dimanche, septembre 11, 2016

PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE Clinton s’excuse d’avoir qualifié les électeurs de Trump de «pitoyables»

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10 septembre 2016 16h10 | Shahzad Abdul - Agence France-Presse à Washington | États-Unis
La candidate démocrate Hillary Clinton
La candidate démocrate Hillary ClintonPhoto: Justin Sullivan / Getty Images / Agence France-Presse
Sous le feu des critiques, Hillary Clinton a présenté samedi ses excuses pour avoir qualifié les électeurs de Donald Trump de « pitoyables », une sortie qui a provoqué la colère du républicain et de son camp, fustigeant le mépris de l’ancienne Première dame.

La candidate démocrate à la Maison-Blanche s’exprimait initialement vendredi soir lors d’un événement de levée de fonds à New York. Ce genre de soirées qui sont généralement fermées à la presse.

Cette fois, devant les caméras de télévision à l’occasion du « gala LGBT pour Hillary » et devant de nombreux militants homosexuels, l’ex-secrétaire d’État a dépeint, « en gros », 50 % de l’électorat de l’homme d’affaires qu’elle affrontera le 8 novembre lors de la présidentielle. « Pour généraliser, en gros, vous pouvez placer la moitié des partisans de Trump dans ce que j’appelle le panier des pitoyables », a lancé l’ancienne chef de la diplomatie américaine sous les applaudissements.

Avant de détailler : « Les racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes. À vous de choisir ».

« La nuit dernière j’ai “généralisé en gros”, et ce n’est jamais une bonne idée. Je regrette avoir dit “la moitié”, c’était mal », a-t-elle reconnu samedi dans un communiqué face à la polémique nationale suscitée par ses propos.

La veille, elle avait poursuivi son raisonnement, affirmant que la plupart des soutiens de Donald Trump sont « incorrigibles, mais heureusement ils ne sont pas l’Amérique ».

Quant à la seconde moitié des électeurs du républicain, elle constitue « un panier rempli de personnes qui ont l’impression que le gouvernement les a laissées tomber, que l’économie les a laissées tomber, que personne ne s’intéresse à eux […] et ils recherchent juste désespérément le changement ».

Critiques
 
La droite américaine a tiré à boulets rouge sur Hillary Clinton, accusée de mépriser l’Américain moyen. Les militants républicains, l’organe du parti, ses responsables et surtout Donald Trump ont fustigé ses propos.

« Wow, Hillary Clinton a été TELLEMENT INSULTANTE envers mes supporteurs, des millions de personnes incroyables, qui travaillent dur. Je pense que cela va lui coûter cher dans les sondages ! », a réagi Donald Trump dans un tweet samedi, à moins de deux mois de l’élection présidentielle.

« Pile au moment où Hillary Clinton dit qu’elle va démarrer une campagne positive, elle fait tomber son masque et révèle son vrai mépris pour les Américains ordinaires », a abondé Jason Miller, un responsable de la campagne du milliardaire, dans un communiqué.

S’exprimant à la tribune d’une conférence de défenseurs des valeurs conservatrices, le colistier de Donald Trump, Mike Pence, a dénoncé « dans les termes les plus forts » les« propos déplorables » de Mme Clinton.

« La vérité est que les hommes et les femmes qui soutiennent Donald Trump sont des Américains qui travaillent dur, des fermiers, mineurs, enseignants, anciens combattants, membres des forces de l’ordre », a-t-il énuméré lors de ce rassemblement ultra-conservateur. « Ils ne sont un panier de rien du tout, ils sont Américains et méritent votre respect ».

La sortie d’Hillary Clinton a suscité de nombreux commentaires sur Internet et le hashtag « BasketOfDeplorables » (« panier des pitoyables » en français) est devenu samedi la première « tendance » sur Twitter.

Outre les nombreuses réactions indignées des soutiens du milliardaire, des commentateurs politiques ont évoqué une sérieuse erreur de la part d’Hillary Clinton.

« Le “panier des pitoyables” de Clinton était une erreur », a par exemple tweeté Matthew Dowd, analyste politique sur ABC News, au moment où les sondages prédisent une course plus disputée qu’attendu pour la Maison-Blanche.

«Rhétorique sectaire et raciste»
 
Mais bien qu’elle ait reconnu une erreur sur cette affirmation, celle qui entend devenir la première femme présidente des États-Unis a assuré dans son communiqué qu’elle continuerait à dénoncer « la rhétorique sectaire et raciste » de son rival.

« Il est déplorable que Trump ait […] donné une audience nationale aux idées et aux voix haineuses, notamment en retweetant une frange de sectaires avec une dizaine de followers et en diffusant leurs messages à 11 millions de personnes », a-t-elle écrit, en référence à l’activité du milliardaire sur Twitter.

En attendant, Hillary Clinton s’est montrée plus prudente, samedi, lors d’un nouvel événement pour lever des fonds au nord de New York. Cette fois, la presse a été tenue à l’écart.

