Information sur la politique 1

samedi, mars 05, 2016

Un professeur de guitare accusé d'avoir volé 10 banques

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/

Publié le 05 mars 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

Mark Steven Vandendool... (CAPTURE D'ÉCRAN YOUTUBE)
Mark Steven Vandendool
CAPTURE D'ÉCRAN YOUTUBE

Mark Steven Vandendool dirige non pas une, mais deux entreprises dans le domaine de la musique. Malgré ses succès, tout porte à croire que ce guitariste accompli menait une double vie : professeur de guitare et braqueur de banques.
Mark Steven Vandendool... (PHOTO FOURNIE PAR LE SPVM) - image 1.0
Mark Steven Vandendool
PHOTO FOURNIE PAR LE SPVM
Le Montréalais de 34 ans a comparu jeudi pour faire face à une vingtaine d'accusations liées à pas moins de 10 vols de banque commis dans l'ouest de Montréal depuis quatre mois.
Mardi dernier, Mark Vandendool aurait braqué en plein jour une institution bancaire de l'arrondissement de Côte-des-Neiges - Notre-Dame-de-Grâce. Des policiers l'ont croisé par chance et l'ont arrêté au terme d'une courte poursuite à pied. Il aurait résisté à son arrestation, selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). 
Depuis novembre dernier, son modus operandi aurait toujours été le même : il se serait présenté déguisé avec une fausse barbe et une casquette dans une banque et aurait donné un papier à un commis pour réclamer de l'argent. Il s'en serait pris à des banques du quartier Ahuntsic et des villes de Kirkland, Westmount, Pointe-Claire et Dorval. Il fait face à des accusations de vols qualifiés, de port de déguisement et à d'autres chefs relatifs à des armes à feu. Il doit revenir en cour le 11 mars pour son enquête sur cautionnement.
Dans les dossiers de cour, l'adresse du domicile de Mark Vandendool, au centre-ville de Montréal, correspond à celle, au Registre des entreprises, d'un Mark Vandendool qui dirige les entreprises Musique Novaxe et Studio Vandendool. Un des trois administrateurs de Musique Novaxe, Orval Vandendool, joint au téléphone, a raccroché dès que La Presse a prononcé le nom de Mark Vandendool.
Dans une vidéo promotionnelle de Musique Novaxe, Mark Vandendool apparaît durant plusieurs minutes, guitare à la main, dans un style vestimentaire très décontracté, pour vanter les mérites de sa jeune entreprise qui se concentre sur des outils pédagogiques d'apprentissage de la guitare. Son autre entreprise, Studio Vandendool, offre des cours de guitare privés.
Mark Steven Vandendool n'en serait pas à ses premières armes en matière de vol de banque. Un homme du même âge et du même nom a été condamné à cinq ans de prison pour avoir braqué des établissements de la région de Kitchener, en Ontario, en 2006. L'année suivante, la Cour d'appel de l'Ontario a réduit sa peine à trois ans de prison. Nous n'avons toutefois pas pu confirmer qu'il s'agit bien du même Mark Steven Vandendool. 
Un article du journal local de Kitchener, The Record, qui avait couvert sa condamnation, soulignait en 2006 que le jeune Vandendool avait braqué ces banques afin d'obtenir de l'argent pour étudier la musique à l'Université McGill et s'installer à Montréal. « J'ai fait une erreur stupide. J'espérais seulement aller à l'université », avait dit Vandendool durant le procès, rapportait le journal. L'article tisse le portait d'un passionné de guitare, d'un homme prêt à tout pour nourrir son ambition musicale : même à voler des banques.

Les Philippines saisissent un navire nord-coréen

http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/

Publié le 05 mars 2016 à 07h45 | Mis à jour à 07h45

Le cargo Jin Teng de 6830 tonnes ne sera pas autorisé... (PHOTO JUN DUMAGUING, AP)
PHOTO JUN DUMAGUING, AP

Le cargo Jin Teng de 6830 tonnes ne sera pas autorisé à quitter le port de Subic, au nord-est de la capitale Manille, où il est à quai depuis trois jours.

Agence France-Presse
MANILLE
Les Philippines ont annoncé samedi la saisie d'un navire nord-coréen, en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui alourdit nettement les sanctions internationales décidées après l'essai nucléaire et le test de missile balistique de Pyongyang.
Le cargo Jin Teng de 6830 tonnes ne sera pas autorisé à quitter le port de Subic, au nord-est de la capitale Manille, où il est à quai depuis trois jours. Son équipage sera expulsé, a déclaré le porte-parole de la présidence philippine Manolo Quezon à la radio d'État Radyo ng Bayan.
Il s'agit du premier cas recensé d'application des sanctions, les plus dures à ce jour, adoptées dans la nuit de mercredi à jeudi par le Conseil de sécurité.
« Le monde est inquiet à cause du programme d'armes nucléaires de la Corée du Nord et en tant que membre des Nations unies, les Philippines doivent faire leur part pour appliquer les sanctions », a dit M. Quezon.
Une équipe des Nations unies est attendue pour l'inspection du navire dans le port, situé près d'une ancienne base navale américaine, a précisé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Charles Jose.

