Information sur la politique 1

jeudi, décembre 29, 2016

Une bonne bordée de neige à prévoir jeudi

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Publié le 28 décembre 2016 à 17h07 | Mis à jour le 28 décembre 2016 à 17h07
La neige débutera jeudi matin et la tempête... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)
La neige débutera jeudi matin et la tempête gagnera en intensité en soirée
 pour se poursuivre jusqu'à vendredi matin.
PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
Des conditions hivernales dangereuses sont annoncées par Environnement Canada, qui prévoit que l'est du Québec sera dans la trajectoire d'une tempête «explosive», à compter de jeudi matin. La région de Québec et l'est de la province recevront plus de 20 centimètres de neige. De quoi réjouir les amateurs de sports d'hiver.
«Une dépression en formation remontera la côte-est américaine jeudi et deviendra une tempête importante sur l'est du Québec à la suite de son développement rapide, voire explosif», est-il indiqué dans l'alerte émise par Environnement Canada.
La neige débutera jeudi matin et la tempête gagnera en intensité en soirée pour se poursuivre jusqu'à vendredi matin. Entre 20 et 35 centimètres de neige sont prévus pour les régions qui longent le Saint-Laurent, de la Mauricie et des Bois-Francs jusqu'en Gaspésie. De la forte neige et de la poudrerie réduiront la visibilité et rendront les déplacements périlleux, voire dangereux par endroits.
«La tempête entraînera des vagues de forte amplitude sur l'estuaire et le golfe du St-Laurent ainsi que la Baie-des-Chaleurs. Cela pourrait causer des problèmes à certains endroits le long des côtes lors des marées hautes de vendredi», a mis en garde Environnement Canada.
Les déplacements seront plus difficiles. Des retards dans les services de transports sont à prévoir. 

mardi, décembre 27, 2016

Lisée et Legault dans une lutte impitoyable jusqu'en 2018

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 26 décembre 2016 à 14h24 | Mis à jour le 26 décembre 2016 à 14h24
Le chef péquiste Jean-François Lisée et le chef caquiste... (Archives La Presse)
Le chef péquiste Jean-François Lisée et le chef caquiste François Legault
ARCHIVES LA PRESSE
ALEXANDRE ROBILLARD
La Presse Canadienne
QUÉBEC
En politique, quand il s'agit de faire mal à l'adversaire, rien n'égale le coup prémédité, fruit d'intrigues en sous-main et d'échanges secrets dans les antichambres : le transfuge.
En octobre 2008, à quelques jours du déclenchement d'élections générales qui lui permettraient de faire passer son gouvernement de minoritaire à majoritaire, Jean Charest avait donné un avant-goût de la débâcle qui attendait l'Action démocratique du Québec, en annonçant qu'il grossissait ses rangs avec deux députés de la formation de Mario Dumont.
Le dernier changement de camp aussi radical, du jour au lendemain, s'est produit en janvier 2012, quand le député péquiste François Rebello a rejoint la Coalition avenir Québec (CAQ), sans siéger à titre d'indépendant, contrairement à deux collègues du Parti québécois (PQ) qui ont suivi le même chemin.
En janvier 2016, le chef caquiste François Legault avait laissé échapper que des députés péquistes réfléchissaient à passer dans le camp caquiste.
Le nombre de transfuges de l'année qui se termine se sera toutefois limité aux mouvements de seconds couteaux, non sans semer quelques pelures de bananes pour les libéraux.
Les caquistes ont obtenu la démission de deux de leurs ex-employés passés dans des cabinets libéraux, qu'ils ont accusés de s'être approprié des documents stratégiques avant de passer à l'ennemi.
Pressé d'expliquer, au moment de faire son bilan de fin d'année, pourquoi son caucus n'a accueilli aucun transfuge, M. Legault a attribué ce résultat aux changements à la tête du PQ, tout en maintenant l'espoir.
« Le PQ a changé deux fois de chef depuis que je vous ai dit ça, a-t-il dit. Donc, on va laisser passer un petit peu le temps, la lune de miel se terminer, la poussière retomber. On a encore des discussions privées. »
Élu en octobre pour succéder à Pierre Karl Péladeau, qui a démissionné pour raisons familiales, Jean-François Lisée n'a pas manqué de rendre coup pour coup à son adversaire.
« Est-ce qu'il essaie ? Oui, a-t-il dit. Est-ce que nous, on va essayer ? Probablement. Mais il n'y a jamais deux députés, ou trois, ou zéro qui n'ont jamais été sur le bord de [quitter]. François prend ses rêves pour des réalités. »
Au cours des prochains mois, cette rivalité de tous les instants entre les deux adversaires devrait s'accentuer.
À cet égard, leurs chassés-croisés sont déjà éloquents, les matins de période des questions, dans le hall où ils rencontrent la presse parlementaire.
Les journalistes observent parfois la lutte pour l'attention médiatique, quand un chef devance l'adversaire avec son point de presse ou encore le prolonge pour empiéter sur le temps prévu par son rival.
M. Lisée a poussé la stratégie plus loin en révélant avant la CAQ le contenu d'un document, dans un point de presse, afin de couper l'herbe sous le pied de M. Legault, qui avait prévu sa distribution.
Quelques semaines avant que la CAQ dévoile le nouvel article 1 de sa constitution, qui place sa démarche à l'intérieur du Canada, un attaché de presse avec de l'humour avait lancé, dans une des périodes de battement qui caractérise la couverture parlementaire, que le premier article de la formation devrait consacrer l'objectif caquiste : « être dans les médias ».
Alors que la CAQ fait depuis des années du « placement de produit », insistant pour que les interventions de ses députés soient rapportées dans les comptes rendus des journalistes, cette pratique a été adoptée récemment par le personnel politique péquiste.
Après deux démissions, de Pauline Marois et de M. Péladeau, et deux courses à la direction péquiste, les positions devraient se cristalliser davantage sur l'échiquier parlementaire, où les stratèges ont dû retourner à leur planche à dessin après l'élection de M. Lisée par les militants, qui l'ont préféré au favori Alexandre Cloutier.
Dans l'ombre de M. Péladeau dont l'image d'actionnaire de contrôle de Québecor était auréolée par le « star-system », M. Legault retrouve son rôle de seul chef de parti issu du milieu des affaires, avec son expérience de cofondateur du transporteur Air Transat.
De son côté, M. Lisée, un ancien journaliste, semble avoir fait de son mieux lorsqu'il a mis de l'avant, durant la course à la direction, ses origines de fils d'entrepreneur de Thetford Mines.
Après l'engagement du nouveau chef péquiste à ne pas tenir de référendum avant 2022, la CAQ a poursuivi son virage « nationaliste » en précisant dans ses statuts que le Québec doit rester au sein du Canada.
Au cours des prochains mois, la CAQ a l'intention de détailler son projet de Baie-James du XXIe siècle, qui doit concrétiser les retombées de l'appartenance au Canada grâce à des partenariats interprovinciaux.
M. Legault est revenu à son discours de protection des contribuables, en remettant de l'avant sa proposition de baisses d'impôts, financées à partir des fonds versés pour la réduction de la dette.
Après s'être « fiché » d'être comparé à Donald Trump, en août, et avoir accepté certains parallèles avec le président désigné, en novembre, M. Legault a terminé l'année en se disant « insulté » par les rapprochements avec l'homme d'affaires qui a réussi à se propulser à la tête des États-Unis.
La réflexion de M. Legault sur la possibilité d'une tarification des services publics plus élevée pour les nantis, dans une entrevue à La Presse, à la mi-décembre, montre également que les positions caquistes ne sont pas toutes cristallisées.
La tâche de M. Lisée s'annonce périlleuse, alors qu'il continue de tenter de rallier à la fois les électeurs de Québec solidaire (QS) et de la CAQ.
« Je suis sur tous ces fronts-là à la fois pour arrêter la division du vote mais, au contraire, créer une coalition plus large autour du Parti québécois pour avoir un gouvernement majoritaire », a-t-il dit au début décembre.
En pleine campagne dans quatre partielles, ce jeu d'équilibrisme a semblé atteindre ses limites sur les thèmes de la laïcité et de l'immigration.
Après avoir signalé, quelques jours avant un rassemblement militant de QS, que ces questions identitaires n'étaient plus dans ses trois priorités, le chef péquiste a ramené le sujet à l'avant-plan la semaine suivante.
Déjà, en coulisse, la CAQ tentait de tirer profit de cet assouplissement de M. Lisée, dont la course à la chefferie a été marquée par les prises de position sur la laïcité et l'immigration.
En présentant le produit du consensus au sein de son caucus, avec lequel il rétablit un équilibre en durcissant toutefois sa position, M. Lisée a confondu la presse parlementaire avec une pirouette dont il a le secret.
« Je n'y vois pas de contradiction, a-t-il dit. J'y vois une affirmation peut-être plus synthétique de nos priorités. »
Interrogé sur la possibilité que l'année 2017 soit marquée par une lutte sans merci avec la CAQ, M. Lisée a montré qu'il ne tient rien pour acquis : « Elle va finir en 2018 », a-t-il conclu

