vendredi, décembre 04, 2015

Reconnaissance officielle des partis à Ottawa : le Bloc québécois croise les doigts

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Catherine Lévesque Headshot

Publication: 
COMMONS OTTAWA

Le Bloc québécois saura dans les prochains jours si ses dix députés auront droit aux mêmes privilèges que les autres partis d’opposition.
Le Bloc a fait parvenir une lettre au nouveau président de la Chambre des communes, Geoff Regan, ainsi qu’à chaque chef et leader parlementaire des autres partis afin d’expliquer pourquoi son caucus devrait bénéficier du statut officiel.
Mais ce sera au Bureau de régie interne à décider s’il pourra faire une exception ou encore changer les critères pour les bloquistes. Une décision pourrait être prise dès la semaine prochaine, croit le parti.
Il a été établi en 1963 – alors qu’il y avait 265 députés à Ottawa - qu’un parti doit compter au moins 12 députés pour être reconnu. Cette règle est toujours en vigueur, même si on compte maintenant 338 députés en Chambre.
En comparaison, les partis à l’Assemblée nationale à Québec doivent compter au moins 12 députés ou avoir récolté 20% du vote aux dernières élections générales pour avoir le statut de parti.
Les trois élus de Québec solidaire, par exemple, n’auraient pas les mêmes droits que les autres partis d’opposition selon le règlement, mais certaines ententes ont été conclues pour les budgets et les temps de parole au Salon bleu.
Avec ses dix élus et près de 20% des votes au Québec, le Bloc québécois espère que le premier ministre Justin Trudeau fera preuve d’ouverture à son endroit.
« Si M. Trudeau fait preuve de cette ouverture-là, il nous promet entre autres d’être mieux connus, d’avoir des budgets et des droits de parole pour défendre les intérêts du Québec. On va être bien heureux de ça », a expliqué le chef intérimaire Rhéal Fortin.
« Ce qui m’encourage, c’est que M. Trudeau a dit à plusieurs reprises qu’il ne voulait pas être un premier ministre qui ambitionne avec le pouvoir exécutif », mentionne Luc Thériault, député bloquiste dans Montcalm.
« Ça n’a rien à voir avec le fait qu’on soit séparatistes, qu’on soit bouddhistes ou bien qu’on soit écologistes. Il est normal qu’on puisse avoir les mêmes droits que tous les parlementaires pour faire valoir leur voix à l’Assemblée législative », estime le député.
Le Bloc québécois a d’ailleurs été invité par le premier ministre à la Conférence de Paris qui a lieu jusqu’au 12 décembre. Le chef Rhéal Fortin y était dans les derniers jours, puis la whip du parti, Monique Pauzé, a pris le relais mercredi.

L'Allemagne rejoint les opérations militaires contre l'EI en Syrie

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Publié le 04 décembre 2015 à 08h36 | Mis à jour à 08h36
Berlin a prévu notamment de participer avec six... (PHOTO AFP/DPA)
PHOTO AFP/DPA
Berlin a prévu notamment de participer avec six avions Tornado à des missions de reconnaissance en Syrie.

