Raul Castro demande à Barack Obama de lever les restrictions contre Cuba

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Publié par Associated Press le lundi 21 mars 2016 à 16h00. Modifié par 98,5 fm à 17h45.
Raul Castro demande à Barack Obama de lever les restrictions contre Cuba
AP
LA HAVANE - Le président cubain, Raul Castro, a demandé, lundi, à Barack Obama de lever l'embargo et les autres restrictions imposés par les États-Unis à Cuba alors que les deux leaders continuent à aller de l'avant avec leur plan pour normaliser les relations entre les deux pays, qui sont à couteaux tirés depuis la guerre froide.
«C'est un jour nouveau», a déclaré M. Obama avec M. Castro à ses côtés après leur rencontre au Palais de la Révolution, à La Havane.

Lors d'une réunion historique dans la capitale cubaine, Raul Castro a fait l'éloge des gestes récemment posés par le président américain pour alléger les sanctions contre Cuba, estimant qu'il s'agissait d'un développement «positif», mais toutefois insuffisant. Il a de nouveau réclamé des États-Unis qu'ils rendent la base navale de la baie de Guantanamo au gouvernement cubain et qu'ils mettent fin à l'embargo.

«Cela est essentiel, parce que le blocus demeure en place et qu'il contient des éléments décourageants», a-t-il souligné.

Barack Obama s'est rendu à Cuba avec l'intention d'exercer de la pression sur ses dirigeants en matière de respect des droits de la personne et des libertés politiques, promettant que la seule présence d'un leader américain sur l'île suffirait à promouvoir ces valeurs. M. Castro a cependant tourné la situation à son avantage en affirmant que Cuba trouvait «inconcevable» qu'un gouvernement échoue à assurer que ses citoyens aient accès à des soins de santé, à l'éducation, à de la nourriture et à la sécurité sociale, une référence claire aux États-Unis.

«Nous défendons les droits de la personne, a soutenu le président cubain. À notre avis, les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels sont indivisibles, interdépendants et universels.»

M. Obama a révélé qu'il avait abordé avec son homologue des sujets très délicats concernant la démocratie et les droits de la personne sur lesquels Washington et La Havane ne s'entendent pas, présentant cependant ces conversations difficiles comme étant un prérequis au rapprochement entre les deux nations. Félicitant Cuba pour les progrès déjà réalisés, il a ajouté que le rétablissement des relations entre les deux anciens ennemis exigeait qu'ils discutent directement de leurs différends.

Alors que Raul Castro se prépare à quitter la présidence en 2018, il continue de s'opposer à tout changement du système politique à parti unique cubain.

Plus tard lundi, Barack Obama devaient discuter avec des hommes d'affaires cubains et américains, avant d'être reçu en soirée à l'occasion d'un dîner officiel.

Mardi, le président américain prononcera un discours télévisé devant des leaders cubains. Il parlera aussi avec des dissidents cubains et assistera à un match de baseball entre les Rays de Tampa Bay et l'équipe nationale cubaine. Il prendra ensuite le chemin de l'Argentine.

M. Obama est devenu dimanche le premier président des États-Unis en fonction à visiter Cuba en 88 ans, quand l'avion présidentiel américain Air Force One s'est posé à l'aéroport international José Marti à La Havane. Il a été accueilli par de hauts dignitaires cubains, mais non par Raul Castro.

Québec abolit l'organisme chargé d'évaluer les actions du ministre Barrette

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 21 mars 2016 à 17h19. Modifié par Jacques Thériault à 18h32.
Québec abolit l'organisme chargé d'évaluer les actions du ministre Barrette
Gaétan Barette, ministre de la Santé et des Services sociaux/Twitter
QUÉBEC - Le chien de garde de la santé au Québec vient d'être bâillonné.

Le gouvernement Couillard a choisi d'éliminer, en catimini, dans son dernier budget, le poste de Commissaire à la santé et au bien-être.
Cet organisme, qui regroupait une douzaine de chercheurs, avait pour mandat d'évaluer, en toute indépendance, l'efficacité et la pertinence des politiques et programmes adoptés par le ministre de la Santé.

Il disparaît, après une décennie d'études et de rapports étoffés, souvent critiques, publiés annuellement sur la gestion du réseau de la santé.

Curieusement, c'est le premier ministre Philippe Couillard lui-même, alors ministre de la Santé, qui avait créé cette institution en 2006, à la suite d'un engagement électoral des libéraux de Jean Charest au scrutin de 2003.

Le ministre actuel, Gaétan Barrette, vient donc abolir aujourd'hui ce que M. Couillard décrivait comme un des piliers de sa réforme à venir, devant ?jouer un rôle important? pour améliorer l'accès aux soins de santé et augmenter leur qualité.

En 2006, M. Couillard parlait de cette initiative comme d'un ?développement majeur? pour assurer la qualité du réseau de la santé, d'autant plus qu'il s'agissait, dans son esprit, de créer un organisme impartial et totalement indépendant du gouvernement. Il vantait la formule choisie, gage ?d'imputabilité et de transparence quant aux résultats?.

Dix ans plus tard, le refrain est totalement différent. Le gouvernement Couillard ne juge plus nécessaire d'avoir un tel chien de garde, pour examiner, évaluer et critiquer ses performances en santé.

Le commissaire en poste depuis 2006, Robert Salois, est encore sous le choc. Il dit n'avoir rien vu venir. En entrevue téléphonique lundi, il a déploré la façon cavalière dont il a appris la nouvelle, sans explication ou justification, par un fonctionnaire, la veille de la présentation du budget jeudi dernier.

