Information sur la politique 1

mercredi, octobre 05, 2016

René Lévesque parle de Pierre Elliott Trudeau

https://www.youtube.com/watch?v=tPBj0kloH7M

priceguy223



Mise en ligne le 12 déc. 2009
René Lévesque parle de son adversaire

Date de diffusion : 29 juin 1984
Avec beaucoup d'humour, René Lévesque raconte qu'il est responsable de l'entrée en politique de Pierre Elliott Trudeau

René Lévesque - La Série #10 : La fin du parcours (1982-87)

https://www.youtube.com/watch?v=rMZkOVqUFJo

Chaîne du Québec


Ajoutée le 6 sept. 2013
Le second mandat est beaucoup plus dur pour René Lévesque et son gouvernement, et la crise constitutionnelle n'est pas seule en cause. Dès 1981, la récession économique prend une ampleur inattendue. Le taux de chômage, au Québec, grimpe à 10 % en juillet 1981, à 14 % en mars 1982, frise les 15 % en juillet 1982 et atteint 16 % le mois suivant. Le gouvernement tente, sans beaucoup de succès, d'en juguler les effets. Sur la suggestion de Louis Laberge, chef de la FTQ, il instaure le programme de Corvée-Habitation, visant à relancer la construction résidentielle. Le Plan Biron, quant à lui, a pour objectif de venir en aide aux PME en difficulté. En novembre 1983, Lévesque annonce la création de 18 000 emplois saisonniers dans un programme de reforestation.

Le 5 novembre, lors du Discours du Trône, à Ottawa, Mulroney s'engage à rouvrir le débat constitutionnel afin d'obtenir l'adhésion du Québec à l'entente de 1981. Lévesque lui tend la main, parle d'un Beau Risque et annonce son intention de mettre en veilleuse l'option indépendantiste, un choix crucial dans l'histoire du PQ car il scindera le parti séparatiste entre les deux clivages, l'un plus radical et l'autre qui suit l'adoucissement nationaliste recherché par René Lévesque.

Lévesque, désormais à la tête d'un gouvernement sérieusement affaibli, convoque, en janvier 1985, un congrès spécial où il met officiellement en veilleuse l'option indépendantiste. Six mois plus tard, le 20 juin, fatigué, amer et probablement poussé par plusieurs membres de son caucus, Lévesque annonce qu'il démissionnera après le Congrès à la chefferie de son Parti.

Le Québec Isolé - 5 novembre 1981

https://www.youtube.com/watch?v=BQ6uFsB8v1Q



Ajoutée le 20 oct. 2013
Au Québec, la "Nuit des Longs Couteaux" est un terme utilisé en référence à la nuit du 4 novembre 1981, au moment où l'acte constitutionnel de 1982 a été accepté par le premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau, ainsi que 9 des 10 premiers ministres provinciaux, à l'insu du premier ministre du Québec René Lévesque, qui dormait à Hull. Au Canada anglais, le même événement est appelé le "kitchen meeting".

Cette nuit-là, le procureur général Jean Chrétien négocia avec ses pairs de la Saskatchewan (Roy Romanow) et de l'Ontario (Roy McMurtry). Les premiers ministres provinciaux acceptèrent d'éliminer leur droit de veto, alors que Chrétien, avec réserve, leur offrit une clause dérogatoire (ou de dérogation).

Hatfield et Davis acceptèrent le compromis et dirent à Trudeau qu'il devrait conclure l'entente. Trudeau accepta. Cet accord est connu au Canada anglais comme l'« Accord de la cuisine », parce qu'il est né d'une discussion ayant débuté dans une cuisine.

Le matin suivant, René Lévesque entra dans l'hôtel pour le déjeuner des premiers ministres et fut informé qu'une entente était survenue durant la nuit. Lévesque refusa catégoriquement de la signer et quitta immédiatement la salle. Le Québec annonça le 25 novembre 1981 qu'il utiliserait son droit de veto sur l'entente, mais la Cour suprême du Canada statua le 6 décembre que le Québec n'avait jamais possédé ce droit.