ANTOINE LAMBROSCHINI
Agence France-Presse
BERLIN
Les députés allemands ont autorisé vendredi, en soutien à la France après les attentats de Paris, le déploiement de jusqu'à 1200 soldats et une demi-douzaine d'avions pour participer aux opérations militaires internationales contre l'organisation État islamique (EI).
Le Bundestag, la chambre basse du Parlement, a approuvé sans surprise par 445 voix pour (146 contre et sept abstentions) le plan du gouvernement d'Angela Merkel qui dispose d'une très large majorité réunissant chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates.
Le projet d'engagement militaire prévoit le déploiement d'au maximum 1200 soldats en 2016, ce qui en ferait la plus grosse mission de la Bundeswehr à l'étranger. Berlin a prévu notamment de participer avec six avions Tornado à des missions de reconnaissance en Syrie depuis la Turquie et d'engager une frégate au côté du porte-avions français Charles-de-Gaulle.
La date du début de la mission n'a pas été précisée.
L'armée allemande ne procèdera à aucun bombardement, contrairement à la France ou aux États-Unis, et depuis jeudi la Grande-Bretagne qui a mené ses premières frappes en Syrie une heure après un vote du Parlement en ce sens.
Les opérations occidentales ne sont cependant pas concertées avec la Russie accusée de ne pas viser que l'EI, mais aussi les rebelles syriens non djihadistes pour sauver le régime de Bachar al-Assad, son allié.
La ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen s'est félicitée du vote tout en notant que cette mission serait «dangereuse et dure» et que la coalition anti-EI devait se préparer à un combat de «longue haleine».
De son côté, le secrétaire d'État français aux Affaires européennes Harlem Désir a salué «le vote large du Bundestag» et «la solidarité exceptionnelle de l'Allemagne avec la France».
«À la vitesse du Tornado»
La décision allemande, annoncée il y a une semaine en réponse à une demande française après les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts, a passé en un temps record les étapes nécessaires à sa mise en oeuvre, au grand dam de l'opposition.
«En trois jours, nous devons décider si l'Allemagne entre à nouveau en guerre et nous ne pouvons pas décider d'entrer en guerre à la vitesse du Tornado», martelait vendredi la députée du parti de gauche radicale Die Linke, Petra Sitte. Le Vert Anton Hofreiter a lui dénoncé «l'absence de stratégie mûrie» des Occidentaux au-delà des bombardements.
Du côté du gouvernement, pourtant hésitant sur les frappes en Syrie jusqu'aux attentats de Paris, on insiste désormais sur la légalité de la mission et la nécessité pour le régime d'Assad et ses opposants de combattre ensemble les djihadistes.
«On a besoin d'hommes qui ont un intérêt vital pour reprendre le contrôle de leur patrie», a relevé Mme von der Leyen, appelant «les différentes parties en conflit à déposer les armes entre elles pour combattre EI ensemble de manière soudée».
Dans la foulée des attentats de Paris, la France avait appelé ses partenaires européens à participer aux opérations contre l'EI, tout en ajoutant que le régime d'Assad n'avait pas d'avenir, mais qu'il devait faire plus contre les djihadistes.
De nombreux pays se montrent hésitants à s'engager dans cette bataille, à l'instar des Pays-Bas qui assurent vouloir d'abord examiner «tous les aspects politiques et militaires».
«Transition politique»
Si les Occidentaux excluent de déployer en nombre des troupes au sol, Washington compte envoyer des forces spéciales - une centaine d'hommes - en Irak et en Syrie.
Mais des voix s'élèvent pour que les pays arabes et les troupes syriennes engagent leurs forces contre l'EI : «Tout le monde sait que si on ne peut pas trouver de troupes au sol prêtes à s'opposer à DAECH (acronyme arabe de l'EI), ce conflit ne pourra pas être gagné complètement avec les seules frappes aériennes», a déclaré le secrétaire d'État américain John Kerry.
Dès lors, les Occidentaux assurent tout faire pour un accord pour une transition politique en Syrie afin que «l'armée syrienne, ensemble avec l'opposition (...) les États-Unis, ensemble avec la Russie et d'autres (aillent) combattre DACEH», a souligné M. Kerry jeudi.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé une prochaine réunion internationale à New York à une date indéterminée pour trouver une issue politique au conflit. Des opposants syriens doivent eux se réunir en Arabie saoudite la semaine prochaine

Jacques Demers quitte les conservateurs

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Publié par 98,5 fm pour 98,5 fm le jeudi 03 décembre 2015 à 13h51. Modifié par 98,5 Sports à 18h44.
Jacques Demers quitte les conservateurs
Jacques Demers/PC
(98,5 fm) - Le Sénateur Jacques Demers a remis sa démission au caucus conservateur. L'homme de 71 ans siégera dorénavant comme indépendant.
On en parle en ondes :
Écouter
Mis en ligne le jeudi 03 décembre 2015 dans Montréal maintenant avec Paul Houde
Au micro de Benoît Dutrizac, l'ancien entraîneur de hockey a expliqué avoir trouvé lourd le poids des erreurs de certains de ses collègues dans l'affaire des dépenses du Sénat.

Il a expliqué que des citoyens l'ont parfois apostrophé pour lui parler des exagérations de certains et qu'il n'a pas toujours trouvé ça facile. Le sénateur dit ne pas avoir l'intention de rallier les libéraux, il est cependant d'avis qu'il faut donner une chance au nouveau premier ministre Justin Trudeau.
Jacques Demers, dernier entraîneur du Canadien à avoir remporté la coupe Stanley, avait été nommé sénateur par Stephen Harper en 2009.
En point de presse, M. Demers a confié avoir souffert de voir la réputation de la chambre haute en prendre pour son rhume, dans la foulée du scandale des dépenses. Des blagues entendues tantôt sur le terrain de golf tantôt au restaurant lui sont restées sur le coeur.
« Je me suis dit que je ne me suis pas embarqué dans ça pour être vu comme quelqu'un qui n'est pas respecté », a-t-il soutenu.

Les abus de certains de ses collègues avaient commencé à le tracasser il y a plus de deux ans. Quand les dépenses de Mike Duffy, Pamela Wallin et Patrick Brazeau avaient été dévoilées au grand jour, M. Demers avait confié « être en réflexion » quant à son avenir politique. Il avait finalement choisi de demeurer en poste, par loyauté envers Stephen Harper, qui l'avait nommé.
À l'écart

Cette fois, la goutte qui a fait déborder le vase, c'est qu'on l'ait tenu à l'écart de la campagne électorale conservatrice cet été. Il avait pourtant mis la main à la pâte pour donner un coup de pouce à des candidats conservateurs en 2011.

« Là, soudainement, on n'a plus besoin de moi? Ça, ça m'a affecté. Parce qu'on vient de me dire: "tu fais partie de l'équipe pour la première élection, mais là, durant la deuxième élection, tu ne fais plus partie de l'équipe" », s'est-il désolé.

