L’idéologie canadienne de Justin Trudeau

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MATHIEU BOCK-CÔTÉ
MISE à JOUR 
  On a tendance à réduire Justin Trudeau à un simple produit du système médiatique. C’est compréhensible: l’homme est accro aux selfies et semble mener la politique idéale pour recevoir les lauriers du commentariat, comme d’autres, à l’école, font tout ce qu’ils peuvent pour gagner le concours de popularité. Nous sommes vraiment à l’heure de la politique télégénique. Mais au-delà des apparences, il y a un fond idéologique qui se révèle depuis l’élection du Parti libéral du Canada: l’arrivée au pouvoir de Justin Trudeau représente la renaissance politique de l’idéologie canadienne. Justin Trudeau radicalise le trudeauisme hérité de son père – il s’agit, en quelque sorte, d’un trudeauisme chimiquement pur, sans scories historiques. En passant de Stephen Harper à Justin Trudeau, nous sommes passés non seulement d’un programme à un autre, mais d’une vision du Canada à une autre. Il suffirait de peu pour qu’on dise qu’en fait, nous sommes passés d’un pays à un autre.
Officiellement, Justin Trudeau est le représentant exemplaire du postnationalisme. On l’en félicite, d’ailleurs, dans la presse internationale, qui entretient généralement un préjugé négatif à l’endroit de la nation, qu’il s’agisse de la souveraineté nationale ou de l’identité nationale. Justin Trudeau lui-même présente le Canada comme un pays multiculturel et polyglotte, ce qui représente dans ce dernier cas une rupture avec son père qui conservait au moins à travers le bilinguisme officiel français-anglais une certaine conscience, aussi discrète et mutilée pouvait-elle être, de la dualité historique à l’origine du Canada. C’est sa diversité qui définirait le Canada, et plus particulièrement, son ouverture maximale à la diversité. C’est même ce qui le caractériserait. Le Canada serait le pays où la diversité ne ferait pas problème – en fait, c’est même celui qui la revendiquerait et en ferait son fondement philosophique et politique.
Depuis son élection, par ailleurs, Justin Trudeau a envoyé tous les signaux possibles pour faire comprendre qu’il faisait du Canada le symbole mondial de la rectitude politique, qu’il s’agisse de son étrange déclaration sur la parité, de la récupération médiatique de la générosité canadienne dans le dossier des réfugiés syriens, son écologisme militant ou avec le retour à une politique étrangère commandée par l’idéalisme onusien centré sur la figure mythique du casque bleu qui se veut clairement détachée du principe de l’intérêt national. Alors que Stephen Harper avait tendance à inscrire le Canada dans ce qu’on appelle l’anglosphère, ou pour le dire autrement, d’en faire une démocratie participant pleinement aux pays de langue anglaise, selon la formule prisée par les conservateurs anglo-saxons, Justin Trudeau l’inscrit pleinement dans la civilisation mondialisé et s’en fait une fierté. La rupture avec le gouvernement conservateur de Stephen Harper n’est pas seulement pensée de manière politique, mais morale, et même philosophique.
Sommes-nous pour autant dans un pays absolument postnational? Tout dépend de la manière de définir la nation – ce terme, on le sait, est souvent victime de contorsions sémantiques. Le Canada n’est certainement plus un pays historique, ancré dans une culture qui serait commune à ses citoyens: il aurait pu l’être s’il s’était construit politiquement en reconnaissant ses deux nations fondatrices, la nation britannique (ou le peuple canadien-anglais, si on préfère) et la nation canadienne-française (sa mutation identitaire l’a poussé à se redéfinir comme nation québécoise depuis cinquante ans). Dans la deuxième moitié du vingtième siècle, il a envisagé cette possibilité. Des hommes comme Robert Stanfield et Brian Mulroney ont milité en sa faveur. Il s’agissait de transcender la conquête de 1760 par un nouveau pacte constitutionnel qui consacrerait, en quelque sorte, le principe des deux nations, ou des deux peuples fondateurs.
Mais il a décidé de se construire contre son histoire – la dualité historique canadienne a été liquidée une fois pour toutes avec l’échec de l’Accord du lac Meech, en 1990, qui devait consacrer la reconnaissance constitutionnelle du Québec comme société distincte. C’est l’héritage de Pierre Trudeau, constitutionnalisé en 1982: le Canada se définira désormais comme un pays de dix provinces égales, et de citoyens eux-mêmes égaux en droit. Le Québec sera traité comme une province comme les autres et le peuple québécois sera considéré comme une ethnie parmi d’autres dans le multiculturalisme canadien. Les Québécois doivent devenir des Canadiens comme les autres. Cette redéfinition posthistorique du Canada, on la constate notamment lorsqu’il se définit exclusivement comme un pays d’immigrants: ses deux peuples fondateurs, ici, sont considérés comme des simples représentants de vagues migratoires antérieurs. Les seuls à disposer ici d’un statut particulier, ce sont les peuples amérindiens.