Le Jin Teng a déjà été inspecté samedi à l'aide d'appareils électroniques de détection d'armes, selon le porte-parole des gardes-côtes Armand Balilo. Les 21 hommes d'équipage sont « très coopératifs », a-t-il assuré, et aucun matériel interdit n'a été découvert à bord.
Charles Jose a précisé à l'AFP que le navire avait été saisi « en application de la résolution de l'ONU », indépendamment du résultat des inspections.
La Corée du Nord n'a pas d'ambassade aux Philippines. Contactées par l'AFP, ses ambassades en Thaïlande et en Indonésie n'ont pas souhaité s'exprimer.
Aucun autre navire nord-coréen n'est à quai à Subic, selon M. Balilo.
Le Jing Teng, chargé de noix de palme, était arrivé à Subic jeudi en provenance de Palembang, en Indonésie, quelques heures seulement après le vote des sanctions aux Nations unies. Cette résolution, présentée par les États-Unis, a été votée à l'unanimité, y compris par la Chine, unique allié de Pyongyang.
Quelques heures après le vote de la résolution, la Corée du Nord, de plus en plus isolée sur la question de son arsenal nucléaire, a tiré six missiles de courte portée dans la mer, selon le ministère sud-coréen de la Défense.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a également brandi la menace nucléaire. « Nous devons être toujours prêts à chaque instant à utiliser notre arsenal nucléaire », a-t-il déclaré, cité vendredi par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.
La Corée du Nord est déjà sous le coup de quatre séries de sanctions internationales depuis son premier essai nucléaire en 2006.

Randy Bachman et les Cowboys Fringants à Woodstock en Beauce

http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/

Mise à jour le vendredi 4 mars 2016 à 13 h 59 HNE

Randy Bachman en concert en 2008
 Randy Bachman et les Cowboys Fringants
Randy Bachman en concert en 2008  Photo :  La Presse Canadienne
Après une période d'incertitude l'an dernier, le festival Woodstock en Beauce revient à la charge en dévoilant une 22e programmation plus costaude avec, en têtes d'affiche, l'icône rock Randy Bachman et les Cowboys Fringants.
Pour rendre l'événement rentable, les organisateurs du festival ont misé sur plusieurs classiques, dont Bernard Adamus et Mononc' Serge. Des spectacles hommages à The Doors, à Kiss, à AC/DC, à Metallica et aux Beatles sont également au programme.
Robert Charlebois précédera le légendaire Randy Bachman, sur la scène principale, le samedi soir. Les deux musiciens de Beat Market seront les derniers à fouler la scène lors de cette soirée de clôture.
Rappelons que l'an dernier, l'organisation de Woodstock en Beauce s'était résolue à proposer une formule réduite, devant la pression populaire.
Les passeports pour deux personnes coûteront 295 $. Des billets journaliers seront également en vente, au coût de 40 $.
Le festival Woodstock en Beauce se tiendra du 30 juin au 3 juillet, à Saint-Ephrem-de-Beauce.

Les galas des Rendez-vous de la Francophonie: 26 humoristes sur les planches de l'UniThéâtre

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Mise à jour le lundi 29 février 2016 à 17 h 41 HNE

L'humoriste Mario JeanL'humoriste Mario Jean  Photo :  Gilbert Fortier
Les galas des Rendez-vous de la Francophonie sont de retour pour une deuxième année en Alberta.
26 humoristes de partout au pays seront en spectacle les 1er et 2 mars au théâtre de La Cité francophone d'Edmonton afin de divertir les Albertains lors de deux galas d'une durée de deux heures.
Les galas seront animés par l'humoriste québécois, Mario Jean, et par le Néo-Brunswickois, Luc Leblanc, et tous les numéros seront présentés en français.

Invités au spectacle du 1er mars : Martin Bruyère, Daniel Grenier, Daniel Pinet, Martin Perizzolo, Eddy King, Valérie Blais, Étienne Dano, André Roy, Mélanie Couture, Christian Essiambre, Stéphane Fallu et François Massicotte

Invités au spectacle du 2 mars : Alex Bisaillon, Michel Roy, Micheline Marchildon, Yannick De Martino, Julien Tremblay, JF Mercier, JC Surette, Nathan Dimitroff, Sexe illégal (Mathieu Séguin et Phillipe Cigna), Jérémie Du Temple, Virginie Fortin et Sylvain Larocque.
Les gens de Calgary auront aussi la chance d'accueillir François Massicotte, le 4 mars à la Cité des Rocheuses, où il présentera son spectacle solo Massicote Jugez-moi.
LES RENDEZ-VOUS DE LA FRANCOPHONIE À L'HONNEUR EN ALBERTA
Les galas Juste pour rire ne sont pas les seules activités des Rendez-vous de la Francophonie en Alberta. Parmi les autres activités prévues un peu partout dans la province il y aura, entre autres, des carnavals des sucres, des levers du drapeau franco-albertain et le Festival du Film Francophone de l'Alliance française d'Edmonton.

Liste complète des activités
Saviez-vous que...
Micheline Marchildon qui sera sur scène le 2 mars jouait le personnage d'un extra-terreste appelé YoR dans l'émission jeunesse de l'Ouest Clan Destin à Radio-Canada durant les années 2000 à 2003.
Le théâtre de La Cité francophone a été choisi par l'équipe de Juste pour rire en raison du nombre important de francophones qui vient voir les spectacles chaque année, affirme la directrice générale de l'ACFA d'Edmonton Magalie Bergeron.
C'est la première fois que La Cité francophone accueille autant d'humoriste de partout au Canada depuis sa création.