lundi, décembre 26, 2016

La liste de cadeaux (parfois incomplète) des députés

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Publié le 26 décembre 2016 à 08h28 | Mis à jour à 08h28
Le premier ministre Philippe Couillard a déclaré deux... (Photo Jacques Boissinot, Archives La Presse Canadienne)
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Le premier ministre Philippe Couillard a déclaré deux cadeaux de plus de 200 $ auprès du commissaire à l'éthique au cours de la dernière année, tandis que le ministre de l'Environnement, David Heurtel, est celui qui a reçu le plus de cadeaux, ou qui les a déclarés avec le plus d'assiduité.

Tommy Chouinard
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) Des cadeaux, les députés n'en reçoivent pas seulement à Noël. En vertu de leur code d'éthique, ils doivent bien entendu refuser ceux qui leur sont offerts en échange d'une intervention. Autrement, il n'y a rien de mal à accepter des cadeaux légitimes. Depuis 2012, ils doivent toutefois déclarer au commissaire à l'éthique tous ceux dont la valeur dépasse 200 $. Il existe un registre public, peu connu, de ces « dons, avantages et marques d'hospitalité ». Un registre qui s'avère incomplet, car les élus ne respectent pas toujours les règles, a constaté La Presse. Explications.
À PHILIPPE COUILLARD, DE... BAN KI-MOON !
Le premier ministre Philippe Couillard a déclaré deux cadeaux de plus de 200 $ auprès du commissaire à l'éthique au cours de la dernière année. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, lui a offert une « horloge de bureau dorée » de marque Tiffany à l'occasion d'un entretien protocolaire à Montréal. Lors d'une mission officielle en Italie, le maire de Milan, Giuseppe Pisapia, a mis à la disposition de M. Couillard une loge pour un spectacle au célèbre théâtre La Scala, apprend-on dans le registre.
DAVID HEURTEL, L'ÉLU LE PLUS CHOYÉ
De tous les députés de l'Assemblée nationale, David Heurtel est celui qui a reçu le plus de cadeaux en 2016. Ou alors, c'est celui qui les a déclarés avec le plus d'assiduité... On parle de 10 cadeaux au total, selon le registre du commissaire à l'éthique : des billets pour le Cirque du Soleil, pour les galas du cinéma québécois et des Gémeaux, pour des premières de films (Juste la fin du monde et Les 3 p'tits cochons 2) et d'un spectacle (Mary Poppins). On note également un panier de produits d'une épicerie fine, La Petite Grange, située à Salaberry-de-Valleyfield.

