Information sur la politique 1

mercredi, janvier 20, 2016

L'embauche d'un ami du maire Coderre suscite l'indignation de l'opposition

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Mise à jour le mardi 19 janvier 2016 à 20 h 16 HNE
Le maire de Montréal, Denis Coderre
Le maire de Montréal, Denis Coderre

Il s'appelle Robert Bouvier, il est l'ancien président du syndicat des Teamsters du Canada et le maire de Montréal reconnaît d'entrée de jeu qu'il le connaît « très bien ». Denis Coderre ne voit pas de problème à avoir embauché M. Bouvier pour que ce dernier négocie avec la Fraternité des policiers de Montréal.
Mais l'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal ne voit pas la chose d'un aussi bon oeil.
Le conseiller de ville du district Marie-Victorin de l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, Guillaume Lavoie, accuse le maire de la métropole de recourir, sans appel d'offres, aux services d'amis alors que, dit-il, la Ville dispose d'experts capables d'accomplir ces tâches.
Et, de faire remarquer M. Lavoie, l'affaire a presque failli passer inaperçue parce que le maire a, à son avis, pris les moyens pour ce faire.
À titre d'exemple, le conseiller de Projet Montréal cite le fait que le contrat alloué à M. Bouvier s'élève « bizarrement » à 24 999 $. Or, dit-il, « tous ceux qui connaissent comment ça marche à la Ville savent que les contrats de 25 000 $ et plus doivent être dévoilés aux instances. Les autres, on peut passer sa commande et la faire autoriser par les fonctionnaires ».
« Alors ça a vraiment l'air qu'on a pris toutes les bonnes manières légales pour arriver à nos fins, c'est-à-dire envoyer un contrat à un ami, un donateur, et c'est très triste, c'est vraiment pas là qu'on devrait aller comme ville. »— Guillaume Lavoie, conseiller du district Marie-Victorin dans l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie

Par voie de communiqué, Guillaume Lavoie a affirmé en outre que « le détail du contrat est perdu dans un document de plus de 200 pages où seule une minuscule ligne nous permet d'apprendre que le contrat a déjà été donné et dépensé ». « Au niveau de la transparence, on est au plus bas standard possible », d'ajouter M. Lavoie.
La Ville fournit des précisions
Dans une réponse écrite à Radio-Canada, Gonzalo Nunez, relationniste à la Division des affaires publiques de la Ville, explique que le contrat conclu avec M. Bouvier « s'est terminé le 31 décembre 2015. Le contrat n'a pas été renouvelé depuis. Spécifions que depuis l'expiration du contrat, M. Bouvier n'a pas réalisé de travail additionnel pour la Ville ».
La Ville de Montréal reconnaît que le montant maximal pouvant être versé à Robert Bouvier est de 24 999 $, à raison de demi-journées rémunérées à 335 $ ou de journées entières à 670 $.
Au total, M. Bouvier a été employé pendant 10 demi-journées et une journée complète, pour un montant total de 4020 $ en date du 31 décembre dernier. Les négociations avec les policiers n'étant pas terminées, il n'est pas exclu que la Ville puisse à nouveau faire appel aux services de M. Bouvier.
« Alors, c'est quoi le problème? », demande le maire Coderre
Pour le maire de Montréal, la situation s'explique aisément : M. Bouvier, affirme-t-il, possède un « oeil externe » dont la Ville avait besoin. « [...] D'avoir quelqu'un qui a cette connaissance, cette crédibilité et d'être capable d'atteindre aussi le milieu syndical, moi, je pense que ça vaut la peine de l'avoir avec nous », a déclaré Denis Coderre.
« Alors, c'est quoi le problème? Parce que je le connais? Oui. J'en ai cherché des gens que je connais oui. [...] Mais ça se fait ailleurs, quand on donne des mandats. »— Denis Coderre, maire de Montréal

