Le PQ réclame le retrait d'un député libéral

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Par Alexandre RobillardLa Presse Canadienne 
Bernard Drainville.
Jacques Boissinot / La Presse Canadienne

QUÉBEC – Le Parti québécois s’est étonné, mercredi, que le premier ministre Philippe Couillard n’ait pas demandé le retrait temporaire de son caucus d’un député libéral visé par une enquête policière.
Le leader parlementaire péquiste Bernard Drainville a rappelé que cette sanction avait pourtant été la norme lors de cas semblables survenus précédemment.
Germain Chevarie, député des Îles-de-la-Madeleine, a nié toute malversation, en 2014, bien qu’il soit l’objet d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), dans un dossier de financement politique.
Selon M. Drainville, les résultats de l’enquête policière sont entre les mains du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui doit déterminer si des accusations devront être portées.
«Le premier ministre peut intervenir pour demander à un député qui est sous enquête de se retirer du caucus, a-t-il dit en chambre. C’est ce qui est le cas présentement, il est sous enquête depuis de nombreuses années, son dossier est sur le bureau de l’UPAC depuis plus d’un an. On attend soit des accusations, soit des explications du DPCP.»
En réponse, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc-Fournier, a pris la défense de M. Chevarie, élu pour la première fois dans sa circonscription en 2008.
«Le député des Îles fait un excellent travail pour sa population, il remplit son mandat, a-t-il dit. Il a été élu pour faire ce mandat, il va continuer de le faire, puis ce n’est pas vrai que l’opposition officielle va décider quel est le résultat des élections.»
M. Fournier a plaidé que les membres du gouvernement ne veulent pas s’ingérer dans les enquêtes policières, afin de respecter la règle de séparation des pouvoirs.
«Je crois que nous devons protéger l’étanchéité entre le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire, a-t-il dit. Moi, je le crois profondément. Je m’aperçois que, parfois, de l’autre côté, on échappe ça.»
M. Fournier a néanmoins invité les péquistes à interroger les représentants du DPCP lorsqu’ils se présenteront devant les parlementaires au moment de l’étude annuelle des crédits budgétaires, au printemps.
M. Drainville a rappelé que le ministre de la Stratégie maritime, Jean D’Amour, s’était retiré du caucus libéral en 2009, lorsqu’il avait été l’objet d’une enquête de la police et du Directeur général des élections pour financement politique illégal.
M. D’Amour avait réintégré le caucus libéral après que les enquêtes ont conclu qu’aucune accusation ne serait portée contre lui.
L’ex-ministre Tony Tomassi avait également dû quitter les rangs libéraux dès que le premier ministre Jean Charest avait été informé de faits qui ont été portés à l’attention de la police, et qui ont ensuite mené à sa condamnation pour fraude envers le gouvernement.
Le leader parlementaire péquiste a estimé mercredi que ces exemples témoignent de l’usage lorsque des députés sont visés par des enquêtes.
«Un de nos pairs a un dossier monté par l’UPAC qui est actuellement sur le bureau du DPCP depuis plus d’un an presque jour pour jour, a-t-il dit. L’usage, l’usage, pour le député de Rivière-du-Loup, pour le député Tomassi, et pour l’autre député que j’ai nommé tout à l’heure, ça a été de lui demander de se retirer du caucus libéral.»

Le nouveau ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, envoie ses enfants au privé

