vendredi, avril 29, 2016

«Le gouvernement de Justin Trudeau est hypocrite» - Hala Yassin, ancienne finaliste de Miss Canada

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OTTAWA - Une ancienne candidate du concours Miss Canada pense qu’il est «hypocrite» de la part du gouvernement Trudeau de se porter à la défense de la liberté d’expression tout en vendant des blindés en Arabie saoudite et en condamnant le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

« J’ai trouvé ça tellement effronté de la part du gouvernement qui se bat pour la liberté d’expression à l’extérieur, mais qui nous empêche de parler. Non seulement ça, mais on me dit quels produits j’ai le droit de boycotter ou pas », déplore Hala Yassin, en entrevue avec Le Huffington Post Québec.
hala yassin

Au départ, la jeune femme de 29 ans voulait utiliser sa tribune lors de la finale de Miss Canada 2016 afin de partager l’histoire des immigrants syriens qui, comme elle, se sont intégrés et participent à la société québécoise.

Mais son message a changé lorsque le Parlement canadien a adopté sa motion pour condamner le boycottage d’Israël. Les conservateurs et une majorité de libéraux – dont le premier ministre – ont voté en faveur de cette motion. Le NPD et le Bloc québécois ont voté contre.

« Le gouvernement de Justin Trudeau est hypocrite, affirme-t-elle sans détour. Beaucoup de gens avaient espoir. Mais le fait de vendre des blindés à l’Arabie saoudite, pendant qu’on sait très bien que Raïf Badawi est là-bas avec 1000 coups de fouet, pendant que la liberté des femmes est opprimée, quand on empêche la liberté d’expression en condamnant le mouvement BDS, c’est vraiment très décevant. »

« Ça va contre toutes les valeurs dont Justin Trudeau parle quand il dit qu’on est pour la liberté d’expression, qu’on est contre les crimes de guerre. Pourtant, on fait affaire avec eux. C’est aberrant. On est très déçus. »
Bien plus qu'un joli visage

L’activiste de 29 ans est membre du conseil d’administration de l’organisation palestiniens et juifs unis (PAJU). Depuis des années, elle s’implique aussi dans la lutte contre le SIDA, le cancer et s’investit auprès des centres jeunesse. Elle a aussi organiséune marche à Montréal en l’honneur de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela en 2013.

Mais Hala, une ingénieure civile, n’est pas seulement engagée – elle est aussi très jolie. Et puisqu’elle est jolie, elle serait écoutée par les médias. Une amie lui a donc suggéré de tenter sa chance dans des concours de beauté afin d’ajouter de la substance aux habituels discours de paix dans le monde.

Il fallait auparavant convaincre son cercle militant de laisser l’une de ses porte-paroles se parader en robe tout en prêchant le féminisme et en dénonçant les mesures anti-austérité du gouvernement. Pas question de la faire participer à un concours en bikini.
hala yassin
"C’est le seul endroit dans le monde entier où l’on regarde quelque chose comme ça et on l’applaudit."

Lors de la finale du concours Miss Québec 2015, Hala a utilisé sa plateforme pour dénoncer la violence physique, psychologique et sexuelle faite aux filles et aux femmes à travers le monde. Elle a aussi demandé une enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées au Canada, souhait qui a été exaucé par le gouvernement Trudeau quelques mois après.

Elle a voulu répéter l’expérience avec Miss Canada en 2016. Mais cette fois, c’était pour s’en prendre aux libéraux qui justifient les crimes de guerre d’Israël à son avis.

« Quand on voit des enfants-soldats, tout le monde le condamne. Quand on voit la famine ou la dictature, on va s’insurger. Mais Israël peut faire tout ça sans que personne ne s’insurge, sans que personne ne condamne ou sinon, ils condamnent à faible voix, sans donner aucune conséquence », critique-t-elle.

« Il y a des gens qui meurent de faim, qui n’ont pas accès à l’eau, qui n’ont pas de liberté d’expression, qui sont des citoyens de troisième classe. C’est le seul endroit dans le monde entier où l’on regarde quelque chose comme ça et on l’applaudit. C’est pour cela que c’est ma cause à moi. Les gens sont oubliés parce qu’ils ne veulent pas se battre. »
Deux poids, deux mesures

C’est lors d’un cours de cégep sur l’histoire du Moyen-Orient que Hala s’est intéressée au conflit israélo-palestinien. Petit à petit, elle a commencé à marcher dans les rues pour la liberté de la Palestine – une « cause perdue » selon ses dires.

