Fusillade au Colorado, le tireur toujours actif

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Des policiers interviennent sur les lieux d'une fusillade, près d'une clinique, au Colorado.
Des policiers interviennent sur les lieux d'une fusillade, près d'une clinique, au Colorado.  Photo :  Kody Fisher / AP

Un tireur a fait au moins six blessés, dont quatre policiers, lors d'une fusillade au Colorado, autour de la clinique Planned Parenthood, qui dispense plusieurs services de santé, dont des avortements.
Des échanges de coups de feu ont lieu en ce moment au sein de la clinique. 
Une porte-parole de la police locale a déclaré que le tireur n'était pas encore localisé. Interrogée sur la possibilité d'une prise d'otages, elle n'a pas écarté cette hypothèse.
La police n'est pas en mesure de dire s'il y a une relation entre cette fusillade et la vocation de la clinique.
Un témoin affirme avoir entendu jusqu'à 20 coups de feu en moins de cinq minutes et vu un agent tomber au sol au cours des échanges de tirs.
La fusillade a éclaté sur Centennial Boulevard, où la circulation a été bloquée. Les clients d'un centre commercial voisin ont été priés de rester à l'abri.
La clinique Planned Parenthood est située dans un édifice près d'un autre qui abrite plusieurs bureaux médicaux.
D'autres détails suivront.

Accurso prêt à passer le test du polygraphe si Duchesneau s'y soumet aussi

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EXCLUSIF
Publié le 27 novembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 08h06
Tony Accurso a affirmé à la commission Charbonneau... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Tony Accurso a affirmé à la commission Charbonneau avoir fait un chèque de 250 000 $ pour éponger la dette électorale du parti de Jacques Duchesneau.

Daphné Cameron
DAPHNÉ CAMERON
La Presse
Tony Accurso est prêt à se soumettre au test du polygraphe pour prouver qu'il n'a pas menti devant la commission Charbonneau en affirmant dans son témoignage qu'il a fait un chèque de 250 000$ pour éponger la dette électorale du parti de Jacques Duchesneau, à la condition que ce dernier s'y soumette aussi.
«Nous sommes devant un conflit de crédibilité, l'un dit blanc, l'autre dit noir. La solution, c'est de soumettre les deux au détecteur de mensonges», a déclaré Me Louis Belleau, l'avocat de Tony Accurso, en entrevue avec La Presse hier.
«Je n'ai pas de commentaire, je trouve ça indécent», a répliqué de son côté Jacques Duchesneau, lors d'un bref entretien.
Dans son rapport final rendu public mardi, la commission Charbonneau (CEIC) écrit qu'elle ne croit pas que l'ancien roi de la construction disait la vérité lorsqu'il a affirmé avoir fait le chèque pour aider le défunt parti de Duchesneau à éponger sa dette, après la défaite de M. Duchesneau aux élections municipales de 1998.
Selon le témoignage de M. Accurso, le chèque a transité par une entreprise appartenant au codirecteur de la campagne à la mairie de M. Duchesneau, Richard Le Lay. MM. Duchesneau et Le Lay ont toujours nié ces allégations.
Preuve documentaire
La CEIC souligne que l'homme d'affaires n'a jamais rempli son engagement devant les commissaires de fournir tout document relatif à cet épisode. «Il n'a jamais fourni cette preuve documentaire et n'a donc pas appuyé son affirmation, ce qui nous laisse croire qu'il ne dit pas la vérité sur ce point», peut-on lire dans le rapport de la CEIC.
Me Belleau réplique que des efforts considérables ont été déployés par son client pour tenter de retrouver une trace du chèque. M. Accurso a consacré la somme de 20 000$ pour embaucher des experts comptables et des techniciens informatiques, notamment pour procéder à des recherches dans un serveur de l'Agence du revenu du Québec. Il souligne par ailleurs que les banques détruisent généralement ce genre de document après sept ans et que 1000 caisses de documents ont été saisies par différents agences et corps policiers. «Ce n'est pas parce qu'on ne le produit pas qu'il n'existe pas», souligne Me Belleau.
L'avocat estime que les conclusions de la Commission à l'endroit de son client sont «injustes». «Lors de son témoignage, M. Accurso affirme quelque chose qui tombe exactement dans le mandat de la commission d'enquête, et que fait-elle? Elle n'enquête pas. Elle n'assigne pas M. Duchesneau ni M. Le Lay à venir témoigner. Nous, on ne peut pas aller fouiller chez M. Duchesneau ou à la banque. On n'a pas le pouvoir de la Commission. Pourquoi est-ce que la Commission n'a rien fait pour élucider ce mystère?»
Jacques Duchesneau est l'ancien chef de la police de Montréal. En septembre 2011, il a remis un rapport au ministère des Transports du Québec sur la corruption et la collusion dans l'industrie de la construction. «Qu'est-ce qui nous dit que vous n'essayez pas de vous venger?», avait demandé la juge Charbonneau à M. Accurso lors de son témoignage qui s'est déroulé à l'automne 2014.
Cette thèse ne tient pas la route, dit Me Belleau. «Pensez-vous qu'il aurait attendu quatre jours de témoignage pour en parler? Il a répondu à une question lors d'un interrogatoire dirigé par la Commission sur des faits sur lesquels elle a le contrôle.»

