samedi, septembre 17, 2016

Trump de nouveau accusé d'inciter à la violence contre Clinton

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Publié le 16 septembre 2016 à 22h52 | Mis à jour le 16 septembre 2016 à 22h52
Devant un parterre de quelque 4000 partisans à... (Photo Reuters)
PHOTO REUTERS
Devant un parterre de quelque 4000 partisans à Miami, en Floride, le milliardaire a lancé, à propos des gardes du corps armés qui accompagnent sa rivale, que leur présence «va vraiment contre le deuxième amendement» de la Constitution américaine, touchant au droit de posséder des armes

Agence France-Presse
WASHINGTON
Le candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump était une nouvelle fois accusé vendredi par le camp de sa rivale démocrate Hillary Clinton d'appeler à la violence contre elle, après avoir ironisé sur ce qu'il arriverait si ses gardes du corps étaient désarmés.
Devant un parterre de quelque 4000 partisans à Miami, en Floride, le milliardaire a lancé, à propos des gardes du corps armés qui accompagnent sa rivale, que leur présence «va vraiment contre le deuxième amendement» de la Constitution américaine, touchant au droit de posséder des armes.
«Ses gardes du corps devraient renoncer à toutes leurs armes», a-t-il déclaré. «Ils devraient renoncer à leurs armes. Pas vrai? Pas vrai? Ils devraient déposer leurs armes immédiatement, qu'en pensez-vous? Oui, oui, enlevez-leur leurs armes. Elle ne veut pas d'armes. Prenez-les et voyons ce qui lui arrive. Prenez leurs armes, ok? Ça serait très dangereux.»
Hillary Clinton et Donald Trump bénéficient, en tant que candidats à la présidentielle, de la protection du «Secret service» américain.
Les propos du candidat républicain ont rapidement fait réagir du côté démocrate.
«Donald Trump, le candidat républicain à la présidence, a tendance à inciter les gens à la violence», a accusé le directeur de campagne de Hillary Clinton, Robby Mook.
«Que ce soit fait pour provoquer des manifestants lors d'un rassemblement, ou en passant, ou même pour plaisanter, c'est une caractéristique inacceptable chez quiconque aspire au poste de commandant en chef» des armées.
«Il n'est pas qualifié pour être président et il est temps que les dirigeants républicains dénoncent ce comportement inquiétant chez leur candidat», poursuit-il dans un communiqué.
En août, Hillary Clinton avait estimé que Donald Trump était allé trop loin en suggérant, selon elle, aux détenteurs d'armes qu'ils résistent en cas d'élection de la démocrate à la Maison-Blanche le 8 novembre.
Affirmant qu'elle nommerait, si elle était élue, des juges à la Cour suprême susceptibles d'abolir le deuxième amendement, il avait lancé cette phrase ambigüe devant des partisans: «Si elle a la possibilité de choisir ses juges, il n'y a rien que vous puissiez faire, les amis. Quoique les gens (qui soutiennent le) deuxième amendement... peut-être que si, je ne sais pas».
Donald Trump a plus tard affirmé qu'il voulait simplement dire que les détenteurs d'armes devaient se faire entendre en allant voter en novembre lors du scrutin présidentiel.