« Je ne comprenais pas pourquoi, dans les autres pays, quand on voit quelque chose d’affreux arriver, on n’hésite pas à condamner, tandis qu’en Palestine, on applaudit la répression. Ce n’est même pas comme si on n’en parle pas, on l’applaudit, on l’encourage », critique la jeune femme.

« Le seul moyen qu’on a pour se battre, c’est avec notre liberté de choix et notre liberté d’expression », poursuit Hala. Si le mouvement BDS lui tient à cœur, c’est parce qu’il s’agit d’une « façon pacifique » de manifester son désaccord avec les États voyous. 

Jusqu’à maintenant, des dizaines de syndicats et d’associations étudiantes – dont la Confédération des syndicats nationaux et la Fédération des femmes du Québec – ont joint leur voix au boycottage d’Israël.

« Pour qu’Israël finisse par se rendre compte qu’ils font quelque chose de mal, comme [lors de l’apartheid] en Afrique du Sud, c’est d’essayer de les serrer, de les isoler pour leur dire d’arrêter. C’est notre moyen, ça fonctionne et parce que ça fonctionne, Israël dénonce le mouvement BDS. »
hala yassin
hala yassin"Le seul moyen qu’on a pour se battre, c’est avec notre liberté de choix et notre liberté d’expression."

Hala a quitté la Syrie avec ses parents et sa soeur lorsqu’elle était enfant. Son père - qui sentait déjà la soupe chaude sous la dictature de Hafez el-Assad, le père de Bachar - voulait quitter avant qu’une guerre civile éclate et oblige des millions de citoyens à fuir leur pays.

Pourtant, c’est le sort du peuple palestinien qui la préoccupe. « Je ne me suis jamais vue comme une Syrienne qui doit se battre pour la Syrie. Je me suis toujours vue comme humaine et je dois me battre pour l’humanité », se justifie-t-elle.

L’ingénieure civile dit vouloir maintenant « redonner » tout ce que le Québec lui a apporté. « Si je pouvais, je prendrais les causes du monde entier sur moi. Mais je n’en suis pas capable », réitère-t-elle. 

Hala n’a pas remporté le concours de Miss Canada. En fait, elle ne voulait pas gagner. Elle aura tout de même réussi à devenir « la voix pour ceux qui n’en avaient pas » et à écorcher le gouvernement du haut de son piédestal.

Financement politique : le DGE veut plus de pouvoirs d'enquête

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PUBLIÉ LE JEUDI 28 AVRIL 2016 À 22 H 16

Le ras-le-bol contre l’austérité prend la rue

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 7 H 13 | Mis à jour il y a 6 minutes
Les manifestants réclament un réinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux.
Les manifestants réclament un réinvestissement dans les services publics et
 les programmes sociaux. 
 
PHOTO : ICI RADIO-CANADA

Des groupes communautaires, des syndicats, de même que des chauffeurs de taxi tiennent une journée d'actions et de perturbations à Québec, à Montréal, et ailleurs dans la province, pour dénoncer les politiques d'austérité du gouvernement Couillard.
Les manifestants, qui répondent à l'appel de la Coalition Main rouge, réclament un réinvestissement massif dans les services publics et les programmes sociaux.
Une première action s'est tenue ce matin au ministère des Finances sur la rue Saint-Louis à Québec. Une centaine de manifestants ont bloqué l'accès à l'édifice du Vieux-Québec. 
Ann Gingras présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) soutient que les mesures d'austérité « continuent à faire leur œuvre ».
« Même si on essaie d'annoncer des réinvestissements dans les services publics et dans les programmes sociaux, on sait que c'est minime comparé aux coupures qu'il y a eu dans les trois dernières années. Il faut absolument qu'on soit capables de consolider et d'investir dans nos services publics », dit-elle.
Une cinquantaine d'organismes communautaires à Québec sont en grève pour cette journée de mobilisation.
Lutte à l'évasion fiscale
Outre l'austérité, les manifestants dénoncent également l'impact du recours aux paradis fiscaux sur les finances du Québec. Ils demandent au gouvernement Couillard d'abandonner les mesures d'austérité pour se concentrer plutôt sur la lutte à l'évasion fiscale.
Anne-Valérie Lemieux-Breton, porte-parole de la manifestation, soutient que le gouvernement doit « aller chercher l'argent où il se trouve » pour réinvestir dans les services publics et les programmes sociaux.
« On l'a vu dernièrement avec les grands scandales, Panama Papers et tout, Statistique Canada a sorti mardi des chiffres disant qu'il y a 270 milliards de dollars depuis 1990 qui est parti dans des paradis fiscaux, donc de l'argent canadien qui a échappé au fisc », illustre-t-elle.
Mobilisation des chauffeurs de taxi
Les manifestants ont aussi l'appui des chauffeurs de taxi. Ces derniers manifesteront au centre-ville de Québec à midi dans une grande artère et, plus tard, dans le secteur de la colline Parlementaire.
À Montréal, une manifestation accompagnée d'actions aura lieu au centre-ville à midi.
Rencontre avec Philippe Couillard
Par ailleurs, les chefs syndicaux rencontrent le premier ministre Philippe Couillard, ce matin, dans le cadre de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.
Ils profiteront de la rencontre pour faire entendre leurs revendications pour ce qui est de la hausse du salaire minimum, des prestations d'aide sociale, de meilleures prestations des revenus à la retraite et de réinvestissement dans les services publics et communautaires.

