PKP à l'inauguration de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples


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Lancement des travaux de l'IRAI, à Montréal
Lancement des travaux de l'IRAI, à Montréal
L'ex-chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau
L'ex-chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau
Il n'a pas pris la parole, mais a répondu à une question des journalistes :
« Je suis très heureux d'être ici avec des hommes et des femmes qui ont l'intention de travailler pour faire en sorte qu'on fasse avancer les travaux sur l'indépendance. »
Pour l'ex-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, l'IRAI va jouer un rôle crucial pour renouveler le discours souverainiste. Et elle ne craint pas par ailleurs une trop grande intellectualisation de la question.
« Je pense qu'on ne sera pas prêt à faire l'indépendance avec juste comme projet, dire "je change la feuille d'érable pour mettre une fleur de lys". Les gens veulent des réponses. »
Ce constat est partagé par le député de Québec solidaire Amir Khadir, qui salue déjà sa contribution au débat.
« Ça traduit une certaine animation, un certain appétit de dégager des lignes de force. »
Daniel Turp, président de l'IRAI
Daniel Turp, président de l'IRAI
Même si Pierre Karl Péladeau a fourni le prêt pour que l'Institut puisse entamer ses travaux, le président de l'organisme, l'ancien député péquiste Daniel Turp, promet d'en préserver l'indépendance. Selon lui, l'Institut aura « un rôle de soutien par la recherche à l'ensemble du mouvement souverainiste. »
Les premiers résultats des recherches sont attendus au printemps 2017.
Avec les informations de Bruno Coulombe
Extrait du site de l'IRAI
« L'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI) est un laboratoire d'idées indépendant dont le mandat est de réaliser, diffuser et rendre accessibles des études de qualité à l'ensemble des citoyens et citoyennes du Québec, et ce, dans une perspective comparée et internationale. »
« Vision : être une institution de référence crédible, originale et influente sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales. »
« Mission : réaliser, diffuser et rendre accessibles des recherches sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales afin de favoriser un dialogue citoyen ouvert et constructif. »
« Valeurs : collaboration; dialogue; non-partisanerie; professionnalisme; rigueur; transparence »

DÉBATS PRÉSIDENTIELS Les partisans de Trump veulent plus de muscle

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30 septembre 2016 | Jennie Matthew - Agence France-Presse à Council Bluffs, Iowa | États-Unis
Les partisans de Donald Trump espèrent que le milliardaire montrera un autre visage le 9 octobre à Saint-Louis, lors du prochain débat présidentiel.
Photo: Spencer Platt Agence France-Presse
Les partisans de Donald Trump espèrent que le milliardaire montrera un autre visage le 9 octobre à Saint-Louis, lors du prochain débat présidentiel.
Faire mieux, se concentrer sur le programme et taper plus fort sur Hillary. C’est la feuille de route de Donald Trump, dressée par ses supporteurs pour le deuxième débat présidentiel le 9 octobre, après une prestation jugée médiocre lors du premier duel.
 
La plupart des commentateurs et analystes s’accordent à dire que la candidate démocrate Hillary Clinton a remporté le premier débat lundi, sous les yeux de 84 millions de téléspectateurs. Donald Trump s’en défend et estime avoir été à son avantage, mais même ses plus fervents partisans l’avouent : ils espèrent que le milliardaire montrera un autre visage le 9 octobre à Saint-Louis, lors du prochain face à face.
 
« Je pense qu’il a besoin d’avoir plus de jugeote », estimait ainsi mercredi Martha Killion, une ancienne serveuse à la retraite, lors d’une activité de campagne dans l’Iowa. « Je ne peux pas croire qu’il n’ait pas plus contre-attaqué », ajoutait-elle en revenant sur les 90 minutes durant lesquelles Hillary Clinton lui a adressé plusieurs piques cinglantes.
 
Le New York Times rapporte que ses conseillers, conscients que le magnat de l’immobilier a manqué de souffle sur la fin, prévoient de mieux le préparer sur des réponses cruciales à apporter, sur certains faits sur lesquels insister, et sur des plans de contre-attaque. Misant sur son « instinct naturel » de débatteur, comme l’avait mis en avant son équipe de campagne, Donald Trump avait à peine préparé le premier débat.
 