Le Canada apparait à la manière d’un laboratoire idéologique sans précédent où tester l’utopie multiculturaliste. Le Canada est prêt à accueillir toutes les manifestations de la diversité mondiale. Chaque peuple comme chaque religion peuvent s’y trouver à condition de s’y présenter comme une minorité parmi d’autres dans la diversité canadienne. Je le redis: cette diversité mise en scène repose toutefois sur la négation de la différence québécoise, qui est la seule à être inadmissible  - elle est en fait disqualifiée moralement. En fait, l’ouverture maximale à la diversité multiculturelle présuppose une fermeture maximale aux revendications historiques du Québec. On sait l’hostilité viscérale de Justin Trudeau pour le nationalisme québécois même le plus modéré. C’est que le Québec refuse d’être considéré comme une identité parmi d’autres dans la diversité canadienne mais prétend avoir une culture nationale suffisamment forte pour fonder sa propre communauté politique. Pour les fédéralistes, cela les amenait traditionnellement à réclamer pour le Québec le statut de société distincte – on sait que les fédéralistes du PLQ ont renoncé peu à peu à leur propre tradition politique. Pour les souverainistes, il s’agit de faire du Québec un pays. Cette aspiration est devenue tout simplement inintelligible dans le Canada contemporain.
L’identité canadienne se définira alors à la manière d’un patriotisme constitutionnel et multiculturel fondé sur la sacralisation de la Charte des droits et liberté qui représenterait le véritable socle identitaire du Canada contemporain. On la considère comme un texte sacré. Nous sommes, de ce point de vue, devant une identité non plus substantielle mais procédurale. On assiste aussi à la sacralisation de l’ordre constitutionnel de 1982, dont les juges de la Cour suprême seraient gardiens – ce sont, pour reprendre la formule attendue, les gardiens de la constitution et ils sont l’objet d’une dévotion tout à fait singulière. On dit aujourd’hui de la Cour suprême qu’elle s’est prononcée comme en d’autres temps on l’aurait dit d’une autorité religieuse indiscutable. On comprend dès lors le peu de considération de sa classe politique pour les Québécois lorsqu’ils affirment que leur droit à l’autodétermination n’a pas à être balisé par la Cour suprême : cette dernière n’est-elle pas le siège institutionnel d’une rationalité supérieure devant laquelle il faudrait s’incliner?
Car si le Canada tel qu’il fut refondé en 1982 ne se définit pas comme une nation historique, il fait preuve néanmoins d’un patriotisme exacerbé qui n’est pas sans dimension messianique. Car le Canada tire une immense fierté de son statut de pays-le-plus-avancé-du-monde. Il se love même dans un chauvinisme progressiste assez renversant qui amène ses leaders à surplomber l’humanité et à administrer systématiquement des leçons de tolérance. Les autres pays seraient encore pris dans des identités culturelles ancrées historiquement, qui les pousseraient à l’exclusion et au repli identitaire : le Canada, lui, aurait trouvé une solution politique originale appelée à s’exporter à travers la planète entière – on se rappellera même que Stéphane Dion, durant son passage dans l’opposition, proposait l’exemple canadien en matière de gestion d’une minorité sécessionniste, comme si le traitement canadien de la question du Québec avec la loi C-20 méritait une forme d’admiration universelle.
C’est une chose très importante pour le Parti libéral du Canada de croire que le Canada est le meilleur pays au monde et qu’il est en position de faire la leçon à ceux qui ne sont pas aussi avancés que lui dans la longue marche de la civilisation. On se rappellera d’ailleurs que le Parti libéral du Canada accusait le gouvernement Harper de ternir l’image de marque du Canada. Le Canada, à sa manière, veut être une superpuissance morale dans la mondialisation. Il a besoin de sentir qu’il est un phare pour l’humanité sans quoi il ne se sent pas à la hauteur de sa vocation. Le Canada ne se voit pas simplement comme un pays formidable tirant une fierté légitime de ses accomplissements: il se voit comme la prochaine étape dans l’histoire de l’humanité. Et Justin Trudeau se voit manifestement comme un Canadien aussi exemplaire qu’accompli.
Le Canada de Trudeau aurait peut-être besoin d’un peu d’humilité.

