Le Québec aux Québécois


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René Lévesque

MARIO ASSELIN
MISE à JOUR 

«Le gouvernement fédéral considérera le Québec différemment quand il sera uni.»

René Lévesque  Il y a 39 ans aujourd’hui, René Lévesque faisait élire 71 députés à l’Assemblée nationale. Un gouvernement souverainiste arrivait au pouvoir à Québec pour une première fois. J’avais 15 ans, mais je m’en souviens comme si c’était hier.
Plus de 10 000 personnes étaient rassemblées au Centre Paul-Sauvé à Montréal pour célébrer la victoire du Parti québécois. Au moment d’entendre, à travers mon poste de télé: «J’ai jamais pensé que je pouvais être aussi fier d’être Québécois que ce soir», j’ai mémoire d’avoir vraiment pris conscience du fait que j’étais moi aussi un fier Québécois.
La foule présente n’a eu de cesse de répéter toute la soirée: «Le Québec aux Québécois». Nous avions enfin le sentiment de nous appartenir.
Depuis cette période, il faut réaliser que nous ne sommes jamais revenus en arrière.
Nous pouvons ce que nous voulons
Le Québec rayonne à l’international comme jamais auparavant, nous nous sommes donné des outils de développement social et économique performants et, surtout, nous avons développé l’intime conviction que nous sommes maîtres de notre destinée: nous pouvons ce que nous voulons!
Nous avons beaucoup accompli, et ce, tout en continuant d’évoluer dans le Canada.
Il y a eu René Lévesque. Avant lui, il y avait Félix Leclerc et, depuis, il y a Céline Dion, Robert Lepage, Guy Laliberté et Louise Arbour.
Ce sont des géants du Québec qui élèvent notre fierté à de très hauts sommets.
Un Québec ambitieux
Le Québec doit maintenant poursuivre ses ambitions en se dotant d’une stratégie pour mieux protéger son identité. Il doit pouvoir financer son
filet social en créant plus de richesse
et contribuer à la péréquation fédérale au lieu d’en bénéficier.
Notre langue a résisté au temps, mais nous devons nous donner plus de pouvoirs pour la protéger et la promouvoir.
En immigration et en culture, il faut viser plus d’autonomie pour se doter de politiques qui nous ressemblent et qui nous rassemblent.
Étape par étape, nous pouvons arriver à nous donner un nouveau rapport de force pour rapatrier les pouvoirs qui manquent au Québec pour aller plus loin.
Il faut d’abord que les nationalistes se regroupent autour de nouvelles solidarités. Divisés, nous laissons les adeptes du statu quo et du déclin tranquille gouverner le Québec.
Il faut se rassembler derrière une option qui regroupe la grande majorité des Québécois. Nous pourrons à ce moment poursuivre la progression du Québec en adoptant des lois qui respectent nos juridictions et en favorisant des ententes administratives.
Le gouvernement fédéral considérera le Québec différemment quand il sera uni.
Une fois que l’unité des nationalistes sera bien visible, il n’y a pas de raison pour qu’on nous empêche d’obtenir les modifications désirées.
«On n’est pas un petit peuple, on est peut-être quelque chose comme un grand peuple!» disait René Lévesque le soir du 15 novembre 1976.
Laissons derrière ce qui nous divise.
Inspirons-nous des grands leaders pour affirmer qu’il est légitime de vouloir placer les intérêts du Québec en premier.

Le Canada frappe contre des positions de combat de l'État islamique

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MISE à JOUR 
  OTTAWA – Deux CF-18 des Forces armées canadiennes ont largué des bombes contre des positions de combat du groupe État islamique au sud-ouest de Haditha, en Irak, dimanche.
Ces avions «participaient à des frappes aériennes de la coalition en soutien aux opérations offensives des forces de sécurité irakiennes», ont annoncé les Forces armées canadiennes.
Ces appareils ont eu recours à des munitions dotées de guidage de précision.
Vendredi, deux CF-18 des Forces armées canadiennes ont participé à des frappes aériennes contre une enceinte du groupe État islamique, ainsi que deux de ses positions de combat dans la région de Ramadi en Irak.
La veille, deux avions de combat canadiens avaient bombardé une cache de munitions du groupe État islamique près de Sinjar et une de ses positions de combat dans les environs de Tal Afar.
Selon les Forces armées canadiennes, ces frappes de jeudi avaient pour but d’expulser le groupe islamiste de Sinjar et de prendre le contrôle de tronçons d’une route de «ravitaillement importante» pour le groupe État islamique entre Raqqa en Syrie et Mossoul dans le nord de l’Irak.

La France attaque un fief de l'État Islamique

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Publié par Jacques Thériault pour CogecoNouvelles le dimanche 15 novembre 2015 à 17h45. Modifié à 17h50.
La France attaque un fief de l'État Islamique
La France a largué 20 bombes ce soir sur le fief de l'État Islamique en Syrie, à Raqa.
Le ministère de la Défense a annoncé par voie de communiqué un bombardement massif.
Les frappes françaises ont impliqué 10 chasseurs chargés de détruire un poste de commandement et un camp d'entraînement.
Dans un communiqué, le ministère de la défense a déclaré que le premier objectif détruit était utilisé par l'État Islamique comme poste de commandement, centre de recrutement jihadiste et dépôt d'armes et de munitions.
Le deuxième objectif abritait un camp d'entraînement terroriste, a expliqué le ministère de la défense.

Attentats: le plan de Trudeau sur l'intervention du Canada suscite des questions

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Publié par La Presse Canadienne le dimanche 15 novembre 2015 à 15h12. Modifié par Jacques Thériault à 16h53.
Attentats: le plan de Trudeau sur l'intervention du Canada suscite des questions
Justin Trudeau en compagnie de David Cameron, premier ministre du Royaume-Uni/PC - Sean Kilpatrick
Dans la foulée des attaques tragiques à Paris, l'intention du gouvernement Trudeau de cesser les frappes aériennes du Canada contre le groupe armé État islamique est remise en question par certains, mais plusieurs experts estiment qu'il ne devrait pas revenir sur sa décision.
Le premier ministre Justin Trudeau avait promis en campagne électorale de retirer les avions chasseurs canadiens de la Syrie et de l'Irak pour mieux se concentrer sur la formation des soldats locaux. Il a réitéré cet engagement lors d'une conversation téléphonique avec le président américain Barack Obama quelques heures après son élection.