Mais où est passé le rock québécois?

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/

Mise à jour le jeudi 3 mars 2016 à 17 h 14 HNE

Le groupe Grimskunk, en 2012Le groupe Grimskunk, en 2012  Photo :  Josée Guérin
Commençons par un état des lieux. Où en est la musique rock (et ses dérivés) au Québec en 2016?
Un texte de Philippe RezzonicoTwitterCourriel
À l'occasion du début de l'événement Ligue Rock, auquel participe cette année des vétérans du rock québécois, comme Aut'Chose, Grimskunk et WD-40, ainsi que des plus jeunes comme Oktoplut et Prieur & Landry, tentons de répondre la question.
Pour nous aider à y voir plus clair : Sébastien Collin, fondateur de la Ligue Rock, ainsi que deuxdes figures les plus respectées du rock au Québec, Franz Schuller et Vincent Peake.
« La musique rock elle-même est plutôt bonne, mais elle est complètement ignorée dans tous les médias, à l'exception de l'indie-rock. Les gens sont plus ou moins conscients de son existence. De plus, les nouveaux bands rock sont plutôt rares en ce moment. Ceux qui existent, par contre, sont pas mal cool! »— Franz Schuller, chanteur de Grimskunk et fondateur de l'étiquette de disques québécoise Indica
Le rock et ses sous-genres ont défini le paysage musical populaire et planétaire durant quatre ou cinq décennies. Cette musique risque-t-elle de devenir une musique de niche?
« Oui et non, lance Schuller. Elle l'est en ce moment, car peu en font, encore moins de gens la suivent, et personne ne la diffuse. Mais, malgré la pire - et de loin - époque de l'histoire pour le rock que nous traversons depuis cinq à huit ans, jamais je ne vais croire que la musique qui a donné naissance à toute la musique populaire sous toutes ses formes depuis 60 ans va disparaître de la carte. Ce n'est pas vrai. »
« Personnellement, j'ai toujours écouté et aimé la pop, le reggae, le folk, la world, etc. Mais j'ai envie et besoin d'un peu de rock dans ma vie! Des couilles, des guitares, de l'énergie brute viscérale, cela nous libère comme aucune autre musique ne peut le faire. »— Franz Schuller
Aimer le rock est une chose. En vivre au Québec en est une autre. Figure de proue de Groovy Aardwark, un autre groupe marquant du Québec s'il en est un, Vincent Peake sera un homme occupé lors des trois fins de semaine de mars où 15 groupes se partageront les scènes du Divan Orange (Montréal), du Zaricot (Saint-Hyacinthe) et du Cercle (Québec).
© Radio-Canada/Ronald Georges | Franz Schuller et Vincent Peake de Grimskunk.Franz Schuller et Vincent Peake  Photo :  ICI Radio-Canada/Ronald Georges
Vivre du rock
Peake se produira avec Aut'Chose, Grimskunk et Floating Widget dans chacune des villes. Tiens... Est-ce que multiplier les collaborations musicales est la solution pour un musicien afin de vivre de son art dans le monde du rock au Québec en 2016?
« Aucun band avec lequel j'ai joué n'a pu m'assurer une sécurité financière. Pas dans le rock alternatif en tout cas. Depuis 15 ans, je participe à plusieurs projets. Je me suis donné le droit de jouer dans un autre band que Groovy. C'était mal vu, à l'époque. »— Vincent Peake
« Il y a plusieurs musiciens qui ont une job de jour. J'ai réussi à faire ce que j'aime. Je ne vis que de la musique. Je ne fais pas de concessions et je ne fais pas de reprises. Mes amis de Floating Widget ont des jobs de jour. L'un à Radio-Canada, l'autre à la bourse... » »— Vincent Peake
Pour l'amour du rock
Sébastien Collin a mis sur pied la Ligue Rock il y a cinq ans en raison de son amour pour le genre musical. Et aussi pour le faire rayonner.
« Le rock n'est plus la musique la plus populaire qui soit, mais elle a atteint un autre niveau de qualité, dit le fondateur dans la trentaine, pour qui l'âge d'or du rock québécois rime avec Grimskunk, Groovy Aardwark et Vulgaires Machins. Un groupe qui a vu le jour après 2010 a besoin d'avoir un univers riche pour se démarquer. »
