Jamais plus de conditions aussi favorables ?

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MARIO ASSELIN
MISE à JOUR 
Bloc drapeau du Québec  La dernière semaine politique qui s'achève a été marquée par la commémoration du deuxième référendum sur la souveraineté du Québec qui a eu lieu le 30 octobre 1995. Parmi tout ce qui a été diffusés, c'est le point de vue de l'influent conseiller du camp du NON John Parisella qui m'a le plus intéressé. Selon cet ex-chef de cabinet adjoint des premiers ministres Robert Bourassa et Daniel Johnson (fils), «un alignement des planètes extraordinaire» avait rendu possible une majorité pour le OUI, mais n'avait pas été suffisant au final. Il faut maintenant se poser la question de la probabilité que des conditions aussi favorables se manifestent une autre fois...
Rien n'est si sûr.
Il faut savoir que les résultats de la première consultation référendaire du 20 mai 1980 avait donné lieu à une cinglante défaite, près de 60% de la population ayant dit non au gouvernement de René Lévesque. Le chef du PQ avait accepté le verdict populaire et le temps avait fait en sorte que pour la deuxième, on lui en devait une, en quelque sorte. C'est qu'il a bien essayé par après de s'entendre avec le Canada.
Dans les faits, plusieurs évènements ont moussé l'option du OUI après cette première consultation.
Le beau risque pris par René Lévesque a démontré l'incapacité de joindre honorablement ce grand pays dont on nous avait promis qu'il serait plus accueillant pour les Québécois. Non seulement Pierre-Elliot Trudeau n'a-t-il pas permis au Québec d'entrer dans la famille canadienne, le rapatriement constitutionnel unilatéral de septembre 1981 a fait perdre ses illusions à de nombreux Québécois. Quand les neuf juges du plus haut tribunal canadien ont statué que le rapatriement unilatéral était légal et que le Québec a épuisé tous ses recours, la ferveur souverainiste a commencé à reprendre de la vigueur.
L'accord du Lac-Meech où le Québec s'y voyait reconnaître comme société distincte à l'intérieur d'un Canada renouvelé a failli remettre les pendules à l'heure d'une certaine réconciliation, mais l'incapacité à le faire entériner a procuré aux indépendantistes des appuis à plus de 70 % des Québécois, selon les sondage du temps. Juste un peu avant la Saint-Jean-Baptiste de juin 1990, même le libéral Robert Bourassa y était allé d'une déclaration qui fait encore frissonner de plaisir ceux qui avaient voté OUI au premier référendum...
« Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement. »
Vint alors le Rapport Allaire et le durcissement de la position des Québécois face au reste du Canada.
Les années qui ont suivi ont fait remonter à la surface la domination des anglophones dans plusieurs sphères des activités politiques et économiques ce qui agissait de manière à raviver la flamme de l'indépendance puisque c'est en bonne partie ce carburant qui avait allumé celle qui avait fait élire le Parti québécois au gouvernement le 15 novembre 1976 et mené au premier référendum de 1980.
Au moment de tenir le deuxième, le Québec était très important dans la Confédération. Il représentait le quart de l'économie et de la population et aussi, plus de 30% du PIB du Canada.
On peut compter parmi les grandes sources d'influence de la population du Québec en 1995 les artistes, les jeunes et quelques leaders charismatiques, dont Lucien Bouchard arrivé comme "négociateur en chef", ce qui avait donné un nouvel élan à la campagne jusqu'alors mené par Jacques Parizeau.
L'accord de l'ADQ fondé dans la foulée du Rapport Allaire et surtout, de son chef Mario Dumont avait aussi représenté un atout intéressant.
Comme l'explique John Parisella dans cet article écrit par Denis Lessard, « il y avait un engouement croissant pour Lucien Bouchard » et le OUI a bien failli l'emporter.
Il convient de se poser la question en 2015 : comment pourrait-on imaginer que soient de nouveau réunies ces fameuses conditions de 1995 ?
En 2015, les francophones du Québec en mènent large autant dans le Québec Inc que politiquement, plusieurs artistes connaissent des carrières internationales et rayonnent partout dans le monde, bref... le complexe d'infériorité qui a constitué le ressort pour s'affirmer n'afflige plus le Québécois moyen. On a franchi le point de non-retour sur ces enjeux.
Quelle personnalité souverainiste pourrait comme l'a fait Lucien Bouchard haranguer les foules et mener la charge dans le camp hypothétique d'un OUI qui retrouverait son ardeur ? Même Jean-Martin Aussant de qui on dit beaucoup de bien semble loin d'une posture qui lui en fournirait l'occasion, il faut le réaliser.
Pourrait-on espérer que le tandem Trudeau-Couillard s'enfarge dans le dossier constitutionnel pour que le Canada fasse une nouvelle fois la preuve de son incapacité à se réformer et ainsi, donne une nouvelle gifle aux Québécois ? Il y a bien peu d'indices en ce sens actuellement, le parti de Philippe Couillard étant à la tête d'un gouvernement libéral parmi les moins revendicateurs qui puisse exister.
Quand on a vécu comme moi l'effervescence des deux référendums sur la souveraineté du Québec et particulièrement celui de 1995, on sait bien que les conditions actuelles n'ont rien à voir avec celles de juin 80 et de octobre 95.
Vraiment rien.
« Ce n’est pas tant la « division des souverainistes » qui devrait inquiéter, mais celle des nationalistes. Ces derniers forment encore une majorité au Québec, mais ils n’arrivent pas à s’entendre sur un véhicule commun. Il le faudrait, pour mettre au moins un pied en dehors du marais».
À partir du moment où le statut de « société distincte » représente déjà une sorte d'acquis au Canada par rapport au Québec, je ne vois pas pourquoi les nationalistes n'acceptaient pas de s'unir dans un mouvement d'affirmation et de revendications pour tester la signification concrète de ce vocable qui ne veut pas dire beaucoup dans le moment présent.
Les indépendantistes pourraient même y trouver leur compte.
De la façon dont on voit que les plus jeunes les ont largués et profitant du fait que les jeunes en âge de voter veulent du changement, on pourrait donner une vraie chance au nationalisme de se définir sans la perspective indépendantiste et ainsi laisser de côté un combat qui dans l'état actuel des choses ne peut que diminuer le rapport de force du Québec sur tous les plans.
L'histoire nous a montrés que le cycle politique qui mène à de meilleures conditions pour consulter les citoyens sur son avenir passe par la formulation d'un projet nationaliste d'entente avec le Canada.
Refuser de s'entendre entre nationalistes sur cette base, c'est s'exposer à un entêtement qui n'a aucune chance de réunir les conditions favorables de 1995, qui je le rappelle, n'ont pas été suffisantes pour atteindre une majorité.
Il grand temps après vingt ans que les nationalistes se regroupent et travaillent ensemble dans les intérêts du Québec.