Samedi, au lendemain des attentats en France qui ont été revendiqués par le groupe armé État islamique (ÉI), un représentant du bureau du premier ministre a indiqué que M. Trudeau n'avait pas changé d'idée.

Il s'agit de la bonne décision, selon Andrew Mack, expert en sécurité et chercheur à l'organisation One Earth Future Foundation. M. Mack note que «rien n'a changé» et que les événements de Paris «ne faisaient aucune différence» sur la décision du Canada de bombarder les cibles du groupe armé ÉI au Moyen-Orient.

Il a reconnu que les bombardements pouvaient s'avérer efficaces contre les extrémistes, rappelant toutefois que la contribution du Canada était en soi «minimale».

Selon lui, le groupe ÉI a perdu beaucoup de terrain en Syrie et ce n'est pas près de ralentir. Ces défaites l'affecteront vraisemblablement dans sa capacité à attirer des jeunes dans ses rangs, croit M. Mack.

«Les Kurdes ont fait des gains partout en Syrie et en Irak et les gains qu'ils ont faits ont été facilités par les tirs aériens des États-Unis», a-t-il expliqué.

Andre Gerolymatos, un expert en sécurité de l'université Simon Fraser, considère que la mission aérienne de la coalition internationale n'a pas produit des résultats globalement positifs. «La coalition a bombardé l'ÉI et il est arrivé ce qui est arrivé à Paris, malgré tout. Alors il serait plus sensé d'entraîner les Kurdes et tous les autres qui veulent combattre l'ÉI», a-t-il expliqué.

M. Gerolymatos a aussi indiqué que les tirs aériens étaient imprécis et qu'ils pouvaient tuer des civils. Il a toutefois concédé que les extrémistes avaient pu percevoir comme une victoire le retrait du Canada. «L'ÉI a clamé sa victoire sur tous les sites Internet. Ils disaient: "c'est la première fissure dans la coalition, c'est une victoire majeure pour l'ÉI, le Canada a été défait"», a-t-il expliqué.

La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, a appelé samedi M. Trudeau à songer à une nouvelle stratégie et les premiers ministres du Québec et de la Saskatchewan ont exprimé leur appui à la poursuite de la campagne de bombardements aériens par le Canada.

M. Trudeau n'a pas fixé d'échéance pour le retrait, et certains experts croient qu'il pourrait attendre au mois de mars, alors que l'engagement du Canada prendra fin officiellement.

Paul Heinbecker, ancien ambassadeur canadien aux Nations unies, croit qu'un retrait immédiat serait «maladroit».

L'un des arguments évoqués pour la fin de l'intervention est que l'implication de l'occident dans le combat aggrave les choses, selon lui. «Le revers de cet argument, c'est que si tu n'arrêtes pas ces gens maintenant qu'ils sont d'une ampleur gérable, tu auras un problème encore plus grave. Je penche vers la deuxième interprétation», a-t-il souligné.

Certaines personnes ont avancé que la France pourrait invoquer l'article de 5 de l'OTAN, qui nécessite l'implication de tous ses membres pour défendre un des leurs qui est attaqué. Mais Christian Leuprecht, de l'université Queen's et du Collège militaire royal du Canada, a affirmé que la France n'a jamais laissé entendre qu'elle se lancerait dans une telle démarche.

M. Leuprecht a dit depuis Grenoble, où il travaille, qu'une réaction militaire massive en Syrie ne ferait qu'augmenter l'afflux de réfugiés — ce que la France ne souhaite pas. Il croit plutôt que la communauté internationale devrait tenter de faire adopter un cessez-le-feu en Syrie. «L'ÉI veut se battre. L'ÉI veut provoquer l'apocalypse. C'est leur fin», a-t-il affirmé.

Une mosquée de Peterborough endommagée par un incendie allumé délibérément

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Publié par La Presse Canadienne le dimanche 15 novembre 2015 à 16h16. Modifié par Jacques Thériault à 16h48.
Une mosquée de Peterborough endommagée par un incendie allumé délibérément
Un incendie s'est déclaré, samedi, dans une mosquée de Peterborough, dans le sud-est de l'Ontario, une demi-heure après la fin d'une cérémonie visant à célébrer la naissance d'un enfant, a révélé le président de l'Association musulmane de Kawartha, Kenzu Abdellah.
Peu après le départ des convives, un voisin a remarqué que de la fumée s'échappait du bâtiment et a téléphoné au 911.

La police a confirmé, dimanche, que le feu avait été délibérément allumé vers 23 h.

M. Abdellah a précisé que le groupe était parti à 22 h 30.

Les autorités ont affirmé ne pas connaître le motif et ne pas avoir de suspect. Elles n'ont pas pu dire si l'incident était lié aux attentats de Paris, qui ont été revendiqués par l'État islamique.

Selon le service des incendies de Peterborough, les dommages causés par les flammes s'élèvent à 80 000 $.

Si l'extérieur de l'édifice n'a pas été réellement touché, l'intérieur a été carbonisé et abîmé par la fumée.

«Nous ne nous attendions pas à ça, nous croyions que c'était mineur», a reconnu le président de l'Association.

Pour le moment, l'immeuble est inutilisable et Kenzu Abdellah ne sait pas où les fidèles pourront aller prier cinq fois par jour le temps que la mosquée soit restaurée.

Il a confié avoir été choqué d'apprendre que l'incendie était suspect.

«La communauté musulmane a toujours eu une très belle relation avec celle de Peterborough, a assuré M. Abdellah. Nous avons organisé une soirée portes ouvertes l'an dernier et le maire nous a rendu visite.»

Kenzu Abdellah est au courant que le feu n'était pas accidentel et il croit que la mosquée a été victime d'un crime haineux.

«Je suis dévasté, a-t-il confié. Des enfants viennent prier ici.»