Nigeria: les liens ethniques et la corruption, meilleurs alliés de Boko Haram

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mis à jour le 


Les liens ethniques tissés par Boko Haram dans les régions du nord-est du Nigeria et la corruption endémique dans le pays sont les meilleurs alliés des rebelles islamistes malgré les récentes victoires des forces de sécurité.
La plupart des 1.500 morts enregistrés depuis la prise de fonctions du président Muhammadu Buhari fin mai ont été tués dans des attentats dans le nord-est du pays, berceau du groupe.
Boko Haram, affilié à l'organisation Etat islamique (EI), a aussi perpétré des attentats dans les régions frontalières du Cameroun, du Tchad et du Niger.
La rébellion, qui veut instaurer un Etat islamique rigoriste dans le nord-est du pays, a fait au moins 17.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009.
Mais c'est Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno où Boko Haram a été fondé en 2002, qui paie le plus lourd tribut: environ 170 personnes y sont mortes depuis septembre dans des attentats suicide ou à la bombe. 
- Sentiment d'appartenance -
Pour Dauda Mande, un chef coutumier local, la plupart des rebelles appartiennent à l'ethnie Kanuri, majoritaire dans la région et au-delà des frontières.
"Cela donne à Boko Haram une sorte de protection à cause du sentiment d'appartenance", la population étant moins encline à dénoncer ceux qui passent les frontières, explique-t-il à l'AFP.
A Maiduguri, le kamikazes se sont infiltrés depuis les villages environnants où ils trouvent un refuge, abonde Babakura Kolo, membre d'une milice citoyenne qui vient en aide à l'armée pour sécuriser la ville.
L'armée accuse aussi, sans divulguer de noms, "certains individus et groupes politiques connus" de Borno et de la région de "parrainer" le groupe jihadiste, pour saboter les opérations de sécurité "à des fins personnelles".
Boko Haram doit aussi sa longévité à la corruption, autre fléau national, notamment lors de son offensive en 2014 face à une armée impuissante.
La semaine dernière, le président Buhari révélait les grandes lignes d'un rapport d'enquête qui évoquait des contrats frauduleux passés par l'armée - armes, munitions, avions, hélicoptères...-  entre 2007 et 2015 et portant sur plusieurs milliards de dollars. 

Selon M. Buhari, "ces malversations ont eu lieu à un moment où l'armée combattant l'insurrection dans le nord-est avait un besoin désespéré d'équipements et de munitions".
Selon Abudullahi Wase, un analyste spécialiste de la sécurité et expert du conflit, il est "évident" que des militaires ont été ou sont encore liés à Boko Haram pour gagner de l'argent.
- Des armes et des hommes -
Ces derniers mois, le Nigeria a affirmé avoir détruit des camps de Boko Haram dans le nord-est, saisi des armes et des munitions et découvert des atelier de fabrication de bombes. Insuffisant toutefois pour couper la chaîne de livraison en armes et en hommes.
Les armes passent facilement les frontières poreuses du pays depuis la Libye livrée au chaos et les routes de contrebande dans le Sahel.
Les rebelles ont aussi un butin de guerre pris aux militaires: fusils d'assaut, grenades, lance-roquettes RPG, et même des véhicules blindés. 
Pour alimenter son réservoir de combattants, le groupe a utilisé la conscription forcée d'hommes et d'enfants, tout en forgeant des alliances avec les groupes ethniques Buduma et Kalumba au Tchad, affirme Khalifa Dika, ancien professeur à l'université de Maiduguri.
"Boko Haram a une armée de volontaires venus du Tchad qui rejoignent ses rangs pour prendre une part du butin des raids", explique-t-il.
Le groupe rebelle "peut ainsi remplacer facilement les combattants tués par les forces armées", dit-il.
Le président Buhari a donné ordres aux forces armées de mater les jihadistes d'ici la fin de l'année. Mais selon des hauts responsables des forces de sécurité, cet ultimatum est "intenable" et "irréaliste", compte tenu de la "guerre asymétrique" des rebelles qui visent surtout la population civile.
En septembre, le président a précisé à l'AFP que la priorité était l'arrêt des attaques "conventionnelles", avec des véhicules volés à l'armée ou équipés de mitrailleuses. 
"Nous ne nous attendons pas à un arrêt à 100% de l'insurrection", a-t-il reconnu.

La corruption peut être «conforme»

