France: les musulmans manifestent leur horreur du djihadisme

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Publié le 31 juillet 2016 à 07h38 | Mis à jour à 07h38
Plus d'une centaine de musulmans étaient dans la... (PHOTO CHARLY TRIBALLEAU, AGENCE FRANCE-PRESSE)
PHOTO CHARLY TRIBALLEAU, AGENCE FRANCE-PRESSE
Plus d'une centaine de musulmans étaient dans la matinée dans la cathédrale de Rouen.

HERVÉ LIONNET
Agence France-Presse
Rouen
Cinq jours après l'assassinat d'un prêtre qui a bouleversé la France, de nombreux musulmans ont manifesté dimanche leur horreur du djihadisme, présents aux messes aux côtés des catholiques ou par des tribunes dans les médias.
Ils étaient ainsi plus d'une centaine dans la matinée dans la cathédrale de Rouen, mêlés à la foule des quelque 2000 fidèles qui se pressaient pour une messe d'hommage au père Jacques Hamel, le prêtre de 85 ans égorgé mardi dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray par deux jeunes de 19 ans se réclamant de l'organisation État islamique (EI).
«Amour pour tous, haine pour personne», pouvait-on lire sur une affiche accrochée à l'intérieur de l'édifice par une association musulmane.
La présence des musulmans est «un geste courageux», «un geste de paix», a souligné l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun. «Vous affirmez ainsi que vous refusez les morts et les violences au nom de Dieu. Comme nous l'avons entendu de vos bouches que nous savons sincères, ce n'est pas l'islam», a-t-il souligné.
À Bordeaux, l'imam de la mosquée, Tareq Oubrou, s'est rendu à l'église Notre-Dame accompagné d'une délégation d'une dizaine de fidèles, hommes, femmes et enfants.
À Nice, endeuillé par un attentat lui aussi revendiqué par l'EI qui a fait le 14 juillet 84 morts et 435 blessés, dont de nombreux musulmans, l'église Saint-Pierre-de-l'Ariane a recu la visite de l'imam Otman Aissaoui et d'un groupe de fidèles. «Être uni est une réponse à ces actes d'horreur et de barbarie», a souligné le religieux.
Tous répondaient à un appel inédit du Conseil français du culte musulman, qui a aussi été relayé en Italie où, de Milan au nord à Palerme au bout de la Sicile, de petites délégations d'imams, de responsables et de fidèles se sont rendues dans les églises.
Cette initiative rompt avec une certaine frilosité des musulmans pratiquants à s'exprimer dans l'espace public. Après les attentats contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, des policiers et un magasin casher (17 morts), leur faible présence à la manifestation monstre du 11 janvier 2015 leur avait été reprochée.
«Bataille culturelle»
«Nous devons répondre à l'interpellation de la société française qui nous dit «mais qui êtes vous? Que faites-vous?», ont lancé une quarantaine d'entre eux dans une tribune publiée par leJournal du Dimanche, en rappelant qu'«aujourd'hui les musulmans de France sont à 75% français» et doivent prendre toute leur place dans la société.
Médecins, universitaires, chefs d'entreprise, artistes, «musulmans de foi et de culture», ils ont appelé à «mener enfin la bataille culturelle contre l'islam radical» qui séduit une frange de la jeunesse, alors que «le risque de fracture entre les Français est chaque jour plus important».
Ils ont souligné la nécessité de réorganiser l'islam de France «qui n'a aucune prise sur les évènements», une préoccupation qui rejoint celle du premier ministre Manuel Valls.
Dans le même journal, il estime que si «l'islam a trouvé sa place dans la République», il y a «urgence» à «bâtir un véritable pacte» avec cette religion, la deuxième en France.
Selon M. Valls, il faudrait «revoir certaines règles pour tarir les financements extérieurs» du culte musulman «et accroître en compensation les possibilités de collectes de fonds» en France.
Dans un précédent entretien au quotidien Le Monde, le premier ministre souhaitait notamment «que les imams soient formés en France et pas ailleurs».
L'enquête, quant à elle, a permis d'établir que les deux assassins du prêtre, Abdel Malik Petitjean et Adel Kermiche, se sont rencontrés via le système de messagerie chiffrée Telegram quelques jours seulement avant leur passage à l'acte, selon plusieurs médias. Adel Kermiche y aurait décrit par avance le mode opératoire de l'attentat, mentionnant «un couteau» et «une église».
Les deux jeunes avaient été repérés chacun de leur côté par les services antiterroristes sans que leur projet ait été détecté. Kermiche, qui était inculpé pour avoir tenté de partir en Syrie, était sous surveillance électronique dans l'attente de son procès.
Dans une interview à l'hebdomadaire La Vie, les deux religieuses prises en otages dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (une troisième a pu fuir pour donner l'alerte) ont raconté qu'un dialogue s'était engagé avec les deux jihadistes après l'assassinat du prêtre. «Tant qu'il y aura des bombes sur la Syrie, nous continuerons les attentats», leur a dit l'un des deux hommes.