Ses partisans recommandent qu’il se concentre davantage sur les questions de politique, qu’il affirme sa position de candidat du changement et profite des points faibles d’Hillary Clinton. « Je pense qu’il a été correct, mais il y a plein d’autres sujets qu’il aurait dû aborder », pensait quant à lui Larry Storer, un retraité habitant dans le Nebraska voisin.
 
« Il s’est fait piéger »
 
M. Trump s’est retenu et n’a pas parlé du passé de Mme Clinton, des questions de défense, d’immigration illégale, de la crise des réfugiés ni de Benghazi, où Mme Clinton est accusée de ne pas en avoir fait assez pour éviter l’attaque contre le consulat américain en 2012, qui avait fait quatre morts dont l’ambassadeur.
 
« Il s’est fait piéger à plusieurs reprises, j’ai détesté assister à ça, acquiesçait la femme de M. Storer, Carol, elle aussi retraitée qui travaillait dans une entreprise de téléphonie. Mais il s’est aussi bien défendu sur certains autres sujets. Je pense que s’il reste concentré et ne tombe pas dans les pièges qui lui sont tendus, il sera ok. »
 
S’il s’est contenu lors du débat de lundi, Donald Trump est depuis reparti à l’assaut et reparle d’« Hillary-la-crapule », soulignant son « incompétence », ses échecs et le fait qu’elle est corrompue, selon lui.
 
Clinton, un repoussoir
 
Et même s’il n’a pas fait d’étincelles lundi, il est difficile de savoir à quel point les débats influenceront les électeurs. Pour beaucoup, la perspective de voir Hillary Clinton à la Maison-Blanche est à elle seule un argument suffisant pour oublier toute contre-performance de leur champion lors des débats.
 
« Vous pourriez pointer une kalachnikov sur ma tête, je ne voterai pas pour ce diable, cette traître qui devrait être en prison », s’emportait ainsi Cynthia McKinney à propos de l’ancienne secrétaire d’État. Mais Donald Trump « a certaines de ses expressions du visage… Je ne sais pas comment dire, mais il doit arrêter de faire ça, je pense que ça agace les gens et ça ne le rend pas très présidentiel », avouait-elle cependant.
 
Mme Killion, l’ancienne serveuse, pense avoir le remède adéquat : « Il faut prier. Je pense qu’elle l’énerve, et cette prière le protégera et lui permettra de faire du bon boulot pour notre pays. »

Lessard associe ses problèmes à son poste aux Transports

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30 septembre 2016 | Robert Dutrisac - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
Depuis trois semaines, Laurent Lessard multiplie les explications sur les différentes activités lucratives que menait de front son ami Yvon Nadeau en même temps qu’il était son conseiller politique dans sa circonscription. 
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne
Depuis trois semaines, Laurent Lessard multiplie les explications sur les différentes activités lucratives que menait de front son ami Yvon Nadeau en même temps qu’il était son conseiller politique dans sa circonscription. 
Alors qu’il défendait son sens de l’éthique, Laurent Lessard s’est interrogé, jeudi, sur l’irruption dans l’actualité de controverses qui le concernent au moment même où il entreprend de réformer le ministère des Transports.
 
« Ce que je ne comprends pas, c’est que je suis le même gars qu’il y a un mois et demi quand j’étais à la Forêt [le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs]. Soudainement, qu’est-ce qui se passe quand tu arrives au ministère des Transports ? Tout ce tir groupé-là », a fait remarquer dans une mêlée de presse Laurent Lessard, qui assume ses nouvelles fonctions de ministre des Transports depuis le 20 août dernier.
 
Le ministre n’est toutefois pas allé jusqu’à proposer une quelconque théorie du complot. « Je ne présume de rien. Je vous citais une coïncidence. Maintenant, je sais une affaire : il y aura des changements et c’est commencé », a-t-il affirmé.
 
Depuis trois semaines, Laurent Lessard multiplie les explications sur les différentes activités lucratives que menait de front son ami Yvon Nadeau en même temps qu’il était son conseiller politique dans sa circonscription. Ce cumul d’occupations, « c’est normal », juge le ministre. Deux de ses entreprises, Pyrobiom Énergies et Innoltek, ont sollicité de l’aide de l’État.
 
Couillard réitère sa confiance
 
Philippe Couillard a réitéré sa confiance dans son ministre. Irrité, le premier ministre a toutefois refusé de commenter la situation. « Il n’y a rien à ajouter là-dessus », a-t-il sèchement répondu aux journalistes qui l’asticotaient.
 
