mercredi, novembre 02, 2016

Legault laisse entendre que le PLQ attire des caquistes avec de l'argent

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/

Publié le 02 novembre 2016 à 09h49 | Mis à jour à 11h01
Flanqué des députés François Paradis et Simon Jolin-Barrette,... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)
LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT
Flanqué des députés François Paradis et Simon Jolin-Barrette, le chef de la CAQ François Legault s'adresse aux journalistes avant la rencontre de son caucus, à l'Assemblée nationale, mercredi.

ALEXANDRE ROBILLARD
La Presse Canadienne
Québec
Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) François Legault a déclaré mercredi que les libéraux sont prêts à offrir des salaires extraordinaires aux caquistes qui passent dans leur camp.
M. Legault a minimisé la valeur du ralliement de deux ex-employés de la députée d'Arthabaska Sylvie Roy, décédée cet été après avoir claqué la porte du caucus caquiste.
Selon le chef caquiste, Éric Vachon avait été licencié de son poste de conseiller stratégique de Mme Roy, avant l'annonce de son ralliement aux libéraux, la semaine dernière.
L'adjointe de Mme Roy, Selma Chouaieb, est également passée dans le camp libéral en même temps que M. Vachon.
Le communiqué du Parti libéral du Québec (PLQ) annonçant leur ralliement au candidat Luc D'Astous ne précisait pas s'ils allaient également occuper des fonctions rémunérées.
Au cours des derniers mois, des employés de l'aile parlementaire caquiste ont été embauchés dans des cabinets libéraux.
Dans un point de presse, quelques heures avant le déclenchement attendu d'élections dans quatre circonscriptions, M. Legault a laissé entendre que les libéraux faisaient des offres généreuses aux transfuges.
«On a congédié Éric Vachon, nous autres, a-t-il dit. C'est difficile d'aller chercher l'appui de quelqu'un qu'on a congédié. Et puis on peut faire beaucoup de choses avec l'argent.»
M. Legault n'a pas détaillé la valeur ni révélé à qui il faisait précisément référence avec sa déclaration.
«Les libéraux offrent des salaires extraordinaires à des gens de la CAQ, même actuellement, a-t-il dit. Donc il y en a qui peuvent être tentés.»

La SQ confirme que les appels téléphoniques de six journalistes ont été ciblés

http://www.lapresse.ca/le-soleil/justice-et-faits-divers/

Publié le 02 novembre 2016 à 17h28 | Mis à jour à 17h28
Les journalistes de Radio-Canada Isabelle Richer et Marie-Maude Denis... (PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA)
Les journalistes de Radio-Canada Isabelle Richer et Marie-Maude Denis
(photo) et Alain Gravel
 sont parmi les cibles de la SQ, tout comme
 Denis Lessard, de La Presse, et Éric Thibault, du Journal de Montréal.PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA

ALEXANDRE ROBILLARD

La Presse Canadienne
Québec
La Sûreté du Québec a confirmé, mercredi, qu'elle a enquêté sur les activités de six journalistes il y a trois ans.
Le capitaine Guy Lapointe a affirmé que l'enquête portait sur la révélation de contenu d'écoutes électroniques.
M. Lapointe a expliqué que la SQ a déclenché cette enquête à la suite d'allégations que des journalistes ou d'autres personnes avaient divulgué de telles informations.
Le directeur général de la SQ, Martin Prud'homme, en poste depuis deux ans, a obtenu ces informations concernant un seul dossier au cours des dernières 20 années, a indiqué le porte-parole.
Selon M. Lapointe, la SQ a obtenu une ordonnance en 2013 pour consulter les registres d'appels entrants et sortants de six journalistes.
Cette procédure ne prévoyait aucune écoute électronique ni surveillance par géolocalisation des personnes visées, que la SQ n'a pas voulu identifier, mercredi.
Par ailleurs, M. Prud'homme a réclamé mercredi au ministère de la Sécurité publique qu'une enquête soit effectuée par «un tiers indépendant» afin d'examiner le recours à cette méthode dans le cas de journalistes.
M. Lapointe n'a pas précisé si ce mandat devrait être confié au Bureau des enquêtes indépendantes, comme le réclame le Parti québécois depuis des révélations qui concernent la police montréalaise cette semaine.
«Il va appartenir au ministère de la Sécurité publique de décider à quelle entité cette enquête sera confiée, a-t-il dit. Notre demande est que ce soit confié à un organisme indépendant de la Sûreté du Québec.»
Les journalistes de Radio-Canada Marie-Maude Denis, Isabelle Richer et Alain Gravel sont parmi les cibles de la SQ, tout comme Denis Lessard, de La Presse, et Éric Thibault, du Journal de Montréal.

