mercredi, mars 09, 2016

TransCanada : Charest nie avoir sollicité le cabinet Trudeau pour une rencontre

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Publié le 09 mars 2016 à 16h06 | Mis à jour à 17h24
Jean Charest... (PHOTO ERICK LABBÉ, LE SOLEIL)
Jean CharestPHOTO ERICK LABBÉ, LE SOLEIL

PIERRE SAINT-ARNAUD
La Presse Canadienne
L'ex-premier ministre Jean Charest nie avoir sollicité une rencontre entre les dirigeants de TransCanada, promoteur du projet d'oléoduc Énergie Est, et le cabinet du premier ministre Justin Trudeau et ce, même si le bureau de M. Trudeau a confirmé le contraire.
Dans une courte mêlée de presse à Québec, mercredi, M. Charest a reconnu avoir fait un appel au cabinet Trudeau et avoir abordé le dossier TransCanada, mais s'est défendu d'avoir sollicité une rencontre et a insisté pour dire qu'il ne travaillait plus pour TransCanada au moment de l'appel.
«J'ai eu une communication. (TransCanada) n'était pas le sujet. Ç'a été soulevé, mais ce n'était pas ça le sujet», a-t-il dit.
À la question: «Avez-vous sollicité une rencontre avec des gens de TransCanada?», M. Charest a répondu: «Non.»
Or, le cabinet du premier ministre a confirmé au «Globe and Mail» la semaine dernière qu'au cours d'une conversation sur différents sujets avec Gerald Butts, secrétaire principal de Justin Trudeau, M. Charest avait évoqué la possibilité d'organiser une telle rencontre.
M. Butts aurait alors clairement indiqué à M. Charest qu'il serait prêt à envisager une rencontre avec les dirigeants de TransCanada si la requête respectait les règles en matière de lobbyisme, ce qui n'était pas le cas à ce moment puisque M. Charest n'est pas inscrit au registre des lobbyistes.
L'ex-premier ministre a ajouté qu'il n'avait eu aucun contact avec le commissaire au lobbying, mais qu'il était «prêt à répondre à toutes les questions».
M. Charest a précisé qu'il avait travaillé comme «conseiller stratégique» pour TransCanada - jamais comme lobbyiste - et que son mandat pour la compagnie pétrolière était terminé au moment de l'appel.
«C'est une histoire qui, quant à moi, n'est pas une histoire très significative. Il n'y a pas eu de lobbying, je ne travaillais pas pour TransCanada, fin de l'histoire.»
Jean Charest a été intercepté par des journalistes dans un hôtel de Québec alors qu'il était conférencier à un colloque sur le Partenariat Trans-Pacifique organisé par l'Institut des Hautes études internationales de l'Université Laval.

Trudeau à Washington : quand l'éléphant s'intéresse à la souris

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Mise à jour il y a 51 minutes
Les drapeaux canadien et américain flottent devant la Maison-Blanche, le 7 mars 2016.
Les drapeaux canadien et américain flottent devant la Maison-Blanche, le 7 mars 2016. 
Photo :  Kevin Lamarque / Reuters
Les grandes artères de Washington sont déjà ornées du drapeau canadien. La presse canadienne s'interroge depuis des semaines sur ce que va porter Sophie Grégoire-Trudeau au dîner officiel. L'émission 60 minutes de CBS a de toute évidence été séduite par Justin Trudeau. Le site web Politico parle déjà d'une capitale « en pâmoison sur Justin », d'un conseiller de la Maison-Blanche qui a un « béguin politique » pour lui.
Emmanuelle Latraverse
  Un texte d'Emmanuelle Latraverse
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Chanceux est celui ou celle qui se rappelle une telle frénésie autour de la visite d'un premier ministre canadien dans la capitale américaine.
Vedette ou politicien de talent? Le paradoxe Trudeau fascine d'autant plus ici qu'il est décrit comme un antidote à Donald Trump. Soudainement, l'éléphant s'intéresse à la souris, mais le gouvernement Trudeau n'a pas l'intention de tirer profit de cette occasion.
Cet aveu lors de son premier voyage officiel trouve tout son sens à la veille de cette visite.
« S'il y a un peu plus d'attention sur le Canada, je suis content de pouvoir souligner ce que le Canada a à offrir à ses partenaires et une chance de pouvoir bâtir des relations pour les grands enjeux de la planète. »— Justin Trudeau premier ministre du Canada, au sommet de l'APEC à Manille en novembre dernier