Alertes à la bombe : fermeture des écoles de la Commission scolaire Western Quebec de la région de Gatineau

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Publié par 104,7 fm Outaouais pour (Outaouais) 104,7 Outaouais le mardi 03 novembre 2015 à 08h12. Modifié à 08h24.
Des alertes à la bombe forcent encore une fois la fermeture d'établissements scolaires de la région ce matin.

C'est maintenant la Commission scolaire Western Quebec qui est ciblée, tous ses établissent de la région de Gatineau sont fermés en plus d'écoles à Chelsea et Wakefield.
Pascale Perrier
 
 
 
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Pascale Perrier, une enseignante de l'école South Hull du secteur Aylmer, était sur nos ondes plus tôt mardi matin à Que l'Outaouais se lève.
Écoutez-la en audio ci-joint.
Cela ne survient pas sans rappeler les alertes à la bombe de la semaine dernière dans différents établissements scolaires de Gatineau et d'Ottawa.
Visitez le site web de la Commission scolaire Western Quebec pour tous les détails entourant les fermetures: http://cswq.wqsb.qc.ca/default.html

UPAC: Lafrenière veut un nouveau mandat et une indépendance totale

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 02 novembre 2015 à 17h21.
UPAC: Lafrenière veut un  nouveau mandat et une indépendance totale
QUÉBEC — Robert Lafrenière souhaite que son mandat à la tête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) soit renouvelé en 2016 et que l'organisme qu'il dirige devienne un service policier totalement autonome.
«Une de mes ambitions, c'est de devenir un corps policier, en soi: l'UPAC. Alors, je pense qu'il n'y a rien de mieux pour être le plus indépendant possible», à la fois du gouvernement, de la Sûreté du Québec (SQ) et du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), a énuméré lundi le chef de la lutte contre la corruption, en commission parlementaire.