QUELQUES CADEAUX EN VRAC
- Dominique Anglade a reçu une bouteille de champagne de 750 ml de la part de son ancien employeur, McKinsey & Company. C'était pour la féliciter de sa nomination comme ministre de l'Économie. Ce n'est pas tout : la secrétaire d'État du Commerce de la France, Martine Pinville, lui a donné un carré de soie Hermès.
- Le Regroupement d'organisations de la communauté italienne de Montréal a voulu souligner la nomination de Rita De Santis au Conseil des ministres. Il lui a offert un tableau de l'artiste Faustina Bilotta.
- Le Grand Prix de Montréal a remis à la ministre des Relations internationales Christine St-Pierre un laissez-passer VIP pour assister à la course et « rencontrer Bernie Ecclestone », le grand patron de la F1. La députée de l'Acadie a également eu droit à des billets pour le spectacle de Céline Dion, le 31 juillet, de la part des Productions Feeling.
- Molson Canada a donné au député libéral de Jean-Lesage, André Drolet, un billet pour « assister à une soirée-spectacle du Festival d'été de Québec », le 17 juillet. Ce soir-là, le groupe Red Hot Chili Peppers se produisait sur les Plaines.
- Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a obtenu un manteau de marque Lacoste de la part du Grand Défi Pierre Lavoie.
LE PLUS GÉNÉREUX DONATEUR
Un donateur se distingue du lot par sa générosité. Le Festival Western de Saint-Tite a gâté pas moins de huit députés, tous libéraux, au cours de la dernière année, selon le registre. Il s'agissait essentiellement de billets VIP pour le rodéo.
UN REGISTRE INCOMPLET
Les députés ne respectent pas toujours leur code d'éthique au chapitre des cadeaux. Par exemple, seulement deux députés, les péquistes Claude Cousineau et Guy Leclair, avaient déclaré au commissaire la paire de billets qu'ils ont reçue pour assister au gala de l'ADISQ, le 30 octobre dernier. Chaque billet vaut 325 $. Or six autres élus du PQ, dont le chef Jean-François Lisée, ont pris part à la remise de prix... De son côté, la CAQ avait quatre députés présents au gala, mais aucun d'eux n'avait fait de déclaration au commissaire. Les 10 élus de l'opposition ont finalement corrigé la situation en décembre, à la suite des questions posées par La Presse. Le Parti libéral a confirmé qu'en plus du ministre de la Culture Luc Fortin, quelques députés ont bénéficié de billets gracieusement. On leur avait donné la directive de déclarer ce cadeau au commissaire, soutient l'attaché de presse de M. Fortin. Un seul l'a fait à ce jour. Notons que les députés ont 30 jours après la réception d'un cadeau pour le déclarer. Ce n'est qu'un exemple prouvant que les règles relatives aux cadeaux ne sont pas suivies à la lettre.
LE COMMISSAIRE JACQUES SAINT-LAURENT RÉAGIT
« La démarche que vous avez faite auprès des différentes formations politiques donne quand même un résultat intéressant. Ça a un bon effet de sensibilisation. J'ai rencontré un député au parlement qui m'a remis justement sa déclaration au sujet de l'ADISQ [à la suite de l'intervention de La Presse]. Il m'a dit de façon bien spontanée : "Je ne savais pas qu'on devait déclarer ça." Un peu comme si, pour lui, ce n'était pas quelque chose qui était nécessaire de déclarer. [...] Mais il faut qu'il voie que, même si c'est acceptable [des billets offerts par l'ADISQ], le seuil de 200 $ s'applique et il doit les déclarer. [Avec les partis politiques], on a eu chaque année des discussions pour essayer de réitérer l'importance de faire les déclarations. C'est une démarche qui avance progressivement. »
MOINS DE CADEAUX POUR L'OPPOSITION
Au cours de la dernière année, 24 députés libéraux ont déclaré avoir reçu au moins un cadeau légitime d'une valeur de plus de 200 $. Or seulement neuf péquistes et quatre caquistes en ont reçu un. Et si l'on met de côté le gala de l'ADISQ, seulement un membre de l'opposition a eu un autre cadeau en 2016. Agnès Maltais a bénéficié d'une paire de billets pour assister aux pièces Quills et Lapin Lapin, gracieuseté du Théâtre Le Trident de Québec.
QUATRE CADEAUX REFUSÉS ET RETOURNÉS AUX DONATEURS
Des députés ont déclaré au commissaire à l'éthique avoir refusé quatre cadeaux jugés inacceptables au cours de la dernière année. Ils ont été retournés aux donateurs, conformément au code d'éthique, indique le rapport annuel sans autre précision. C'est le même nombre, bon an, mal an, depuis 2012. Les députés ont jugé que ces dons pouvaient mettre en cause leur indépendance de jugement, a expliqué Jacques Saint-Laurent. Selon lui, depuis l'entrée en vigueur du Code, des députés ont décidé de refuser « systématiquement » les cadeaux, y compris ceux qui sont légitimes.