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JEAN-NICOLAS BLANCHET
MISE à JOUR 
  Oui, la corruption et la collusion peuvent être conformes à la réglementation au Québec.
Commission CharbonneauCe n’est pas moi qui le dis, mais la juge Charbonneau dans son rapport.
Elle ne le dit pas précisément comme ça, mais c’est exactement ce que ça veut dire et le domaine informatique peut être touché par cette réalité.
Plusieurs passages chocs du rapport sont inévitablement noyés à travers les milliers de pages. Et le passage que je veux vous présenter est particulièrement majeur. Pourquoi ?
Parce que la population peut le penser, ça ne changeait rien. Parce que les médias peuvent le penser, ça ne changeait rien. On n’avait pas raison.
Mais là, c’est la juge Charbonneau qui dit qu’on avait peut-être raison finalement.
Voici ce qu’elle a dit :
«Les moyens mis en œuvre par les ministères et organismes pour encadrer les processus d’acquisition se limitent à traiter généralement de la conformité avec la réglementation, ce qui est insuffisant pour détecter la corruption et la collusion»
Autrement dit, ça veut dire que les ministères et organismes peuvent bien dire qu’ils s’assurent que les contrats sont donnés de façon conforme avec la réglementation, ça ne change rien au fait qu’il puisse y avoir de la corruption ou de la collusion.
En apparence, ce n’est rien de majeur. Non, ça ne blâme pas une firme de génie, ni un ministre, ni un parti. Mais, ce n’est pas anodin pour autant.
Ce que ça implique, c’est que maintenant, lorsqu’un ministre répondra à une question controversée en disant qu’il n’y a pas de problème parce que son ministère a tout fait de façon conforme à la réglementation (comme cela arrive continuellement), ce n’est pas assez.
Celui qui pose la question pourra toujours répondre : « Oui, mais le rapport Charbonneau a exposé qu’il peut y avoir de la corruption même si c’est conforme à la réglementation».
Pour les journalistes, notamment, c’est bon coup de main que vient de donner la juge Charbonneau. Les élus mettent souvent le couvercle sur la marmite en disant que tout est conforme. Et c’est souvent la fin de l’histoire. Les contribuables sont les premiers perdants.
C’est souvent vrai que tout a été conforme. Mais ce qui est aussi vrai, c’est qu’un pot-de-vin, un voyage, une invitation dans une loge, de l’argent comptant ou un souper de fruits de mer peut s’être faufilé dans une craque de la conformité à réglementation. Oui, c’est conforme, mais c’est de la sale corruption ou de la collusion quand même. Les malfaiteurs dans le domaine de l'octroi de contrats publics sont habituellement assez brillants pour réussir à déjouer la réglementation sans se faire prendre. Personne ne verra, sans enquêter avec les bons moyens, que la réglementation n'a pas été respectée.
Donc, ce que la juge Charbonneau dit, c’est que cette justification de la «conformité avec la réglementation» ne tient plus la route à elle seule dans certains cas. Il faut fouiller plus.
Cela vient donc légitimer ceux qui continuent de craindre de la corruption, même quand c’est conforme. Ceux-ci ne doivent plus être considérés comme des gens qui s’acharnent et qui méritent de se faire menacer de poursuites parce qu’ils continuent de contester alors que tout est conforme à la réglementation. 
D’ailleurs, soulignons que le rapport Charbonneau expose que le ministère de Transports a conclu, dans deux enquêtes, à l’absence de collusion, avant que la Commission réalise les mêmes enquêtes pour établir le contraire. C’est pourquoi, dans certains cas, les ministères et organismes ne voient pas de problèmes là où ceux qui fouillent mieux la corruption et la collusion sont capables de protéger les contribuables.

André Drolet ne peut plus souhaiter «bonne fête» à ses électeurs

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Le député a reçu une lettre du DGEQ lui interdisant cette pratique


GENEVIÈVE LAJOIE
MISE à JOUR 
Le député libéral André Drolet.  Le député libéral André Drolet dénonce vigoureusement une décision du Directeur général des élections (DGEQ) qui lui interdit de téléphoner à ses électeurs pour leur souhaiter «bonne fête».
Reconnu comme un «gars de terrain», le député de Jean-Lesage s’adonnait jusqu’à tout récemment à une pratique peu commune: il appelait ses commettants le jour de leur anniversaire.
Priorisant les citoyens de 50 ans et plus, M. Drolet faisait de 50 à 60 appels par jour, sept jours sur sept.
«C’était toutes allégeances politiques confondues, ce n’était pas partisan du tout, c’était pour rejoindre mes citoyens, a-t-il confié à notre Bureau parlementaire. C’était du stock, au détriment de ma propre vie personnelle, mais je faisais ça, car je trouvais ça important.»
La loi l’interdit
Cette pratique a toutefois dû cesser en février dernier, jour où le député Drolet a reçu une lettre du DGEQ lui interdisant de se servir de la liste électorale pour souhaiter «bonne fête» aux citoyens de sa circonscription.
L’élu libéral a tenté deux fois plutôt qu’une de faire infirmer cette décision, sans succès. Le DGEQ soutient que «les renseignements contenus à la liste électorale permanente ne peuvent être utilisés pour transmettre des vœux d’anniversaire».
La loi permet toutefois à un député d’avoir recours à la liste électorale pour «communiquer avec les électeurs, solliciter des contributions et recruter des membres».
«C’est ma force!»
Pour André Drolet, c’est une aberration. «J’ai le droit d’aller cogner chez vous, d’aller vous déranger chez vous alors que vous avez vos bigoudis sur la tête», de solliciter de l’argent, mais pas de faire un appel de courtoisie à un citoyen qui fête son anniversaire, déplore-t-il.
Le député de Jean-Lesage souhaite pouvoir continuer. «Je n’ai pas besoin de ça pour gagner ma circonscription, je fais ça parce que je suis comme ça, c’est ma force, et c’est comme si on venait de me couper une force que j’ai. J’aimais ça, faire ça, c’est lourd, mais c’est le fun en crisse.»

LOI ÉLECTORALE:

«Il est interdit à quiconque d’utiliser, de communiquer ou de permettre que soit communiqué, à d’autres fins que celles prévues par la présente loi et par la Loi sur la consultation populaire (chapitre C-64.1), un renseignement relatif à un électeur, ou de communiquer ou de permettre que soit communiqué un tel renseignement à quiconque n’y a pas légalement droit.»