Contrairement à l'opposition péquiste, M. Lafrenière n'est pas d'avis, par ailleurs, que son poste devrait à l'avenir être attribué par l'Assemblée nationale, comme c'est le cas par exemple pour le Vérificateur général et le Directeur général des élections, nommés obligatoirement grâce à l'appui d'au moins les deux tiers des députés.

Nommé par le gouvernement Charest en 2011, pour un mandat de cinq ans qui vient à échéance en mars, M. Lafrenière est d'avis au contraire que le gouvernement est le mieux placé pour choisir la personne la plus apte à diriger l'UPAC.

Une nomination faite par l'Assemblée nationale, «je ne suis pas favorable à ça», a-t-il tranché, en point de presse, en marge de son témoignage devant les élus.

Car sa nomination par le gouvernement ne pose pas de problème de proximité, selon lui. «Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) est nommé par le gouvernement. S'il y a un rôle qui doit être complètement indépendant, c'est bien celui-là. Le directeur général de la Sûreté du Québec est nommé par le gouvernement. La nouvelle directrice du Bureau d'enquêtes indépendantes (BEI) est nommée par le gouvernement», a-t-il énuméré pour justifier sa propre situation.

Le commissaire de l'UPAC a souligné qu'il voulait un deuxième mandat pour poursuivre son travail entrepris en 2011.

Dans ce but, il voudrait que l'UPAC ait les coudées franches et puisse constituer un corps policier totalement autonome et indépendant de tout autre service policier. Cette UPAC renforcée aurait, selon ses voeux, la responsabilité exclusive des enquêtes qu'elle mène. Elle pourrait ainsi avoir un accès direct aux banques de renseignements, tandis que les échanges avec les corps policiers nationaux et internationaux s'en trouveraient facilités, a-t-il fait valoir aux députés.

Il y a déjà un an que M. Lafrenière plaide sa cause auprès du gouvernement pour étendre l'autonomie administrative et opérationnelle de son unité. Des changements législatifs seraient nécessaires pour atteindre ce but. La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, présentement en congé de maladie, n'a pas encore donné suite à cette requête.

La présence du commissaire en commission parlementaire visait à examiner dans quelle mesure l'UPAC s'était bien acquittée de son mandat et à demander des comptes au commissaire quant aux résultats enregistrés par l'unité depuis 2011, surtout en termes d'arrestations.

L'UPAC dirige et coordonne toute activité de lutte à la corruption, la collusion, la fraude et l'évasion fiscale.

Le député péquiste Pascal Bérubé s'est interrogé quant à l'indépendance de M. Lafrenière relativement au gouvernement et s'est inquiété de la baisse du nombre d'arrestations effectuées par l'UPAC au fil des ans.

M. Lafrenière, qui dirige une centaine d'enquêteurs, a répliqué qu'il ne fallait pas juger de la pertinence de l'UPAC en fonction du nombre de personnes arrêtées. «Cette année, on a 23 arrestations en 2015. Je calcule que c'est un bilan qui est respectable», a-t-il dit.

Il a renouvelé sa pleine confiance au DPCP pour décider à quel moment des accusations devaient être portées à la suite des enquêtes menées par l'UPAC. Les procureurs du DPCP «sont des gens compétents», a-t-il ajouté, se disant persuadé que les dossiers en cours devant faire l'objet d'accusations «vont aboutir» en temps et lieu.

PKP troublé par les témoignages recueillis à Val-d'Or auprès des Autochtones

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 02 novembre 2015 à 16h30. Modifié par 98,5 fm à 17h36.
PKP troublé par les témoignages recueillis à Val-d'Or auprès des Autochtones
Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau/Photo: archives PC, Graham Hugues
VAL-D'OR, Qc - Le chef du Parti québécois (PQ), Pierre Karl Péladeau, espère que les témoignages qu'il a recueillis auprès de la communauté autochtone se refléteront en commission parlementaire à l'Assemblée nationale.
En conférence de presse à Val-d'Or, lundi après-midi, celui-ci s'est dit troublé par ce qu'il a entendu depuis la crise qui a éclaté il y a une dizaine de jours.