«C'est l'indépendance de notre institution qui lui donne sa pertinence et sa force», soutient M. Salois. «On a de la misère à comprendre ce qui nous arrive. On ne comprend pas la décision», dit le commissaire, qui se perd en conjectures.

«Est-ce qu'on est puni parce qu'on est trop bon? Est-ce qu'on est puni parce qu'on a abordé des sujets qui étaient trop "touchys"? Qui dérangeaient?», s'interroge M. Salois.

Le travail effectué par l'équipe du Commissaire sera rapatrié au ministère de la Santé et à l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux.

La critique de l'opposition officielle en santé, Diane Lamarre, se dit inquiète devant ce tournant ?dangereux?.

«C'est la loi du silence» que veut imposer le ministre, a-t-elle déploré en point de presse.

Elle en conclut que le ministre Barrette cherche à «faire taire d'autres voix que les siennes», ne voulant pas reconnaître qu'il n'est ?pas seul à avoir la vérité absolue?.

On ne sait pas quel sort sera réservé aux études et rapports qui étaient en préparation. Parmi eux, notons les sujets suivants, tous d'actualité: la performance comparée des urgences d'hôpitaux, le régime des plaintes, la qualité de l'hébergement des personnes âgées, le panier de services et le mode de rémunération des médecins.

«On avait une table pleine» de sujets d'intérêt à explorer, d'une importance «cruciale» pour améliorer la performance du système, fait valoir M. Salois.

La décision n'est pas de nature financière puisque le gouvernement n'épargnera pas un sou en abolissant cet organisme, qui fonctionne avec un petit budget de 2,5 millions $. Le personnel fait partie de la fonction publique et M. Salois, âgé de 72 ans, qui était en fin de mandat, avait prévu prendre sa retraite incessamment.

Le porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, s'est dit lui aussi «vivement inquiet» de la tendance du ministre Barrette à concentrer beaucoup de pouvoirs entre ses mains. La décision constitue selon lui «un recul désolant qui illustre bien à quel point les prétentions à la transparence du gouvernement sont vides de sens».

«La volonté du gouvernement libéral ne fait aucun doute: censurer une voix indépendante qui ne se gênait pas pour informer le public sur les lacunes du système de santé», conclut-il.

«Le ministre n'aime pas l'image que ça lui renvoie. Il fait ni une ni deux et casse le miroir», renchérit le porte-parole caquiste en santé, François Paradis. Il note que cette organisation avait prouvé son indépendance, son intégrité et son utilité pour fournir «un portrait réel et réaliste de notre réseau» de santé.

L'Association médicale du Québec, qui regroupe environ 10 000 médecins, a joint sa voix aux partis d'opposition pour dénoncer la décision gouvernementale.

Visite à la Petite Havane, bastion des Cubains de Miami

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 12 H 35

Le quartier de la Petite Havane, à Miami, est divisé sur le voyage historique de Barack Obama à Cuba. Certains croient que ce rapprochement va surtout servir les intérêts de richissimes hommes d'affaires qui n'ont pas à coeur d'améliorer les conditions de vie des Cubains. Pour d'autres, c'est la seule lueur d'espoir à s'être manifestée à Cuba depuis l'instauration du régime communiste.
Christian Latreille
  Un texte de Christian Latreille
TwitterCourriel
Quelque 650 000 Cubains vivent dans ce quartier devenu leur bastion, leur refuge, après avoir fui la révolution cubaine. Ils ont recréé ici un pays à eux, où ils peuvent vivre librement sans la peur d'être harcelés par les services secrets cubains.
L'exil forcé n'a pas tué leur joie de vivre. En plein après-midi, les couples se déhanchent dans un café au son de la salsa, enveloppés d'une odeur de cigares fraîchement roulés. Derrière cette joyeuse insouciance se cache cependant beaucoup de souffrance.
Ces Cubains résistent encore, à distance, à l'oppression du régime castriste, qui emprisonne et tue parfois les opposants. Et la visite de Barack Obama à Cuba ravive de vieilles blessures. Ceux qui ont risqué leur vie pour se rendre jusqu'aux plages de la Floride sont en colère contre le président des États-Unis.
Des danseurs de salsa dans un café de la Petite Havane
Des danseurs de salsa dans un café de la Petite Havane   PHOTO : RADIO-CANADA/MARCEL CALFAT
De vieilles rancoeurs
De vieux Cubains rencontrés au parc des dominos nous racontent la vie des habitants de l'île, privés de leurs droits fondamentaux, comme celui de manifester et de critiquer le gouvernement. « Si nous étions à Cuba, affirme Luis Negron, qui habite la Petite Havane, en moins de cinq minutes je serais arrêté pour avoir parlé à un journaliste. »
Les Cubains auraient souhaité qu'Obama exige des concessions des Castro sur la liberté d'expression, inexistante là-bas. Ils accusent le chef de la Maison-Blanche de délaisser les droits du peuple cubain au profit de son héritage politique. Une vision à courte vue qui les choque et les révolte.
Les Cubains n'ont rien en retour de ce rétablissement des relations diplomatiques. C'est une farce.
Un Cubain exilé à Miami
Des joueurs de domino dans un parc de la Petite Havane, à Miami
Des joueurs de domino dans un parc de la Petite Havane, à Miami   PHOTO : RADIO-CANADA/MARCEL CALFAT
Beaucoup de ces réfugiés politiques ont encore un frère, une mère ou un ami sur l'île cubaine, appauvris et muselés par les forces de sécurité de cette dictature, en place depuis 1959. Ils dénoncent la vision romantique associée à Fidel Castro et à Che Guevara. « Ils ont tué mon fils », crie Miriam de la Pena, 59 ans, exilée aux États-Unis depuis l'âge de quatre ans.
Je ne comprends pas comment Obama peut qualifier Raul Castro de président. Ce n'est pas un président, c'est un dictateur.
Miriam de la Pena, Cubaine exilée aux États-Unis
Les jeunes, plus optimistes
Par contre, les jeunes Cubains que nous avons rencontrés sont beaucoup plus ouverts à la présence du président américain à La Havane. « Pour nous, c'est une bouffée d'air frais », affirme Pepe Montes, un pianiste de 24 ans. « Le rétablissement des relations entre les deux pays va se faire lentement, mais ça nous donne de l'espoir. »
Des musiciens d'origine cubaine dans un café de la Petite Havane, à Miami
Des musiciens d'origine cubaine dans un café de la Petite Havane, à Miami   PHOTO : RADIO-CANADA/MARCEL CALFAT