Mercredi, Laurent Lessard, qui participait à une rencontre des ministres des Transports à Toronto, a bénéficié d’une journée de répit. Mais ce ne fut que partie remise.
 
Jeudi, Laurent Lessard a précisé qu’il avait déclaré au commissaire à l’éthique et à la déontologie que sa conjointe, Johanne Binette, travaillait pour une entreprise d’économie sociale, le Groupe ressources techniques Beauce-Appalaches (GRTBA), qui comptait sur des subventions de la Société d’habitation du Québec (SHQ) pour financer des projets d’habitations à loyer modique. La SHQ relève du ministère des Affaires municipales, dont le titulaire était son mari.
 
« Le problème, c’est que le gars qui gère le programme de subventions est redevable au ministre pour sa “job”, il est redevable au ministre des Affaires municipales. Sa femme travaille pour une entreprise qui a [reçu] 12,7 millions de subventions. Il y a quelque chose qui marche pas là-dedans », a observé le député de la Coalition avenir Québec Éric Caire à l’Assemblée nationale.
 
Laurent Lessard a certifié qu’il ne connaissait pas l’organisateur libéral John MacKay quand il fut nommé à la tête de la SHQ pour ensuite délier les goussets de la société d’État afin de financer les projets présentés par le GRTBA. Quant aux pressions qu’il a exercées sur la SHQ à compter de 2003 pour obtenir ces subventions, le ministre a dit qu’il n’avait fait que reprendre les dossiers dont s’occupait l’élu péquiste défait Marc Boulianne.

Pierre Karl Péladeau participe au lancement de l'IRAI

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Publié le 29 septembre 2016 à 19h58 | Mis à jour le 30 septembre 2016 à 07h32
Pierre Karl Péladeau... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)
Pierre Karl PéladeauPHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE
L'ex-chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau a été chaudement applaudi par plus de 200 militants souverainistes de tout horizon réuni jeudi soir au lancement de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et des indépendances nationales (IRAI).
«C'est une très belle initiative», a lâché Pierre Karl Péladeau, qui affichait une barbe poivre et sel de quelques jours. L'ex-chef péquiste est l'idéateur et principal donateur de cet institut de recherche non partisan. «Je suis très heureux d'être ici avec des amis, avec des hommes et des femmes qui ont l'intention de travailler avec assiduité et beaucoup de conviction pour faire en sorte qu'on fasse avancer les travaux sur l'indépendance», a-t-il commenté en mêlée de presse avant de se défiler. Il n'a pas fait d'autres commentaires aux journalistes et n'a pas pris la parole lors du lancement.
Le candidat à la succession de Pierre Karl Péladeau, Jean-François Lisée, a salué le rôle joué par l'ex-chef péquiste. «Pierre Karl a été un homme d'affaires remarquables. Il a des sous, il les met au service d'une grande cause. Je le salue et je le félicite», a-t-il affirmé en mêlée de presse. S'il est élu chef du Parti québécois, le député de Rosemont n'a pas l'intention de financer l'IRAI à même les coffres du parti. «Ils n'en ont pas vraiment pas besoin. Les coffres de Pierre Karl sont mieux garnis que ceux du Parti québécois!», a-t-il lancé. 
Jean-François Lisée s'est également réjoui de l'avènement d'un institut de recherche sur la souveraineté. «Je pense que c'était le temps, il y a tellement de think-tank fédéralistes, c'est le temps qu'on est une boîte à idées, une boîte de recherche indépendantiste.»
La candidate à la direction du PQ Martine Ouellet estime que l'IRAI jouera un rôle «essentiel» pour faire valoir les bienfaits de l'indépendance. «Tout ce qui va contribuer à documenter l'indépendance, ça va enlever les peurs. En ajoutant de l'information, on va sortir de la peur, et avec la fierté, je sais qu'on a tout ce qu'il faut pour être indépendant dans un premier mandat», a-t-elle déclaré en entrevue avec La Presse, avant de se rendre au plateau de tournage de l'émission Tout le monde en parle.
Le professeur de droit constitutionnel et président du C.A. de l'IRAI Daniel Turp a annoncé que l'IRAI étudiera pour ses débuts le rapport des jeunes adultes Québécois à l'indépendance du Québec, en comparaison avec des jeunes d'Écosse et de la Catalogne. Deux chercheurs mèneront cette première étude : Marie-Michèle Sauvageau et Alexis Hieu Truong de l'Université d'Ottawa.
M. Turp a rappelé que l'Institut ne sera «pas partisan et ne fera pas de militantisme politique». Il a également vanté les mérites du principal donateur de l'IRAI, Pierre Karl Péladeau, aussi membre du C.A. de l'Institut. «Je suis toujours fier de dire que c'est Pierre Karl qui est l'idéateur de l'Institut, celui qui a cru en cette idée de donner au mouvement indépendantiste un institut de recherche», a déclaré Daniel Turp.
D'autres ténors du mouvement souverainiste étaient présents à l'évènement comme l'ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe, le chef d'Option nationale Sol Zanetti, le député péquiste Maka Kotto, le candidat à la direction du PQ Paul Saint-Pierre Plamondon et Claudette Carbonneau, présidente de l'organisation OUI Québec.