Bilan du Parti québécois: Pierre Karl Péladeau poursuit son apprentissage

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 21 décembre 2015 à 11h54. Modifié par 98,5 fm à 14h12.
Bilan du Parti québécois: Pierre Karl Péladeau poursuit son apprentissage
Pierre Karl Peladeau/PC/Jacques Boissonot
QUÉBEC - Malgré un périlleux apprentissage de la politique qui se déroule sous les feux de la rampe, l'arrivée de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois a permis à la formation politique de remonter dans les intentions de vote.
La dernière élection avait soumis le PQ au plus cuisant revers de son histoire, en avril 2014, avec un résultat de 25,4 pour cent des suffrages qui l'a forcé à retourner dans l'opposition, sans chef après la démission de Pauline Marois.

Dans l'intervalle précédant le congrès à la direction du PQ, la Coalition avenir Québec (CAQ) a doublé les péquistes dans les sondages, une tendance qui s'est inversée à partir du moment où l'avance de M. Péladeau est devenue incontournable.

Son élection à la tête du PQ, en mai dernier, l'a placé en position de battre les libéraux, avec 33 pour cent d'appuis selon CROP et 34 pour cent pour Léger Marketing, une avance qui s'est érodée au profit du gouvernement ces derniers mois.

Sa popularité sans précédent pour un chef péquiste, dont témoigne l'attention suscitée par son mariage dans le Vieux-Québec l'été dernier, n'a cependant pas réussi à porter une atteinte significative au premier ministre Philippe Couillard.

L'engagement de M. Péladeau lors des élections partielles de juin dernier dans la région de Québec a donné des résultats mitigés.

Si le PQ a amélioré ses résultats dans Jean-Talon, ce sont les libéraux qui ont profité du départ de Gérard Deltell pour rafler Chauveau et infliger une sévère défaite à la CAQ, réalisant ainsi un doublé.

En novembre, à l'occasion de quatre élections partielles, le PQ a conservé René-Lévesque, sur la Côte-Nord, malgré une forte progression des libéraux, tout en améliorant son score dans Saint-Henri - Sainte-Anne, à Montréal, une circonscription laissée vacante par le départ de la populaire libérale Marguerite Blais.

À quelques jours de l'ajournement des travaux parlementaires, après une nouvelle volte-face, M. Péladeau a provoqué la joie de certains de ses adversaires en admettant qu'il doit encore parfaire son expérience politique.

«Je suis entré en politique il y a 18 mois, j'ai été élu chef du PQ il y a six mois, a-t-il dit en répondant à un journaliste. Alors oui, j'ai certainement encore, pour employer votre expression, des croûtes à manger.»

Cet aveu est survenu peu de temps après que le chef péquiste eut dû rectifier le tir, quand il s'est écarté de la position traditionnelle du PQ contre la partition du territoire québécois, lors d'un conseil national à Sherbrooke.

À cette occasion, M. Péladeau avait maintenu le flou, dans ses réponses aux journalistes, quant aux suites qu'un Québec souverain donnerait aux revendications territoriales autochtones.

Pendant la course à la direction, M. Péladeau avait déjà confié lors d'un débat des candidats qu'il avait sous-estimé les exigences de la vie publique avant de faire le saut en politique, en 2014, pour se faire élire dans la circonscription de Saint-Jérôme.

Deux semaines plus tôt, l'aspirant avait dû présenter ses excuses, à cause d'une déclaration controversée laissant entendre que l'immigration met en péril le projet d'indépendance du Québec.

D'autres déclarations ont également forcé M. Péladeau à se rétracter, durant cette période, notamment sur la possibilité de tenir une élection référendaire, l'étendue de l'interdiction des signes religieux dans la fonction publique et l'encadrement du droit de grève pour les étudiants.

Puis, en juin, alors qu'il refusait depuis des mois de prendre position concernant l'oléoduc Énergie-Est, M. Péladeau s'est finalement rallié au refus du projet manifesté par son caucus, non sans s'être retrouvé pendant 24 heures en contradiction avec deux de ses députés à ce sujet.

