Course à la direction du PQ: Alexandre Cloutier récolte de nouveaux appuis

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Publié le 28 août 2016 à 16h46 | Mis à jour le 28 août 2016 à 18h36
Alexandre Cloutier aurait reçu l'appui de son ancien... (PHOTO Martin Chamberland, LA PRESSE)
Alexandre Cloutier aurait reçu l'appui de son ancien collègue
 de L'Assomption et de Repentigny, Scott Mckay.
PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE
La Presse Canadienne
MONTRÉAL
Comme Véronique Hivon s'est récemment retirée de la course à la direction du Parti québécois (PQ), certains de ses partisans ont dû se résoudre à changer de camp.
À la fin de la dernière semaine, la députée de Joliette a annoncé son retrait à cause de son état de santé.
Dans les circonstances, certains partisans de Mme Hivon ont rapidement choisi, sans grande surprise, de changer de camp.
Ainsi, selon l'entourage d'un des candidats à la succession de Pierre Karl Péladeau, le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, celui-ci a reçu l'appui de son ancien collègue de L'Assomption et de Repentigny, Scott Mckay.
M. Cloutier pourra aussi compter sur l'appui de deux anciens députés du Bloc québécois, soit Madeleine Dalphond-Guiral, qui a représenté la circonscription de Laval-Centre à la Chambre des Communes, et Pierre Paquette, qui a déjà représenté les électeurs de Joliette.
Ce dernier, qui a aussi été leader parlementaire du Bloc à Ottawa, croit que M. Cloutier a entre autres toutes les qualités d'un rassembleur.
«Le Parti québécois, a soutenu M. Paquette, a besoin de quelqu'un qui rassemble et qui amène les gens à réfléchir sur l'avenir.»
Le professeur d'économie voit aussi d'un bon oeil la proposition d'Alexandre Cloutier de créer huit chantiers pour l'indépendance.
«Cette proposition semble très prometteuse», a indiqué M. Paquette. «On l'avait faite aussi au Bloc en 2000. Je crois que cette réflexion-là va stimuler la mobilisation en vue d'un éventuel référendum sur la souveraineté du Québec», a-t-il prédit, en entrevue avec La Presse canadienne.
M. Cloutier s'est engagé à mettre sur pied ces chantiers (entre autres dans les créneaux de l'économie, de l'éducation, de la santé, et de la culture) qui auraient un an pour en arriver avec des réponses aux questions des Québécois sur la souveraineté.
L'ex-bras de Gilles Duceppe a par ailleurs reconnu que la période des vacances estivales n'est pas la plus propice pour parler de course à la chefferie d'un parti politique.
«À partir de maintenant, ça va devenir beaucoup plus sérieux. Il reste six semaines avant le vote, et là, on va en parler beaucoup plus» a-t-il prédit.
Le 18 août, Mme Hivon avait déjà indiqué qu'elle était ennuyée par une infection virale aiguë et elle s'était donc retrouvée sur le carreau à partir de ce moment.
Puis, vendredi dernier, comme ce problème s'aggravait, elle n'a eu d'autre choix que d'accepter de suspendre l'ensemble de ses activités pour une période supplémentaire d'au moins quatre semaines afin de pouvoir jouir d'un repos complet.
Dans un bref communiqué, l'équipe de Véronique Hivon avait soutenu qu'elle était «fortement contrariée» par la tournure des événements, tout en précisant qu'elle se devait de se plier à la directive de son médecin pour réduire les risques de devoir éventuellement composer avec des complications.

