Le chantage solidaire...

MISE à JOUR 
  Jusqu’où ira Pierre Karl Péladeau pour séduire Québec solidaire? Aussitôt qu’il fait une génuflexion, on lui en demande une autre. Et une autre encore.
Quand il ouvre la porte à une révision du mode de scrutin, on lui demande autre chose. Et encore une autre.
Mais que veulent-ils au juste, les solidaires? S’ils brûlaient du désir de voir le Québec devenir un pays, ils ne multiplieraient pas les conditions préalables.
De toute évidence, ils font de la politique. Étrangement, personne ne le leur reproche. Remarquez que c’est comme ça depuis 10 ans...
Demandes en série
Ces jours-ci, aussitôt que PKP eut entrouvert la porte à une réforme du scrutin (qui serait surtout favorable aux solidaires...), QS a renchéri en exigeant qu’il s’oppose à l’exploitation des ressources d’Anticosti.
QS a demandé ensuite que le PQ ne prône plus l’équilibre des finances publiques. À gauche, on veut mater les banques à coups de déficits...
Et tant qu’à être dans les demandes spéciales, QS veut que le PQ s’attaque aussi aux paradis fiscaux. Bref, si le PQ veut l’appui de Québec solidaire, il devra ressembler à Québec solidaire...
Les péquistes croient encore qu’ils pourraient faire du Québec un pays avec les solidaires. Un pays de gauche, forcément. Avec Option nationale dans le side-car des convergés.
Parlons-en, de Sol Zaneti, le patron d’ON. Lui aussi a greffé des exigences à sa participation à l’opération Pays: il veut des élections référendaires. Un référendum coûte que coûte dans le prochain mandat! Pour avoir l’appui d’Option nationale, le PQ doit être suicidaire, lui aussi.
La gauche fédéraliste
Comme tout le monde, le chef du PQ tirera les conclusions qui s’imposent. À l’évidence, il perd son temps, surtout avec Québec solidaire.
Pourquoi? La réponse à cette question se trouve dans l’histoire de Québec solidaire. Les radicaux de la gauche québécoise qui s’y sont rassemblés il y a 10 ans n’étaient pas tous d’emblée des indépendantistes. C’est la guerre au capitalisme qui les animait et les anime toujours.
Une bonne partie d’entre eux rêvaient d’un pays de gauche plus grand que le Québec: un Canada socialiste, égalitaire.
Les sondages d’opinion montrent d’ailleurs que la moitié des solidaires voteraient Non à un référendum sur l’indépendance! Cela aurait dû ramener les péquistes sur terre.
Mais on dirait qu’ils perdent leurs moyens devant QS. Jamais ne défient-ils Amir Khadir ou Françoise David.
Pourtant, hors de Montréal, QS est presque rien; ses appuis sont marginaux. QS fleurit dans les plates-bandes du milieu communautaire, chez les organismes subventionnés où fricotent ses activistes. QS courtise les pauvres et les exclus. Il ne rassemble pas les forces productives du Québec, il s’associe surtout au mécontentement de ses clientèles.
Le PQ lui accorde-t-il une importance démesurée? Peut-être, oui. On dirait que, victimes de l’effet grossissant des médias, les péquistes voient en QS un bœuf au lieu d’une grenouille...

« Québec doit soutenir Rio Tinto pour devancer la réalisation des investissements dans la région » – François Legault

Mise à jour le mercredi 2 mars 2016 à 8 h 28 HNE
L'usine Alma de Rio TintoL'usine Alma de Rio Tinto  Photo :  Radio-Canada
Selon François Legault, Rio Tinto n'attend qu'un coup de main du gouvernement du Québec pour annoncer la réalisation des investissements promis dans la région.
Le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), terminait sa visite de trois jours à Saguenay, mardi, où il était venu entre autres annoncer le choix de sa candidate à l'élection partielle dans Chicoutimi.
Le chef de la CAQ, François LegaultLe chef de la CAQ, François Legault
Pour François Legault, Rio Tinto n'attend qu'un signe de Québec pour annoncer des investissements attendus à ses alumineries d'Alma et AP-60, au complexe Jonquière.
Et cette information, il la tiendrait directement du chef de la division métal primaire Amérique du Nord de Rio Tinto, Étienne Jacques.
« M. Jacques m'a dit : si on pouvait avoir une entente avec Hydro-Québec pour avoir de l'électricité additionnelle, si on avait une offre d'Investissement Québec pour nous aider à financer le quatre milliards de dollars, que c'est certain que ça pourrait aller plus rapidement. Donc, comment ça se fait que Philippe Couillard n'est pas à temps plein dans le bureau de Rio Tinto pour essayer de négocier le devancement de la phase deux et trois de l'AP-60, pour devancer le projet d'Alma 2. On parle de 225 emplois. »— François Legault
Lors de la présentation de ses résultats financiers, le mois dernier, Rio Tinto annonçait la réduction d'un milliard de dollars par année de ses investissements prévus en 2016 et 2017 dans l'ensemble de ses installations.
Pour la division aluminium, la direction régionale rappelait que le prix de l'aluminium sur les marchés et les perspectives à moyen terme n'étaient pas favorables à l'annonce de nouveaux investissements.