dimanche, décembre 25, 2016

Un cocktail météo s'abattra sur le Québec lundi

http://www.lapresse.ca/actualites/national/

Publié le 25 décembre 2016 à 08h02 | Mis à jour à 08h02
Lundi, le système déferlera sur le Québec, où... (Martin Tremblay, archives La Presse)
Lundi, le système déferlera sur le Québec, où il apportera
 de la neige, de la pluie, de la pluie verglaçante et du grésil.
MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

La Presse Canadienne
Les vacanciers de Noël devront se méfier du mauvais temps s'ils entendent se déplacer lundi, puisqu'un cocktail de précipitations se déversera sur tout le Québec.
La perturbation en provenance du Colorado doit d'abord frapper le Manitoba, dimanche, puis l'Ontario. Le Manitoba pourrait recevoir jusqu'à 50 centimètres de neige.
Lundi, le système déferlera sur le Québec, où il apportera de la neige, de la pluie, de la pluie verglaçante et du grésil.
La neige sera d'abord soutenue sur l'Outaouais, Montréal, la Montérégie et les Laurentides. Puis les précipitations changeront de forme.
Par la suite, le reste de la province vivra la même situation.
Dépendant des régions, entre 10 et 15 centimètres de neige devraient s'abattre et les vents augmenteront en intensité au cours de la journée de lundi pour atteindre des rafales entre 50 et 70 kilomètres à l'heure.