Le maire de Montréal fait valoir qu'après avoir passé, comme lui, 30 ans dans la vie publique, « tu connais beaucoup de gens ».
Ce n'est pas la première controverse du genre à laquelle doit faire face Denis Coderre. En mai 2014, le cabinet du maire Denis Coderre avait accordé un contrat à une firme d'avocats proche de son équipe électorale, ce qu'avait à l'époque dénoncé Projet Montréal. L'un des associés de la firme d'avocats, Richard Phaneuf, était organisateur politique de la campagne de Denis Coderre et le fils de M. Phaneuf avait été candidat dans l'arrondissement du Sud-Ouest.
Puis, en novembre 2015, la décision du maire de Montréal d'embaucher Michel Dorais comme coordonnateur de l'accueil des réfugiés syriens à Montréal au taux de 1800 $ par jour avait provoqué des grincements de dents.
Dans le cas de l'histoire survenue en mai 2014, Denis Coderre explique la chose de la manière suivante : « Il y avait urgence. Il y avait une grève. Il y avait des avocats et vous savez, on avait à gérer la situation et c'était encore une fois une personne qui était experte en la matière ».
Quant à la décision de retenir les services de Michel Dorais, le maire de Montréal dit l'assumer « totalement ».
« C'est l'ancien sous-ministre de l'immigration, dit Denis Coderre. Et d'ailleurs, je vous annonce que, la semaine prochaine, il y aura une annonce importante sur l'intégration et [vous verrez] à quel point son travail est important. »
Mais pour Projet Montréal, « c'est très préoccupant ». Dans le cas de Robert Bouvier, Guillaume Lavoie dit que ce dernier est peut-être très compétent, mais il est aussi un ami, un proche et un ancien donateur de Denis Coderre.
Avec les informations de Benoît Chapdelaine et de François Cormier

L'EI libère 270 otages capturés à Deir Ezzor en Syrie

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Mise à jour le mardi 19 janvier 2016 à 21 h 43 HNE   Reuters
« Priez pour Deir Ezzor », peut-on lire sur ce drapeau.
« Priez pour Deir Ezzor », peut-on lire sur ce drapeau. Photo :  GI/PHILIPPE HUGUEN/AFP/Getty Images

Le groupe armé État islamique (EI) a relâché 270 des 400 civils qu'il avait capturés samedi dernier lors d'un assaut sur la ville de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie, rapporte mardi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), citant ses propres sources sur le terrain.
Il s'agit de femmes et d'enfants pour la plupart.
L'OSDH dit également que le groupe radical sunnite a enlevé mardi une cinquantaine d'hommes durant des raids dans des secteurs de Deir Ezzor passés sous son contrôle lors des combats de ces quatre derniers jours.
Selon Rami Abdulrahman, directeur de l'OSDH, l'EI a gardé les hommes âgés de 14 à 55 ans pour les interroger.
« Ceux qu'ils estiment liés au régime seront punis et les autres devront suivre une formation religieuse basée sur leur interprétation de l'islam », explique-t-il.
Les civils relâchés resteront dans les villages contrôlés par l'EI dans la province de Deir Ezzor, qui relie Raqqa, le bastion syrien du groupe, aux territoires dont il s'est emparé en Irak.
L'État islamique, qui contrôle la majeure partie de la région de Deir Ezzor, assiège depuis mars dernier les zones de la capitale provinciale tenues par les forces gouvernementales.

Imbroglio taliban sur fond d’attaque mortelle dans une université au Pakistan

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  Reuters
Une foule entoure le cercueil d'une des victimes à son arrivée à l'hôpital de Charsadda.
Une foule entoure le cercueil d'une des victimes à son arrivée à l'hôpital de Charsadda.  Photo :  Khuram Parvez / Reuters