OBLIGATIONS QUI INCOMBENT AUX DÉTENTEURS DE LISTE ÉLECTORALE:

«Les renseignements contenus à la liste électorale peuvent être utilisés pour communiquer avec les électeurs, solliciter des contributions et recruter des membres.»

Réfugiés syriens: «il faut arrêter les dons de vêtements»

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Réfugiés syriens: «il faut arrêter les dons de vêtements»
Sylvain Thibault, responsable du dossier syrien pour la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.Photo Camille Gaïor / 24 Heures / Agence QMI

Camille Gaïor

MONTRÉAL - La vague de collectes de vêtements pour les réfugiés syriens s'est rapidement transformée en tsunami, à tel point que des responsables demandent à la population de cesser de donner.
«Depuis deux semaines, ça part dans tous les sens, c'est devenu un peu n'importe quoi, on aura plus de manteaux qu'on va avoir de Syriens, lance Sylvain Thibault, responsable du dossier syrien pour la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI). À partir du moment où le chiffre de 25 000 a été médiatisé, les initiatives se sont multipliées, tuques, toutous, manteaux, bonnets pour bébés...»

DÉPASSÉS

«On a fait juste un jour de collecte et on a deux salles pleines de dons, c'est trop, confirme Laura Zazueta, coordonnatrice aux initiatives communautaires au YMCA. On avait juste demandé des vêtements d'hiver et on s'est retrouvé avec des t-shirts, des shorts et même des sandales.»
Au lendemain de l'initiative organisée à l'Hôpital général juif de Montréal, le YMCA confirme qu'il faudra plusieurs semaines pour désinfecter et trier l'ensemble.
Les bénévoles de la collecte «Opération Paniers de bienvenue» organisée dimanche dernier n'ont pas fini non plus de trier les centaines de sacs. Bien que Yasmine Abdelfadel souhaitait se concentrer sur les produits d'hygiène et les couches, car «les vêtements sont des besoins couverts pas plusieurs initiatives», trois quarts des deux conteneurs de dons reçus étaient des vêtements, ajoute Salima Driss, une des bénévoles.
Des surplus qui ne seront pas perdus, assure le Conseil canado-syrien qui n'hésitera pas à redistribuer l'excédent. «Montréal semble être une des villes qui se mobilise le plus à travers le Canada, donc on ira porter des vêtements ailleurs s'il le faut», précise le porte-parole Faisal Alazem.

AIDER AUTREMENT

Malgré tout, personne ne souhaite freiner ce vaste élan de générosité, mais plutôt le canaliser.
«L'accueil va au-delà de donner un manteau, surtout pas un vieux manteau, croit M. Thibault. L'aide peut passer par l'organisation d'ateliers de sensibilisation ou de démystification des réfugiés, ça peut être au niveau du parrainage privé ou encore des besoins spéciaux pour les personnes handicapées, par exemple.»
Dans le quartier montréalais de Rosemont par exemple, Anaïs Détolle mise plutôt sur l'intégration des personnes nouvellement arrivées plutôt que les besoins vestimentaires.
«On veut les aider, une fois ici, à se fondre dans le tissu social québécois, les aider à faire leurs premières épiceries ou à prendre les transports et pourquoi pas même organiser des visites de Montréal», dit Mme Détolle.
La TCRI invite toutes les personnes qui souhaiteraient s'impliquer à les contacter au infoparrainage@tcri.qc.ca afin de mieux arrimer les besoins aux initiatives.
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Pas de coalition pour les Occidentaux, dit Moscou

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Pas de coalition pour les Occidentaux, dit Moscou
Le président russe Vladimir Poutine et le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.Photo Archives / AFP

AFP

MOSCOU, Russie - Les pays occidentaux engagés dans le conflit syrien ne sont pas prêts à s'unir dans une coalition unique avec la Russie contre l'organisation État islamique (EI), a déclaré vendredi le Kremlin, au lendemain de la visite à Moscou du président français François Hollande.
«Malheureusement, nos partenaires ne sont actuellement pas prêts à travailler ensemble au sein d'une coalition unique», a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
«Hier, le président Poutine a souligné que malgré cela, nous gardons la porte ouverte et sommes prêts à coopérer dans n'importe quel format auquel seront prêts nos partenaires», a-t-il ajouté.
L'idée d'une «coalition large» impliquant toutes les forces luttant contre les jihadistes de l'EI est avancée depuis fin juin par le chef de l'État russe et par M. Hollande depuis les attentats de Paris du 13 novembre.
Le président français s'est rendu jeudi à Moscou pour faire avancer cette idée auprès de son homologue russe, après avoir rencontré les jours précédents Barack Obama et ses partenaires européens.
La rencontre de près de 90 minutes n'a pourtant pas fait progresser cette idée de «coalition large», les désaccords étant persistants sur le sort du président syrien Bachar al-Assad et la participation de l'armée syrienne dans la lutte contre l'EI.
Les deux pays se sont néanmoins mis d'accord pour «coordonner» leurs frappes aériennes en Syrie contre l'EI, visant en priorité le transport de produits pétroliers. Celles-ci ne viseront pas les rebelles modérés qui combattent l'EI et Damas.
La Russie a lancé le 30 septembre une campagne de bombardements aériens en soutien aux forces de Damas, tandis que les États-Unis mènent depuis plus d'un an une coalition d'Occidentaux et de pays arabes destinée à éliminer l'EI, jusqu'ici sans grand succès.
Le projet de coalition unique en Syrie est également mis à mal par la grave crise que traversent les relations entre Moscou et Ankara après le crash d'un bombardier russe abattu par l'aviation turque près de la frontière syrienne.
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Meurtre de Jenique Dalcourt: aucune accusation ne sera portée pour le moment