vendredi, décembre 23, 2016

Vaincre la douleur par l'alimentation

https://jacquelinelagace.net/

À propos

Le nouveau livre de Jacqueline Lagacé sera en librairie à partir du 12 octobre 2016. Description du contenu.
une alimentation ciblée - santé intestinale
Mon livre fait la démonstration irréfutable qu’on ne peut plus affirmer en 2016 qu’il n’existe pas de preuves scientifiques de la nocivité de certains aliments pro-inflammatoires tel le gluten chez un pourcentage significatif d’individus. 
Suite à la publication de Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation, l’écriture d’un second livre de vulgarisation scientifique mettant en jeux les relations entre les aliments et les maladies chroniques s’est imposée à l’auteure en raison des progrès exceptionnellement rapides de la recherche scientifique dans ce domaine au cours des dernières années. Un autre incitatif, fut de constater que des milliers d’individus affectés de maladies chroniques ont retrouvé une qualité de vie souvent remarquable grâce à la diète  hypotoxique. Certains témoignages qui permettent de mieux comprendre les effets de la diète hypotoxique ont été reproduits dans ce livre avec la permission de leurs auteurs.  Plusieurs des témoignants ont été encouragés à commencer et/ou à poursuivre la diète hypotoxique par des  professionnels de la santé dont des médecins qui ont constaté les bienfaits de cette alimentation sur leurs patients; certains m’ont manifesté leur intérêt à en apprendre davantage sur le sujet.
Le présent ouvrage a pour but de vulgariser et de diffuser les connaissances scientifiques récentes qui concernant les liens entre les aliments que nous consommons et les maladies inflammatoires chroniques. Le public cible de l’auteure est aussi bien le grand public que les professionnels de la santé qui n’ont pas l’opportunité et/ou le temps de fouiller la littérature scientifique. On dit que le nerf de la guerre repose sur une information pertinente.  Mieux connaître les dernières données de la science concernant les maladies inflammatoires chroniques devrait permettre de mettre un terme à des affirmations telles que : 1)  le gluten n’est pas nocif, sauf pour le 1% de la population atteinte de la maladie coeliaque; 2) consommer des produits laitiers est nécessairement bon pour la santé et indispensable pour conserver des os en santé; 3)  les médicaments représentent la seule alternative efficace pour traiter les maladies chroniques; 4) les aliments que nous consommons ne jouent aucun rôle dans le déclenchement des maladies inflammatoires chroniques; 5) éliminer le gluten et les produits laitiers est dangereux pour la santé et leur restriction  n’a aucun  pouvoir de mise en rémission des maladies inflammatoires chroniques.
C’est en grande partie grâce au développement de nouvelles techniques d’analyse génétique sophistiquée et extrêmement rapides que la preuve a été faite que nous sommes des êtres hybrides indissociables des bactéries que nous abritons sur nous et en nous.  Plus précisément, il est maintenant démontré que l’activité des bactéries commensales (amies) qui vivent dans notre intestin est indispensable au maintien de notre santé et même de notre survie. Cette interdépendance est illustrée par la démonstration que 99% de tout l’ADN (les éléments de base des gènes) qui se trouve dans notre organisme est d’origine bactérienne alors que seulement 1% est d’origine humaine; ceci a comme corollaire que les bactéries commensales produisent pour nous de nombreuses molécules indispensables au bon fonctionnement de notre organisme.  De plus, il est maintenant établi que les facteurs environnementaux, dont au premier chef les aliments que nous consommons 3 fois par  jour, 365 jours par année,  influencent la composition et l’activité du  microbiome intestinal (la flore intestinale + le milieu écologique de l’intestin avec ses différentes cellules).  C’est en découvrant l’importance de l’axe bidirectionnel microbiotes- intestin-cerveau en tant que réseau de communication et d’exécution, que nous avons pu comprendre comment et pourquoi le microbiome intestinal conditionne l’ensemble du fonctionnement de notre organisme y compris celui de notre comportement.  De plus, grâce à la science de l’épigénétique qui permet d’étudier l’influence de l’environnement sur l’expression des gènes et cela sans qu’il y ait modification de la structure de base de l’ADN, on a pu comprendre que des facteurs environnementaux (tels l’alimentation, la pollution, et autres) ainsi que le mode de vie (exercice physiques, le fait de fumer, de prendre des antibiotiques, etc) sont susceptibles de modifier de façon positive et/ou négative, l’expression de nos gènes.  L’épidémie actuelle de maladies inflammatoires chroniques (la centaine de maladies arthritiques, les maladies qui affectent l’intestin, le diabète de type 2, les maladies cardio-vasculaires, le cancer, les maladies neuro-dégénératives) illustre bien la réalité des modifications épigénétiques chez les individus affectés de telles maladies à mesure que les conditions de notre environnement se détériorent (alimentation inappropriée, manque d’exercice, pollution, etc).
Le présent ouvrage met aussi l’accent sur comment et pourquoi nos choix alimentaires sont en très grande partie responsables de l’équilibre et/ou du déséquilibre fonctionnel de l’intestin et de là, de notre santé globale. Pour démontrer l’impact de la diète hypotoxique sur les maladies chroniques, l’auteure s’appuie sur sa propre expérience de la diète hypotoxique d’une durée, à ce jour de neuf ans, ainsi que sur les milliers de commentaires/témoignages qu’elle a reçus sur son blogue et en personne durant les cinq dernières années.  L’ensemble des commentaires/témoignages démontre que malgré les particularités génétiques personnelles des individus, des caractéristiques propres aux différentes maladies chroniques, du fait que la diète ne soit pas toujours suivie dans sa globalité, des améliorations importantes de la qualité de vie et même la mise en rémission de la maladie sont observées chez la  majorité des gens qui continuent la diète même s’il leur arrive de faire des écarts.
Dans le but d’aider ses lecteurs à mieux saisir les subtilités de la diète hypotoxique, l’auteure a  tenté de répondre avec le plus de précision possible aux 1001 questions qui lui ont été posées depuis la publication de son premier livre sans oublier de traiter de sujets controversés tels la prise de suppléments de calcium, de vitamine D, d’oméga-3, de la fiabilité des tests de détection des intolérances alimentaires et autres sujets pertinents.
D’autres chapitres traitent : 1) des mécanismes qui permettent à l’intestin de tolérer la présence des bactéries commensales tout en combattant les microbes pathogènes; 2) des conséquences d’un microbiome déséquilibré dans le développement des maladies chroniques; 3) des maladies chroniques qui affectent l’intestin et initient de multiples autres problèmes de santé; 4) des nouveaux tests de diagnostic présentement en développement; 5) des antigènes alimentaires, autres que ceux ciblés par la diète hypotoxique, qui pourraient déclencher le développement de maladies chroniques; 6) de l’ensemble des traitements non médicamenteux disponibles et/ou en développement pour traiter les maladies inflammatoires chroniques.
Finalement, dans le dernier chapitre, l’auteure s’est intéressée à des sujets qui généralement sont peu controversés, mais qui à la suite d’un examen plus approfondi, suscitent certaines interrogations et même dans certains cas, une remise en question.  Il s’agit de : 1) l’importance des fibres alimentaires dans le maintien d’un bon équilibre intestinal; 2)  la valeur réelle de l’indice glycémique dans le choix des aliments; 3)  les avantages et les inconvénients des aliments crus et cuits.
Pour conclure, l’auteure souhaite que les lecteurs trouvent dans ce livre les réponses à leurs questions concernant l’alimentation, les maladies inflammatoires chroniques,  leurs processus de développement et de guérison.  L’élément fondamental pour conserver ou retrouver la santé  consiste à être attentif aux messages que nous envoie notre corps et d’en tenir compte. Un mode de vie qui respecte nos caractéristiques génétiques est le meilleur moyen de conserver ou retrouver la santé de l’intestin, le fer de lance de la santé globale.
Bonne lecture!  Jacqueline Lagacé, Ph.D.
N.B.: je n’ai pas la possibilité de changer votre adresse courriel.  Vous devez le faire vous-même comme lorsqu’il s’agit de vous abonner à mon blogue.
Cela m’est à nouveau possible de répondre à vos questions.  Par compte, pour m’aider à gérer plus facilement mon blogue, je vous demande, avant de me poser une question, de faire une recherche au préalable sur mon blogue.  Mon expérience de bloqueuse  de plus de quatre ans m’a démontré que plus de 90% des réponses aux  questions posées  au cours des deux dernières années sont déjà présentes sur ce blogue.  Donc, avec un peu d’effort, il y a de fortes chances d’obtenir une réponse pertinente en précédant comme suit:  1) allez sur la page d’accueil de mon blogue; 2)  utilisez dans une première étape la fenêtre de recherche « Recherche articles » en utilisant un ou des mots clés (il est préférable d’essayer un ou deux mot clé  à la fois; 3) Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question, utilisez la fenêtre de recherche « Recherche dans tout le site », là encore avec un ou deux mots clés.  Pour vous aider,  lire attentivement:  « Conseils pour utiliser efficacement les outils de recherche » vous devriez alors être en mesure de retrouver  sur ce blogue toutes les informations qui s’y trouvent, que ce soit des témoignages sur une maladie en particulier, sur un aliment, une recette, des restaurants, des appareils, etc.
Une autre méthode  efficace et simple pour trouver des réponses à vos questions

  1. « Cliquez » sur l’icône     Recherche articles, questions et commentaires dans tout le site.  qui apparaît dans le haut de la colonne de gauche de la page d’Accueil.
  2. Entrez vos mots clés dans la case prévue à cette fin et « cliquez »  sur la loupe pour effectuer la recherche
  3. Sélectionnez les articles qui vous conviennent et, au besoin, raffinez votre recherche en modifiant vos mots clés.