Pour votre info: l’essentiel du mercredi

http://www.ledevoir.com/societe/medias/

2 novembre 2016 |Guillaume Bourgault-Côté 
Mardi, la pression a considérablement augmenté sur Philippe Pichet, qui était bien au fait des mandats de surveillance émis contre Patrick Lagacé.
Mardi, la pression a considérablement augmenté sur Philippe Pichet,
qui était bien au fait des mandats de surveillance émis contre Patrick Lagacé.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir



Mardi, la pression a considérablement augmenté sur Philippe Pichet, qui était bien au fait des mandats de surveillance émis contre Patrick Lagacé.

Le sujet de l’heure : le SPVM et la surveillance des journalistes
Le maire de Montréal, Denis Coderre, réitérera-t-il aujourd’hui sa confiance envers le chef du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, au centre d’une immense controverse ? M. Coderre tiendra en conférence de presse sur un autre sujet à 11 h, mais l’affaire Patrick Lagacé sera assurément à l’ordre du jour.

Mardi, la pression a considérablement augmenté sur M. Pichet, qui était bien au fait des mandats de surveillance émis contre M. Lagacé – et peut-être d’autres journalistes. Le PQ demande sa démission, le premier ministre a évité de lui accorder sa confiance (tout en annonçant des mesures pour réduire le risque qu’un autre cas Lagacé ne survienne), et son ministre de la Sécurité publique a renvoyé la balle à M. Coderre. La suite aujourd’hui.

L’invité du jour : Edward Snowden


Ce n’est pas organisé avec le gars ou la fille des vues, mais n’empêche : quel timing ! Le lanceur d’alertes Edward Snowden, sera à Montréal ce soir dans le cadre d’un événement organisé par l’Université McGill. Ou enfin : l’ancien de la NSA sera présent par vidéoconférence depuis la Russie, où il vit réfugié depuis 2013.

M. Snowden a commenté le cas Lagacé cette semaine par un tweet : « Êtes-vous un journaliste ? La police qui vous espionne pour identifier vos sources, ce n’est plus hypothétique. Ça se passe aujourd’hui. » Le thème prévu de longue date pour sa conférence : la surveillance au Canada. Gageons quelques questions d’actualité pour lui…

Les explications du jour : Bill Morneau
Le ministre des Finances Bill Morneau défendra ce matin devant un comité parlementaire sa mise à jour économique présentée mardi après-midi. Et il risque d’entendre quelques critiques de la part des partis d’opposition, si l’on se fie à leur réaction initiale…

En bref ? « La croissance économique mondiale demeure anémique », reconnaît le ministère des Finances. En réaction, les libéraux poussent donc un cran plus loin leur politique d’investissement dans les infrastructures (33 milliards d’argent neuf, mais étalé dans le temps). Dans l’immédiat, le déficit pour l’année en cours sera un peu moindre que prévu (25 milliards plutôt que 29 milliards).

