Climat Paris 2015 Le Canada appuie la révision d'un futur accord sur le climat tous les cinq ans

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Mise à jour le mercredi 18 novembre 2015 à 15 h 38 HNE
Stéphane Dion à l'APEC aux Philippines.
Stéphane Dion à l'APEC aux Philippines.  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion, estime que peu importe la teneur de l'accord conclu à Paris, il ne permettra pas de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius, contrairement à ce pense la France. Mais il appuie sans réserve la proposition du président Hollande de réviser l'éventuelle entente tous les cinq ans.
« On veut appuyer [cette proposition] et on veut convaincre tous les pays de le faire. L'accord de Paris doit être révisé tous les cinq ans afin de l'améliorer et de voir comment, au fil des de nos efforts conjoints et des avancées technologiques, on puisse aller vers un monde qui limitera le réchauffement la planète à 2 degrés Celsius au-delà de l'ère préindustrielle », a-t-il affirmé en point de presse à Manille, aux Philippines, où il participe au Forum de la coopération économique de la zone Asie-Pacifique (APEC).
Le ministre Dion partage la vision du président américain Barack Obama, qui a comparé le réchauffement climatique à un cancer de stade 2. Pour lui, une entente à Paris serait un premier pas dans la bonne direction.
« On n'y arrivera pas de façon isolée. Chacun d'entre nous, chaque municipalité, chaque province, chaque gouvernement doit en faire plus, mais il faut un accord international pour qu'on joue selon les mêmes règles climatiques ensemble afin d'aller plus loin, afin de décarboniser notre économie, et éviter ce cancer. »
Malgré cela, il fait preuve d'un certain pessimisme quant à aux résultats d'un futur accord, en raison des cibles déjà annoncées par les grands émetteurs. 
« On aurait un réchauffement de la planète qui irait à 3 ou 4 degrés Celsius, ou plus, si on ne faisait rien. Parce qu'on fait des efforts, on est rendu selon les Nations unies à 2,7. Ce n'est pas assez, parce que les scientifiques nous demandent de limiter le réchauffement à 2 degrés. Déjà, 2 degrés, c'est un monde difficile, mais au-delà, c'est un monde qui bascule ce vers quoi on ne veut pas connaître. »
La conférence de Paris sur les changements climatiques aura lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015. 

TVA Publications cesse la production de six de ses magazines

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Mise à jour le mercredi 18 novembre 2015 à 11 h 39 HNE
TVA Publications Photo :  TVA Publications
TVA Publications procède à une restructuration qui entraînera la disparition de six de ses magazines, dont les titres bien connus Le Lundiainsi que Moi & cie.
La filiale du Groupe TVA a expliqué mercredi vouloir se concentrer sur ses « marques fortes ». Décormag150 plansAnimal et Signé Mdisparaîtront également.
Au total, 25 postes seront abolis par ce qui a été présenté comme une « stratégie de consolidation » par l'entreprise.
Le portefeuille du plus grand éditeur de magazines francophones dans la province passera à 60 titres, dont le 7 joursLa SemaineTV HebdoChez soiCoup de pouceElle QuébecClin d'oeilet The Hockey News Magazine.
« L'industrie du magazine est très dynamique et évolue rapidement. Cette stratégie [...] est la meilleure à adopter afin d'optimiser la portée de nos marques et de les amener encore plus loin. »— Lucie Dumas, vice-présidente et éditrice en chef du Groupe Magazines de TVA Publications

Malgré la disparition de six titres, l'entreprise continuera d'être présente dans les créneaux comme la mode, la décoration, la cuisine ainsi que le divertissement, a-t-elle ajouté, par voie de communiqué.
Baisse des revenus publicitaires
TVA publications n'a pas évoqué la baisse des revenus publicitaires pour justifier cette restructuration, mais l'entreprise n'échappe pas au phénomène qui touche l'ensemble de l'industrie.
Au troisième trimestre terminé le 30 septembre, le secteur des magazines de Groupe TVA avait constaté une baisse de 18,6 % de ses revenus publicitaires ainsi qu'une baisse de 6,8 % des recettes en kiosque.
Les revenus totaux de ce secteur avaient pratiquement doublé au troisième trimestre, mais cela était largement attribuable à l'acquisition des 15 magazines appartenant à TC Transcontinental pour 55,5 millions de dollars il y a un an.
Citant un sondage commandé récemment, TVA Publications dit compter plus de 10,8 millions de lecteurs toutes plateformes et toutes langues confondues.