PARTI QUÉBÉCOIS Un vote de confiance superflu?

 http://www.ledevoir.com/politique/


Pierre Karl Péladeau pourrait échapper à ce test d’ici aux prochaines élections


2 mars 2016 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a été élu à la tête du PQ avec 57,8 % des voix.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne


Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a été élu à la tête du PQ avec 57,8 % des voix.

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, pourrait échapper à un vote de confiance d’ici aux prochaines élections générales.

M. Péladeau est exempté d’un tel test lors du prochain congrès national, prévu en juin 2017, puisqu’il a été élu au suffrage universel des membres de la formation politique en mai 2015, soit plus d’un an après le dernier scrutin québécois, a soutenu un influent militant du PQ dans un entretien avec Le Devoir.

« Ce membre avait tout à fait raison », a confirmé l’attaché de presse du PQ, Yanick Grégoire, mardi avant-midi. « Le vote de confiance arrive au congrès suivant une élection générale avec un chef. Comme M. Péladeau a été élu en 2015, il n’y aura pas de vote de confiance au congrès de 2017 », a-t-il ajouté… avant de se raviser quelques heures plus tard.

Deux interprétations de l’article 22 des statuts du Parti québécois ont cours à l’heure actuelle. Le comité directeur du 17e congrès national devra statuer sur le différend. « Oui, ça fait débat dans le sens où il y a deux interprétations qui pourraient s’appliquer. Les gens du comité directeur vont avoir à se pencher là-dessus. Mais, en ce moment, ce n’est pas comme s’il y avait des allers-retours et un grand débat de fond. Il y a simplement deux visions. Il faut que les gens discutent », a expliqué M. Grégoire en milieu d’après-midi.

L’article 22 stipule que « lors du premier congrès national qui suit une élection générale au Québec, les déléguées et les délégués procèdent à un vote de confiance au scrutin secret à l’endroit de la ou du chef du Parti ».

La plupart des quelques militants consultés par Le Devoir s’étonnaient mardi de voir l’état-major de la formation politique entretenir le suspense. « Il n’y a aucune disposition qui prévoit autre chose [qu’un vote de confiance]. Ils ont l’obligation légale de respecter les statuts », a soutenu l’un d’eux.

Les votes de confiance sont des exercices à haut risque pour les chefs de parti politique. Au PQ, un chef est automatiquement soumis au ballottage s’il ne rallie pas l’appui d’au moins 50 % des membres. En 2005, l’ex-premier ministre Bernard Landry avait toutefois démissionné après avoir obtenu l’appui de tout de même 76,2 % des délégués du 15e congrès national du PQ.

Près de 10 ans plus tard, M. Péladeau a été élu à la tête du PQ avec 57,8 % des voix. Il avait deux adversaires.

« On est prêts à le tenir [le vote de confiance], ce n’est pas ça le problème, c’est juste [que]l’interprétation de ce règlement-là doit être clarifiée par le comité directeur », a ajouté le porte-parole du PQ, Yanick Grégoire.

Les six membres du comité directeur du congrès national devront trouver un « consensus ».« Ils vont en discuter. Ils vont en débattre. Il y va y avoir des avis d’experts. »« Normalement », ils feront connaître une « réponse finale » au moment du dévoilement de la « proposition principale » de programme politique, en septembre prochain.

ÉNERGIE EST Critiques et menaces fusent d’Ouest en Est

2 mars 2016 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
À Vancouver, le premier ministre Justin Trudeau a évité de se positionner d’un côté ou de l’autre.
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne

À Vancouver, le premier ministre Justin Trudeau a évité de se positionner d’un côté ou de l’autre.

Les critiques ont fusé de plus belle dans l’Ouest canadien, à la suite de l’annonce du dépôt d’une injonction par le gouvernement québécois dans le dossier Énergie Est. L’Ouest s’indigne, mais le premier ministre Justin Trudeau refuse de croire que ce désaccord mènera à une véritable crise d’unité nationale.

Ce nouveau revirement complique toutefois les pourparlers de cette semaine entre Ottawa et les provinces, M. Trudeau espérant discuter de prix sur le carbone alors que ces mêmes dirigeants de l’Ouest ne veulent rien savoir.