Le rapport du jour : l’aide juridique menacée
Le Jeune Barreau de Montréal – qui regroupe des avocats de moins de dix ans de pratique – publie ce matin un rapport très critique des conditions de pratique des avocats privés qui accepte des mandats de l’aide juridique. Les tarifs offerts par Québec seraient si peu élevés (parfois 20-25 $ de l’heure) que les avocats n’osent plus accepter de cas compliqués, voire même qu’ils suggèrent des plaidoyers de culpabilité pour sauver du temps. Et ce sont des avocats qui le disent.

À Mossoul, l’offensive continue


La bataille pour la reprise de Mossoul en Irak se poursuit aujourd’hui, au lendemain de la reprise d’un premier bâtiment d’importance par les forces irakiennes – celui du siège de la télévision de la ville. L’offensive contre les forces du groupe armé État islamique entre maintenant dans une phase de bataille urbaine.

Quatre élections partielles auront lieu le 5 décembre

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 01 novembre 2016 à 16h30 | Mis à jour le 01 novembre 2016 à 16h30
Le conseil des ministres annoncera mercredi que les élections partielles dans... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
(QUÉBEC) Le conseil des ministres annoncera mercredi que les élections partielles dans Marie-Victorin, Saint-Jérome, Arthabaska et Verdun se tiendront le 5 décembre prochain. Le gouvernement avait six mois pour annoncer la tenue de ces scrutins.
Les libéraux ont ainsi repoussé le plus loin possible de déclenchement pour plusieurs raisons. Ils s'étaient engagés  à attendre l'arrivée d'un nouveau chef au PQ. L'ancien chef péquiste Pierre Karl Péladeau avait démissionné le 2 mai.
En reportant le plus loin possible le jour du vote, les libéraux espèrent que «l'effet nouveauté» de Jean-François Lisée sera atténué. On s'attend aussi à une montée de la visibilité du PQ autour du 15 novembre, marquant le 40e anniversaire de la première élection remportée par le PQ.

Trump remonte et inquiète les marchés

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/maison-blanche-

Publié le 02 novembre 2016 à 06h35 | Mis à jour à 06h35
«Le risque Trump a refait surface et avec... (AP)
AP
«Le risque Trump a refait surface et avec lui un malaise sur la manière dont sera menée la politique aux États-Unis», a commenté pour l'agence Bloomberg Chihiro Ohta, un courtier de SMBC Nikko Securities.Une enquête ABC-