Un procès devant jury pour Tony Accurso

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Publié le 30 juillet 2016 à 05h00 | Mis à jour à 07h10
Tony Accurso est l'un des 15 accusés cités à... (Photo Ivanoh Demers, archives La Presse)
PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE
Tony Accurso est l'un des 15 accusés cités à procès relativement à l'opération Gravier menée par l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

L'entrepreneur Tony Accurso vient d'obtenir du tribunal la permission que son procès pour fraude, concernant un présumé système de partage des contrats publics, à Mascouche, ait lieu devant un jury. L'année dernière, il avait plutôt choisi d'être jugé devant un juge seul.
L'avocat de M. Accurso, Louis Belleau, a déposé une requête afin que son client puisse être autorisé à faire ce changement. La juge Sandra Blanchard de la Cour du Québec a donné son accord hier, au palais de justice de Joliette.
Une ordonnance de non-publication empêche de préciser les motifs invoqués par M. Accurso, la nature des arguments présentés en cour par les avocats de certains médias dont La Presse ainsi que le détail du jugement de la juge Blanchard. Cette dernière rendra une décision sur la publication de son jugement mardi prochain.
Enquêtes ardues
Tony Accurso est l'un des 15 accusés cités à procès relativement à l'opération Gravier menée par l'Unité permanente anticorruption (UPAC). Lors de l'arrestation de M. Accurso en avril 2012, le responsable des enquêtes de corruption d'alors, Denis Morin, avait indiqué en conférence de presse que le présumé système de partage des contrats était combiné à un stratagème de financement du parti de l'ex-maire de Mascouche (Ralliement Mascouche), qui aurait reposé sur le blanchiment d'argent dans des paradis fiscaux.
« Si les enquêtes prennent tant de temps, c'est parce qu'il faut retracer le chemin de cet argent qui, dans certains cas, transige dans d'autres pays », avait affirmé M. Morin.
Lors des faits allégués, la Ville de Mascouche était dirigée par le maire Richard Marcotte. En mai dernier, M. Marcotte est mort d'un cancer avant la tenue de son procès.
Dans ce dossier, Tony Accurso fait face à divers chefs d'accusation dont fraude, complot et tentative d'influencer un fonctionnaire municipal. M. Accurso est également accusé dans le dossier Honorer, qui concerne un système de partage de contrats à la Ville de Laval alors dirigée par le maire Gilles Vaillancourt.

Ottawa veut éliminer la discrimination que vivent des épouses autochtones

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 6 H 53
Des enfants autochtones à l'école
Des enfants autochtones à l'école   PHOTO : CBC/RADIO-CANADA

Français : Martine Ouellet prête à défier la Cour suprême

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PUBLIÉ LE MARDI 26 JUILLET 2016 À 17 H 13
Martine Ouellet
Martine Ouellet   PHOTO : PC / GRAHAM HUGHES

Clinton couronnée: fierté et émotion pour une investiture historique

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Publié le 26 juillet 2016 à 10h30 | Mis à jour le 27 juillet 2016 à 06h39
Intervenant en fin de soirée par vidéo depuis... (PHOTO REUTERS)
PHOTO REUTERS
ntervenant en fin de soirée par vidéo depuis New York, la candidate fraîchement désignée a salué les délégués.