Nous ne sommes pas la génération de la haine. Il faut cesser de regarder derrière.Pepe Montes, pianiste d'origine cubaine
D'autres, dans la vingtaine eux aussi, nous parlent les yeux brillants de cette ouverture de l'administration Obama vers Cuba. Selon eux, c'est une chance unique dans l'histoire de faire avancer les choses dans ce pays des Antilles, où l'économie stagne et où la presse est censurée depuis plus de 50 ans.
Est-ce que la présence du président américain en terre cubaine va provoquer un lent retour à la démocratie? Impossible de répondre pour l'instant. Hier encore, les Castro ont fait preuve de leur brutalité habituelle en ordonnant l'arrestation de ces dames en blanc qui manifestent pacifiquement tous les dimanches pour la démocratie.

«N'en déplaise à monsieur Péladeau» - Marine Le Pen

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Publié par 98,5 fm pour 98,5 fm le lundi 21 mars 2016 à 10h21. Modifié à 11h07.
«N'en déplaise à monsieur Péladeau» - Marine Le Pen
La présidente du Front national (en France), Marine Le Pen, est en visite au Québec./Photo: PC, Jacques Boissinot
(98,5 FM) - «C'est à peu près le parti [Parti québécois] avec lequel nous pourrions avoir des points de similitude, a affirmé la présidente du Front national, Marine Le Pen, lors d'une entrevue avec Paul Arcand, lundi. N'en déplaise à monsieur Péladeau, qui a l'air terrorisé lorsqu'on évoque cela. À partir du moment où je suis confrontée à un parti qui défend la souverainement et la francophonie, permettez-moi de vous dire que ce sont deux points communs qui sont extrêmement importants.»
On en parle en ondes :
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Mis en ligne le lundi 21 mars 2016 dans Puisqu'il faut se lever avec Mario Dumont, Commission Curzi-Dumont et Pierre Curzi
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Mis en ligne le lundi 21 mars 2016 dans Puisqu'il faut se lever avec Paul Arcand
Après avoir été chahutée dimanche à Québec, Marine Le Pen est de passage à Montréal pour quelques jours. Aux dires de la controversée politicienne française - qui a le vent dans les voiles en France, cela dit -, elle n’est pas venue au Québec pour discuter avec la classe politique, qu’elle juge frileuse et insouciante.
«Je ne vous cache pas que la grande majorité de la classe politique québécoise ressemble curieusement à celle en France. Je ne vois pas l’intérêt de venir ici pour parler aux mêmes. Je suis plutôt venue parler aux Québécois. J’ai du mal à trouver des politiciens assez courageux pour aborder des préoccupations que je porte au niveau mondial : le problème de la mondialisation sauvage, l’économie de libre-échange échevelée, l’immigration de masse ou encore la submersion migratoire qui est à l’œuvre non seulement dans l’Union européenne, mais ici aussi».
«Je pense [par ailleurs] aux problèmes des choix quant aux modèles de société comme le communautarisme et la laïcité, entre guillemets, à la française, a renchéri celle qui est également députée au Parlement européen. Ce sont des sujets qui ont l’air de faire peur à la classe politique québécoise. Tant pis.»
Des similitudes avec le PQ
Certes, Marine Le Pen a rencontré à Québec des jeunes qui se décrivent comme des militants du Parti québécois (PQ). Or, la grande majorité des politiciens ont boudé la politicienne, dont le chef Pierre Karl Péladeau, qui s’est dit choqué que sa formation politique soit d’une manière ou d’une autre associée au Front national, dont «l'histoire, la doctrine et les propositions sont aux antipodes des valeurs du Parti québécois». Pourtant, Marine Le Pen a soutenu qu’il y avait des similitudes entre les deux partis politiques.
«N’en déplaise à monsieur Péladeau, qui a l’air terrorisé lorsqu’on évoque cela. À partir du moment où je suis confrontée à un parti qui défend la souverainement et la francophonie, permettez-moi de vous dire que ce sont deux points communs qui sont extrêmement importants.»
Questionné quant au débat de la charte des valeurs québécoises qui a particulièrement enflammé le Québec, Marien Le Pen s’est dit tout à fait en accord avec le projet mis de l’avant par le gouvernement péquiste de Pauline Marois.
«J’étais d’accord et j’ai été frappée par la campagne d’hystérie qui a accompagné cette proposition, qui paraît être une proposition sage. Je pense qu’il y a deux modèles qui s’affrontent : celui du communautarisme anglo-saxon qui a lourdement échoué partout et il y a le modèle français de laïcité, qui consiste à dire que la religion ne définit pas un individu et qu’elle doit rester dans la sphère privée [...]»
Jean-Marie Le Pen
Un peu plus loin lors de l’entretien, la politicienne a tenu à se dissocier des idées de son père, souvent jugées extrêmes.
«Il était tombé dans une spirale de provocation systématique qui nuisait incontestablement au message que le Front national veut faire passer. Nous ne sommes pas racistes, nous ne sommes pas fascistes. Nous ne sommes pas xénophobes. Nous ne sommes pas repliés sur nous-mêmes […]»
Nous sommes des défenseurs de la souveraineté. Nous pensons que les peuples ont le droit d’être libres; de décider pour eux-mêmes; de ne pas être soumis à une sorte de puissance supérieure qui viendrait lui imposer des règles du jeu comme nous le vivons avec l’Union européenne en France et comme certains Québécois ont le sentiment de le vivre avec les pressions d’Ottawa. Mais nous sommes pour la coopération entre les nations.»
«Le français recule au Québec»
La francophie serait d'ailleurs pour Marien Le Pen un thème crucial de coopération entre le Québec et la France. Ce serait même l’une des raisons qui motive sa visite chez nous.
« Je suis venue parler de la francophonie. Je suis venue dire, à mon grand désespoir, que le français recule au Québec. Et je trouve que c’est une grave perte. La langue ce n’est pas seulement un moyen de communication. C’est aussi une culture et des valeurs communes.
Je crois que la francophonie doit s’organiser. Aujourd’hui rien n’est fait pour cela. Le Québec est un symbole de la francophonie. Mais, je crois que beaucoup de dirigeants politiques québécois sont en train de rendre les armes et c’est inquiétant regrettable.»
«Gouverner, c’est prévoir»
D'autre part, le thème de l’immigration a été au centre des discussions abordées par Marine Le Pen depuis son arrivée en sol québécois. Selon elle, le Canada ne voit pas les conséquences de sa généreuse politique d'immigration, qui peuvent notamment provoquer l'«accélération» des demandes des minorités religieuses, comme l'octroi de locaux pour la prière dans les entreprises et les écoles ou l'instauration de tribunaux religieux pour régler les questions familiales. Le choix fait par Ottawa d'accueillir des réfugiés syriens serait donc une erreur.
À cet égard, M. Arcand a insisté sur les grandes différences sociopolitiques, voire géographiques, que vivent les Canadiens et les Européens face aux flux migratoires. L’accueil des réfugiés syriens, dans l’ensemble, s’est bien déroulé jusqu’à présent au Canada tout comme au Québec. Questionnée justement sur le choix du gouvernement québécois d'accueillir 50 000 immigrants en 2016, Mme Le Pen a réaffirmé sa position.
«Gouverner, c’est prévoir. Le responsable politique est celui qui se projette dans l’avenir et qui voit les difficultés qui peuvent arriver. Je suis désolée de dire que ce discours a été aussi tenu en France dans les années 1980. Le problème c’est que l’immigration engendre l’immigration.»
«Dans le cas d’une crise mondiale, comme nous vivons aujourd’hui, les flux migratoires s’accélèrent, a-t-elle ajouté. Accueillir 500 migrants ne pose pas de problème. En accueillir 500 000, évidemment, en pose de lourds [problèmes]. D’autant plus que c’est une immigration particulière puisque l’État islamique infiltre au travers des flux de migrants des terroristes. Trois des terroristes du Bataclan [attentats de Paris] avaient fait la route des migrants.»
Marine Le Pen est une avocate de profession. Elle est âgée de 47 ans. Fille de Jean-Marie Le Pen, elle est très populaire en France. Selon ce qu’affirme Le Devoir, les sondages d’intentions de vote au premier tour de la prochaine présidentielle la donnent en avance - avec environ 25 % des voix -, sur Nicolas Sarkozy, chef des Républicains, et sur le président socialiste, François Hollande. Le Front national a plus que doublé ses voix (à 28 %) aux élections régionales de décembre dernier par rapport aux élections précédentes de 2010.