M. Abdellah a cependant ajouté que beaucoup de citoyens de Peterborough avaient offert leur appui aux membres de l'Association dans les heures ayant suivi le drame et qu'il leur en était reconnaissant.

Recherché pour les attentats de Paris

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Publié par La Presse Canadienne le dimanche 15 novembre 2015 à 12h36. Modifié par Jacques Thériault à 13h03.
Recherché pour les attentats de Paris
PARIS - Les autorités françaises ont émis un mandat de recherche pour retrouver un suspect en fuite lié aux attentats de Paris de vendredi soir, ajoutant qu'il est dangereux pour quiconque n'est pas dans les forces de l'ordre de le confronter directement.

La police nationale de France a fait circuler la photo de Salah Abdeslam, un citoyen belge né en 1989 en Belgique. Il mesure 1 mètre 75 et a les yeux marron.
Les autorités croient que c'est l'homme qui a loué le véhicule Polo de Volkswagen, utilisé par le groupe qui a pris des otages à la salle de spectacle Le Bataclan, où il y a eu 89 morts. Les attentats ont fait un total de 129 morts et 352 blessés, dont 99 reposent dans un état grave.

Les autorités croient que trois frères d'une même famille sont impliqués dans le massacre. L'homme recherché serait l'un des trois frères. L'un des frères du suspect a été arrêté en Belgique, et un troisième de la famille est mort dans les attaques.

Trois fusils Kalachnikov ont été découverts dans une voiture de marque Seat utilisée dans les attaques, a rapporté un responsable de la police, qui a requis l'anonymat. Le véhicule a été retrouvé à Montreuil, à six kilomètres à l'est de Paris.Les armes n'ont pas encore été analysées.

Les autorités savent que deux voitures au moins ont été impliquées dans les opérations des terroristes: une Polo de Volkswagen, retrouvée stationnée devant le Bataclan, et une Seat, dans laquelle les armes ont été découvertes.

L'enquête s'étend bien au-delà des frontières de la France. Les autorités belges ont arrêté dix personnes en tout, samedi et dimanche. Un responsable des services policiers a aussi indiqué à l'Associated Press que deux des sept kamikazes étaient des Français vivant à Bruxelles. L'un d'eux habitait dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean, en banlieue de Bruxelles, où plusieurs perquisitions ont été effectuées samedi.

De plus, selon un responsable de la police française, trois des sept kamikazes étaient des citoyens français.

L'un des assaillants identifié samedi, Omar Ismaïl Mostefaï, un Français de 29 ans, était connu des policiers pour des délits mineurs, même s'il n'avait jamais été incarcéré. Il avait été fiché pour radicalisation en 2010. Un doigt retrouvé au milieu du carnage à la salle de spectacle Le Bataclan a permis de l'identifier. Son père, son frère et d'autres proches ont été interpellés pour interrogatoire. Ils sont tous originaires de la région de Chartres.

Un passeport syrien retrouvé près du corps d'un autre assaillant, qui s'est exploser près du Stade de France, semble avoir parcouru la route migratoire. Il s'agirait d'un individu né en Syrie en 1990 qui n'était pas connu des services de renseignement français. Les autorités grecques ont révélé que le détenteur de ce passeport serait arrivé en Europe en passant par l'île de Leros. Son passeport a aussi été retracé jusqu'en Serbie, où il était entré le 7 octobre par la Macédoine, demandant l'asile avec un groupe de réfugiés. Le lendemain, il était dans un centre de réfugiés en Croatie. Il a seulement été identifié comme A.A. On ignore cependant si le passeport appartenait bel et bien au kamikaze, et même s'il était authentique.

S'appliquant à maintenir le calme dans son pays après une année exceptionnellement violente, le président, François Hollande, a rencontré dimanche les chefs de l'opposition, l'ancien président Nicolas Sarkozy et la chef du Front national de la droite conservatrice, Marine Le Pen, qui a profité des attaques pour faire valoir sa position contre l'immigration.

À sa sortie de l'Élysée, M. Sarkozy a réclamé des changements à la politique française face à la Syrie, laissant entendre que le pays devait collaborer tant avec les États-Unis que la Russie pour «exterminer» l'ÉI.

«Nous avons besoin de tout le monde, et notamment des Russes. Il ne peut pas y avoir deux coalitions en Syrie», a-t-il affirmé.

«Sur le plan européen, l'Europe doit se ressaisir et déterminer les conditions d'une nouvelle politique de l'immigration.»

Un peu plus tôt dimanche, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a réclamé une rencontre spéciale des ministres de l'Intérieur et de la Justice de l'Union européenne, pour évaluer les attentats. La réunion aura lieu vendredi prochain. M. Cazeneuve considère que la lutte contre le terrorisme doit être renforcée partout dans l'Europe.

Les autorités locales de l'Allemagne et de l'Italie ont rapporté chacun un citoyen parmi les victimes, soit un homme allemand et une étudiante italienne.

Début de deuil

Les Français se recueillaient un peu partout dans Paris, protégée par 3000 soldats supplémentaires, lors du premier de trois jours de deuil national décrétés par le président.

Des fleurs et des notes continuaient d'être déposées sur des monuments et près des sites des attaques. Les drapeaux étaient en berne et des services commémoratifs étaient célébrés dimanche dans plusieurs églises de France à la mémoire des victimes des attaques. La principale cérémonie présidée par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, se déroulera à 18 h30, heure locale, dans la célèbre Cathédrale Notre-Dame de Paris, fermée aux touristes, comme plusieurs autres sites populaires de la ville.

L'état d'urgence, décrété vendredi, se poursuit. Le président français, François Hollande, doit s'adresser aux députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, lundi après-midi.

Samedi en fin de journée, le procureur de Paris, François Molins, a pris la parole devant les médias afin de détailler le modus operandi des tueurs. Trois groupes bien organisés ont sévi de manière coordonnée entre 21 h 20 et 21 h 50 dans six endroits différents. Sept assaillants se sont suicidés en actionnant des ceinture d'explosifs identiques, un huitième a été abattu par les forces de l'ordre. La responsabilité de l'attentat a été revendiquée par le groupe armé État islamique (ÉI), qui a évoqué l'implication militaire de la France en Irak et en Syrie pour expliquer ses actions.