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QUÉBEC – Les enfants du nouveau ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, fréquentent l’école privée.
Sébastien Proulx a confirmé l’information mercredi matin au micro de Sylvain Bouchard, sur les ondes du FM93, à Québec.
«C’est vrai que mes enfants vont à l’école privée, monsieur Bouchard. Ils y sont même [depuis] avant mon retour en politique. Vous savez, mes enfants, ils ne font pas de politique. Leur papa en fait, mais eux ils n’en feront pas, pis c’est pas parce que je suis devenu ministre de l’Éducation que je vais les prendre du milieu de vie dans lequel ils réussissent et s’épanouissent pour les envoyer ailleurs.»
Nommé ministre de l’Éducation lundi dernier en raison du départ de Pierre Moreau en congé de maladie, Sébastien Proulx affirme qu’il croit «à la composante privée» du système d’éducation québécois.
Toutefois, le nouveau ministre assure qu’il défendra aussi le réseau public. «J’ai une responsabilité à l’égard du réseau de l’éducation, je vais défendre le réseau. Je vais défendre l’école publique et, je vous le dis, avec toute la vigueur qui est la mienne», a-t-il ajouté.
«Mais on a une composante privée pis je vais tenter de faire tout ce qu’il faut pour la maintenir parce que la liberté de choix, je crois encore à ça moi, dans la vie», explique-t-il.
Quant aux raisons qui l’ont poussé à choisir le privé, Sébastien Proulx affirme qu’elles relèvent de sa vie personnelle. «Ma conjointe et moi, dit-il, on a choisi d’envoyer nos enfants là pour des raisons qui ne vous concernent pas, qui ne concernent pas les autres et qui font que, dans le milieu de vie où sont mes enfants actuellement, c’était le meilleur endroit pour qu’ils s’épanouissent.»
Pour écouter l'intégralité de l'entrevue, cliquez ici.

PKP ne poursuivra pas la CAQ

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 Devenir fan

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QUÉBEC – Le chef péquiste enterre la hache de guerre. Il ne déposera pas de poursuite judiciaire contre le chef de la CAQ et deux de ses collègues.
«J'ai tourné la page», a déclaré Pierre Karl Péladeau en conférence de presse mercredi matin. Le chef de l’opposition officielle n’a pas expliqué les motifs de sa décision.
À ses côtés pour un point de presse conjoint en soutien aux ex-employés d’Aveos, François Legault s’est également fait avare de commentaires. «Content de ça», a-t-il lancé.
En janvier dernier, Pierre Karl Péladeau a fait parvenir une mise en demeure au chef de la CAQ, de même qu’à son député Benoit Charette et au président du parti Stéphane Le Bouyonnec.
Il leur reprochait d’avoir affirmé que l’institut de recherche sur l’indépendance, que Pierre Karl Péladeau souhaite créer, pourrait contrevenir à la loi sur le financement électoral.
Quelques jours plus tard, la CAQ a rejeté l’offre de médiation proposée par le chef péquiste. «Nous maintenons que nos clients n’ont tenu aucun propos diffamatoire, et nous tenons également à vous rappeler que la question a été abordée par plusieurs autres intervenants politiques», pouvait-on lire dans la lettre de l’avocat de la CAQ, remise aux journalistes.
Pour sa part, le député Benoit Charette estimait que les élus ont le droit de poser des questions. «Je ne peux pas me mettre dans la peau de monsieur Péladeau, mais lui-même a dit qu'il avait beaucoup de croûtes à manger, avait-il dit. Je pense que ça fait partie de son apprentissage et qu'il va réaliser à terme qu'en politique, on a la possibilité, le devoir de poser des questions.»

Environ 60 Canadiens liés à des groupes terroristes de retour

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Environ 60 Canadiens liés à des groupes terroristes de retour
Photo Archives / Reuters
OTTAWA - Une soixantaine de Canadiens sont revenus dans leur pays après avoir rejoint à l'étranger les rangs d'organisations classées «terroristes» par Ottawa, et 180 autres y sont toujours engagés, surtout en Irak et en Syrie, a indiqué le patron du service du renseignement.
«Le nombre total de personnes impliquées à l'étranger dans des activités menaçantes - et je ne parle pas uniquement de l'Irak et de la Syrie - est probablement autour de 180», a déclaré Michel Coulombe, directeur du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), dans un entretien au Globe and Mail de mercredi.
Les autorités canadiennes n'avaient plus communiqué sur ces effectifs depuis deux ans. Elles évoquaient alors 130 Canadiens impliqués dans «des activités terroristes» à l'étranger, dont une trentaine en Syrie.
En Irak et en Syrie, où le Canada participe avec la coalition internationale à la lutte contre le groupe jihadiste État islamique (EI), «on parle probablement de près de 100 personnes», a précisé M. Coulombe.
Les 180 Canadiens suivis à l'étranger par les services de renseignement sont impliqués dans le combat direct, l'entraînement militaire, la collecte de fonds, la planification d'attaques ou encore la propagande, a expliqué le patron du contre-espionnage canadien.
Ceux qui sont revenus au Canada après avoir séjourné au sein de telles organisations seraient environ 60 mais ce nombre évolue presque quotidiennement, a affirmé M. Coulombe.
Le commissaire de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), Bob Paulson, a précisé de son côté que ces individus sont systématiquement interrogés à leur retour sur le sol canadien et, «dans certains cas, sont surveillés 24h/24, 7 jours/7».
AUSSI SUR CANOE.CA

Bombardier : « bull shit » libérale!