Je vous rappelle qu’il y a  sur mon blogue plus de 15,000 commentaires (questions-réponses), plusieurs centaines de témoignages (surtout si vous déroulez les pages qui suivent chaque témoignage), 23 articles de fond dans « Sujets d’intérêt » que je vous conseille fortement de lire, sans oublier mes trois livres dans lesquels vous trouverez de l’information pertinente.
Vous avez toujours accès  aux  annonces concernant les cours de cuisine (pour les questions concernant ces cours communiquez avec les auteurs de ces annonces).   J’accepterai encore de présenter quelques conférences concernant plus particulièrement mon dernier livre.  Il y a maintenant une relève en la personne de Rosemary Tiklé et Christian Drouin, deux jeunes scientifiques qui sont bien préparés à renseigner le public concernant  la diète hypotoxique.   Pour obtenir de l’information à leur sujet et /ou communiquer avec eux,  inscrire le mot conférenciers dans la fenêtre  » recherche articles ».
Merci de votre soutien et de votre compréhension.
Jacqueline Lagacé, Ph.D.

Jacqueline Lagacé à Denis Lévesque (mai 2011, 1 de 3)

VENDREDI LE 23 DÉCEMBRE 2016


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TRANSFERTS FÉDÉRAUX EN SANTÉ Où s’arrêtera l'écroulement du front commun des provinces?

http://www.ledevoir.com/politique/canada/

Après le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse pourrait être la prochaine province à se désolidariser des autres pour signer une entente avec Ottawa

23 décembre 2016 | Hélène Buzzetti à Ottawa
Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant (à gauche), est très proche du premier ministre du Canada, Justin Trudeau.
Photo: Andrew Vaughan La Presse canadienne
Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant (à gauche), est très proche du premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

Le front commun provincial a officiellement volé en éclats jeudi sur la question des transferts fédéraux en santé : le Nouveau-Brunswick a annoncé qu’il s’était entendu avec Ottawa, tandis que la Nouvelle-Écosse confirme que des pourparlers avec le gouvernement fédéral sont en cours. La pression sera d’autant plus intense sur les autres provinces que l’équipe de Justin Trudeau confirme que celles qui refuseront de signer une entente ne recevront tout simplement pas leur part des fonds.

L’entente bilatérale conclue avec le Nouveau-Brunswick jeudi fait en sorte que la province touchera sa part des 11,5 milliards de dollars sur 10 ans offerts par Ottawa pour les soins à domicile et la santé mentale, soit 230 millions.

« Je comprends qu’il y a différentes provinces qui ont une approche différente lorsqu’il s’agit d’envisager le rôle du gouvernement fédéral dans le système de santé. Mais nous, nous accueillons cela favorablement, a expliqué en conférence de presse le premier ministre Brian Gallant. Nous pensons que le fait d’avoir le gouvernement fédéral, le soutien de toutes ses ressources pour nous aider à développer […] les bons résultats, les bonnes mesures d’imputabilité, déterminer comment en avoir le plus pour notre argent en investissant dans les soins à domicile et les soins pour les personnes âgées est une bonne chose. »

L’entente avec le Nouveau-Brunswick stipule de plus que le transfert fédéral général destiné à la santé augmentera annuellement de 3 %, ou plus si le taux de croissance du PIB est plus élevé. Ce taux était plutôt de 6 % depuis 2004, et les provinces demandaient son maintien.

Il s’agit donc d’un retour à la proposition initiale d’Ottawa puisque lundi, en cours de négociation avec les provinces, le gouvernement fédéral avait changé de cap et offert un taux de croissance annuel de 3,5 % fixe. Certains analystes, en se basant sur les prévisions de croissance de l’économie, avaient conclu que cette seconde offre s’avérerait peut-être moins généreuse à long terme.

Les négociations entre Ottawa et les 13 provinces et territoires s’étaient soldées par un échec lundi et Ottawa avait retiré son offre. Mais on savait qu’en coulisse, le Nouveau-Brunswick négociait une entente bilatérale. Des rumeurs veulent que jusqu’à six autres provinces et territoires fassent de même. La Nouvelle-Écosse a confirmé jeudi qu’elle était l’une d’elles.

« Nous continuerons de travailler fort pour obtenir une entente appropriée pour la Nouvelle-Écosse, indique la déclaration du premier ministre Stephen McNeil transmise par courriel au Devoir. Nous parlons avec le gouvernement fédéral et sommes encouragés par leur volonté d’avoir ces conversations. »

Le Devoir a contacté toutes les autres provinces et celles qui ont répondu refusent les négociations bilatérales, soit le Québec, l’Ontario, l’Alberta et le Manitoba.