M. Péladeau avait décidé de se rendre sur le terrain dans la foulée de la diffusion d'un reportage de Radio-Canada exposant les allégations de femmes autochtones de Val-d'Or qui disent avoir été victimes d'agressions physiques et sexuelles de la part de policiers de la Sûreté du Québec.

Une commission parlementaire sur les conditions de vie des femmes autochtones doit se tenir au cours du mois, ce qui a incité le chef péquiste à se déplacer.

Son passage à Val-d'Or survient deux jours avant la rencontre qui doit se tenir à Montréal entre le premier ministre Philippe Couillard et une quarantaine de chefs des Premières Nations.

Arborant un petit carré en cuir sur son veston, M. Péladeau a dit souhaiter que cela puisse être un symbole visant à mettre fin à la violence faite aux femmes.

Plus tôt dans la journée, il avait rencontré le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, avant de s'attaquer à la gestion de cette crise par le gouvernement Couillard.

Les partis de l'opposition réclament que l'enquête soit confiée au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) au lieu du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui l'a obtenue la semaine dernière après qu'elle eut d'abord été donnée à la SQ.

Le PQ a déjà réclamé la démission de la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, qui, pour des raisons de santé, s'absentera pour les six prochaines semaines, sous recommandation de son médecin.

Corruption et fraude par des fonctionnaires et entrepreneurs: l'enquête s'effondre

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le mardi 03 novembre 2015 à 07h17. Modifié à 08h37.
Corruption et fraude par des fonctionnaires et entrepreneurs: l'enquête s'effondre
Tony Accurso/PC
(Cogeco Nouvelles) - L'enquête majeure en matière de corruption et de fraude fiscale contre d'ex-fonctionnaires fédéraux et des entrepreneurs tel que Tony Accurso vient de s'effondrer.

La Presse rapporte que la cour déclare que la preuve utilisée pour déposer plus de 1000 chefs d'accusation est inadmissible.
La décision rendue vendredi ne concerne que quatre des personnes accusées dans le cadre du Projet Legaux, de l'Agence de revenu du Canada.
Tony Accurso ne se trouve pas parmi elles. Cependant, il est à prévoir que les autres accusés feront valoir les mêmes arguments afin de la preuve soit rejetée.
La juge Dominique Larochelle affirme que l'enquête de l'agence a été entachée par des violations graves des droits des personnes visées.

Keystone XL: TransCanada demande une suspension temporaire de sa demande

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 02 novembre 2015 à 22h22. Modifié par Charles Payette le mardi 03 novembre 2015
Keystone XL: TransCanada demande une suspension temporaire de sa demande
WASHINGTON - TransCanada en a surpris plusieurs, lundi, en demandant au gouvernement américain de suspendre temporairement sa demande d'autorisation pour son projet controversé d'oléoduc Keystone XL.
Cette requête de l'entreprise canadienne constitue développement étonnant au projet qui a provoqué des tensions majeures entre le Canada et les États-Unis dans les dernières années. L'oléoduc Keystone XL acheminerait des sables bitumineux de l'Alberta vers les raffineries du Texas.

La demande a été formulée dans une lettre transmise au secrétaire d'État américain John Kerry.

La lettre de TransCanada appelle l'administration Obama à reporter sa décision sur l'émission d'un permis qui permettrait à l'oléoduc de passer d'une frontière à une autre en attendant le règlement d'un litige dans l'État du Nebraska sur sa trajectoire.

«TransCanada croit qu'il serait approprié à ce moment-ci que le département d'État interrompe son examen de la demande du permis présidentiel pour Keystone XL», écrit TransCanada dans sa missive.

«Cela permettra qu'une décision sur le permis soit prise plus tard dans la certitude que cela respecte la trajectoire de l'oléoduc», ajoute l'entreprise.

La Maison-Blanche n'a pas voulu commenter la nouvelle, elle a référé toutes les demandes d'entrevues au département d'État. «Nous venons de recevoir la lettre de TransCanada adressée au secrétaire d'État John Kerry et nous l'étudions. Entretemps, notre examen en vertu du décret présidentiel se poursuit», a indiqué la porte-parole du département Elizabeth Trudeau à l'Associated Press.

