le comportement en prison et la durée de la peine déjà purgée», poursuit le texte qui précise que des femmes, des enfants et des malades ont été libérés pour «raisons humanitaires».
Les autorités ont exclu les personnes condamnées pour «assassinat, homicide, corruption de mineur, viol, trafic de drogue».
Quelque 3522 prisonniers avaient été amnistiés le 11 septembre 2015 avant une visite du pape François qui s'était pour la première fois rendu sur l'île ce mois-là.
Cuba qui compte 11,2 millions d'habitants détient un grand nombre de personnes en prison selon l'opposition. Aucun chiffre officiel n'est toutefois publié.

Boko Haram promet de poursuivre «la guerre» sous Trump

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Publié le 14 novembre 2016 à 07h22 | Mis à jour le 14 novembre 2016 à 07h22
Abubakar Shekau... (Capture d'écran YouTube)
Abubakar Shekau
CAPTURE D'ÉCRAN YOUTUBE
Agence France-Presse
Kano
Le leader du groupe djihadiste nigérian Boko Haram Abubakar Shekau a réagi à l'élection de Donald Trump à la présidence américaine en affirmant que la «guerre ne faisait que commencer».
«Ne vous laissez pas duper par des gens comme Donald Trump ou tous ceux de la coalition qui se battent contre nos frères en Irak, Syrie, Afghanistan ou partout ailleurs», a-t-il déclaré dans un message audio d'environ une heure diffusé sur YouTube dimanche soir.
«On en a fini d'Obama, maintenant nous allons commencer avec Trump», lance Shekau en langue hausa, dans ce discours diffusé selon les canaux traditionnels du groupe armé où il fait référence au président américain sortant Barack Obama et à son successeur élu la semaine dernière.
«Nous restons convaincus par notre foi et nous n'arrêterons pas. Pour nous, la guerre ne fait que commencer», a-t-il ajouté.
Le mouvement djihadiste d'Afrique de l'Ouest, qui a prêté allégeance au groupe État islamique en mars 2015 est cependant de plus en plus divisé et largement affaibli.
L'EI lui a désigné début août un nouveau wali (chef) en la personne d'Abou Mosab Al Barnaoui, fils du fondateur de la secte islamiste, Mohamed Yusuf.
La faction d'Al Barnaoui a dénoncé l'attitude de despote de Shekau, mais aussi les massacres des civils musulmans dans le nord-est du Nigeria, préférant se concentrer sur les cibles de l'État, les chrétiens et la propagation du jihad.
Dans son message audio, Shekau justifie les tueries de tous les musulmans qui acceptent de vivre dans un «État démocratique et laïc» et qui n'ont pas rejoint les rangs de Boko Haram.
Le gouvernement nigérian s'est réjoui le mois dernier de la libération de 21 lycéennes de Chibok, enlevées il y a plus de 2 ans avec plus de 200 de leurs camarades, et libérées au terme de longues négociations.
Le porte-parole de la présidence, Garba Shehu, avait alors confié à l'AFP que de nombreuses jeunes filles étaient entre les mains de la «faction de Mamman Nur», proche d'Al Barnaoui et non de Shekau.
Dans ce message audio, Shekau n'y fait aucune référence, alors qu'il avait diffusé début août une vidéo où apparaissaient quelques-unes d'entre elles.
Boko Haram a fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009, date à laquelle Shekau a pris la tête du groupe.

Jusqu'où ira Donald Trump face aux clandestins?