À peine le ministre de l’Environnement du Québec, David Heurtel, avait-il entamé sa conférence de presse que déjà des politiciens d’Alberta et de Saskatchewan s’indignaient sur Twitter.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, a carrément prévenu qu’il évaluait la possibilité d’imposer des mesures commerciales pour protéger les intérêts de l’Ouest et faire répliquer au Québec qu’« assez, c’est assez »« Certains au Canada prétendent que si on accepte une taxe sur le carbone dans l’Ouest, cela permettrait d’obtenir un appui pour les oléoducs à travers le pays. Et puis, comment ça se passe ? » a-t-il ajouté sur Twitter. Un argument repris par des conservateurs fédéraux albertains.

« Si le Québec ne veut pas appuyer Énergie Est, il peut renvoyer ses paiements de péréquation et expliquer pourquoi il préfère le pétrole d’Arabie saoudite au pétrole canadien », a pour sa part renchéri Brian Jean, chef du parti albertain de droite Wildrose.

La première ministre de la province, Rachel Notley, s’est montrée prudente pour l’instant.« Je ne sortirai pas le fusil avant qu’on en soit à la bataille. […] Je ne suis pas du même avis que d’autres, qui croient qu’on doit se lancer dans un scénario plus diviseur, lancer des injures. » Mais Mme Notley a noté qu’elle comprenait le sentiment de certains voulant que l’Alberta a été une « contributrice exceptionnellement généreuse à la santé économique du pays » et qu’il était logique « qu’on soit fâchés si la même réponse ne nous revient pas en temps difficiles ». Elle a en outre argué que ce sont l’Office national de l’énergie et le gouvernement fédéral qui prendront la « décision finale ».

La chicane reprenait donc de plus belle, après que l’opposition des maires de la région de Montréal eut mené au même genre de reproches il y a un mois. Le premier ministre Trudeau refuse cependant de s’inquiéter. « Je n’ai jamais pensé que de souligner les désaccords ou les opinions divergentes dans ce pays était une menace à l’unité nationale. Nous sommes bien plus forts que ça. »

Or, cette opposition québécoise est la faute du premier ministre lui-même, selon ses rivaux conservateurs. M. Trudeau affirmait l’an dernier qu’Énergie Est n’avait pas encore obtenu la« licence sociale […] pour que ça passe ». « C’est sûr que quand on part avec ce préjugé-là dans la tête, ça permet à tout le monde de s’opposer joyeusement comme si de rien n’était », a déploré le député Gérard Deltell.

Quelques heures plus tôt, M. Trudeau revenait sur cette « acceptabilité sociale » nécessaire aux projets d’oléoducs d’intérêt national. « Même si les gouvernements accordent les permis, ultimement seules les communautés accordent la permission. »

Rencontre tendue à l’horizon

Ce nouveau débat Est-Ouest survient cependant à quelques jours d’une rencontre des premiers ministres fédéral et provinciaux pour causer de lutte contre les changements climatiques. Justin Trudeau a prévenu ses homologues qu’ils plancheraient sur un « cadre pancanadien » qui comprendra des « solutions politiques flexibles — y compris des mécanismes de prix sur le carbone ».

Les premiers ministres Wall, Greg Selinger du Manitoba et Darrell Pasloski du Yukon se sont opposés à l’imposition d’un prix sur le carbone. Les deux premiers briguent leur réélection ce printemps.

M. Trudeau a cependant semblé rappeler ses homologues à l’ordre, mardi. Invité à détailler comment il en arriverait à une entente lors de la rencontre de jeudi à Vancouver, le premier ministre a argué qu’il avait bien hâte « de parler de cet engagement conjoint que nous avons tous pris à Paris il y a quelques mois ». MM. Wall et Selinger étaient à la COP21 lorsque le Canada a signé l’entente internationale et promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Le gouvernement fédéral prévoit de mettre sur pied des groupes de travail qui sonderont les provinces et proposeront des solutions, en vue d’un processus national qui serait annoncé dans six mois.

Coderre salue la décision de Québec
Denis Coderre a applaudi la décision du gouvernement du Québec de demander une injonction pour forcer TransCanada à se plier aux lois québécoises.

Selon lui, l’entreprise pétrolière aurait dû d’elle-même prendre les dispositions pour respecter les lois environnementales du Québec. « TransCanada n’a rien compris. Quand le gouvernement du Québec est obligé d’aller en injonction pour faire respecter sa loi et s’assurer qu’on peut avoir l’ensemble des outils, ça va loin », a commenté le maire.