L'ÉI a revendiqué la responsabilité de plusieurs attaques récentes. Jeudi à Beyrouth, deux attentats suicides ont tué au moins 43 personnes et blessé plus de 200. À Bagdad en Irak, vendredi, un autre kamikaze a actionné son gilet d'explosifs et une bombe placée en bordure de la route ont fait 26 morts. L'ÉI a également proclamé avoir visé un avion

Attentats de Paris: un suspect en fuite recherché par la police

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Publié par Associated Press le dimanche 15 novembre 2015 à 12h43. Modifié par Jacques Thériault à 13h01.
Attentats de Paris: un suspect en fuite recherché par la police
PARIS ? Les autorités françaises ont émis un mandat de recherche pour retrouver un suspect en fuite lié aux attentats de Paris de vendredi soir, ajoutant qu'il est dangereux pour quiconque n'est pas dans les forces de l'ordre de le confronter directement.
La police nationale de France a fait circuler la photo de Salah Abdeslam, un citoyen belge né en 1989 en Belgique. Il mesure 1 mètre 75 et a les yeux marron.

Les autorités croient que c'est l'homme qui a loué le véhicule Polo de Volkswagen, utilisé par le groupe qui a pris des otages à la salle de spectacle Le Bataclan, où il y a eu 89 morts. Les attentats ont fait un total de 129 morts et 352 blessés, dont 99 reposent dans un état grave.

Les autorités croient que trois frères d'une même famille sont impliqués dans le massacre. L'homme recherché serait l'un des trois frères. L'un des frères du suspect a été arrêté en Belgique, et un troisième de la famille est mort dans les attaques.

Trois fusils Kalachnikov ont été découverts dans une voiture de marque Seat utilisée dans les attaques, a rapporté un responsable de la police, qui a requis l'anonymat. Le véhicule a été retrouvé à Montreuil, à six kilomètres à l'est de Paris.Les armes n'ont pas encore été analysées.

Les autorités savent que deux voitures au moins ont été impliquées dans les opérations des terroristes: une Polo de Volkswagen, retrouvée stationnée devant le Bataclan, et une Seat, dans laquelle les armes ont été découvertes.

L'enquête s'étend bien au-delà des frontières de la France. Les autorités belges ont arrêté dix personnes en tout, samedi et dimanche. Un responsable des services policiers a aussi indiqué à l'Associated Press que deux des sept kamikazes étaient des Français vivant à Bruxelles. L'un d'eux habitait dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean, en banlieue de Bruxelles, où plusieurs perquisitions ont été effectuées samedi.

De plus, selon un responsable de la police française, trois des sept kamikazes étaient des citoyens français.

L'un des assaillants identifié samedi, Omar Ismaïl Mostefaï, un Français de 29 ans, était connu des policiers pour des délits mineurs, même s'il n'avait jamais été incarcéré. Il avait été fiché pour radicalisation en 2010. Un doigt retrouvé au milieu du carnage à la salle de spectacle Le Bataclan a permis de l'identifier. Son père, son frère et d'autres proches ont été interpellés pour interrogatoire. Ils sont tous originaires de la région de Chartres.

Un passeport syrien retrouvé près du corps d'un autre assaillant, qui s'est exploser près du Stade de France, semble avoir parcouru la route migratoire. Il s'agirait d'un individu né en Syrie en 1990 qui n'était pas connu des services de renseignement français. Les autorités grecques ont révélé que le détenteur de ce passeport serait arrivé en Europe en passant par l'île de Leros. Son passeport a aussi été retracé jusqu'en Serbie, où il était entré le 7 octobre par la Macédoine, demandant l'asile avec un groupe de réfugiés. Le lendemain, il était dans un centre de réfugiés en Croatie. Il a seulement été identifié comme A.A. On ignore cependant si le passeport appartenait bel et bien au kamikaze, et même s'il était authentique.

S'appliquant à maintenir le calme dans son pays après une année exceptionnellement violente, le président, François Hollande, a rencontré dimanche les chefs de l'opposition, l'ancien président Nicolas Sarkozy et la chef du Front national de la droite conservatrice, Marine Le Pen, qui a profité des attaques pour faire valoir sa position contre l'immigration.

À sa sortie de l'Élysée, M. Sarkozy a réclamé des changements à la politique française face à la Syrie, laissant entendre que le pays devait collaborer tant avec les États-Unis que la Russie pour «exterminer» l'ÉI.

«Nous avons besoin de tout le monde, et notamment des Russes. Il ne peut pas y avoir deux coalitions en Syrie», a-t-il affirmé.

«Sur le plan européen, l'Europe doit se ressaisir et déterminer les conditions d'une nouvelle politique de l'immigration.»

Un peu plus tôt dimanche, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a réclamé une rencontre spéciale des ministres de l'Intérieur et de la Justice de l'Union européenne, pour évaluer les attentats. La réunion aura lieu vendredi prochain. M. Cazeneuve considère que la lutte contre le terrorisme doit être renforcée partout dans l'Europe.

Les autorités locales de l'Allemagne et de l'Italie ont rapporté chacun un citoyen parmi les victimes, soit un homme allemand et une étudiante italienne.

Début de deuil

Les Français se recueillaient un peu partout dans Paris, protégée par 3000 soldats supplémentaires, lors du premier de trois jours de deuil national décrétés par le président.

Des fleurs et des notes continuaient d'être déposées sur des monuments et près des sites des attaques. Les drapeaux étaient en berne et des services commémoratifs étaient célébrés dimanche dans plusieurs églises de France à la mémoire des victimes des attaques. La principale cérémonie présidée par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, se déroulera à 18 h30, heure locale, dans la célèbre Cathédrale Notre-Dame de Paris, fermée aux touristes, comme plusieurs autres sites populaires de la ville.

L'état d'urgence, décrété vendredi, se poursuit. Le président français, François Hollande, doit s'adresser aux députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, lundi après-midi.