400 millions de plus que prévu aux médecins

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EXCLUSIF
Publié le 18 novembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 06h23
Gaétan Barrette, ministre de la Santé.... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)
Gaétan Barrette, ministre de la Santé.PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Une mauvaise surprise attend le gouvernement Couillard. Les nombreuses concessions aux fédérations de médecins ont pour conséquence que l'enveloppe prévue lors de l'étalement de la hausse de salaire, convenue il y a un an, ne suffira pas.
On peut prévoir que Québec devra payer au moins 400 millions de plus qu'il ne le prévoyait, au cours des sept années où l'entente sera en vigueur, car les coûts ont augmenté plus vite qu'anticipé de 2010 à 2015. La «sous-évaluation de l'augmentation de pratique» a fait que les enveloppes prévues l'an dernier ne seront pas suffisantes.
Ce constat embarrassant se trouverait, a-t-on appris, dans le rapport du vérificateur général qui sera rendu public la semaine prochaine, a confié à La Presse une source au sein du gouvernement. Au cabinet de la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, on n'a pas rappelé La Presse.
Le rapport devrait être déposé mardi ou mercredi prochain, puisque le jeudi est réservé à la mise à jour économique du ministre des Finances, Carlos Leitao. Québec a opté pour une simple synthèse, sans mesure fiscale, préférant attendre le prochain budget fédéral, qui promet des changements profonds dans la fiscalité des particuliers.
À la santé, le dépassement serait plus important du côté des spécialistes que du côté des omnipraticiens, ajoute-t-on, sans donner davantage de précisions, un équilibre normal puisque les deux tiers des honoraires versés aux médecins vont aux spécialistes.
L'automne dernier, les deux fédérations acceptaient de reporter 85% des augmentations qui devaient être versées à l'origine en 2014-2015 et 2015-2016. Il s'agissait d'étaler ensuite sur huit ans 1,2 milliard en hausses d'honoraires accordées sous le gouvernement Charest.
Au gouvernement, on tient à préciser qu'il n'y a pas eu d'argent dilapidé. Les dépassements viennent de l'augmentation du nombre de médecins et d'une efficacité croissante. Chaque dollar a servi à payer des actes supplémentaires ou des services à la population. Le constat du bureau du Vérificateur, indique-t-on, soulèverait tout le débat sur l'opportunité d'ententes de pratiques «fermées», qui supposent que l'on serre le robinet une fois atteint un plafond d'honoraires.
Les erreurs d'appréciation des coûts de la Santé liés à l'étalement de la hausse des honoraires des médecins ont, ces dernières semaines, donné lieu à une partie de bras de fer, en coulisse, entre le ministère de Gaétan Barrette et celui de Martin Coiteux. Du côté de la santé, on laisse entendre que l'affaire était mal barrée dès le premier jour parce que le Trésor s'était trompé: on aurait surévalué les honoraires à étaler, et on aurait persisté à le faire pour les sept années concernées. Au Conseil du trésor, on laisse entendre que le ministère de la Santé a ajusté ses chiffres et ses tableaux en cours de route pour aplanir ses erreurs de prévisions.
La Fédération des médecins spécialistes avait accepté de laisser sur la table une hausse de 394 millions pour la dernière et huitième année de l'entente. Avec les nouveaux calculs, l'économie sera plutôt 250 millions.

Procès Turcotte: dernier blitz de la défense

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Procès Turcotte: dernier blitz de la défense
Guy Turcotte.Photo Archives / Agence QMI
SAINT-JÉRÔME - La défense au procès de Guy Turcotte a entamé son dernier blitz afin de convaincre le jury de la non-responsabilité criminelle de l'ex-cardiologue pour les meurtres de ses enfants.
«Je vais être long», a annoncé d'emblée Me Pierre Poupart, qui défend avec son frère Guy l'accusé de 43 ans.
En guise d'introduction, Me Poupart a rappelé que le jour fatidique approche où 11 citoyens devront prendre une décision «qui laissera une empreinte à jamais». Turcotte est accusé de l'infraction la plus grave du Code criminel, soit meurtre prémédité, a ajouté l'avocat.
«Personne ne connaît ce procès mieux que vous, a poursuivi l'avocat. Je vous mets en garde contre la simplification, des dangers de réduire une situation complexe, parce que ça débarrasse plus vite de l'angoisse de la réflexion.»
Rappelons qu'au cours du procès, 42 témoins ont été entendus pendant 29 jours d'audiences, incluant Isabelle Gaston, l'ex-femme de l'accusé et mère d'Anne-Sophie et d'Olivier, 3 et 5 ans, poignardés 46 fois un soir de février 2009. C'était quelques semaines après que Turcotte ait découvert qu'il était cocu.

