Femmes autochtones : Québec confie l'enquête au SPVM

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Mise à jour le vendredi 23 octobre 2015 à 13 h 38 HAE

L'enquête sur les policiers de la Sûreté du Québec de Val-d'Or qui sont soupçonnés d'agressions sexuelles et d'abus de pouvoir à l'endroit de femmes autochtones de Val-d'Or a été confiée au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), a annoncé vendredi la ministre de la Sécurité publique du Québec, au lendemain de la diffusion d'un reportage-choc d'Enquête. C'est donc le SPVM qui devra soumettre le dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Lise Thériault a également annoncé que les huit policiers de la Sûreté du Québec concernés « font l'objet d'un retrait administratif », et ce, dès aujourd'hui. Il s'agit de cinq patrouilleurs du poste de la MRC de la Vallée-de-l'Or, et de trois autres travaillant ailleurs au Québec. Un porte-parole de la SQ, le capitaine Guy Lapointe, a précisé peu après que ces huit policiers resteront chez eux jusqu'à nouvel ordre. Il a aussi révélé qu'un neuvième policier visé par des allégations d'inconduite sexuelle est mort depuis.
La ministre a également annoncé la nomination de la capitaine Ginette Séguin à titre de directrice par intérim du poste de la MRC de la Vallée-de-l'Or. Le directeur par intérim qui était en poste jusqu'ici avait été nommé en juin, a précisé la ministre. « Nous considérons que c'était la chose à faire », a simplement commenté Mme Thériault à ce sujet, sans désavouer le prédécesseur de Mme Séguin.
Lise Thériault a aussi fait savoir que la sous-ministre associée à la Direction générale des affaires policières, Marie Gagnon, est arrivée à Val-d'Or vendredi, en compagnie du directeur général adjoint de la Grande fonction de la surveillance du territoire de la SQ, Sylvain Caron, afin de constater l'« état de la situation et dresser un état des lieux » afin que Québec puisse « prendre les mesures requises pour soutenir et rassurer les citoyens de Val-d'Or ».
Les « actions supplémentaires » qu'entend poser le gouvernement dans ce dossier seront décidées non seulement par le ministère de la Sécurité publique, a dit Mme Thériault, mais en collaboration avec le ministre des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, la ministre de la Condition féminine, Stéphanie Vallée, et le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette. « D'autres gestes seront posés », a-t-elle assuré.
Mme Thériault n'a cependant pas voulu se prononcer sur les nombreuses voix qui s'élèvent au sein des communautés autochtones pour demander à Québec de tenir une enquête publique. « Je les ai entendues. Ce que je peux vous dire, c'est que les membres de la commission des relations avec les citoyens vont se pencher sur la question », s'est-elle bornée à dire.
Discussions en cours entre QG et poste de Val d'Or pour augmenter effectifs pol. à la suite des révélations de -source
La ministre de la Sécurité publique a assuré que la décision de transférer le dossier au SPVM n'avait pas été justifiée par des « lacunes » dans l'enquête de la police provinciale. « C'est simplement parce que les gens n'ont pas confiance au département d'enquête de la SQ », a-t-elle dit, tout en faisant valoir que les enquêteurs de ce département sont « chevronnés » et que « leur intégrité [...] ne doit pas être mise en cause ».
Elle a aussi rappelé que les enquêteurs responsables du dossier étaient basés à Montréal, et non à Val-d'Or, et que l'enquête sur cette affaire avait été déclenchée dès que son cabinet a été mis au courant d'allégations en mai. Elle s'est braquée lorsqu'on lui a demandé si son ministère aurait pu agir de façon plus décisive dans cette affaire, en précisant que la plainte reçue à son cabinet ne contenait que des allégations, mais aucun nom de présumées victimes, ni aucun fait précis.
« On n'aurait pas pu faire plus. Et dans le reportage, il y a des faits qui n'ont pas été portés à la connaissance des policiers. »— Lise Thériault, ministre de la Sécurité publique