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CA_Réjean-Parent
CSeries BOMBARDIER Élevé dans une culture de corruption, il faut voir ces libéraux, de tous les paliers, tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Les mensonges et les quiproquos n’en finissent plus depuis une semaine pour nous faire avaler leur à-plat-ventrisme face à Bombardier et Air Canada.
Il est consternant de les voir revirer leur veste à l’égard des employés d’Avéos et  de mentir en ce qui a trait au suivi juridique. Il est enrageant de constater qu’ils laissent tomber les intérêts des travailleurs Québécois en abandonnant des milliers d’emploi. Il est tout aussi horripilant de réaliser la fuite de Bombardier vers des paradis fiscaux pendant que nos élus se servent de nos impôts pour les subventionner.
Il était risible de voir le premier ministre Couillard s’offusquer contre leJournal qui étalait la proximité de celui-ci avec Daniel Johnson et les risques de conflit d’intérêt. À sa face même, il y a apparence de conflits d’intérêts quand Daniel Johnson rôde dans l’entourage du premier ministre et qu’il est identifié comme un faiseur de conseil des ministres tout en menant parallèlement du démarchage pour Air Canada.
Au même moment,  le premier ministre mentait de façon éhontée aux journalistes en prétendant que les recours juridiques contre Air Canada n’avaient pas été retirés, alors que la suite des évènements nous révélait le contraire. Les médias nous apprenaient que le gouvernement avait suspendu ses recours devant la Cour Suprême vendredi dernier, le 20 février.
Encore plus sidérant, c’est la confusion de nos deux premiers ministres, Philippe Couillard et Justin Trudeau, autour des éventuels emplois qui pourraient être créés au Québec ou au Canada. Ils leurs seraient difficiles d’être plus vagues sur la création du centre d’entretien des CSeries alors que les communiqués de presse d’Air Canada et de Bombardier sont loin d’en fournir l’assurance. Nos deux chefs demeurent tout aussi médusés devant les autres parlementaires en ne répondant pas à leurs questions. Au contraire, ils attaquent les oppositions pour leur vigilance en tentant de faire croire qu’elles mettent en péril l’avenir de l’aéronautique dans la province et au pays.
Comme si nous n’en avions pas encore assez, Bombardier nous annonce que le centre d’essais des CSeries situés à Mirabel cessera ses activités et qu’elles seront transférées à Wichita au Kansas. Subtile, la compagnie proclame qu’il n’y aura aucune délocalisation d’emploi et qu’elle tentera de reloger les employés du centre d’essais dans des postes au Québec. En fait, ce seront encore des emplois perdus parce que tous ne pourront pas être réaffectés.
Loin d’être au bout de nos peines, nous apprenions ce matin que Bombardier Transport déménagera ses pénates de Berlin à Londres. Alléguant que ce ne soit pas pour les avantages fiscaux, il leur sera difficile de nier que la « City » de Londres est le plus imposant paradis fiscal au monde. En prime, la multinationale québécoise ne s’offusquera pas des règles linguistiques britanniques qui l’obligeront à tenir ses réunions en anglais et à avoir une majorité de résidents du Royaume Uni sur son conseil d’administration. Chez nous, nous passerions pour des radicaux et des xénophobes!
Abandonné par un Philippe Couillard empressé de nourrir les petits amis, floué par un Justin Trudeau qui les appelait ses amis et éconduit par un Denis Coderre embarrassé de proches contractants, les employés d’Avéos déchantent et ont de multiples raisons d’haïr ceux qui les laissent tomber aujourd’hui. Ils ne sont cependant pas seul à avoir des raisons d’être las de se faire raconter des histoires pour finalement se retrouver avec très peu.
Au royaume des impuissants, nos trois chefs libéraux sont rois en se contentant des bonbons que les empires financiers leurs laissent.

