vendredi, mars 11, 2016

ÉVASION FISCALE Couillard se défend de laisser filer «les gros poissons»

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11 mars 2016 | Alexandre Robillard - La Presse canadienne à Québec | Actualités économiques
Le premier ministre Philippe Couillard
Photo: Jacques Nadeau Le DevoirLe premier ministre Philippe Couillard
Le premier ministre Philippe Couillard s’est défendu, jeudi, de laisser filer « les gros poissons » qui font de l’évasion fiscale.
 
M. Couillard a déclaré que le bilan de récupération fiscale de Revenu Québec, au cours des dernières années, n’est « pas si mal ». En Chambre, en réponse à une question du chef péquiste Pierre Karl Péladeau, M. Couillard a soutenu que les performances de l’agence demeurent appréciables, même s’il y a toujours place à l’amélioration. « Il n’est pas exact que ce qu’il appelle les gros poissons évitent le filet, puisqu’on a des récupérations très importantes, année après année, après année, a-t-il dit. Est-ce qu’on peut faire mieux ? Certainement qu’on peut faire mieux. »
 
Le premier ministre a toutefois expliqué que l’agence québécoise est tenue de respecter les ententes d’amnistie conclues par l’Agence du revenu du Canada (ARC) avec des contribuables québécois qui ont fait de l’évasion fiscale. Ces ententes de réciprocité, en vigueur depuis environ 25 ans, font en sorte que l’une ou l’autre des agences doit se plier aux ententes de celle qui a entamé les procédures dans des dossiers conjoints, a expliqué M. Couillard. « Lorsque c’est le gouvernement fédéral qui entame les procédures, le gouvernement du Québec continue dans la même veine et vice versa », a-t-il dit.
 
Le ministre des Finances, Carlos Leitão, avait indiqué mercredi que Québec était lié par des ententes conclues par l’ARC dans le dossier de clients de la firme comptable KPMG qui ont dissimulé des sommes dans un paradis fiscal. Jeudi, M. Leitão a cependant précisé que Revenu Québec avait refusé à KPMG la possibilité que ses clients bénéficient du programme de divulgation volontaire. « KPMG avait demandé ou fait des démarches pour voir si un certain nombre de personnes pouvaient se prévaloir du programme de divulgation volontaire, a-t-il dit. Et Revenu Québec a dit : “selon les conditions de notre programme de divulgation volontaire, non, ils ne se qualifient pas.»
 
Le ministre a précisé que l’ARC avait amorcé l’investigation sur une vingtaine de riches clients du cabinet comptable KPMG qui ont placé 130 millions à l’île de Man, dans la mer d’Irlande. « L’ARC va transmettre ces informations à Revenu Québec, qui prendra sa décision », a-t-il dit.
 
L’ARC a conclu une entente avec les clients de KPMG pour qu’ils paient leurs impôts sans toutefois être mis à l’amende ou faire l’objet d’accusations criminelles, a rapporté cette semaine Radio-Canada.
 
Jeudi, M. Péladeau a accusé le gouvernement de laisser Ottawa prendre des décisions importantes comme les réclamations en cas d’évasion fiscale. « Pendant que le gouvernement augmente le fardeau fiscal des familles, il augmente le fardeau fiscal des individus de la classe moyenne, celui des entrepreneurs, il laisse encore une fois passer les gros poissons », a-t-il dit.
 
Le chef caquiste François Legault a affirmé que les deux agences fiscales auraient dû imposer des pénalités au lieu de se contenter de récupérer seulement les sommes dues. « Je ne sais pas ce qui a mené Revenu Canada et Revenu Québec à ne pas exiger de pénalités, mais on devrait l’exiger à ceux qui font de l’évitement fiscal. »
 
Le député de Québec solidaire Amir Khadir a estimé que Revenu Québec a le pouvoir de faire des ententes particulières. « Chaque entente avec chaque entité est négociée et décidée de manière indépendante. Il n’y a rien qui empêche Revenu Québec de ne pas procéder. »

FEMMES EN PRISON Thériault a sa part de responsabilité, dénonce le PQ

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La ministre montrée à nouveau du doigt au nom du féminisme

11 mars 2016 |Jean-François Nadeau | Justice
Les conditions de détention de la prison Leclerc ont fait réagir la députée péquiste Carole Poirier.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir
Les conditions de détention de la prison Leclerc ont fait réagir la députée péquiste Carole Poirier.
Comment Lise Thériault, responsable de la Condition féminine, mais aussi vice-première ministre, a-t-elle pu décider de fermer la prison Tanguay en sachant les difficultés que rencontreraient les prisonnières ? La députée Carole Poirier, responsable pour le Parti québécois des questions relatives à la condition féminine, se pose la question et critique sévèrement « le silence » de la ministre Thériault dans ce dossier.