Samedi en fin de journée, le procureur de Paris, François Molins, a pris la parole devant les médias afin de détailler le modus operandi des tueurs. Trois groupes bien organisés ont sévi de manière coordonnée entre 21 h 20 et 21 h 50 dans six endroits différents. Sept assaillants se sont suicidés en actionnant des ceinture d'explosifs identiques, un huitième a été abattu par les forces de l'ordre. La responsabilité de l'attentat a été revendiquée par le groupe armé État islamique (ÉI), qui a évoqué l'implication militaire de la France en Irak et en Syrie pour expliquer ses actions.

L'ÉI a revendiqué la responsabilité de plusieurs attaques récentes. Jeudi à Beyrouth, deux attentats suicides ont tué au moins 43 personnes et blessé plus de 200. À Bagdad en Irak, vendredi, un autre kamikaze a actionné son gilet d'explosifs et une bombe placée en bordure de la route ont fait 26 morts. L'ÉI a également proclamé avoir visé un avion russe qui s'est écrasé en Égypte. Les 224 personnes à bord ont péri.

Le gouvernement Trudeau maintient sa position sur les frappes aériennes en Irak et en Syrie

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/

Mise à jour le dimanche 15 novembre 2015 à 0 h 37 HNE

Le gouvernement Trudeau entend toujours mettre fin aux frappes aériennes menées par des CF-18 canadiens en Irak et en Syrie, malgré les attaques qui ont secoué Paris, indique un porte-parole du bureau du premier ministre.
Un texte de Madeleine Blais-MorinTwitterCourriel
Ces commentaires rejoignent ceux formulés par le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, plus tôt samedi en entrevue à Radio-Canada.
« Si on réinvestit nos efforts dans l'entraînement des combattants locaux, dans l'assistance qu'on peut donner pour la gouvernance de l'Irak, pour les forces policières, pour l'aide humanitaire, on va être un partenaire plus efficace dans la coalition que d'investir tant d'efforts et tant d'argent pour aboutir à 2 % seulement des forces de frappe aériennes », a-t-il fait valoir. 
Cette vision est toutefois loin d'être partagée par les conservateurs, qui exhortent Justin Trudeau à maintenir les avions canadiens au sein de la coalition. Selon la chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, un retrait ne démontrerait pas le soutien absolu du Canada envers ses alliés à un moment crucial.
Réfugiés : Ottawa garde le cap 
Le porte-parole du bureau du premier ministre indique aussi que le gouvernement Trudeau a toujours l'intention d'accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici la fin de l'année, en se disant sûr d'y arriver de façon « sécuritaire et responsable ».
Même si le sommet du G20 est traditionnellement axé sur l'économie, ces enjeux seront assurément soulevés à Antalya, en Turquie, où est arrivé le premier ministre, samedi.
Le premier ministre Trudeau participera à une série de réunions bilatérales au cours des deux prochains jours. Il rencontrera le président mexicain et son homologue indonésien dimanche. Puis, lundi, il rencontrera le premier ministre italien, la chancelière allemande, ainsi que les présidents chinois et turc.

Les proches d'un kamikaze interpellés; plusieurs kalachnikovs retrouvées dans une voiture

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 Mise à jour le dimanche 15 novembre 2015 à 8 h 11 HNE  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Contrôle routier en France après les attentats de Paris
Contrôle routier en France après les attentats de Paris  Photo :  Eric Vidal / Reuters

Sept personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris, dont le père, un frère et quatre personnes de l'entourage d'un kamikaze identifié sur le site du Bataclan.
Les maisons des suspects ont été perquisitionnées. Une source proche de l'enquête a par ailleurs confirmé à Europe 1 que la voiture de marque Seat noire utilisée par l'un des assaillants avait été retrouvée à Montreuil, en banlieue de la capitale. À l'intérieur, se trouvaient plusieurs fusils d'assaut kalachnikov, du même type que ceux utilisés dans les fusillades de vendredi soir.
Ismaël Omar Mostefaï, 29 ans, a été identifié comme étant l'un des assaillants de la salle de concert du Bataclan grâce au « relevé de ses empreintes papillaires », à partir d'un doigt retrouvé dans les décombres de la salle de spectacle parisienne. Il est originaire de Courcouronnes, une commune située à 27 kilomètres de Paris. Il est connu de la justice pour des délits de droit commun, mais n'a jamais été incarcéré. Il a fait l'objet d'une fiche « S » en 2010 pour radicalisation, mais n'a jamais été impliqué dans des filières djihadistes.
Surpris d'apprendre qu'Ismaël Omar Mostefaï était l'un des suspects, son frère s'est présenté de lui-même à l'hôtel de police de Créteil dans la soirée.
Après avoir identifié ce premier suspect, les enquêteurs accentuent maintenant leurs investigations sur ses complices et d'éventuels commanditaires des attentats, la piste des kamikazes les conduisant en Grèce, en Belgique et en Syrie.
Enquête antiterroriste en Belgique
Plusieurs témoins des attaques à Paris ont fait état d'assaillants arrivés à bord d'un véhicule immatriculé en Belgique, ce qui a poussé les enquêteurs à suivre une piste belge. 
La police belge a d'ailleurs procédé à cinq arrestations dans le quartier Molenbeek, à Bruxelles. Parmi elles, on compte un Français résidant en Belgique qui est soupçonné d'avoir été présent à Paris vendredi soir. Samedi, il a fait l'objet d'un contrôle routier en Belgique avec deux autres personnes, qui ont également été arrêtées à Molenbeek.
Les trois individus arrêtés ne sont pas connus des services de renseignements français, a précisé François Molins.
Molenbeek, un terrain de radicalisation?

La Belgique est le pays en Europe qui compte le plus grand nombre de volontaires partis combattre en Syrie ou en Irak, proportionnellement à sa population. Selon les services de la Sûreté, 494 djihadistes belges ont été identifiés : 272 sont en Syrie ou en Irak, 75 sont présumés morts, 134 sont revenus et 13 sont en route.