Aveos: le PQ et la CAQ s'allient pour demander à Couillard de préserver ses recours

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 24 février 2016 à 10h22. Modifié par Charles Payette à 11h10.
Aveos: le PQ et la CAQ s'allient pour demander à Couillard de préserver ses recours
Philippe Couillard
QUÉBEC - Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec ont uni leurs forces, mercredi, pour défendre les 1769 emplois spécialisés d'entretien des appareils d'Air Canada.
Le reportage de Louis Lacroix
 
 
 
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Lors d'une conférence de presse, François Legault et Pierre Karl Péladeau ont constaté que le premier ministre Philippe Couillard se contredit dans ce dossier.

Les deux chefs politiques ont invité le gouvernement à ne pas renoncer à ses recours juridiques pour faire respecter les exigences légales qui obligent Air Canada à maintenir ses activités d'entretien à Montréal.

M. Couillard répète depuis la semaine dernière que le gouvernement du Québec ne renoncera pas à son recours avant qu'Air Canada achète officiellement des appareils Bombardier CSeries.

Pourtant, le procureur général du Québec s'est entendu avec le transporteur aérien pour suspendre les procédures devant la Cour suprême du Canada.

Mercredi, M. Legault et M. Péladeau ont participé ensemble à une conférence de presse à l'Assemblée nationale, à l'invitation d'un ancien représentant syndical du sous-traitant Aveos.

Des djihadistes du groupe armé ÉI décapitent 12 policiers en Libye

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Publié par Associated Press le mercredi 24 février 2016 à 07h49. Modifié par Charles Payette à 10h12.
Des djihadistes du groupe armé ÉI décapitent 12 policiers en Libye
Freedigitalphotos.net
LE CAIRE - Des membres de la branche libyenne du groupe armé État islamique ont décapité mercredi 12 policiers après avoir brièvement pris le contrôle du quartier général des forces de l'ordre dans la ville de Sabratha, dans l'ouest du pays.
L'attaque s'est produite tôt mercredi matin dans cette ville qui sert de plaque tournante aux migrants qui veulent rejoindre l'Europe.

Le chef du Conseil militaire de Sabratha a expliqué à l'Associated Press que les djihadistes ont profité du fait que l'armée était occupée ailleurs pour lancer leur offensive dans le coeur de la ville.

Un autre responsable a révélé sous le couvert de l'anonymat que les assaillants ont utilisé les corps décapités pour bloquer les chemins qui mènent au quartier général, qu'ils ont occupé pendant environ trois heures avant d'en être finalement chassés. Un total de 19 policiers auraient perdu la vie lors de cet incident.

La semaine dernière, des frappes aériennes américaines avaient tué des dizaines de militants dans la ville, en plus de deux otages serbes enlevés l'an dernier.

Le groupe armé État islamique a profité du chaos dans lequel la Libye est plongée depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi pour s'emparer de plusieurs villes.

PENSÉE DU JOUR - 24-02-2016

PENSÉE DU JOUR                   24-02-2016

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Pour l'esprit terne,
toute la nature est terne.
Pour l'esprit illuminé, le monde
entier rayonne et flamboie.