PSYCHIATRES


Avant la pause de l'après-midi, Me Poupart a abordé le témoignage des psychiatres, qui ont tous diagnostiqué à Turcotte un trouble de l'adaptation avec humeur anxieuse et dépressive.
Il a rappelé que les psychiatres experts de la défense n'avaient pas reçu de mandat autre que d'analyser Turcotte. Que ce soit ceux de la poursuite ou ceux de la défense, leur probité ne doit pas être remise en doute, a plaidé Me Poupart.
«Ce sont d'abord et avant tout des médecins», a-t-il insisté.
Me Poupart a également mis en garde le jury contre la «vindicte populaire» qui «n'hésite pas à condamner», tout en rappelant l'importance de la présomption d'innocence dans le système juridique canadien.
«Nous ne vous demandons rien d'autre que de juger comme vous voudriez être jugés», de suggérer l'avocat de Turcotte.
Fait à noter, plus de curieux que d'habitude s'étaient déplacés ce mardi pour assister à cette étape judiciaire. En tout, une cinquantaine de personnes ont fait la file, si bien que plusieurs n'ont même pas pu entrer dans la salle d'audience. La dernière fois qu'autant de monde s'était rassemblé, c'était lors du témoignage de l'accusé.
Les plaidoiries de Me Poupart se poursuivront ce mercredi et le tour de la Couronne viendra ensuite. Ce n'est qu'à la fin de cette étape que les 11 jurés amorceront leurs délibérations.
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Sécurité : comment le Canada analyse-t-il les dossiers des réfugiés?

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Mise à jour le mardi 17 novembre 2015 à 13 h 10 HNE
Des réfugiés syriens dans un camp au Liban
Des réfugiés syriens dans un camp au Liban  Photo :  Marie-Ève Bédard

Malgré les récents attentats à Paris, le gouvernement Trudeau garde le cap sur sa promesse d'accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici la fin de l'année. Du même souffle, Ottawa martèle qu'il ne fera aucun compromis sur les questions de sécurité. Quelles sont les mesures mises en place?
Un premier filtrage par les pays d'accueil et le HCR
Les citoyens syriens que le gouvernement canadien souhaite accueillir proviennent du Liban ou de camps de réfugiés en Turquie et en Jordanie, a déclaré le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum.

Ces citoyens ont déjà subi des vérifications de sécurité, précise l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Les pays d'accueil comme la Turquie et la Jordanie ont la responsabilité d'écarter des réfugiés les combattants et ceux qui sont impliqués dans des activités incompatibles avec le « caractère civil de l'asile ».

Ensuite, le HCR fait des vérifications notamment sur les activités militaires des demandeurs, lors de l'inscription, de l'évaluation ou de la détermination du statut de réfugié. L'organisme a aussi des mesures de sécurité biométrique et antifraude, comme le balayage de l'iris.

Quelles vérifications?
Ensuite, pour le Canada, il y a trois façons de procéder à des vérifications de sécurité, selon Dave Charland, ex-agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) :
  • Consulter les bases de données des différentes agences de renseignement;
  • Dans certains cas, aller chercher l'information directement sur le terrain, dans les camps de réfugiés;
  • Obtenir de l'information d'autres gouvernements, par exemple les autorités turques.
L'expert en sécurité nationale explique que l'acteur principal, dans le processus de sélection, c'est Citoyenneté et Immigration Canada. Il précise que ce ministère, en collaboration avec celui des Affaires étrangères, choisit les candidats. Ensuite, le SCRS fait ses recherches sur les candidats et en rend compte à Immigration Canada.
« C'est eux (le SCRS) qui vont communiquer un rapport à Citoyenneté et Immigration Canada pour dire : "Voyez cet individu, nous avons effectué telle ou telle vérification, nous n'avons aucune information négative sur son sujet. Au contraire, cet individu-ci, on a dû rencontrer sa famille ou ses proches pour s'assurer qu'il n'y ait pas de problème. Ou carrément, cet individu-là est lié à l'extrémisme; on vous conseille de ne pas l'accueillir au pays". Par la suite, la décision finale est prise par Citoyenneté et Immigration Canada. »

Les douaniers font aussi des vérifications lors de l'arrivée des réfugiés au pays.