Pas d'indépendance sans la gauche, selon QS

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Pas d'indépendance sans la gauche, selon QS
Amir Khadir, Françoise David et Manon Massé. Photo Archives / Agence QMI

Geneviève Lajoie



QUÉBEC - Malgré les appels à la convergence, un fossé sépare encore Québec solidaire et le Parti québécois.
C'est ce que font valoir les députés solidaires Amir Khadir et Manon Massé, qui prennent en exemple leur divergence d'opinion avec les péquistes sur le sort du salaire minimum.
Si Pierre Karl Péladeau fait de l'oeil à QS, il a refusé d'appuyer jeudi une motion des solidaires réclamant une hausse du salaire minimum à 15 $, une idée qui fait son chemin en Amérique du Nord.
«On parle beaucoup de convergence, mais là, on voit à quel point il y a une divergence de vision sur l'indépendantisme, a souligné le député Khadir. Qui vote pour l'indépendance du Québec? Ce sont les gens à faible salaire en grande grande majorité! Le mouvement indépendantiste ne réussira pas l'indépendance du Québec si les 99 % ne sont pas avec nous!»
QS est toujours le seul et unique parti politique au Québec à défendre les bas salariés, a mentionné sa collègue Manon Massé. «Je pense que le PQ a manqué une occasion aujourd'hui de dire qu'il est préoccupé par la pauvreté que vivent les gens qui sont à petits salaires».

KHADIR SE CONFIE

L'idée d'une convergence des forces souverainiste braque les projecteurs sur les deux vedettes vieillissantes de QS, Françoise David et Amir Khadir. La députée de Gouin, qui aura 70 ans au moment des prochaines élections générales (2018), a admis récemment qu'elle réfléchissait à la possibilité de ne pas se porter candidate.
Dans un élan de sincérité, le député de Mercier a confié jeudi qu'il jongle avec l'idée de se retirer depuis un bon moment déjà.
«Si j'avais pu, disons, passer le flambeau en 2012, je l'aurais fait. Si j'avais pu le faire en 2014, je l'aurais fait. Si je peux le faire en 2018, je vais le faire». S'il a accepté de rester jusqu'à maintenant, c'est que son parti «a des difficultés à percer le conservatisme» de la classe politique et médiatique.
Vibrant orateur et parlementaire coriace, Amir Khadir souhaiterait que la politique mette moins l'accent sur les personnalités, davantage sur les idées. Selon lui, peut-être qu'au fond, cette personnalisation du débat politique nuit à cette convergence évoquée par le chef péquiste.

Rendez Vous LeBreton et les Sénateurs remportent la bataille des plaines

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Publié le 28 avril 2016 à 15h01 | Mis à jour le 28 avril 2016 à 22h33
La CCN a retenu le projet de Rendez... (Etienne Ranger, LeDroit)
ETIENNE RANGER, LEDROIT
La CCN a retenu le projet de Rendez Vous LeBreton, le groupe mené par le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk.