Quand les étoiles sont alignées
Il faut dire qu'entre un président qui veut sceller son héritage sur le front environnemental et un premier ministre qui en a fait sa priorité, les deux dirigeants ont rapidement trouvé un terrain d'action commun. Entre un Barack Obama en fin de mandat et un Justin Trudeau à l'aube du sien, les deux hommes ont développé des atomes crochus, et leur vision commune de la politique en fait foi.
« Deux dirigeants avec des visions similaires. Les deux ont une vision progressiste de la gouvernance. Les deux sont engagés en faveur des outils multilatéraux. Les deux sont engagés en faveur de la diversité. »— Mark Feierstein, directeur senior du Conseil national de sécurité

Le président Barack Obama veut maximiser sa fin de mandat, défier les vieilles tendances américaines voulant que dans les derniers mois d'une présidence, rien d'ampleur ne puisse être accompli. Justin Trudeau veut prouver qu'il sait être un acteur influent sur la scène internationale.
Leurs champs d'intérêt se rencontrent. Ministres et hauts fonctionnaires s'activent donc depuis des semaines pour que la rencontre de jeudi soit un succès. Après tout, une visite officielle ne vaudrait pas la peine si elle ne servait pas à annoncer en grande pompe ce qu'on appelle dans le jargon politique des « livrables ».
C'est ainsi que lors d'une séance d'information organisée par la Maison-Blanche, les hauts responsables de l'administration Obama ont voulu entretenir le suspense. Pourtant, les signaux sont clairs, des ententes sont à prévoir et cela commence par l'environnement.
« Je vous dirai que la relation sur le climat avec le Canada s'est accentuée rapidement et de manière importante. L'engagement des deux dirigeants à s'attaquer à ce défi mondial est réel et je m'attends à ce que, sous leur leadership, l'Amérique du Nord fasse des progrès importants cette année. »— Todd Stern, envoyé spécial de la Maison-Blanche pour les changements climatiques

Une stratégie continentale sur le climat et l'énergie est donc dans les cartons. Parmi les enjeux où des avancées sont prévisibles, il faut compter la protection de l'Arctique, la réduction des émissions de méthane et une réglementation sur les véhicules lourds.
Justin Trudeau et Barack Obama lors de leur rencontre au sommet de l'APEC à Manille, aux Philippines, le 19 novembre 2015.Justin Trudeau et Barack Obama lors de leur rencontre au sommet de l'APEC à Manille,
 aux Philippines, le 19 novembre 2015.  Photo :  Jonathan Ernst / Reuters
Encore la frontière
Une visite à Washington ne pourrait être un succès pour le Canada sans une avancée importante sur le front du commerce entre les deux pays.
Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la frontière n'a cessé de se renforcer. Pourtant, chaque jour, 400 000 personnes et des biens d'une valeur de 2 milliards de dollars traversent cette frontière.
Le Canada tente d'obtenir depuis des années une forme de prédédouanement des marchandises afin que celles-ci soient inspectées directement chez le manufacturier afin de faciliter leur transit. Déjà, dans les derniers jours, le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale a laissé présager une entente à ce sujet.
Désamorcer les irritants
Une relation politique et économique aussi intégrée que celle entre le Canada et les États-Unis ne vient pas sans son lot d'irritants. Il y en a qui perdurent depuis plus de 30 ans, comme le bois d'œuvre, et d'autres qui émergent au fil des débats, comme le Partenariat transpacifique.
L'administration Obama a fait de l'adoption de ce vaste accord de libre-échange entre les pays de l'Asie-Pacifique et de l'Amérique une priorité. Et ici, l'ambivalence du gouvernement Trudeau, qui se donne jusqu'à neuf mois pour consulter les Canadiens avant d'appuyer et de lancer le processus de ratification de l'entente, n'est pas passée inaperçue.
C'est ainsi que sur ces deux enjeux, soudainement, les hauts responsables de la visite sont beaucoup moins loquaces.
Une avenue pour désamorcer une nouvelle guerre du bois d'œuvre en octobre prochain? C'est un litige de longue date, un « enjeu compliqué », dit-on. L'administration est cependant ouverte à entendre toutes les suggestions du Canada.
Des inquiétudes sur le Partenariat transpacifique? On répond que l'on respecte le processus mis en place par le gouvernement Trudeau.
Décidément, pas question de laisser quoi que ce soit troubler la fête!
Alors que sur le retrait des CF-18 des frappes aériennes contre le groupe armé État islamique, on préfère souligner que la nouvelle mission canadienne répond aux besoins de la coalition, sur l'enjeu des réfugiés syriens, on va jusqu'à laisser de côté les traditionnelles inquiétudes sécuritaires américaines.
« Nous applaudissons le leadership du Canada sur le front de la crise des réfugiés syriens et nous les félicitons pour avoir atteint leur but d'en accueillir 25 000. »— Roberta Jacobson, secrétaire d'État adjointe