« C’est assez incompréhensible ! La décision de transférer les femmes de la prison Tanguay à Leclerc a été prise par l’ancienne ministre de la Sécurité publique, Mme Lise Thériault. Et c’est elle qui est désormais responsable de la Condition féminine ! Elle pourrait au moins réagir à ce qui a été fait ! Elle a mis de la poudre à canon dans une situation déjà délicate. »

À la suite du récit des conditions de détention publié dans Le Devoir jeudi, la députée d’Hochelaga-Maisonneuve se dit très inquiète des conditions dans lesquelles vivent les femmes derrière les barreaux. « La ministre a dit récemment que, pour elle, le féminisme, c’était plutôt “Let’s go ! Vas-y !”. Elle doit se rendre compte, explique Carole Poirier, que cette vision individualiste n’est pas à même d’aider toutes les femmes. »

La décision de fermer la prison Tanguay pour déménager ses pensionnaires dans une vieille prison conçue pour les hommes a été prise l’an passé sous l’autorité de la ministre Thériault.« C’est elle qui a décidé de fermer Tanguay. Elle savait très bien qu’elle envoyait ces femmes dans une situation pire encore. On le voit bien, ce que c’est que le féminisme “à sa manière”. S’il faut juger aux actions, comme Lise Thériault le dit, alors qu’elle agisse ! »

Pour l’instant, elle se dit « très inquiète des conditions faites aux femmes ». Ces conditions, comme celles de plusieurs femmes parmi les plus démunies de notre société, lui apparaissent de plus en plus inadmissibles.

« C’est un autre exemple de l’austérité qui touche en particulier les femmes. » Pour Carole Poirier, il ne fait nul doute que « les coupes du gouvernement libéral font plus mal aux femmes parce qu’elles sont déjà plus pauvres. On fragilise la situation des femmes davantage. »

Plus d’humanité

Martine Flamand, coordonnatrice du programme Mère-Enfant en prison, a pu constater au cours des derniers jours la situation préoccupante des prisonnières transférées fin février à l’Institut Leclerc. Elle confirme que la situation très difficile décrite par Le Devoir jeudi est vécue difficilement par les pensionnaires.

Elle ajoute que « le personnel vit ce que les femmes vivent ». La situation demeure pour l’instant pénible. « C’est l’enfer pour tout le monde. C’est dur. Quand on dit que les femmes n’ont pas de bobettes ! »

Pour elle, il est clair que « ce n’est pas assez humain. Il n’y a pas d’aide. C’est comme des animaux mis en cage. Je ne comprends pas où on veut en arriver avec ça. Il faut des services et plus d’humanité. On ne leur donne rien. On les voit juste comme des prisonnières. »

Le ministère de la Sécurité publique n’a pas apporté de précision à la suite de l’article publié jeudi.

PRIMAIRES AMÉRICAINES Donald Trump joue l’apaisement

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Le débat républicain se déroule dans une atmosphère étonnamment sérieuse

11 mars 2016 | Diego Urdaneta - Agence France-Presse à Miami | États-Unis
Donald Trump et Marco Rubio échangent quelques mots.
Photo: Wilfredo Lee Associated PressDonald Trump et Marco Rubio échangent quelques mots.
Les quatre candidats républicains à la Maison-Blanche ont laissé les insultes à la porte lors d’un débat inhabituel jeudi, s’astreignant à rester sur le fond de sujets aussi graves que le conflit israélo-palestinien ou la réforme des retraites.

Dans cet environnement apaisé, le sénateur de Floride Marco Rubio a pu faire valoir les qualités qui lui avaient valu son ascension initiale, avant sa chute en grâce ces dernières semaines : une évidente connaissance des dossiers associée à une éloquence toute télégénique. Il a besoin d’un exploit lors de la primaire en Floride, mardi, une échéance en forme de couperet pour sa candidature à bout de souffle.