Les régions du Québec n'ont plus de voix à Ottawa, dit Lebel

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Publié le 30 septembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Le chef adjoint du Parti conservateur, Denis Lebel... (PHOTO Rocket Lavoie, Le Quotidien)
Le chef adjoint du Parti conservateur, Denis LebelPHOTO ROCKET LAVOIE, LE QUOTIDIEN
(OTTAWA) En confiant à un ministre élu en l'Ontario la responsabilité du développement régional au Québec, le gouvernement Trudeau a carrément tourné le dos aux régions de la Belle Province, estime le chef adjoint du Parti conservateur, Denis Lebel.
Au lieu de faire appel à l'un des 40 députés libéraux du Québec pour s'occuper de l'Agence du développement économique du Canada pour les régions du Québec, le premier ministre Justin Trudeau a décidé de confier cette tâche au ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, qui est député de Mississauga-Malton et qui a aussi la responsabilité des autres agences de développement économique régional (provinces atlantiques, sud et nord de l'Ontario, diversification de l'économie de l'Ouest, et le Grand Nord).
Cette décision avait fait sourciller plusieurs élus au Québec à l'époque. Mais près d'un an après l'arrivée au pouvoir des libéraux, il appert que les régions du Québec ont perdu leur voix auprès du cabinet, estime Denis Lebel.
M. Lebel, qui a lui-même été ministre responsable de l'Agence de développement économique du Québec dans le gouvernement conservateur de Stephen Harper de 2008 à 2011, propose de remédier à cette lacune en créant « une équipe d'intervention » formée de cinq anciens maires de villes du Québec qui ont maintenant une voix à Ottawa : les députés conservateurs Alain Rayes, Luc Berthold, Bernard Généreux et lui-même ainsi que le sénateur Claude Carignan.
M. Lebel confirmera la formation de ce groupe de travail, qui aura comme mandat de faire avancer les dossiers qui sont chers aux régions du Québec à Ottawa, durant un discours qu'il prononcera ce matin devant les membres de la Fédération québécoise des municipalités, qui sont réunis en congrès à Québec.
Avant de faire le saut en politique fédérale, M. Lebel a été maire de Roberval. Quant à Alain Rayes, Luc Berthold et Bernard Généreux, ils ont été premiers magistrats de Victoriaville, Thetford Mines et La Pocatière respectivement. Pour sa part, Claude Carignan était maire de Saint-Eustache avant d'être nommé au Sénat en 2009.
« Quand j'étais ministre du Développement régional, j'ai visité toutes les régions du Québec à plusieurs reprises. J'ai fait des annonces dans de petits villages, et pas juste dans les grandes villes qui donnent plus de votes. On a pris des décisions pour s'occuper du développement économique des régions du Québec. Ce n'est pas juste une question de petite politique. C'est une question de reconnaître la spécificité des besoins des régions », a affirmé hier Denis Lebel dans une entrevue à La Presse.
À titre d'exemple, M. Lebel a rappelé qu'il avait pris la décision, lorsqu'il était ministre du Développement régional, d'investir « massivement » dans l'industrie de la motoneige. « Cela a aidé les régions du Québec qui vivent l'hiver et survivent l'hiver grâce notamment à des touristes de l'Europe ou d'ailleurs qui viennent faire de la motoneige ici, par exemple. Quelqu'un qui ne connaît pas bien le terroir québécois ne peut pas prendre de telles décisions, comme celle d'aider les municipalités de 2000 personnes et moins à rénover leur centre communautaire », a-t-il soutenu.