Sainte Nathalie et la résurrection libérale

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MISE à JOUR 
L’ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau.  Déjà on a en prison un ex-chef de l’État québécois, c’est à dire dans notre système le lieutenant gouverneur: Lise Thibaut. Maintenant les serres de la justice se referment sur une autre femme, une ancienne vice-première ministre: Nathalie Normandeau. Il n’y a que nos premiers ministres apparemment qui demeurent intouchables même si leurs amis, par exemple Arthur Porter, passent parfois dans le tordeur.
C’est la mode depuis quelques années de diagnostiquer à tout un chacun des «troubles de déficit de l’attention». Eh bien, je nous diagnostique collectivement ce «trouble». Depuis une quinzaine d’années, le public est de plus en plus distrait, de plus en plus émotif et inconséquent, passionné et manipulable.
L’affaire Normandeau? On n’y pensera plus dans quelques semaines, quelques mois. Qui plus est, elle aura droit à un énorme «capital de sympathie» auprès d’un certain public.
La commission Charbonneau? Nous n’y pensions plus du tout avant l’audacieux coup de filet de l’UPAC.
L’ancien maire Gilles Vaillancourt? On n’y pense plus. Viendra son procès en 2017, on y repensera intensément, puis on oubliera de nouveau.
Des anciens recteurs, hauts fonctionnaires ou grands seigneurs du syndicalisme se font accorder des rentes pharaoniques... et nous nous en indignons vivement, mais brièvement.
Nous bêlons, mais notre laine continuera de pousser, et on continuera de nous la tondre sur le dos.
Les colonnes du temple
Le Parti libéral de l’asphalte traverse toujours les tempêtes.
On sacrifie un pion ici et là, au besoin. Mais les colonnes du temple ne sont pas ébranlées.
N’est-ce pas un beau hasard si Nathalie Normandeau reçoit un «baiser de Judas» quelques jours à peine avant Pâques?
Elle va vivre un Calvaire. Elle sera crucifiée. Pourquoi? Pour expier les péchés du Parti libéral! Et celui-ci, le troisième jour, ressuscitera dans toute sa gloire!
Les «kleptocrates» pourront recommencer à toucher des primes indécentes, des pensions aberrantes, des salaires mirifiques, etc. À nos frais. Leurs amis des compagnies qui se gavent de fonds publics n’ont pas à s’en faire. Le public est trop distrait pour que son indignation prête à conséquence.
Transfiguration
Le 17 mars 2013 à l’Auditorium de Verdun, Philippe Couillard devenait le chef du Parti libéral de l’asphalte. Il promettait de refaire de sa formation politique celle de Jean Lesage! Puisque cette promesse n’était apparemment que du vent, pourquoi ne pas embrasser sa superficialité?
Puisque la firme d’ingénierie Roche, ultra-compromise, a changé de nom, pourquoi ne pas carrément changer la raison sociale du Parti libéral?
Celui-ci n’est après tout devenu qu’une vulgaire marque de commerce qui règne en raison du vote massif, monolithique et pavlovien des anglophones et des minorités... qui voteraient libéral même si tout le cabinet ministériel se retrouvait derrière les barreaux.

Obama à Cuba: une visite historique

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MISE à JOUR 
  La visite de Barack Obama à Cuba signale un changement majeur et fort probablement irréversible de la politique américaine envers un des derniers vestiges de la Guerre froide.
J’écris ces lignes au moment où le président Obama s’entretient avec son homologue cubain Raul Castro, une scène qu’on aurait eu du mal à imaginer il y a quelques années à peine. Le changement de la politique étrangère américaine symbolisé par cette rencontre historique est là pour durer, même si une victoire républicaine en novembre viendrait remettre beaucoup de ces acquis en question.
L’empreinte profonde de la doctrine Obama
L’ouverture envers Cuba n’est qu’un des nombreux exemples des changements dans la politique étrangère américaine qu’avait annoncés Barack Obama au moment de son élection en 2008. Obama avait promis que si des régimes jusqu’alors  hostiles aux États-Unis lui tendaient une main ouverte plutôt qu’un poing fermé, il s’engageait à ouvrir le dialogue. Cette approche a mené entre autres à la négociation d’un accord nucléaire non moins historique avec l’Iran. De tels exemples démontrent que les deux mandats consécutifs de Barack Obama représenteront vraiment une période de changements majeurs dans l’histoire des États-Unis, même si le parti du président a subi des revers majeurs au Congrès depuis 2010. Les changements amenés par la mise en œuvre de la « doctrine Obama » seront-ils durables? Cela dépendra largement des résultats des élections de novembre prochain à la présidence et au Congrès.
Cuba aussi, est en transformation