Les événements ont créé une forte division au sein du Canada. Plusieurs fédéralistes et indépendantistes québécois ont perçu l'accord comme un coup de poignard de la part des premiers ministres des autres provinces. L'accord a fait chuter radicalement la popularité traditionnelle des libéraux au Québec et a favorisé la victoire de Brian Mulroney et du parti progressiste-conservateur à l'élection suivante.

Aujourd'hui, le Québec n'a toujours pas signé la Constitution, même après plusieurs tentatives d'amendement, tels l'accord du lac Meech et l'accord de Charlottetown pendant l'ère de Brian Mulroney.

Un ex-employé de Lessard le met dans l'embarras

http://journalmetro.com/actualites/national/

  
Par Patrice Bergeron, La Presse canadienneLa Presse Canadienne
Laurent LessardJacques Boissinot/La Presse canadienne
QUÉBEC — Un autre ancien employé de Laurent Lessard le met dans l’embarras: son attaché de presse du temps où il était ministre des Forêts a été recruté par une grande entreprise forestière sans respecter le délai d’un an prévu par la loi.
Pierre-Olivier Lussier a été licencié par M. Lessard en avril 2015 et est allé travailler directement chez Rémabec, une entreprise qui transigeait pourtant avec le ministère.
Or, le Règlement concernant les règles déontologiques applicables aux membres du personnel d’un cabinet prévoit qu’«un membre du personnel d’un cabinet ne peut, dans l’année qui suit la cessation de ses fonctions, accepter d’occuper un emploi au sein d’une entreprise avec laquelle il a eu des rapports officiels, directs et importants au cours de l’année qui a précédé la cessation de ses fonctions».
Qui plus est, Rémabec est la société mère de Pyrobiom, l’entreprise que dirige Yvon Nadeau, un autre ex-employé du bureau de circonscription du ministre plongé dans la controverse. M. Nadeau a obtenu une subvention de 3 millions $ pour Pyrobiom, une entreprise qui transforme la matière ligneuse en biocarburant.
En conférence de presse mercredi matin, la députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais, a laissé entendre qu’il y pourrait y avoir un lien entre ces allégations de copinage et de conflits d’intérêts.
«Avril, mai (2015), premier geste: Rémabec a une scierie. Ensuite de ça, Pyrobiom obtient sa subvention de 3 millions $ pour aller à un projet qui est dans la scierie de Rémabec. Alors, Yvon Nadeau quitte (le bureau de comté du ministre) pour aller à Pyrobiom. Pierre-Olivier Lussier quitte (le cabinet du ministre) pour aller chez Rémabec. Et puis, après ça, un an plus tard, qu’est-ce qu’on apprend? Rémabec achète Pyrobiom. Donc, il y a un malaise devant cette situation-là», a dit Mme Maltais.
Elle a accusé M. Lessard d’«incurie» quant aux activités de ses employés. Elle a soutenu que le premier ministre ou son ministre aurait dû demander une enquête du Commissaire à l’éthique. Toutefois le délai de prescription d’un an est maintenant écoulé et il est trop tard, a-t-elle reconnu.
Cependant, elle suggère que le Commissaire au lobbyisme et son collègue à l’éthique collaborent, comme le prévoient les règles, pour faire des enquêtes communes.
Pour sa part, le ministre a déclaré en chambre que M. Lussier avait signé, à son départ, un engagement à respecter les règles d’éthique d’après mandat.
«Je pense avoir fait mon travail à titre d’employeur, a déclaré M. Lessard en point de presse avant d’entrer à la séance du conseil des ministres. Si lui n’a pas respecté ses engagements, le commissaire à l’éthique verra pour lui.»
Il a précisé qu’il avait remercié M. Lussier parce qu’il était insatisfait de son travail.
Le Groupe Rémabec se présente comme «le plus grand entrepreneur forestier privé et le deuxième scieur en importance au Québec».
Les allégations de népotisme et de conflit d’intérêts s’accumulent sur le compte de Laurent Lessard depuis quelques semaines, maintenant qu’il est aux commandes du ministère des Transports, après la démission de Jacques Daoust.
En plus de diriger Pyrobiom, M. Nadeau s’occupait notamment du développement des affaires et siégeait au conseil d’administration d’Innoltek, une entreprise qui cherchait à obtenir du gouvernement des avantages fiscaux. Innoltek, une entreprise issue d’Oléoteck, un centre de transfert de technologie affilié au Cégep de Thetford Mines, a reçu 5 millions $ du gouvernement en 2011.
Autre source d’inquiétude pour l’opposition: le gouvernement a aussi versé une subvention de plus d’un million de dollars en 2008 à la station de ski du mont Adstock, ouvrant la porte à un promoteur qui a construit des chalets au pied des pentes. Le gestionnaire de la location des chalets de la station de ski était le même Yvon Nadeau.
Il a été à l’emploi de M. Lessard de 2003 à 2013, puis de 2014 à 2015, soit jusqu’à ce qu’il reçoive la subvention demandée un an plus tôt pour son entreprise, Pyrobiom Énergies. L’épouse de M. Nadeau, Stéphanie Donato, était elle aussi employée de M. Lessard à son bureau de comté, de 2012 à 2015. Le ministre est aussi le parrain du fils du couple.
De même, encore un sujet de controverse: Laurent Lessard, du temps où il était ministre des Affaires municipales du gouvernement Charest, était le patron de John MacKay, un organisateur libéral nommé à la tête de Société d’habitation du Québec (SHQ). La conjointe de M. Lessard, Johanne Binette, travaillait pour un organisme de développement d’habitations communautaires financé par la SHQ, qui relevait du ministère de son mari.
Le Journal de Québec avait calculé que 12,7 millions $ de subventions avaient été versés aux projets pilotés par la conjointe de M. Lessard, quand M. MacKay dirigeait la SHQ.
La CAQ demande que le Vérificateur général examine l’ensemble du dossier.

