lundi, février 15, 2016

La nouvelle Révolution tranquille

http://www.journaldemontreal.com/


DENISE BOMBARDIER
MISE à JOUR 
 L’Académie française vient de s’opposer à la réforme de l’orthographe. L’enseignement du français doit plutôt être réformé en profondeur, assure Hélène Carrère-d’Encausse, la secrétaire perpétuelle de l’Académie.
On comprend que l’accent circonflexe est une niaiserie comparée au chantier que l’on devrait entreprendre.
Au Québec, épargnons-nous les statistiques déprimantes, sauf une, écrasante, qu’il faudrait publier chaque jour dans les médias comme un rappel lancinant de l’échec du système d’éducation, à savoir que 49 % des Québécois sont des analphabètes fonctionnels. Cela veut dire qu’ils ne savent pas, ou peu, lire ou écrire.
Cette réalité n’a pas semblé ébranler les gouvernements successifs depuis des décennies, ce qui explique que nos réformes scolaires s’intéressent plutôt aux bâtiments, aux structures, aux organigrammes et avant tout, à la déconstruction de la philosophie humaniste qui a inspiré l’éducation jusque dans les années soixante.
Des réformes douteuses
L’obsession québécoise d’être distincts, faute d’être indépendants l’on suppose, a amené par la suite les architectes-pédagogues à chercher dans le monde les méthodes les plus spectaculaires, les plus marginales souvent et les plus douteuses afin de les appliquer dans nos écoles.
C’est ainsi que des générations d’enfants ont appris à écrire au son. Ils ont été privés de la dictée quotidienne, laquelle fut bénéfique pendant cent ans. Mes tantes qui avaient fréquenté l’école cinq ou six ans écrivaient presque sans fautes et lisaient studieusement et à haute voix leur journal quotidien.
Puis vint la folie la plus irresponsable pour ne pas dire la plus criminelle qui fut appliquée par des psychopédagogues sûrs de leur génie et qui consista à abolir les cours d’histoire et de géographie au primaire sous prétexte que les enfants n’avaient pas de notions claires du temps et de l’espace. Résultat? Une génération d’enfants n’a pas su d’où elle venait et où elle se situait sur la terre.
Puis, ce fut au tour de l’histoire enseignée dans sa chronologie qu’on a mis au rancart. L’étape suivante fut celle de l’apothéose de la bêtise pédagogique, l’approche sous l’angle des compétences par opposition à cette vieille idée périmée qui consiste à penser l’école comme le lieu privilégié de la transmission des connaissances.
Notre avenir collectif
Au Québec, on ne peut pas rater l’enseignement du français sans mettre en danger notre avenir collectif. Nous sommes donc condamnés à l’excellence. La formation indigente des futurs enseignants existe depuis des décennies. On ne peut plus tolérer que des étudiants qui ne savent ni écrire ni lire correctement à la fin du cégep puissent entrer à l’université pour devenir enseignants. On doit s’insurger aussi contre les professeurs qui malmènent eux-mêmes la langue.
Il faut appeler à la révolte face à l’échec de l’éducation québécoise.
Le ministère de l’Éducation doit subir une cure de régénérescence intellectuelle. Il faut bousculer ses clans, ses chapelles idéologiques et déclarer chantier prioritaire sa réforme. Quant au ministre de l’Éducation, il doit avoir un statut au moins aussi important que le ministre des Finances et le président du Conseil du trésor.
C’est par la langue que nous existons culturellement. Sans elle, nous disparaîtrons.