Jusqu'à tout récemment, TransCanada et le gouvernement conservateur sortant travaillaient activement auprès de leurs vis-à-vis américains pour faire la promotion du projet.

Selon ses opposants, l'entreprise souhaite ainsi prendre du recul pour mieux revenir dans la mêlée avec des conditions plus favorables.

Une militante du Nebraska a invité le président américain Barack Obama à ignorer cette «tactique» de l'entreprise et à refuser le projet maintenant.

«Ils ne font ça que pour une raison. TransCanada espère qu'un républicain sera au pouvoir parce qu'ils (les candidats) ont tous dit qu'ils l'approuveraient. TransCanada fait face à un échec, elle le sait. Alors c'est sa dernière chance pour essayer de sauver le projet», a expliqué Jane Klebb dans un courriel.

Si elle est accordée, cette requête pourrait avoir plusieurs conséquences.

D'abord, le premier ministre désigné Justin Trudeau pourra commencer du bon pied sa relation avec le président Obama, qui s'est montré plus d'une fois réticent au projet porté par le premier ministre sortant Stephen Harper. Pendant la campagne électorale, M. Trudeau avait manifesté son intention d'améliorer les relations du Canada et des États-Unis.

Le report pourrait d'ailleurs permettre à l'entreprise d'éviter de faire face à un refus de l'administration Obama.

Cette décision pourrait aussi avoir des conséquences sur l'élection présidentielle de 2016. Keystone XL pourrait devenir un enjeu électoral, puisque la décision finale reviendrait à la prochaine administration démocrate ou républicaine. Les principaux candidats démocrates s'opposent au projet, mais la plupart des républicains l'appuient.

Plus tôt, lundi, un porte-parole de la Maison-Blanche assurait que le président rendrait sa décision sur le projet avant son départ. «C'est possible que (ça arrive cette année), mais c'est aussi possible que ça arrive l'année prochaine», a déclaré Josh Earnest.

Une autre surprise de ce nouveau développement: l'entreprise se sert maintenant d'un précédent qui l'avait fait rager à l'époque.

Au début de l'année 2014, les États-Unis avaient annoncé un report de leur décision, invoquant le conflit judiciaire au Nebraska. À ce moment-là, TransCanada et le gouvernement canadien avaient été frustrés d'apprendre la nouvelle. Actuellement, l'affaire n'est plus devant les tribunaux, elle a été reconduite devant la commission des services publics de l'État.

Or, aujourd'hui, TransCanada cite ce qui s'est passé en 2014 comme «précédent solide» pour lui permettre cette suspension.

Victime d'une tentative de meurtre, elle veut éviter la prison à sa mère

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Publié le 03 novembre 2015 à 07h15 | Mis à jour à 07h15
Johra Kaleki (à droite sur la photo) a... (Photo Olivier Jean, La Presse)
PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE
Johra Kaleki (à droite sur la photo) a été reconnue coupable d'avoir tenté de tuer sa fille de 19 ans. Le verdict est tombé en mars dernier - cinq ans après les faits.