« Je crois que le public en est un de plus de plus de mélomanes. On n'a plus l'écoute d'autrefois. L'oreille se raffine. Si tu ne crées pas en 2016 des albums qui sonnent un peu... Il faut que tu sois de niveau. »— Sébastien Collin
« Un festival comme la Ligue Rock permet tout simplement de diffuser la musique rock pour que les gens la connaissent, l'entendent et y goûtent, assure Schuller. La génération des moins de 18 ans sait à peine ce que c'est que du vrai rock. C'est quand même ridicule, le rock (avec le hip-hop), c'est LA musique des jeunes, de la rébellion, de la contestation, et de la jeunesse même. Je trouve cela absurde que les jeunes n'en soient même pas conscients. »
Vivre dans la marge
Hard rock, alternatif, underground, stoner rock, métal... Ce ne sont pas les nuances et les sous-genres qui manquent. On peut arguer que le rock est moins populaire qu'avant, mais force est d'admettre que celui qui se fait chez nous est plus souvent issu de la marge que des courants classiques qui ont dominé les ondes radiophoniques dans la deuxième moitié du 20e siècle.
« Il y a eu une période un peu plus populaire (grosso modo, années 1990-2000), entre autres avec l'arrivée des Queens of the Stone Age, quand le stoner rock a proposé des chansons bien fignolées, pense Peake. Mais les gens qui font du rock underground n'ont pas de misère à évoluer dans la marge. Ils travaillent fort. Ils font un album aux deux ans et ils font beaucoup de tournées. »
« Si tu joues du rock, tu as deux choix possibles; le live et le web. That's it. Oublie complètement tout le reste. Il n'y a aucune ouverture médiatique ou même sociale. C'est complètement souterrain. Du bouche-à-oreille. »— Franz Schuller
« Il y a des genres pointus, mais quand même planétaires, précise Vincent Peake. Quand je regarde le métal, je vois à quel point il s'est extrémisé. Il est plus heavy, plus technique, plus rapide. Il y a là un réseau parallèle qui fonctionne très, très bien. Et c'est bien de voir les jeunes qui prennent ça à cœur et de voir que la qualité de ce qui se fait est à la hausse. »
Six à l'avant-plan
Aut'Chose, avec Vincent Peake et Lucien Francoeur notammentAut'Chose, avec Vincent Peake et Lucien Francoeur notamment  Photo :  Ronald Mc Gregor
Parmi les 15 groupes à l'affiche cette année à la Ligue Rock, six se produiront dans les trois villes. Héritiers de Nirvana et de Black Sabbath, le duo Prieur & Landry y va des riffs lourds et il plane sur les retours de son. Oktoplut ratisse dans les genres pop, punk et métal en français, tandis que Les Indiens font dans le rock stoner psychédélique, inspiré par des rythmes traditionnels des Premières Nations. Le trio de The Steady Swagger verse dans le folk trash et le rockabilly,Reanimator fait du métal et Le Havre concocte des chansons qui reposent sur des bases harmoniques et mélodiques. Large spectre musical, s'il en est un.
« Les six nouveaux groupes jouent du rock solide, assure Collin. Les premiers qui vont s'en rendre compte risquent d'être les bands cultes qui n'ont pas partagé la scène avec eux. Je suis convaincu que les amateurs de Grimskunk qui vont voir Prieur & Landry vont capoter. »
« L'an dernier, on mélangeait les genres. Cette fois, on mélange les genres, mais aussi les époques. Il est possible que les amateurs qui viendront voir les plus jeunes groupes voient certains des groupes plus âgés pour une première fois. Tu peux être passé à côté d'Aut'Chose si tu as 25 ans aujourd'hui. »
« Après quatre années avec la formule de "fausse compétition", j'avais l'impression d'avoir été au bout du concept, explique Collin. C'était un jeu qui était le fun avec les boîtes de votes, les vidéos, etc. Mais plus la qualité de la programmation augmentait, plus c'était évident que les gens venaient pour voir les groupes plutôt que pour la compétition. »
Ligue Rock 2016 se poursuit à Montréal, à Saint-Hyacinthe et à Québec.