Un nouvel aréna pour les Sénateurs, 4400 unités d'habitation dont des logements abordables, cinq districts distincts, un toit vert, la couverture du corridor ferroviaire du train léger, la modernisation d'un aqueduc caché où l'on pourra patiner... Les plaines LeBreton, ce vaste territoire vacant de 53 acres au coeur d'Ottawa, auront un nouveau visage d'ici quelques années.
Au terme d'un long processus entamé en 2014, la Commission de la capitale nationale (CCN) a retenu jeudi le projet de Rendez Vous LeBreton, le groupe mené par le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk, sur la recommandation d'un comité d'évaluation.
Composé de membres de la CCN et de deux personnes de l'extérieur, dont l'architecte de renommée Jack Diamond, ce comité s'était penché sur deux projets d'envergure. En fin de compte, le projet IllumiNATION du groupe Rendez Vous LeBreton a eu le meilleur sur le projet Ré-Imaginé du consortium formé de Devcore, Canderel et du groupe DLS, dont font partie le fondateur du Cirque du Soleil Guy Laliberté et André Desmarais, de Power Corporation.
La décision a été entérinée jeudi par le conseil d'administration de la CCN.
Des négociations s'entameront maintenant avec Rendez Vous LeBreton pour mener cette proposition à terme. Selon le premier dirigeant de la CCN, Mark Kristmanson, le projet IllumiNATION n'est «qu'un point de départ». Il tentera de trouver des moyens de lui donner davantage un caractère d'importance nationale. Si les négociations devaient échouer, le projet Ré-Imaginé de Devcore pourrait être ressuscité, ont expliqué les responsables de la CCN. Quoiqu'il arrive, la première pelletée de terre n'est envisageable que dans trois à cinq ans, a-t-on appris jeudi.
Selon M. Kristmanson, quelques aspects ont joué en faveur du groupe Rendez Vous LeBreton, dont l'indéniable aréna de 18 500 places qui deviendra le nouveau domicile des Sénateurs d'Ottawa et le «moteur économique» de ce nouveau quartier urbain. Eugene Melnyk ne cachait pas sa joie, jeudi après-midi. Cela va rentabiliser la situation des Sénateurs, a-t-il souligné.
Point important, le concept proposé de rails couverts avec des espaces verts promet d'atténuer le bruit du train léger d'Ottawa et de créer des liaisons nord-sud. Les experts ont également noté que les éléments proposés par le groupe de M. Melnyk offraient des activités à longueur d'année.
Le maire d'Ottawa, Jim Watson, et son homologue de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, ont bien accueilli ce projet qui alimentera l'activité économique des deux côtés de la rivière des Outaouais.
Pour le maire Watson, ce grand projet urbain qui sera accessible aux deux arrêts du train léger dans les plaines LeBreton est gage de succès pour la ligne de la Confédération.
Plus de précisions
Peu de détails ont filtré au sujet de la décision de rejeter la proposition du groupe mené par Devcore, mais selon M. Kristmanson, le comité d'évaluation aurait souhaité plus de précisions au sujet du plan d'affaires visant la construction de quelques musées sur ce site.
«Je pense que cela était très attirant, mais on voulait plus de détails au sujet du plan d'affaires. L'aréna d'une ligue nationale, c'est un produit connu et éprouvé», a-t-il indiqué.
Il y avait aussi une seule entrée pour le stationnement sous-terrain qui débouchait sur la rue Wellington, contrainte susceptible de créer des problèmes lors d'événements publics. Par contre, l'idée d'une école primaire francophone avait été très bien reçue par le public.
Le consortium Rendez Vous LeBreton est composé de Windmill Developments, Brigil Construction, Mattamy Homes, Tomlinson et Morley Hoppner Group. Rendez-vous LeBreton s'est également associé à Centretown Citizens Ottawa Corporation, un groupe spécialisé dans le logement abordable.

Le maire Watson penchait aussi du côté du gagnant

Le maire Jim Watson a félicité le propriétaire... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 5.0
Le maire Jim Watson a félicité le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk, après l'annonce de la CCN.
ETIENNE RANGER, LEDROIT
Le maire d'Ottawa, Jim Watson, n'a pas caché jeudi qu'il avait une préférence pour le projet du propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk.
«Je pensais que ce projet était plus fort, plus réaliste, plus diversifié», a-t-il indiqué jeudi lors d'une conférence de presse. «Je pense que la proposition du deuxième groupe (Devcore) de construire un aréna a surpris bon nombre d'entre nous. La question qui revenait souvent, c'est la suivante: comment construire un aréna si on n'a pas d'équipe?»
Or, si jamais les négociations avec Rendez Vous LeBreton devaient tomber à l'eau, il se rassure de voir que Devcore a «un plan de rechange réaliste». «C'est donc dire qu'on ne se retrouvera pas dans deux ans sans plan et sans activité sur ce site.»
Selon lui, la proposition de Rendez Vous LeBreton permettra de revitaliser ce secteur important, un espace vide depuis 50 ans. L'idée d'avoir un aréna au centre-ville donnera un élan au développement économique et au projet de train léger qu'il faudra étendre vers l'ouest.
Pour sa part, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin a qualifié ce projet de «force intéressante» qui s'arrime bien avec le projet Zibi. «Ces investissements-là sont massifs, dit-il. On parle de plusieurs milliards de dollars, donc, c'est une bonne nouvelle pour l'ensemble de la région.»