Le porte-parole officiel des talibans pakistanais dément que son organisation soit le commanditaire de l'attaque terroriste menée mercredi matin par un commando dans une université située près de Peshawar, dans le nord-ouest du pays. Un autre commandant taliban bien connu des autorités revendique pourtant cette attaque, qui a fait 20 morts et des dizaines de blessés avant que les quatre assaillants ne soient abattus.
L'attaque à l'Université Bacha Khan, à Charsadda, est revendiquée par Umar Mansoor, le même commandant qui a revendiqué le massacre de décembre 2014 dans une école militaire de Peshawar, où 134 élèves avaient été tués. Dans des appels à des agences de presse, il a affirmé que les quatre hommes armés qui ont perpétré la tuerie cherchaient à venger des talibans tués par les autorités pakistanaises au cours des derniers mois. 
Plus tard dans la journée, le porte-parole officiel des talibans, Muhammad Khorasani, a cependant démenti toute responsabilité dans l'attaque. « Nous considérons que les jeunes qui étudient dans des institutions non militaires sont des bâtisseurs du pays de demain, et nous considérons que leur sécurité et leur protection sont de notre devoir », a-t-il affirmé dans une déclaration écrite transmise aux médias. 
Les raisons expliquant ces déclarations contradictoires ne peuvent être expliquées. Le Mouvement des talibans pakistanais fédère depuis quelques années des factions actives dans diverses régions du nord du pays, le long de la frontière avec l'Afghanistan. Umar Mansoor est cependant considéré comme étant loyal au chef du mouvement, Mullah Fazlullah.
Étudiants et professeurs pris pour cibles
Selon les informations fournies par les forces de sécurité et des témoins, les assaillants, munis de fusils mitrailleurs AK-47 et de grenades, ont lancé leur assaut en escaladant les murs de l'université, profitant d'un épais brouillard hivernal qui enveloppait la région. Ils ont ensuite pénétré à l'intérieur du campus et se sont mis à tirer sur des étudiants et des professeurs dans des salles de classe et dans des dortoirs. L'attaque a duré plusieurs heures.
Deux explosions se sont aussi produites à l'intérieur de l'université, qui accueille normalement plus de 3000 étudiants. L'institution devait en outre recevoir 600 visiteurs ce mercredi pour un récital de poésie, a précisé le vice-président de l'Université, Fazal Rahim.
« Ils sont arrivés de nulle part, il y a eu de la sidération », a raconté un étudiant admis à l'hôpital de Charsadda. « Des enseignants nous ont dit de partir tout de suite. Certains se sont cachés dans les toilettes. »
Shabir Khan, maître de conférences au département d'anglais, a expliqué qu'il s'apprêtait à quitter sa chambre quand les tirs ont débuté. « La plupart des étudiants et du personnel étaient dans les salles de classe quand la fusillade a commencé, a-t-il relaté.
D'après des chaînes de télévision, de nombreux cadavres portent les traces d'une exécution de sang-froid, d'une balle dans la tête.
Dans un communiqué diffusé par ses services, le premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif, a redit mercredi sa « détermination » à « éradiquer la menace du terrorisme ».

Institut sur la souveraineté: Péladeau songe à mettre en demeure le PLQ

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Publié le 20 janvier 2016 à 09h47 | Mis à jour à 09h47
Pierre Karl Péladeau a connu un nouveau mouvement au... (PHOTO ERICK LABBÉ, ARCHIVES LE SOLEIL)
PHOTO ERICK LABBÉ, ARCHIVES LE SOLEIL

Pierre Karl Péladeau a connu un nouveau mouvement au sein de l'équipe du PQ.

La Presse Canadienne
Saguenay
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau menace le Parti libéral (PLQ) d'une poursuite, après celle envoyée à la Coalition avenir Québec (CAQ), à propos du financement du futur Institut de recherche sur la souveraineté.
Visiblement irrité, M. Péladeau a dit qu'il était en réflexion à la suite des propos tenus par le leader parlementaire libéral Jean-Marc Fournier, mardi.
Selon M. Fournier, l'Institut doit être soumis aux règles de financement des partis politiques. L'actionnaire de contrôle de Québécor ne pourrait puiser dans sa fortune pour financer cet organisme, selon les libéraux et les caquistes.
Le député caquiste Benoit Charette avait aussi soulevé des doutes précédemment sur la légalité du financement de cet organisme. Le chef péquiste avait répliqué par une mise en demeure à M. Charette, au chef François Legault et au président de la CAQ, Stéphane Le Bouyonnec.
Et mardi matin, M. Péladeau a surenchéri en point de presse avant d'entrer à la séance du caucus de son parti réuni à Saguenay pour préparer la rentrée parlementaire de février.
M. Péladeau a dit qu'il réfléchissait à ce qu'il allait faire à la suite des déclarations de M. Fournier. Quand les journalistes lui ont demandé de préciser ce qu'il voulait dire par réfléchir, il a répondu sèchement qu'il réfléchissait

Des députés péquistes songent à rejoindre la CAQ, selon François Legault

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 19 janvier 2016 à 19h26. Modifié par Charles Payette le mercredi 20 janvier 2016
Des députés péquistes songent à rejoindre la CAQ, selon François Legault
coalitionavenirquebec.org
QUÉBEC - Des députés péquistes songent à se joindre à la Coalition avenir Québec, selon le chef caquiste François Legault, qui n'a pas voulu donner d'indication sur leur nombre ou le moment d'une éventuelle décision de rallier la CAQ.
François Legault, chef de la CAQ
 
 
 
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En 2011, trois députés avaient claqué la porte du caucus péquiste pour adhérer à l'équipe de M. Legault.
Le député Benoit Charette est le seul de ces trois transfuges encore en politique active aux côtés du chef caquiste.