Trois groupes québécois à découvrir
Barrasso
(Source : YouTube/Music Mansion Records)
Oktoplut
(Source : YouTube/slamdisques)
Mordicus
(Source : YouTube/Mordicus)

Québec poursuit deux anciens hauts gradés de la Sûreté du Québec

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Mise à jour le vendredi 4 mars 2016 à 18 h 25 HNE

Le gouvernement du Québec poursuit deux anciens hauts gradés de la Sûreté du Québec (SQ) pour tenter de récupérer une somme de 164 000 $ qui aurait été versée illégalement à l'un d'entre eux.
La poursuite déposée au civil vise Normand Proulx, ex-directeur général de la SQ, et son adjoint, Paul Quirion. Normand Proulx aurait autorisé le versement de la somme à Paul Quirion comme indemnité lors de son départ à la retraite en 2004. Or, le gouvernement estime que Paul Quirion n'avait pas le droit à une indemnité de départ selon les conditions de son contrat de travail.
La fraude présumée aurait été révélée par l'entremise d'une enquête sur l'utilisation de certains fonds dédiés de la SQ, en 2013. Toutefois selon des sources proches du dossier, Normand Proulx n'aurait pas commis de faute et aurait agi selon les règles en vigueur au sein de la haute fonction publique. De plus, toujours selon ces sources, le versement de l'indemnité aurait également été autorisé par le secrétaire général associé aux emplois supérieurs.
Pour Sylvain Tremblay, un ancien enquêteur de la SQ qui a bien connu Normand Proulx, il y a des raisons de se questionner sur les motifs de la poursuite : « [...] C'est des gens dont je n'ai jamais douté de leur intégrité, donc pour moi, c'est certain que ça laisse une saveur, à quelque part, de règlement de compte. On est en train, depuis deux générations, si on veut, [avec] les deux derniers directeurs généraux, de régler des comptes avec des anciens états-majors », soutient-il.
Cette poursuite survient au moment où une affaire semblable, concernant des fonds secrets, éclabousse cinq autres hauts gradés de la SQ. Richard Deschênes, Steven Chabot et Alfred Tremblay sont en attente de leur procès pour fraude, vol et abus de confiance. Jean Audette doit comparaître lundi, sous les mêmes chefs d'accusation. Quant à Denis Despelteau, il a été condamné à 15 mois de prison dans la collectivité pour abus de confiance et fabrication de faux documents.