Donald Trump avait promis de bien se comporter et a tenu parole, apparemment désireux de projeter une image plus présidentielle. Il n’a pas interrompu ses rivaux de la soirée et à débattu calmement, d’une voix posée et presque basse, négligeant même de répliquer à certaines attaques.

« Je n’arrive pas à le croire, tout cela est très civil », s’est-il écrié, faussement épaté.« Soyez intelligents et unis », a-t-il aussi dit en conclusion du débat de deux heures à Miami, diffusé sur CNN.

Le favori des sondages a lancé un appel aux républicains inquiets de sa personnalité clivante et de son langage incendiaire, alors que les primaires de mardi prochain, dans cinq grands États, pourraient sceller son triomphe.

« Nous sommes tous dans le même bateau », a-t-il plaidé. « Nous allons trouver des solutions, nous allons trouver des réponses. »

Cela ne veut pas dire que ses adversaires ont tu leurs critiques contre le milliardaire. Quand Donald Trump a répété que l’Islam haïssait les États-Unis — pas forcément les 1,6 milliard de musulmans mais « beaucoup d’entre eux », a-t-il insisté —, Marco Rubio a sermonné le candidat, martelant que le président des États-Unis ne pouvait pas dire tout ce qui lui passe par la tête. « Vous pouvez être politiquement correct si vous voulez, moi je veux résoudre des problèmes », a dit Donald Trump. « Être politiquement correct ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est d’être correct », a objecté Marco Rubio.

Place à l’apaisement

Quel que soit le sujet, l’ombre de l’homme d’affaires survolait les échanges. Face à son flou sur la réforme des programmes publics de retraite et de santé, Marco Rubio lui a dit que « le compte n’y était pas ».

Ses adversaires lui ont reproché d’avoir promis d’être « neutre » pour relancer les négociations israélo-palestiniennes, ou de ne pas s’engager à annuler immédiatement l’accord nucléaire avec l’Iran. Sa déclaration passée qu’il ciblerait les familles de suspects terroristes a fait l’unanimité contre elle.

« Bien sûr que non, nous n’avons jamais ciblé de civils innocents, nous n’allons pas commencer maintenant », a dit le sénateur du Texas Ted Cruz, deuxième des primaires.

« Sa réponse est toujours, ah, si quelqu’un d’intelligent était au gouvernement, tout irait mieux », a-t-il aussi déploré.

Mais Donald Trump a joué l’apaisement tout au long de la soirée, alors que les dernières émissions avaient tourné au pugilat.

Il a semblé regretter les incidents de violences dans ses meetings contre des manifestants. Relancé plusieurs fois, il n’a toutefois pas pu résister, lâchant : « Ils sont vraiment dangereux, ils frappent les gens ». Il a bien reproché à Ted Cruz sa « malhonnêteté », mais contrairement à son habitude, il ne l’a pas traité de menteur, de même qu’il n’a pas tenté d’humilier celui qu’il aime appeler « le petit Marco ».

La conversation a enfin roulé sur l’investiture et le scénario rare où aucun des quatre candidats n’arriverait à la convention d’investiture de juillet à Cleveland avec la majorité absolue des délégués requise, soit 1237. Dans ce cas, plusieurs tours de vote seraient organisés, permettant aux délégués attachés à un candidat de se reporter sur un autre en fonction de leurs préférences personnelles, voire de celles de l’establishment du parti.

Le gouverneur de l’Ohio, John Kasich, bon dernier des primaires qui joue sa survie mardi, a refusé la proposition selon laquelle le candidat arrivant en tête serait automatiquement investi.

Mais l’idée que l’investiture puisse échapper au candidat ayant recueilli le plus de délégués est rejetée par de nombreux républicains qui craignent un scandale, à commencer par Donald Trump.

« Avant toute chose, je pense que j’aurai les délégués, d’accord ? » a-t-il dit. « Mais si personne n’a les délégués […] celui qui arrive en tête doit l’emporter. »

Avec Ivan Couronne à Washington

Sophie Grégoire et Michelle Obama s'unissent pour l'éducation des jeunes filles

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 10 mars 2016 à 16h58.
Sophie Grégoire et Michelle Obama s'unissent pour l'éducation des jeunes filles
WASHINGTON — Sophie Grégoire-Trudeau et Michelle Obama ont uni leurs forces, jeudi, à Washington, pour faire la promotion d'un programme américain qui aide les adolescentes à bénéficier d'une éducation de qualité.
Michelle Obama a déclaré à l'Institut des États-Unis pour la paix que quelque 62 millions de jeunes filles dans le monde n'allaient pas à l'école.