Dans une entrevue téléphonique, M. Legault a souligné mardi que son caucus compte actuellement, en plus de M. Charette, deux autres militants péquistes convertis, les députés Jean-François Roberge et Donald Martel.

Le chef caquiste a également rappelé l'arrivée dans le giron de la CAQ du conseiller péquiste Stéphane Gobeil, au début du mois.

Selon M. Legault, des élus péquistes et des membres de leur personnel, séduits par le virage nationaliste de la CAQ, l'automne dernier, pourraient faire la même chose.

«On parle à des personnes, je n'ai pas de noms à confirmer, a-t-il dit. Quand il y aura des noms à confirmer, on pourra vous les donner. Mais évidemment, tant qu'il n'y a rien de réglé, je ne peux pas vous en dire plus long.»

M. Legault a affirmé que la relâche des travaux parlementaires, à l'occasion des fêtes de fin d'année, a été l'occasion d'établir des canaux de communications avec des «députés et du personnel» péquistes.

«Il y a des personnes qui se rencontrent, a-t-il dit. Le temps des fêtes, c'est un bon moment pour des rencontres. Il y a des discussions qui ont lieu.»

M. Legault, lui-même un ancien ministre péquiste, a refusé de préciser la forme de ces échanges, dont il est cependant tenu informé.

«Il y a des gens qui me tiennent au courant, a-t-il dit. Mais je n'ai pas l'intention de dire quoi que ce soit de ce côté-là.»

Les péquistes réalisent que les défenseurs de l'option souverainiste ne seront pas capables de battre les libéraux aux prochaines élections, a indiqué le chef caquiste sans donner de précisions sur ses attentes.

«Je ne peux pas vous donner non plus un horizon, combien ça prendra de temps pour que les gens réalisent que le PQ ne s'en va nulle part, a-t-il dit. Mais parmi ces gens-là il y en a qui seront intéressés à battre éventuellement le monopole libéral. Il y en aura combien, je ne peux pas répondre à ça.»

M. Legault a écarté toute possibilité de fusion avec le PQ pour atteindre son objectif de défaire les libéraux.

«Il n'y aura jamais de fusion avec le PQ parce que le PQ a toujours le même article 1, et il y a une majorité de Québécois qui ne veulent pas de la souveraineté. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai quitté, je vois très bien que c'est sans issue», a-t-il dit.

Appelé à répliquer au maraudage de M. Legault, le chef péquiste Pierre Karl Péladeau estime plutôt que les électeurs nationalistes de la CAQ pourraient «éventuellement» être séduits par le PQ. «Est-ce que des électeurs sont susceptibles de s'engager envers le PQ parce que l'indépendance va permettre d'enrichir les Québécois? Je ne serais pas surpris du tout.»

Le leader parlementaire péquiste Bernard Drainville a affirmé qu'il n'a entendu aucun péquiste s'exprimer en faveur de la CAQ.

«Je n'ai entendu personne parler d'un quelconque intérêt pour la CAQ, au sein du caucus ou ailleurs, a-t-il dit. Je trouve que François Legault prend ses rêves pour des réalités.»

M. Drainville a minimisé l'impact du passage à la CAQ de M. Gobeil, qui a été son principal conseiller quand il était candidat à la direction du PQ, en soulignant que le caucus de la CAQ s'est dégarni depuis la dernière élection.

«On fait un gros plat avec un cas, un militant qui est passé à la CAQ, a-t-il dit. Pour un militant qui est passé à la CAQ, on a Gérard Deltell qui est passé chez les conservateurs, on a Christian Dubé qui est passé à la Caisse de dépôt, on a Dominique Anglade qui est passée aux libéraux et on a Sylvie Roy qui est devenue indépendante.»