Pétrolia réagira aux propos de Couillard sur Anticosti

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

Les installations de Pétrolia sur l'île d'Anticosti
Les installations de Pétrolia sur l'île d'Anticosti  Photo :  Radio-Canada

La compagnie Petrolia fera le point cet après-midi sur le dossier de l'exploration des hydrocarbures sur l'île d'Antiscosti, au sujet duquel le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, ne cache plus son opposition depuis plus de deux mois.
Selon nos informations, la pétrolière n'entend pas annoncer une poursuite contre Québec, une manœuvre qui serait prématurée dans la mesure où le contrat qui la lie au gouvernement n'a pas été formellement annulé.
Le contrat prévoit jusqu'à nouvel ordre que trois tests de fracturation hydraulique auront lieu cet été sur l'île pour déterminer comment le pétrole et le gaz naturel qui s'y trouvent pourraient être extraits du sol.
Ces tests requièrent cependant l'obtention d'un certificat environnemental. Pétrolia a déposé des documents pour obtenir cette autorisation, mais Québec n'a pas encore donné sa réponse.
La semaine dernière, M. Couillard a expliqué que les fonctionnaires impliqués dans le dossier devront tenir compte de ses récentes déclarations dans l'analyse qu'ils feront des impacts environnementaux. « Ils feront ce qu'on leur dira », a-t-il dit dans un point de presse.
Québec est actionnaire du projet d'exploration et d'exploitation gazière et pétrolière sur Anticosti à 35 %, par l'intermédiaire de Ressources Québec. Pétrolia, Corridor Ressources et Saint-Aubin détiennent chacune 21,7 % des parts.
Couillard les multiplie les déclarations contre le projet
Depuis le mois de novembre, Philippe Couillard ne rate pas une occasion de faire savoir que le projet d'exploration lui déplaît.
« Je n'ai jamais pris la décision d'investir à Anticosti », a-t-il plaidé, fin novembre, à l'émission Les Coulisses du pouvoir. « J'ai été pris avec le bébé quand je suis arrivé au gouvernement. Je ne l'aurais pas fait parce que je suis préoccupé par un milieu naturel de cette qualité-là. »
Environ une semaine plus tard, il a répété ces propos depuis la conférence internationale sur le climat de Paris.
« Je n'ai aucun enthousiasme pour les hydrocarbures », avait-il dit. « Je pense qu'ils [les représentants entreprises pétrolières québécoises] doivent décoder que je n'ai pas d'enthousiasme pour développer les hydrocarbures au Québec. L'avenir du Québec ne repose pas sur les hydrocarbures. Absolument pas. »
Le PDG de Pétrolia, Alexandre Gagnon, disait alors avoir compris que le gouvernement Couillard allait « respecter les ententes sur le programme d'exploration des hydrocarbures » ce qui constituait une « bonne nouvelle ». Il déplorait tout de même que le premier ministre fasse « de la politique sur le dos de ce projet à Paris.