Une fenêtre pour agir
Tout semble réglé comme du papier à musique pour ces visites officielles. Mais elles ne sont pas inutiles pour autant, au contraire.
Le tête-à-tête dans le bureau ovale, le dîner grandiose, les rencontres qu'aura le premier ministre Trudeau avec les leaders du Congrès, tout ça requiert des semaines, voire des mois de travail. Une énergie précieuse vouée soudainement aux plus hauts niveaux des deux gouvernements à trouver des solutions aux irritants, à développer des stratégies pour faire avancer leurs intérêts communs.
Il est là le but d'une telle visite. Le temps d'une rencontre au sommet, l'éléphant se préoccupe vraiment de la souris voisine. Il s'agira pour le gouvernement Trudeau d'en tirer profit au-delà des prochains mois et de jeter les bases de l'après-Obama.

Mariage : la ministre Stéphanie Vallée invoque le devoir de réserve


Mise à jour le mardi 8 mars 2016 à 21 h 15 HNE  La Presse Canadienne
La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée
La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée
La ministre de la Justice Stéphanie Vallée se réfugie désormais derrière son devoir de réserve sans clarifier la position du Québec sur le mariage.
Mitraillée de questions par les partis d'opposition à l'Assemblée nationale, mardi, elle soutient qu'elle a désormais la même position que le premier ministre sur cet enjeu. Toutefois, elle refuse de dire si la notion d'« union spirituelle » sera défendue par le Québec en Cour d'appel.
Dans une décision récente, la Cour supérieure a donné raison au ministère de la Justice et à la procureure générale Stéphanie Vallée, qui défendent une position singulière, selon laquelle un mariage religieux n'est pas nécessairement un mariage, mais peut être une « union spirituelle » sans conséquence, sans les obligations juridiques prévues par le Code civil. La Cour d'appel est saisie de l'affaire depuis la semaine dernière.
Le premier ministre Philippe Couillard lui-même a ensuite lancé un rappel à l'ordre, en désavouant cette position et en tentant de refermer cette brèche apparente dans l'ordre juridique québécois. Selon le premier ministre, un mariage est un mariage, et les époux doivent en connaître les conséquences.
Mardi, Mme Vallée a été bombardée d'une douzaine de questions par les porte-parole du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec qui lui ont demandé de rectifier le tir et de clarifier la position du Québec, en vain.
« Est-ce que la procureure générale va plaider de nouveau devant la Cour d'appel qu'un mariage religieux peut ne pas faire l'objet d'une déclaration à l'état civil, ne pas provoquer d'effets, ou au contraire va-t-elle prendre ses responsabilités, plaider l'intégralité du respect de notre Code civil? »— La députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon

« Nous avons défendu et continuerons de défendre la constitutionnalité des articles de notre Code civil, a dit la ministre de la Justice. C'est ce que nous ferons. Quant au fond du dossier, vous comprendrez que je ne commenterai pas un dossier qui fait l'objet d'un appel. »
En point de presse avant la période de questions, la ministre a même refusé de préciser si le concept d'« union spirituelle » allait de nouveau être défendu par ses procureurs en Cour d'appel.
« Lorsque le mémoire sera déposé, ce sera de l'information qui sera publique et vous pourrez le lire », a-t-elle répondu. Les partis d'opposition ont déploré le refus de la ministre de modifier sa position et d'énoncer ce que va défendre le Québec en Cour d'appel. Mme Hivon a rappelé que le concept d'« union spirituelle » n'existe nulle part en droit, ni même dans le jugement rendu.
La députée péquiste estime que la procureure générale a été non seulement « désavouée par l'ensemble de la communauté juridique, mais par son premier ministre ». Elle s'inquiète de la confusion générée dans la communauté juridique, voire du différend entre Mme Vallée et M. Couillard.
La ministre de la Justice, a dit la députée péquiste, « ne semble pas du tout comprendre son rôle et les dangers de sa position, le recul pour la protection des époux et bien sûr des épouses dans les règles du mariage, tout ce qu'elle permet en fait, c'est l'instauration potentielle de régimes religieux parallèles. [...] Il semble y avoir une divergence importante entre le premier ministre et la procureure générale du Québec, ce qui n'est pas banal du tout. »
Pour le porte-parole de la CAQ en matière de justice, Simon Jolin-Barrette, la position de la ministre de la Justice ouvre la porte à des « dérives complètes » sur la protection des femmes et de l'ordre public, et elle est incapable d'en mesurer les conséquences. Il lui reproche de ne pas donner des directives claires à ses procureurs pour défendre le Code civil par d'autres arguments.
« Elle pourrait dire : "Je l'ai échappé, cette fois-ci, je m'en excuse. Je vais protéger les Québécois, je vais protéger les Québécoises et je vais m'assurer de ne pas placer les individus dans une situation de vulnérabilité." C'est ça qu'elle aurait dû faire aujourd'hui. Elle aurait dû simplement répondre à la question et dire : "Je vais suivre la voie qui a été tracée par le premier ministre parce que je me suis fourvoyée." »
En vertu du Code civil, seul un célébrant religieux reconnu par le ministère de la Justice peut célébrer un mariage et il transmet ensuite la déclaration de mariage au Directeur de l'état civil. Le mariage comporte des droits et des obligations juridiques, notamment en matière de partage de patrimoine familial, etc.
Toutefois, dans la cause qui provoque actuellement la tourmente, Québec plaidait le fait que des « ministres du culte peuvent célébrer des mariages à portée uniquement religieuse » et les avocats du ministère ont reconnu que des représentants religieux peuvent faire des mariages sans avoir à transmettre une déclaration au Directeur de l'état civil.

Trump poursuit son élan, tandis que les jeux sont loin d'être faits chez les démocrates

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 Mise à jour le mercredi 9 mars 2016 à 0 h 55 HNE  Radio-Canada avec La Presse Canadienne, 
Reuters et Agence France-Presse
Après que les médias américains lui eurent donné la victoire au Michigan, Donald Trump s'est lancé dans un de ses discours égocentriques et interminables dont il a le secret, mais dont l'électorat républicain ne semble plus vouloir se passer.
Donald Trump  Photo :  PC/Lynne Sladky