En entrevue avec Le Devoir, le ministre de la Santé de Colombie-Britannique, Terry Lake, affirme que « ces rumeurs sont lancées par Ottawa ». « C’est une tactique du gouvernement fédéral pour donner l’impression qu’il peut diviser pour mieux régner. Ce n’est pas l’approche de collaboration promise par ce gouvernement et c’est très frustrant, pour dire franchement. […] Je ne vois aucune preuve [qu’il y a des négociations], alors ça m’amène à penser qu’Ottawa bluffe. »

Il se dit « déçu » de la décision du Nouveau-Brunswick de faire bande à part « parce que nous avions tous convenu à Ottawa de se tenir ». En outre, il estime qu’Ottawa ne peut pas refuser à certaines provinces des fonds versés à d’autres. « Ce serait dangereux pour le gouvernement fédéral de penser qu’il peut traiter les provinces et territoires différemment lorsqu’il finance les soins de santé nécessaires. »

En coulisse, en effet, une source fédérale confirme que les 11,5 milliards sur 10 ans promis aux provinces ne seront versés qu’à celles qui signeront une entente. « On ne peut pas transférer sans l’aval des provinces et on ne fera pas de chèque en blanc non plus, explique une source fédérale. Si on ne réussit pas à s’entendre avec les provinces, il n’y a pas de transfert. […] Ce que ça veut dire pour les gens du Nouveau-Brunswick, c’est que eux vont recevoir les services. »

Prise de bec avec Québec

Aucun ministre québécois n’a accordé d’entrevue jeudi pour commenter l’éclatement du front commun. Mais sur Twitter, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a écrit que « le Nouveau-Brunswick accepte une baisse de financement du fédéral, mais se met en même temps à la remorque des autres provinces et territoires pour obtenir une meilleure offre ». De fait, la province maritime a obtenu d’Ottawa l’assurance que si jamais une autre province obtenait dans ses négociations bilatérales une meilleure entente, il pourrait l’obtenir aussi.

NB accepte une baisse du financement du fed mais se met en même temps à la remorque des autres PT pour obtenir une meilleure offre. 

M. Barrette n’a pas répondu aux reproches que lui a adressés le premier ministre Gallant. En conférence de presse, ce dernier s’en est pris vertement à M. Barrette, qui avait la veille accordé des entrevues à des médias du Nouveau-Brunswick pour enjoindre au gouvernement provincial de ne pas céder.

« Je dois dire que j’ai été soufflé d’entendre le ministre de la Santé du Québec venir dire aux médias du Nouveau-Brunswick comment on doit gérer la santé et nos négociations avec le gouvernement fédéral, a déclaré M. Gallant. L’ironie me dépasse. Si une autre province était allée au Québec pour dire aux Québécois et au gouvernement du Québec comment ils devraient gérer leur système de santé et comment ils devraient négocier avec le gouvernement fédéral, on sait tous quelle serait la réaction du gouvernement du Québec. Alors j’ai été très surpris de voir cela. »

M. Gallant s’est par ailleurs fait demander s’il ne jouait pas le jeu de son ami, lui qui est très proche de Justin Trudeau ainsi que de son influent ministre Dominic LeBlanc. « Nous voyons cela comme une force, d’être sur la même longueur d’onde, et d’avoir les mêmes priorités que le gouvernement Trudeau. »

mercredi, décembre 21, 2016

Bilinguisme à Gatineau? Justin Trudeau «avoue» avoir été «baveux»

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

Publié le 20 décembre 2016 à 10h06 | Mis à jour le 20 décembre 2016 à 18h00
Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau.... (Chris Wattie, archives REUTERS)
Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau.
CHRIS WATTIE, ARCHIVES REUTERS
MÉLANIE MARQUIS
La Presse Canadienne
Ottawa
Le premier ministre Justin Trudeau «avoue» qu'il a été «baveux» en passant un commentaire sur le bilinguisme qui en a fait sourciller plus d'un, jeudi dernier.
À la question de l'animateur Patrice Roy, qui lui demandait s'il appuyait l'idée de désigner Ottawa ville bilingue, il a répliqué en demandant si Gatineau serait prête à en faire autant.
«Est-ce que la Ville de Gatineau serait ouverte à devenir une ville bilingue, elle?», a-t-il lâché, sourire en coin.
Le premier ministre s'attendait à ce que cette boutade lâchée sur le plateau de la télévision de Radio-Canada revienne le hanter.
«Je le savais», a-t-il laissé tomber lors d'une entrevue de fin d'année avec La Presse canadienne, lundi après-midi.
«J'étais en train d'être baveux, là. Ça, je l'avoue», a candidement poursuivi M. Trudeau.
Il a tenu à assurer qu'il ne fallait pas y voir une critique de la politique du Québec en matière de langues officielles.
«Pas du tout, pas du tout! Non, non, non. Le Québec doit être français d'abord pour que le Canada puisse être bilingue», a insisté le premier ministre, se présentant comme un ardent défenseur et promoteur de la dualité linguistique.
«J'ai été prof de français à Vancouver, je sais à quel point c'est important, le bilinguisme», a-t-il fait valoir.
Justin Trudeau a réitéré que la décision entourant la désignation bilingue de la capitale nationale appartenait aux élus municipaux d'Ottawa et non au gouvernement fédéral.
«L'idée de faire une ville ou une autre une ville bilingue, ça appartient à la ville elle-même», a-t-il soutenu.
En vertu de la Charte de la langue française, les municipalités peuvent être reconnues bilingues lorsque plus de la moitié des résidants de leur territoire sont de langue maternelle anglaise.
La Ville de Gatineau est bien loin du compte. Selon les données du dernier recensement de 2011, 11 pour cent de la population a déclaré l'anglais seulement comme langue maternelle.
En Ontario, les municipalités peuvent être administrées seulement en anglais ou dans les deux langues.
Le débat entourant la désignation officielle d'Ottawa comme ville bilingue refait surface périodiquement.
Il s'est de nouveau imposé dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération.
Le maire d'Ottawa, Jim Watson, s'est prononcé contre l'idée à plusieurs reprises.
Justification insuffisante
Les explications de Justin Trudeau ont laissé sur leur appétit les porte-parole néo-démocrate et bloquiste en matière de langues officielles.
«Ça ne me satisfait pas du tout. Qu'il avoue avoir été baveux, c'est une chose, mais ce que je vois dans sa réaction, c'est qu'il n'a pas l'air de comprendre ce qu'est le statut bilingue au Québec», a tranché en entrevue le député Mario Beaulieu, député du Bloc québécois.
Pour le député François Choquette, du Nouveau Parti démocratique (NPD), ce que le premier ministre a présenté comme une moquerie est plutôt un symptôme de sa méconnaissance du dossier.
«Ma perception, c'est qu'il s'est retrouvé devant une question à laquelle il ne savait pas quoi répondre. La question est pourtant très importante et très d'actualité à l'aube du 150e», a-t-il regretté à l'autre bout du fil.
Le député de Drummond convient que la décision sur la désignation bilingue revient aux élus municipaux d'Ottawa, mais il considère que cela ne devrait pas dispenser Justin Trudeau de sa responsabilité de «faire preuve de leadership» dans le dossier des langues officielles.
La réplique «baveuse» du premier ministre avait été fort mal reçue par l'Association des communautés francophones (ACFO) d'Ottawa.
Sa directrice générale, Isabelle Miron, avait déclaré à Radio-Canada qu'il avait «réussi en une seule phrase à s'aliéner absolument tout le monde, à la fois les francophones et les gens de Gatineau»