Agence France-Presse
Miami
À moins d'une semaine de l'élection présidentielle américaine, un sondage donnant vainqueur Donald Trump inquiétait mercredi les marchés tout en confortant le républicain en campagne dans l'État-clé de Floride, Barack Obama redoublant d'efforts pour soutenir Hillary Clinton.
À moins d'une semaine de l'élection présidentielle américaine, un sondage donnant vainqueur Donald Trump inquiétait mercredi les marchés tout en confortant le républicain en campagne dans l'État-clé de Floride, Barack Obama redoublant d'efforts pour soutenir Hillary Clinton.
Pour les investisseurs, une victoire du candidat républicain serait synonyme de grandes incertitudes politiques et économiques.
«Le risque Trump a refait surface et avec lui un malaise sur la manière dont sera menée la politique aux États-Unis», a commenté pour l'agence Bloomberg Chihiro Ohta, un courtier de SMBC Nikko Securities.
Les principales Bourses européennes ont ainsi ouvert en baisse mercredi, dans le sillage des clôtures en repli de Wall Street mardi (-0,60%), puis des Bourses de Tokyo (-1,76%) et de Hong Kong (-1,45%) mercredi. Vers 6h00 (heure de Montréal), Paris cédait 0,61%, Francfort 0,85%, Londres 0,40%.
Sur le marché des changes, le yen, qui fait figure de valeur refuge, montait face au dollar.
Une enquête ABC-Washington Post donne le candidat républicain pour la première fois en tête depuis le mois de mai, avec 46% des intentions de vote, contre 45% à Mme Clinton.
À part ABC, les autres enquêtes d'opinion publique donnent toujours l'avantage à la démocrate, mais leur moyenne établie par le site Real Clear Politics ne place plus Mme Clinton qu'à 2,2 points devant son adversaire (45,3% contre 43,1%) au niveau national.
Et Donald Trump, qui disait récemment ne plus croire aux sondages, les cite de nouveau pour dire qu'ils sont «en hausse un peu partout».
«Nous allons regagner la Maison-Blanche», a-t-il assuré mardi lors d'étapes dans deux Etats historiquement démocrates, la Pennsylvanie et le Wisconsin, espérant y arracher une improbable victoire pour se frayer un chemin jusqu'à la Maison-Blanche.
Changement de script
Après la réouverture surprise par le FBI de l'affaire des courriels de Mme Clinton le week-end dernier, il a dénoncé, en dépit de l'absence de toute information en ce sens, une adversaire «confrontée à des problèmes judiciaires croissants».
Mercredi, il devait suivre Hillary Clinton en Floride, État indispensable au républicain s'il veut l'emporter, avec trois réunions prévues à Miami, Orlando et Pensacola.
Hillary Clinton sera dans le Nevada et l'Arizona, deux autres de la dizaine d'États où se jouera l'élection. Et l'actuel président démocrate Barack Obama, fort d'une cote de popularité de fin de mandat à faire pâlir nombre de dirigeants sur le départ à travers le monde (54% selon la dernière moyenne hebdomadaire de Gallup) entend peser de tout son poids en faveur de sa candidate.
Il sera mercredi à Raleigh (Caroline du Nord), jeudi à Miami puis Jacksonville (Floride), vendredi à Charlotte (Caroline du Nord).
Mme Clinton pensait dans les derniers jours développer un message rassembleur après une campagne particulièrement offensive qui a heurté et divisé les Américains. Après l'annonce du FBI, elle a changé de script, revenant aux attaques tous azimuts contre Trump.
En Floride, la démocrate de 69 ans, a tiré à boulets rouges mardi sur son rival, galvanisée par un nouveau sondage mardi soir qui la donne gagnante à 48% contre 40%, parmi les électeurs qui ont déjà voté en Floride. Cette enquête de TargetSmart et de l'université William & Mary est cependant limitée à un petit échantillon d'électeurs.
La moyenne des récents sondages dans cet État du Sud qui est le gros lot de tous les États-clés situait jusqu'à présent M. Trump en tête, à 45,5% contre 44,5% pour Mme Clinton.
Lors d'une réunion à Dade City, elle a été présentée par Alicia Machado, ex-Miss Univers 1996 à l'époque humiliée par M. Trump pour avoir grossi. Mme Clinton a fait le florilège des propos outranciers, insultants et sexistes de son adversaire.
Un peu plus tard, à Sanford, elle a attaqué le milliardaire populiste sur ses impôts, dénonçant un «schéma douteux», évoqué par le New York Times, pour ne pas en payer.

Clinton multiplie ses attaques contre Trump à une semaine de l'élection

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/maison-blanche-

Publié le 02 novembre 2016 à 06h47 | Mis à jour à 06h47
La voix éraillée, la démocrate de 69 ans... (AP)
La voix éraillée, la démocrate de 69 ans semblait confiante mardi soir,
 tirant à boulets rouges sur son adversaire républicain.
AP