Une clinique bombardée à Alep après le carnage dans un hôpital

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Publié le 29 avril 2016 à 07h28 | Mis à jour à 07h28
Des bombardements mettent à rude épreuve les habitants... (PHOTO AMEER ALHALBI, AFP)
PHOTO AMEER ALHALBI, AFP
Des bombardements mettent à rude épreuve les habitants de la ville d'Alep, en Syrie. La guerre dans ce pays qui est entrée dans sa sixième année a fait plus de 270 000 morts et poussé la moitié de la population à quitter son foyer.

KARAM AL-MASRI
Agence France-Presse
Alep
Une clinique a été touchée vendredi par un bombardement dans la partie rebelle d'Alep, plus de 24 heures après des raids sur un hôpital qui a fait des dizaines de morts dans la deuxième ville de Syrie.
« La terre est en train de trembler sous nos pieds », a témoigné un habitant du quartier populaire de Boustane al-Qasr, de nouveau pris pour cible vendredi par des raids intenses menés par l'armée de l'air du régime.
« Les bombardements n'ont pas arrêté dans la nuit ; on n'a pas fermé l'oeil », a-t-il précisé à l'AFP.
Pour les habitants d'Alep, la trêve imposée par les Russes et les Américains au régime syrien et aux rebelles depuis fin février n'est plus qu'un lointain souvenir. Plus de 200 civils ont en effet péri en une semaine dans les bombardements ayant touché la grande ville du nord, divisée depuis 2012.
Les raids sur les quartiers rebelles ont fait vendredi au moins deux nouveaux morts, une femme et un enfant, selon un bilan établi en milieu de matinée par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). La télévision syrienne a fait état de trois personnes tuées par des tirs de roquettes de rebelles sur les quartiers tenus par régime.

Un correspondant de l'AFP dans la partie rebelle a compté au moins dix frappes tandis que secouristes et ambulanciers, débordés, s'activaient de quartier en quartier.
Le raid sur la clinique située à Marjé, un quartier de la partie est, a blessé plusieurs personnes, dont un infirmier, et fortement endommagé le bâtiment, a indiqué la Défense civile à l'AFP.
Prière annulée
Par peur de nouveaux bombardements, la prière du vendredi a été suspendue pour la première fois dans les quartiers rebelles, selon une instance religieuse.
Cette décision a été prise au lendemain de la pire journée depuis la rupture du cessez-le-feu à Alep il y a une semaine, avec 54 civils tués, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Au moins 32 d'entre eux, dont trois enfants, ont péri dans des frappes du régime, la majorité dans le bombardement de l'hôpital al-Qods. 22 autres, dont deux enfants, ont été tués dans des tirs rebelles, d'après cette ONG.
L'ONU a jugé « inexcusable » l'attaque de cet hôpital, son patron Ban Ki-moon appelant à ce que « justice soit faite pour ces crimes ».
M. Ban a condamné les « récents bombardements aveugles par les forces gouvernementales et les groupes d'opposition, et des tactiques terroristes employées par des extrémistes ». Il a appelé tous les belligérants à « s'engager de nouveau immédiatement à cesser les hostilités ».
Le régime de Bachar al-Assad a démenti avoir bombardé l'hôpital, le ministre de l'Information Omrane al-Zoabi affirmant même que l'établissement n'existait pas.
Les États-Unis se sont dits jeudi soir « scandalisés » par ces raids qui ont visiblement « visé délibérément un bâtiment médical connu » et « s'ajoutent au bilan édifiant du régime Assad qui s'en est déjà pris à de telles installations et à des secouristes », selon le secrétaire d'État John Kerry.
« Désastre humanitaire »
Médecins sans frontières (MSF), qui soutenait l'hôpital, a condamné cet acte « révoltant ayant encore visé un centre de santé en Syrie ». Cet établissement était « le principal centre pédiatrique de la région », a précisé l'ONG. Le dernier pédiatre de la zone y a d'ailleurs trouvé la mort.
Face au carnage, M. de Mistura a appelé la Russie et les États-Unis, parrains de la trêve entrée en vigueur le 27 février, à prendre une « initiative urgente » pour la remettre en selle.
Pour le Comité international de la Croix Rouge, Alep est désormais « aux portes d'un désastre humanitaire ». « Où que vous alliez, vous entendez les explosions de mortiers, les bombardements et le vol des avions », selon Valter Gros, le représentant du CICR dans la ville. « Les habitants vivent sur le fil du rasoir. Tous craignent pour leur vie ».
L'ONU a averti jeudi que des centaines de milliers de Syriens risquaient de ne plus pouvoir recevoir d'aide d'urgence si les combats se poursuivaient.
La guerre dans ce pays qui est entrée dans sa sixième année a fait plus de 270 000 morts et poussé la moitié de la population à quitter son foyer.