Rapport : l’équilibre budgétaire s’est fait au prix d’une réduction des services

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29 septembre 2016 12h39 | Jocelyne Richer - La Presse canadienne à Québec | Santé
La protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, exhorte le gouvernement Couillard à réduire impérativement les trop longs délais dans la livraison des services publics, une situation pouvant entraîner dans certains cas des conséquences néfastes sur la vie de citoyens parmi les plus vulnérables.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne
La protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, exhorte le gouvernement Couillard à réduire impérativement les trop longs délais dans la livraison des services publics, une situation pouvant entraîner dans certains cas des conséquences néfastes sur la vie de citoyens parmi les plus vulnérables.
La preuve est faite que l’équilibre budgétaire a été atteint au prix d’une réduction des services publics rendus à la population, conclut le Protecteur du citoyen dans son rapport annuel 2015-2016 déposé jeudi à l’Assemblée nationale.
 
Les délais d’attente avant de recevoir le service public demandé se sont allongés au cours de la dernière année, au point de constituer désormais plus du tiers des plaintes fondées formulées au Protecteur du citoyen.
 
Dans ce contexte, il n’est pas étonnant d’apprendre que le nombre de plaintes déposées à l’organisme a grimpé de 12 % au cours de la dernière année. 
La protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, exhorte le gouvernement Couillard à réduire impérativement les trop longs délais dans la livraison des services publics, une situation pouvant entraîner dans certains cas des conséquences néfastes sur la vie de citoyens parmi les plus vulnérables.
 
Des personnes sont ainsi privées de services auxquels elles ont droit et dont elles ont cruellement besoin, en raison d’un manque de ressources ou de tracasseries administratives, explique Mme Saint-Germain, estimant que le gouvernement Couillard avait sous-estimé l’impact réel du cumul de compressions budgétaires imposées à l’appareil de l’État au cours des deux dernières années en vue d’atteindre l’équilibre budgétaire.
 
Pour réduire ces délais déraisonnables, Québec doit faire deux choses, selon elle : réduire la bureaucratie et privilégier la qualité du service offert à la population plutôt que la performance de gestion. En clair, cela signifierait notamment ajuster les règles administratives à la situation réelle des personnes, souvent très vulnérables, qui ne correspond pas nécessairement aux normes établies.
 
La protectrice du citoyen note par exemple que l’écart se creuse entre les besoins de services de soutien à domicile et le nombre d’heures offertes par le gouvernement, qui tend à diminuer considérablement au lieu d’augmenter.
 
Par exemple, des enfants et des adultes handicapés peuvent devoir attendre des années avant d’obtenir enfin les services dont ils ont souvent un urgent besoin, comme des services de réadaptation, déplore-t-elle par ailleurs. Elle cite le cas d’une femme qui cherchait à inscrire son enfant autiste au centre de réadaptation de sa région. Après un an d’attente, elle s’est fait dire qu’elle devrait attendre encore deux années supplémentaires.

Course à la chefferie du Parti québécois: 2e débat de blogues entre les candidats

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Publication: Mis à jour: 
debat de blogue pq
Entre petites phrases assassines et grands débats, la course à la chefferie du Parti québécois bat son plein. Dans quinze jours, les militants péquistes désigneront celle ou celui qui succédera à Pierre Karl Péladeau et devrait donc diriger la formation souverainiste lors des prochaines élections générales, en 2018.
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Après le désistement de Véronique Hivon pour raison de santé, quatre candidats briguent le poste de chef du PQ : Alexandre Cloutier, Jean-François Lisée, Martine Ouellet et Paul Saint-Pierre Plamondon (par ordre alphabétique). Le Huffington Post Québec les a conviés tous les quatre à participer à des débats par blogues interposés, les thèmes de chacun d’entre eux ayant été déterminés à l’avance par la rédaction duHuffPost.
Pour ce second rendez-vous, nous avons demandé aux aspirants-chefs du PQ quelle sera leur stratégie pour rallier les différentes composantes du mouvement souverainiste qui sont aujourd’hui divisées sur la question de l’indépendance du Québec et des moyens d’y parvenir. Le troisième et dernier débat, prévu le 4 octobre, leur permettra de répondre à la question : « Comment durer à la tête du PQ? »
En attendant, voici comment Alexandre Cloutier, Jean-François Lisée, Martine Ouellet et Paul Saint-Pierre Plamondon envisagent la convergence des forces souverainistes.