Donald Trump est en bonne voie de réaliser ce que personne n'aurait osé prédire il y a un an.
Le politicien populiste a fait des pas importants vers l'investiture du Parti républicain en vue de l'élection présidentielle en enlevant le Mississippi, un État du sud rural, et le Michigan, un État du nord industriel, lors des primaires de mardi.
« Cela montre comment les électeurs sont brillants. Ils ont bien vu que les millions dépensés en publicité contre moi ne sont que des mensonges », a-t-il lancé à ses partisans.
À 23 h 30, Donald Trump pouvait espérer enlever tous les délégués du Mississippi. Après le décompte de 95% des suffrages, il avait obtenu 47,4 % des voix. Il devançait Ted Cruz, celui qui a été décrit comme étant le seul pouvant l'empêcher de remporter l'investiture du parti par près de 11points de pourcentage.
Si Donald Trump obtient 50 % des voix, il pourra compter sur l'appui des 40délégués de l'État à la convention, en juillet.
Tout a fonctionné comme sur des roulettes pour lui au Michigan. Après le dépouillement de 78 % des suffrages, Trump récoltait 36,8% des voix. Il devançait largement le sénateur Ted Cruz et le gouverneur de l'Ohio voisin, John Kasich. Marco Rubio faisait seulement de la figuration. Par contre, pour ce qui est des délégués, M. Trump n'en obtient qu'une pluralité.
Après que les médias américains lui eurent donné la victoire au Michigan, Donald Trump s'est lancé dans un de ses discours égocentriques et interminables dont il a le secret et donc l'électorat républicain ne semble plus vouloir se passer. Il en a profité pour se moquer de Ted Cruz.
« Ted Cruz a beau dire qu'il peut me battre, mais il n'y est que rarement parvenu. Ce soir, une seule personne a bien fait : c'est moi. »— Donald Trump
Il s'est aussi moqué des politiciens traditionnels. « Ils ne vous mèneront jamais à la Terre promise parce qu'ils sont dominés par les groupes d'intérêt. »
Donald Trump est également sorti vainqueur des caucus républicains à Hawaï mercredi matin. 
Mince consolation pour Ted Cruz : le sénateur du Texas a remporté la primaire de l'Idaho, selon des projections de Fox et de MSNBC.
Bernie Sanders a remercié les électeurs d'avoir fait mentir les sondages qui le donnaient perdant par plus de 20 points.Bernie Sanders a remercié les électeurs d'avoir fait mentir les sondages
 qui le donnaient perdant par plus de 20 points.  
Photo :  PC/Alan Diaz
Du côté démocrate, rien n'est encore joué, loin de là. Hillary Clinton a beau avoir enlevé les primaires du parti au Mississippi, son adversaire Bernie Sanders n'avait pas encore dit son dernier mot. Il était en train de s'adjuger le Michigan, un État beaucoup plus payant sur le plan du nombre de délégués.
Après un court ressac entre 22 h 15 et 22 h 30, l'écart entre le sénateur du Vermont, qui a semblé profiter de la grogne des démocrates de cet État contre les ententes de libre-échange, et l'ancienne secrétaire d'État n'a cessé de croître.
À un certain moment, M. Sanders devançait sa rivale par plus de 27 000 votes, mais soudainement sa priorité a chuté à seulement 8000 voix avant de remonter à plus de 28 000.
Même si elle a perdu, les résultats sont si serrés que Mme Clinton pourra néanmoins compter sur l'appui d'une bonne part des 130 délégués qui étaient en jeu.
Au cours d'une brève déclaration, Bernie Sanders a remercié les électeurs d'avoir fait mentir les sondages qui le donnaient perdant par plus de 20 points. « La révolution du peuple est forte dans toutes les parties du pays et elle deviendra encore plus forte », a-t-il dit.
Au Mississippi, la cause a été entendue dès la fermeture des bureaux de scrutin. Après le dépouillement de 95 % des suffrages, Mme Clinton récoltait 82,9 % des suffrages, ce qui lui donnerait la quasi-totalité des 36 délégués du Parti démocrate.
La directrice des communications d'Hillary Clinton, Jennifer Palmieri, a fait preuve d'optimisme, affirmant que l'organisation de Mme Clinton « demeurait sûre qu'elle obtiendra la nomination ».La directrice des communications d'Hillary Clinton, 
Jennifer Palmieri, a fait preuve d'optimisme, affirmant que 
l'organisation de Mme Clinton « demeurait sûre qu'elle obtiendra la nomination ».
  Photo :  PC/Tony Dejak
Pendant que le dépouillement se poursuivait au Michigan, Mme Clinton n'a pu s'empêcher de piquer les républicains. « Chaque fois qu'on pense que cela ne peut plus s'envenimer de leur côté, ils trouvent une façon de le faire, a-t-elle lancé. Alors que leurs discours s'enfoncent dans les abysses, l'enjeu pour la présidentielle devient plus grand. »
« Nous avons préparé notre stratégie afin de rassembler le plus grand nombre de délégués. Nous allons terminer la soirée en tête [à ce chapitre] », a ajouté sa directrice des communications, Jennifer Palmieri.
Nombre de délégués avant les résultats de mardi chez les républicains :

  • Donald Trump : 389
  • Ted Cruz : 303
  • Marco Rubio : 154
  • John Kasich : 37
Un nombre de 1237 délégués est nécessaire pour remporter l'investiture républicaine.
Nombre de délégués (incluant les superdélégués) avant les résultats de mardi chez les démocrates :

  • Hillary Clinton : 1150
  • Bernie Sanders : 500
Un nombre de 2383 délégués est nécessaire pour remporter la course démocrate.