Si la présence du président américain à La Havane signale un changement majeur de la politique américaine, il ne faut pas négliger non plus le changement qu’il représente pour Cuba, même si le régime castriste ne lâchera pas prise si facilement que bien des Américains souhaiteraient. Les États-Unis portent un lourd bagage historique dans leur relation avec Cuba. L’assistance des États-Unis à la guerre d’indépendance cubaine au tournant du 20e siècle avait été suivie de plusieurs décennies d’une autre forme d’impérialisme qui a laissé un souvenir profond. Pendant la Guerre froide, Cuba s’est développé, tant bien que mal, malgré l’embargo économique imposé par son voisin géant.
Toutefois, un quart de siècle après la chute de l’URSS, malgré des réalisations impressionnantes sur le plan social, l’économie cubaine était en lambeaux et ne vivotait que grâce à l’appui du Venezuela et l’influx de devises provenant du tourisme (les Québécois en savent quelque chose). Mais ces développements étaient loin d’être suffisants pour permettre au régime de maintenir son pacte avec la population et la visite d’aujourd’hui signale une intention nette d’ouvrir la porte au commerce et aux capitaux américains.
L’érosion à venir de l’embargo américain
Il est important de comprendre que l’embargo économique et commercial qui est le pilier central de la politique américaine envers Cuba depuis 1961 ne peut pas être abandonné sans une action législative du Congrès. Il y a encore une énorme résistance à un tel changement d’approche parmi la droite du Parti républicain qui contrôle les deux chambres et on ne peut pas s’attendre non plus à entendre un appui fort dans ce sens de la part des candidats à la présidence. C’est évidemment la diaspora cubaine de Floride qui domine cette opposition, mais même celle-ci commence à changer, alors que les jeunes générations de cete diaspora, qui n’ont pas connu la Guerre froide, sont de plus en plus ouvertes à une ouverture des relations.
Il y a aussi beaucoup de pression de la part d’intérêts économiques privés pour l’ouverture de cette relation et l’administration Obama dispose de certains outils pour créer certaines occasions d’affaires par la voie d’ententes administratives qui contourneraient les règles de l’embargo commercial. Par exemple, le site Internet AirBnB a obtenu la permission d’assister les Cubains qui souhaitent louer des chambres aux touristes qui ont accès à l’île. La chaîne d’hôtels américaine Starwood a aussi obtenu des permissions d’investir dans de nouveaux projets à Cuba et il ne faudrait pas s’étonner de voir les premiers vols commerciaux américains atterrir à La Havane d’ici quelques mois. Ces premiers liens créeront de nouveaux groupes de pression qui pousseront d’autant plus fort pour un assouplissement ou un abandon, à plus ou moins long terme, de l’embargo.
Un enjeu qui ne mobilise plus les passions aux États-Unis
Il est évident que les candidats à l’investiture républicaine profiteront de la visite d’Obama pour critiquer chaque décision que le président aura prise dans le cadre de cette visite. On lui reprochera entre autres d’avoir « récompensé » le régime castriste en se déplaçant lui-même au lieu de déléguer son second. On prendra aussi la peine de souligner que le régime cubain a durement réprimé les dissidents qui souhaitaient  se faire entendre en dehors du cadre limité de la visite officielle. On n’aura pas entièrement tort. Par contre, mis à l’opposition idéologique de l’extrême droite à toute forme de concession au régime de Castro, la résistance à l’ouverture envers Cuba chez les républicains est plutôt molle. Même si la politique étrangère du leader actuel de la course républicaine reste une énigme, il serait étonnant qu’il soit imperméable aux occasions d’affaires qu’une poursuite de l’ouverture entraînerait dans un domaine qu’il connaît bien, le tourisme et l’hôtellerie.
Un retour en arrière presque impossible
Le changement historique de la politique américaine envers Cuba auquel on assiste aujourd’hui est donc fort probablement là pour rester. Il aura aussi des répercussions non négligeables au-delà de la relation bilatérale avec Cuba. En effet, une partie du ressentiment historique envers les États-Unis à travers  l’Amérique latine persiste jusqu’à nos jours en partie à cause de l’hostilité ouverte des États-Unis envers Cuba. C’est pourquoi il est très intéressant que Barack Obama ait choisi de faire suivre cette visite historique à Cuba par une visite en Argentine, où l’anti-américanisme qui avait contribué à soutenir le régime de la présidente Kirchner est en déclin, comme en témoigne l’élection du président actuel, Mauricio Macri, en octobre dernier.
En prime, le président Obama jouit en ce moment d’un taux d’approbation de 52% (44% défavorable; selon Gallup), son niveau le plus élevé depuis mai 2013. À travers le bruit des campagnes de ceux qui cherchent à lui succéder, Barack Obama continue à se faire entendre... et il n’a pas dit son dernier mot.