JEWEL SAMAD
BRIGITTE DUSSEAU
Agence France-Presse
À une semaine de l'élection présidentielle américaine, Hillary Clinton a multiplié mardi ses attaques contre Donald Trump en Floride, État indispensable au républicain s'il veut l'emporter, même si ailleurs les sondages se resserrent.
Un nouveau sondage mardi soir est venu galvaniser la candidate démocrate, qui reste favorite dans la course à la Maison-Blanche. Il la donne à 48% contre 40% pour M. Trump, parmi les électeurs qui ont déjà voté en Floride. 28% des républicains ont voté pour elle, selon ce sondage de TargetSmart et de l'université William & Mary, cependant limité à un petit échantillon d'électeurs.
La moyenne des récents sondages dans cet État du sud, qui est le gros lot de tous les États-clés, situait jusqu'à présent M. Trump en tête, à 45,5% contre 44,5% pour Mme Clinton.
La voix éraillée, la démocrate de 69 ans semblait confiante mardi soir, tirant à boulets rouges sur son adversaire républicain.
«Il a fait la preuve qu'il n'a pas le tempérament et les qualifications pour être président», a-t-elle déclaré, lors de sa dernière réunion du jour à Fort Lauderdale.
M. Trump était lui ragaillardi par un autre sondage ABC-Washington Post, le donnant à 46% des intentions de vote, contre 45% à Mme Clinton au niveau national.
«Nous allons regagner la Maison-Blanche», a-t-il assuré lors d'étapes dans deux Etats historiquement démocrates, la Pennsylvanie et le Wisconsin, espérant y arracher une improbable victoire pour se frayer un chemin jusqu'à la Maison-Blanche.

«Les Clinton sont le passé sordide, nous sommes l'avenir brillant et propre», a-t-il martelé à Eau Claire (Wisconsin) devant des milliers de partisans survoltés, scandant «enfermez-la» quand le milliardaire populiste parlait d'Hillary Clinton, qu'il a décrite comme menteuse et corrompue.
Lui qui récemment ne croyait plus aux sondages, les a de nouveau cités pour dire qu'il était «en hausse un peu partout».
Après la réouverture surprise par le FBI de l'affaire des courriels de Mme Clinton ce week-end, il a dénoncé, en dépit de l'absence de toute information en ce sens, une adversaire «confrontée à des problèmes judiciaires croissants».
Mme Clinton pensait dans les derniers jours développer un message rassembleur après une campagne particulièrement agressive qui a heurté et divisé les Américains. Après l'annonce du FBI, elle a changé de script, revenant aux attaques tous azimuts contre Trump.
Lors d'une réunion à Dade City, elle a été présentée par Alicia Machado, ex-Miss Univers 1996 à l'époque humiliée par M. Trump pour avoir grossi. Mme Clinton a fait le florilège des propos outranciers, insultants et sexistes de son adversaire.
«Il a passé sa vie à dénigrer, dégrader, insulter et agresser les femmes», a-t-elle déclaré, mettant en garde contre un candidat qui «insulte plus de la moitié de la population». Elle a rappelé l'enregistrement où M. Trump se vantait de pouvoir tout faire à une femme car il est une vedette. Douze femmes l'ont accusé de gestes sexuels déplacés.
«Il nous a montré qui il était vraiment. Mardi, montrons-lui qui nous sommes», a martelé Hillary Clinton.
Un peu plus tard, à Sanford, elle a attaqué le milliardaire populiste sur ses impôts, dénonçant un «schéma douteux», évoqué par le New York Times, pour ne pas en payer.
«Rien n'indique selon nous que l'affaire du FBI ait un impact», assurait son entourage, évoquant des sondages internes confidentiels.
Écart resserré
À part ABC, les autres enquêtes d'opinion publique donnent toujours l'avantage à la démocrate, mais leur moyenne établie par le site Real Clear Politics ne place plus Mme Clinton qu'à 2,2 points devant son adversaire (45,3% contre 43,1%) au niveau national.
L'écart s'est aussi resserré dans plusieurs États-clés, dont la Caroline du Nord, et M. Trump, 70 ans, est en tête dans l'Ohio et l'Arizona, selon la moyenne des sondages récents.
Reflétant la crainte des marchés d'une victoire du milliardaire populiste, Wall Street a terminé en légère baisse mardi, l'indice S&P 500 reculant de 0,7%.
Le président républicain de la Chambre, Paul Ryan, très critique de Donald Trump, a par ailleurs annoncé mardi sur Fox avoir voté pour le candidat de son parti, comme il l'avait annoncé il y a plusieurs mois.
Mercredi, Donald Trump retourne faire campagne en Floride, avec trois réunions prévues à Miami, Orlando et Pensacola. Hillary Clinton sera dans le Nevada et l'Arizona, deux autres de la dizaine d'États-clés où se jouera l'élection.