Obama décidera lui-même qui il rencontrera à Cuba

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Publié par Associated Press le vendredi 04 mars 2016 à 20h09. Modifié par Danielle Arsenault à 21h07.
Obama décidera lui-même qui il rencontrera à Cuba
Desmond Boylan / The Associated Press
WASHINGTON - Barack Obama décidera lui-même qui il rencontrera à Cuba, a assuré la Maison-Blanche, écartant la possibilité que les autorités cubaines n'interviennent dans la visite historique du président américain, prévue plus tard ce mois-ci.
Le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest a affirmé vendredi que cette décision ne serait en aucune façon influencée par les Cubains.

Selon certains médias, le secrétaire d'État John Kerry a annulé une visite à Cuba en raison d'un désaccord avec les autorités du pays sur le choix des dissidents qui pourront rencontrer le président américain. M. Obama a affirmé que cette rencontre avec des militants prodémocratie était une condition de son voyage, prévu les 21 et 22 mars prochains.

M. Kerry avait envisagé la possibilité d'aller seul à Cuba, mais il a plutôt choisi d'accompagner le président lors de sa visite, selon M. Earnest.

Le porte-parole a martelé que M. Obama s'entretiendrait bel et bien avec des dissidents politiques lors de son bref passage sur l'île communiste. Et il n'y a aucun doute que la liste d'invités sera choisie seulement par la Maison-Blanche, a-t-il ajouté.

Il y a plus d'un an, Barack Obama et son homologue cubain Raul Castro ont annoncé le rétablissement des relations diplomatiques entre leurs deux pays. Depuis ce temps, Cuba et les États-Unis ont rouvert leurs ambassades à Washington et à La Havane et les délégations travaillent à assouplir certaines restrictions.

M. Kerry a annulé son voyage pour un conflit d'horaire, selon le porte-parole du département d'État, John Kirby.

Trois banques québécoises s'unissent pour lutter contre la cybercriminalité

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Publié par La Presse Canadienne le samedi 05 mars 2016 à 07h50. Modifié par 98,5 fm à 08h29.
Trois banques québécoises s'unissent pour lutter contre la cybercriminalité
Photo: capture d'écran de la vidéo promotionnelle de la campagne web «Je garde ça pour moi»
MONTRÉAL - Trois grandes institutions bancaires québécoises s'unissent afin de contrer la cybercriminalité qui est en constante évolution.
Desjardins, la Banque Nationale et la Banque Laurentienne s'allient pour la première fois afin de mener la campagne «Je garde ça pour moi» et sensibiliser le public à l'importance de protéger ses renseignements personnels et bancaires en ligne.

Selon les trois institutions, bien qu'on entende de plus en plus parler de cybercriminalité, une bonne partie de la population ne sait pas reconnaitre les arnaques, ni comment se protéger. Ainsi, elles ont créé un site Internet, «jegardecapourmoi.com», dans lequel les pièges et les moyens de protection contre la fraude en ligne et le vol d'identité sont décrits.

Selon le Centre antifraude du Canada, les vols d'identité ont coûté aux consommateurs plus de 10 millions $ en 2015. Les banques en ont aussi fait les frais, dédommageant pour plusieurs millions de dollars de nombreux clients.

Benoit Dupont, professeur de criminologie à l'Université de Montréal et directeur scientifique du Réseau intégré sur la cybersécurité, souligne que les fraudeurs adaptent constamment leur méthodologie et leurs techniques pour tromper la vigilance des consommateurs.

De leur coté, les corps policiers incitent les victimes à signaler tout acte frauduleux afin de repérer les malfaiteurs.

Justin Trudeau honoré par la nation Tsuut'ina

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 Mise à jour le vendredi 4 mars 2016 à 20 h 35 HNE Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le premier ministre Justin Trudeau a reçu une coiffe autochtone traditionnelle, symbole de bravoure et de respect.Le premier ministre Justin Trudeau a reçu une coiffe autochtone traditionnelle, symbole de bravoure et de respect.  Photo :  ICI Radio-Canada/CBC
Les Tsuut'ina ont honoré le premier ministre Justin Trudeau ainsi que le chef national de l'Assemblée des Premières Nations Perry Bellegarde lors que leur visite dans la Première Nation située près de Calgary. Ils ont aussi mis au défi le premier ministre de respecter ses promesses envers les Autochtones.
Les deux hommes ont reçu un couvre-chef traditionnel autochtone et ont été accueillis sous les applaudissements des membres de la communauté réunis.
Le premier ministre a rappelé l'importance pour le Canada de renouveler sa relation avec les peuples autochtones.
« Je m'engage envers vous : le gouvernement du Canada marchera à vos côtés sur le chemin d'une vraie réconciliation, en tant que partenaire et ami. Je ne veux pas perdre de vue cet objectif », a précisé Justin Trudeau devant la foule.
Dans son discours d'ouverture, le chef de la nation Tsuut'ina Roy Whitney-Onespot a remercié le gouvernement Trudeau de s'être engagé à faire une commission d'enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. « Nos femmes sont au coeur de nos communautés et nous vous remercions de reconnaître leur importance en leur rendant justice. »
« Celui qui persévère »
Justin Trudeau s'est prêté au jeu de l'égoportrait avec un membre de la nation Tsuut'ina.Justin Trudeau s'est prêté au jeu de l'égoportrait avec un membre de la nation Tsuut'ina.  Photo :  ICI Radio-Canada/CBC
Le chef Roy Whitney-Onespot a également surnommé Justin Trudeau : « celui qui persévère. »
Le couvre-chef traditionnel qui a été remis à Justin Trudeau et Perry Bellegarde symbolise le respect, la bravoure et la paix.
Le premier ministre et le chef national de l'Assemblée des Premières Nations ont rencontré les dirigeants de la Première Nation en privé avant la cérémonie.
Les Premières Nations veulent que Trudeau respecte ses promesses
Roy Whitney a aussi prévenu Justin Trudeau qu'il le surveillerait de près afin de voir s'il respectera sa promesse d'inclure les Autochtones dans le dialogue national. Il a ajouté que la victoire de M. Trudeau aux élections avait suscité de grandes attentes quant à la volonté du gouvernement fédéral de collaborer avec les Premières Nations afin de surmonter les obstacles historiques à la reconnaissance de leurs droits.
Perry Bellegarde a pour sa part rappelé les cinq engagements pris par les libéraux durant la campagne électorale de l'automne dernier et informé M. Trudeau qu'il s'attendait à ce que ces promesses soient tenues.
« Nous allons honorer nos promesses », a assuré le premier ministre.
À l'instar de M. Whitney, le chef national a réclamé davantage d'argent pour régler les problèmes sociaux dans les réserves et aider les communautés autochtones à s'épanouir.
M. Bellegarde a ajouté que les Premières Nations étaient également impatientes de voir si le plafond de 2 % sur les augmentations annuelles du financement fédéral serait retiré du prochain budget, qui sera déposé le 22 mars.