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 26 novembre 2015 à 21h18. Modifié par Charles Payette le vendredi 27 novembre 2015
Meurtre de Jenique Dalcourt: aucune accusation ne sera portée pour le moment
Jenique Dalcourt/Facebook
MONTRÉAL - Aucune accusation ne sera déposée en lien avec le meurtre de Jenique Dalcourt, une jeune femme de 23 ans qui avait été battue à mort sur une piste cyclable de Longueuil en octobre 2014.
On en parle en ondes :
C'est le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) qui en fait l'annonce, jeudi, par voie de communiqué, après avoir informé les proches de la victime de la situation.

Selon ce document, cette décision a été prise après que deux procureurs se soient livrés à «un examen exhaustif» de la preuve récoltée par le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL).

Le DPCP n'exclut pas éventuellement de revoir sa position si le SPAL revient à la charge avec un dossier plus étoffé.

Il spécifie, toutefois, que son rôle ne consiste pas à obtenir «une condamnation à tout prix» et que, par conséquent, il s'abstiendra «de porter des accusations si la preuve est insuffisante».

Dans la foulée de l'assassinat, un suspect avait été rapidement épinglé. Il avait, cependant, pu recouvrer sa liberté en raison d'un manque d'éléments de preuve contre lui.

Après sa libération, le Service de police de l'agglomération de Longueuil avait été éclaboussé. À l'époque, certains médias avaient rapporté que la scène du crime n'avait pas été protégée adéquatement et que des employés municipaux avaient circulé à proximité de l'endroit où Jenique Dalcourt avait été tuée pour y effectuer de l'élagage ainsi que pour y installer un éclairage plus puissant.

La commission Charbonneau La dissidence de Renaud Lachance : une tentative d'explication

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Mise à jour le jeudi 26 novembre 2015 à 23 h 43 HNE
Le commissaire Renaud Lachance et la juge France Charbonneau, présidente de la commission qui porte son nom, lors du dépôt du rapport.
Le commissaire Renaud Lachance et la juge France Charbonneau, présidente de la commission
 qui porte son nom, lors du dépôt du rapport.
  Photo :  PC/Paul Chiasson

Ça restera le plus gros point d'interrogation de la petite histoire de la commission Charbonneau. Pourquoi le commissaire Renaud Lachance s'est-il dissocié du rapport sur la question des contributions politiques pouvant mener, indirectement, à l'obtention de contrats publics?
Une analyse de Michel C. Auger, animateur de Midi infoTwitterCourriel
Pourquoi une juge de la Cour supérieure, habituée à ne condamner qu'en l'absence de tout doute raisonnable, aurait-elle vu un lien circonstanciel entre les contributions aux partis politiques et les contrats gouvernementaux, alors qu'un comptable, dont la profession n'est pas liée par d'aussi hauts standards que ceux d'un juge, se refuse à voir ce lien?
La réponse pourrait se trouver dans le mandat qu'exerçait M. Lachance quand il a été nommé commissaire. Il était alors, et depuis sept ans déjà, le Vérificateur général du Québec. En poste, donc, pendant les années que devait examiner la commission Charbonneau.
Avant d'aller plus loin, et en toute humilité, l'idée n'est pas la mienne, elle m'a été soufflée à l'oreille par un ami, haut-fonctionnaire à la retraite du gouvernement québécois, que ces questions intéressent particulièrement. Une hypothèse, soit, mais comme M. Lachance a choisi de ne pas s'expliquer, elle devrait contribuer au débat public.
Pas juste une fonction comptable
La loi créant le poste de Vérificateur général lui impose de s'assurer non seulement de la transparence des opérations comptables et d'une bonne reddition de comptes, mais aussi d'évaluer l'efficacité des opérations gouvernementales. De plus, il doit veiller à ce que le meilleur usage des fonds publics soit fait et que la gestion des risques - qui est décrite comme « les risques liés à la crédibilité, ceux concernant la réputation et ceux qui ont trait à la capacité organisationnelle » - soit surveillée de près.
Bref, si les deniers publics sont mal dépensés ou si un organisme gouvernemental s'est placé à risque parce que des contrats gouvernementaux ont pu être accordés à la faveur de contributions politiques, cela est clairement du ressort du Vérificateur général.
Dans son rapport pour 2009-2010, M. Lachance avait justement un chapitre sur le ministère des Transports du Québec (MTQ) intitulé  Gestion de contrats présentant des situations à risque. Il avait certes trouvé des lacunes dans la gestion du ministère, mais rien qui ne pouvait ressembler de près ou de loin aux situations exposées dans le rapport de la commission Charbonneau.
Tout au plus, la vérification concluait-elle que « le ministère se doit de montrer plus d'initiatives pour resserrer ses façons de faire, pour disposer d'une information plus juste et améliorer sa capacité d'analyse afin d'assurer une saine gestion des fonds publics dans le respect de la réglementation ».
Une tape sur les doigts
En langage bureaucratique, il s'agit tout au plus d'une remontrance, d'une tape sur les doigts...
Jamais dans la vérification du MTQ, on ne parle du lien entre les contributions politiques et les contrats. Et si on appelle à renforcer les liens avec la Sûreté du Québec, jamais le Vérificateur n'a jugé bon de transmettre des dossiers à la police, comme sa successeure le fera pour descontrats douteux en informatique, par exemple.
En signant sans faire de réserves un rapport qui établissait un lien, même indirect, entre contributions politiques et contrats gouvernementaux, le commissaire Lachance se serait trouvé à critiquer ou même à blâmer le Vérificateur général Lachance, qui n'aurait - un peu à la manière d'un certain maire de Montréal - rien vu quand il aurait été en position de tout voir.
Est-ce la raison de sa dissidence? On ne le saura sans doute jamais si M. Lachance refuse de s'en expliquer lui-même. Mais voici, en tout cas, le début d'une explication logique et qui est certainement utile au nécessaire débat public.