Yvon Clément

Ressourcement communiste

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Je suis présentement interné (!) dans un camp de redressement communiste, à Cuba.
  Quel curieux pays. Le médecin de mon camp gagne dix fois moins que le barman. Il se déplace à vélo et le barman, au volant d’une voiture récente qui fait l’envie.
Buildings decorated with Cuban flags are seen near the U.S. embassy (not pictured) in HavanaMais tous les Cubains sont soignés sans attente, aux frais de l’État. Il s’y est même développé un tourisme médical auquel des Québécois frustrés participent.
Tous les enfants vont à l’école, vêtus d’un bermuda bleu et d’un polo plus blanc que blanc. Il n’y a pas de décrocheurs.
Ils y apprennent même l’histoire de leur pays, à compter et à écrire, y développent une fierté nationale et l’importance de la culture, plus que jamais aujourd’hui avec le retour massif prochain des Américains.
Les «vieux» y sont même respectés et écoutés. Ils coulent une fin de vie paisiblement, mégot de cigare à la bouche, canne à la main, près des leurs. Il n’y a pas de CHSLD où nous parquons les nôtres.
Uber qui ?
Lorsque je demande un taxi, j’exprime ma préférence pour une vieille américaine d’avant le blocus, rafistolée magiquement depuis. Uber qui?
Cette île est devenue une maîtresse il y a seulement six ou sept ans. (L’autre est Anticosti). Je m’y suis déjà réfugié à bas prix jusqu’à trois fois en douze mois.
Les Cubains forment un peuple fort, très chaleureux et ouvert, fier de sa riche culture, soudé.
J’ose même porter, parfois, une petite casquette à l’effigie du Che. Ils aiment.
J’observe évidemment beaucoup de pauvreté à l’extérieur des centres touristiques. Les valeurs fondamentales des Cubains y sont néanmoins très fortes.
Mais, déjà l’an dernier, j’avais entendu de l’inquiétude chez plusieurs relativement à la préservation de celles-ci et de la culture cubaine. J’écouterai.
À mon retour, je suis assuré qu’Amir sera à l’aéroport pour m’accueillir à bras ouverts.

Johnson, un intouchable selon Couillard

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Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard
PHOTO LE JOURNAL DE QUÉBEC, SIMON CLARKLe premier ministre du Québec, Philippe Couillard
Piqué au vif par un reportage paru dans les pages du Journal, samedi dernier, Philippe Couillard s’est porté à la défense de l’ex-premier ministre Daniel Johnson.
Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard  «On a un ancien premier ministre du Québec dont l’intégrité est absolument saluée par tous, qui est absolument respecté dans toute la société, comme les anciens premiers ministres qui sont encore parmi nous», a plaidé le chef libéral.
Le premier ministre n’a pas du tout apprécié le reportage mettant en lumière le double rôle joué par l’ancien premier ministre, à la fois auprès du parti libéral et auprès de Bombardier.
«À la limite du délire»
Même des libéraux, sous le couvert de l’anonymat, ont témoigné en entrevue avec Le Journal de leur inconfort devant cette situation.
«Moi, j’ai trouvé que ces allégations sont à la limite du délire, je trouve ça incroyable», a déploré M. Couillard, à l’Assemblée nationale.
L’article rappelait entre autres que Daniel Johnson s'est impliqué dans l’élection partielle de Philippe Couillard dans Outremont, en 2013, avant d’apparaître aux côtés du chef libéral lors des élections générales de 2014, pour ensuite présider le comité de transition du gouvernement libéral après la défaite de Pauline Marois.
Depuis 1999, Daniel Johnson siège en tant qu’administrateur de Bombardier. Il doit aussi présider le conseil d’administration de la filiale chargée de chapeauter la Série C, dans laquelle le gouvernement Couillard vient d’investir 1 G$.
«Excessivement déplacé»
«Qu’on veuille même souligner une possible coexistence de conflit [d’intérêt], je trouve ça excessivement déplacé, insultant pour l’individu et dégradant même pour le débat public», a pesté Philippe Couillard.
Questionné à ce sujet, le ministre des Transports, Jacques Daoust, a indiqué qu’il n’avait «rien à voir avec ça».
«Je n’ai jamais rencontré M. Daniel Johnson dans le dossier Bombardier, a-t-il assuré. Le deuxième point : mon travail consiste à fermer le dossier de la transaction CSeries.»