Trudeau nomme six sénateurs du Québec

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

Publié le 01 novembre 2016 à 22h00 | Mis à jour le 01 novembre 2016 à 22h00
Avec ces nominations, on comptera désormais 44 sénateurs dits... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
Avec ces nominations, on comptera désormais 44 sénateurs dits indépendants.
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
(OTTAWA) Le premier ministre Justin Trudeau procédera mercredi à la nomination de six nouveaux sénateurs indépendants venant du Québec, terminant ainsi une vague de nominations pour combler les quelque 21 postes qui étaient vacants depuis près de 10 mois au Sénat.
Ainsi, M. Trudeau nommera l'avocate et auteure Renée Dupuis, le maire de Rimouski, Éric Forest, l'expert en droit Marc Gold, la protectrice du citoyen du Québec, Raymonde Saint-Germain, la médecin de famille Marie-Françoise Mégie, et la spécialiste de la pollution et des problèmes de santé liés à la pollution, Rosa Galvez.
Avec ces nominations, on comptera désormais 44 sénateurs dits indépendants. Les sénateurs indépendants supplanteront donc les sénateurs conservateurs qui détiennent 40 des 105 sièges au Sénat. On compte aussi 21 sénateurs libéraux indépendants.
Il y a deux ans, Justin Trudeau, alors qu'il était chef du Parti libéral depuis environ 12 mois, avait causé une certaine commotion en expulsant du caucus libéral tous les sénateurs libéraux. Il s'était alors engagé à nommer des sénateurs n'ayant aucune affiliation politique.
Dans les rangs libéraux, on estime que ces changements permettront au Sénat de redorer son blason plus rapidement dans la foulée du scandale des dépenses qui a éclaboussé cette institution il y a trois ans.