Denis Coderre assure que la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) demeure toujours opposée au projet Énergie Est malgré les propos du maire de Montréal-Est, Robert Coutu, qui, en entrevue au Devoir a affirmé que les maires pourraient approuver le projet si TransCanada « faisait ses devoirs »« Ce qu’a dit le maire de Montréal-Est — comme on a toujours dit —, c’est que ce projet-là est mauvais. On a besoin d’une étude environnementale complète sur cette question », a expliqué M. Coderre.
Jeanne Corriveau

Un essai pour réhabiliter la mémoire de Maurice Duplessis

Mise à jour il y a 27 minutes
Maurice Duplessis en 1956
Maurice Duplessis 
Maurice Duplessis en 1956  Photo :  La Presse canadienne
L'ex-député péquiste de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay, publie l'essai À la défense de Maurice Duplessis chez Québec Amérique, un plaidoyer pour réhabiliter l'ex-premier ministre originaire de Trois-Rivières dans l'opinion populaire.
Un texte de Michelle RazaTwitterCourriel
« Maurice Duplessis a été le plus grand premier ministre de l'histoire du Québec », estime Martin Lemay, qui croit que Duplessis a été à la politique ce que Maurice Richard a été au hockey.
L'auteur admire le nationalisme, la prudence financière et le combat contre les idées subversives de l'ex-député de Trois-Rivières, qui a été premier ministre de 1936 à 1939, puis de 1944 à 1959. Il déplore qu'aujourd'hui, les gens ne retiennent de Maurice Duplessis que le fait qu'il représente la Grande noirceur, la période de l'après-guerre au Québec qui a été suivie par la Révolution tranquille.
Martin Lemay croit d'ailleurs que la plupart des analyses de la vie et de l'héritage de celui qu'on surnommait « le Chef » ont repris le discours de ses opposants, comme Jean Lesage et Gérard Pelletier. « Ses anciens opposants sont arrivés au pouvoir après son décès, dans les années 60, rappelle l'auteur. Ils avaient pour la plupart combattu Duplessis; il n'était donc pas question pour eux de lui faire un beau portrait ! »
« Je réfute avec beaucoup d'énergie ce qui a été dit dans les dernières années; je ne dis pas que tout est faux, mais tout a été exagéré. »— L'auteur Martin Lemay
À la défense de Maurice Duplessis a pour objectif avoué de brasser les certitudes. L'auteur s'en prend d'ailleurs au passage à certains historiens modernes qui reprennent l'idée que l'ex-premier ministre tenait du monstre.
Sur le supposé copinage entre l'Église catholique et le régime Duplessis, Martin Lemay écrit que l'Église était forte parce que les gens y étaient attachés. Dans le même ordre d'idée, il propose que Maurice Duplessis ne pouvait pas être « si pire que ça », puisque les gens l'ont réélu.
L'essayiste convient que certaines critiques répandues sur le compte de l'ex-premier ministre sont méritées. « Il aurait pu convaincre l'État d'investir plus dans l'éducation et défendre plus le fait français », idt-il, notamment.
Martin Lemay retient néanmoins que Maurice Duplessis « a construit le pont qui nous a amenés ensuite à la Révolution tranquille. »
« En politique, on est toujours revanchard »
La statue de Maurice Duplessis devant l'hôtel du Parlement à QuébecLa statue de Maurice Duplessis devant l'hôtel du Parlement à Québec
 Photo :  Courtoisie/Olivier Champagne
Le chroniqueur et amateur d'histoire François Roy est plutôt d'accord avec la démarche de l'auteur d'À la défense de Maurice Duplessis. Il rappelle d'ailleurs que Trois-Rivières a fait la paix avec son ex-député lors de l'événement Duplessis en 1999 et par le biais des travaux de l'historienne de l'UQTR Andrée Ferretti.
« Martin Lemay s'attaque à un mythe, à un monstre qu'il faut démonter morceau par morceau. »— L'amateur d'histoire François Roy
François Roy convient que Maurice Duplessis est un personnage de son époque. « D'autres n'ont pas été mieux : si on les sortait de leur contexte, ils pourraient aussi passer pour des monstres. »
Il rappelle entre autres que l'opinion populaire a tendance à penser que la corruption est arrivée au Québec avec Duplessis. « C'est le génie du Parti libéral d'avoir fait croire [ça]; après Duplessis, c'était juste plus subtil. »