C'est dans la municipalité de Molenbeek qu'avaient séjourné en 2001 les assassins du commandant Massoud, en Afghanistan, tout comme Hassan El Haski, condamné pour avoir orchestré les attentats de 2004 à Madrid et Mehdi Nemmouche, le principal suspect de l'attentat au Musée juif de Bruxelles en mai 2014. L'auteur de l'attaque du Thalys Amsterdam-Paris, Ayoub El Khazzani, y avait séjourné chez sa soeur avant de prendre le train.
Une enquête antiterroriste a été ouverte par le parquet fédéral belge. Les enquêteurs cherchent maintenant à savoir si certains autres assaillants ont disparu et si d'autres actions terroristes sont en préparation. Le gouvernement belge a haussé le degré d'alerte du pays de 2 à 3, le niveau maximum. Si nécessaire, l'armée pourrait intervenir pour renforcer la sécurité.
Un passeport mystérieux
Un passeport syrien a aussi été retrouvé par la police française à proximité du corps du kamikaze qui s'est fait exploser à 21 h 20 près du Stade de France. Il appartient à un individu né en septembre 1990, qui n'est pas connu des services de renseignements français.
Le ministre grec de la Protection publique, Nikos Toskas, a affirmé que le passeport syrien retrouvé par la police française appartenait à un migrant enregistré lors de son arrivée sur une île grecque. « Le détenteur du passeport syrien est arrivé le 3 octobre par l'île grecque de Leros, où il a été enregistré conformément aux règles de l'Union européenne », a-t-il indiqué.
Le titulaire du passeport, identifié seulement comme A.A., est entré quatre jours plus tard en Serbie, où il a demandé l'asile, a fait savoir dimanche le ministre serbe de l'Intérieur. Il avait traversé entre-temps la Macédoine.
Israël fournit des informations sur les auteurs
Selon les médias israéliens, les services de renseignement de l'État hébreu ont fourni aux autorités françaises des informations concernant des membres de l'État islamique qui ont revendiqué les attentats de Paris.
De plus, la deuxième chaîne de télévision israélienne fait état d'un « lien opérationnel clair » entre les attentats de Paris, le double attentat suicide de jeudi à Beyrouth et l'écrasement d'un avion de ligne russe, le 31 octobre, dans le Sinaï égyptien. Les autorités israéliennes n'ont pas voulu commenter ces informations

Les attentats de Paris et la lutte contre le terrorisme au cœur du sommet du G20

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Mise à jour le dimanche 15 novembre 2015 à 7 h 24 HNE   Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Les dirigeants du G20 réunis en Turquie
Les dirigeants du G20 réunis en Turquie  Photo :  Jonathan Ernst / Reuters

Deux jours après les attentats de Paris, les travaux du sommet du G20 qui débute aujourd'hui à Antalya, en Turquie, risquent d'être monopolisés par la question de la lutte antiterroriste.
Les dirigeants américain, russe et européens - à l'exception du président François Hollande - participent à cette réunion consacrée, entre autres, à la lutte antiterroriste et la crise des migrants.
Dimanche, les chefs d'État et de gouvernement du G20 ont publié une déclaration en réaction aux attaques de Paris, qui ont fait au moins 129 morts et qui ont été revendiquées par le groupe armé État islamique (EI). Malgré de profondes divergences sur la Syrie, les dirigeants disent vouloir envoyer un message d'unité contre la terreur djihadiste.
Dans cette déclaration, le G20 condamne les « odieux attentats de Paris » et promet de rester uni dans la lutte contre le terrorisme et le groupe armé État islamique.
« Nous sommes confrontés à une offensive terroriste concertée. Cet acte terroriste n'est pas dirigé seulement contre la France, mais contre toute l'humanité », a dit le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse conjointe avec Barack Obama.
En outre, les états membres déclarent qu'ils s'attaqueront au financement du terrorisme, promettent de renforcer les contrôles aux frontières et dans le trafic aérien et d'améliorer l'échange d'information entre pays.
La France dit qu'elle attend des chefs d'État et de gouvernement du G20 des « décisions concrètes » principalement contre le financement du terrorisme.
Réponse à la crise migratoire
Par ailleurs, les dirigeants vont reconnaître lundi que la crise migratoire constitue un problème mondial à traiter de façon coordonnée, selon le projet de déclaration finale obtenue par Reuters.
« Nous appelons tous les États à contribuer à la résolution de cette crise et à en partager le fardeau, notamment avec la relocalisation des réfugiés, des mesures concernant l'accueil humanitaire, l'aide et les efforts humanitaires pour faire en sorte que les réfugiés aient accès aux services, à l'éducation et aux opportunités professionnelles », peut-on y lire.
Les États membres du G20 devraient promettre d'accroître leur aide financière en faveur des organisations internationales impliquées dans la résolution de la crise et de s'attaquer aux racines du problème.
Justin Trudeau en Turquie
Le premier ministre canadien Justin Trudeau devra notamment justifier sa décision de mettre fin aux frappes menées par le Canada en Irak et en Syrie. Justin Trudeau a réitéré qu'il n'a pas l'intention de revenir sur sa décision, malgré les attentats de Paris. Il affirme que son ministre de la Sécurité publique ainsi que les agences policières et de sécurité nationale sont à l'oeuvre. « Nous faisons tout le nécessaire pour garder les Canadiens en sécurité », dit-il.
Justin Trudeau a de nouveau offert son soutien à la France. « Je veux assurer tous nos cousins français que le Canada sera là pour vous pendant ces temps difficiles et dans les semaines et mois à venir. »
Avec les informations de Madeleine Blais-Morin

Bébés morts en Allemagne: la police dit que la mère est passée aux aveux

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Publié par Associated Press le samedi 14 novembre 2015 à 17h01. Modifié par 98,5 Sports à 22h53.
Bébés morts en Allemagne: la police dit que la mère est passée aux aveux
Nicolas Armer / The Associated Press
BERLIN - La police allemande affirme qu'une femme âgée de 45 ans a admis avoir tué plusieurs des huit bébés dont les corps ont été retrouvés dans un logement de Wallenfells, dans le nord-est de la région de la Bavière.
La police a dit par communiqué, samedi, que la femme non identifiée était passée aux aveux après son arrestation dans un village à proximité, tard vendredi. Un juge a ordonné la détention de la femme, samedi, en vertu de sept potentiels chefs d'accusation de meurtre. Un homme de 55 ans arrêté avec cette femme a été libéré sans accusation.