Voici une courte biographie des nouveaux sénateurs :
1)   Renée Dupuis : Avocate et auteure, Renée Dupuis se spécialise dans les domaines du droit administratif, des droits de la personne et du droit relatif aux Autochtones (individus et communautés). Elle a été conseillère juridique et consultante auprès de Premières Nations et de leurs organisations régionales et nationales dans des négociations tripartites de revendications globales et dans des négociations constitutionnelles.
Elle a présidé la Commission des revendications particulières des Indiens, une commission d'enquête fédérale, ainsi que le comité du Barreau du Québec sur le droit en regard des peuples autochtones. En août 2011, elle a été nommée au poste de vice-présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec. Me Dupuis a de plus été membre du comité chargé de la révision de la Loi canadienne sur les droits de la personne et a siégé comme commissaire à la Commission canadienne des droits de la personne.
2)   Éric Forest : Maire de Rimouski depuis 2005, Éric Forest aussi été président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) pendant près de quatre ans, de 2010 à 2014, alors que l'on vivait une de crise de confiance majeure des citoyens envers leurs élus municipaux. M. Forest s'est aussi illustré dans le monde des affaires. De 1995 à 2005, il a été vice-président et directeur général du club de hockey l'Océanic où il s'est donné l'objectif de faire de l'Océanic un instrument de cohésion sociale pour tout l'est du Québec. En 2014, il a été Récipiendaire du prix Jean-Paul L'Allier qui vise à honorer un élu québécois s'étant distingué par sa vision, son leadership et ses réalisations en urbanisme et aménagement du territoire.
3)   Marc Gold : En tant que professeur de droit à la Faculté de droit Osgoode à Toronto, au début de sa carrière, Marc Gold a publié de nombreux ouvrages et il a donné des conférences à l'échelle du Canada et à l'étranger. Il a été parmi les quelques universitaires appelés à former les juges nommés par le gouvernement fédéral sur le droit constitutionnel et la Charte canadienne des droits et libertés. Il a laissé son emploi permanent d'universitaire il y a 25 ans pour se consacrer au service à la communauté à Montréal.
M. Gold a occupé des postes prédominants au sein de la communauté juive à l'échelle locale, nationale et internationale, dont celui de président des Fédérations juives du Canada. M. Gold a siégé au conseil d'administration et a été président du Comité des promotions et des titularisations à l'Université de Montréal pendant 16 ans. À la fin de son mandat en juin 2016, il a été nommé administrateur émérite en reconnaissance de ses services pour l'université. Pendant 23 ans, il a aussi été vice-président chez Maxwell Cummings and Sons, une société familiale privée d'immobilier et d'investissements basée à Montréal.
4)   Marie-Françoise Mégie : Mme Mégie compte plus de 35 ans comme médecin de famille et près de 30 ans comme professeure d'université. Née en Haïti, elle est arrivée au Québec en 1976. Elle a gravi les échelons de la profession médicale et de l'enseignement universitaire, jusqu'à l'obtention de son titre de professeure agrégée de clinique au Département de médecine familiale de l'Université de Montréal. Son implication universitaire lui a permis de participer au comité de soins aux personnes âgées et de travailler au sein du comité de révision du curriculum du Département de Médecine familiale de l'Université de Montréal.  
Sa pratique médicale comprend la prestation de soins médicaux à domicile dédiée aux personnes âgées, aux personnes gravement handicapées et à celles en fin de vie. Elle est directrice médicale de la Maison de soins palliatifs de Laval. Elle a été présidente de l'Association des Médecins haïtiens à l'Étranger et est actuellement présidente de l'Association Médecins Francophones du Canada.
5)   Raymonde Saint-Germain : Ancienne haute fonctionnaire du gouvernement du Québec, Mme Saint-Germain a occupé les postes de sous-ministre adjointe aux Relations internationales, sous-ministre des Services gouvernementaux, sous-ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration et Éditrice officielle du Québec.
En 2011, elle a été désignée protectrice du citoyen à l'unanimité par les députés de l'Assemblée Nationale du Québec pour un deuxième mandat consécutif de cinq ans. À titre de protectrice du citoyen, elle a commenté plus de 125 projets de loi et de règlement, notamment sous l'angle du respect des droits et libertés de la personne (en matière de santé mentale, de droits résiduels des personnes incarcérées, d'enquêtes indépendantes lors d'incidents policiers entraînant des blessures graves ou le décès de civils, de soins de fin de vie, de régime de protection sociale, de justice administrative, et de gouvernance).
6)   Rosa Galvez : Originaire du Pérou, Dre Rosa Galvez habite depuis plus de 32 ans au Canada et est devenue une des plus grandes spécialistes de la pollution et des problèmes de santé liés à la pollution. Elle est spécialisée dans de nombreux problèmes d'environnement et de santé humaine comme l'eau, les déchets et les résidus, les sols contaminés et les répercussions des activités d'extraction comme l'exploitation minière et le transport du pétrole.
Professeure à l'Université Laval depuis 1994, Mme Galvez a participé à des organismes gouvernementaux internationaux comme la Commission de coopération environnementale (qui appuie l'Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l'environnement), et les accords Canada-États-Unis et Québec-Vermont pour protéger les Grands Lacs, le fleuve Saint-Laurent et le lac Champlain. Elle est titulaire d'un doctorat en génie environnemental de l'Université McGill. Sa carrière dans le milieu de la recherche l'a conduite dans de nombreux pays, notamment en France, en Italie, en Belgique, au Pérou, au Chili, au Brésil, au Mexique, au Japon et en Chine, où elle a créé des partenariats et participé à des projets d'ingénierie. Elle a gagné de nombreux prix au Québec et à l'étranger.