Un fils de Trump compare les réfugiés syriens à des bonbons empoisonnés

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/maison-blanche

Publié le 20 septembre 2016 à 07h33 | Mis à jour à 11h01
Donald Trump Jr, qui se fait fréquemment l'avocat... (AP)
AP
Donald Trump Jr, qui se fait fréquemment l'avocat des positions de son père, a publié sur son compte Twitter une photo avec une coupe de bonbons estampillée du slogan du candidat républicain «Make America great again!»

Agence France-Presse
Washington
Le fils aîné du candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump a comparé, dans un tweet, les réfugiés syriens à des «bonbons empoisonnés», suscitant de vives réactions notamment dans le camp démocrate.
Donald Trump Jr, qui se fait fréquemment l'avocat des positions de son père, a publié sur son compte Twitter une photo avec une coupe de bonbons estampillée du slogan du candidat républicain «Make America great again!» (Rendre à l'Amérique sa grandeur).
«Si j'avais un bol de bonbons et vous disais que, dans le lot, trois étaient empoisonnés, en prendriez-vous une poignée? Tel est notre problème avec les réfugiés syriens», a-t-il lancé. «Cette image dit tout. Arrêtons le politiquement correct qui ne fait pas de l'Amérique une priorité».

This image says it all. Let's end the politically correct agenda that doesn't put America first. 

Sa remarque a rapidement fait réagir les réseaux sociaux et provoqué des réactions indignées dans le camp démocrate.
«Dégoûtant», a ainsi réagi sur Twitter le porte-parole de la candidate démocrate Hillary Clinton, Nick Merrill.
«Voici l'un des millions d'enfants que vous avez comparés à un bonbon empoisonné», a écrit l'une des anciennes plumes de Barack Obama, Jon Favreau, accompagnant son tweet de la photo d'Omran, un Syrien de 5 ans blessé dans un raid aérien à Alep dont le portrait a fait le tour du monde cet été.
Après les attentats de samedi aux États-Unis, Donald Trump a renoué avec ses thèmes de campagne de prédilection avec un virulent discours lundi en Floride dans lequel il a lié menace islamiste et immigration.
Il prône la fermeture sélective des frontières en fonction des pays d'origine. Par exemple, il souhaite arrêter tout accueil de réfugiés syriens et dénonce le projet de sa rivale démocrate d'augmenter leur nombre fixé aux alentours de 65 000 par Barack Obama.

Lisée reconnaît que Charkaoui n'appuie pas Cloutier


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Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée... (photo Michel Tremblay, archives Le Quotidien)
Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée
PHOTO MICHEL TREMBLAY, ARCHIVES LE QUOTIDIEN
Publié le 20 septembre 2016 à 10h28 | Mis à jour à 10h28
(QUÉBEC) Jean-François Lisée a reconnu mardi qu'Adil Charkaoui n'appuie pas Alexandre Cloutier, contrairement à ce qu'il a écrit sur sa page Facebook vendredi dernier. Mais il refuse toujours de s'excuser pour ses commentaires.
Le candidat à la direction du Parti québécois avait reconnu dimanche avoir « fait une campagne avec un niveau de décibels très élevé » en marge du débat de Jonquière. Mais il n'avait pas renié ses propos. Il a finalement fait volte-face mardi matin lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il considère que le prédicateur controversé appuie son principal adversaire dans la course.
« Je vais dire non », a convenu M. Lisée.
« Adil Charkaoui n'est pas membre du PQ, a-t-il expliqué. Alexandre n'a pas sollicité son appui, Alexandre ne connaît pas Adil Charkaoui, qui est un personnage détestable. Et si Adil Charkaoui lisait correctement les propositions d'Alexandre sur la question de la laïcité, il ne pourrait pas l'appuyer. »
M. Lisée reconnaît avoir mal choisi ses mots en affirmant que M. Charkaoui « appuie » son adversaire.
« J'ai compris que dans le sens général, ce n'est pas un appui, mais il a dit du bien de [M. Cloutier], a expliqué M. Lisée. Alors si c'était à refaire, je dirais qu'il a dit du bien de [M. Cloutier]. »
Le député de Rosemont n'a pas l'intention de s'excuser pour cet épisode, qu'il attribue à son « côté bagarreur ». Il souhaite mettre en valeur son « côté rassembleur » d'ici la fin de la campagne.
Il a cependant exprimé des regrets.
« Je regrette toute la journée, a-t-il dit. Ça a été une mauvaise journée pour le PQ. »