Ottawa « retient » des documents sur la réforme de l'accès à l'information

Mise à jour le mardi 1 mars 2016 à 21 h 24 HNE  La Presse Canadienne
Dossiers et archivesDossiers et archives  Photo :  IS/Nikada
Ottawa refuse de rendre publiques les recommandations de ses hauts fonctionnaires sur les moyens, justement, de rendre le gouvernement fédéral plus transparent.
Le Secrétariat du Conseil du Trésor a décidé de garder secrètes les notes préparées par ses hauts fonctionnaires pour le ministre Scott Brison, responsable de la Loi sur l'accès à l'information, mise en place en 1983 et rarement amendée depuis.
Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a promis de réformer la loi plus que trentenaire en rendant les documents gouvernementaux a priori accessibles, à moins d'avis contraires, selon le principe de l'« ouverture par défaut ».
La Presse Canadienne avait demandé l'accès à ces notes préparées pour le ministre Brison, mais des pages entières ont été retirées des documents, pour ne pas révéler des avis, consultations et délibérations du gouvernement.
Pour le professeur adjoint de journalisme Sean Holman, de l'Université Mount Royal de Calgary, il est « vraiment troublant » de constater que les Canadiens ne peuvent en savoir davantage sur tout le processus de réforme de la loi.
Certains passages des 17 pages de documents ont été qualifiés de « confidentiels » et ont donc été extraites. Pourtant, estime le professeur Holman, le gouvernement aurait pu rendre publics les avis et les délibérations, puisque cette exemption ne s'applique pas automatiquement, en vertu de la loi. Selon lui, ce scrupule en dit long sur la culture du secret qui règne toujours au sein de l'administration fédérale.
« Quel mal y aurait-il à laisser les Canadiens consulter les scénarios de réforme qui sont actuellement envisagés? Ça alimenterait pourtant le débat. Le gouvernement saurait alors davantage ce qu'en pensent les Canadiens. »
Le cabinet du ministre Brison n'a pas voulu commenter, mardi.
Selon les pages rendues disponibles, le Conseil du Trésor admet la nécessité d'accroître le droit d'accès à l'information. La loi, rappelle-t-on, n'est plus au diapason de l'environnement numérique et des attentes de la population.
Pendant la campagne électorale, les libéraux avaient fait plusieurs promesses en matière d'accès à l'information, notamment d'étendre l'application de la loi aux cabinets de ministres et aux institutions qui soutiennent les activités du Parlement et des tribunaux.
Un comité des Communes planche déjà sur une réforme de la Loi sur l'accès à l'information. La commissaire à l'information du Canada, Suzanne Legault, a exhorté récemment les parlementaires à « prendre des mesures audacieuses afin de transformer la loi ».
En attendant, toutefois, rien n'empêcherait le gouvernement libéral d'adopter la ligne souple, estime le professeur Holman. En fait, c'est exactement la décision qu'avait prise le gouvernement progressiste-conservateur de Joe Clark en 1979, lorsque son projet de loi pour créer la loi originale avait été déféré pour étude à un comité des Communes.
Le premier ministre Clark avait alors écrit aux sous-ministres du gouvernement pour les inviter au moins à « respecter l'esprit » du projet de loi en attendant qu'il soit adopté.
Le gouvernement Clark avait été renversé aux Communes avant l'adoption de la loi, et ce sont finalement les libéraux de Pierre Trudeau qui ont mis en place en 1983 l'actuelle Loi sur l'accès à l'information, qui n'a pas beaucoup changé en 33 ans.

Ben Laden cachait 29 millions au Soudan pour le djihad

Mise à jour le mardi 1 mars 2016 à 18 h 37 HNE  Radio-Canada avec Associated Press, Reuters et Agence France-Presse
ben-laden-photo
L'un des documents déclassifiés et rendus publics mardi par la direction américaine du renseignement (Department of National Intelligence, DNI) révèle qu'Oussama ben Laden dissimulait 29 millions de dollars au Soudan qu'il destinait au djihad. 
Ces nouveaux documents ont été saisis lors de l'attaque contre le repaire du chef d'Al-Qaïda à Abbottabad, au Pakistan, en 2011, attaque qui s'est soldée par la mort de Ben Laden.
Dans ce texte, datant de la fin des années 1990 selon le DNI, Ben Laden explique qu'il dispose « d'à peu près 29 millions de dollars » au Soudan.
« J'ai reçu 12 millions de dollars de mon frère Abou Bakir Mohamed ben [Laden] de la part de la société d'investissements Ben Laden au Soudan », écrit-il.
« J'espère que mes frères, soeurs et tantes maternelles respecteront ma volonté et dépenseront tout l'argent que j'ai laissé au Soudan pour le djihad », ajoute-t-il.
Appel à la lutte aux gaz à effet de serre
Dans une autre missive saisie lors du raid, Ben Laden appelle les Américains à aider le président Barack Obama à lutter contre les changements climatiques « catastrophiques », « pour sauver l'humanité ». Selon le DNI, cette lettre non datée et non signée aurait été écrite par Ben Laden au début du mandat présidentiel en 2009.
À l'époque chef du réseau Al-Qaïda, il appelle par ailleurs à une vaste campagne médiatique autour du 10e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.
Il demande aussi à sa femme, dans un autre document, de s'assurer qu'on n'a pas profité de soins médicaux pour insérer une puce électronique dans son corps, permettant de la suivre.
« Merci de me dire en détail s'il y a quelque chose qui te préoccupe sur une hospitalisation en Iran, ou si toi ou des frères avez des soupçons à propos d'une puce » implantée dans un plombage dentaire, lui dit-il.