CAROLINE TOUZIN
La Presse
Alors que sa mère a tenté de la tuer il y a cinq ans parce qu'elle faisait « honte » à la famille, Bahar - qui avait 19 ans au moment de l'agression - est aujourd'hui assise aux côtés de l'accusée dans la salle de la cour.
Leur relation est même « meilleure que jamais », a affirmé la jeune femme de 25 ans, hier, au palais de justice de Montréal.
La victime a livré hier un vibrant témoignage pour tenter d'éviter la prison à sa mère, Johra Kaleki, au moment des plaidoiries sur la peine. Mère et fille vivent d'ailleurs toujours sous le même toit à Dorval.
À l'époque du drame, la police de Montréal avait évoqué la thèse du « crime d'honneur ».
Au terme de son procès, en mars dernier, Mme Kaleki, 43 ans, a été reconnue coupable d'avoir tenté de tuer sa fille aînée. La mère de famille d'origine afghane a poignardé sa fille de 19 ans après que celle-ci eut découché pour la première fois, en juin 2010.
« Je serais complètement dévastée si elle était envoyée en prison », dit Bahar, fille de l'accusée, qui travaille aujourd'hui comme éducatrice spécialisée dans un hôpital montréalais.
Malgré le fait que sa mère l'a poignardée à plusieurs reprises pour ensuite la décrire à la police comme une « pute » qui faisait « honte » à sa famille, Bahar jure qu'elle n'a « aucune séquelle » psychologique de l'agression.
Au procès, la défense - qui se basait sur le rapport de la psychiatre Dominique Bourget - avait plaidé la folie passagère, mais cela avait été rejeté par le juge Yves Paradis.
Encore aujourd'hui, le mari de l'accusée, Ebrahim Ebrahimi, insiste sur le fait que sa femme n'est pas dangereuse. Sa femme n'était pas elle-même ce jour-là, a-t-il martelé hier, implorant le juge à son tour de ne pas lui imposer une peine de prison.
Le père de famille affirme qu'il n'a pas hésité à envoyer sa femme voir une psychiatre - au coût de 20 000 $, a-t-il précisé - pour comprendre la raison pour laquelle elle s'en était prise à leur fille ce jour-là. « Je vais me poser la question toute ma vie », dit celui qui est marié avec Mme Kaleki depuis 25 ans.
Le 13 juin 2010, Bahar a défié les règles de la maison en sortant dans les bars pour la première fois de sa vie, deux soirs de suite, lors de la fin de semaine du Grand Prix.
Le dimanche matin, soit le 13 juin, elle est revenue à l'aube. Le père a sermonné sa fille, puis la mère a demandé à son mari de la laisser seule avec elle, disant qu'elle allait s'en occuper. Mme Kaleki a dit à sa fille qu'elle l'aimait, puis elle lui a demandé de s'étendre sur le canapé, sur le ventre, les bras en croix, car elle allait lui faire un massage. Bahar s'est exécutée. La mère l'a plutôt poignardée plusieurs fois avec un couperet en lui disant qu'elle ne méritait pas « cette vie ».
Alerté par les cris, le mari est intervenu et s'est jeté sur sa femme pour la maîtriser, non sans difficulté, alors qu'elle tentait d'étrangler sa fille.
« Si le mari n'était pas intervenu, Johra Kaleki serait devant vous pour un meurtre prémédité », a souligné au magistrat la procureure de la Couronne, Me Anne Gauvin, qui réclame 10 ans de prison.
Bahar a été blessée à la tête, au cou, aux épaules et aux doigts.
EN QUÊTE DE LIBERTÉ 
M. Ebrahimi et sa femme ont quitté l'Afghanistan pour venir s'établir à Montréal et y élever leurs quatre filles. « On vivait dans une société où des crimes d'honneur étaient commis, a-t-il expliqué, niant du même coup la thèse de la police. Si on est venu ici, c'est justement parce qu'on voulait cette liberté, ce droit pour nos filles d'étudier et de s'exprimer librement. »
Une amie de la famille est aussi venue témoigner en faveur de Mme Kaleki. L'accusée gardait souvent son fils avant le crime et elle continue de le faire malgré le récent verdict de culpabilité. « C'est la meilleure mère que je connaisse », a dit cette amie.
« Ce n'est pas dans l'intérêt de la société d'envoyer Mme Kaleki en prison », a plaidé, pour sa part, l'avocate de l'accusée, Me Isabel Schurman. La défense a suggéré une peine suspendue assortie de conditions comme des travaux communautaires, laissant le tout à la discrétion du juge.
La défense a insisté sur le fait que l'accusée avait un « état mental altéré » au moment du crime. Une affirmation qui a fait bondir la poursuite, puisque le juge avait déjà rejeté la défense de « non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux ».
Plusieurs autres facteurs jouent en faveur d'une peine clémente, toujours selon la défense : le fait que la victime a pardonné à sa mère, que cette dernière est le pilier de la famille, qu'elle n'a pas d'antécédent judiciaire et qu'elle a respecté toutes ses conditions de liberté provisoire au cours des cinq dernières années.
Le juge Paradis rendra son verdict sur la peine le 23 février prochain.

Aimera-t-on haïr le dragon Rozon?

http://www.lapresse.ca/le-soleil/

Publié le 03 novembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Nouveau dragon dès le printemps, Gilbert Rozon indique... (Photothèque Le Soleil)
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL
Nouveau dragon dès le printemps, Gilbert Rozon indique qu'il sera là pour encourager et soutenir les participants, mais aussi pour critiquer, car il n'a pas l'intention d'adopter la langue de bois.