Les débats entourant la position de contrôle que M. Péladeau détient dans le conglomérat Québecor ont marqué ses premières semaines comme chef péquiste, à l'occasion d'une commission parlementaire qui s'est penchée sur les réformes à faire au code d'éthique des députés.

Ses premières questions sur l'économie, parfois posées avec une certaine hésitation à M. Couillard, n'ont pas réussi à dominer les allégations de conflits d'intérêts soulevées par ses adversaires.

Quelques jours avant la rentrée parlementaire de septembre, M. Péladeau a annoncé qu'il plaçait volontairement son bloc d'actions du conglomérat, actif dans le secteur des médias et des télécommunications, dans un mandat sans droit de regard.

Ses adversaires lui ont reproché d'entraver l'indépendance de ses mandataires avec une interdiction de vendre ses actions, mais cette question est rapidement disparue des débats politiques de l'automne, dominée par la campagne fédérale que M. Péladeau a faite aux côtés du Bloc québécois.

Le nouveau chef péquiste a également réorganisé son équipe parlementaire en redistribuant les responsabilités au sein de son caucus.

Ses anciens adversaires dans la course à la direction ont obtenu des postes de responsabilités, notamment Bernard Drainville, qui a été nommé leader parlementaire.

Qualifié de geste de «rupture» par certains dans les rangs péquistes, cette décision a été suivie quelques semaines plus tard par la démission du député Stéphane Bédard. M. Bédard, qui avait agi à titre de chef intérimaire durant la course, était un candidat pressenti pour reprendre son rôle de leader parlementaire, qu'il a occupé depuis 2007, même quand le PQ a formé le gouvernement.

Ces changements à l'aile parlementaire ont été accompagnés d'une vague de départs de membres du personnel de cabinets péquistes, ce qui a forcé M. Péladeau à s'expliquer sur le rôle de son chef de cabinet, Pierre Duchesne, dans ce remue-ménage.

«C'est certain qu'il y a des changements, mais c'est normal qu'il y ait des changements à l'intérieur d'une organisation, a-t-il dit. Il y a un nouveau chef et il y a une nouvelle organisation.»

Revenant sur le sujet en concluant les travaux parlementaires, début décembre, le chef péquiste a affirmé qu'il y avait place aux débats au sein de son aile parlementaire.

«Des tensions, il y en a toujours, il y en aura toujours, et puis ça fait partie de la vie», a-t-il dit.

Quelques minutes plus tôt, l'ajournement des fêtes avait donné l'occasion à M. Péladeau de poursuivre sa mutation de son rôle de magnat des médias à celui d'homme politique.

Après avoir été qualifié de «spécialiste du lock-out» par les libéraux, en référence à son bilan de relations de travail chez Québecor, le chef péquiste a voté en faveur d'un projet de loi qui met fin à un lock-out amorcé il y a trois ans dans le secteur automobile au Saguenay.

La prochaine année devrait ramener le rôle d'actionnaire de M. Péladeau dans l'actualité, après le dépôt d'un rapport de chercheurs de l'Université Laval qui aborde notamment les questions soulevées par sa situation, et la reprise probable des travaux sur le code d'éthique des députés.

Le Parti québécois amorcera aussi au cours des prochains mois les travaux préparatoires en vue de son congrès qui doit se tenir en 2017, pour préparer la prochaine élection générale.

Sur le front de la souveraineté, la création d'un Institut de recherches appliquées est également attendue. Ce nouvel organisme doit fournir aux péquistes des arguments pour convaincre les électeurs d'adhérer au projet souverainiste.

Les prochains mois permettront aussi de savoir dans quelle mesure l'arrivée d'un nouveau gouvernement libéral à Ottawa pourrait modifier l'échiquier politique québécois d'une manière qui fournirait au PQ de nouvelles munitions.

Devant le gouvernement de M. Couillard qui franchira le cap de la mi-mandat l'été prochain, M. Péladeau devra compléter rapidement son apprentissage afin de convaincre plus d'électeurs que son parti offre une alternative crédible pour le scrutin de 2018.