Course à la direction du PQ : les membres passent au vote

http://ici.radio-canada.ca/breve/

PUBLIÉ IL Y A 50 MINUTES
Les candidats dans la course à la direction du Parti québécois : Martine Ouellet, Jean-François Lisée, Alexandre Cloutier et Paul St-Pierre Plamondon
Les candidats dans la course à la direction du Parti québécois : Martine Ouellet, Jean-François Lisée,
 Alexandre Cloutier et Paul St-Pierre Plamondon
  
Photo : RADIO-CANADA
Les membres du Parti québécois sont appelés à voter pour élire un nouveau chef depuis 8 h ce matin. Les péquistes pourront exercer leur droit de vote jusqu'à vendredi 17 h. Il s'agit de la deuxième course à la direction en moins d'un an au PQ en raison du départ inopiné de Pierre Karl Péladeau, en mai dernier.

PARTI QUÉBÉCOIS La course de la clarification

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/

5 octobre 2016 00h18 | Sol Zanetti - Chef d’Option nationale
Les élus du Parti québécois ont nourri l’illusion qu'il était possible de donner le goût du pays et d’en avancer la construction en proposant de rester dans le Canada. Il faut reconnaître que cette stratégie a échoué.
Photo: Getty Images
Les élus du Parti québécois ont nourri l’illusion qu'il était possible de donner le goût du pays et d’en avancer la construction en proposant de rester dans le Canada. Il faut reconnaître que cette stratégie a échoué.
Au cours des prochains jours, les militantes et militants du Parti québécois (PQ) décideront ce qu’ils souhaitent proposer aux élections de 2018 : un projet provincial ou un programme de pays.

Ce choix, l’aile parlementaire de leur parti refuse de le faire depuis le vol du référendum de 1995. C’est pourtant cette décision qui déterminera si le PQ contribuera à la renaissance du mouvement indépendantiste ou s’il lui fera obstacle.