En raison de la mauvaise presse du Sénat, les organisateurs conservateurs n'ont pas confié de grand rôle aux sénateurs du Québec.

« On me dit, soudainement: "on ne veut plus te voir la face là parce qu'on n'a plus besoin de toi". Bien, ok », a illustré le sénateur.

Le sénateur conservateur Jean-Guy Dagenais confirme que les sénateurs n'avaient pas été invités au lancement de la campagne dans la circonscription de Mont-Royal. Cela l'a déçu, mais pas offusqué outre mesure.

« On nous avait demandé d'être plus discrets. Ceci étant dit, ça ne m'a pas du tout empêché d'aller appuyer des candidats de la région de Montréal », a insisté M. Dagenais.

M. Dagenais, tout comme un autre de ses collègues, Claude Carignan, respecte toutefois la décision de M. Demers de siéger à titre d'indépendant.

« Je suis très content qu'il va continuer à demeurer au Sénat (...). Il semblait avoir plus de difficulté à travailler à l'intérieur d'un parti », a dit M. Dagenais.

Après sa carrière d'entraîneur, a poursuivi sa carrière comme commentateur sportif, avant d'être nommé au Sénat en 2009. Sa nomination en avait surpris plus d'un, dont le principal intéressé, de son propre aveu. Il avait révélé quelques années plus tôt son analphabétisme fonctionnel qu'il avait caché tout au long de sa carrière d'entraîneur.

M. Demers estime que sa position d'indépendant lui permettra de faire davantage avancer les dossiers qui lui tiennent à coeur, notamment l'aide à l'alphabétisation.
(Avec La Presse canadienne)

Nouvelles hausses d'au moins 200 millions pour les médecins

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Publié le 04 décembre 2015 à 07h09 | Mis à jour à 07h09
Un accord conclu entre le gouvernement Couillard et... (PHOTO LA PRESSE)
PHOTO LA PRESSE

Un accord conclu entre le gouvernement Couillard et les fédérations des spécialistes et des omnipraticiens prévoit que les médecins recevront « minimalement » les augmentations salariales qui seront versées au personnel des secteurs public et parapublic à compter de cette année au terme des négociations.

Tommy Chouinard
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) Après avoir encaissé 400 millions de plus que prévu, les médecins sont assurés de toucher un minimum de 200 millions au cours des prochaines années en surplus des hausses salariales que le gouvernement leur a déjà consenties.
Un accord conclu entre le gouvernement Couillard et les fédérations des spécialistes et des omnipraticiens prévoit en effet que les médecins recevront « minimalement » les augmentations salariales qui seront versées au personnel des secteurs public et parapublic à compter de cette année au terme des négociations.
L'existence de cette mesure, communément appelée « clause remorque », a été confirmée par le bureau de la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc. Le gouvernement Couillard et les fédérations ont inclus cette clause dans le protocole visant à étaler jusqu'en 2021 une partie des hausses salariales consenties par le gouvernement Charest, initialement prévues pour la période 2010-2015. Ce protocole a été conclu l'an dernier, mais il n'a pas été rendu public.
« Les protocoles d'accord portant sur l'étalement » prévoient que « le renouvellement des ententes pour la période débutant le 1eravril 2015 se fera de façon à accorder minimalement aux médecins omnipraticiens et spécialistes les augmentations salariales qui seront consenties au personnel des secteurs public et parapublic », signale la vérificatrice générale dans son rapport.
Québec et les syndicats sont toujours en négociation au sujet des hausses salariales qui seront versées aux employés de l'État pour les prochaines années. Pour le moment, l'offre du gouvernement Couillard prévoit des augmentations de 3 % en cinq ans - si l'on exclut la relativité salariale, qui ne pourrait s'appliquer aux médecins de toute façon. Ainsi, au minimum, les médecins toucheront 200 millions supplémentaires au cours des prochaines années. C'est ce que vaut une hausse de 3 % dans leur cas. 
Les 200 millions sont un plancher pour deux raisons. D'abord, parce qu'il est acquis que l'offre salariale du gouvernement sera bonifiée. Le premier ministre Philippe Couillard a lui-même confirmé qu'il dispose d'une marge de manoeuvre. « Il est clair qu'un jour on atteint la limite financière du gouvernement du Québec. Cette limite dans ma tête est claire et précise, mais on n'y est pas encore. Il y a encore un peu de place pour faire du progrès », disait-il mercredi.
Ensuite, parce que Québec doit conclure avec les médecins de nouvelles ententes sur leur rémunération puisque les précédentes sont échues depuis le 31 mars. Les fédérations ont au minimum 200 millions en poche avant même d'avoir commencé à négocier. Elles chercheront évidemment à obtenir des hausses supérieures à celles obtenues par le secteur public. Et cela est possible même si les médecins, jusqu'en 2021, donc durant la même période que couvriraient les prochaines ententes, recevront des hausses salariales découlant de l'étalement mentionné plus tôt.
Lors d'un entretien avec La Presse, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a reconnu l'impact de la « clause remorque » sur les finances publiques. Il entend faire en sorte que les fédérations ne lui arrachent pas des hausses supérieures au cours des négociations à venir. 
« Les médecins disent : on a la base du secteur public, et on va négocier pour avoir au-dessus de ça pour les prochaines années. Moi, je peux vous dire que je ne vois aucune justification à aller au-dessus de la base. »
Entre 2010 et 2015, la rémunération des médecins a bondi de 42 % ; les ententes prévoyaient un rattrapage par rapport à leurs collègues du reste du Canada. De leur côté, les employés des secteurs public et parapublic ont touché des augmentations totalisant 7,5 % au cours de la même période.
Le président de la CSN, Jacques Létourneau, juge que « la situation actuelle est indécente ». « D'un côté, le gouvernement dit qu'il faut contrôler la rémunération parce que les finances publiques sont précaires. Mais de l'autre, on comprend que la logique de l'austérité ne s'applique pas de la même façon pour certains. Les médecins ont eu des augmentations importantes et vont avoir exactement les mêmes augmentations qu'on va négocier ! Et à ce que je sache, ce n'est pas eux autres qui sont dans la rue actuellement pour revendiquer », a-t-il affirmé.