Le Front commun syndical livre les détails de l'entente de principe

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Mise à jour le dimanche 20 décembre 2015 à 17 h 10 HNE

Le Front commun du secteur public a confirmé le contenu de l'entente de principe conclue avec le gouvernement du Québec cette semaine. Les augmentations salariales avoisineront bien les 9 % à 10 % sur cinq ans et l'âge minimal de la retraite est fixé à 61 ans.
Les présidents de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), Lucie Martineau, et de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Daniel Boyer, ont présenté les détails de l'entente, dont certains éléments avaient été divulgués dans les médias ces derniers jours.
L'entente de principe comprend le versement d'un montant forfaitaire d'environ 500 $ cette année (soit environ 1 %). Pour l'an prochain, l'augmentation de salaire est de 1,5 %, de 1,75 % en 2017 et de 2 % en 2018.
Pour la dernière année de la convention collective, en 2019, le gouvernement doit verser un autre montant forfaitaire, qui tourne autour de 250 $ (soit environ 0,5 %), auquel il faut ajouter la relativité salariale, estimée à environ 2 % (mais qui s'appliquera inégalement aux employés).
Par exemple, les préposés aux bénéficiaires obtiendront des augmentations de 2,5 % en 2019, et les travailleuses sociales également. De leur côté, les techniciennes en service de garde obtiendront plutôt 4,8 % d'augmentation.
Les augmentations de salaire des syndiqués seront donc en moyenne de 9,1% sur cinq ans, et iront jusqu'à 10,25 %. 
Le gouvernement proposait initialement des augmentations de 3 % sur cinq ans.
« Pour nous, c'est clair qu'on a atteint l'objectif d'éviter encore plus l'appauvrissement des travailleurs. Et au final de l'exercice, considérant l'inflation, qui n'est pas particulièrement très élevée en terme de prévision, on devrait même être en mesure d'effectuer un certain rattrapage salarial. »— Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Pour ce qui est de l'âge de la retraite, il passera de 60 à 61 ans en 2019. Toutefois, dans les premières années qui suivront la mise en application de cette nouvelle règle, les employés de 60 ans qui auront 30 ans de service pourront prendre leur retraite sans pénalité. Par ailleurs, la pénalité actuarielle, qui est de 4 % depuis 1998, passera à 6 % à partir de 2020.
L'entente est intervenue à l'issue d'un long blitz de négociations entre les syndicats et le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.
Les chiffres de l'entente salarialeLes chiffres de l'entente salariale  Photo :  ICI Radio-Canada
Une mobilisation efficace
Selon les chefs syndicaux, il n'y a pas de doute que la mobilisation « historique » des employés de la fonction publique et le soutien de la population à leurs revendications a permis le changement de ton du gouvernement, qui a abandonné une grande partie de ses demandes.
« La mobilisation a fait en sorte que le gouvernement et le Conseil du trésor ont été obligés de bouger. C'est clair que le gouvernement Couillard a dû se rendre à l'évidence qu'il fallait arriver à un règlement négocié et mettre sur la table des éléments de négociation qui allaient satisfaire les travailleurs. »— Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Et malgré le règlement de la convention collective, ils affirment qu'ils continueront la lutte contre l'austérité.
« On l'a mentionné à plusieurs reprises. Il y a des coupes dans les services publics, autant en santé, autant en éducation, autant dans la fonction publique, et on va continuer à se battre pour qu'il n'y ait pas de coupes », a lancé le président de la Fédération des travailleurs et travailleurs du Québec (FTQ), Daniel Boyer.
« C'est tous ensemble qu'on va faire comprendre au gouvernement que le chemin qu'il a pris depuis qu'il a été élu ce n'est pas le nôtre, ce n'est pas celui qu'on souhaite, et on pense que ce n'est pas celui que la société québécoise souhaite non plus. »— Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs et travailleurs du Québec (FTQ)
Vendredi, les délégués de la CSQ, réunis à Montréal, ont accepté à la majorité l'entente de principe et la recommanderont à leurs membres.
Le comité exécutif du Syndicat québécois des employées et des employés de service (FTQ) a annoncé qu'il ferait la même recommandation à ses membres.
Les assemblées générales des syndiqués se tiendront après les Fêtes.
Quelque 150 000 syndiqués toujours sans contrat de travail
Si les 400 000 syndiqués membres du front commun ont réussi à s'entendre avec Québec, d'autres syndicats représentant quelque 150 000 travailleurs poursuivent leur négociation avec le gouvernement, dont la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et la Fédération autonome de l'enseignement (FAE).
La FIQ, qui représente les infirmières, a déjà conclu une entente à la table sectorielle sur les conditions de travail, mais il reste encore les questions litigieuses des salaires et de la retraite.