Clinton et Trump, grands gagnants du super mardi

Mise à jour le mercredi 2 mars 2016 à 0 h 56 HNE  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Hillary Clinton et Donald TrumpHillary Clinton et Donald Trump  Photo :  Reuters / Jonathan Ernst et Charlie Neibergall
Les deux favoris dans la course pour remplacer Barack Obama à la Maison-Blanche ont fait plusieurs gains, mardi, dans la douzaine d'élections primaires et de caucus. La démocrate Hillary Clinton a remporté sept États, tout comme le républicain Donald Trump.
Le Texas, l'État le plus important en ce super mardi, a cependant échappé au milliardaire. Le sénateur Ted Cruz a remporté le populeux État, ainsi que l'Oklahoma et l'Alaska, après une lutte serrée. Les militants républicains du Minnesota ont quant à eux préféré Marco Rubio.
Du côté démocrate, c'est Hillary Clinton qui a remporté le Texas. Son opposant, Bernie Sanders, a bien paru malgré tout, grâce à des victoires au Vermont, où il est sénateur, ainsi qu'au Colorado, au Minnesota et en Oklahoma.
Vous vous demandez ce que signifient les termes caucus ou élection primaire? Consultez notre ABC de la politique américaine. Et pour savoir les dates à retenir durant l'élection présidentielle, c'est par ici.

UNIFIER LE PARTI RÉPUBLICAIN
Donald TrumpDonald Trump  Photo :  Reuters / Scott Audette
Fort de ses victoires, Donald Trump a voulu se présenter en rassembleur lors d'une allocution aux allures de discours de victoire, à Palm Beach, en Floride. « Ce soir, nous commençons à rassembler le Parti républicain pour que nous soyons prêts en novembre, a-t-il dit. Lorsque tout ceci sera terminé, je vais m'occuper d'une seule personne : Hillary Clinton . »
« Je suis un rassembleur. Je sais que les gens vont avoir du mal à le croire. »— Donald Trump
Peu de temps après ce discours, Ted Cruz, vainqueur au Texas, a soutenu être le seul à pouvoir battre Donald Trump. Le sénateur s'en est pris vigoureusement au milliardaire, appelant les autres candidats à se joindre à lui.
Choisir le magnat de l'immobilier comme candidat républicain serait une catastrophe à son avis.
« La seule façon de défaire Donald Trump est de vous unir à moi. »— Ted Cruz
Il reste cinq candidats dans la course à l'investiture républicaine : Donald Trump, Ted Cruz, Marco Rubio, John Kasich et Ben Carson.
RÉSULTATS CHEZ LES RÉPUBLICAINS

Donald Trump

  • Alabama
  • Arkansas
  • Georgie
  • Massachusetts
  • Tennessee
  • Vermont
  • Virginie


Ted Cruz

  • Alaska
  • Oklahoma
  • Texas


Marco Rubio

  • Minnesota


À déterminer

  • Alaska

HILLARY CLINTON CREUSE SON AVANCE
Hillary ClintonHillary Clinton  Photo :  Reuters / Javier Galeano
L'ex-secrétaire d'État a consolidé son avance dans la course à l'investiture démocrate. Lors de son discours, elle a promis de poursuivre le travail amorcé par le président Obama afin d'améliorer les conditions de vie des Américains. « Ce pays nous appartient à tous. Les États-Unis prospèrent quand nous prospérons tous », a-t-elle lancé devant ses partisans.
De son côté, le sénateur du Vermont Bernie Sanders ne semble pas vouloir abandonner la course malgré les résultats.
Aux États-Unis, le super mardi est une journée cruciale pour les aspirants candidats à l'élection présidentielle américaine.
La victoire n'est pas garantie pour celui ou celle qui gagne le plus grand nombre de délégués, mais il est difficile de remporter l'investiture de son parti sans y faire d'importants gains.
Délégués en jeu lors du super mardi

  • Démocrates : 865 sur 4763
  • Républicains : 595 sur 2472
Les conventions nationales des deux partis se dérouleront à la fin du mois de juillet. C'est à ce moment que seront officiellement désignés les candidats gagnants. L'élection présidentielle, elle, aura lieu en novembre.
RÉSULTATS CHEZ LES DÉMOCRATES

Hillary Clinton

  • Alabama
  • Arkansas
  • Georgie
  • Massachusetts
  • Tennessee
  • Texas
  • Virginie


Bernie Sanders

  • Colorado
  • Minnesota
  • Oklahoma
  • Vermont

Rencontre des premiers ministres : des tensions avant même le début des discussions