6,7
milliards
Rémunération des 20 000 médecins omnipraticiens et spécialistes en 2014-2015, selon la Régie de l'assurance maladie du Québec

Indemnités abolies pour les députés québécois qui démissionnent précocement

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Mise à jour le jeudi 3 décembre 2015 à 17 h 21 HNE  La Presse Canadienne
Le premier ministre Philippe Couillard à l'Assemblée nationale du Québec
Le premier ministre Philippe Couillard à l'Assemblée nationale du Québec  Photo :  PC/Jacques Boissinot

L'idée de démissionner en cours de mandat paraît moins alléchante pour les députés québécois depuis jeudi, avec l'adoption du projet de loi 78.
La loi 78 prévoit que les députés de l'Assemblée nationale n'auront désormais plus droit à une généreuse allocation de transition s'ils quittent leurs fonctions avant l'échéance d'octobre 2018, à moins d'invoquer de graves problèmes de santé, pour eux-mêmes ou leurs proches.
La loi, très attendue, a été adoptée à l'unanimité.
L'indemnité de transition maintenue dans certains cas
Cependant, les députés qui seront candidats à la prochaine élection générale, sans être réélus, auront le droit de toucher la controversée indemnité de transition.
Ceux qui termineront leur mandat, mais choisiront de ne pas se présenter aux prochaines élections y auront également droit.
Si la situation d'un député démissionnaire change en cours de route, il pourrait aussi perdre son indemnité. Par exemple, s'il a démissionné pour s'occuper d'un proche gravement malade et qu'il trouve un emploi après le décès de ce dernier.
Depuis la dernière élection générale, donc en l'espace de seulement 18 mois, 9 députés ont choisi de quitter l'Assemblée nationale, ayant droit aussitôt d'encaisser une généreuse indemnité pouvant aller jusqu'à plus de 150 000 $.
Certains l'ont réclamée, d'autres y ont renoncé.
Une allocation qui alimentait le débat
Vue par certains comme un privilège éhonté, par d'autres comme faisant partie de la rémunération des députés, cette allocation de transition était de plus en plus contestée dans les milieux politiques.
Au total, depuis le début du mandat, quatre députés libéraux ont démissionné (Yves Bolduc, Marguerite Blais, Gilles Ouimet et Robert Dutil), trois péquistes (Stéphane Bédard, Élaine Zakaïb et Marjolain Dufour) et deux caquistes (Christian Dubé et Gérard Deltell).
Un seul a invoqué des raisons de santé, Marjolain Dufour. Les autres ont justifié leur départ anticipé par des motifs personnels ou professionnels.
Six ont choisi d'encaisser leur indemnité, dont l'importance varie selon la durée de leur carrière à l'Assemblée nationale : MM. Bolduc (150 000 $), Dutil (150 000 $), Bédard (151 000 $), Dufour (117 000 $) et Ouimet (56 000 $), et Mme Blais (150 000 $).
Des démissions à 5 millions de dollars
Chaque démission entraîne la tenue d'une élection complémentaire, occasionnant des coûts allant de 500 000 $ à 600 000 $. En plus des indemnités à verser, ces neuf démissions ont donc coûté aux contribuables plus de 5 millions de dollars.
Désormais, les députés qui décideront de quitter leurs fonctions en cours de mandat devront se soumettre au jugement du commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale, qui devra décider si le motif invoqué justifie de verser la somme.
Cette allocation ne sera donnée qu'en cas de raisons familiales sérieuses ou de problème de santé important affectant un membre de la famille immédiate ou le député lui-même, indique la loi 78.
La question de la rémunération globale des députés (salaire, régime de retraite, allocations et conditions de travail) sera débattue dans le cadre d'un autre projet de loi, le projet de loi 79, qui fait suite au rapport produit sur le sujet par la juge à la retraite Claire L'heureux-Dubé.
Le gouvernement Couillard avait accepté, plus tôt cet automne, de traiter la question des allocations de transition et la rémunération globale des élus dans deux projets de loi distincts.
Contrairement à la hausse de la rémunération des députés, l'abolition des allocations de transition faisait consensus parmi les élus.