L'institut sur la souveraineté voit le jour

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Mise à jour le mercredi 24 février 2016 à 8 h 41 HNE
L'ancien député Daniel Turp
L'ancien député Daniel Turp

Promis par Pierre Karl Péladeau lors de la course à la direction du PQ, l'institut de recherche sur la souveraineté voit finalement le jour. Le professeur de droit et ancien député péquiste puis bloquiste Daniel Turp sera directeur de la recherche et président du C.A. de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et des Indépendances nationales (IRAI).
Le C.A de l'IRAI sera notamment composé d'une professeure de relations industrielles de l'Université Laval, Esther Déom, et d'un physicien spécialiste des données ouvertes, Miguel Tremblay. Les autres membres du C.A. seront nommés une fois les lettres patentes obtenues. 
Il se dotera ensuite de règlements de régie interne afin de lancer ses activités dès ce printemps.
L'institut est notamment à la recherche d'un directeur général. Le chef du PQ a déjà indiqué qu'il finançait lui-même la firme de chasseurs de tête chargée de trouver le meilleur candidat pour ce poste.
Dans son communiqué, il est indiqué que l'institut aura comme objectif de colliger, produire et diffuser de l'information et des études sur l'autodétermination des peuples.
L'institut s'attardera notamment sur les questions économiques, sociales, environnementales et culturelles dans un contexte d'autodétermination des peuples. Il étudiera principalement la question québécoise, mais il effectuera également des études comparatives sur d'autres démarches d'indépendance à l'échelle internationale.
L'IRAI recueillera toute information pertinente, étude citoyenne et questionnement sur le sujet au moyen de sa plateforme internet.
« L'IRAI s'inscrira résolument dans le XXIe siècle en misant sur l'intelligence collective et le partage des savoirs pour atteindre et faire participer le plus grand nombre possible de Québécoises et de Québécois. »— Daniel Turp
L'institut colligera également diverses données statistiques, économiques et sociodémographiques pour soutenir ses chercheurs et la communauté universitaire. Ces données seront également publiques et accessibles à toute personne qui s'intéresse au sujet, poursuit le communiqué.
L'IRAI compte ainsi devenir « une référence internationale en contenu sur l'autodétermination », dont celle du Québec. Il offrira des formations, des conférences, des séminaires et des ateliers sur l'autodétermination afin de diffuser l'information et les données recueillies.
Bien que le chef du PQ ait affirmé avoir l'intention de participer au financement de l'IRAI, l'institut assure qu'il sera indépendant des partis politiques, de leurs membres et de leurs dirigeants.
Il compte toutefois maintenir un « dialogue constant » avec des acteurs de la scène politique, économique, sociale et culturelle afin de « créer un véritable réseau de recherche ».
L'Institut compte par ailleurs être en dialogue constant avec des acteurs et actrices des milieux politique, économique, social et culturel afin de créer un véritable réseau de recherche.

La fermeture de Guantanamo, un sujet délicat pour Cuba

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Mise à jour le mercredi 24 février 2016 à 6 h 55 HNE
Prison de Guantanamo, Cuba
Prison de Guantanamo, Cuba  Photo :  SRC/AFP/MICHELLE SHEPHARD

Pour Cuba, la situation des prisonniers de Guantanamo s'inscrit dans un scénario complexe, qui est directement relié à ce qu'ils appellent ici « l'occupation illégale américaine d'un territoire cubain ».
Un texte de Martin MovillaTwitterCourriel
La fermeture complète de la base militaire américaine et le retour du territoire à Cuba est l'une des exigences des Cubains pour avancer dans les négociations avec les États-Unis.
Bien que le gouvernement cubain et ses représentants se soient fait discrets sur la question après le dévoilement du plan de fermeture par le président américain Barack Obama mardi, les médias cubains et les analystes locaux ont abordé ouvertement le sujet. Ils soulignent que, pour Cuba, le plus important est la fermeture complète de la base militaire américaine.
Le pays souhaite que les soldats, et non seulement les prisonniers, quittent le pays et que les États-Unis rendent aux Cubains les terrains qu'il considère comme occupés illégalement.
Guantanamo est une enclave de 117 kilomètres carrés qui a été cédée par Cuba aux États-Unis en 1903 à la suite de la guerre de libération cubaine. Selon l'article premier de l'accord entre les États-Unis et la République de Cuba, les États-Unis paieront à Cuba la somme annuelle de 2000 $ en monnaie d'or des États-Unis aussi longtemps qu'ils occuperont Guantanamo.
Au-delà des droits de la personne
À Cuba, la situation des prisonniers est dénoncée depuis longtemps, mais la discussion a toujours dépassé largement le discours sur les droits de la personne ou le terrorisme international : les Américains doivent fermer la base de Guantanamo s'ils veulent une relation constructive avec l'Amérique latine et Cuba.
Pour le politologue et économiste Esteban Morales, directeur émérite du Centre d'études sur les États-Unis de l'Université de La Havane, l'annonce faite mardi par le président américain est une bonne nouvelle pour tout le monde, mais cela ne résout pas les problèmes avec Cuba.
« M. Obama a parlé des prisonniers, mais il n'a pas abordé la possibilité de fermer la base militaire. Peut-être que les Américains vont comprendre ce que la fermeture totale représente pour toute la région latino-américaine », explique-t-il.
« Pour Cuba, c'est un impératif historique, politique, moral et de défense. Il faut récupérer les terrains occupés illégalement par les Américains. »— Esteban Morales, directeur émérite du Centre d'études sur les États-Unis de l'Université de La Havane