L'administration Obama a lancé il y a un an le programme Let Girls Learn, qui veille à encourager les adolescentes à travers le monde à poursuivre leurs études.

≪Je sais que nous pouvons unir le monde entier autour de cet enjeu et changer la destinée de ces 62 millions de filles à jamais, a déclaré Mme Obama. On peut le faire.≫

Les Canadiens savent que l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes devraient constituer des enjeux prioritaires, a ajouté Sophie Grégoire-Trudeau.

Elle a ajouté que les sociétés instruites encourageaient la paix et la justice.

≪Comme (Mme Obama) l'a si bien dit, le Canada sait qu'une société, pour être prospère, plus juste et plus pacifique, doit être éduquée≫, a affirmé Mme Grégoire-Trudeau.

≪Et une jeune fille instruite devient (...) une mère ou un mentor ou une amie instruite. C'est ce qui fait une société éduquée et l'éducation crée un monde plus pacifique et plus juste.≫

Mme Obama a souligné que Sophie Grégoire-Trudeau — en plus d'être jolie et drôle — était un exemple inspirant pour le Canada et le reste du monde.

≪Elle a un bon sens de l'humour, a-t-elle ajouté. Elle me fait vraiment rire.≫

Le climat continue de se détériorer à l'Assemblée nationale

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 10 mars 2016 à 15h25. Modifié par Charles Payette le vendredi 11 mars 2016
Le climat continue de se détériorer à l'Assemblée nationale
Pierre Karl Peladeau et François Legault unis dans la même cause/PC
QUÉBEC - Les principaux partis d'opposition ont dénoncé en choeur la détérioration du climat à l'Assemblée nationale, blâmant le gouvernement Couillard pour son arrogance et déplorant sa tendance à privilégier les attaques personnelles.
On en parle en ondes :
Écouter
Mis en ligne le vendredi 11 mars 2016 dans Puisqu'il faut se lever avec Mario Dumont, Commission Curzi-Dumont et Pierre Curzi
Le chef de l'opposition officielle, Pierre Karl Péladeau, a transmis une lettre au premier ministre Philippe Couillard pour lui demander de se dissocier des propos ?inacceptables? tenus la veille par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, à l'endroit de la députée péquiste Diane Lamarre, qui serait selon lui ?en conflit d'intérêts permanent?, ?les deux mains dans le plat de bonbons? parce qu'elle est propriétaire d'une pharmacie. M. Barrette l'accuse d'avoir cautionné un stratagème de surfacturation, aux dépens des clients, quand elle présidait l'Ordre des pharmaciens, ce que Mme Lamarre a aussitôt nié.

Dans sa lettre, M. Péladeau dénonce la manoeuvre d'?intimidation? du ministre Barrette, dont les propos constituent selon lui une atteinte inacceptable à la réputation de la députée de Taillon, qui est critique en santé pour l'opposition officielle. Il demande au premier ministre de présenter ses excuses à Mme Lamarre.

Quant à lui, le ministre Barrette a refusé de retirer ses paroles. Il s'est défendu en affirmant qu'il n'avait jamais remis en cause l'intégrité personnelle de la députée Lamarre. Lors d'une mêlée de presse, il est passé rapidement en mode attaque, en reprochant au chef péquiste de l'avoir traité sur le réseau Twitter, mercredi, de ?Tartuffe?, célèbre personnage de Molière qualifié d'?hypocrite? et de ?manipulateur?.

?Tartuffe, c'est un crosseur!?, selon lui.

De son côté, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a renchéri pour demander au premier ministre Couillard ?de retrouver son calme? et d'éviter les ?insultes et tentatives d'intimidation?.

Il estime que le premier ministre est devenu ?trop sûr de lui?, ce qui pourrait se retourner contre lui, dans l'opinion publique. ?De plus en plus de Québécois le trouvent très arrogant, trop arrogant?, a-t-il commenté.

Selon lui, M. Couillard méprise l'opposition et agit ?comme s'il était le seul à posséder la vérité?. Il croit d'ailleurs que le ministre Barrette a pris le premier ministre pour modèle, quant à l'attitude à adopter envers l'opposition.