Martine Ouellet absente d'une publicité du Parti québécois

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Publié le 20 septembre 2016 à 09h48 | Mis à jour à 10h16
La publicité met en scènes 24 députés péquistes. Martine...
La publicité met en scènes 24 députés péquistes. Martine Ouellet n'y figure pas.
La Presse Canadienne
Le Parti québécois (PQ) présente sur son site web une publicité vidéo mise en ligne lundi soir qui présente la plupart de ses 28 députés à l'Assemblée nationale, mais Martine Ouellet n'y est pas.
Mme Ouellet, qui est députée de Vachon depuis 2010, figure pourtant parmi les trois députés qui participent à la course à la direction du PQ. Elle est l'actuelle porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, de stratégie maritime et d'électrification des transports.
Dans la publicité intitulée Nous sommes Parti québécois, le chef par intérim du PQ, Sylvain Gaudreault, livre d'abord un bref message promettant que le PQ défendra les intérêts de tous les Québécois lors de la session parlementaire de l'automne.
Par la suite, 24 députés péquistes apparaissent à tour de rôle, sans que Mme Ouellet, une ancienne ministre des Ressources naturelles, ne soit aperçue, contrairement à deux de ses adversaires de la course à la direction, Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée. L'autre candidat au leadership, Paul Saint-Pierre-Plamondon, n'est pas député.
Sur sa page Facebook, le PQ explique que quatre députés, dont Mme Ouellet, n'ont pu participer au tournage de la vidéo et qu'on se reprendra la prochaine fois.

Le député Pascal Bérubé se range dans le camp de Jean François Lisée

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Publication: Mis à jour: 
Le député Pascal Bérubé a renoncé à la neutralité qu'il affichait jusqu'ici en annonçant, lundi, son appui au candidat à la direction péquiste Jean-François Lisée.
M. Bérubé a confirmé dans une entrevue son choix de se ranger dans le camp de M. Lisée, qui compte maintenant cinq appuis de membres du caucus péquiste.
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Cette décision survient après une fin de semaine difficile pour M. Lisée, qui a dû retirer des propos sur les réseaux sociaux concernant son adversaire Alexandre Cloutier.
Jusqu'ici, M. Bérubé était demeuré neutre dans la course à la direction du PQ, qui doit trouver un successeur à Pierre Karl Péladeau le 7 octobre prochain.
Durant la dernière course à la direction, M. Bérubé avait donné son appui à M. Péladeau, qui a quitté ses fonctions au printemps.
Lundi, M. Bérubé a fait part de sa décision de rejoindre le camp de M. Lisée, à qui il avait annoncé son choix mercredi dernier, après une réunion du caucus péquiste à Québec.
"Je regarde l'ensemble des propositions, je regarde le type de course, a-t-il dit. Je vois comment les gens découvrent Jean-François, c'est un engagement indéfectible à la cause indépendantiste depuis plusieurs années, il a une analyse très lucide de la situation, que je partage depuis plusieurs années."
M. Cloutier mène la course aux appuis du caucus avec 13 députés dans son organisation.
En mai, M. Bérubé avait affirmé que le prochain chef du PQ devra avoir l'appui d'une majorité de membres du caucus, qui compte 28 députés, dont au moins cinq doivent demeurer neutres en raison de leurs fonctions.
Dans une entrevue à La Presse canadienne, M. Bérubé avait estimé que ce critère était important en raison du peu de temps d'ici la prochaine élection générale.
"Outre l'appui des membres, l'appui potentiel hors parti, un vaste appui du caucus est important pour se porter candidat selon moi, avait-il dit. C'est une condition même très importante selon moi."
Lundi, M. Bérubé a affirmé qu'il maintient ce critère mais qu'il estime l'appui des membres plus important.
"C'est une condition très importante, mais cet appui-là va être important après aussi, a-t-il dit. C'est une condition importante, mais ce n'est pas la seule."
Selon M. Bérubé, plusieurs députés ont pris hâtivement position dans la course.
"J'ai des collègues qui ont pris position qui constatent les mêmes choses que Jean-François, mais ils ont pris position rapidement", a-t-il dit.
M. Bérubé, dont la circonscription compte 2000 membres péquistes, a souligné son intention de travailler à l'organisation de la campagne.
"On va aller en chercher pas mal partout au Québec, j'ai des bons réseaux, a-t-il dit. Je connais pas mal de monde qui attendait de voir ce que j'allais faire et je dis qu'humblement, je vais contribuer positivement."