La commission Charbonneau Financement du PLQ : finalement, Marc Bibeau nie tout

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Mise à jour le jeudi 26 novembre 2015 à 18 h 30 HNE
Marc Bibeau
Marc Bibeau

Plusieurs témoins à la commission Charbonneau ont présenté l'homme d'affaires Marc Bibeau comme étant le responsable du financement au PLQ sous Jean Charest. Aussi, la surprise fut grande qu'il ne soit pas convoqué pour présenter sa version des faits.
Un texte de Bernard LeducCourriel
Et pourtant, par la voie de ses avocats de la firme Davies Ward Phillips & Vineberg, il nous la livre. Mercredi, la commission a rendu publique sur son site Internet la lettre que lui avaient adressée, le 29 mai 2015, ses avocats, en réponse à l'avis de conclusion défavorable qu'elle avait émis à son endroit le 5 décembre 2014.
Cette réponse nous révèle plusieurs choses, notamment qu'il réfute, par l'entremise de ses avocats, l'ensemble des allégations faites à son endroit à la commission, mais aussi qu'il a, en fait, bel et bien été appelé à témoigner par la commission qui a cependant changé d'avis.
Le 7 avril 2014, alors que le PLQ triomphait dans les urnes, renversant un éphémère gouvernement péquiste, Marc Bibeau, contraint, témoignait deux heures durant sous serment à la commission, à huis clos. Trois mois plus tard, soit le 15 juillet 2014, elle le convoquait pour témoigner publiquement par l'entremise d'une citation à comparaître datée du 17 juin 2014.
Un témoignage qui n'aura jamais lieu.
« Le 31 juillet 2014, écrivent dans la lettre les avocats de Marc Bibeau : la CEIC répondait aux procureurs soussignés pour leur indiquer que le témoignage de notre client ''ne sera plus requis par les commissaires'' ».
Les avocats de M. Bibeau en concluent donc que, leur client n'ayant pu s'expliquer publiquement, « la CEIC violerait son obligation d'équité procédurale et d'impartialité ainsi que son objectif de recherche de la vérité en parvenant à des conclusions défavorables à l'encontre de M. Bibeau » dans son rapport.
Bibeau, sans reproche
La commission Charbonneau, si l'on en croit le contenu de leur lettre, avait notamment l'intention de reprocher à Marc Bibeau « d'avoir pratiqué du financement sectoriel en sollicitant des firmes de génie et des entreprises en construction » et « d'avoir entretenu, auprès des firmes de génie, le lien entre les contributions politiques et l'octroi des contrats, notamment auprès de Georges Dick, lorsqu'il lui a évoqué son influence sur les contrats octroyés par Hydro-Québec ».
Mais pour ses avocats, ces reproches n'ont pas lieu d'être, car jamais leur client n'a fait miroiter à des donateurs potentiels - et chef d'entreprises - l'espoir de contrats contre du financement, et jamais, encore il n'a sollicité directement des entreprises.
Pour eux, tant son témoignage à huis clos du 7 avril 2014 que la « preuve entendue ne démontre pas que M. Bibeau aurait sollicité des firmes de génie et des entreprises en construction plutôt que les dirigeants de telles entreprises, et encore moins qu'il connaissait au moment des faits pertinents le système de prête-noms mis en place par ces entreprises afin de contribuer au financement du PLQ ».
« M. Bibeau a lui-même témoigné sous serment à l'effet qu'il sollicitait des chefs d'entreprise, et non des entreprises, et que cette sollicitation pouvait mener à l'envoi de plusieurs chèques provenant d'employés, amis, collègues et membres de la famille de ces individus, ajoutant qu'il ignorait l'identité des signataires des chèques. »— Extrait de la lettre

En outre, tant ce même témoignage du 7 avril 2014 que ceux, publics, de divers témoins devant la commission, ne permettent de conclure qu'il a « entretenu, auprès des firmes de génie, le lien entre les contributions politiques et l'octroi des contrats ».
Ils affirment à cet effet que l'ex-président de la firme de génie RSW Georges Dick, étant l'unique témoin qui ait clairement affirmé à la commission que M. Bibeau lui aurait promis des contrats contre du financement au PLQ, il « serait déraisonnable et injuste d'étendre l'allégation de M. Dick à un ensemble non-défini de ''firmes de génie'' ».
« M. Bibeau lui-même a expressément nié, sous serment, à plusieurs reprises, avoir expliqué aux chefs d'entreprise qu'il était peut-être important de donner à un parti politique ou de se faire voir d'un parti politique pour avoir l'oreille ou pour avoir une influence ou avoir insinué ou prétendu ou fait valoir auprès de ces chefs d'entreprise là que d'avoir du financement pourrait avoir une incidence sur le chiffre d'affaires de l'entreprise », disent ses avocats.
« En outre, quant à M. Dick lui-même, son témoignage est incohérent et non crédible. »— Extrait de la lettre
Marc Bibeau est actionnaire de l'entreprise Schokbeton et administrateur de la société de gestion immobilière Beauward.