La veille, le premier ministre avait mis le feu aux poudres en laissant entendre que M. Legault cherchait à ?souffler sur les braises de l'intolérance?, en remettant en question le projet gouvernemental de hausser le seuil d'immigration de 50 000 à 60 000 personnes par année.

En point de presse, M. Legault a réagi en disant qu'il ne se laisserait pas intimider, et continuerait à poser des questions sur les seuils d'immigration, soucieux de tenir compte de la capacité du Québec d'intégrer les nouveaux arrivants et de les franciser.

?Regardez-moi bien aller!?, a dit le chef caquiste.

?On ne peut pas, au Québec, dans la situation dans laquelle on est, augmenter de 50 000 à 60 000 immigrants par année, sans se poser des questions sur nos problèmes actuels de francisation? des immigrants, a-t-il commenté, en rappelant que 41 pour cent des nouveaux arrivants ne parlaient pas français à leur arrivée au Québec et que 72 pour cent d'entre eux ne suivaient aucun cours de français.

M. Legault voudrait que les cours de francisation deviennent obligatoires.

Affaire KPMG: Péladeau demande à Revenu Québec d'agir

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Affaire KPMG: Péladeau demande à Revenu Québec d'agir
Pierre-Karl Péladeau.Photo Archives / Agence QMI

Charles Lecavalier

QUÉBEC - Pierre Karl Péladeau affirme que Revenu Québec laisse filer «les gros poissons» qui ne paient pas leur juste part d'impôt. Philippe Couillard rétorque qu'il a les mains liées.
«Le gouvernement applique la ligne dure aux citoyens. Il s'attaque également aux prestataires de l'aide sociale alors qu'il laisse passer les gros poissons», a lancé M. Péladeau, jeudi, lors de la période de questions.
M. Péladeau dénonçait la décision de Revenu Québec de donner l'amnistie aux clients multimillionnaires de KPMG à la suite d'une décision controversée de l'Agence du revenu du Canada (ARC).
«Après analyse du dossier et ayant constaté l'existence de l'entente avec l'ARC, Revenu Québec a accepté de respecter les termes de celle-ci, sous réserve de certaines vérifications», a confirmé le chef des relations publiques de Revenu Québec au «Journal de Québec» lors d'un échange de courriels mercredi.
Le chef péquiste, tout comme le solidaire Amir Khadir, a dénoncé ces millionnaires qui «s'en sortent impunément».

MAINS LIÉES

Le premier ministre Philippe Couillard a rétorqué que le gouvernement du Québec a les mains liées par une «entente de réciprocité sur cette question». Si l'ARC offre l'amnistie, Québec doit suivre.
«Selon que c'est un ordre de gouvernement ou l'autre qui initie les procédures, l'autre suit. Alors, lorsque c'est le gouvernement fédéral qui initie les procédures, le gouvernement du Québec continue dans la même veine, et vice versa», a dit M. Couillard.
De son côté, le député Khadir estime que «ni l'un ni l'autre» des deux chefs de partis «ne sont crédibles» sur ce sujet puisqu'à son avis, M. Couillard et M. Péladeau ont déjà pratiqué l'évitement fiscal.
M. Khadir estime que Revenu Québec n'a tout simplement pas les moyens de mettre la main au collet des riches citoyens qui ne paient pas d'impôt.
«C'est profondément injuste, intolérable et scandaleux pour la population en général de savoir que ceux qui ont le plus de moyens, ceux qui ont le plus de responsabilités, qui doivent payer leurs impôts, ont aussi le plus de largesses, le plus d'indulgences et ont droit que le gouvernement ferme les yeux sur leur pratique absolument déloyale envers la société québécoise», a dénoncé M. Khadir en point de presse.
Revenu Québec a refusé de «commenter davantage ces dossiers en raison du secret fiscal».
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SQ: des accusations criminelles contre une trentaine d'agents

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SQ: des accusations criminelles contre une trentaine d'agents
Photo Archives / Agence QMI
MONTRÉAL - Des accusations criminelles pèseraient sur une trentaine de policiers de la Sûreté du Québec (SQ), dont le tiers est basé à Montréal.
Sur les 36 agents visés, 12 travailleraient au bureau de la métropole situé sur la rue Parthenais, a rapporté La Presse vendredi. Six travaillent ailleurs dans la région de Montréal et quatre en Montérégie.
La gravité des accusations varierait selon le geste reproché. Conduite avec les facultés affaiblies ou conduite dangereuse, menaces, voies de fait, présentation de faux rapports et utilisation d'informations à des fins personnelles font partie des cas répertoriés par le quotidien montréalais.
Les conséquences envers les policiers peuvent être la réduction de leur salaire, la réaffectation à des tâches administratives ou même le congédiement.
Selon les données de la SQ, six agents ont perdu leur poste après avoir été déclarés coupables. Une quinzaine a conservé ses fonctions.
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Dîner d'État à Washington: amitié canado-américaine évidente