M. Drainville a affirmé qu'il avait été surpris d'apprendre que M. Gobeil, qui maintient son appui au projet souverainiste, a choisi de rallier la CAQ.

«Il a pris sa décision, a-t-il dit. Moi je pense qu'il a commis une erreur, mais c'est à lui d'assumer ses choix.»

Selon M. Drainville, le virage de la CAQ propose un retour aux chicanes constitutionnelles stériles avec Ottawa, ce qui n'intéresse pas les péquistes.

«Les péquistes sont indépendantistes et anti-austérité tandis que la CAQ est provincialiste et pro-austérité, a-t-il dit. Je ne vois pas très bien l'intérêt, pour un péquiste, d'aller à la CAQ.»

Par ailleurs, aucun député libéral ne réfléchit à rejoindre la CAQ, a précisé M. Legault, qui avait lancé un appel au ralliement aux nationalistes de tous les partis, en novembre dernier.

«Il y a des députés libéraux qui sont malheureux des déclarations de Philippe Couillard, a-t-il dit. Est-ce que ce sera suffisant pour les faire passer à la CAQ? Je ne peux pas répondre à ça.»

Tata Steel pourrait investir jusqu'à 400 millions $ au Québec d'ici deux ans

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 20 janvier 2016 à 09h25. Modifié par Charles Payette à 09h36.
Tata Steel pourrait investir jusqu'à 400 millions $ au Québec d'ici deux ans
Freedigitalphotos.net
DAVOS, Suisse ? Le Plan Nord a reçu une rare bonne nouvelle à Davos, mercredi, puisque Tata Steel pourrait investir jusqu'à 400 millions $ au Québec d'ici deux ans après avoir signé une entente de principe avec le gouvernement Couillard.
Malgré la déprime prolongée des prix du minerai de fer, l'entreprise désire accélérer son projet de mine de fer à enfournement direct, également appelé projet DSO, à Schefferville, dans le nord québécois, dans lequel elle a déjà investi plus de 1 milliard $.

L'annonce a été effectuée au premier jour du Forum économique de Davos, en Suisse, au cours d'une conférence de presse à laquelle participaient notamment le premier ministre Philippe Couillard ainsi que des représentants de Tata Steel.

D'ici le 31 mars, Québec décidera de l'ampleur de la taille de sa participation dans le projet.

Les deux parties ont également convenu de faciliter les activités de transit du minerai de fer à partir de la jonction Arnaud, que tente actuellement d'acquérir Investissement Québec, jusqu'au quai multiusager du port de Sept-Îles — une pierre angulaire du Plan Nord.

En conférence de presse, M. Couillard a estimé que l'engagement de Tata Steel démontrait que des entreprises étaient toujours intéressées à investir en dépit de la dégringolade des cours du minerai de fer. En environ deux ans, le prix de la tonne a glissé d'environ 100 $ US à 40 $ US.

Le site DSO de la filiale de Tata Steel produit annuellement entre deux et trois tonnes de minerai. Si le projet se concrétise, la production pourrait atteindre jusqu'à six millions de tonnes par année.

Une adolescente recherchée à Montréal

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Publié le 20 janvier 2016 à 09h11 | Mis à jour à 09h17
Jade Maréchal... (PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK)
Jade MaréchalPHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Une adolescente de 16 ans vue pour la dernière fois dimanche soir dans l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce est présentement recherchée par sa famille, inquiète qu'elle ne soit pas rentrée à la maison depuis.
Jade Maréchal a été vue pour la dernière fois dimanche soir, vers 22h10, au Chabrol Hôtel et Suites, situé sur la rue Saint-Jacques, dans l'Ouest de l'île. L'adolescente a les cheveux longs châtains et les yeux bleus. Selon sa cousine, au moment de sa disparition, elle arborait à la main gauche un tatouage au henné et portait un manteau de couleur kaki, ainsi que des bottines beiges.
Une proche affirme qu'il ne s'agirait pas d'une «simple fugue». «Ses parents ont des raisons de craindre pour sa santé et sa sécurité», écrit Maud Lecarpentier, qui se présente comme sa cousine.
C'est le père de l'adolescente qui a émis un avis sur Facebook pour signaler sa disparition. «Ce que je vais écrire me déchire le coeur», a écrit Patrick Maréchal. Celui-ci est d'autant plus désemparé qu'il se trouve présentement à l'extérieur du pays.
Le message du père a été partagé à près de 35 000 reprises depuis sa mise en ligne mardi après-midi.
Le SPVM confirme qu'une enquête est en cours. Un rapport de disparition a été rempli et les policiers sont à mener des vérifications.