Lise Thériault, grande absente du Sommet des femmes à Montréal

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Mise à jour le vendredi 4 mars 2016 à 19 h 16 HNE  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Elles étaient environ un millier au Palais des congrès de Montréal à élaborer des pistes d'action pour faire avancer la cause des femmes. Mais une invitée brillait par son absence : la vice-première ministre et responsable de la Condition féminine du Québec, Lise Thériault, dont les déclarations voulant qu'elle ne se considère pas comme féministe avaient suscité l'émoi, au début de la semaine.
Un texte d'Anne Marie LecomteTwitterCourriel
Le Sommet s'était ouvert jeudi avec une allocution de Lise Payette et il s'est poursuivi, vendredi, avec la tenue d'une vingtaine d'ateliers.
« Pour des raisons d'agenda, la ministre ne pourra malheureusement pas représenter le gouvernement du Québec, mais elle se fera un point d'honneur de rencontrer l'ensemble des groupes qui le souhaitent au cours des prochains jours », a fait savoir son attaché de presse.
« [Lise Thériault] tient également à réitérer son indéfectible appui - et celui de notre gouvernement - à la cause de l'égalité entre les femmes et les hommes. »— Karl W. Sasseville, attaché de presse de la ministre Lise Thériault
Philippe Couillard était absent également
Le premier ministre de la province, Philippe Couillard, était également absent du Sommet, se trouvant à Vancouver. L'organisation du Sommet des femmes a fait savoir qu'elle lui avait offert de lui dépêcher un caméraman à Vancouver pour qu'il puisse enregistrer son message, mais il n'aurait pas répondu à l'invitation.
Appelée à commenter ces absences remarquées, la députée de Taschereau et porte-parole en matière de condition féminine pour le Parti québécois (PQ), Agnès Maltais, affirme qu'il aurait « été important » que Mme Thériault puisse être présente. « Elle aurait été bien accueillie », dit Agnès Maltais, qui ajoute que « le gouvernement aurait pu envoyer un autre représentant ».
« Ils se privent d'un contact avec les gens », considère pour sa part Nathalie Roy, porte-parole en matière de condition féminine pour la Coalition avenir Québec (CAQ).
Lise PayetteLise Payette  Photo :  Radio-Canada
Un anniversaire marquant
La tenue du sommet coïncide avec le 75e anniversaire du droit de vote obtenu par les femmes québécoises. Le pouvoir, social, économique et politique, était au coeur des discussions, de même que la représentation des femmes dans les entreprises et dans le milieu syndical.
L'idée de tenir ce sommet avait été lancée par l'ancienne ministre péquiste Lise Payette, à laquelle Martine Desjardins et Léa Cousineau ont prêté main-forte pour l'organisation. En plus d'environ un millier de femmes, une centaine d'hommes y participaient. 
« Les femmes ne veulent pas remplacer les hommes. Elles veulent seulement les accompagner dans leur réflexion, leur expliquer les besoins de la moitié de la population du pays et du monde, les aider à travailler pour la majorité de la population et non seulement pour une petite partie déjà favorisée. Elles apportent des solutions qui n'ont jamais été essayées parce qu'elles n'avaient pas la possibilité de les exprimer. »— Lise Payette
François Legault, « petit dans ses souliers »
Les participants au Sommet des femmes ont entendu l'allocution en fin de journée vendredi des chefs de partis d'opposition Pierre Karl Péladeau du PQ et de François Legault de la CAQ, de même que celle de Françoise David, porte-parole de Québec solidaire.
« On se sent petit dans ses souliers quand on se retrouve devant un groupe de femmes aussi imposant », a lancé d'entrée de jeu François Legault qui a comparé sa situation à celle de ces femmes qui se retrouvent seules devant une assemblée composée d'hommes. « Tous les hommes devraient vivre ça, c'est très formateur », a-t-il poursuivi sous les rires appréciateurs de l'assistance.
M. Legault s'est appuyé sur le fait qu'il n'y a, à Québec, que 27 % des élus qui sont des femmes. « Ce n'est même pas le tiers », a-t-il déploré.
« Il faut ouvrir le Boy's Club qu'est l'Assemblée nationale. »— François Legault, chef de la CAQ
Un gouvernement caquiste, a-t-il soutenu, instaurerait une réforme pour l'avènement d'un mode de scrutin plus représentatif et imposerait « un quota de 50 % de femmes sur les listes; ce sera une des premières lois adoptées par un gouvernement caquiste en 2018 ».
M. Legault estime aussi qu'il faut mettre fin aux nominations partisanes au sein des conseils d'administration des organismes publics et parapublics. Il a par ailleurs dénoncé l'écart salarial de 30 % qui subsiste entre les hommes et les femmes, au Québec, en 2016. « Cette statistique illustre bien la barrière qui continue d'exister pour les femmes aujourd'hui », dit François Legault.
Des participantes (et un participant) au Sommet des femmes, dont la députée péquiste Véronique Hivon, le chef de la CAQ, François Legault, et la députée caquiste Nathalie RoyDes participantes (et un participant) au Sommet des femmes, dont la députée péquiste Véronique Hivon, le chef de la CAQ, François Legault, et la députée caquiste Nathalie Roy  Photo :  Radio-Canada
Le PQ n'a pas peur de se dire féministe
Pierre Karl Péladeau s'est fait fort de rappeler que le Parti québécois avait mis en oeuvre des politiques progressistes afin de combattre les discriminations envers les femmes.
C'est-à-dire : la création du poste de ministre déléguée à la Condition féminine par Lise Payette; la mise en place des programmes d'accès à l'égalité par René Lévesque; l'adoption de la loi sur l'équité salariale par Louise Harel; la création du réseau de services de garde à tarifs réduits par Nicole Léger et Pauline Marois et, enfin, « l'élection et l'arrivée de Mme Marois à la tête du PQ et au poste de première... première ministre du Québec ».
Les femmes dans Québecor
M. Péladeau a rappelé avoir eu « le privilège de diriger Québecor » et a rappelé que de nombreuses femmes ont accédé aux sommets de différentes composantes de cet empire.
Éraflant le gouvernement de Philippe Couillard au passage, le chef péquiste a vilipendé une politique économique qui frappe, selon lui, les services à la famille et à l'enfance et le péril que pourrait constituer « un régime parallèle de mariages religieux qui pourrait signifier un recul en matière de droits civils et mener à des mariages forcés et multiples ». Une référence à la récente controverse survenue à la suite des propos de la ministre de la Justice, qui défendait un jugement de la Cour supérieure, porté en Cour d'appel, dissociant la cérémonie religieuse du mariage civil.
La responsabilité de... changer le monde
La porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a dénoncé « la période de reculs » qui se manifeste en ce moment.
« Nous vivons dans un système économique et politique, le capitalisme néolibéral [...] avec des États, dont le nôtre, dont le gouvernement du Québec, qui s'en font des complices. Ça, c'est ce qu'on appelle l'austérité ».
Mme David affirme qu'en outre, cette idéologie entraîne un individualisme qui menace les actions collectives et qui porte à faire croire que les femmes doivent désormais se battre seules, chacune dans son coin. « La réponse est non, on va le faire ensemble », a-t-elle déclaré, soutenant que partout dans le monde les femmes entreprendraient de « juste changer le monde ».
« Le Plan Nord, les mines, les cimenteries, vous savez toutes ces jobs où il y a tellement de femmes, a-t-elle ironisé, provoquant des rires dans l'auditoire, [...] peut-être que si on réfléchissait, quand on pense relance économique aux femmes et aux emplois qu'elles occupent, on se dirait ''pensons la relance des régions''. Et, se fie-t-on seulement sur la mine ou si on va dans la culture, dans les services aux personnes, dans les organismes communautaires et les maisons pour la famille? Pourquoi est-ce que tout ça, ce ne serait pas de la relance économique? »
Enfin Françoise David a appelé les divers mouvements et groupes féministes - qui sont chroniquement sous-financés alors qu'ils aident tant les femmes, a-t-elle souligné - à trouver des terrains d'entente, « malgré leurs stratégies parfois diversifiées ».
« Ensemble nous avons tout le pouvoir que nous voulons prendre », a conclu Françoise David.

Mais qui vote pour Trump?