La base militaire de Guantanamo a toujours été un sujet sensible pour les Cubains et la seule présence de troupes « hostiles » sur son territoire a permis au gouvernement de parler « d'une guerre de basse intensité » et de justifier plusieurs de ses décisions.
« Dormir avec l'ennemi »
Pour Cuba, et même pour ceux qui ont toujours soutenu la décision des États-Unis de maintenir la base de Guantanamo, envers et contre tous, la présence de soldats américains sur le territoire cubain place le gouvernement communiste dans une situation assez particulière, celle de « dormir avec l'ennemi ».
Une phrase qui prend tout son sens au moment de faire un bilan de plus 50 ans de tensions, mauvaises relations et tentatives d'invasion.
Néanmoins, ce que certains ignorent, c'est que plusieurs des fonctionnaires de la base militaire américaine de Guantanamo sont Cubains. Des hommes et des femmes de la région qui arrivent chaque matin à la base pour y travailler. À une certaine époque, ils étaient plusieurs dizaines, aujourd'hui, ils ne sont plus que quelques-uns.
Un silence « diplomatique » convenable
Cuba a toujours réclamé la dévolution des terrains occupés par la base militaire américaine de Guantanamo. Cette exigence fait maintenant partie de la négociation entre Américains et Cubains pour la normalisation totale des relations bilatérales.
Le gouvernement cubain n'a pas parlé publiquement de la décision de l'administration américaine d'aller de l'avant avec son projet de fermeture de la prison de Guantanamo. Un choix qui semble s'inscrire dans la logique avec laquelle Cuba a abordé les conversations avec son ancien ennemi juré : exiger que tout accord soit le résultat des dialogues faits avec prudence et indépendance et en respectant les principes de non-intervention et non-ingérence.
Le gouvernement cubain estime qu'il n'est pas nécessaire de se prononcer sur une décision interne et unilatérale des États-Unis et qui n'a aucun effet sur les exigences présentées par l'île aux négociateurs américains.
Trois semaines d'intenses négociations
Les trois prochaines semaines seront très intenses pour les négociateurs américains et cubains. Selon la vision et les attentes du gouvernement américain, la visite du président Barack Obama à La Havane, les 21 et 22 mars prochain, devrait être accompagnée d'un ou plusieurs gestes positifs, voire des concessions, du gouvernement cubain.
Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a aussi annoncé aujourd'hui qu'il se rendra à Cuba pour préparer la visite d'Obama. Les enjeux de cette visite historique sont d'une grande importance pour les États-Unis, alors que le pays est en pleine campagne électorale.
De plus, le président des États-Unis avait déjà dit qu'il rencontrerait les dissidents et ceux-ci espèrent que le dirigeant américain tiendra parole.
D'un autre côté, le gouvernement de Cuba ne peut pas se montrer, surtout devant les plus puristes du Parti communiste, comme un « allié faible » des États-Unis qui n'a pas encore obtenu des concessions américaines sur deux sujets fondamentaux : la levée ou l'adoucissement de l'embargo et la fermeture de la base militaire de Guantanamo.
Le président cubain Raul Castro doit aussi arriver au prochain congrès du parti en avril avec une proposition de réforme constitutionnelle. Pour cela, il a besoin de montrer des résultats positifs pour Cuba dans le cadre de la négociation avec les Américains.