Californie: violentes protestations devant un rassemblement de Trump

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Publié le 29 avril 2016 à 06h44 | Mis à jour à 06h44
Des partisans et des opposants de Trump se... (PHOTO CHRIS CARLSON, AP)
PHOTO CHRIS CARLSON, AP
Des partisans et des opposants de Trump se sont affrontés jeudi soir en Californie.

Agence France-Presse
LOS ANGELES
Des centaines de manifestants anti-Trump se sont massés devant un amphithéâtre où le candidat à l'investiture du Parti républicain tenait jeudi soir un rassemblement en Californie, lançant des pierres sur la police qui a annoncé avoir arrêté une vingtaine de personnes.
Les manifestants se sont rassemblés devant l'amphithéâtre de Costa Mesa dans le comté d'Orange, où Donald Trump venait de prononcer un discours devant des milliers de ses partisans, selon le Los Angeles Times.
Ils ont lancé des pierres sur les voitures qui passaient et ont vandalisé des véhicules, d'après le journal. Les manifestants s'en sont pris aux voitures de police, brisant les vitres d'une d'elles et tentant de renverser une autre.
La police du comté d'Orange a annoncé sur Twitter vers 23H00 jeudi (06H00 GMT vendredi) que les protestations étaient terminées, et précisé qu'une vingtaine de personnes avaient été arrêtées.
Selon le LA Times, certains des protestataires, qui brandissaient des drapeaux américains et mexicains, ont bloqué la circulation, dont l'un des accès à une autoroute.
La Californie, qui doit voter le 7 juin pour les primaires républicaines, est un État crucial pour Donald Trump. Elle attribuera la quasi-totalité de ses 172 délégués au vainqueur. Les sondages donnent l'avantage au milliardaire.
Ce dernier a remercié sur Twitter les habitants du comté d'Orange après le rassemblement de jeudi soir. « Merci Costa Mesa en Californie ! 31 000 personnes sont venues ce soir et des milliers n'ont pas eu de place. Je reviendrai ! », a-t-il écrit.
Donald Trump a promis de faire construire un mur géant entre les États-Unis et le Mexique et de le faire payer par Mexico, dans le but de mettre fin à l'immigration illégale.

Québec a le pouvoir de statuer sur Énergie Est, affirme Heurtel


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Publié le 28 avril 2016 à 11h05 | Mis à jour le 28 avril 2016 à 11h05
Le ministre de l'Environnement, David Heurtel.... (Photo Jacques Boissinot, archives PC)
Le ministre de l'Environnement, David Heurtel.PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC

Martin Croteau
MARTIN CROTEAU
La Presse
(Québec) N'en déplaise à TransCanada, le gouvernement du Québec a bien le pouvoir de statuer sur la portion québécoise du projet d'oléoduc Énergie Est, a affirmé jeudi le ministre de l'Environnement, David Heurtel.
Depuis le début de la semaine, le ministre refusait de dire si son gouvernement a le pouvoir de bloquer Énergie Est. La Presserévélait mercredi que TransCanada refuse toujours de reconnaître que son projet est assujetti à la loi du Québec, même si elle a accepté de le soumettre à un examen complet du BAPE.
M. Heurtel a remis les pendules à l'heure au cours d'une mêlée de presse jeudi matin.
« TransCanada peut dire et écrire pas mal tout ce qu'ils veulent », a-t-il lancé.
Au final, c'est le gouvernement du Québec qui va statuer sur la portion québécoise du projet, a-t-il poursuivi.
« Si vous regardez ce processus [prévu par la loi], il se termine avec quoi ? Une décision du conseil des ministres, l'émission ou non d'un certificat d'autorisation, a indiqué le ministre. Le Québec va faire ses devoirs, va faire une évaluation environnementale complète du projet et va prendre une décision. »
Le ministre a toutefois qualifié d'« hypothèse » la possibilité que son gouvernement bloque le projet Énergie Est.
Le gouvernement Couillard avait institué une étude du BAPE afin d'étoffer sa position devant l'Office national de l'énergie, l'organisme fédéral qui évaluera Énergie Est. Début mars, Québec s'est adressé aux tribunaux pour forcer TransCanada à se soumettre à la Loi québécoise sur la qualité de l'environnement, qui prévoit la tenue d'un examen plus approfondi.
TransCanada avait toujours maintenu que seul le gouvernement fédéral a le pouvoir de statuer sur son projet. Elle a toutefois accepté de le soumettre à l'évaluation provinciale en vertu d'une entente à l'amiable conclue avec Québec vendredi dernier.
S'il est approuvé, l'oléoduc Énergie Est sera le plus important pipeline en Amérique du Nord, avec une capacité de 1,1 million de barils par jour.

Trudeau transporte des cruches d'eau dans la réserve isolée de Shoal Lake 40

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Publié le 28 avril 2016 à 22h38 | Mis à jour le 28 avril 2016 à 22h38
Mercredi, le premier minstre Justin Trudeau a rencontré... (Photo Matt Smith, PC)
PHOTO MATT SMITH, PC
Mercredi, le premier minstre Justin Trudeau a rencontré des étudiants, des professeurs, des chefs et des dignitaires à l'école secondaire de Oskayak, à Saskatoon.

La Presse Canadienne
SHOAL LAKE, Ontario
Le premier ministre Justin Trudeau a participé au transport de grandes cruches d'eau potable et a parlé à de jeunes élèves, jeudi, alors qu'il a constaté les problèmes quotidiens d'une réserve isolée faisant l'objet d'un avis d'ébullition depuis 19 ans.
M. Trudeau a passé sept heures sur le territoire occupé par la Première Nation de Shoal Lake 40, le long de la frontière entre le Manitoba et l'Ontario. La réserve a été isolée par les eaux il y a un siècle lors de la construction d'un aqueduc qui transporte de l'eau potable jusqu'à Winnipeg.
Après la visite du premier ministre, le chef Erwin Redsky a déclaré qu'il s'agissait d'un jour «extraordinaire», l'occasion pour que le premier ministre «voit et ressente les souffrances quotidiennes» de la Première Nation.
La visite se voulait privée, fermée à tous les médias à l'exception de Vice Canada, qui tourne un documentaire sur la question.
M. Trudeau a embarqué dans un camion utilisé pour transporter des cruches de 20 litres d'eau, et les a livrées à trois maisons, a indiqué M. Redsky.
Le gouvernement fédéral, de même que le gouvernement du Manitoba et la Ville de Winnipeg, se sont récemment engagés à construire une route adaptée à toutes les conditions météorologiques pour relier la communauté à l'autoroute transcanadienne. La réserve n'est pas si éloignée - elle se trouve à moins d'une heure de route de Kenora, en Ontario -, mais elle est isolée économiquement et en termes de services de base en raison de l'absence de ce lien routier.
La route doit aussi rendre plus abordable la construction d'infrastructures de traitement des eaux.
M. Redsky a confié ne pas s'être attendu à de nouvelles promesses spécifiques de la part de M. Trudeau, mais tout simplement un engagement à améliorer les relations avec les Premières Nations.
Les coûts d'une route permanente avaient été évalués d'abord à 30 millions de dollars, avant d'être revus à la hausse, à 46 millions, à la suite d'une étude plus approfondie.

Norvège: un hélicoptère s'écrase avec 13 personnes à bord

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Publié le 29 avril 2016 à 06h52 | Mis à jour à 08h10
Un hélicoptère assurant une navette avec des plateformes pétrolières en mer du...