Le Québec prêt à recevoir ses premiers réfugiés dans les prochains jours

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 Mise à jour le jeudi 3 décembre 2015 à 21 h 34 HNE  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Les ministres provincial et fédéral de l'Immigration Kathleen Weil et John McCallum à l'issue de leur rencontre avec les organismes œuvrant auprès de réfugiés le 3 décembre 2015 à Montréal
Les ministres provincial et fédéral de l'Immigration Kathleen Weil et John McCallum
 à l'issue de leur rencontre avec les organismes œuvrant auprès de réfugiés
 le 3 décembre 2015 à Montréal.
  Photo :  PC/Graham Hughes

Les premiers réfugiés syriens à entrer au Canada sont attendus aux environs du 10 décembre, et le Québec semble fin prêt à les accueillir, selon les ministres fédéral et provincial de l'Immigration, John McCallum et Kathleen Weil.
Les deux ministres tenaient jeudi une rencontre à Montréal avec les représentants d'organismes œuvrant auprès de réfugiés.
M. McCallum est impressionné par le niveau de préparation dans la province.
« Je crois que le reste du pays a beaucoup à apprendre de l'expérience québécoise. »— John McCallum, ministre fédéral de l'Immigration

Ottawa insiste sur l'engouement des réfugiés pour le Canada
Le ministre fédéral s'est par ailleurs inscrit en faux contre les chiffres rendus publics par son propre ministère selon lesquels à peine 6 % des réfugiés souhaitaient venir au Canada.
L'idée qu'il n'y a pas beaucoup de réfugiés qui veulent venir au Canada « est folle » (crazy) a déclaré le ministre en anglais.
À peine revenu d'un séjour dans les camps de réfugiés en Jordanie, M. McCallum a assuré y avoir constaté « un enthousiasme énorme pour venir au Canada ».
Il impute les données de son ministère à un manque de communication et à une diffusion fautive de renseignements sur la possibilité d'être reçu au pays.
Le ministre McCallum a ensuite insisté sur le fait que cet accueil n'était pas un projet du gouvernement, mais bien un projet de société. Il a ainsi invité le secteur privé à suivre les entreprises ayant déjà promis une aide généreuse à l'accueil.
Pas de demande de fonds additionnels pour le Québec
Contrairement aux propos qu'elle avait tenus plus tôt en novembre, Mme Weil a par ailleurs estimé que l'arrivée d'un nombre plus élevé de réfugiés syriens dans la province n'exigerait pas de demandes de fonds additionnels auprès du gouvernement fédéral.
Elle a précisé que le report du délai permettait au Québec de suivre le plan qu'il s'était initialement fixé : accueillir 3650 réfugiés en 2015 et 3650 autres en 2016. 
Jusqu'ici, 1000 réfugiés syriens ont été accueillis au Québec depuis janvier dernier et 2650 autres doivent l'être d'ici le 31 décembre.
La priorité ultime demeure le logement. Les organismes du Québec sont à pied d'œuvre pour résoudre cette problématique à temps pour l'arrivée des premiers contingents.

Les parents et le personnel dirigeront les commissions scolaires

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Mise à jour le jeudi 3 décembre 2015 à 19 h 27 HNE

Exclusif - Après des mois de réflexion et de consultation, le ministre de l'Éducation du Québec, François Blais, déposera vendredi à l'Assemblée nationale un projet de loi pour abolir les élections scolaires et réformer la gouvernance des commissions scolaires.
Un texte de Sébastien BovetTwitterCourriel
Selon les informations obtenues par Radio-Canada, les taxes scolaires seront maintenues, mais les conseils des commissaires seront remplacés par des conseils scolaires. La nouvelle structure sera composée de parents, de membres du personnel des écoles et de membres de la communauté.
Les parents et les enseignants seront donc au coeur des décisions des commissions scolaires. Il n'est plus question de fusion, puisque les 72 commissions scolaires survivront. Elles garderont leurs responsabilités d'organisation des services et du transport scolaire, par exemple, mais devraient perdre une partie de leur pouvoir décisionnel au profit des écoles. De plus, elles seront fortement incitées à regrouper des services pour économiser.
Pour respecter son obligation constitutionnelle à l'égard des anglophones, le ministre Blais proposera que les parents des commissions scolaires décident s'ils veulent élire ou non les membres de la communauté au sein des nouveaux conseils scolaires. Les parents de chaque commission scolaire seraient consultés pour savoir s'ils désirent des élections. Les parents des commissions scolaires francophones pourront aussi exercer ce droit.
En matinée jeudi, le premier ministre Couillard avait déjà donné un aperçu des intentions de son gouvernement. « On sait bien que c'est un sujet délicat, mais c'est un sujet également dans lequel il faut reconnaître, d'une part, que le système d'éducation au Québec a de grandes qualités, donc il ne faut pas reculer là-dessus, mais il faut aller plus loin, notamment en ce qui a trait à une plus grande autonomie pour l'école, plus de place pour les parents, pour les enseignants et je crois qu'on est dans cette direction-là. »
Le gouvernement avait clairement énoncé son intention d'abolir les élections scolaires. Dans les commissions scolaires francophones, à peine 5 % des électeurs avaient exercé leur droit de vote en 2014. Ils étaient autour de 17 % dans les commissions scolaires anglophones. Les élections scolaires coûtent environ 20 millions de dollars.
Les partis d'opposition ont dénoncé le dépôt du projet de loi au dernier jour de la session d'automne. Ils estiment que le débat sur cette délicate question sera repoussé en raison du congé des Fêtes. Le gouvernement réplique qu'il donnera tout le temps nécessaire pour aller au fond des choses au début de l'année prochaine.