Deux millions par année pour des fonctionnaires «prêtés»

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

EXCLUSIF
Publié le 24 février 2016 à 05h00 | Mis à jour à 06h16
Le Conseil exécutif paie 2 millions par année... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Le Conseil exécutif paie 2 millions par année en salaires pour des hauts fonctionnaires qui sont «prêtés» à d'autres organismes.

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Chaque année, le Conseil exécutif, l'équivalent du ministère du premier ministre, paie 2 millions en salaires pour des hauts fonctionnaires dont il n'a plus besoin, qui sont par conséquent «prêtés» à d'autres organismes tout en conservant leur sécurité d'emploi dans la fonction publique.
Ces employés du Conseil exécutif ne sont que la pointe d'un iceberg. Des ministères et bon nombre d'organismes publics prêtent aussi des cadres supérieurs dont ils ne savent que faire, souvent à cause de leur affiliation politique.
La Presse a obtenu, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information gouvernementale, la liste d'une dizaine de ces mandarins, gagnant tous largement plus de 100 000 $ par année. Le mieux payé est un fonctionnaire de carrière issu des Finances, Mario Albert, ancien patron de l'Autorité des marchés financiers qui avait accepté la direction d'Investissement Québec. Délogé par les libéraux, il reste sur la liste de paye du Conseil exécutif, à 268 000 $ par année. On le «prête» comme directeur général de Finance Montréal depuis avril 2015.
Mario Albert... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0
Mario Albert
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE
Hubert Bolduc avait été choisi comme responsable des communications gouvernementales sous Pauline Marois. Le gouvernement Couillard lui a préféré Christian Lessard, un collaborateur de Jean Charest. Bolduc a conservé son salaire de 211 000 $ d'abord pour un poste de cadre à Investissement Québec, puis plus récemment pour remplacer Dominique Anglade à la tête de Montréal International.
L'ex-journaliste Dominique Poirier continue aussi d'être payée par le gouvernement du Québec. Elle avait été nommée par Pauline Marois à la délégation du Québec à New York après le passage d'André Boisclair. Remplacée par les libéraux, elle est prêtée à la Ville de Montréal où elle s'occupe des relations internationales, à 180 000 $ par année.
Issu du cabinet de Pauline Marois, Patrick Lahaie était passé en coup de vent à la Financière agricole, après l'arrivée du PLQ. Il a atterri comme directeur du cabinet du recteur de l'Université du Québec à Trois-Rivières à 132 000 $ par année.
Gaétan Desrosiers était sous-ministre à Montréal à l'époque de Louise Harel. Après un long séjour à la Régie des installations olympiques, on le retrouve depuis 2008 comme «conseiller spécial à la direction générale de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec» à 156 000 $ par année, toujours payés par le Conseil exécutif.
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Dominique Poirier
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Une autre «mandarin», libérale celle-là, se retrouve au même organisme. France Dionne, ex-députée, parente avec la femme de Jean Charest, est depuis quatre mois «chargée de mission» à l'Institut de tourisme. Elle était auparavant prêtée à la Ville de Québec, toujours au même salaire, 147 000 $ par année.
«Mme Post-it»
Chantal Landry, l'employée du cabinet de Jean Charest qui indiquait par ses autocollants les curriculums des avocats qui méritaient une nomination de juge, est retournée dans sa région, Rimouski. Elle est conseillère en gestion à l'Agence de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent. Le Conseil exécutif paie toujours son salaire de 156 000 $ par année.
Sous-ministre à l'époque de Robert Bourassa, Denis Ricard est toujours en prêt de service depuis des années. Depuis six ans, il est secrétaire général de l'Organisation des villes du patrimoine mondial, à 156 000 $ par année.
Jean-Pierre Bastien est depuis 2011 «directeur adjoint des programmes au Collège des administrateurs des sociétés», une excroissance de l'Université Laval. Il gagne 156 000 $ par année, tout comme Georges Archambault, président de l'Institut de recherche en agro-environnement.
Alain Proulx, un ancien du ministère du Développement économique, est à Finance Montréal, payé par le Conseil exécutif à 153 000 $ par année. Son plus gros handicap a été d'être le frère d'une députée péquiste.
- Avec la collaboration de William Leclerc