RICHARD HÉTU
Collaboration spéciale
Agence France-Presse
Philadelphie
Quand la convention démocrate de Philadelphie a fait entrer Hillary Clinton dans l'histoire hier soir en officialisant par acclamation l'investiture de la première femme candidate d'un grand parti à la présidence des États-Unis, un mot est venu à l'esprit de Judith Lonnquist : « enfin ! »
Réagissez sur le blogue de Richard Hétu« J'ai 75 ans », a déclaré la native de Chicago avant le vote des délégués démocrates. « J'ai passé les 60 dernières années de ma vie à essayer d'envoyer une femme qualifiée à la Maison-Blanche. C'est le point culminant de l'oeuvre de ma vie. C'est donc très excitant », a ajouté cette avocate qui a milité pendant de nombreuses années au sein du National Women's Political Caucus, un organisme qui recrute et forme des candidates politiques.
Bien sûr, Hillary Clinton n'a pas encore franchi la porte du 1600 Pennsylvania Avenue à titre de présidente. Mais les propos de Judith Lonnquist témoignent de l'émotion qui s'est emparée de bon nombre de femmes présentes au Wells Fargo Center après que Bernie Sanders, au nom de l'unité, eut proposé de suspendre les règles de la convention afin de désigner Clinton par acclamation.
La proposition du sénateur du Vermont, qui intervenait après le vote de chaque État et territoire, a été acceptée. Et le Wells Fargo Center s'est mis à vibrer d'une émotion que Terry O'Neill avait évoquée plus tôt dans la journée.
« La grande question est de savoir combien de personnes pleureront », avait déclaré à La Presse la présidente de l'Organisation nationale des femmes (NOW), principale organisation féministe américaine. « Ce sera un moment très émouvant. »
Des partisans furieux de Bernie Sanders ont quitté... (REUTERS) - image 2.0
Des partisans furieux de Bernie Sanders ont quitté la salle de la convention après l'annonce de la désignation de Hillary Clinton comme candidate démocrate. 
REUTERS
Mais l'appel à l'unité n'a pas été entendu par plusieurs délégués de Sanders, qui ont quitté en bloc le Wells Fargo Center après l'investiture de Clinton. Certains d'entre eux ont occupé ou entouré le pavillon des médias situé à l'extérieur de l'amphithéâtre sportif.
N'empêche : tout au long de la journée, les mots « larmes », « exaltant », « fierté » sont revenus dans la bouche de plusieurs participantes à la convention démocrate rencontrées par La Presse. Sandra Daniels, une Afro-Américaine de Géorgie, fait partie d'un groupe de femmes qui ont été touchées de façon particulière par ce deuxième précédent politique au cours des trois dernières élections présidentielles américaines.
« Je ressens de la fierté, car nous avons enfin la chance de percer le plafond de verre ultime », a déclaré cette sténographe judiciaire, qui a célébré lundi son 62e anniversaire de naissance.
Et comment compare-t-elle cette fierté à celle qu'elle a éprouvée lors de la prestation de serment de Barack Obama en tant que premier président afro-américain ?
« Quand le président Obama est entré en fonction en 2009, je marchais en bombant un peu plus le torse et en relevant un peu plus la tête. Quand Hillary aura été officiellement investie, cette sensation sera encore plus grande », a-t-elle déclaré.
Mais toutes les participantes démocrates à la convention de Philadelphie n'ont pas vécu la même émotion et la même fierté, hier. Durant la course à l'investiture démocrate, une fracture s'est révélée entre les démocrates les plus jeunes et les plus âgées. Des partisanes de Bernie Sanders ont notamment préféré le sénateur à sa rivale, étant convaincues que l'élection d'une femme à la Maison-Blanche n'était qu'une question de temps.
Joan Lipkin, directrice de théâtre à New York, comprend cette réaction. Mais la déléguée de 62 ans ne la partage pas.
« Je suis heureuse que le monde ait changé pour les jeunes femmes », a-t-elle déclaré. « Elles ont plusieurs opportunités que je n'ai pas eues. Quand j'étais jeune, nous n'avions pas la liberté de choix [en matière d'avortement] ou la possibilité de nous joindre à des équipes sportives à l'université. Nous n'avions pas de mots pour parler de violence conjugale et de harcèlement sexuel. Le monde a beaucoup changé. Néanmoins, jusqu'à ce que ces jeunes femmes se frottent au monde, réalisent qu'elles sont moins bien payées que leurs collègues masculins, qu'elles ont moins d'occasions que ceux-ci, elles ne comprendront pas. »
Un autre mot revenait dans la bouche de plusieurs femmes rencontrées hier : « sexisme ». Un mot utilisé en réponse à la question concernant le manque de confiance d'une majorité des Américains à l'égard de Clinton.
« Pourquoi parlons-nous toujours du fait qu'Hillary n'est pas digne de confiance ? », a demandé Terry O'Neill, présidente de NOW. « Parce que, dans ce pays et franchement partout dans le monde, une femme est toujours affublée de cette étiquette quand elle sort de son rôle traditionnel, quand elle dit qu'elle veut acquérir le pouvoir pour l'utiliser intelligemment à des fins politiques. Je le dis sans détour, cette étiquette est une connerie [bullshit]. »