Une fois arrivés au Canada, « il n'y a pas de surveillance en tant que telle de l'ensemble des gens », précise Dave Charland. « Pour ce qui est des services policiers et des agences de renseignement, ce n'est pas une vérification systématique. Ça dépend des informations qu'on obtient sur les différents individus ».
Cliquez ici pour écouter l'entrevue avec Dave Charland diffusée à Midi info le 16 novembre 2015.
Plus de bénéfices que de risques
Ces vérifications réduisent les risques que des individus mal intentionnés fassent leur entrée au pays, explique Dave Charland.
« C'est un risque qu'on prend quotidiennement, un risque que le Canada accepte de prendre. C'est sûr qu'il y a des gens qui peuvent se faufiler au travers des mailles du filet. Le système actuel vise plutôt à minimiser ces risques-là qu'à les éviter complètement. »— Dave Charland

Dave Charland fait valoir que le Canada se doit d'accueillir les réfugiés syriens. « Les bénéfices potentiels sont infiniment plus grands que le risque que l'on prend à accueillir ces gens-là », estime-t-il.
« Prenez n'importe quelles 25 000 personnes dans la société canadienne; il y a autant de chance qu'une de ces 25 000 personnes commettent un acte terroriste dans les prochains mois, qu'une personne dans ces 25 000 réfugiés-là. »— Dave Charland

L'expert en sécurité ajoute que la plupart des réfugiés fuient l'État islamique, un groupe terroriste ou le gouvernement Assad, et qu'ils « devraient être normalement les premiers à contacter les policiers ou les services de renseignement si jamais ils sont témoins d'un individu qui se radicaliserait une fois arrivé au Canada ».

Même son de cloche du côté de Wesley Wark, expert en sécurité nationale de l'Université d'Ottawa : « Il est faux de croire que des partisans de l'État islamique ou des djihadistes se cachent parmi les réfugiés dans le but de se positionner pour des attaques. Ça n'a franchement aucun sens du point de vue de l'État islamique. [...] Si vous planifiez une attaque, la dernière chose que vous allez faire, c'est de compter sur un attaquant qui doit passer au travers du flux de réfugiés et de migrants. Donc, nous jouons avec cette peur en ce moment. »

Wesley Wark reconnaît que les vérifications de sécurité représentent un gros défi quand il y a un grand nombre de candidats et peu de temps. Mais un pays comme le Canada a beaucoup d'expérience dans le domaine, fait-il valoir. « Nous avons des procédures en place pour faire le filtrage de première ligne dans les camps de réfugiés au Moyen-Orient et en Turquie par exemple, et nous ferons des vérifications lors de l'arrivée des réfugiés au pays ».
« Je ne pense pas qu'il y ait de risques importants en matière de sécurité, et je ne crois certainement pas qu'il faille utiliser cela comme une excuse pour ralentir [...] l'accueil des réfugiés. »— Wesley Wark
Avec les informations de Manon Globensky, Raphaël Bouvier-Auclair et Midi info.

Front commun : des demandes salariales à la baisse

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Mise à jour le mercredi 18 novembre 2015 à 5 h 00 HNE
Francine Lévesque de la CSN, Daniel Boyer de la FTQ et Lucie Martineau du SISP
Francine Lévesque de la CSN, Daniel Boyer de la FTQ et Lucie Martineau du SISP  Photo :  PC/Jacques Boissinot