Jouer à la roulette américaine

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Mise à jour le jeudi 3 décembre 2015 à 13 h 41 HNE
La fusillade survenue à San Bernardino rappelle à quel point les risques d'être victime de pareil événement sont élevés aux États-Unis.
La fusillade survenue à San Bernardino rappelle à quel point les risques d'être victime
 de pareil événement sont élevés aux États-Unis.

Photo :  Chris Carlson

J'habite aux États-Unis et j'ai peur. Pour moi et ma petite famille. Pour mes amis, aussi. Je n'ai pas peur tous les jours. Mais parfois. Ces tueries trop fréquentes rappellent qu'il est si facile d'être au mauvais endroit au mauvais moment. Combien le hasard peut nous placer dans la trajectoire d'une balle.
Un texte de Yanik Dumont Baron TwitterCourriel correspondant à Washington 
Habiter aux États-Unis, c'est jouer à une version modifiée de la roulette russe. Appelons ça la roulette américaine. Un sombre « jeu » dans lequel les probabilités de mourir sont élevées. Bien plus élevées qu'ailleurs. Des fusillades, il y en a beaucoup dans les écoles. Mais aussi dans les cinémas, les églises, des cafés, des restaurants, des centres commerciaux, dans la rue. Bref, ça peut arriver n'importe où. Et n'importe quand.
Bien sûr, les probabilités d'être blessé ou, pire, tué demeurent faibles. Mais le risque est tout de même bien plus grand aux États-Unis qu'au Canada, en France ou à peu près partout ailleurs sur la planète.
Des chiffres effarants
Vous connaissez sûrement ces statistiques. Une fusillade (au moins quatre blessés ou morts) chaque jour.
Les armes à feu ont fait plus de victimes (y compris les suicides) que l'ensemble des guerres auxquelles les Américains ont participé. 
Oui, il y a des tueries dans d'autres pays. Mais aux États-Unis, c'est la fréquence qui est troublante. La plupart de ces fusillades, presque personne n'en parle. Tiens, vous saviez qu'il y a eu une autre fusillade (à Savannah, en Georgie) le jour même de celle de San Bernardino?
Ces fusillades sont devenues presque banales. Sauf pour ceux qui sont directement touchés. Et sauf lorsqu'elles font beaucoup de victimes. Et encore. Ce matin, à NPR, un invité disait que San Bernardino n'était pas une « fusillade ordinaire », comme les autres. Comme s'il y avait un modèle à suivre. Un moule.
Le quotidien reprend son cours
Bien des Américains ignorent ces fusillades. Ils ont bien sûr une pensée pour les victimes. Mais, rapidement, le quotidien reprend son cours. Comme si rien ne pouvait changer. Les Américains se détachent du problème. Choisissent d'ignorer les risques d'être, eux aussi, une victime. Ils vivent avec ce risque.
Ceux qui sont touchés par ces tueries ont beau remuer ciel et terre. Rien n'y change. Ou si peu. Même les talents oratoires du président Obama n'y parviennent pas.
« On ne peut pas laisser les professionnels s'attaquer seuls au problème de ces horribles tueries », a-t-il lancé au lendemain de la fusillade de San Bernardino. Il s'adresse au Congrès. Et aux citoyens qui peuvent faire pression sur ces élus.
Comme bien d'autres, le président croit que les motifs d'une tuerie importent peu. Qu'il faut réduire les probabilités qu'il y en ait une prochaine. Peu importe pourquoi on tire dans la foule.
Mais trop d'Américains demeurent détachés. Surtout ceux qui ont le pouvoir d'agir. Après chaque grande tuerie, rien ne se passe. Ceux qui peuvent agir font une prière. Pour les victimes. Et peut-être aussi pour que leurs proches ne soient pas les prochains.