(Montréal) L'émission Dans l'oeil du dragonaccueillera son investisseur le plus flamboyant au printemps. Pour combler le fauteuil vacant d'Alexandre Taillefer dans cette cinquième saison, ICI Radio-Canada Télé a choisi de miser sur la personnalité colorée de Gilbert Rozon.
Le bonze de Juste pour rire se joint donc à Serge Beauchemin, Mitch Garber, Martin-Luc Archambault et à la pionnière de l'émission, Danièle Henkel. «Je me serais senti coupable de ne pas faire ma part», a confié Gilbert Rozon, qui cherchait justement une façon de transmettre sa passion pour les affaires et d'apporter son soutien aux entrepreneurs dans tous les domaines.
Reconnu pour son franc-parler et ses prises de position tranchées, Gilbert Rozon sera-t-il le dragon qu'on aimera haïr? À La France a un incroyable talent, émission de M6 où il tient le rôle du juge méchant depuis 10 ans et qui a fait de lui une vedette en France, il peut se montrer assez cruel. «Je vais avoir une attitude plus humaine, je suis moi-même entrepreneur. J'en ai vécu des échecs, je sais ce que c'est de mal présenter son dossier. Je serai là pour encourager, soutenir, pour critiquer aussi, parce qu'il y a des non qui sont constructifs dans la vie.»
Oui, parce qu'il n'adoptera pas pour autant la langue de bois, on fait de la télé, après tout. «Quand tu as trop de filtre, tu finis par t'autocensurer et dire des banalités. Il faut être capable de dire ce qu'on ressent, quitte à devoir s'excuser», dit-il.
Sans rien enlever aux autres dragons, Rozon est tout de même le plus exubérant des cinq, le plus célèbre aussi. Éclipsera-t-il ses collègues? Ou ceux-ci seront-ils tentés justement de s'imposer davantage en sa présence? Le nouveau dragon donnera certainement l'étincelle qui manquait à la dernière saison de l'émission, qui avait d'ailleurs perdu de ses fans. «C'est un gars allumé, drôle, intelligent et qui a toute l'expertise voulue», considère la directrice générale de la Télévision de Radio-Canada, Dominique Chaloult.
Étonnamment, c'était la première fois qu'on faisait appel à lui pour cette émission qu'il dit adorer. Alors qu'on a pu reprocher à certains dragons de dire trop souvent «je passe», Rozon promet d'investir, et beaucoup.
Aucun changement ne sera apporté à la formule. Retrouvera-t-on les dragons le lundi à 20h comme par les années passées? Trop tôt pour le dire. Toutefois, les entrepreneurs qui souhaitent convaincre les dragons d'investir dans leurs projets peuvent déjà s'inscrire à l'adresse ici.radio-canada.ca/dragon. La nouvelle saison sera tournée en mars prochain dans les studios de Montréal.
***
Ces gars-là juste avant Noël
MusiquePlus, qui avait promis de nous offrir en primeur la troisième saison de Ces gars-là cet automne, tiendra tout juste sa promesse. Les 10 épisodes seront donc diffusés en rafale la semaine avant Noël, du lundi 14 au vendredi 18 décembre, à raison de deux épisodes par soir à 21h et à 21h30. La comédie de Simon-Olivier Fecteau et Sugar Sammy reprendra ensuite sa case normale du lundi à 20h à V, à partir du 18 janvier.
***
Irritant capillaire dans Le clan
Le clan a attiré 392 000 curieux samedi à 21h sur ICI Radio-Canada Télé, contre 630 000 pour le film Saine et sauve à TVA. La question : la série mettant en vedette Sébastien Ricard aurait-elle attiré plus d'auditoire dans une meilleure case horaire, en semaine? Drôlement, on a parlé davantage de la chevelure trop abondante de Pierre-Yves Cardinal que de l'histoire elle-même après l'épisode de samedi. Eh bien, sachez qu'il ne s'agit pas d'une perruque mais bien de rallonges ajoutées aux véritables cheveux de l'acteur, pour lui donner un genre plus délinquant. Une preuve de plus que les transformations capillaires dans nos séries sont rarement réussies.