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Publié par La Presse Canadienne le vendredi 11 mars 2016 à 06h34. Modifié par Charles Payette à 07h36.
Dîner d'État à Washington: amitié canado-américaine évidente
AP
WASHINGTON - Environ 170 dignitaires ont assisté à Washington, jeudi soir, à un dîner d'État offert par le président des États-Unis, Barack Obama, en l'honneur du premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

Plusieurs personnalités publiques canadiennes qui vivent maintenant aux États-Unis étaient sur place. Elles ont toutes semblé impressionnées par ce qu'ils ont vu et entendu de la part du premier ministre.
On en parle en ondes :
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Mis en ligne le vendredi 11 mars 2016 dans Puisqu'il faut se lever avec Catherine Brisson
L'acteur Michael J. Fox, qui est originaire d'Edmonton, a aimé sa fraîcheur. Il a ajouté avoir été un admirateur de l'ancien premier ministre Pierre-Elliott Trudeau, le politicien le plus attachant de son époque, à son avis.
Un autre acteur, Mike Myers, qui est né à Scarborough, en Ontario, a souligné que Pierre-Elliott Trudeau avait été son premier ministre pendant 14 ans et qu'il avait été un héros pour lui. À son avis, les relations canado-américaines sont prometteuses.

L'actrice Sandra Oh, originaire d'Ottawa, a dit être très fière d'être Canadienne. Elle avait très hâte de rencontrer Justin Trudeau, le fils de l'un des plus grands premiers ministres de l'histoire du pays, à son avis.

Camaraderie et alliance
Cet événement mondain a clôturé une journée au cours de laquelle la relation de camaraderie unissant Justin Trudeau au président Obama semblait évidente.
Le président américain Barack Obama a porté un toast et a fait allusion à l'alliance entre son pays et le Canada, à l'amitié unissant les Américains aux Canadiens ainsi qu'au respect dont ces deux peuples font preuve à l'égard de tout être humain.
Lors de son allocution, Justin Trudeau a rendu hommage aux filles du président, Malia et Sasha Obama, âgées respectivement de 17 et de 14 ans, disant qu'il était honoré de faire leur connaissance. Il a ajouté qu'il aurait aimé être adolescent lorsque son père dirigeait le gouvernement canadien.

La mère de Justin Trudeau, Margaret, figurait parmi les invités du dîner.

Quant à Sophie Grégoire, l'épouse du premier ministre, elle a fait appel à quatre stylistes de Toronto pour sa tenue vestimentaire. Elle portait une robe du couturier Lucian Matis, des chaussures Zvelle, de la styliste Elham AyoubZadeh, des boucles d'oreille de la joaillerie John De Jong et une bague du créateur Dean Davidson.

Vendredi, l'agenda du premier ministre Trudeau à Washington prévoit qu'il dépose une couronne sur la tombe du Soldat inconnu au cimetière national d'Arlington. Il prendra ensuite part à une séance de questions et réponses avec des étudiants de l'American University.

Le premier ministre participera par la suite à un déjeuner organisé par Global Progress et il rencontrera plus tard le président de la Banque mondiale.

Employés du CISSSO payés pour rester chez eux

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Publié par 104,7 fm Outaouais pour (Outaouais) 104,7 Outaouais le vendredi 11 mars 2016 à 07h32.
Employés du CISSSO payés pour rester chez eux
Lyne Plante/Photo: 104,7 fm
Des employés du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais seraient payés pour rester à la maison.
C'est du moins ce qu'a mis en lumière le syndicat des infirmières lors de la réunion du CISSS de l'Outauoais jeudi soir.
Le syndicat dénonce la gestion des dossiers d'employés devant s'absenter du travail pour des raisons de santé.
Alors que le CISSS cherche des façons de réduire ses coûts, le syndicat avance que 250 000$ ont été versés, depuis août dernier, en assurance-salaire à des personnes jugées aptes à revenir au travail, par le médecin-expert de l'employeur.