Mise à jour le mercredi 2 mars 2016 à 5 h 55 HNE
Le premier ministre Philippe Couillard, dans le train entre l'aéroport et le centre de Vancouver, dans le cadre de la rencontre entre les premiers ministres.Le premier ministre Philippe Couillard, dans le train entre l'aéroport et le centre de Vancouver, dans le cadre de la rencontre entre les premiers ministres.  Photo :  Radio-Canada/Raphaël Bouvier-Auclair
Environnement et changements climatiques seront au cœur de nombreuses discussions au cours des prochains jours à Vancouver. C'est dans la métropole de la Colombie-Britannique que le premier ministre Justin Trudeau rencontrera des chefs autochtones ainsi que les premiers ministres des provinces et des territoires pour aborder ces sujets. Cependant, des questions divisent les premiers ministres avant même le début des rencontres.
Un texte de Raphaël Bouvier-AuclairTwitterCourriel
Mardi, à son arrivée à Vancouver, le premier ministre du Québec a choisi de faire le trajet entre l'aéroport et le centre-ville en train léger sur rail, question de faire la promotion d'un tel projet pour Montréal. Le premier ministre voulait également illustrer que les discussions entourant les changements climatiques pouvaient se faire en parlant d'innovations technologiques.
Mais au-delà des trains et des rails, Philippe Couillard a dû parler de tuyaux et de pétrole. Le jour même de son arrivée à Vancouver, son gouvernement a déposé une demande d'injonction pour s'assurer que le projet Énergie Est soit assujetti aux lois québécoises. 
Ce geste a soulevé l'indignation du premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, qui a même dit explorer des possibilités de représailles économiques contre le Québec.
« Ce n'est ni pour ni contre le projet. Il ne s'agit pas d'une chicane entre l'est ou l'ouest du pays. »— Philippe Couillard, premier ministre du Québec
Sur la côte ouest, on est davantage habitué d'entendre débattre de projets comme Northern Gateway ou Trans Mountain. Le projet Énergie Est, qui ne touche pourtant pas au territoire de la Colombie-Britannique, vient maintenant de s'y inviter.
Tarification du carbone
Si la question des oléoducs s'est imposée à Vancouver, le sujet principal des discussions doit être le développement d'une stratégie de lutte contre les changements climatiques. Déjà lundi, à Ottawa, la ministre de l'Environnement et des Changements climatiques, Catherine McKenna, a modéré les attentes par rapport à la rencontre de cette semaine.
Avant d'obtenir des résultats concrets, que ce soit sur la manière de réduire les émissions canadiennes, ou encore sur une cible officielle, il faudra attendre six mois.
Une période nécessaire, selon la ministre, pour laisser aux groupes de travail qui seront formés cette semaine le temps de mener la réflexion. Un de ces groupes se penchera sur l'enjeu de la tarification du carbone.
Question épineuse pour certains politiciens, une possible taxe sur le carbone imposée par le fédéral est déjà rejetée par la Saskatchewan avant même d'avoir officiellement été proposée. « Ce n'est tout simplement pas le bon moment », a rétorqué le premier ministre de la province Brad Wall, avant son départ pour la côte ouest.
« Si une taxe nationale sur le carbone fait partie des ententes ou de la déclaration à Vancouver cette semaine, je ne les signerai pas. »— Brad Wall, premier ministre de la Saskatchewan
Pourtant, l'idée qu'Ottawa entend explorer plaît à certains. C'est le cas pour la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark. Sa province impose déjà une taxe sur le carbone. « Cela nous rendrait plus compétitifs », a-t-elle déclaré, commentant l'éventualité qu'une tarification du carbone soit imposée à l'échelle du pays.
Mais une tarification nationale pourrait s'avérer être un casse-tête pour Ottawa, puisque certaines provinces ont déjà leur propre mécanisme. Le Québec, l'Ontario, et éventuellement le Manitoba, font partie d'un marché du carbone avec la Californie. La Colombie-Britannique impose une taxe et l'Alberta exige un tarif sur la tonne de CO2.
Pression des entrepreneurs
La rencontre entre les premiers ministres se déroule en parallèle du Globe 2016, un congrès pendant lequel se réunissent des acteurs du monde des technologies vertes. Certains entrepreneurs présents sur place espèrent bien profiter de l'occasion pour demander au gouvernement d'en faire plus pour encourager le développement de telles technologies au pays.
« On demande à l'ensemble des gouvernements d'avoir des stratégies d'achats responsables qui incluent les entreprises technologiques », explique Andrée-Lise Méthot de Cycle Capital Management, qui se spécialise dans les investissements verts.