Péladeau fait de «l'intimidation juridique», accuse le PLQ

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Publié le 20 janvier 2016 à 05h00 | Mis à jour à 06h25
Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois et... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois et de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale.

(Québec) Pierre Karl Péladeau «ne comprend pas la démocratie» et se livre à de «l'intimidation juridique» en menaçant de poursuivre un adversaire politique qui le critique au sujet du financement de son futur Institut de recherche sur la souveraineté, a dénoncé hier le leader parlementaire libéral, Jean-Marc Fournier.
Selon lui, le chef du Parti québécois violerait les lois électorales en finançant de sa poche la mise sur pied d'un centre de recherche visant à développer l'argumentaire souverainiste. Il a du coup repris la critique formulée la semaine dernière par le député caquiste Benoit Charette, qui a lui aussi mis en doute la légalité de la stratégie.
Pour M. Fournier, la mise en demeure que M. Péladeau a envoyée à M. Charette prouve que le chef péquiste «ne comprend pas la démocratie». «Quand une richissime personne considère que la façon de mener des débats publics démocratiques, c'est d'envoyer des mises en demeure, je crois qu'on est dans le domaine de l'intimidation juridique.»
Le centre de recherche que souhaite mettre sur pied le chef péquiste sera ni plus ni moins une extension du PQ, a-t-il ajouté. Le «don important» qu'il souhaite verser pour assurer son décollage - le chiffre de 1 million a circulé - prouve que le centre servira les intérêts partisans du PQ.
«C'est un institut voulu par le chef du Parti québécois, payé par l'argent de Québecor, que Québecor donne au chef du Parti québécois», a ironisé M. Fournier.
Il a balayé d'un revers de main tout parallèle avec L'Idée fédérale, un centre de recherche fédéraliste dont le conseil d'administration est présidé par le militant libéral Patrice Ryan. Cet organisme a été fondé par André Pratte, éditorialiste à La Presse, et non par un chef de parti politique comme M. Péladeau.
Ambiguïté
À la veille d'une réunion de son caucus à Jonquière, Pierre Karl Péladeau a laissé planer l'ambiguïté sur le sort de son chef de cabinet Pierre Duchesne. Il a d'abord dit aux journalistes qu'il ne demandait «pas du tout» son départ. Puis il a refusé de réitérer sa confiance en M. Duchesne. «Je n'ai pas d'autres commentaires à vous donner que ceux que je viens de faire», a-t-il répondu. «Ça ne vous regarde pas, c'est mon équipe. L'équipe va bien.» Les changements qui sont survenus récemment dans son entourage, dont le départ de la directrice de la recherche Louise-Andrée Moisan, sont à ses yeux «des choses tout à fait normales».
Le chef péquiste a pris part en soirée à une assemblée militante à Chicoutimi, où le gouvernement Couillard doit déclencher une élection partielle à la suite de la démission du péquiste Stéphane Bédard. M. Péladeau l'avait éjecté de son poste de leader parlementaire, ce qui a provoqué des tensions. L'ex-député était néanmoins présent à l'assemblée d'hier. «Je suis un militant pour l'indépendance, qui croit en l'égalité des chances et qui croit au développement des régions. Le seul véhicule pour moi qui est crédible, c'est le Parti québécois. C'est pourquoi je suis présent avec grand plaisir avec des militants que je côtoie depuis 30 ans, sinon plus», a expliqué M. Bédard à La Presse.
Bien des noms ont circulé, mais deux femmes sont maintenant sur les rangs pour porter les couleurs du PQ dans Chicoutimi. Il s'agit de la femme d'affaires Mireille Jean, directrice générale du Réseau photonique du Québec et ex-candidate à la mairie contre Jean Tremblay en 2005, et d'Élise Gauthier, candidate pour le Bloc québécois l'an dernier.
La circonscription de Chicoutimi est un château fort du PQ, mais «il ne faut pas partir avec les pouces dans les bretelles et être trop sûr de soi», a affirmé le président régional du PQ, Sabin Gaudreault. Lors des dernières élections générales, Stéphane Bédard avait remporté la victoire avec une majorité de 1605 votes, contre 6907 au scrutin de 2012.