Massacre de San Bernardino : les assaillants étaient armés jusqu'aux dents

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Mise à jour le jeudi 3 décembre 2015 à 20 h 56 HNE
Radio-Canada avec Reuters, Associated Press, CNN et The Los Angeles Times

Les mobiles des auteurs du massacre de San Bernardino, Syed Rizwan Farook et Tashfeen Malik, demeurent inconnus pour le moment, mais ils disposaient d'un véritable arsenal de guerre, a indiqué jeudi la police de la municipalité lors d'un point de presse conjoint avec le FBI, désormais responsable de l'enquête.
Selon le chef de la police de San Bernardino, Jarrod Burguan, les policiers ont retrouvé plus de 6500 balles de fusils d'assaut ou d'armes de poing, ainsi qu'une douzaine d'engins explosifs artisanaux, que ce soit sur les suspects, dans le véhicule utilitaire sport dans lequel ils ont pris la fuite ou dans la maison qu'ils occupaient à Redlands.
Le chef Burguan a également confirmé que trois engins explosifs artisanaux reliés entre eux ont été retrouvés au centre de services sociaux pour déficients intellectuels où les deux individus ont ouvert le feu. Ils auraient pu être activés à distance, mais « il semble que ça n'a pas fonctionné », a-t-il expliqué.
Des centaines d'outils permettant de fabriquer des engins explosifs artisanaux ont aussi été trouvés dans la résidence de Redlands. Ils ont été saisis par la police, tout comme un certain nombre d'appareils électroniques.
Deux cellulaires écrasés ont été retrouvés dans une poubelle près d'une des scènes de crime au cours de la journée, ont indiqué des sources policières. Les policiers auraient également découvert un disque dur qu'on aurait tenté d'altérer.
Les autorités ont rendu publics les noms des 14 victimes de la tuerie. Il s'agit de huit hommes et six femmes, âgés entre 26 et 60ans. Elles étaient toutes originaires du sud de la Californie.
La communauté de San Bernardino se recueille

En soirée, de nombreuses personnes ont participé à une veillée aux chandelles au stade San Manuel. Elle avait été annoncée par le shérif du comté de San Bernardino. Quelque 200 musulmans se sont également recueillis dans une mosquée à une trentaine de kilomètres de San Bernardino pour dénoncer la tuerie commise par le couple d'origine pakistanaise. Les musulmans craignent d'être victimes d'une vague d'hostilités après cette fusillade.
Des citoyens se sont réunis pour une veillée aux chandelles à la mémoire des victimes.Des citoyens se sont réunis pour une veillée aux chandelles à la mémoire des victimes.  
Photo :  AP/Mark J. Terrill
Des voyages à l'étranger qui intéressent le FBI
Également présent au point de presse, le directeur adjoint du FBI au bureau de Los Angeles, David Bowdish, a révélé que Farook avait récemment effectué un « certain nombre » de voyages à l'étranger, dont un au Pakistan, d'où était originaire sa femme.
Le couple est revenu aux États-Unis en juillet 2014. Tashfeen Malik détenait un passeport pakistanais et est entrée au pays grâce à un visa de fiancée.
Selon l'ambassade saoudienne à Washington, Farook a aussi séjourné pendant neuf jours en Arabie saoudite, pendant l'été 2014, information que la police fédérale n'a pas confirmé.
M. Bowdish n'a pas davantage voulu confirmer les informations du réseau CNN selon lesquelles Farook est entré en contact avec plus d'un individu faisant l'objet d'une enquête du FBI en raison de liens avec des organisations terroristes. « Nous travaillons là-dessus », a-t-il déclaré.
L'assistant directeur du FBI, qui a évoqué un « crime haineux », n'a pas voulu spéculer sur les motifs des assaillants. « Ils étaient en mission, mais on ne sait pas pourquoi », a-t-il résumé. Il a fait savoir qu'un certain nombre de preuves étaient envoyées à Washington pour analyse et que l'étude des contacts qu'entretenaient les deux suspects sur les réseaux sociaux serait « extraordinairement importante » pour déterminer les motifs de l'attaque.
Le couple était marié depuis deux ans et avait une petite fille de six mois, selon le beau-frère de Farook, Farhan Khan. La fillette avait été confiée à la mère de Farook en début de journée. Des sources ont affirmé que l'homme s'était radicalisé.
Obama appelle l'Amérique à endiguer les tueries
Le président Barack Obama a parlé du massacre de San Bernardino jeudi, dans une allocution faite depuis la Maison-Blanche.Le président Barack Obama a parlé du massacre de San Bernardino jeudi, 
dans une allocution faite depuis la Maison-Blanche.  Photo :  PC/AP/Evan Vucci
Le président américain a invité les élus américains à renforcer le contrôle des armes à feu et éviter que de telles tueries ne se reproduisent. « À l'heure actuelle, c'est trop facile » pour des personnes violentes d'obtenir des armes, a-t-il déclaré en avant-midi depuis le Bureau ovale de la Maison-Blanche.
Les Américains doivent surmonter l'impression que « nous ne pouvons rien faire » pour empêcher ce genre d'événement, a-t-il ajouté.
Le président a assuré que les autorités demeuraient « vigilantes » et a invité ses concitoyens à attendre de connaître tous les faits avant de porter un « jugement final » sur ce qui s'est passé. Cela pourrait prendre « un certain temps », a-t-il averti.
En attendant, il est toujours impossible de dire ce qui a motivé le massacre de San Bernardino, a-t-il martelé.
« Il est possible que ce soit lié à du terrorisme. Mais nous ne le savons pas. Il est aussi possible que ce soit lié au milieu de travail », a résumé M. Obama. L'enquête, désormais « nous permettra d'aller au fond des choses », a-t-il soutenu.
La veille, Barack Obama avait déploré ces tueries de masse qui surviennent à répétition et qui sont « sans équivalent » ailleurs dans le monde.
Le Sénat reste sourd à l'appel du président