Deux jours plus tard, M. Couillard en a néanmoins remis. « Le seuil à partir duquel ce projet [Anticosti] deviendrait acceptable est excessivement élevé », a-t-il dit. « L'avenir du Québec, c'est pas là qu'on va le trouver ».
Pétrolia critique des propos « hautement préjudiciables »
En entrevue à Radio-Canada le 21 décembre, Philippe Couillard a souligné les risques de procéder à des forages avec fracturation hydraulique sur Anticosti.
« Est-ce que vous connaissez un exemple de fracturation hydraulique sur une île dans un golfe comme le golfe du Saint-Laurent? Moi, je n'en connais pas. Le moment de rencontre et de vérité approche », a-t-il affirmé.
Dans un communiqué publié ce même jour, Pétrolia a fait savoir « qu'elle entend respecter et faire respecter intégralement les ententes qui la lient à ses partenaires et qu'elle s'attend à ce que le gouvernement du Québec fasse preuve du même respect à l'égard des contrats conclus et de ses engagements. »
« Contrairement à ce qui a été dit par le premier ministre, il n'y a rien dans les ententes qui donne au gouvernement du Québec le droit de se retirer ou de se soustraire à ses obligations », a souligné la compagnie.
« Les déclarations publiques du gouvernement à l'effet qu'il n'entend pas respecter ses engagements contractuels sont sérieuses et hautement préjudiciables » ajoutait la compagnie. « Ces déclarations sont également irréconciliables avec les résultats très favorables obtenus à ce jour dans le cadre du programme d'exploration. »
Le PQ et la CAQ tombent sur Couillard à bras raccourcis
Il y a dix jours, le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, est allé dans le même sens que son premier ministre, en soulignant que l'exploitation du pétrole devrait se faire sur une période beaucoup trop longue - 75 ans - pour être profitable tant sur les plans économique qu'environnemental.
« L'accroissement de la production se produirait en 2040, alors qu'en 2050, on doit réduire nos gaz à effet de serre de 80 %. Est-ce que vous pensez que ça peut avoir beaucoup de sens? » a-t-il lancé à des journalistes.
Les chefs du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec reprochent pour leur part au gouvernement Couillard de vouloir briser le contrat d'exploration pétrolière sur Anticosti.
« Ce même gouvernement qui prétend être le parti de l'économie veut renier sa signature et pousser les investisseurs vers la sortie », a soutenu le chef péquiste Pierre Karl Péladeau la semaine dernière. Selon lui, les Québécois devront assumer une pénalité de 200 millions de dollars si le contrat est annulé.
Le chef de la CAQ, François Legault, a pour sa part accusé le gouvernement d'être « irresponsable » en refusant d'aller au bout de l'exercice de fracturation hydraulique avant de prendre sa décision sur l'exploitation pétrolière. Il prévient lui aussi que les Québécois devront payer une pénalité en cas d'annulation du contrat.