Affaire RONA : Couillard défend son cabinet

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Publié le 28 août 2016 à 17h48 | Mis à jour le 28 août 2016 à 19h19
Philippe Couillard.... (Photo archives La Presse Canadienne)
Philippe Couillard.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
(BOSTON) Le bureau du premier ministre n'a «absolument pas» tenté de couvrir la version de Jacques Daoust dans l'affaire RONA en la sachant problématique, a assuré cet après-midi Philippe Couillard.
Le chef du gouvernement prenait la parole publiquement pour la première fois depuis le témoignage de l'ex-chef de cabinet Pierre Ouellet à l'Assemblée nationale.
Jeudi, ce dernier a affirmé qu'en plus d'informer le ministre  Daoust de l'imminence de la vente des actions de l'entreprise québécoise, il avait évoqué ces évènements avec bras droit du premier ministre lui-même, Jean-Louis Dufresne, il y a deux mois. C'était « la première fois » qu'il donnait sa version au cabinet de Philippe Couillard, a dit Pierre Ouellet. 
Selon ses explications, l'ex-chef de cabinet s'est contenté de dire au chef de cabinet de M. Couillard, Jean-Louis Dufresne, qu'il avait vérifié à l'époque, en novembre 2014, quels sont « les seuils qui requièrent l'approbation du ministre ou du Conseil des ministres pour pouvoir procéder » à une vente d'actions de la part d'Investissement Québec. Cela veut donc dire que M. Dufresne savait dès le début de juin que la version de M. Daoust ne tenait pas.
Sans nier qu'une conversation ait pu avoir lieu, le premier ministre a affirmé que son bureau n'avait pas tenté de protéger indument un ministre en graves difficultés en dissimulant une version contradictoire, comme le suggèrent les partis d'opposition.
«Jusqu'aux derniers jours qui ont précédé le départ de M. Daoust, il n'y a rien - que ce soit des conversations ou des éléments qui ont été publiés - qui contredisait ce que M. Daoust disait», a dit M. Couillard, en déplacement en Nouvelle-Angleterre. «Les choses ont changé, on avait ces deux vérités irréconciliables de toute évidence.»
Jean-Louis Dufresne se trouve à Boston avec Philippe Couillard.
Un «dossier clos», réitère Couillard
À la fin d'un point de presse qui s'est terminé abruptement, le premier ministre a réitéré qu'à son avis le dossier était clos.
«Il ne faut pas envoyer pas de signal à l'étranger que lorsqu'une entreprise québécoise fait l'objet d'une tentative d'acquisition ou d'une acquisition, ça va à chaque fois déclencher une crise politique. On ne peut pas faire ça. Pourquoi? Parce que ça va faire diminuer la valeur des entreprises québécoises et ça, ça menace l'emploi», a-t-il dit.
La Coalition avenir Québec (CAQ) a indiqué la semaine dernière qu'elle souhaitait faire témoigner M. Dufresne devant une commission parlementaire.
Selon le député caquiste François Bonnardel, le chef de cabinet du premier ministre «est au courant depuis le 3 juin que M. Daoust ne dit pas la vérité». Il a fait une «tentative de camouflage, de cover-up». «C'est inacceptable d'avoir protégé un ministre pendant trois mois en sachant très bien qu'il avait menti aux parlementaires et aux Québécois», a-t-il ajouté, toujours la semaine dernière.
Jacques Daoust a démissionné de toutes ses responsabilités politiques, y compris celles de député de Verdun, le 19 août dernier. Plus tôt dans la même journée, le premier ministre Philippe Couillard avait refusé de lui exprimer sa confiance.
« Force est de constater que, bien que je n'aie quoi que ce soit à me reprocher et que j'aie toujours dit la stricte vérité, le dossier concernant les actions de RONA est devenu une distraction qui porte ombrage à la réalisation du plan de notre gouvernement», a-t-il écrit dans son communiqué de départ.