Martine Ouellet: les «conditions gagnantes» sont réunies

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Publié le 16 septembre 2016 à 21h14 | Mis à jour le 16 septembre 2016 à 21h14
Contrairement aux autres candidats à la chefferie du... (Le Soleil, Erick Labbé)
Contrairement aux autres candidats à la chefferie du Parti québécois, Martine Ouellet croit que les fameuses «conditions gagnantes» pour tenir un référendum sur la souveraineté sont réunies.LE SOLEIL, ERICK LABBÉ
<p>Simon Boivin</p>
SIMON BOIVIN
Le Soleil
(Québec) Les députés du Parti québécois (PQ) sont imprégnés du «mythe» qu'il faut écarter le référendum pour gagner des élections, constate Martine Ouellet, qui juge au contraire que les «conditions gagnantes» sont réunies.
En entrevue éditoriale au Soleil, la députée de Vachon a expliqué l'absence d'adhésion de ses collègues à sa proposition d'un référendum dans un premier mandat.
«C'est un mythe qui circule depuis 20 ans, a affirmé Mme Ouellet. C'est de penser qu'il faut renoncer à l'indépendance dans le prochain mandat à l'élection pour pouvoir gagner. Alors que c'est exactement le contraire.»
La seule manière de mobiliser les indépendantistes est de leur promettre cette consultation, avance-t-elle. Mme Ouellet croit que le «mythe» persiste au caucus péquiste. «Pourquoi ils y croient encore? Ça nous a été répété et répété de toutes sortes de façons», a affirmé l'aspirante-chef. «Et je l'entends encore de la part de collègues candidats. [...] Si on se raconte des histoires de peur entre nous, c'est la peur d'avoir peur. C'est propagé et ça donne le résultat qu'on constate aujourd'hui.»
Le ras-le-bol face aux politiques de Philippe Couillard, le «Canada pétrolier» avec ses projets comme Énergie Est et les accords internationaux qui auront des répercussions sur les agriculteurs québécois sont autant d'exemples de «conditions gagnantes», a analysé Mme Ouellet. Elle se donne six ans pour préparer le référendum.
«Les conditions sont là, mais c'est sûr que si on ne les utilise pas, on va passer à côté», a plaidé la candidate.
Contre la peur, il faut opposer des arguments, dit-elle. Elle a donc préparé un «Plan Ouellet 2018-2022 : pour une République du Québec» et un plan de développement économique, «Climat Québec 2030», qui prévoit la création de 350 000 emplois.
La seule femme de la course dit sentir un traitement médiatique différent en raison de son genre. Elle constate que ce sont plus particulièrement les attaques qui font leur chemin dans les reportages. La députée de Vachon a décidé de jouer le jeu des attaques, même si ce n'est pas «[sa] vision de la politique». «Il faut s'adapter à ça et ce n'est pas naturel, a-t-elle affirmé. L'angle de couverture valorise des traits qui sont souvent plus masculins que féminins.»
Importants appuis
Mme Ouellet insiste sur le fait qu'elle a l'appui de députés bloquistes, d'anciens députés péquistes et de Louis Bernard, ex-secrétaire général du gouvernement sous René Lévesque. Ne pas avoir d'appui au caucus péquiste peut avoir de bons côtés. «Il n'y aura pas de petite clique ou de petite gang, a-t-elle souligné. Ça, je pense que ça va aider beaucoup. Moi, tout le monde aura l'occasion de contribuer et il faudra rassembler large. [...] L'indépendance, c'est au-dessus des ego, au-dessus des partis, et c'est extrêmement rassembleur. Sans l'indépendance, on revient aux petites "games" de pouvoir.»
L'ex-ministre des Ressources naturelles ne regrette pas d'avoir mis le débat sur Anticosti au coeur de la course. Mme Ouellet maintient qu'elle serait parvenue à imposer un BAPE avant l'exploration par forages hydrauliques. Mais elle est «royalement agacée» par le vote de ses collègues Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée, en février, en faveur de ces forages, après avoir obtenu toute l'information sur les impacts environnementaux et la rentabilité difficile du projet. Surtout qu'ils s'étaient prononcés contre Anticosti lors de la course de 2015, a-t-elle martelé.
«Les bottines ne suivent pas les babines, a lancé Mme Ouellet. Et là, ils redisent qu'ils sont contre? Mais dès qu'il y a un peu de pression, ils plient? Parce que c'est ce qui est arrivé.»
Cette pression venait de «l'establishment de l'aile parlementaire», a-t-elle affirmé. «Avoir du leadership, c'est aussi défendre ses convictions, poursuit la candidate. Ce n'est pas changer d'idée parce qu'il y a une petite brise. Moi, je peux vous dire que j'ai fait face au vent.»

«Qu'ossa donne» pour Québec

Lors des débats, Martine Ouellet cherche régulièrement à faire un lien entre la question et un Québec indépendant. Ça a été la même chose lorsqu'on lui a demandé ses intentions pour la région de Québec. «C'est légitime de la part des gens de vouloir savoir "qu'ossa donne" dans leur quotidien», a-t-elle indiqué. Elle parle de 150 à 200 ambassades qui viendraient enrichir la vie diplomatique et commerciale de la capitale. «Vous imaginez l'impact pour les entreprises de la région pour l'exportation de leurs produits», dit-elle. Un Québec indépendant pourrait appliquer ses lois environnementales au Port, par exemple. «Ce n'est pas normal que la qualité de l'air ne puisse pas être protégée parce que le port est de juridiction canadienne», lance-t-elle. Elle juge aussi que si la Davie avait eu sa part des contrats maritimes fédéraux, près de 20 milliards $ seraient revenus à terme dans la région. «Pensez à tous les fournisseurs, évoque-t-elle. Qu'on ne me parle pas de péréquation quand les bonnes jobs se font ailleurs avec notre argent.»