Cinq Canadiens et deux Montréalais happés par une voiture à Las Vegas

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Publié par (Québec) La Presse Canadienne le lundi 21 décembre 2015 à 04h47. Modifié par Charles Payette à 07h15.
Cinq Canadiens et deux Montréalais happés par une voiture à Las Vegas
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QUÉBEC - 37 personnes ont été transportées à l'hôpital, une a perdu la vie et six autres étaient dans un état critique après qu'une voiture eut percuté des piétons sur un trottoir, dimanche soir, sur la «Strip» de Las Vegas, au Nevada.

Au moins cinq Canadiens et deux Montréalais compteraient parmi les personnes qui ont été happées.
Écoutez le reportage :
 
 
 
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En entrevue à La Presse Canadienne, la porte-parole du University Medical Center de Las Vegas Danita Cohen a confirmé qu'au moins cinq Canadiens et deux Montréalais étaient à l'urgence pour des blessures.
On cherche des traducteurs
L'un d'entre eux était dans un état critique. Mme Cohen aurait indiqué à l'Associated Press que l'hôpital était à la recherche de traducteurs pour aider des patients de Montréal.

Plus tôt, le lieutenant Peter Boffelli a rapporté que le véhicule circulait en direction nord sur le boulevard Las Vegas près de Bellagio Way au moment où le véhicule a grimpé sur le trottoir en face du Paris Hotel & Casino allant frapper les piétons.

En tout, 37 personnes ont été transportées à l'hôpital. Une personne a succombé à ses blessures, six autres étaient dans un état critique, 26 souffraient de blessures, tandis que quatre autres avaient déjà reçus leur congé de l'hôpital.

«C'est une énorme tragédie qui est survenue sur notre Strip» a dit M. Boffelli.

Vidéos de caméras de surveillance
En fin de soirée, les policiers demandaient l'aide des témoins de l'accident pour recueillir davantage d'informations. Les autorités analysaient les vidéos des caméras de surveillance de l'hôtel.

«Nous savons que ce ne fut pas un acte de terrorisme», a dit Brett Zimmerman de la police de Las Vegas. «Nous allons passer au peigne fin ces images pour avoir une idée de ce qui est arrivé. En ce moment, nous étudions un possible geste intentionnel».

La conductrice de la voiture n'a pas subi de blessure. Elle demeurait en détention à la prison du comté de Clark, a indiqué la police. Un enfant âgé de trois ans était dans le véhicule avec elle. «Il n'a pas été blessé», a ajouté M. Zimmerman.

Le lieutenant Dan McGrath a déclaré que le véhicule de marque Oldsmobile datant de 1996 n'était pas enregistré dans le Nevada et que le propriétaire avait récemment déménagé dans la région.

Après l'accident, le véhicule a continué sa route vers l'est sur Flamingo Road avant d'être retracé dans un hôtel, a expliqué M. McGrath.

Après avoir été arrêtée, la conductrice devait être interrogée par les policiers après avoir subi un test pour évaluer si elle avait les facultés affaiblies par l'alcool ou d'autres substances.

Le concours de Miss Univers se déroulait au même moment non loin du site de l'accident au Planet Hollywood Resort & Casino de Las Vegas.

Attentats de Paris: 5 personnes arrêtées en Belgique, dont deux frères

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Publié par Associated Press le lundi 21 décembre 2015 à 07h59. Modifié par Charles Payette à 08h33.
Attentats de Paris: 5 personnes arrêtées en Belgique, dont deux frères
BRUXELLES - Cinq personnes, dont deux frères, ont été arrêtées en Belgique en lien avec les attentats terroristes de Paris.
Le bureau du procureur fédéral a dit que deux personnes ont été épinglées lundi lors d'une perquisition dans le quartier bruxellois de Laeken.

Les deux frères ont été arrêtés dimanche soir lors d'une autre perquisition menée à Bruxelles sur ordre d'un juge antiterrorisme. Un de leurs amis a aussi été interpelé.

Le bureau du procureur a révélé que les perquisitions ont été lancées après une analyse des registres des appels téléphoniques.

Ni armes, ni explosifs, n'ont été retrouvés lors des perquisitions, et les individus n'ont pas été identifiés.

Le juge d'enquête déterminera si les cinq hommes doivent demeurer en détention.

Les attentats de Paris, qui ont fait 130 morts le 13 novembre, ont été revendiqués par le groupe armé État islamique.