Lorsqu'un journaliste lui a demandé comment elle se sentait face aux nouvelles révélations d'Enquête, la ministre Thériault, visiblement émue, a eu peine à répondre. Après un long silence, elle a finalement répondu, en sanglotant, qu'elle était « aussi choquée que la population ». « Il est temps qu'on fasse quelque chose. C'est ce qu'on va faire, c'est ce qu'on dit », a-t-elle ajouté, après avoir repris ses esprits.
Le SPVM invite toute personne désirant transmettre de l'information au sujet de ce dossier à communiquer avec les enquêteurs au 1 844-615-3118.
« Des mesures exceptionnelles et extraordinaires », selon la SQ
Peu après le point de presse de Mme Thériault, le capitaine Lapointe a expliqué que la SQ a été informée des allégations criminelles visant les policiers de Val-d'Or le 12 mai, à la suite d'informations révélées à des journalistes en région pour un reportage. Selon lui, la SQ a immédiatement déclenché une enquête et a entamé une série de rencontres avec l'ensemble des victimes pour recueillir leur version. Ces rencontres ont été menées par des enquêteurs du service des enquêtes régionales de la SQ.
Les plaintes et l'enquête ont par la suite été transférées à la direction des normes professionnelles à Montréal le 15 mai, et le ministère de la Sécurité publique a été informé du dossier. Les policiers ont droit à la présomption d'innocence, a rappelé le porte-parole de la police provinciale.
M. Lapointe a par ailleurs affirmé que le directeur de la SQ, Martin Prud'homme, est préoccupé par l'impact de la diffusion du reportage d'Enquête sur la confiance du public et des peuples autochtones envers le corps policier. « C'est pour cette raison que des mesures exceptionnelles et extraordinaires ont été prises, parce que ce n'est pas la pratique habituellement », a-t-il ajouté.
À l'instar du premier ministre Philippe Couillard jeudi, Mme Thériault a aussi rappelé que le Bureau d'enquête indépendante (BEI) qui doit dorénavant diriger les enquêtes portant sur des policiers n'est pas encore fonctionnel. Bien que sa directrice a été nommée en janvier, a-t-elle dit, les enquêteurs viennent tout juste d'être embauchés et doivent maintenant recevoir des formations.
La ministre de la Sécurité publique dit s'attendre à ce que d'autres femmes portent plainte, et les incite à contacter le SPVM pour dénoncer les agressions subies. « Il est primordial que vous fassiez ce geste, puisque ce que vous avez vécu est traumatisant et doit être dénoncé ». Elle a assuré que les contrevenants seront traduits en justice si ces allégations s'avèrent. « Des pourris, il peut y en avoir », a-t-elle convenu, tout en demandant à la population à ne pas mettre tous les policiers « dans le même panier ».
Dans un communiqué publié vendredi, le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, Jacques Frémont, a cependant « vivement déploré que près de 900 jours après que l'Assemblée nationale ait adopté la loi instituant le BEI, celui-ci n'est toujours pas fonctionnel et la police fait toujours enquête sur la police. »
« Les allégations d'agressions sexuelles faites par des femmes autochtones de la région de Val-d'Or contre des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont fait l'objet d'une enquête interne par d'autres policiers de la SQ. Cette situation démontre bien l'importance d'un processus impartial, indépendant et transparent pour redonner confiance aux citoyens », a-t-il expliqué.
Me Frémont a par ailleurs profité de l'occasion pour réitérer la demande de son organisme, qui souhaite que le règlement visant à encadrer le déroulement des enquêtes du BEI soit modifié « afin d'étendre la définition de blessures graves aux blessures graves d'ordre psychologique de même que celles qui découlent d'une agression sexuelle ». Selon lui « il est encore temps d'inclure les agressions sexuelles dans la définition, puisque ce règlement n'a toujours pas été édicté ».