Les démocrates « plus progressistes que jamais »

(NIcolas Bérubé, Montréal) - Bernie Sanders a scandé que le programme politique adopté officiellement lundi soir par le Parti démocrate était « le plus progressiste jamais proposé par le parti ». En voici quelques éléments clés.
Université gratuite
L'un des éléments les plus remarquables de la plateforme démocrate est la promesse de rendre l'université publique gratuite pour certains étudiants. Selon le programme, les étudiants dont la famille gagne moins de 85 000 $US (112 000 $CAN) par année pourraient étudier gratuitement dans une université publique de leur État. Rafael Jacob, chercheur associé à l'Observatoire sur les États-Unis de la chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM, rappelle que cet engagement, en apparence non controversé, est en fait très audacieux. « Au Canada, ça pourrait avoir l'air d'un engagement plutôt modéré. Aux États-Unis, ce n'est pas modéré, c'est très, très, très à gauche », dit-il.
i.t. Taxer les millionnaires
Reprenant le refrain de la campagne de Hillary Clinton, « plus forts ensemble », le programme démocrate dénonce, dès son préambule, le fait que « 1 % » de la population dispose d'une part disproportionnée de la richesse des États-Unis, une expression empruntée au mouvement Occupy Wall Street et martelée par Bernie Sanders tout au long de sa campagne. Les démocrates s'assureront aussi que « ceux qui sont au sommet contribuent à l'avenir de notre pays en mettant en place un impôt additionnel pour s'assurer que les millionnaires et milliardaires paient une part juste ».
Abolir la peine de mort
Le Parti démocrate promet d'abolir la peine de mort, une « forme cruelle et inhabituelle » de punition [...] qui n'a pas sa place aux États-Unis d'Amérique. » Cette position est controversée, puisque Hillary Clinton a déjà dit être pour la peine capitale. Qu'à cela ne tienne, c'est tout un changement pour le Parti démocrate, note Rafael Jacob. « Il y a encore une trentaine d'États américains sur 50 qui ont toujours la peine de mort, donc c'est une position audacieuse. Ça montre aussi à quel point le Parti démocrate a changé : en 1992, Bill Clinton avait suspendu sa campagne présidentielle pour retourner en Arkansas, où il était gouverneur, et superviser l'exécution controversée d'un condamné à mort. Aujourd'hui, pour la première fois de l'histoire, le parti s'engage à abolir la pratique. »
Salaire minimum à 15 $
Les troupes de Bernie Sanders sont parvenues à imposer leur proposition d'augmenter le salaire minimum fédéral jusqu'à 15 $, contre 7,25 $ actuellement, tandis qu'Hillary Clinton avait soutenu une hausse à 12 $. « Quiconque travaille à temps plein ne devrait pas élever sa famille dans la pauvreté », peut-on lire dans le programme. Le Congrès devra approuver cette hausse pour qu'elle puisse avoir lieu, et le secteur privé s'est déjà montré défavorable au projet. « Encore là, ce n'est pas une position banale, note Rafael Jacob. Dans certains États, le salaire minimum doublerait. C'est un engagement considérable. »
Changements climatiques
« Alors que Donald Trump a qualifié le changement climatique de "leurre", 2016 est en voie de battre encore des records de températures », écrivent les démocrates. Les changements climatiques sont une menace urgente et l'un des plus grands défis de notre époque ». L'expression « climate change » apparaît 22 fois dans le programme démocrate, soit deux fois de plus que les mots « terrorism » et « terrorist ».
Finalement, ce qu'il faut retenir, c'est que le Parti démocrate a beaucoup changé depuis 20 ans, analyse M. Jacob. « C'est un parti qui est plus urbain, plus à gauche, plus cosmopolite, qui fait encore plus de place aux minorités, dont le poids démographie a augmenté. Résultat : les démocrates scorent très fort dans les grandes villes, mais ils sont plus vulnérables dans les régions rurales. »
-Avec la collaboration de l'Agence France-Presse
Sur le Net : 
Lisez la plateforme politique 2016 du Parti démocrate (en anglais)