Toujours hésitants, enchaînant les timides avancées et les francs reculs, les élus du PQ ont nourri l’illusion qu'il était possible de donner le goût du pays et d’en avancer la construction en proposant de rester dans le Canada. Aujourd’hui, il faut reconnaître que cette stratégie a échoué. Et s’il y a une leçon qu’on peut tirer des 20 dernières années, c’est bien que la gouvernance provinciale et l’accession à l’indépendance sont des objectifs qui requièrent des stratégies différentes et incompatibles. Comme le disait Andrée Ferretti : « Qui ne fait pas l’indépendance la combat. »

Lorsqu’un parti indépendantiste met de côté l’indépendance en tentant d’élargir sa base électorale, il fait reculer l’indépendance. Pourquoi ? Parce qu’il occulte la critique du régime canadien au profit de la critique du parti au pouvoir et ne propose aucun des avantages que nous procurera une démocratie renouvelée et indépendante.

Ce faisant, il contribue lui-même à faire disparaître des consciences les raisons pour lesquelles nous voulons faire du Québec un pays. Il finit par convaincre les électrices et électeurs que le plus gros problème du Québec n’est pas sa subordination politique, mais plutôt le Parti libéral du Québec. Il ne faut pas chercher loin pour comprendre l’indifférence qu’éprouve une partie de la jeunesse québécoise par rapport au projet d’indépendance. Il y a maintenant 21 ans qu’on tente de lui faire croire que la solution à ses problèmes est l’alternance entre les partis provinciaux. Le PQ doit cesser de vider de son sens notre quête de liberté collective.

Changement de cap

Ce déclin du PQ n’est toutefois pas une fatalité si ses membres décident de mettre le cap sur l’indépendance dès la prochaine élection. Ils auraient alors comme ami.e.s — peut-être comme allié.e.s — les militantes et militants de toutes allégeances pour qui la souveraineté du peuple québécois constitue le seul vrai changement de cap pour le Québec.

En choisissant de se présenter aux électeurs comme une alternative provinciale à Philippe Couillard, le parti devra au contraire rassembler tous ceux dont l’ambition collective se limite à prendre la place des libéraux, qu'ils soient indépendantistes ou pas. Pour y arriver, le PQ devra promettre de ne pas profiter du pouvoir pour faire avancer le Québec vers l'indépendance. Il devra nier que l'indépendance est urgente, puisqu'il accepte de la repousser à un avenir incertain. Comment pourra-t-il à la fois démontrer la nécessité de fonder un nouveau pays tout en vendant l'idée qu'il pourrait gouverner avec succès un Québec-province ? Il devra convaincre la population qu'il est possible de régler durablement les problèmes qui nous affligent en demeurant une province canadienne, ce qui minerait profondément le projet indépendantiste.

Pour Option nationale, le choix qui sera fait le 7 octobre par les membres du PQ clarifiera les intentions du parti. Si le chef du PQ propose la gouvernance provinciale pour 2018, il fera obstacle à la convergence du mouvement indépendantiste.

Si c’est ce qui se produit, nous inviterons tous les militantes et militants indépendantistes qui souhaitent s'organiser sérieusement à joindre nos rangs pour poursuivre la nécessaire reconstruction du mouvement indépendantiste en dehors du Parti québécois. Il serait vain qu’ils continuent de gaspiller leurs espoirs, leurs énergies et leur créativité pour faire avancer un véhicule qui les éloigne de leur destination.

«Matthew» fait au moins neuf morts dans les Caraïbes et menace les États-Unis

http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/

5 octobre 2016 08h17 | Actualités internationales 
Kerry Sheridan - Agence France-Presse à Miami et à Washington
Christophe Vogt - Agence France-Presse
<p>Le passage de l’ouragan sur la République dominicaine voisine a provoqué la mort de quatre personnes et endommagé près de 200 maisons, ont annoncé les autorités locales.</p>
Photo: Erika Santelices Agence France-Presse
Le passage de l’ouragan sur la République dominicaine voisine a provoqué la mort de quatre personnes et endommagé près de 200 maisons, ont annoncé les autorités locales.
L’ouragan Matthew, le plus puissant qu’ont connu les Caraïbes depuis une décennie, progressait mercredi vers les côtes américaines après avoir fait au moins neuf morts lors de son passage destructeur sur Haïti, la République dominicaine et Cuba.