928 visas canadiens délivrés à des réfugiés syriens

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Mise à jour le jeudi 26 novembre 2015 à 18 h 44 HNE
Des réfugiés syriens à la frontière de la Turquie.
Des réfugiés syriens à la frontière de la Turquie.  Photo :  Gregorio Borgia/Associated Press

Le gouvernement canadien a jusqu'ici délivré 928 visas de résidence permanente pour des réfugiés syriens. Cependant, les autorités n'ont encore qu'une idée très vague du moment de leur arrivée au pays.
Pour le ministre de l'Immigration John McCallum, la lenteur du processus est due à la lourdeur bureaucratique des pays d'accueil des réfugiés syriens outre-Atlantique. 
« Beaucoup de réfugiés n'ont pas encore de visa autorisant leur sortie du Liban, et nous travaillons très dur pour faire transiter au plus vite ceux qui peuvent obtenir ces visas bientôt », a déclaré jeudi le ministre dans une entrevue à l'émission The House sur CBC.
Un premier groupe arrivera à bord d'un avion de l'armée
McCallum a précisé que le premier groupe de réfugiés sera transporté vers le Canada à bord d'un avion militaire, dont la date du vol n'a pas encore été fixée.
Cette première arrivée sera suivie de nombreux autres vols civils qui seront nolisés par le gouvernement. « Tous les vols arriveront à Toronto et Montréal, puis les réfugiés qui seront installés dans d'autres villes voyageront à partir de ces points », précise le ministre.
Le gouvernement compte également lancer un site web à destination de la population canadienne avec des mises à jour sur l'évolution de la situation.
« Ce que je veux faire, c'est être clair et transparent, et embarquer les 35 millions de Canadiens avec nous dans ce voyage, pour leur laisser voir les bonnes choses, mais aussi les défis. »— John McCallum, ministre de l'Immigration

Vendredi fou : 5 trucs des magasins pour vous faire dépenser plus

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Un chasseur d'aubaines du Vendredi fou achète un écran géant à Ottawa, ce matin.
Un chasseur d'aubaines du Vendredi fou achète un écran géant à Ottawa, ce matin. Photo :  PC/Justin Tang

Nombre de centres commerciaux de la région de Toronto ouvraient exceptionnellement leurs portes à 7 h ce matin pour le Vendredi fou (Black Friday en anglais), qui marque le début des soldes d'avant-Noël dans les magasins.
Les commerçants utilisent des techniques de plus en plus sophistiquées pour accroître leurs ventes.
L'experte en marketing Brynn Winegard raconte que les spécialistes du commerce de détail s'inspirent de ce que font leurs collègues qui travaillent pour les casinos.
« Les jeux [de hasard] créent une accoutumance, le magasinage aussi. »— Brynn Winegard, experte en marketing

Des consommateurs attendent l'ouverture d'un magasin Best Buy à Ottawa à 6h ce matin.Des consommateurs attendent l'ouverture d'un magasin Best Buy à Ottawa
 à 6h ce matin.  Photo :  PC/Justin Tang
5 trucs pour vous faire dépenser plus :
  • La rareté : Seulement quelques articles disponibles à ce prix, offres d'un jour, les magasins cherchent à vous convaincre que vous allez manquer l'aubaine du siècle si vous n'achetez pas maintenant. Les épiceries adoptent la même stratégie, en limitant le nombre d'articles qu'un client peut acheter en solde, par exemple. « Ça crée l'effet de rareté dans l'esprit des gens, pour les pousser à acheter autant d'articles que permis », explique Brynn Winegard. Cette stratégie vous incite aussi, dit-elle, à faire des achats impulsifs.
  • Articles les plus chers à l'entrée : En mettant les articles plus dispendieux à l'entrée du magasin, les commerçants cherchent à vous faire dépenser plus. La tactique vise aussi à vous faire croire que les produits en vente à l'intérieur du magasin sont une aubaine, même si ce n'est pas nécessairement le cas. « La brique de fromage à 9 $ semble être une aubaine comparativement au petit morceau de Camembert à 11,99 $ [à l'entrée] », raconte Brynn Winegard.
  • Vous faire magasiner plus longtemps : Si un centre commercial ou un magasin vous offre gratuitement un café ou Internet sans fil, c'est pour que vous y restiez plus longtemps et que vous y dépensiez plus. Nombre de chaînes ont même un café ou un comptoir de restauration rapide à l'intérieur de leurs succursales, pour s'assurer que vous ne quittiez pas les lieux à cause d'une petite fringale.
  • Des magasins-labyrinthes : Les magasins Ikea en sont le plus bel exemple, mais nombre d'autres détaillants conçoivent leurs succursales comme des labyrinthes, où il est difficile de trouver rapidement ce que vous étiez venus chercher et en ressortir sans acheter autre chose. C'est une autre stratégie pour vous y faire rester plus longtemps et que vous y dépensiez davantage. Vous êtes exposés à différents produits et réclames publicitaires qui vous incitent à dépenser plus, une stratégie de marketing appelée « l'effet Gruen », du nom de l'inventeur autrichien des centres commerciaux. « Vous ne savez plus où vous êtes dans le magasin », explique le spécialiste britannique Alan Penn, qui a étudié les techniques d'Ikea, pour se rendre compte que nombre de consommateurs finissaient par acheter plus d'articles à bas prix le long du labyrinthe.
  • Plus gros paniers = plus grandes dépenses : Depuis les années 1970, la taille des paniers d'épicerie n'a cessé d'augmenter. Les gens ressentent le besoin de le remplir, craignant le vide. Pour son livre Brandwashed, l'expert en marketing Martin Lindstrom a effectué un test avec des consommateurs, doublant la taille de leur panier. Le résultat : ils ont acheté en moyenne 40 % plus.