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Syrie: attentat de l'EI dans une ville à majorité kurde, au moins 44 morts

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Publié le 27 juillet 2016 à 06h41 | Mis à jour à 08h08
Des images de l'attentat montrent un secteur dévasté,... (PHOTO DELIL SOULEIMAN, AFP)
PHOTO DELIL SOULEIMAN, AFP


Des images de l'attentat montrent un secteur dévasté, une chaussée recouverte de débris et plusieurs immeubles très endommagés.

DELIL SOULEIMANGIHAD DARWISH
Agence France-Presse
Qamichli
Au moins 44 personnes ont été tuées et 140 autres blessées mercredi dans deux explosions provoquées par un attentat contre les forces kurdes, et revendiqué par l'État islamique, dans la ville syrienne de Qamichli (nord-est), non loin de la frontière turque, selon un nouveau bilan des autorités.
Au moins 44 personnes ont été tuées mercredi dans la ville syrienne à majorité kurde de Qamichli dans une attaque suicide revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), disant répondre aux raids de la coaliton antijihadistes soutenant les forces kurdes.
Cet attentat est le plus important à toucher cette ville du nord-est syrien, essentiellement contrôlée par les forces kurdes, depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.
Les médias officiels ont a parlé d'un «attentat terroriste» ayant fait «44 morts et 140 blessés, dont plusieurs grièvement atteints».
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) fait lui état de 48 morts.
L'attentat a eu lieu à 9h20 locales (2h20 à Montréal) dans un secteur de l'ouest de Qamichli où se trouvent notamment des services de sécurité de l'administration kurde, selon un correspondant de l'AFP.
Il a été revendiqué par l'EI, dont ce n'est pas le premier attentat antikurde à Qamichli, ville dont les forces kurdes et celles du régime de Bachar al-Assad se partagent le contrôle.
Dans un communiqué, le groupe jihadiste a affirmé que l'attaque avait été perpétrée par un kamikaze à bord d'un camion piégé en réponse aux raids aériens de la coalition antijihadistes sur la ville de Minbej (nord), fief de l'EI assiégé depuis plusieurs semaines par les forces d'une alliance de combattants kurdes et arabes syriens.
Cris d'enfants
Des images tournées par un vidéaste de l'AFP montrent plusieurs immeubles très endommagés, des civils en détresse dans les décombres ainsi que des bouts de métal et de carcasses de voitures carbonisées jonchant le sol.
Un homme court complètement recouvert de sang. Il tient par le bras un petit garçon dont le visage est gris et rouge de poussière et de sang.
Une femme pleure et crie, ses habits déchirés. Une fille et un garçon sont debout devant elle, dans un état de choc.
On entend aussi des cris d'enfants alors que la fumée s'élève des décombres.
On voit des civils et des forces de sécurité s'activant à porter des morts et des blessés retrouvés dans les décombres.
Une source des services de sécurité kurdes (Assayech) a affirmé à un correspondant de l'AFP qu'il s'agit «du plus gros attentat jamais perpétré» à Qamichli.
L'attentat a été, d'après cette même source, mené près d'un point de contrôle proche des administrations des «zones autonomes» kurdes dans la ville, dont l'organe chargé des affaires de Défense.
Il s'agit d'un secteur très sécurisé selon le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane qui a souligné qu'il y a de nombres points de contrôle et des mesures de sécurité renforcées.
«Vu le bilan et les dégâts, cet attentat est le plus gros à Qamichli depuis le début de la guerre», a-t-il ajouté.
Hôpitaux débordés
L'explosion du camion piégé a provoqué une autre déflagration, causée par un réservoir de gaz tout proche, selon des sources concordantes.
La source kurde fait état d'hôpitaux débordés par le grand nombre de victimes.
Le gouverneur de la province de Hassaké, où se trouve Qamichli, a lancé un appel aux dons de sang «pour les victimes (...) dans les hôpitaux publics et privés», selon la télévision nationale.
La majorité de la province de Hassaké est contrôlée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG, principale force militaire kurde), qui ont annoncé en mars la création de zones «autonomes» dans le nord-est syrien.
Les combattants kurdes sont à la pointe du combat contre l'EI et ont remporté plusieurs victoires dans le nord et l'est de la Syrie mais les jihadistes ont répliqué par une série d'attaques suicide.
Le Pentagone considère les forces kurdes comme la force la plus efficace dans la lutte contre l'EI en Syrie, où le groupe jihadiste a été expulsé de plusieurs villes par les YPG soutenues par les frappes de la coalition dirigée par Washington.
La guerre en Syrie, déclenchée par la répression d'une révolte contre le régime, implique une multitude d'acteurs et de puissances étrangères.
Elle a fait en cinq ans plus de 280 000 morts et contraint plus de la moitié de la population à fuir ses foyers.