Exclusif - Radio-Canada a appris que le front commun intersyndical modifiera ses demandes salariales au gouvernement dans le cadre de la négociation sur le renouvellement des conventions collectives des employés de l'État. La contre-proposition ferait baisser d'un peu plus de 1 % par année les augmentations de salaire réclamées.
Un texte de Sébastien BovetTwitterCourriel
Les négociateurs patronaux et syndicaux doivent se rencontrer à 13 h mercredi.
Depuis le début de la négociation, les syndicats réclament des augmentations de 4,5 % par année pendant trois ans. Selon eux, cette demande protège le pouvoir d'achat des syndiqués et permet de combler le retard salarial des employés de l'État.
Selon nos informations, le front commun demandera maintenant des augmentations qui se situeraient entre 3 % et 3,5 % par année, selon les prévisions de croissance économique. Ces chiffres pourraient fluctuer au fil des années parce qu'ils reposent sur données économiques.
Des demandes basées sur des indices économiques
La première donnée est l'indice des prix à la consommation. Le front commun voudrait que, chaque année, les salaires augmentent d'au moins 1 % et peut-être plus si l'inflation est plus élevée que 1 %. Cette mesure protégerait leur pouvoir d'achat, selon eux.
La deuxième donnée est la croissance du produit intérieur brut. Elle s'apparente à une prime liée à la vigueur de l'économie. Si la croissance économique est supérieure à 1 %, l'augmentation de salaire serait de 0,5 %. Cette mesure améliorerait les conditions de vie des employés de l'État, selon les syndicats.
Finalement, le front commun réclame une augmentation de 1 % par année en guise de rattrapage de la rémunération globale avec d'autres salariés du Québec. L'écart est évalué à 7,6 % selon les syndicats qui se réfèrent à l'Institut de la statistique du Québec (ISQ).
Toujours selon nos informations, le Front commun exclut la relativité salariale de cette équation et annoncera qu'il veut poursuivre les travaux sur cette question.
Retraite à 60 ans
Il n'est par ailleurs pas question pour les syndicats de retarder l'âge de la retraite de 60 à 62 ans, comme le demande le gouvernement. Selon le front commun, cette demande du gouvernement ne vise qu'à lui faire économiser de l'argent sans que la démonstration soit faite qu'elle assurerait la pérennité du régime de retraite.
Il y a une dizaine de jours, le gouvernement a modifié son offre salariale. Il a déplacé une augmentation de salaire de 1 % de la cinquième à la deuxième année de la convention collective, affirmant ainsi mettre 1,7 milliard de dollars de plus sur la table. Les syndicats avaient rapidement rejeté cette proposition.

32 morts dans un attentat à la bombe au Nigeria

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Mise à jour le mardi 17 novembre 2015 à 20 h 00 HNE  Radio-Canada avec Agence France-Presse, Reuters et Associated Press
Image tirée d'une vidéo de Boko Haram, au Nigeria.
Image tirée d'une vidéo de Boko Haram, au Nigeria. Au centre, le chef du groupe.  Photo :  PC/AP photo

L'explosion d'une bombe dans la ville de Yola, au nord-est du Nigeria, a fait 32 morts et 80 blessés dans la soirée de mardi, a annoncé l'agence nationale de secours du pays. Le groupe islamiste Boko Haram est montré du doigt comme étant l'auteur de cet attentat.
Après un répit de trois semaines, Boko Haram aurait à nouveau attaqué la mosquée de Yola. Le 23 octobre dernier, le groupe islamiste avait revendiqué deux attentats dans des mosquées au Nigeria, dont celle de Yola, qui avaient fait plus de 100 morts.
La détonation a eu lieu dans un marché du quartier de Jambutu, près de la mosquée. Un habitant a déclaré que l'explosion s'est produite au moment où les croyants quittaient l'endroit après la prière du soir.
L'attaque arborait apparemment les marques de Boko Haram, qui a déjà perpétré plusieurs attentats à la bombe à Yola dans les derniers mois.
« L'explosion s'est produite au milieu de la foule, explique Aliyu Maikano, un responsable de la Croix-Rouge. Les ambulances font des allers et retours pour emmener les victimes à l'hôpital. »
« La plupart des victimes sont des vendeurs et des passants », rapporte le porte-parole de la police de l'État d'Adamawa, Othman Abubakar.
Quelques jours plus tôt, le président du pays, Muhammadu Buhari, avait déclaré à Yola que le groupe islamiste Boko Haram était« sur le point d'être vaincu ».
Les forces armées nigérianes avaient annoncé que plusieurs camps de Boko Haram avaient été détruits avec succès dans les derniers mois, et que des centaines de prisonniers avaient été libérés.
Le groupe islamiste Boko Haram a fait au moins 17 000 morts et 2,6 millions de réfugiés en Afrique.

Partenariat transpacifique : Ottawa pourrait revoir la compensation aux agriculteurs

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La ministre Chrystia Freeland
La ministre Chrystia Freeland  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