Agence France-Presse
OSLO
Un hélicoptère assurant une navette avec des plateformes pétrolières en mer du Nord s'est écrasé avec 13 personnes à bord vendredi dans l'ouest de la Norvège, ont annoncé les secours norvégiens.
«Un hélicoptère en route pour Flesland (l'aéroport de Bergen, deuxième ville de Norvège) s'est écrasé (...) L'hélicoptère comptait 13 personnes à bord, dont deux membres d'équipage», a déclaré à l'AFP un porte-parole du centre de secours de Sola (sud-ouest), Anders Bang Andersen.
«L'hélicoptère a été localisé et nous faisons notre possible pour secourir ses occupants», a-t-il ajouté.
Le bilan de l'accident n'était pas connu en début d'après-midi. Un porte-parole des secouristes norvégiens a cependant affirmé qu'il n'y avait pas de signe de survivants et que les recherches se poursuivaient. 
Des personnes dont le témoignage a été rapporté par les médias norvégiens ont dit avoir observé l'appareil partir en vrille, puis entendu une forte explosion. Des victimes auraient été vues en mer, l'accident s'étant produit au niveau du littoral.
«Il y a eu une explosion et un bruit de moteur très spécial, alors j'ai regardé par la fenêtre. J'ai alors vu l'hélicoptère tomber à grande vitesse dans la mer. Puis j'ai vu une explosion», a témoigné une riveraine auprès du journal local Bergensavisen.
«Des pièces (de l'appareil) ont volé en l'air», a-t-elle ajouté, en précisant que le rotor s'était détaché.
Certains médias ont fait état de personnes secourues, mais les informations étaient contradictoires sur ce point. M. Bang Andersen n'a ni infirmé ni confirmé.
«Informations horribles sur un écrasement d'hélicoptère», a tweeté la première ministre, Mme Erna Solberg. «Je suis tenue informée en permanence des opérations de secours».
Plusieurs bateaux de particuliers ont rapidement convergé vers un lieu d'où se dégageait une épaisse fumée noire, d'après les premières images télévisées.
Un peu plus d'une heure après l'accident, qui a eu lieu vers 10 h GMT (6h à Montréal), de nombreuses embarcations sillonnaient la zone survolée par plusieurs hélicoptères tandis que des ambulances étaient stationnées en bord de route. Des plongeurs ont aussi été dépêchés sur place.
La police a appelé sur Twitter à ne pas utiliser de drone.
L'appareil accidenté revenait de la plateforme B de Gullfaks, un des plus grands gisements pétroliers offshore de Norvège.
Les médias avaient d'abord évoqué jusqu'à 17 personnes à bord.

Montréal: familles évacuées par un incendie dans Hochelaga Maisonneuve

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Publié par Jean-François Cyr pour 98,5fm Sports le vendredi 29 avril 2016 à 07h26.
Montréal: familles évacuées par un incendie dans Hochelaga Maisonneuve

(Cogeco Nouvelles) - Quelques personnes ont été jetées à la rue par l'incendie de leur résidence vendredi, en milieu de nuit, dans l'est de Montréal.
ON EN PARLE EN ONDES :
Les premières flammes ont éclaté vers 2h30 dans un immeuble à logements de la rue de Rouen, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, probablement dans la cuisine de l'une des unités.
Les quelques dizaines de pompiers qui ont combattu l'incendie ont dû ordonner aussi l'évacuation de deux immeubles voisins.
Des bénévoles de la Croix-Rouge canadienne se sont présentés sur les lieux afin d'aider les membres de deux familles qui ne pourront rentrer chez eux en raison de dommages trop lourds.
On ne déplore aucun blessé.
(Avec La Presse Canadienne)

Face-à-face sur l'autoroute 50: l'accusée à nouveau en prison

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Publié par 104,7 fm Outaouais pour (Outaouais) 104,7 Outaouais le vendredi 29 avril 2016 à 07h30.
Face-à-face sur l'autoroute 50: l'accusée à nouveau en prison
Angélique Sanfaçon-Kanaan/Photo: Facebook
La femme à l'origine d'un face-à-face sur l'autoroute 50 l'automne dernier se retrouve derrière les barreaux.
Selon TC Media, Angélique Sanfaçon-Kanaan a été expulsée du Pavillon Hamford, un centre de désintoxication de Lachute.
La Couronne veut s'opposer à sa remise en liberté.
C’est la seconde fois qu'elle se fait mettre à la porte de ce centre.
Rappelons que le 28 septembre dernier, la femme elle avait circulé en sens inverse sur l'autoroute 50, provoquant une collision et faisant plus d’un blessé.