Le portail «Mon projet Québec» pris d'assaut par des pirates

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

EXCLUSIF
Publié le 15 février 2016 à 05h00 | Mis à jour à 06h18
Mis en service le 5 janvier, le nouveau... (PHOTO ANNE GAUTHIER, LA PRESSE)
PHOTO ANNE GAUTHIER, LA PRESSE
Mis en service le 5 janvier, le nouveau portail «Mon projet Québec» permet aux candidats à l'immigration de remplir une demande en ligne. Les formulaires en papier ne sont plus acceptés.

Martin Croteau
MARTIN CROTEAU
La Presse
(Québec) Le ministère de l'Immigration reconnaît avoir été «surpris» par l'achalandage massif sur son nouveau portail «Mon projet Québec», dont les ratés ont forcé Québec à retarder les demandes de milliers d'immigrants potentiels. Mais les candidats à l'immigration ne sont pas les seuls à avoir pris le site d'assaut: des pirates informatiques ont mené plus de 2000 attaques en un peu plus d'un mois, révèle en entrevue le sous-ministre Younes Mihoubi.
Plus de 2000 attaques informatiques ont été bloquées sur le portail «Mon projet Québec», révèle M. Mihoubi. Il assure qu'aucune des informations enregistrées sur le site n'a été compromise. Le ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion (MIDI) avait fait appel aux services d'une firme pour assurer la sécurité du site.
Le nombre «énorme» d'attaques, de l'aveu même du sous-ministre, est causé par la grande popularité du site et par le contexte géopolitique mondial qui pousse de nombreuses personnes à fuir leur pays. «Il va y avoir des gens qui vont faire tout ce qu'ils peuvent pour pouvoir immigrer», résume M. Mihoubi.
Robots
Sur les 150 millions de clics depuis la mise en service du portail, 20% ont été faits par des robots. «Il y a des gens qui ont été un peu plus malins, relate M. Mihoubi. Il y a des robots qui font les essais à leur place. Ils essaient quasiment de façon continue de se connecter jusqu'à ce qu'il y ait une place qui se libère.» L'engorgement du site a encouragé plusieurs internautes à recourir à ce stratagème. Mais lorsque des robots ont été détectés, leur adresse IP a été désactivée par le Ministère.
Accès amélioré... un peu
Depuis le 5 janvier, les candidats à l'immigration doivent remplir leur demande en ligne sur le portail «Mon projet Québec». Les formulaires en papier ne sont plus acceptés. Or, comme le site est instable, le MIDI a d'abord limité à 150 le nombre d'internautes qui peuvent s'y connecter en même temps. On a depuis amélioré la performance du système, dit M. Mihoubi. Près de 500 internautes peuvent accéder au site à la fois. Mais cela reste largement insuffisant: le Ministère estime que 2,9 millions d'internautes ont tenté de se connecter depuis le début de l'année.
«Surpris» par l'affluence
Le Ministère admet qu'il n'avait pas prévu une telle affluence sur son site. La dernière fois qu'il avait ouvert 3500 places en vertu du programme des travailleurs qualifiés, il avait reçu 8000 demandes papier. Cette fois, il y a 2800 places ouvertes. Et près de 42 000 personnes avaient créé un dossier sur le portail «Mon projet Québec» en date de jeudi dernier. «On a été un peu surpris par l'ampleur de la demande», reconnaît M. Mihoubi. Selon lui, la facilité à remplir une demande en ligne explique en partie le phénomène.
Demain, 8 h 30
Les candidats à l'immigration au Québec ont encerclé la date du 16 février sur leur calendrier. À 8 h 30 précises, plus de 30 000 candidats à l'immigration tenteront de se connecter au site «Mon projet Québec» pour transmettre leur demande. Comme les demandes seront traitées selon le principe du premier arrivé, premier servi, le MIDI s'attend à un «engorgement» du site, convient M. Mihoubi. «Il va y avoir un certain goulot d'étranglement parce que tout le monde va se "garrocher" le 16 février sur la solution pour être parmi les 2800 premiers.»
Aucune pénalité
La firme CGI est le principal maître d'oeuvre du portail «Mon projet Québec», un projet qui a coûté plus de 1 million. La firme ne paiera pas un sou de pénalité malgré le cafouillage. Pourquoi? À cause du type de contrat privilégié par le MIDI. «On avait besoin d'un certain nombre de profils au niveau technologique et on avait estimé un certain nombre d'heures, explique M. Mihoubi. CGI nous a fourni ces ressources.»
Nouvelle approche
Le Ministère compte changer sa manière de traiter avec les firmes informatiques à l'avenir. Il optera pour des contrats de type «forfaitaire» dans lesquels les fournisseurs seront responsables de la création, par exemple d'un portail web, de A à Z. Ils s'exposeront à des pénalités si leur produit est livré en retard, ou s'il ne fonctionne pas.

L'impossible retour des réfugiés ayant fui Boko Haram

http://www.lapresse.ca/international/afrique/

Publié le 15 février 2016 à 11h01 | Mis à jour à 11h15
Un camion surchargé de voyageurs attend pour laisser... (PHOTO ARCHIVES AFP/STRINGER)
PHOTO ARCHIVES AFP/STRINGER
Un camion surchargé de voyageurs attend pour laisser monter à son bord d'autres personnes fuyant les islamistes de Boko Haram, dans le village de Mairi, près de Maiduguri, capitale de l'État du Borno, le 6 février.