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Publié le 15 novembre 2016 à 08h51 | Mis à jour à 08h51
Donald Trump... (PHOTO CARLO ALLEGRI, ARCHIVES REUTERS)
Donald Trump
PHOTO CARLO ALLEGRI, ARCHIVES REUTERS
LAURA BONILLA
Agence France-Presse
New York
S'il existe des domaines où le président désigné Donald Trump semble prêt à mettre de l'eau dans son vin, l'immigration n'en fait pas partie: il a déjà annoncé vouloir expulser jusqu'à trois millions de clandestins et a nommé des pourfendeurs de l'immigration dans son équipe.
Ceci depuis son élection le 8 novembre. Ce qui présage une politique anti-clandestine radicale au pays du «melting pot».
«Ce que nous allons faire, c'est prendre les gens qui sont des criminels et qui ont des casiers judiciaires, qui appartiennent à des gangs, qui sont des trafiquants de drogue (...), sans doute 2 millions, ça peut aussi être 3 millions (de personnes), nous allons les renvoyer du pays ou nous allons les mettre en prison. Mais nous allons les renvoyer de notre pays, ils sont ici illégalement», a déclaré M. Trump sur la chaîne CBS dimanche soir.
Pendant sa campagne, le milliardaire avait parlé d'expulser les onze millions de clandestins, originaires pour la plupart du Mexique et d'Amérique centrale, qui se trouveraient aux États-Unis.
Son annonce de dimanche ainsi que ses premières nominations augurent déjà d'«une approche très agressive» sur ce thème central à sa campagne, selon Michael Kagan, professeur de droit et directeur d'une «Clinique de l'immigration» à l'Université du Nevada.
«Expulser deux à trois millions de personnes serait une mesure radicale», a-t-il relevé. «Mais comment arrive-t-il à 3 millions? C'est ça qui est inquiétant. On n'a aucune preuve qu'il y a deux ou trois millions d'immigrants criminels aux États-Unis».
Pour arriver à ces chiffres, «je crains qu'on ne prenne en compte des dossiers judiciaires très mineurs, très anciens, voire de simples contraventions».
Depuis son accession au pouvoir en 2009, l'administration du président Barack Obama a expulsé 2,4 millions de personnes séjournant illégalement dans le pays, soit plus que toutes les administrations précédentes. Mais il s'agissait en majorité de migrants détenus à la frontière, pas de personnes installées aux États-Unis.
Des anti-immigrations endurcis
Donald Trump a aussi répété dimanche qu'il entendait sécuriser les 3200 kilomètres de frontière avec le Mexique, en construisant un mur -- élément important de sa campagne --, mais a admis que par endroits ce pourrait être une simple clôture.
Autre promesse de campagne: supprimer le programme DACA destiné à protéger quelque 740 000 jeunes entrés illégalement enfants aux États-Unis avec leurs parents et aujourd'hui parfaitement intégrés. Mais il n'a pas précisé si cela signifierait le renvoi des bénéficiaires, ou simplement le refus de nouveaux dossiers.
M. Obama l'a exhorté lundi à «réfléchir longuement» avant de toucher à un programme dont bénéficient «des jeunes qui, au regard de toutes les questions pratiques, sont de jeunes Américains».
Autre motif d'inquiétude pour les défenseurs des immigrants: M. Trump a intégré dans son équipe de transition Kris Kobach, un responsable du Kansas ayant fortement contribué à une loi adoptée en 2010 dans l'Arizona. Ce texte permet aux autorités de demander les papiers de toute personne en cas de «soupçons raisonnables» qu'elle n'en possède pas, et a fait des émules dans d'autres États.
C'est aussi un apôtre du concept d'«auto-expulsion», à savoir durcir les lois migratoires au point qu'il devient quasiment impossible aux clandestins de vivre normalement dans leur pays d'accueil, pour les pousser à partir d'eux-mêmes.
Le sénateur Jeff Sessions, lui aussi féroce opposant de l'immigration illégale, fait également partie de l'équipe de transition.
M. Trump «entend transformer sa rhétorique de campagne en actions et avancer des mesures punitives et agressives pour expulser les immigrants sans s'embarrasser du droit», s'indigne Beth Werlin, directrice de l'ONG American Immigration Council. «On va se battre».
Le président élu a notamment menacé de couper les fonds fédéraux aux «villes sanctuaires» -- plus d'une vingtaine de grandes villes ont indiqué qu'elles n'agiraient pas contre les immigrants au seul motif qu'ils n'ont pas de papiers.
Ainsi, le maire de Chicago et proche d'Obama, Rahm Emanuel, a assuré lundi que «Chicago resterait une ville sanctuaire».
À New York, symbole du brassage américain des cultures, le maire démocrate Bill de Blasio a prévenu qu'une base de données contenant les noms de milliers de clandestins possédant une carte d'identité propre à la ville pourrait être détruite. Pour éviter qu'elle ne tombe entre de mauvaises mains...