La police a indiqué que les enquêteurs tentaient toujours de déterminer comment les bébés — qui avaient été enveloppés dans des serviettes et des sacs de plastique — étaient morts, ainsi que l'identité du père — ou des pères — concernés.

Attentats de Paris: plusieurs arrestations en Belgique

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Publié par La Presse Canadienne le samedi 14 novembre 2015 à 12h42. Modifié par 98,5 fm à 17h32.
Attentats de Paris: plusieurs arrestations en Belgique
Photo: AP
Les autorités belges ont arrêté trois personnes en lien avec les attentats meurtriers de Paris, a annoncé le procureur de Paris, François Molins, samedi.
Relatant la suite des événements de vendredi soir, M. Molins a indiqué qu'une des voitures impliquées, retrouvée près du Bataclan, une salle de spectacles où trois hommes armés ont fait 89 morts, était une voiture louée.
Le ministre de la Justice belge, Koen Geens, a de son côté indiqué au réseau VRT que la présence d'une automobile louée ayant des plaques d'immatriculation belges près du Bataclan, un des lieux des attentats, avait soulevé la curiosité des policiers belges.
Une personne a été arrêtée à la frontière de la Belgique en lien avec cette voiture, a indiqué M. Molins. Il circulait dans un autre véhicule, a-t-il précisé.

La police belge a mené des perquisitions dans plusieurs résidences situées à Molenbeek-Saint-Jean, une commune de la banlieue de Bruxelles où vit une grande communauté marocaine et turque.

Selon M. Geens, les recherches pour retrouver la personne ayant loué le véhicule ont mené à plus qu'une arrestation.
Ailleurs en Europe
Par ailleurs, les autorités de plusieurs pays européens craignent que des individus imitent les terroristes de Paris et perpètrent à leur tour une série d'attentats coordonnés.

Le gouvernement britannique a tenu une réunion de son comité d'urgence connu sous le nom de COBRA. En Italie, les autorités ont haussé les mesures de sécurité aux frontières et dans les principaux lieux publiques.

Le chef de la police de Londres a affirmé que les autorités réviseront les protocoles visant à réagir à des attaques armées à la suite des attentats parisiens. Elles déploieront des patrouilles de visibilité près des endroits importants de la capitale britannique.

Le commissaire de la police métropolitaine Bernard Hogan-Howe a reconnu que «l'échelle de ces attaques et l'armement utilisé par les terroristes sont préoccupants».

Les autorités n'ont pas relevé le niveau d'alerte de sécurité présentement à «grave», le quatrième seuil sur cinq, cela signifie qu'une attaque est « hautement probable». M. Hogan-Howe a déclaré que les autorités menaient des centaines d'enquêtes et effectuaient en moyenne une arrestation par jour.

Interpol a mis sur pied une cellule de crise à ses quartiers généraux en France.

Le secrétaire-général de la police internationale a dénoncé les «attaques lâches commises de sang froid» qui ont fait au moins 129 morts depuis vendredi soir. Interpol a indiqué que ses bases de données d'empreintes digitales et d'ADN et ses effectifs aux frontières pourraient contribuer à suivre les terroristes étrangers.

Puis en Grande-Bretagne, la police de Sussex a affirmé interroger un homme français de 41 ans après que «ce qui semble être une arme à feu» eut été découverte à l'aéroport de Gatwick.

Le terminal nord de l'aéroport a été évacué et des experts en explosifs ont été appelés sur les lieux, samedi matin, lorsqu'un homme s'est défait d'un item de manière suspecte, a relaté la police.

L'aéroport a été fouillée et le terminal a rouvert tout juste avant 16 h.

Le drame à Paris aurait été tout autre si les gens avaient été armés, dit Trump

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Publié par Associated Press le samedi 14 novembre 2015 à 20h32. Modifié par 98,5 Sports à 22h52.
Le drame à Paris aurait été tout autre si les gens avaient été armés, dit Trump
BEAUMONT, Texas - Le candidat à l'investiture républicaine aux États-Unis Donald Trump affirme que les attaques terroristes à Paris se seraient déroulées de manière bien différente si les victimes avaient été armées. Et M. Trump ajoute du même souffle que les États-Unis sont «dingues» d'accepter des réfugiés de la Syrie dans la foulée des attaques.
Donald Trump a dit que personne n
 
 
 
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Le controversé homme d'affaires tentant sa chance pour la présidence américaine a tenu ces propos lors d'un rassemblement, samedi, à Beaumont, au Texas. Il a amorcé l'événement avec un moment de silence en l'honneur des victimes des attaques à Paris.

Le bilan des attaques et attentats suicides au Stade de France, dans des bars, des restaurants et la salle de spectacle le Bataclan, à Paris, s'établissait à au moins 129 morts, samedi.

M. Trump a aussi critiqué l'approche du président américain Barack Obama à l'égard du groupe armé État islamique, disant que les États-Unis devraient se montrer plus agressifs. Il a déjà soutenu que les États-Unis devraient détruire les champs pétrolifères dont l'ÉI a pris le contrôle.

Il n'est pas le seul candidat à l'investiture républicaine à avoir critiqué samedi le président Obama, ainsi que son ancienne secrétaire d'État, la candidate à l'investiture démocrate Hillary Clinton, pour ne pas être parvenus à neutraliser le groupe armé État islamique.

La femme d'affaires Carly Fiorina a vilipendé l'administration Obama pour «les meurtres, le carnage, le danger et les tragédies que nous voyons frapper à Paris, dans le Moyen-Orient, à travers le monde et trop souvent aussi dans notre pays».

«Je suis en colère de savoir que Barack Obama et Hillary Clinton ont crié victoire en Irak en 2011, ont abandonné tous les gains que nous avions faits pour de l'opportunisme politique et contrairement aux conseils de tous les généraux, ont laissé de grandes étendues de territoire et des armes que se sont appropriées des terroristes», a fait valoir la candidate lors d'un rassemblement républicain en Floride.