MANILLE - La ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, ne se sent pas liée par le plan de compensation associé au Partenariat transpacifique (PTP) que le gouvernement Harper avait promis aux agriculteurs.
Un texte de Madeleine Blais-MorinTwitterCourriel
Présente à Manille, aux Philippines, pour le sommet la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC), elle indique que le gouvernement Trudeau examine à la fois le texte de l'entente et le plan de compensation.
À Manille, les dirigeants des pays signataires du Partenariat transpacifique se réunissent pour la première fois depuis la signature de l'accord.
L'occasion pour le président américain Barack Obama de les presser de ratifier l'entente de libre-échange. « Aujourd'hui, nous allons discuter de la voie à suivre pour nous assurer que le PTP soit promulgué dans chacun de nos pays le plus rapidement possible », a-t-il dit au sommet de l'APEC.
Le Partenariat est sur toutes les lèvres à Manille. L'enjeu n'est pas banal. Les pays signataires représentent 40 % de l'économie mondiale.
Au sommet, le gouvernement Trudeau, lui, dit aussi fort qu'il peut qu'il est en pour le commerce et les échanges sans toutefois appuyer formellement l'entente. Le ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion affirme que cette position est bien reçue.
« Ils comprennent que nous n'avons pas participé comme gouvernement aux négociations qui ont mené au PTP, mais ils savent que nous avons aussi l'engagement de consulter les Canadiens. »— Stéphane Dion, ministre des Affaires étrangères

Peu importe l'issue, la ministre Freeland ne se dit pas liée par le plan de compensation de 4,3 milliards de dollars promis par l'ancien gouvernement Harper aux producteurs de lait, d'œufs et de volaille. « Nous examinons en ce moment quel serait le plan de compensation », dit-elle.
Si la ministre Freeland est sensible à l'importance de dédommager les secteurs touchés, elle affirme qu'il serait inapproprié de s'engager à respecter un plan de compensation, alors que le gouvernement examine encore le texte de l'entente.

Un homme ayant un couteau dissimulé a été arrêté sur la colline du Parlement

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 17 novembre 2015 à 19h30. Modifié par Charles Payette le mercredi 18 novembre 2015
Un homme ayant un couteau dissimulé a été arrêté sur la colline du Parlement
OTTAWA - Un homme ayant un couteau dissimulé a été arrêté sur la colline du Parlement par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
La porte-parole de la GRC Valérie Thibodeau a indiqué que le Service de protection parlementaire avait interpellé l'homme à l'extérieur de l'édifice du Centre, l'édifice principal sur la colline qui abrite le Sénat et la Chambre des communes.

Elle a affirmé que l'homme était détenu, et que la GRC poursuivait son enquête. Elle a dit ne pas avoir davantage d'informations à divulguer dans l'immédiat.

La sécurité sur la colline du Parlement a été renforcée depuis le 22 octobre 2014, quand le tireur Michael Zehaf Bibeau avait été en mesure de traverser la pelouse et de se rendre aux portes principales de l'édifice du Centre.

Michael Zehaf Bibeau venait tout juste de tuer par balle un soldat faisant la garde d'honneur au Musée commémoratif de guerre à proximité.

Le tireur était mort dans un imposant échange de coups de feu tout juste à la sortie de la bibliothèque du Parlement.

Réfugiés syriens: Couillard refuse de presser Ottawa

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Réfugiés syriens: Couillard refuse de presser Ottawa
Philippe Couillard.Photo Simon Clark / Agence QMI

Geneviève Lajoie

Dernière mise à jour: 17-11-2015 | 15h15
QUÉBEC - Le gouvernement Couillard refuse de faire pression sur le fédéral pour repousser l'échéancier d'accueil des réfugiés syriens.
Contredisant deux de ses ministres, Philippe Couillard a plaidé mardi en faveur d'un accueil accéléré des migrants.
Les ministres Kathleen Weil et Pierre Moreau ont qualifié «d'irréaliste» l'engagement du premier ministre canadien Justin Trudeau d'accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici le 1er janvier 2016.
M. Couillard a tenu mardi à recadrer le message de son gouvernement.
«Ces gens-là sont dans des camps de réfugiés, l'hiver approche, ça va être des conditions très, très difficiles pour ces familles dans les camps de réfugiés, il y a une certaine urgence à accélérer leur arrivée au pays et par la suite leur intégration dans nos sociétés», a-t-il déclaré, flanqué des deux ministres concernés.
Les libéraux n'avaient d'ailleurs pas l'intention d'appuyer une motion qui devait être déposée en après-midi par la CAQ, qui demande au fédéral de repousser l'échéancier pour l'accueil des réfugiés.
«Personne ne devrait aller dans cette direction, ce serait une erreur fondamentale», a commenté M. Couillard.