Course au PQ: premier débat officiel à Sherbrooke

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Publié le 11 septembre 2016 à 07h44 | Mis à jour à 07h44
Jean-Francois Lisée, Paul St-Pierre Plamondon, Martine Ouellet et... (Photo Paul Chiasson, archives La Presse Canadienne)
Jean-Francois Lisée, Paul St-Pierre Plamondon, Martine Ouellet et Alexandre Cloutier.PHOTO PAUL CHIASSON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
La Presse Canadienne
Sherbrooke
Le Parti québécois tient dimanche après-midi le premier de deux débats nationaux des candidats à la chefferie.
Alexandre Cloutier, Martine Ouellet, Jean-François Lisée et Paul Saint-Pierre-Plamondon croiseront le fer à Sherbrooke.
Les thèmes abordés lors de ce premier affrontement officiel seront l'économie, les finances publiques le développement durable, ainsi que la question nationale.
Les échanges pourront être vus via la webdiffusion.
Le deuxième débat national aura lieu le 25 septembre à Montréal.
Les quatre candidats ont pu se mesurer la semaine dernière lors d'un débat non officiel qui s'est déroulé à l'Université de Montréal. Alexandre Cloutier, en tête des sondages, avait été la cible de ses adversaires, particulièrement de Martine Ouellet.



Martine Ouellet appelle le gouvernement fédéral à rejeter le PTP

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Publié le 10 septembre 2016 à 18h57 | Mis à jour le 10 septembre 2016 à 18h57
Martine Ouellet.... (Photo La Presse Canadienne)
Martine Ouellet.PHOTO LA PRESSE CANADIENNE
La Presse Canadienne
La députée péquiste Martine Ouellet joint sa voix au prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz, qui a recommandé au Canada de rejeter le Partenariat transpacifique (PTP), il y a quatre mois, dans un discours à l'Université d'Ottawa.
Celle qui est aussi candidate à la direction du Parti québécois (PQ) est également d'avis que le fédéral devrait rejeter le PTP, dans sa forme actuelle, parce qu'il ne profitera qu'aux grandes entreprises et aux multinationales.
Si elle est élue chef du PQ, puis première ministre du Québec, Mme Ouellet compte aussi s'opposer à un autre accord de libre-échange, celui entre le Canada et l'Union européenne (UE).
En entrevue avec La Presse canadienne, elle a déploré le manque de consultations avec les provinces alors que l'UE exige que chacun des 28 États membres se prononce sur cet accord avant son adoption.
Martine Ouellet y voit d'ailleurs une raison de plus pour que le Québec devienne un pays puisqu'il pourrait ainsi participer activement à l'élaboration de tels accords internationaux.

Elle a cependant reconnu qu'un Québec souverain ne pourrait négocier dans le cadre du PTP puisqu'il n'a pas de rive avec l'océan Pacifique, comme les 12 pays qui participent à cet accord.
La députée de Vachon a cependant déploré que le Québec soit un spectateur face aux décisions qui sont cruciales pour son développement économique.
Jacques Parizeau, pourtant un grand défenseur de la souveraineté du Québec, s'était porté à la défense d'un autre accord de libre-échange, celui entre le Canada et les États-Unis, estimant qu'il s'agissait d'une bonne affaire permettant aux entreprises québécoises d'être plus prospères. Dans cette optique, un Québec plus indépendant économiquement pourrait l'être tout autant sur le plan politique ou, du moins, les Québécois seraient plus enclins à l'envisager sans crainte.
Interrogé là-dessus, Martine Ouellet a fait valoir que les temps ont changé puisque les accords de libre-échange dont il est question maintenant favorisent les grandes entreprises au détriment des travailleurs, de l'environnement et des clauses sociales. Il ne faut pas accepter non plus que les multinationales puissent poursuivre les gouvernements, selon Mme Ouellet.
Les traités économiques doivent encourager la création d'emplois au Québec et respecter les normes du travail, pas seulement rapporter aux grandes entreprises, a-t-elle fait valoir.
Cette sortie de Martine Ouellet sur les accords de libre-échange survient à la veille d'un important débat à Sherbrooke entre les quatre candidats restants qui aspirent à succéder à Pierre Karl Péladeau à la tête du PQ.
Mme Ouellet a dit espérer que cela forcera les députés Jean-François Lisée et Alexandre Cloutier ainsi que l'avocat Paul Saint-Pierre Plamondon à se positionner sur le sujet lors du débat.

Le Bloc rendra hommage à Gilles Duceppe lundi

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Publié le 11 septembre 2016 à 08h05 | Mis à jour à 08h05
Gilles Duceppe... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)
Gilles DuceppePHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
La Presse Canadienne
Le Bloc Québécois rendra hommage à son ancien chef Gilles Duceppe, lundi, à Montréal.
Plusieurs ténors souverainistes ont été conviés à une soirée qui se déroulera à l'Écomusée du fier monde.
Les anciens premiers ministres du Québec Pauline Marois et Bernard Landry, de même que le chef intérimaire du Parti Québécois, Sylvain Gaudreault, seront présents. De nombreuses autres personnalités des milieux politiques et culturels ont aussi été invitées.
Gilles Duceppe a été le premier à être élu sous la bannière du Bloc québécois en 1990. Il a été député de la circonscription de Laurier-Sainte-Marie pendant plus de 21 ans, soit jusqu'à la défaite électorale cuisante du Bloc en 2011.
M. Duceppe a été chef du Bloc de 1997 à 2011. Après un retrait de 4 ans de la politique, il a repris les commandes de la formation en juin 2015, pour quitter de nouveau, après une autre défaite électorale en octobre 2015.