vendredi, mai 06, 2016

Sylvain Gaudreault devient chef par intérim du PQ

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 8 H 22 | Mis à jour à 17 h 32
Le député Sylvain Gaudreault s'adresse à la presse le 6 mai 2016, peu après l'annonce de sa désignation comme chef par intérim du Parti québécois.
Le député Sylvain Gaudreault s'adresse à la presse le 6 mai 2016, peu après l'annonce de
 sa désignation comme chef par intérim du Parti québécois. 
 
PHOTO : ICI RADIO-CANADA

L'Institut sur la souveraineté déjà actif grâce à PKP

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EXCLUSIF
Publié le 05 mai 2016 à 20h27 | Mis à jour le 06 mai 2016 à 07h12
Selon Daniel Turp, le désormais ex-chef du PQ... (Archives La Presse)
ARCHIVES LA PRESSE
Selon Daniel Turp, le désormais ex-chef du PQ a toujours l'intention de verser un «don important» à l'organisme pour assurer sa pérennité, a appris Le Soleil.

JEAN-MARC SALVET
Le Soleil
(Québec) L'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et des indépendances nationales (IRAI) opère actuellement grâce à un prêt personnel que lui a octroyé Pierre Karl Péladeau.
Le désormais ex-chef du Parti québécois vient par ailleurs d'assurer au président de l'Institut, Daniel Turp, qu'il a toujours l'intention de verser un «don important» à l'organisme pour assurer sa pérennité, a appris Le Soleil.
Cette confirmation a été donnée par M. Péladeau à M. Turp lors d'une rencontre que les deux hommes ont eue jeudi matin, trois jours après le départ en catastrophe de la vie politique du premier.
Pour les opérations menées jusqu'ici, «on a reçu un soutien sous la forme d'un prêt de M. Péladeau», a indiqué Daniel Turp au Soleilquelques heures après leur rencontre. «Pour la suite des choses, on compte toujours sur ce donateur qui a dit qu'il ferait un don important; et je suis très confiant que ce donateur principal voudra continuer de soutenir l'Institut», a poursuivi le président de l'Institut sur la souveraineté-comme plusieurs appellent cette organisation pour simplifier les choses.
Malgré son départ de la vie politique, «M. Péladeau continue de croire que l'Institut a toujours sa raison d'être», rapporte M. Turp. Il estime que l'option indépendantiste «est toujours sur la table et qu'on doit approfondir nos travaux» à ce sujet.
M. Péladeau n'est pas réapparu publiquement depuis qu'il a annoncé, lundi après-midi, à la surprise générale, qu'il démissionnait sur-le-champ de son poste de chef du Parti québécois et qu'il abandonnait son siège de député de Saint-Jérôme pour être auprès de ses enfants.
C'est en février 2015, en pleine course à la succession de Pauline Marois, que Pierre Karl Péladeau avait annoncé son désir de voir naître un institut de recherche sur la souveraineté.
À écouter parler M. Turp, on comprend que cet institut est en quelque sorte un legs.
Plan stratégique
L'IRAI est à élaborer son «plan stratégique», lequel lui servira de guide pour ses sujets de recherche. Les dossiers portant sur les finances publiques d'un Québec indépendant seront incontournables, affirme Daniel Turp.
Les premières recherches seront lancées à la fin de l'été prochain. Les premiers résultats devraient être diffusés d'ici la fin de l'automne, évalue-t-il.
M. Turp se dit absolument convaincu que l'IRAI obtiendra son statut d'organisme de bienfaisance auprès de l'Agence du revenu du Canada et, par ricochet, auprès de l'Agence du revenu du Québec. Le dossier sera acheminé sous peu à l'Agence du revenu du Canada.
L'obtention de ce statut confirmera selon lui que l'Institut ne pourra en aucun cas être soumis aux règles de financement des partis politiques - et que les dons n'auront donc pas à être plafonnés à 100$ par année.
Le statut d'organisme de bienfaisance permettra aux donateurs qui le souhaitent d'obtenir un crédit d'impôt pouvant équivaloir à la moitié de leur contribution. Daniel Turp rappelle que le think tank L'Idée fédérale possède ce statut.
«On veut que les citoyens investissent dans notre institut, dans ses recherches, et puissent avoir une contrepartie fiscale», dit-il.