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA

Branle-bas de combat au SPVM pour une fuite

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/actualites-judiciaires/

EXCLUSIF
Publié le 21 décembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 08h40
Deux policiers du SPVM soupçonnés d'avoir remis une... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE
Deux policiers du SPVM soupçonnés d'avoir remis une copie du constat d'infraction au chroniqueur Patrick Lagacé ont vu leurs déplacements à l'intérieur des locaux de police vérifiés grâce aux registres d'utilisation des cartes magnétiques.

Allées et venues surveillées, courriels passés au crible, mouvements informatiques épiés : une question posée par Patrick Lagacé au bureau de Denis Coderre quant à un constat d'infraction du maire a déclenché un branle-bas de combat au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), révèle un nouveau document judiciaire.
La dénonciation, rédigée en vue d'obtenir le registre des appels entrants et sortants du chroniqueur de La Presse, lève le voile sur l'enquête éclair menée par les Affaires internes du service afin de trouver les auteurs d'une fuite qui - de son propre aveu - dérangeait M. Coderre.
Deux policiers soupçonnés d'avoir remis une copie du constat d'infraction à M. Lagacé ont vu leurs déplacements à l'intérieur des locaux de police vérifiés grâce aux registres d'utilisation des cartes magnétiques.
L'enquêteur Normand Borduas, des Affaires internes, a aussi obtenu «les courriels de la journée du 3 décembre 2014 [jour de la fuite présumée] pour les deux employés visés», ainsi que la liste «des fichiers consultés» par les mêmes individus. En vain.
La dénonciation montre que M. Borduas a demandé le 23 janvier à avoir accès aux registres téléphoniques complets, ainsi qu'aux «informations sur l'abonné et les tours cellulaires» du chroniqueur Patrick Lagacé pour une période de deux semaines de décembre 2014. Le jour même, la juge de paix Suzanne Bousquet autorisait la demande.
Le numéro du cellulaire à surveiller avait été fourni à la police par une «attachée politique du maire Denis Coderre».
«Sans motif réel»
Rien dans sa dénonciation ne permet de savoir si M. Borduas avait épuisé tous ses autres recours avant de mettre un journaliste sous surveillance. Il n'évoque aucun argument particulier quant au statut du chroniqueur.
«Nous sommes troublés de constater que le SPVM a demandé un mandat sans motif réel, autre que de trouver les sources de Patrick Lagacé. Et nous comprenons encore moins comment un juge de paix a pu l'autoriser», a déploré hier Alexandre Pratt, directeur principal de l'information à La Presse.
«Patrick Lagacé a simplement fait son travail de journaliste : poser des questions sur un sujet d'intérêt public.»
La dénonciation a été obtenue par La Presse après des procédures devant les tribunaux.
Le constat d'infraction en question avait été délivré en mars 2012 à l'endroit de Denis Coderre, alors député fédéral, pour avoir omis de payer l'immatriculation de son véhicule.
Ce n'est que deux ans plus tard, alors que le politicien était devenu maire de Montréal, que Patrick Lagacé en a obtenu une copie. Une mention inhabituelle au constat faisait croire à certains policiers que l'amende de 444 $ n'avait pas été acquittée.
Plus tôt cet automne, le SPVM avait admis avoir obtenu un mandat de surveillance contre le cellulaire de Patrick Lagacé.
«Est-ce que moi, je me fais suivre?»
En entrevue au 98,5FM, toujours cet automne, le maire avait relaté avoir été profondément dérangé par le fait que le chroniqueur avait obtenu la copie d'un constat d'infraction qui le concernait, se qualifiant de «victime».
«À un moment donné, je me dis : est-ce que moi, je me fais suivre? Est-ce que la situation syndicale fait qu'on me check présentement? Est-ce que ça, c'est légal? J'ai dit à [l'ex-directeur] Marc Parent : là, c'est Coderre le citoyen, est-ce qu'on peut fouiller dans les registres comme ça et commencer à envoyer ça à gauche et à droite?», a affirmé le maire en ondes. «Ce n'était pas une demande d'enquête. J'ai demandé à Parent : est-ce que c'est légal, cette affaire-là ? Je me demande si je me fais surveiller et, donc, il a fait une enquête.»
L'amende avait été acquittée en temps opportun par Denis Coderre.