Pierre Moreau souhaite former un ministère de l'Intérieur

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EXCLUSIF
Publié le 20 janvier 2016 à 05h00 | Mis à jour à 06h35
Selon des sources gouvernementales, le ministre Pierre Moreau ambitionne... (PHOTO ARCHIVES PC)
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Selon des sources gouvernementales, le ministre Pierre Moreau ambitionne le projet de voir son ministère des Affaires municipales et celui de la Sécurité publique fusionner pour former un ministère de l'Intérieur inspiré en partie du modèle français.

Le ministre Pierre Moreau ambitionne de voir son ministère des Affaires municipales et celui de la Sécurité publique, qu'il dirige par intérim, fusionnés pour former un ministère de l'Intérieur inspiré en partie du modèle français, a appris La Presse.
Selon des sources gouvernementales, la vision de M. Moreau aurait été soumise pour réflexion au cabinet du premier ministre, de qui relève ultimement la décision de donner ou non son aval à un brassage majeur des structures. Aucun commentaire n'a été formulé, hier, au cabinet de Philippe Couillard.
Mais le projet du ministre Moreau a débordé les officines du premier ministre. À l'Union des municipalités du Québec (UMQ), on reconnaît avoir été informé «très sommairement» du dossier. On souligne également qu'il ne s'agit pas d'une demande issue du monde municipal. La volonté de M. Moreau est également connue à l'hôtel de ville de Montréal, où il y aurait eu des discussions officieuses sur le sujet.
Au cabinet de Pierre Moreau, l'attaché politique Jean-Félix Lévesque a indiqué n'avoir «aucun commentaire et aucun plan». «C'est une décision qui relève du premier ministre», s'est-il borné à dire.
«Rendement d'efficience»
La fusion proposée aurait différents objectifs. Selon les renseignements recueillis, elle pourrait viser une meilleure coordination entre les corps de police municipaux et la Sûreté du Québec. Dans la foulée des attentats terroristes qui se multiplient, la sécurité du territoire est devenue une véritable préoccupation qui pourrait motiver un resserrement des structures. Selon une source, la SQ pourrait ainsi hériter d'un rôle accru.
Une autre personne a souligné à La Presse que le plan de M. Moreau pourrait viser également des économies d'échelle. Mais une personne proche du dossier estime qu'un «rendement d'efficience» serait la cible première du projet, si jamais il prend forme.
La proposition de Pierre Moreau s'inspirerait en partie du modèle français. En France, le ministère de l'Intérieur est chargé de la permanence de l'État sur l'ensemble du territoire, ce qui inclut la police et les services de sécurité, mais aussi l'organisation des élections et le soin de veiller au respect des compétences des administrations municipales et régionales. L'Allemagne, l'Autriche et l'Italie ont des ministères de l'Intérieur avec des compétences similaires.
Deux univers
Au Québec, Affaires municipales et Sécurité publique sont deux univers qui apparaissent de prime abord très éloignés l'un de l'autre, sinon que Montréal et les villes de moyenne importance offrent un service de police centré sur la surveillance de leur territoire.
Le ministère des Affaires municipales veille à l'application de la Loi sur les cités et villes et accompagne les municipalités dans la gestion des services de proximité dont elles ont la charge, comme la cueillette des ordures, les égouts, l'aménagement du territoire (zonage) et le pavage des rues. Le ministère de la Sécurité publique s'occupe de la Sûreté du Québec, des prisons, des affaires policières, de la sécurité civile et de la sécurité incendie.
Depuis le départ de la ministre Lise Thériault en congé de maladie, à la fin d'octobre, c'est Pierre Moreau qui occupe par intérim la chaise de la ministre de la Sécurité publique, en plus de la sienne aux Affaires municipales. Ce cumul des fonctions rappelle l'époque de Claude Ryan, qui était ministre à la fois des Affaires municipales et de la Sécurité publique dans le gouvernement de Robert Bourassa, au début des années 90. Mais même s'ils partageaient le même ministre, les deux ministères étaient alors demeurés des structures distinctes.
- Avec la collaboration de Daphné Cameron