Dans une entrevue diffusée sur le réseau Fox News, le sénateur floridien Marco Rubio a qualifié les attaques de «guerre de civilisations». «C'est un conflit de civilisations. Ce n'est pas une demande géopolitique que ces gens nous font. Foncièrement, ils croient que l'ensemble du monde doit croire en ce quoi ils croient, sinon vous mourez.»

Le gouverneur de l'Ohio John Kasich a déclaré que l'État islamique doit être détruit par une coalition formée par des alliés des États-Unis parce que les attentats de Paris sont une attaque contre la civilisation occidentale. «De l'action est requise. Des négociations, de l'ambivalence et des délais sont inacceptables», a-t-il dit.

Le gouverneur Chris Christie a évoqué les attaques du 11 septembre 2001 et a dit craindre que les Américains aient déjà oublié la peur qu'ils ont ressentie à ce moment-là.

«Nous avons vu le mal visiter encore une fois des personnes innocentes, a-t-il laissé tomber. Notre indignation doit se traduire en actions.»

Le gouverneur de la Louisiane Bobby Jindal a mentionné que les attaques terroristes parisiennes sont un rappel de l'importance pour les États-Unis de protéger leurs frontières pour empêcher des terroristes d'entrer au pays.

Des propos similaires ont été tenus par le sénateur du Kentucky Rand Paul qui a réclamé une plus grande vigilance à l'égard des «réfugiés, des visiteurs et des étudiants» qui entrent aux États-Unis.

Premier jour de deuil national en France

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Publié par Associated Press le dimanche 15 novembre 2015 à 08h24. Modifié par Valérie Beaudoin à 08h38.
Premier jour de deuil national en France
PARIS ? Les Français se recueillaient un peu partout dans Paris, protégée par 3000 soldats supplémentaires, lors du premier de trois jours de deuil national décrétés par le président, alors que se poursuivait l'enquête pour identifier les auteurs des attentats de Paris qui ont fait au moins 129 morts et 350 blessés, vendredi soir.
L'un d'entre eux identifié samedi, d'Omar Ismaïl Mostefaï, un Français de 29 ans, était connu des policiers pour des délits mineurs, même s'il n'avait jamais été incarcéré. Il avait été fiché pour radicalisation en 2010. Un doigt retrouvé au milieu du carnage à la salle de spectacle Le Bataclan a permis de l'identifier.

Son père, son frère et d'autres proches ont été interpellés pour interrogatoire. Ils sont tous originaires de la région de Chartres.

Un deuxième assaillant, qui s'est fait exploser près du Stade de France, a été formellement identifié, grâce à un passeport retrouvé près de son corps. Il s'agirait d'un individu né en Syrie en 1990 qui n'était pas connu des services de renseignement français. Les autorités grecques ont révélé que le détenteur de ce passeport serait arrivé en Europe en passant par l'île de Leros. Son passeport a aussi été retracé jusqu'en Serbie, où il était entré le 7 octobre par la Macédoine, demandant l'asile avec un groupe de réfugiés. Il a seulement été identifié comme A.A. On ignore cependant si le passeport appartenait bel et bien au kamikaze, et même s'il était authentique.

L'enquête s'étend bien au-delà des frontières de la France. Les autorités belges ont arrêté trois personnes. Les mesures de sécurité ont aussi été revues à travers l'Europe, et même à New York.

S'appliquant à maintenir le calme dans son pays après une année exceptionnellement violente, le président, François Hollande, a rencontré dimanche les chefs de l'opposition, l'ancien président Nicolas Sarkozy et la chef du Front national de la droite conservatrice, Marine Le Pen, qui a profité des attaques pour faire valoir sa position contre l'immigration.

À sa sortie de l'Élysée, M. Sarkozy a réclamé des changements à la politique française face à la Syrie, laissant entendre que le pays devait collaborer tant avec les États-Unis que la Russie pour «exterminer» l'ÉI.

«Nous avons besoin de tout le monde, et notamment des Russes. Il ne peut pas y avoir deux coalitions en Syrie», a-t-il affirmé.

«Sur le plan européen, l'Europe doit se ressaisir et déterminer les conditions d'une nouvelle politique de l'immigration.»

Un peu plus tôt dimanche, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a réclamé une rencontre spéciale des ministres de l'Intérieur et de la Justice de l'Union européenne, pour évaluer les attentats. La réunion aura lieu vendredi prochain. M. Cazeneuve considère que la lutte contre le terrorisme doit être renforcée partout dans l'Europe.

Début de deuil

Entre-temps, le pays entrait dans le deuil, dimanche. Des fleurs et des notes continuaient d'être déposées sur des monuments et près des sites des attaques. Les drapeaux étaient en berne et des services commémoratifs étaient célébrés dimanche dans plusieurs églises de France à la mémoire des victimes des attaques. La principale cérémonie présidée par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, se déroulera dans la célèbre Cathédrale Notre-Dame de Paris, fermée aux touristes, comme plusieurs autres sites populaires de la ville.

L'état d'urgence, décrété vendredi, se poursuit. Le président français, François Hollande, doit s'adresser aux députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, lundi après-midi.

Samedi en fin de journée, le procureur de Paris, François Molins, a pris la parole devant les médias afin de détailler le modus operandi des tueurs. Trois groupes bien organisés ont sévi de manière coordonnée entre 21 h 20 et 21 h 50 dans six endroits différents. Sept assaillants se sont suicidés en actionnant des ceinture d'explosifs identiques, un huitième a été abattu par les forces de l'ordre. La responsabilité de l'attentat a été revendiquée par le groupe armé État islamique (ÉI), qui a évoqué l'implication militaire de la France en Irak et en Syrie pour expliquer ses actions.

L'ÉI a revendiqué la responsabilité de plusieurs attaques récentes. Jeudi à Beyrouth, deux attentats suicides ont tué au moins 43 personnes et blessé plus de 200. À Bagdad en Irak, vendredi, un autre kamikaze a actionné son gilet d'explosifs et une bombe placée en bordure de la route ont fait 26 morts. L'ÉI a également proclamé avoir visé un avion russe qui s'est écrasé en Égypte. Les 224 personnes à bord ont péri.