vendredi, juillet 22, 2016

Ivanka Trump à la conquête des électrices pour son père

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Publié le 21 juillet 2016 à 14h50 | Mis à jour le 22 juillet 2016 à 00h27
Donald Trump en compagnie de sa fille, Ivanka... (Photo Carlo Allegri, REUTERS)
Donald Trump en compagnie de sa fille, Ivanka TrumpPHOTO CARLO ALLEGRI, REUTERS

Agence France-Presse
CLEVELAND
Ivanka Trump, la fille du candidat républicain à la présidence américaine a promis jeudi que son père se battrait pour l'égalité des salaires entre hommes et femmes et pour aider les mères de famille, des sujets rarement évoqués par son père.
Ivanka, 34 ans, femme d'affaires accomplie, très proche de son père, avait jeudi soir la responsabilité de le présenter aux milliers de délégués et invités à la convention républicaine de Cleveland, avant son discours d'investiture en vue de la présidentielle de novembre.
Très élégante, vêtue d'une simple robe rose, elle a décrit un père comme un «battant», qui «non seulement a la force et la capacité nécessaire pour devenir le prochain président, mais aussi la gentillesse et la compassion qui en feront le dirigeant dont a besoin ce pays».
Comme beaucoup de gens de ma génération, «je ne me considère pas catégoriquement républicaine et démocrate», a-t-elle déclaré, avant d'évoquer des thèmes qui semblaient tirés d'une campagne démocrate, et visaient clairement à rassurer des électrices qui majoritairement ne font pas confiance au milliardaire facilement insultant.
S'il devient président, il «s'appliquera à rendre meilleur marché les gardes d'enfants, et à les rendre accessibles à tous», a-t-elle déclaré. Et il se battra «pour un salaire égal à travail égal», a-t-elle ajouté.
Elle a affirmé qu'à la Trump Organization, la société de son père dont elle est vice-présidente, les femmes étaient payées comme les hommes, et constituaient la majorité des cadres.
«Un vrai changement viendra seulement de l'extérieur du système, et il viendra seulement d'un homme qui a passé toute sa vie à faire ce que les autres jugeaient impossible», a ajouté cette mère de trois jeunes enfants, la fille préférée de Donald Trump, en affirmant aussi que son père «ne voyait pas la couleur des gens ni leur sexe».
«Il est dur et persévérant. Il est honnête et réel. C'est un optimiste et il croit dur comme fer à l'Amérique et en son potentiel. Il aime sa famille et il aime son pays de tout son coeur. Les politiciens demandent à être jugés sur leurs promesses, je vous demande de juger mon père sur ses résultats», a-t-elle ajouté, en évoquant ses succès dans l'immobilier.

L'accord de libre-échange interprovincial difficile à conclure

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Publié le 21 juillet 2016 à 21h00 | Mis à jour le 21 juillet 2016 à 21h00
Philippe Couillard a affirmé qu'un accord pourrait être... (Photo Jonathan Hayward, La Presse Canadienne)
PHOTO JONATHAN HAYWARD, LA PRESSE CANADIENNE
Philippe Couillard a affirmé qu'un accord pourrait être conclu sans un consensus sur la circulation des boissons alcoolisées, mais a souligné que cela ne serait pas dans l'intérêt des producteurs et des consommateurs.

BOB WEBER
La Presse Canadienne
WHITEHORSE
L'objectif d'un accord de libre-échange interprovincial apparaissait toujours inatteignable, jeudi après-midi, alors que se concluait la première journée de discussions entre les premiers ministres des provinces et des territoires réunis à Whitehorse, au Yukon, dans le cadre de la rencontre semestrielle du Conseil de la fédération.
Un petit nombre d'enjeux complexes doivent toujours être discutés, a mentionné le premier ministre du Québec, Philippe Couillard. Il a toutefois dit avoir encore espoir que ces questions plus difficiles à résoudre soient réglées d'ici la fin de la rencontre, vendredi.
La circulation du vin et de la bière est un enjeu important pour le Québec, a-t-il ajouté.
M. Couillard a affirmé qu'un accord pourrait être conclu sans un consensus sur la circulation des boissons alcoolisées, mais a souligné que cela ne serait pas dans l'intérêt des producteurs et des consommateurs.
Il a indiqué que ce dossier était important pour les citoyens, qui se demandent pourquoi ils ne peuvent pas obtenir plus facilement des vins d'une autre juridiction.
Les premiers ministres de l'Alberta et de la Saskatchewan, Rachel Notley et Brad Wall, se sont pour leur part entretenus en privé au sujet de la récente majoration du prix de la bière en Alberta. Aucun détail sur les résultats de ce tête-à-tête n'a cependant été divulgué.
M. Couillard a fait ces commentaires à la fin d'une journée remplie de discussions allant de la taxe sur le carbone à la légalisation de la marijuana, en passant par le financement des soins de santé.
M. Wall a par ailleurs tenu à revenir sur les déclarations faites la veille par le premier ministre Justin Trudeau au sujet de la nécessité d'établir une taxe nationale sur le carbone. Brad Wall a trouvé étrange que M. Trudeau ait lancé cette idée avant même le dépôt du rapport d'un groupe de travail fédéral-provincial mis sur pied pour discuter justement des changements climatiques.
«S'il s'agit d'un processus légitime, pourquoi alors le premier ministre et sa ministre de l'environnement semblent vouloir ignorer le travail du comité?», s'est interrogé tout haut le premier ministre de la Saskatchewan.
«Avec le gouvernement antérieur, il n'était pas vraiment question de travailler en collaboration alors nous étions rarement surpris. Honnêtement, je ne sais pas trop ce que est préférable», a-t-il ajouté.
Le premier ministre fédéral ne participe pas aux réunions du Conseil de la fédération, une structure créée en 2003 sous l'impulsion du premier ministre québécois Jean Charest.
Plusieurs premiers ministres provinciaux veulent également que des initiatives soient prises rapidement concernant la légalisation du cannabis. Ils souhaitent ainsi éviter les disparités dans la façon d'appliquer les futures lois d'un bout à l'autre du pays.
«Il y a des préoccupations réelles», avait dit le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, avant que les discussions s'ouvrent. Son homologue de la Colombie-Britannique, Christy Clark, avait manifesté son inquiétude quant à la santé publique, la sécurité et la distribution.
Les transferts fédéraux en soins de santé ont par ailleurs occupé une grande partie des débats, les premiers ministres réclamant que le financement d'Ottawa dans ce domaine augmente pour atteindre 25 %.