Le Parti québécois veut séduire les nationalistes de la CAQ

Mise à jour le mercredi 2 mars 2016 à 4 h 07 HNE
Le chef du Parti québécois, Pierre Karl PéladeauLe chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau  Photo :  PC/Jacques Boissinot
Exclusif - Dans son plan d'action pour l'élection générale de 2018, le Parti québécois veut certes converger, mais il entend aussi récupérer une partie de l'électorat nationaliste de la CAQ. C'est un des éléments du volumineux plan en trois volets présenté lors du Conseil national à Trois-Rivières, le week-end dernier, et qui a été rapporté à Radio-Canada par plusieurs sources présentes sur place. Qualifié de « secret » dans certains médias, le plan a été très bien accueilli par les quelque 400 militants à qui il a été présenté.
Un texte de Davide GentileTwitterCourriel
Comprendre l'électorat
Le PQ souhaite mieux comprendre les préoccupations de l'électorat dit « fonctionnel ». Ces électeurs, bien représentés par exemple dans la banlieue de Montréal, ont des préoccupations « fiscales » que la formation politique souhaite mieux définir.
Dès cette année, des groupes de réflexion seront organisés pour déterminer leurs préoccupations. Pour 2017, le parti évoque la nécessité de « définir des cibles » pour justement amener ces électeurs, souvent séduits par la CAQ, vers le Parti québécois.
Un des outils envisagés est de présenter des mesures plus concrètes. Pendant la présentation devant les militants, on aurait donné en exemple la réduction d'impôt de 1000 $ promis par la CAQ en 2012.
Le PQ veut aussi trouver le moyen de mobiliser les nationalistes qui n'ont pas voté au dernier scrutin. Pour l'année électorale en 2018, on aurait évoqué le fait « d'attirer des leaders ». Des sources indiquent que le parti entend par là trouver des candidats bien enracinés dans leur milieu.
Bâtir la convergence
Le PQ souhaite aller au-delà du discours sur le front de la convergence. Pierre Karl Péladeau a évoqué samedi la nécessité « d'explorer les possibilités menant à une convergence réelle ».
Ici aussi, le directeur général du PQ Alain Lupien a préparé une démarche claire sur trois ans. On voudrait « détailler la démarche de convergence » en 2017 et ensuite « coaliser les souverainistes » en 2018.
Le PQ semble admettre que les autres partis souverainistes sont là pour de bon. C'est une des raisons pour lesquelles le chef Pierre Karl Péladeau avait proposé samedi de relancer les débats sur l'instauration du mode de scrutin proportionnel. Pour Québec Solidaire, c'est un préalable à toute discussion sérieuse sur la convergence.
Préparer le congrès et revoir le programme
La préparation du congrès sera probablement liée à l'évolution des deux autres démarches mentionnées plus haut. En effet, le prochain congrès du PQ, qui aura lieu en juin 2017, servira à redéfinir le programme. Cela veut surtout dire la révision de l'article 1 du PQ sur le processus d'accession à l'indépendance.
Actuellement, cet article stipule que le PQ a pour objectif de « réaliser la souveraineté du Québec à la suite d'une consultation par référendum tenu au moment jugé approprié ». Plusieurs militants souhaitent une définition plus claire de la démarche.
La révision de l'article 1 pourrait faire l'objet de débats corsés, comme le PQ en a l'habitude. L'enjeu oppose traditionnellement les tenants d'une approche plus expéditive à ceux qui prônent une formule plus souple, plus susceptible de rallier les nationalistes dits « mous ».
Résorber la dette et amasser de l'argent pour l'élection
La stratégie de financement a aussi été présentée lors du Conseil national du parti, même si elle n'est pas intégrée directement au plan d'action.
Elle prévoit que les circonscriptions devront cette année verser 85 % de leur financement au parti, plutôt que 50 % comme c'est le cas actuellement. Cette quote-part diminuera d'ici 2018. Le PQ souhaite amasser 1 million de dollars chaque année d'ici 2018.
Un plan bien accueilli
Dans l'ensemble, les militants sont très satisfaits de ce plan triennal. Le directeur général du PQ, Alain Lupien, aurait d'ailleurs reçu deux ovations pendant sa présentation.
Toutefois, certains perçoivent une difficulté entre la volonté de convergence et celle de séduire une partie de l'électorat caquiste.
« Difficile de converger avec Québec Solidaire tout en faisant des guili-guili aux nationalistes de la Beauce. »— Un organisateur du PQ présent au Conseil national
« Reste qu'entre la CAQ et le PQ, ça va probablement se jouer dans le 450 », dit un organisateur, qui pense que cette stratégie est la bonne.
La clarté du plan et le fait qu'il ait été présenté à l'ensemble des organisateurs satisfait les quatre militants consultés par Radio-Canada. « C'est le meilleur Conseil national auquel j'ai assisté depuis 10 ans », résume l'un d'eux.