PHIL HAZLEWOOD
Agence France-Presse
LAGOS
Les autorités nigérianes tentent de convaincre les dizaines de milliers de déplacés qui s'entassent dans des camps dans le nord-est du pays après avoir fui les exactions des islamistes de Boko Haram de retourner chez eux, mais peu y sont prêts en raison de la poursuite des attentats.
Le président Muhammadu Buhari et son gouvernement ont estimé qu'un bon nombre des deux millions de déplacés du conflit interne qui dure depuis sept ans pouvaient commencer à rentrer, assurant que l'armée avait le dessus sur les insurgés.
Mais les attaques se poursuivent, soulevant la question de savoir si la situation est suffisamment stabilisée.
Trente personnes ont été tuées vendredi et samedi où Boko Haram a pillé deux villages isolés du nord-est. Les islamistes visent aussi de plus en plus les camps de déplacés depuis novembre 2015, note Yan St-Pierre, analyste au Modern Security Consulting Group.
Mardi dernier, un double attentat a fait 58 morts dans le camp de Dikwa, à 90 km de la capitale de l'État de Borno, Maiduguri. En janvier, des kamikazes avaient déjà tenté de pénétrer dans un des plus grands camps de déplacés situé près de Maiduguri après une attaque qui avait fait 85 morts dans les environs.
«En faisant exploser des bombes dans un camp, ils peuvent faire monter la peur et compliquer les choses pour les réfugiés et le gouvernement», dit à l'AFP M. St-Pierre.
L'État de Borno - le plus touché par les violences - a annoncé vouloir renvoyer chez eux en février un tiers des quelque 150 000 déplacés vivant dans des camps de Maiduguri et de ses alentours.
Mais les déplacements hors de la ville restent déconseillés sans escorte militaire et un sénateur de Borno a affirmé la semaine dernière, malgré les dénégations du gouvernement régional, que les islamistes contrôlaient encore la moitié de l'État.
Pour un autre analyste, Fulan Nasrullah, spécialiste des questions de sécurité, la politique de retour des déplacés est «prématurée, très mal conçue et fondée sur une perception erronée de la situation par les dirigeants politiques d'Abuja», la capitale fédérale.
«L'État (de Borno) continue d'être le théâtre de combats importants en de nombreux endroits», dit-il.
Un «problème nigérian»
La situation rappelle celle de 2013, quand l'état d'urgence décrété dans trois des États du nord-est avait obligé Boko Haram à chercher refuge dans des zones reculées. Mais l'armée avait été incapable d'étendre son contrôle sur les campagnes et, en 2014, les insurgés avaient réussi à s'emparer de vastes territoires dans la région.
Cette fois-ci, la police et la défense civile doivent pouvoir «tenir le terrain dans les zones libérées» du nord-est, a assuré le ministre de la Défense, Mansur Dan Ali.
«Cela permettra aux soldats de se concentrer sur une progression vers d'autres zones d'opération sans avoir en même temps à maintenir l'ordre dans les zones libérées», a-t-il ajouté.
Mais, objecte M. Nasrullah, la police n'est pas préparée à faire la guerre et la population civile risque de payer le prix fort alors que le conflit a déjà fait au moins 17 000 morts.
«On ne peut raisonnablement s'attendre à ce que les policiers nigérians soient capables de résister aux attaques des insurgés avec leur armement relativement léger et leur entraînement», dit-il.
Une solution possible serait le recours à la Force d'intervention conjointe multinationale (MNJTF) mise sur pied par le Nigeria avec ses voisins (Niger, Tchad, Cameroun, Bénin).
Mais alors qu'elle devait se déployer en juillet, cette force de 8700 hommes, soutenue par l'Union africaine, n'est toujours pas opérationnelle, freinée selon M. St-Pierre par «des questions de prestige, de pouvoir et de souveraineté».
«Qui peut faire quoi et quand, qui pourra revendiquer les succès et, encore plus important, jusqu'où les soldats de la MNJTF seront-ils autorisés à pénétrer en territoire nigérian?», demande-t-il.
Tant qu'une stratégie commune n'aura pas été définie et une structure opérationnelle mise sur pied, la force en restera au stade «d'opération conjointe sur le papier», ajoute l'analyste.
Pour M. Nasrullah, la question dépasse ces aspects. Les voisins du Nigeria voient Boko Haram comme un «problème du Nigeria», même si les islamistes ralliés au groupe État islamique (EI) font des incursions chez eux.
«Les Nigériens et les Camerounais veulent repousser Boko Haram à l'intérieur du Nigeria. Au-delà, ils ne cherchent pas sa défaite», estime l'analyste.