Le PLQ s'interroge sur les suites à donner à l'arrestation de Normandeau

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Publié par La Presse Canadienne le dimanche 20 mars 2016 à 13h00. Modifié par 98,5 fm à 16h04.
Le PLQ s'interroge sur les suites à donner à l'arrestation de Normandeau
L'ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau/Photo: archives PC
QUÉBEC - Les instances du Parti libéral du Québec (PLQ) vont évaluer les suites à donner à l'arrestation cette semaine de l'ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau, a déclaré un porte-parole.
La commission juridique et le comité d'éthique, qui se sont saisis du dossier, pourraient notamment faire une recommandation sur le maintien ou non du statut de membre de Mme Normandeau, a affirmé Maxime Roy.

«Si tu es membre d'un parti, tu adhères à certaines valeurs, a-t-il dit. Compte tenu des circonstances exceptionnelles comme celles arrivées (jeudi), on veut savoir ce qu'on peut faire. Qu'est-ce qui pourrait être recommandé s'il y a lieu, par exemple si elle reste membre ou pas.»

Mme Normandeau, arrêtée jeudi avec six autres personnes puis relâchée avec promesse de comparaître relativement à des accusations de corruption, fraude envers le gouvernement et d'abus de confiance, ne pourrait pas être sanctionnée en vertu des dispositions du code d'éthique du PLQ, a indiqué M. Roy.

Ces sanctions, qui peuvent aller jusqu'à l'expulsion du PLQ, ne s'appliquent pas aux simples membres de la formation, a-t-il expliqué.

«Le code d'éthique ne s'applique qu'aux détenteurs de fonction et Mme Normandeau ne faisait plus partie de ces fonctions-là», a-t-il dit.

Le code d'éthique du PLQ énonce des dispositions qui exigent de ses représentants le respect des lois, une conduite intègre respectant les institutions ainsi que la divulgation de toute situation qui pourrait créer un conflit d'intérêts.

Les députés, membres de comités et commissions et le personnel politique sont, entre autres, visés par ces dispositions, qui ne prévoient cependant rien de précis dans le cas d'arrestation ou d'accusation criminelle.

En cas d'infraction au code, le comité d'éthique peut imposer des sanctions allant de l'avertissement jusqu'à la suspension, la destitution ou l'expulsion du PLQ.

Devant les arrestations de l'UPAC, la commission juridique du PLQ et son comité d'éthique se sont tout de même saisis du dossier de Mme Normandeau, a affirmé le porte-parole, vendredi, dans une entrevue téléphonique.

«Vu les circonstances exceptionnelles, la commission juridique s'est saisie du dossier avec le comité d'éthique, a-t-il dit. Ils vont se pencher là-dessus.»