Matthew a été rétrogradé d’un cran à une catégorie 3 (sur une échelle qui en compte 5) mercredi matin par les services de surveillance des ouragans américains (NHC).

Les Bahamas commencent à être battus par des pluies torrentielles, de fortes bourrasques et les côtes devraient voir de brusques montées des eaux, selon le plus récent bulletin du NHC, publié à 09 h GMT.

Bien que moins puissant, l’ouragan continue d’afficher ses vents soutenus de plus de 205 km/h

Aux États-Unis – où le souvenir du destructeur ouragan Sandy de 2012 est encore dans tous les esprits – les gouverneurs des États méridionaux de la côte Est ont décrété l’état d’urgence et, pour certains, ordonné l’évacuation des populations côtières.

C’est le cas en Caroline du Sud, où plus d’un million de personnes ont ordre de se réfugier dès mercredi à l’intérieur des terres.

Bilan très provisoire

Matthew a fait au moins neuf morts – cinq en Haïti et quatre en République dominicaine, selon un bilan encore très provisoire.

Une bonne partie des zones frappées de plein fouet en Haïti étaient toujours coupées du monde après l’effondrement d’un pont mardi. Elles ne devraient pas être accessibles avant samedi ou dimanche.

Selon le directeur pour Haïti de l’ONG Heifer International, Les Cayes – troisième ville du pays – est « vraiment très endommagée. La plupart des toits des maisons, des magasins, des stations-service sont tous partis ». Quelque 1800 maisons ont été totalement inondées, selon un bilan partiel.

« Les entreprises près de l’océan ont totalement disparu, emportées », a indiqué à l’AFP Hervil Cherubin, soulignant que des exploitations agricoles (plantain, riz, haricots) « ont disparu » et que des animaux d’élevage étaient morts.

Haïti est le pays de la région le plus vulnérable aux aléas climatiques en raison de l’importante déforestation et de l’érosion des sols.

Le passage de l’ouragan sur la République dominicaine voisine a provoqué la mort de quatre personnes et endommagé près de 200 maisons, ont annoncé les autorités locales.

Matthew a ensuite touché l’est Cuba avec des vents qui soufflaient toujours à 220 km/h accompagnés de leurs cortèges de pluies battantes et de lames de fond.

Toujours à Cuba, la base militaire de Guantánamo n’abrite plus que le personnel indispensable, après l’évacuation de 700 personnes et leurs animaux de compagnie ce week-end. Les 61 prisonniers du très controversé centre de détention restent sur place, a précisé l’armée, affirmant que les bâtiments étaient prévus pour résister à des tempêtes de cette magnitude.

Ordre d’évacuation

Les autorités de la Floride, qui doit être touchée dans la nuit de jeudi à vendredi selon le dernier bulletin météo, ont entamé les préparatifs et décrété l’état d’urgence.

« Matthew ne va pas rencontrer beaucoup de terre ferme avant d’arriver en Floride. Les habitants de Floride doivent se préparer à un ouragan majeur», a mis en garde Rick Scott, gouverneur de l’État, sur Twitter.

Le président Barack Obama qui devait se rendre en Floride pour participer à une réunion électorale de soutien à Hillary Clinton, qui veut lui succéder à la Maison-Blanche, a annulé son voyage et va en lieu et place visiter l’agence fédérale des situations d’urgence (FEMA).

La gouverneure de Caroline du Sud Nikki Haley a été plus loin en ordonnant l’évacuation dès mercredi des régions côtières de l’État. Cela concerne 1,1 million de personnes.

« Notre but est que vous vous trouviez à au moins 150 km des côtes », a-t-elle prévenu.

La Caroline du Sud a déjà été frappée par de dramatiques inondations fin 2015 et la gouverneure ne souhaite prendre aucun risque.

Record de longévité

Matthew, qui devrait atteindre les côtes américaines en tant qu’ouragan « majeur », soit au moins catégorie 3 (vents supérieurs à 178 km/h), a déjà établi des records.