Un Sénat américain divisé a voté contre une tentative démocrate d'interdire l'achat d'armes à feu par des personnes soupçonnées de terrorisme.

Quelques minutes plus tôt, les mêmes sénateurs approuvaient, avec une faible majorité, une proposition du sénateur républicain John Cornyn, qui permettrait au gouvernement de retarder de 72 heures l'achat d'armes par des gens soupçonnés de terrorisme, plutôt que de l'interdire.
Une fête qui se termine dans un bain de sang
La tuerie s'est produite lors d'une fête de Noël des employés du département de santé publique de la municipalité. Syed Rizwan Farook travaillait au sein de ce département depuis cinq ans à titre de spécialiste de l'environnement.
Selon des témoins, il aurait quitté la fête peu avant que la fusillade n'éclate. Un témoin a raconté qu'il était « en colère », mais un autre a simplement noté qu'il avait « disparu », a précisé le chef Burguan. Chose certaine, il est revenu avec sa femme, et les deux étaient vêtus comme des agents d'escouade tactique. Les assaillants ont pu entrer dans l'édifice sans difficulté, par une porte qui ne requérait aucun accès sécurisé, a ajouté le policier.
Le couple a ensuite tiré entre 65 et 75 balles à cet endroit. Selon le chef Burguan, entre 75 et 80 personnes se trouvaient dans salle où le couple a ouvert le feu.
Farook et Malik ont réussi à s'enfuir, mais les policiers les ont repérés quelques heures plus tard, alors qu'ils se trouvaient dans un véhicule utilitaire sport de location. Selon le chef Burguan, ils ont tiré 76 fois en direction des policiers qui les ont pris en chasse.
Selon le site Shooting Tracker, qui recense les fusillades en sol américain, il s'agit de la 355e fusillade de masse depuis le début de l'année. C'est aussi le pire carnage perpétré en sol américain depuis celui survenu dans une école de Newton, au Connecticut, en décembre 2012.

Une attaque au cocktail Molotov contre une boîte de nuit au Caire fait 16 morts

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Associated Press
Un policier devant les décombres de la boîte de nuit
Un policier devant les décombres de la boîte de nuit  Photo :  ? Mohamed Abd El Ghany / Reuter

Au moins 16 personnes ont été tuées et trois autres blessées vendredi quand une bombe incendiaire a explosé dans une boîte de nuit du Caire, en Égypte.
La police recherche deux jeunes hommes qui avaient précédemment été refoulés aux portes de l'établissement El Sayad, dans le quartier d'Agouza, selon l'agence de presse officielle MENA.
Le restaurant El Sayad sert de l'alcool et de la nourriture toute la journée, puis se transforme en boîte de nuit jusqu'à l'aube. La majorité des restaurants égyptiens ne servent pas d'alcool.
Le ministère de l'Intérieur a indiqué sur Facebook que les employés de l'établissement s'étaient apparemment querellés avec des clients, qui seraient ensuite revenus lancer un cocktail Molotov sur l'entrée du restaurant.
Une vidéo mise en ligne par le journal Youm 7 montre une épaisse fumée noire s'échappant par la porte de l'immeuble. Des gens qui s'étaient rassemblés devant la boîte de nuit semblaient incapables d'intervenir en raison des flammes.
Le restaurant se trouvait au rez-de-chaussée d'un immeuble résidentiel.

Une bagarre entre 3 hommes fait 2 blessés au centre-ville de Montréal

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le vendredi 04 décembre 2015 à 05h15. Modifié par Charles Payette à 08h22.
Une bagarre entre 3 hommes fait 2 blessés au centre-ville de Montréal
MONTRÉAL - Une altercation entre trois hommes survenue en début de nuit, vendredi, au centre-ville de Montréal, a conduit deux d'entre eux à l'hôpital.
On en parle en ondes :
L'un d'eux, âgé de 41 ans, a été atteint au haut du corps et l'autre, qui a 34 ans, a été blessé à une jambe.

La troisième personne impliquée dans cette bagarre est activement recherchée par les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

L'altercation s'est produite vers 1h00 à l'intersection de l'avenue Hôtel-de-Ville et de la rue Saint-Catherine Est, pour une raison que la police n'a pas encore établi.

La rencontre de témoins par les enquêteurs de la police a débuté afin de résoudre l'affaire.