Accusée de corruption, Nathalie Normandeau sera présente en cour lundi

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Publié le 29 août 2016 à 07h42 | Mis à jour à 07h42
Nathalie Normandeau... (Photo Jean-Marie Villeneuve, archives Le Soleil)
Nathalie NormandeauPHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, ARCHIVES LE SOLEIL
PATRICE BERGERON
La Presse Canadienne
Québec
L'ancienne ministre libérale Nathalie Normandeau sera présente en cour lundi pour la première fois depuis le début des procédures contre elle.
Accusée notamment de corruption avec six autres personnes à la suite d'un vaste coup de filet de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) le 17 mars, elle sera au palais de justice de Québec pour une conférence de gestion en vue de fixer l'enquête préliminaire.
Lors de la dernière audience, le 5 juillet, le juge Alain Morand, de la Cour du Québec, avait exigé la présence de tous les accusés et de leurs avocats à la prochaine étape des procédures.
Par la voix de leurs avocats, les accusés avaient alors fait savoir qu'ils allaient contester la tenue du procès dans le cadre de leur enquête préliminaire. La Couronne devra donc ainsi faire sa preuve sur les éléments essentiels de l'infraction. Le juge aura à déterminer, à la fin de l'ensemble de la preuve, s'il doit citer à procès chacun des prévenus sur les chefs d'accusation qu'on leur reproche, avait alors expliqué le procureur de la Couronne, Pascal Lescarbeau.
L'enquête préliminaire devrait avoir lieu en 2017, mais elle pourrait être plus longue étant donné la contestation du renvoi en procès, avait-il aussi indiqué.
Nathalie Normandeau fait face à un total de sept chefs d'accusation de complot, de corruption, d'abus de confiance et de fraude. Elle est passible d'un maximum de 14 ans d'emprisonnement.
Ancienne mairesse de Maria, en Gaspésie, Nathalie Normandeau a été députée de Bonaventure pendant 12 ans, vice-première ministre, ainsi que titulaire du portefeuille des Affaires municipales et des Ressources naturelles dans le gouvernement de Jean Charest, jusqu'à sa démission en 2011.
Elle est devenue plus tard animatrice au FM93, à Québec. Elle poursuit actuellement son ancien employeur, Cogeco, qui l'a suspendue sans solde, puis congédiée à la suite de son arrestation.
Toutefois, elle a maintenant retrouvé un microphone : à compter de septembre, elle sera à l'antenne de BLVD 102,1, toujours dans la région de Québec, mais tous les partis représentés à l'Assemblée nationale ont fait savoir qu'ils allaient la boycotter. Cependant, des élus fédéraux ont indiqué qu'ils accepteraient ses invitations.
Un groupe de Gaspésiens a mis sur pied un fonds de défense qui collecte des dons pour appuyer Nathalie Normandeau dans ses démarches judiciaires contre son ancien employeur. Les quelques libéraux qui sont instigateurs de ce fonds visent à amasser 300 000 $, dont 150 000 $ d'ici à décembre.
Les six autres accusés arrêtés en même temps que Nathalie Normandeau sont son ex-directeur de cabinet, Bruno Lortie, trois anciens dirigeants du cabinet de génie-conseil Roche, Mario Martel, France Michaud et l'ex-ministre et organisateur libéral Marc-Yvan Côté, de même que l'ancien maire de Gaspé, François Roussy, et l'ancien responsable du bureau de circonscription de Pauline Marois dans Charlevoix, Ernest Murray.
À la suite des arrestations, le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière, avait déclaré que les sept prévenus étaient soupçonnés d'avoir participé à « des stratagèmes criminels reliant à la fois des activités frauduleuses de financement politique et l'obtention indue de subventions gouvernementales ou de contrats publics ».

Trump bénéfique pour le Canada, dit un allié

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Publié le 29 août 2016 à 08h27 | Mis à jour à 08h27
Le gouverneur du Maine Paul LePage.... (REUTERS)
Le gouverneur du Maine Paul LePage.REUTERS
(Boston) Le Canada gagnerait à voir Donald Trump devenir président des États-Unis, notamment dans le dossier du bois d'oeuvre, a affirmé ce matin son proche allié, le gouverneur du Maine Paul LePage.
La relation entre les deux pays «serait meilleure» si le candidat républicain remportait la Maison-Blanche en novembre prochain, parce qu'il «est vraiment en faveur du libre-marché», a affirmé le gouverneur LePage. 
L'homme fort du Maine, un Républicain, est l'un des premiers gouverneurs à avoir publiquement annoncé son soutien à Donald Trump et participe à ses rassemblements électoraux.
Si son candidat propose l'érection d'un mur sur la frontière avec le Mexique, c'est loin d'être le cas dans le nord du pays. Entre le Canada et les États-Unis, «nous ne devrions pas avoir de frontière... pour les échanges commerciaux, a-t-il ajouté. «Ça devrait être complètement ouvert.»
Même dans le dossier du bois d'oeuvre, Donal Trump Quand les Américains ne sont pas compétitifs, ils cherchent à blâmer quelqu'un. Dans ce dossier, nous avons tort. Nous devons revenir à la réalité» Le gouvernement «reviendra à la réalité, particulièrement après novembre.»
Donald Trump «est très informé» des enjeux canado-américains, a continué M. LePage. «Très informé. Je lui en parle souvent.»
Paul LePage a été mêlé à des controverses sur le racisme toute la semaine dernière. Il a notamment qualifié les Afro-Américains et les Hispano-Américains d'«ennemis» et a fait référence aux trafiquants de drogue de l'État de New York qui font des affaires dans son état et «la moitié mettent enceinte une jeune femme blanche avant de quitter».
Cela ne l'empêche pas de participer à la Conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'Est du Canada et d'y annoncer - en compagnie de Philippe Couillard - la mise en place d'un corridor de recharge entre Québec et Portland, au Maine. Les Québécois devraient donc pouvoir se rendre rapidement sur les plages d'Ogunquit et d'Old Orchard en voiture électrique l'été prochain.