L'ex-député Norman MacMillan reprend du service à Québec

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PUBLIÉ LE LUNDI 25 JUILLET 2016 À 11 H 48




La belle-mère de Bernie Ecclestone enlevée, rapporte un média brésilien

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PUBLIÉ IL Y A 24 MINUTES
Fabiana Fosi (à gauche), la femme du patron de la F1, Bernie Ecclestone (à droite), en compagnie de sa mère, Aparecida Schunck (au centre), qui vient d'être kidnappée au Brésil.
Fabiana Fosi (à gauche), la femme du patron de la F1, Bernie Ecclestone (à droite),
 en compagnie de sa mère, Aparecida Schunck (au centre),
qui vient d'être kidnappée au Brésil.
  
PHOTO : VEJA

Prise d'otages en France: un prêtre tué, l'EI derrière l'attaque

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Publié le 26 juillet 2016 à 06h41 | Mis à jour à 08h51
Le prêtre a été tué et un ex-otage... (PHOTO REUTERS)
PHOTO REUTERS
Le prêtre a été tué et un ex-otage se trouvait mardi entre la vie et la mort.

HERVÉ LIONNETKATELL PRIGENT
Agence France-Presse
Saint-Étienne-du-Rouvray
Deux jihadistes ont égorgé un prêtre et grièvement blessé une personne lors d'une prise d'otages mardi dans une église à Saint-Etienne-du-Rouvray, dans le nord-ouest de la France, une nouvelle attaque qui cible la cohésion d'un pays fragilisé.
Le groupe État islamique (EI) a rapidement revendiqué l'agression en affirmant, via son agence de propagande, que les auteurs étaient deux de ses « soldats ». L'organisation jihadiste avait déjà endossé la responsabilité de l'attaque qui a fait 84 morts et des centaines de blessés le 14 juillet à Nice (sud-est).
« Ce sont les catholiques qui ont été frappés, mais ce sont tous les Français qui sont concernés », a déclaré le président socialiste François Hollande. Venu rapidement sur place, il a appelé le pays à la « cohésion » et à faire « un bloc que personne ne doit pouvoir fissurer ».
« La menace reste très élevée », a-t-il ajouté, accompagné du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.
La prise d'otages est survenue en pleine célébration d'une messe mardi matin dans cette église d'une cité populaire de la banlieue de Rouen.
Selon le ministère de l'Intérieur, trois otages ont pu être libérés sains et saufs. Le père Jacques Hamel, 84 ans, a été égorgé, a-t-on indiqué de sources proches de l'enquête, et un ex-otage se trouvait mardi entre la vie et la mort.
Les deux preneurs d'otages à l'identité inconnue ont été abattus par la police. Le parquet antiterroriste a été saisi de l'enquête.
L'EI cible régulièrement dans sa propagande et ses communiqués de revendication les dirigeants « croisés » occidentaux et « le royaume de la Croix », expression semblant désigner l'Europe.
Le pape s'associe à « la douleur et à l'horreur », a réagi le Vatican, en condamnant « un meurtre barbare » dans « un lieu sacré où s'annonce l'amour de Dieu ».