Selon l’expert en ouragans dans l’Atlantique Philip Klotzbach, de l’université d’État du Colorado, Matthew détient le record de longévité en catégorie 4-5 dans les Caraïbes. C’est aussi le premier en neuf ans à atteindre la catégorie 5 dans l’Atlantique et le premier de catégorie 4 à passer sur Cuba depuis Ike (2008).

Et, selon lui, il est en passe de ravir le record de longévité en « majeur » dans l’Atlantique àIvan (10 jours, en 2004).

Débat à couteaux tirés pour les deux candidats à la vice-présidence

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Publié le 04 octobre 2016 à 12h00 | Mis à jour le 05 octobre 2016 à 08h13
Tim Kaine, affable et expérimenté, semblait avoir une... (PHOTO AP)
Tim Kaine, affable et expérimenté, semblait avoir une tâche plus facile, et il n'a pas hésité à interrompre fréquemment Mike Pence (à droite).PHOTO AP
ANNE RENAUTBRIGITTE DUSSEAU
Agence France-Presse
Farmville et Washington
Les colistiers de Donald Trump et Hillary Clinton se sont affrontés lors d'un débat à couteaux tirés, s'opposant sur leurs idées et leur vision, dans ce qui était la première occasion pour des millions d'Américains de découvrir les deux candidats à la vice-présidence.
Le débat opposait le gouverneur républicain de l'Indiana Mike Pence, 57 ans, et le sénateur démocrate de Virginie Tim Kaine, 58 ans, deux politiciens expérimentés mais peu connus, qui sont immédiatement passés à l'offensive, le premier contre Hillary Clinton, l'autre contre Donald Trump.
«Je ne peux pas imaginer comment le gouverneur Pence peut défendre le style égocentrique de Donald Trump, bâti sur les insultes», a déclaré d'entrée de jeu Tim Kaine, décrivant le milliardaire républicain comme un homme qui «se fait passer toujours en premier» et a «construit sa carrière d'homme d'affaires sur le dos des petites gens».
Il a aussi rappelé que M. Trump avait pendant des années «scandaleusement menti» sur le lieu de naissance du président Obama, avait traité les Mexicains de «violeurs», attaqué un juge latino... «Je ne peux pas imaginer comment vous pouvez le défendre», a répété plus d'une demi-douzaine de fois Tim Kaine à son adversaire.
«Notre campagne est basée sur les insultes?», a riposté Mike Pence. «Ce n'est rien comparé à Hillary Clinton qui a traité de pitoyables la moitié des supporteurs de Donald Trump».
MM. Pence et Kaine, très préparés, se sont vivement opposés sur l'économie, la sécurité, l'immigration, le terrorisme, et la politique étrangère. Sur la Syrie, Mike Pence a appelé à des frappes américaines contre le régime syrien pour desserrer le siège de la ville d'Alep.
Le républicain a dénoncé la «politique étrangère faible» dont Hillary Clinton était «l'architecte» du temps où elle était secrétaire d'État (2009-2013), qui a plongé selon lui le Moyen-Orient dans la tourmente.
«L'Amérique est moins en sécurité aujourd'hui», a-t-il fait valoir, «c'est indéniable».
Tim Kaine a opposé Hillary Clinton «qui a un plan et l'expérience», à Donald Trump qui «n'a pas de plan et a des idées dangereuses» et «ne peut pas commencer une guerre sur Twitter avec Miss Univers sans se tirer dans le pied». Une référence à sa récente salve de tweets au tout petit matin contre l'ancienne reine de beauté Alicia Machado.
Des candidats bien préparés 
Mike Pence a insisté sur le changement auquel aspirent les Américains, Tim Kaine a valorisé l'expérience d'Hillary Clinton. «L'idée de Donald Trump comme commandant en chef nous effraie à mort», a-t-il dit, évoquant son fils militaire déployé à l'étranger.
La tâche était plus ardue pour Mike Pence après une semaine extrêmement difficile pour Donald Trump, en baisse sensible dans les sondages après un premier débat présidentiel médiocre le 26 septembre, et il n'a parfois pas cherché à défendre certains propos de Donald Trump. «Ce n'est pas un politicien rôdé», a-t-il fait valoir.
À cinq semaines de l'élection présidentielle, Pence, aussi calme et discipliné que Donald Trump est impétueux, a montré sa solidité pour rassurer des républicains, inquiets de la personnalité de l'homme d'affaires.
Tim Kaine semblait avoir une tâche plus facile mardi soir, et il n'a pas hésité à interrompre fréquemment son adversaire. Il est revenu à plusieurs reprises sur la feuille d'impôts de Donald Trump, pour réclamer qu'il la publie, ce que le milliardaire de l'immobilier refuse de faire.
Le débat de mardi était le seul entre les deux candidats à la vice-présidence, dont le rôle principal sera, pour celui qui gagne le 8 novembre, de remplacer le président en cas de décès ou de démission.
Il sera suivi dimanche par le deuxième débat présidentiel entre Hillary Clinton et Donald Trump.
Historiquement, le débat des candidats à la vice-présidence a rarement eu un impact sur le choix des électeurs.