OBJECTIF «EXIGEANT»

Le premier ministre reconnaît que l'objectif que s'est fixé le gouvernement fédéral libéral est «exigeant».
«Mais quand on veut, quand il y a une volonté, quand tout le monde travaille ensemble, on peut accomplir beaucoup», a-t-il renchéri.
Il s'en remet toutefois au Canada pour expliquer comment on y parviendra.
Philippe Couillard a rappelé que son gouvernement s'est engagé au printemps dernier à accueillir 3600 réfugiés, pour lesquels les ressources sont prévues et disponibles.
«Maintenant, j'entends la cible du gouvernement fédéral de 25 000, c'est un objectif qui est exigeant, mais c'est leur objectif, c'est à eux de le mettre en place, je m'attends à ce qu'ils déposent au cours des prochains jours leur plan et qu'ils coordonnent tout cela d'abord et avant tout avec nous, avec les provinces et notamment les grandes municipalités» du pays.
Québec s'attend à ce que la facture de ces réfugiés supplémentaires soit assumée presque entièrement par le fédéral.

PAS DE COMPROMIS SUR LA SÉCURITÉ

En matinée, son ministre de la Sécurité publique, Pierre Moreau, a prévenu que l'empressement du Canada à accueillir les réfugiés syriens ne doit pas se faire au détriment de la sécurité.
«Nous n'accepterons pas un seul réfugié sur le sol québécois si nous n'avons pas la garantie que les mesures de sécurité ont été appliquées correctement, a-t-il insisté mardi. La procédure d'habilitation sécuritaire, elle est très rigoureuse, on veut s'assurer qu'elle sera aussi rigoureuse dans ce cas-là et qu'on n'obéira pas à un impératif de rapidité.»
Les migrants devront également se soumettre à un examen de santé, ajoute le ministre de la Sécurité publique. Pierre Moreau a parlé lundi à son homologue fédéral à ce sujet.
Le Québec doit accueillir 5750 migrants de la Syrie et de l'Irak. Treize municipalités à la grandeur de la province ont été identifiées pour potentiellement recevoir des migrants syriens. Les villes ciblées ne seront pas contraintes d'accueillir des réfugiés, ajoute-t-il. «On va voir comment est l'acceptation du milieu».

«NON À L'IMPROVISATION!»

«Le maire de Montréal et le maire de Québec demandent de revoir l'échéancier. Donc oui à la compassion, mais non à l'improvisation de Philippe Couillard!», a réagi le chef caquiste. S'il est d'accord pour accueillir des migrants syriens, François Legault estime qu'il faut le faire correctement.
Les péquistes partagent ce point de vue. «Il y a une volonté de donner suite à une promesse électorale qui ne m'apparaît pas appropriée dans les circonstances, parce que les outils ne sont pas mis en place [...] C'est essentiel de les accueillir dans de bonnes conditions, pour le moment, il y a plus de questions que de réponses», a signalé le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau.
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France: deux morts, dont une kamikaze, sept arrestations

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le mercredi 18 novembre 2015 à 06h55. Modifié à 07h13.
France: deux morts, dont une kamikaze, sept arrestations
AP
SAINT-DENIS, France - Une opération policière antiterroriste déclenchée mercredi avant l'aube dans un appartement de Saint-Denis, au nord de Paris, a fait deux morts, dont une femme qui a déclenché la bombe qu'elle portait au moment où les policiers sont entrés dans l'immeuble résidentiel.

On ignore son identité de même que celle de l'autre individu qui a péri. Sept personnes ont aussi été arrêtées.
On en parle en ondes :
Écouter
Mis en ligne le mercredi 18 novembre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Philippe Bonneville
On ignore son identité de même que celle de l'autre individu qui a péri. Sept personnes ont aussi été arrêtées. Il y a aussi eu quelques blessés légers parmi les policiers au cours du raid qui pris fin plus de cinq heures après avoir débuté.
On cherchait Abaaoud
L'opération visait bel et bien à arrêter Abdelhamid Abaaoud, un Belge associé au groupe armé État islamique, qui serait l'un des architectes des attaques de vendredi dernier qui ont fait 129 morts et plus de 350 blessés à Paris.
Cependant, dans une brève rencontre de presse, François Molins, procureur de la République de Paris, a refusé de dire si ce suspect faisait partie des sept personnes qui ont été arrêtées. Abdelhamid Abaaoud aurait été localisé grâce à des surveillances et à des écoutes électroniques.
Après la fin de l'opération des policiers dans l'appartement, ceux-ci ont poursuivi des fouilles dans les environs de l'immeuble, notamment dans une église. Une très forte présence policière persiste dans le quartier.

L'examen au peigne fin de l'appartement devrait débuter sous peu. Le procureur Molins a promis que plus tard en journée, de nouveaux détails seraient livrés sur l'opération, possiblement à propos de l'identité des victimes et suspects.