La démarche identitaire de Lisée n'attire pas les caquistes

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EXCLUSIF
Publié le 17 septembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 07h16
Au cours des derniers jours, Jean-François Lisée a... (PHOTO PAUL CHIASSON, LA PRESSE CANADIENNE )
Au cours des derniers jours, Jean-François Lisée a opté pour une campagne
 sur les questions identitaires.
PHOTO PAUL CHIASSON, LA PRESSE CANADIENNE 
DENIS LESSARD
La Presse
(QUÉBEC) Même s'il a placé la question identitaire au centre de sa campagne dans la course à la direction du Parti québécois, Jean-François Lisée ne parvient pas à rallier les appuis des supporteurs de la Coalition avenir Québec.
Si des élections avaient eu lieu cette semaine, avec Lisée à sa tête, le Parti québécois se serait trouvé à égalité avec la CAQ, révèle un sondage Léger Marketing réalisé pour le camp Cloutier, cette semaine, et dont La Presse a obtenu le rapport. Avec la concentration du vote caquiste dans la région de Québec et le 450, ce coude-à-coude n'augure rien de bon pour un PQ dirigé par le député de Rosemont.
LES LIBÉRAUX EN AVANCE
Réalisé entre le 12 et le 15 septembre auprès de 1008 internautes, le coup de sonde de Léger - que le camp Cloutier a fait circuler auprès de quelques députés - indique que le Parti libéral de Philippe Couillard reste devant, quel que soit le chef que se donnent les péquistes.
Contre Alexandre Cloutier, l'issue d'une élection est plus difficile à prévoir ; le PLQ aurait 31 % d'appuis, mais le PQ obtiendrait 28 %. Avec l'avance du PQ chez les francophones, il est difficile de prédire lequel des deux partis remporterait l'élection. Mais avec le député de Lac-Saint-Jean à la barre, le PQ fait cinq points de plus que la Coalition avenir Québec, qui se retrouve nettement en troisième place, à 23 %.

Le portrait est différent avec un PQ dirigé par Jean-François Lisée. Le PLQ reste au même rang, à 31 % d'intentions de vote, mais les péquistes glissent de trois points, à 25 %. La CAQ, en revanche, grimpe de deux points et, à 25 % d'appuis, rejoint le Parti québécois. Ce constat amène un jugement sans appel sur le peu d'impact de la campagne de Lisée auprès des sympathisants de la Coalition avenir Québec. Avec des appuis plus concentrés que le PQ, dans la grande région de Québec et dans le 450, la CAQ serait en mesure de devancer le PQ en nombre de sièges à l'Assemblée nationale.
Au cours des derniers jours, M. Lisée a à l'évidence opté pour une campagne sur les questions identitaires. Théoriquement, le PQ sous sa gouverne aurait dû se nourrir des appuis de la Coalition avenir Québec. De plus, son engagement à ne pas tenir de référendum dans un premier mandat péquiste serait en théorie de nature à rassurer l'électorat tenté par le parti de François Legault.
« Je dis que pour 2018 [l'année électorale], ce qui m'intéresse, c'est les électeurs de la CAQ. » - Jean-François Lisée, en entrevue avec Le Soleil
Pour lui, les électeurs auront vite évacué le projet d'appuyer le gouvernement libéral « incompétent » et leur choix se portera inévitablement entre le PQ et la CAQ pour lui trouver un remplaçant. Cette semaine encore, M. Lisée s'interrogeait ouvertement sur l'opportunité d'interdire le port du niqab et de la burqa, pour des questions de sécurité - de tels vêtements permettraient de transporter des armes ou des bombes.
LE PQ TROISIÈME AVEC OUELLET
Avec Martine Ouellet à la barre, le PQ s'enfonce clairement en troisième place. Les libéraux restent à 32 %, la CAQ arrive seconde avec 28 %, et le PQ ferme la marche avec 22 % d'appuis.
Quel que soit le chef du PQ, Québec solidaire maintient ses appuis à 12 %, autre mauvaise nouvelle pour M. Lisée, le candidat au profil le plus « social » de la course - il est critique de ces dossiers pour le PQ à l'Assemblée nationale. Dans tous les cas de figure, la proportion des indécis reste autour de 7 %.
Le sondage a été réalisé entre le 12 et 15 septembre auprès de 1008 internautes. Un échantillon probabiliste d'une taille comparable aurait une marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20.