« L'innommable arrive »
Cette prise d'otages dans un édifice religieux est survenue près de deux semaines après l'attentat de Nice où un camion avait foncé dans la foule. Elle survient aussi le jour de l'ouverture à Cracovie (Pologne) des Journées mondiales de la jeunesse, grand rassemblement catholique auquel doit participer le pape François.
« Je crie vers Dieu, avec tous les hommes de bonne volonté. J'ose inviter les non-croyants à s'unir à ce cri », a affirmé dans un communiqué l'archevêque de Rouen, Dominique Lebrun, depuis Cracovie. « L'innommable arrive », a-t-il déploré.
La menace d'une attaque contre un lieu de culte chrétien planait depuis plus d'un an en France, notamment depuis l'échec d'un projet d'attentat en avril 2015 contre une église catholique de Villejuif, en banlieue parisienne.
Un étudiant algérien de 24 ans, Sid Ahmed Ghlam, est soupçonné d'avoir voulu prendre pour cible cette église, et peut-être d'autres lieux de culte catholiques en région parisienne. L'homme avait été arrêté avant qu'il ne puisse mettre son projet à exécution.
Après le projet d'attaque à Villejuif, le gouvernement avait annoncé une « adaptation » du dispositif de lutte antiterroriste concernant les lieux de culte catholiques.
Mais si les quelque 700 écoles et synagogues juives et plus de 1.000 des 2.500 mosquées du pays sont protégées dans le cadre de l'opération militaire Sentinelle, il paraît illusoire d'appliquer un même niveau de sécurité à la totalité des 45.000 églises catholiques.
Le gouvernement accusé
Frappée trois fois en 18 mois par des attentats sans précédent (17 morts en janvier 2015, 130 morts le 13 novembre, 84 morts le 14 juillet), la France vit dans la crainte de nouvelles attaques risquant de fracturer davantage la société.
Depuis l'attentat de Nice, le gouvernement socialiste a été accusé par la droite et l'extrême droite de n'avoir pas assez pris en compte le niveau de la menace terroriste.
Dans l'opinion, la colère semble aussi avoir pris le pas sur le sentiment d'unité nationale qui avait prévalu lors des deux premières attaques de masse de 2015.
Depuis plus d'un an, plusieurs projets d'attentat de masse ont été déjoués, mais des attaques ciblées, comme le double meurtre de policiers à leur domicile près de Paris en juin, ont profondément choqué la France.
Depuis les carnages jihadistes de 2015, les autorités ont prolongé plusieurs fois l'état d'urgence, un régime d'exception permettant notamment des assignations à résidence, entré en vigueur dans la foulée des attentats de Paris en novembre 2015.
Ce régime court jusqu'en janvier.
Le groupe État islamique, qui perd du terrain en Irak et en Syrie où il a proclamé un califat en 2014, a menacé régulièrement la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale dans ces deux pays.