http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-presidentielles-americaines
Mise à jour le samedi 5 mars 2016 à 6 h 03 HNE  Radio-Canada   yanik Dumont Baron
Un rassemblement partisan pour Donald Trump à Valdosta, en Georgie, le 29 février 2016.Un rassemblement partisan pour Donald Trump à Valdosta, en Georgie, le 29 février 2016.  Photo :  GI/Getty Images/Mark Wallheiser
Le message du milliardaire touche bien des gens. Mais qui exactement? Visite dans l'univers étonnamment vaste de Donald Trump.
Yanik Dumont Baron
  Une analyse de Yanik Dumont Baron 
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Les convulsions qui affligent le Parti républicain confirment le diagnostic : le controversé Donald Trump ne prêche pas dans le désert. Plus de 3 millions d'Américains ont voté pour lui depuis le début de l'année. C'est 1 million de plus que ceux qui ont appuyé Marco Rubio.
Un rassemblement pro-Trump à Valdosta, en Georgie, le 29 février 2016Un rassemblement pro-Trump à Valdosta, en Georgie, le 29 février 2016  Photo :  GI/Getty Images!Mark Wallheiser
Le cliché, c'est l'homme blanc, âgé, qui n'est pas allé à l'école longtemps. Peut-être un ancien soldat. Peut-être un ouvrier. C'est plus qu'un cliché; les enquêtes réalisées après les votes aux primaires et caucus le confirment.
Ses partisans sont avant tout des gens qui ont souffert de la récession, qui ont été bousculés par la mondialisation. Pensez aux travailleurs du secteur manufacturier, aux employés des restaurants et des boutiques.
Un rassemblement pro-Trump à Tulsa, en Oklahoma, le 20 janvier 2016.Un rassemblement pro-Trump à Tulsa, en Oklahoma, le 20 janvier 2016.  Photo :  ICI Radio-Canada/Sylvain Richard
Mais l'appui à Trump va bien au-delà. Il attire aussi les jeunes. Regardez les images prises dans ses rassemblements. Les jeunes adultes sont souvent ceux qui semblent le plus enthousiastes, ceux qui s'emportent le plus.
Un rassemblement pro-Trump à Tulsa, en Oklahoma, le 20 janvier 2016.Un rassemblement pro-Trump à Tulsa, en Oklahoma, le 20 janvier 2016.  Photo :  ICI Radio-Canada/Sylvain Richard
C'est peut-être moins visible dans les rassemblements du milliardaire, mais il y a aussi bien des gens éduqués et nantis qui l'appuient. En Virginie, le quart des électeurs ayant plus qu'un baccalauréat ont voté pour le milliardaire. En Arkansas, Trump a aussi récolté l'appui de la moitié des électeurs aisés (plus de 100 000 $ par année).
Un rassemblement pro-Trump à Hampton, au New Hampshire, le 14 août 2015.Un rassemblement pro-Trump à Hampton, au New Hampshire, le 14 août 2015.  Photo :  ICI Radio-Canada/Yanik Dumont Baron
Vous croyez aussi que Trump repousse les femmes avec ses commentaires désobligeants? C'est vrai qu'en général, il est plus populaire chez les hommes. Mais dans bien des États, c'est à lui qu'est allé le plus gros bloc d'électrices. Au Massassuchetts, le milliardaire a récolté deux fois plus d'appuis féminins que ses deux principaux rivaux.
Géographiquement, ses appuis sont bien variés. Il a gagné dans le sud, sur la côte est, dans le nord manufacturier. Les sondeurs croient que ses appuis sont moins importants dans l'ouest du pays. Mais dans cette région, seul le Nevada a voté et Trump l'a emporté.
Des partisans de Donald Trump font une prière au début d'un rassemblement à Pendleton, en Caroline du Sud, le 10 février 2016.Des partisans de Donald Trump font une prière au début d'un rassemblement à Pendleton, en Caroline du Sud, le 10 février 2016. Photo :  Reuters/Jonathan Ernst
Culturellement, le meneur chez les républicains ratisse large. Ceux qui se voient comme des modérés l'appuient. Les conservateurs aussi. Il a moins de popularité auprès de ceux qui se décrivent comme étant « très conservateurs ». Souvent ceux qui votent en fonction de principes religieux. À ce chapitre, l'appui à Trump ne ratisse pas aussi large.
Un rassemblement pro-Trump à Nashua, au New Hampshire, lors des primaires du 9 février 2016.Un rassemblement pro-Trump à Nashua, au New Hampshire, lors des primaires du 9 février 2016.  Photo :  ICI Radio-Canada/Yanik Dumont Baron
Ce qui semble unir ses partisans, c'est la colère. Sans surprise, me direz-vous. Par de grandes marges, Trump a l'appui de gens qui sont non seulement « insatisfaits » du gouvernement américain; ils sont carrément en colère contre Washington et ses institutions.
Un petit partisan de Donald Trump à Tulsa, en Oklahoma, le 20 janvier 2016.Un petit partisan de Donald Trump à Tulsa, en Oklahoma, le 20 janvier 2016.  Photo :  ICI Radio-Canada/Sylvain Richard
Ces gens aiment son style abrasif, admirent le fait qu'il dit les choses « comme elles le sont », qu'il n'emploie pas de filtre quand il parle. Sans surprise non plus, le visage changeant de l'Amérique les inquiète. Le terrorisme aussi. Ils n'habitent pas tous dans une ville qui pourrait être prise pour cible par les djihadistes, mais l'idée leur fait peur.
Des partisans de Donald Trump à Nashua, au New Hampshire, lors des primaires du 9 février 2016.Des partisans de Donald Trump à Nashua, au New Hampshire, lors des primaires du 9 février 2016.  Photo :  ICI Radio-Canada/Yanik Dumont Baron
Parmi les partisans de Trump, il y a aussi des discrets. Des gens qui n'osent pas clamer tout haut leur appui à un personnage aussi controversé. Il y a bien des républicains, mais aussi des démocrates déçus.
Dans cette foule de partisans, on cherche un dirigeant fort, qui se tient debout. Les adeptes de Trump sont convaincus d'avoir trouvé leur homme. Et ils comptent l'appuyer jusqu'au bout.