Lors de sa première communication aux médias, François Molins était accompagné du ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a remercié les policiers pour leur travail et les résidents du secteur pour leur collaboration. Un long confinement à domicile leur a été imposé pendant le déploiement policier.

Deux vols d'Air France menacés, atterrissage à Halifax

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Deux vols d'Air France menacés, atterrissage à Halifax
L'avion d'Air France, sur le tarmac de Salt Lake City.Photo George Frey / AFP
Dernière mise à jour: 17-11-2015 | 23h19
HALIFAX - Deux vols d'Air France ayant quitté Washington et Los Angeles en direction de Paris ont été détournés mardi soir, pour des raisons de sécurité. Ils ont été redirigés respectivement vers les aéroports d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, et de Salt Lake City, dans l'Utah a confirmé la compagnie aérienne.
Dans un communiqué intitulé «Menaces à la bombes des vols AF065 et AF055», Air France a indiqué que ces deux vols ont fait «l'objet de menaces anonymes reçues par appel téléphonique après leurs décollages respectifs».
Ces menaces ont été prises au sérieux et ont forcé des modifications de l'itinéraire de vol.
Les déplacements des appareils ont pu être suivis sur le site flightradar24.com, où sont répertoriés en temps réel tous les vols réguliers sur la planète.
L'un des appareils, un Airbus 380, avait quitté Los Angeles avant d'être redirigé vers l'aéroport de Salt Lake City.
Un deuxième avion, un Boeing 777, en partance de Washington cette fois, a atterri à Halifax, en Nouvelle-Écosse. La GRC a confirmé que 262 passagers et membres de l'équipage ont été évacués. Des chiens, entraînés pour dépister des explosifs, ont amorcé leurs recherches. Des vérifications complètes devaient s'effectuer sur les appareils, les bagages et les passagers.
L'aéroport d'Halifax a précisé qu'une des pistes principales a été fermée, mais l'aéroport peut tout de même accueillir d'autres appareils dans ses autres corridors.
Les deux appareils ont pu se poser en toute sécurité, apparemment sans encombre.
Air France a mentionné qu'une enquête sera menée dans le but d'identifier l'origine de l'appel téléphonique.
En fin de nuit, l'aéroport d'Halifax a indiqué sur Twitter qu'aucune menace n'avait été trouvé à bord de l'appareil et que les passagers et membres d'équipage ont été envoyés dans des hôtels.
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Le bras droit du premier ministre devra s'expliquer en commission parlementaire

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 17 novembre 2015 à 19h03. Modifié par Léandre Drolet à 19h57.
Le bras droit du premier ministre devra s'expliquer en commission parlementaire
Philippe Couillard.
QUÉBEC - Le bras droit du premier ministre Philippe Couillard dans l'administration publique ira expliquer en commission parlementaire pourquoi tous les contrats de services du ministère du Conseil exécutif ont été accordés de gré à gré, sans appel d'offres, en 2015.
Le secrétaire général du Conseil exécutif, Roberto Iglesias, comparaîtra ainsi mercredi à la Commission de l'administration publique, pour défendre lui-même son rapport de gestion, ce qui est sans précédent. Le ministère du Conseil exécutif est en quelque sorte le ministère du premier ministre.

Selon les données recueillies par l'opposition et mises à jour à partir du système électronique d'appels d'offres, tous les contrats accordés par le ministère du Conseil exécutif jusqu'à maintenant en 2015 l'ont été sans appel d'offres. Il n'a toutefois pas été possible d'obtenir les montants des contrats en cause.

Le Parti québécois a déjà laissé entendre mardi qu'il entend questionner celui qui est le plus haut fonctionnaire du gouvernement du Québec sur l'attribution des contrats.

Dans son rapport 2014-2105, le ministère indique que trois «contrats de services comportant une dépense de 25 000 $ et plus» ont été accordés à des «personnes physiques», du 1er janvier au 31 mars 2015, au coût total de 637 707 $.

M. Iglesias devrait aussi répondre de la hausse du budget du lieutenant-gouverneur entre 2012 et 2015, un enjeu qui suscite toujours la controverse. L'enveloppe du Conseil exécutif allouée au lieutenant-gouverneur est passée de 738 000 $ en 2012-2013 à 752 500 $ en 2014-2015.

Par ailleurs, l'opposition entend également s'attarder à la baisse des crédits accordés au Secrétariat à la jeunesse, les dossiers jeunesse relevant également du premier ministre.