Selon le porte-parole, ces «circonstances exceptionnelles» sont reliées à l'importance des fonctions que Mme Normandeau, qui a été députée libérale de 1998 à 2011, a exercées au sein de la formation politique.

«On veut juste toujours s'améliorer tout le temps alors ils vont se saisir de ça comme de plusieurs dossiers, de n'importe quel domaine, pour voir s'ils ont des recommandations à faire», a-t-il dit.

M. Roy n'a pas détaillé davantage la nature des recommandations que la commission juridique et le comité d'éthique pourraient formuler à l'exécutif national libéral.

«Ils ne vont pas rendre une décision, ils vont regarder et voir s'il y a des recommandations à faire», a-t-il dit.

Mme Normandeau est la seule membre du PLQ parmi les sept personnes arrêtées cette semaine par l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Selon M. Roy, l'ex-ministre et organisateur libéral Marc-Yvan Côté n'était pas membre de la formation politique. La dernière participation de M. Côté à des activités de financement remonte à plus de cinq ans, a indiqué le porte-parole, sans donner de date plus précise.

Un mandat d'arrestation indique qu'ils sont soupçonnés d'avoir participé à un stratagème de financement politique illégal et d'octroi de contrats publics.

Ils auront à répondre à des accusations de corruption, de fraude envers le gouvernement et d'abus de confiance. Ces accusations devront être démontrées devant un tribunal.

Deux anciens membres du personnel de bureaux de circonscriptions péquistes ont également été arrêtés dans la rafle de l'UPAC.

Marine Le Pen met le Canada en garde contre sa politique d'immigration

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Publié par La Presse Canadienne le dimanche 20 mars 2016 à 18h17. Modifié par Léandre Drolet à 19h39.
Marine Le Pen met le Canada en garde contre sa politique d'immigration
QUÉBEC - Accueillie à Québec par une poignée de manifestants, la présidente du Front national Marine Le Pen affirme que le Canada ne voit pas les conséquences de sa généreuse politique d'immigration et, par ailleurs, dit regarder d'un oeil plutôt favorable la quête de souveraineté des peuples.
Le député péquiste Jean-Francois Lisée.
 
 
 
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Selon Mme Le Pen, qui est aussi députée au Parlement européen, les conséquences d'une importante immigration sont notamment l'«accélération» des demandes des minorités religieuses, comme l'octroi de locaux pour la prière dans les entreprises et les écoles ou l'instauration de tribunaux religieux pour régler les questions familiales.

Elle dit qu'il aurait été sage de regarder ce qui se passe dans l'Union européenne, qui va vivre, selon elle, le chaos.

Pour la chef du parti d'extrême-droite, «une société multiculturelle est une société conflictuelle».

Elle met en garde les autorités d'ici contre l'immigration de masse, en lien avec l'expérience vécue notamment par son pays, la France.

«Faire venir des dizaines de milliers de personnes, comme nous l'avons fait en France, quand nous n'avons rien à offrir, nous n'avons pas d'emplois, nous avons sept millions de chômeurs, nous avons neuf millions de pauvres, nous avons un million et demi de Français qui attendent un logement social (...) On lance un signal d'accueil mais dans quelles conditions accueille-t-on ces gens, pour les mettre dans des bidonvilles à Calais?»

Questionnée sur le choix du gouvernement québécois d'accueillir 50 000 immigrants en 2016, elle a dit qu'il s'agit d'un choix erroné.

«Des milliers aujourd'hui, combien demain», a-t-elle demandé.

La politicienne dit également craindre que des terroristes ne s'infiltrent parmi les migrants.
Au moins trois des terroristes du Bataclan — les attentats de Paris en novembre dernier — auraient pris le chemin des migrants, a-t-elle dit.

Questionnée au sujet du désir d'indépendance d'une partie de la population québécoise, elle a dit être d'un parti qui se pose en défenseur de la souveraineté.

«Ceux qui au Québec portent eux aussi ce désir de souveraineté, obligatoirement, nous les regardons avec un oeil plutôt positif».

Le combat de la France contre l'Union européenne s'apparente à celui du Québec contre Ottawa, a-t-elle notamment dit.

Plus tard, en entrevue, elle a déclaré que si son parti prenait le pouvoir en France, son pays reconnaîtrait le Québec comme État sur la scène internationale.

«Oui, oui, je ferais cette reconnaissance à partir du moment où le peuple québécois aura fait son choix», a-t-elle déclaré.

«Je suis plus gaullienne que ni-ni», a-t-elle même précisé, faisant référence au général Charles de Gaulle et son célèbre «vive le Québec libre» lancé en 1967, perçu comme un appui majeur aux aspirations indépendantistes du Québec, et la position traditionnelle du ni-ni (non-ingérence et non-indifférence) de la France qui avait ensuite semblé régir ses relations avec le Québec.

La chef n'a pas eu le temps de mettre les pieds dans la salle de conférence d'un hôtel de Québec où elle tenait son point de presse qu'une dizaine de manifestants ont fait irruption et déballé des banderoles en criant, entre autres: «Le Québec emmerde le Front national» et «fasciste», l'accusant, parmi d'autres insultes, d'être responsable de la montée du racisme en France.
Un des manifestants a été frappé par le garde du corps de Mme Le Pen.

Les positions du Front national sont dénoncées comme xénophobes par plusieurs.

Elle a accueilli le tout avec le calme et le sourire d'une habituée.

«Allez-vous coucher les gamins, leur a-t-elle lancé sur un ton blagueur. Allez, une petite douche et au lit».