Trudeau appelé à démontrer que le «fédéralisme fonctionne»

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EXCLUSIF
Publié le 22 juillet 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
La note d'information destinée à Justin Trudeau offre... (photo sean kilpatrick, archives la presse canadienne)
PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
La note d'information destinée à Justin Trudeau offre un regard différent sur les priorités du gouvernement fédéral en matière d'unité nationale et des relations avec le Québec, un débat que le premier ministre évite comme la peste.

(OTTAWA) Justin Trudeau martèle sur toutes les tribunes que l'unité nationale est un débat du passé qui n'intéresse personne, mais ses fonctionnaires semblent avoir une lecture quelque peu différente de la situation. Dans une note d'information destinée au premier ministre du Canada avant sa première rencontre avec Philippe Couillard, en décembre, on lui a rappelé à deux reprises qu'il était important de démontrer aux Québécois que « le fédéralisme fonctionne ».
Ce document classé « secret » et obtenu par La Presse en vertu de la Loi sur l'accès à l'information a été rédigé en vue de la rencontre entre les deux premiers ministres, le 11 décembre à Québec. Il est adressé au premier ministre Trudeau par l'ancienne greffière du Conseil privé du Canada, Janice Charrette, qui vient d'ailleurs d'être nommée haute-commissaire du Canada au Royaume-Uni.
Mme Charrette et ses fonctionnaires y dressent une série de points et d'enjeux qui pourraient être abordés durant la rencontre. Ils établissent quelles sont les positions d'Ottawa, et les messages qui pourraient être relayés par M. Trudeau. La rédaction de telles notes pour un ministre ou premier ministre est chose courante avant une telle rencontre officielle.
L'un des dossiers ainsi abordés est celui des célébrations du 150eanniversaire de la fédération canadienne, qui se tiendront l'an prochain.
«Canada 150 offre l'occasion de resserrer les liens d'appartenance des Québécois au Canada tout en démontrant qu'une véritable collaboration Canada-Québec est possible et que le fédéralisme fonctionne.»
Extrait de la note d’information
Les fonctionnaires ajoutent que ces démarches devront être entreprises « tout en veillant à ce que le gouvernement fédéral n'isole pas la province. Il y aura des occasions de reconnaître le caractère unique du Québec et sa contribution à la fédération ».
Ce souci de démontrer que le fédéralisme fonctionne auprès du public et des électeurs québécois est exprimé plus tôt dans le document, lorsque les auteurs affirment d'entrée de jeu que « cette rencontre présente l'occasion de faire avancer les priorités communes entre les deux gouvernements et démontrer que la fédération fonctionne ».
Ils soulignent également que « le gouvernement du Québec offre une conjoncture favorable aux progrès dans des dossiers importants et pour continuer à développer des liens productifs avec la province ». Les deux paragraphes qui pourraient détailler cette affirmation ont été caviardés.
Enfin, tout au début du document, une rubrique intitulée « Résultats souhaités » fait la liste de quatre objectifs, dont le dernier est de « réitérer que la collaboration nécessitera de la flexibilité de la part du gouvernement fédéral et du gouvernement du Québec ».
« JE NE PEUX PAS CROIRE... »
Cette note d'information offre un regard différent sur les priorités du gouvernement fédéral en matière d'unité nationale et des relations avec le Québec, un débat que le premier ministre Trudeau évite comme la peste.
Dès qu'une question lui est posée sur ce sujet, M. Trudeau martèle depuis plusieurs années qu'il s'agit d'un débat du passé qui n'intéresse pas les Québécois et ne cadre pas avec leurs priorités.
Plus récemment, il s'est même montré agacé lorsque des journalistes lui ont demandé s'il reconnaissait l'existence de la « nation québécoise ». Dans une déclaration faite à l'occasion de la fête du Canada, il s'est réjoui que le Canada forme une nation depuis 149 ans. Des candidates à la direction du Parti québécois l'ont accusé de réinventer l'histoire et d'insulter « tout ce que [leur] héritage représente ».
« Le Québec est une nation, le Canada est une nation. Je ne peux pas croire qu'on est encore en train de parler de ça, quand on a besoin d'investissements en infrastructures, en eaux usées, en transports collectifs... Les Québécois veulent qu'on ait des gouvernements qui travaillent ensemble pour bâtir un meilleur avenir, pour créer des emplois, et c'est exactement ce que nous sommes en train de faire », a-t-il tranché.
- Avec la collaboration de William Leclerc