L'Obamacare, «la chose la plus folle du monde», dit Bill Clinton

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/maison-blanche-

Publié le 04 octobre 2016 à 19h00 | Mis à jour le 04 octobre 2016 à 19h00
Bill Clinton profite d'un bain de foule après... (PHOTO AP)
Bill Clinton profite d'un bain de foule après un discours à Flint, dans le MichiganPHOTO AP
Agence France-Presse
Washington
Bill Clinton a mis son épouse dans l'embarras en qualifiant le système de santé réformé par Barack Obama de «fou», une petite phrase immédiatement reprise avec gourmandise par les républicains.
L'ancien président américain a tendance à parler plus librement que sa femme, Hillary Clinton. Cela avait joué des tours à la candidate lors des primaires de 2008, et c'est ce qui s'est de nouveau produit lundi lors d'un rallye à Flint dans le Michigan.
Il tentait d'expliquer les dysfonctionnements du complexe système de couverture maladie américain, qui repose à la fois sur des assurances privées et publiques.
La réforme de Barack Obama adoptée par le Congrès en 2010 a permis à des millions de personnes de souscrire à une couverture maladie subventionnée, mais pour certains auto-entrepreneurs ou chefs de petites entreprises, des personnes dont les revenus ne permettent pas d'obtenir des aides, le prix des assurances privées a augmenté en raison d'effets imprévus sur les marchés d'assurance.
«Nous avons donc un système fou où 25 millions de personnes supplémentaires sont assurées, mais ceux qui se démènent et travaillent 60 heures par semaine finissent par payer deux fois plus qu'avant, avec une couverture divisée par deux», a expliqué Bill Clinton. «C'est la chose la plus folle du monde».
Bill Clinton a poursuivi son raisonnement en expliquant la réforme proposée par Hillary Clinton: permettre à davantage d'Américains de rejoindre les systèmes publics de couverture maladie Medicare ou Medicaid, qui sont bon marché mais aujourd'hui réservés aux personnes de plus de 65 ans et aux plus modestes.
«Le modèle d'assurance ne fonctionne pas», a martelé Bill Clinton - une critique formulée également par Barack Obama et de nombreux démocrates, certains voulant une nationalisation du système.
Mais Donald Trump et les républicains, qui tentent depuis six ans d'abroger la réforme de 2010, n'a pas manqué de citer Bill Clinton dans le texte.
«Il a dit que c'était la chose la plus folle du monde, c'est une citation exacte», a déclaré Donald Trump à Prescott Valley, dans l'Arizona.
«Je parie qu'il a dû passer une mauvaise soirée hier», a-t-il ajouté. «Mais honnêtement, il a passé beaucoup de mauvaises soirées avec Hillary».
«Je veux le remercier d'avoir été honnête», a ajouté le candidat républicain.
Interrogée mardi sur ce début de polémique, Hillary Clinton a dit à des journalistes: «J'ai déjà dit que nous devions améliorer ce qui ne fonctionne pas et conserver ce qui fonctionne».
«Nous ferons des améliorations. Ce ne sera pas facile, mais ce sera beaucoup mieux que de recommencer à zéro, ce qui malheureusement est ce que les républicains veulent faire», a dit la démocrate.