«Un comportement inadmissible, particulièrement dans une démocratie», a-t-elle commenté, après qu'un journaliste lui ait posé une question sur «son attitude méprisante» envers les manifestants.
Selon Mme Le Pen, la démocratie veut plutôt que chacun puisse exprimer son point de vue, pas faire taire celui des autres

Mme Le Pen est au Québec pour quelques jours.
Une partie de son séjour est fait à titre personnel, puis elle doit rejoindre une mission économique du Parlement européen qui l'amènera notamment à visiter une usine de Bombardier, des représentants de chambres de commerce et à rencontrer Pierre Marc Johnson, le négociateur en chef pour le Québec de l'Accord de libre-échange avec l'Europe, auquel elle s'oppose, tout comme au Partenariat Trans-Pacifique.

Quant à ce point de presse dimanche de plus d'une heure, elle a dit l'avoir tenu à l'occasion de la journée de la francophonie. Elle y a prononcé une longue allocution sur ses avantages et a répondu pendant plus de 30 minutes aux questions des journalistes.

La chef du Front national dit ne pas faire de cas du fait que les chefs de partis au Québec et au Canada aient refusé de la rencontrer: elle dit même ne pas avoir cherché à les voir, étant plutôt ici pour rencontrer les Québécois.

«Que l'oligarchie québécoise et canadienne ne soit pas très heureuse de me voir, cela ne m'étonne pas une demi-seconde. Et si elle l'était, je serais presque inquiète».

«J'ai assez de notoriété pour pouvoir m'adresser directement aux Québécois sans avoir besoin de passer par tel ou tel élu», a-t-elle crâné.

Elle dit aussi être venue «pour briser la caricature de mon mouvement dans les médias québécois», qui font leur analyse en lisant les médias français, qui sont au service des partis au pouvoir, a-t-elle ajouté.

Mme Le Pen devait faire du tourisme à Québec dimanche après-midi. Elle doit ensuite se rendre à Montréal, puis à Saint-Pierre-et-Miquelon, une Collectivité d'outre-mer de la France.

Bombardier: 200 emplois canadiens perdus aux profits du Mexique et la Chine ?

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Publié par 98,5 fm pour 98,5 fm le lundi 21 mars 2016 à 07h41.
Bombardier: 200 emplois canadiens perdus aux profits du Mexique et la Chine ?
Le nouvel appareil à turbopropulseurs Q-400 de Bombardier/Photo: site internet de Bombarider
(98,5 FM) - Bombardier maintient le projet de transférer à l'étranger une bonne partie de l'assemblage de son nouvel appareil à turbopropulseurs Q-400 malgré le fait qu'il réclame l'aide des contribuables canadiens.
La compagnie québécoise envisage en effet de faire assembler des ailes au Mexique et de la cabine de pilotage en Chine.
Cette décision éliminerait ainsi quelque 200 emplois au sein d’une équipe basée dans une usine située dans la banlieue de Toronto, selon le Globe and Mail.

Par ailleurs, si ces déménagements devaient se concrétiser, cela placerait le gouvernement fédéral dans une curieuse position, puisqu’il étudie en ce moment la demande d'aide financière de plus d'un milliard de dollars de Bombardier pour la CSeries.

Laurentides: chauffeur de taxi attaqué par un suspect qui demeure recherché

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 21 mars 2016 à 05h48. Modifié par 98,5 fm à 06h08.
Laurentides: chauffeur de taxi attaqué par un suspect qui demeure recherché
LACHUTE, Qc - Un chauffeur de taxi a été blessé dans la nuit de lundi, dans les Laurentides, lorsqu'un homme âgé dans la trentaine l'a agressé avant de voler sa voiture.
Vers 2 h 30, le chauffeur s'est rendu à une adresse de la rue Burroughs, près du centre-ville de Lachute, afin de faire monter un client.

Peu après, celui-ci l'a frappé avant de l'expulser de l'automobile et de s'en emparer. On ignore dans quel état de santé la victime se trouve.

Plus tard dans la nuit, l'automobile a été retrouvée mais le bandit n'y prenait plus place. Des enquêteurs de la police et des chiens ont été mis à contribution afin de le retrouver.
(Collaboration Cogeco Nouvelles)

Le gouvernement du Québec renonce à donner moins aux médecins

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 21 mars 2016 à 08h00. Modifié par 98,5 fm à 08h03.
Le gouvernement du Québec renonce à donner moins aux médecins
Photo: archives iStock
(98,5 FM) - Le gouvernement Couillard fait marche arrière concernant les augmentations salariales des médecins. Ces derniers recevront finalement les hausses consenties aux autres employés de l'État.

Cette décision représente 386 millions de dollars par année pour les médecins plutôt que 210 millions $ envisagés.
D’après un article de Tommy Chouinard, écrit pour le compte de La Presse, Le président du Conseil du trésor, Sam Hamad, abandonne la stratégie audacieuse de son prédécesseur Martin Coiteux, qui cherchait à limiter la croissance de la rémunération des médecins.
De plus, elle aura aussi un impact sur 50 mille autres travailleurs.
La Presse explique qu'en vertu de la clause remorque, qui concerne la parité salariale avec la fonction publique, les éducatrices en milieu familial, notamment, recevront au final 5,25% d'augmentation salariale d'ici 2018 plutôt que les 3% visés par le gouvernement.
Martin Coiteux, ancien ministre au Conseil du Trésor, avait l'intention de limiter la portée des clauses remorques, surtout dans le but de donner moins d'argent aux médecins.