Garderies: le regroupement des garderies claque la porte des discussions

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 26 novembre 2015 à 18h29.
Garderies: le regroupement des garderies claque la porte des discussions
QUÉBEC — Les regroupements du secteur des services de garde ont claqué la porte des discussions entreprises cet automne avec le ministère de la Famille sur leur financement, craignant un «désastre» et un «nivellement par le bas» dans le système de garderies tel qu'on le connaît aujourd'hui.
Écoutez le reportage :
 
 
 
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La coalition, qui a annoncé sa décision jeudi après-midi à Montréal, calcule que, selon les exigences du gouvernement, des compressions de 320 millions $ pourraient être imposées aux services de garde, mettant en danger environ 5000 emplois. C'est l'Association québécoises des centres de la petite enfance (AQCPE) qui a avancé ce chiffre selon les indications du ministère, qui n'a pas fourni clairement de données, a-t-on indiqué.

Selon l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ), le gouvernement souhaite que les deux tiers des garderies s'inspirent du tiers qui «coûte moins cher». Or, le président de AGPQ, Samir Alahmad, indique que le ministère n'a pas précisé pourquoi ces garderies avaient remis des rapports financiers plus positifs; il serait difficile de prédire si ce modèle pourrait se transposer dans les autres garderies.

M. Alahmad note que ces garderies ne respectent peut-être pas le ratio entre enfants et éducatrices, ni le guide alimentaire canadien dans ses menus, par exemple — ce qui tire nécessairement les coûts vers le bas.

Julie Plamondon, du Rassemblement des garderies privées du Québec, considère que le réseau était déjà «à bout de souffle» avec les dernières coupes du gouvernement. En imposer davantage mettra sans contredit le réseau «en péril», a-t-elle déploré.

Si elles se confirmaient, les compressions en 2016-2017 suivraient celles de 74 millions $ pour l'année en cours.

«C'est quoi leur objectif? Est-ce que c'est leur objectif d'en finir avec les services de garde (actuels)? Qu'ils le disent», a pesté M. Alahmad. Les regroupements disent qu'ils réintégreront la table de discussions lorsqu'ils auront l'impression de participer à de vraies négociations et non à une conversation «à sens unique», ont-ils soutenu.

Plus tôt, jeudi, le gouvernement Couillard a confirmé qu'il remettait en question les performances de gestion du secteur des services de garde.

«Je trouve qu'il est tout à fait correct de s'inspirer des meilleures gestionnaires possible, d'avoir les services publics de la meilleure qualité possible pour le meilleur prix possible», a-t-il dit à l'Assemblée nationale pendant la période de questions, où il s'est fait talonner par le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau. M. Péladeau a accusé le gouvernement de vouloir niveler par le bas avec son plan de compression.

«Le gouvernement libéral s'évertue à l'affaiblir, a-t-il dit au Salon bleu. Il a, depuis un an et demi, tout fait pour favoriser les garderies privées, et maintenant il veut couper 120 millions $ en procédant à un nivellement par le bas dans tout le réseau des garderies subventionnées.»

En répondant à M. Péladeau en Chambre, M. Couillard a cependant soutenu que cette opération vise à rehausser les pratiques de gestion des établissements moins performants.

«J'y vois plutôt une tentative de rehaussement vers le haut, vers les meilleures pratiques de gestion et de meilleurs rapports entre l'investissement public et la qualité des services obtenus», a-t-il dit.

La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, a exprimé son intérêt jeudi à comprendre pourquoi certains établissements sont plus performants que d'autres. Tout en affirmant qu'aucune décision n'est prise, Mme Charbonneau a toutefois fait référence à une éventuelle mesure de leur performance qui s'établirait en fonction du tiers le plus performant.

«On ne peut pas passer à côté du fait qu'il faut se poser des questions sur pourquoi il y a un tiers performant, pourquoi en ce moment il y en a qui réussissent très bien et qu'il y en a qui ont des difficultés», a-t-elle dit dans un point de presse avant un caucus des députés libéraux.

Mme Charbonneau a refusé de dire si cette préoccupation pour la gestion dans les services de garde pourrait se traduire par des pertes de postes. «Je n'irai pas là, moi j'en suis plus sur le financement pour le service à chacun des enfants», a-t-elle dit.

La coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, estime que la ministre procède à un «saccage» du réseau des services de garde. «Nos enfants n'ont pas à payer pour votre obsession à atteindre le sacro-saint équilibre budgétaire. Pourquoi les emplois de Bombardier valent-ils plus que ceux des éducatrices?», a-t-elle déploré par voie de communiqué.