Somalie: 13 tués dans un double attentat suicide à Mogadiscio

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Publié le 26 juillet 2016 à 06h34 | Mis à jour à 06h34
«Au moins 13 personnes ont été tuées dans... (PHOTO REUTERS)
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«Au moins 13 personnes ont été tuées dans deux explosions. Un des véhicules a explosé près d'un poste de contrôle et un autre près d'un bâtiment de l'ONU», a annoncé un responsable de la police, Bishaar Abdi Gedi.

Agence France-Presse
MOGADISCIO
Au moins 13 personnes ont été tuées mardi près de l'aéroport de Mogadiscio dans un double attentat-suicide à la voiture piégée revendiqué par les islamistes shebab, démontrant une nouvelle fois la capacité de nuisance du groupe affilié à Al-Qaïda au coeur de la capitale somalienne.
«Au moins 13 personnes ont été tuées dans deux explosions. Un des véhicules a explosé près d'un poste de contrôle et un autre près d'un bâtiment de l'ONU», a annoncé un responsable de la police, Bishaar Abdi Gedi.
«Les forces de sécurité ont réussi à intercepter les assaillants et à repousser l'attaque», a-t-il ajouté.
Des tirs ont suivi les deux explosions qui ont eu lieu aux abords de locaux de l'ONU et de la force de l'Union africaine (UA) en Somalie (Amisom), mais ont ensuite cessé, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Les militants islamistes radicaux shebab ont revendiqué cette nouvelle attaque dans la capitale somalienne.
«Les deux explosions ont été menées par deux courageux kamikazes moudjahidines, qui ont ciblé deux endroits différents où les prétendus soldats de maintien de la paix sont basés», ont indiqué les shebab dans un communiqué.
L'aéroport international Aden Adde, du nom du premier président somalien, est devenu une forteresse depuis que s'est installée juste à côté la principale base de l'Amisom, forte de 22 000 hommes et qui aide le fragile gouvernement somalien dans sa lutte contre les shebab.
L'aéroport est défendu par l'Amisom, dont la base abrite également des bureaux des Nations unies, des organisations humanitaires et des ambassades.
«Vers 9h00 du matin (2h00 à Montréal), il y a eu une explosion en dehors de notre enceinte, à environ 200 m. Ça ressemblait à une attaque, ils voulaient attaquer. Maintenant la situation est calme et notre personnel travaille sur ce qui s'est passé», a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'Amisom, Joe Kibet.
«L'Amisom condamne ces attaques insensées qui n'ont pour but que de perturber et paralyser la vie des Somaliens ordinaires. Il faut mettre fin à ces attaques», a également estimé la force de l'UA, sur son compte twitter.
Cible privilégiée
Confrontés à la puissance de feu supérieure de l'Amisom, déployée en 2007, les shebab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011.
Ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent jusque dans la capitale.
L'aéroport de Mogadiscio est l'une de leurs cibles privilégiées, notamment en raison de sa proximité avec la base de l'Amisom.
C'est dans cet aéroport qu'un avion de la compagnie Daallo Airlines avait dû effectuer un atterrissage d'urgence le 2 février, après qu'une explosion provoquée par une bombe eut fait un trou d'un mètre de diamètre dans son fuselage.
Les shebab utilisent régulièrement pour leurs attaques des véhicules piégés dont l'explosion précède souvent l'entrée en action d'un commando lourdement armé pour faire le plus de victimes possible.
Les insurgés islamistes ont eu recours à ce mode opératoire contre certains des hôtels les plus en vue de Mogadiscio ces derniers mois.
La dernière attaque en date, le 25 juin, contre l'hôtel Naasa Hablood, situé dans la partie sud de la ville, avait coûté la vie à au moins 11 personnes.
Elle faisait suite trois semaines plus tôt à celle de l'hôtel Ambassador, qui avait fait 10 morts, après un face-à-face de plus de 12 heures entre les assaillants et les forces de sécurité.
Cette nouvelle attaque intervient à l'approche de la date normalement prévue pour le «processus électoral» devant mener à l'élection de nouveaux députés et sénateurs, et d'un nouveau président.
Les différents acteurs se sont publiquement engagés à respecter la date limite du mois d'août, prévue par la Constitution de 2012 et privilégiée par la communauté internationale. Mais des querelles politiciennes pourraient compromettre cette échéance.