Quand la police est une menace pour les femmes autochtones de Val-d'Or

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Exclusif - Sévices sexuels, abus de pouvoir et intimidation à l'endroit de femmes autochtones. Des allégations graves dont font l’objet des policiers de la Sûreté du Québec de Val-d’Or. « On allait dans un chemin dans le bois et là, ils me demandaient de leur faire une fellation. [...] Ils me payaient chacun 200 $. 100 piastres pour le service, 100 piastres pour que je ferme ma gueule », raconte Bianca.
Enquête a recueilli le témoignage troublant de plusieurs femmes autochtones, qui, pour la première fois, prennent la parole et dénoncent publiquement le mépris et les abus qu’elles subissent de la part de ceux qui normalement devraient les protéger. Les policiers.

Témoignage de Bianca Moushoun


Le témoignage de Priscillia Papatie


Le témoignage d'Angela King



Édith Cloutier, du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or


La famille de Cindy Ruperthouse



À la suite de notre passage à Val-d’Or, la Sûreté du Québec a été mise au courant de certains comportements de ces agents. Priscillia a porté plainte, notamment, mais ce n'est pas le cas pour toutes les femmes que nous avons rencontrées. Au total, 14 dossiers ont été ouverts et transmis à la direction des normes professionnelles de la SQ. Huit d'entre eux ont été rencontrés et font l'objet d'une enquête.
Après la diffusion de notre reportage, les huit policiers ont été relevés administrativement de leurs fonctions. Le ministère de la Sécurité publique a confié l'enquête à un autre corps de police, soit le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Il pourrait s’ensuivre des poursuites pénales et criminelles. Une nouvelle directrice par intérim a aussi été nommée au poste de la SQ de Val-d'Or.
C’est à l’entrée de Val-d’Or, en bordure de la 117, que l’on a retrouvé le corps d’une jeune femme autochtone en 2003. Jeannie Poucachiche est morte assassinée le jour de ses 20 ans. Dès le retour d’octobre, des femmes, des enfants viennent se recueillir.
Ils viennent aussi pour Cindy Ruperthouse, une Algonquine de 44 ans dont on est sans nouvelles depuis le printemps 2014. Une autre disparue, parmi tant de disparues au Canada, pour qui de nombreuses voix réclament une commission d’enquête.

La réponse de la Sûreté du Québec


Les libéraux plus soucieux de leur image que des Autochtones, selon le PQ

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Le député Pascal Bérubé
Le député du PQ Pascal Bérubé  Photo :  PC/Jacques Boissinot
Au sein des partis d'opposition, nombreuses sont les voix qui s'élèvent pour reprocher à Québec, et à la ministre de la Sécurité publique en particulier, de n'avoir pas agi plus tôt dans le dossier des femmes autochtones de Val-d'Or qui aurait été victimes d'agressions sexuelles et d'abus de pouvoir aux mains de policiers de la Sûreté du Québec (SQ).
Au Parti québécois (PQ), on reproche à Lise Thériault d'avoir confié dans un premier temps l'enquête sur ces allégations à la SQ elle-même. Aux yeux du PQ, il a fallu que Radio-Canada diffuse un reportage sur cette affaire pour que la ministre se ravise et transfère l'enquête au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
« On fait face à un gouvernement qui veut davantage préserver son image que venir en aide aux femmes autochtones », a dénoncé le député péquiste Pascal Bérubé.
De l'avis des députés péquistes Carole Poirier, Pascal Bérubé et Guy Leclair, « le laxisme du gouvernement dans le dossier est inacceptable ». Guy Leclair se demande pour sa part où est le ministre québécois des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley.
« Était-il seulement au courant de la situation, demande M. Leclair. Son silence dans le dossier est troublant ». 
La CAQ réclame une commission d'enquête
À la Coalition Avenir Québec (CAQ), les porte-parole en matière de justice, Simon Jolin-Barrette, et en matière d'affaires autochtones, Mathieu Lemay, exigent sans délai l'instauration d'une commission d'enquête dans le dossier des présumés abus commis envers les femmes autochtones.
Pour la CAQ, le mandat de cette éventuelle commission doit englober tous les enjeux tels que la disparition et l'assassinat de femmes autochtones, de même que la violence conjugale et les agressions sexuelles dont certaines d'entre elles seraient victimes.
« Les nations autochtones doivent être consultées et impliquées dans la mise en place et l'exécution de cette commission d'enquête. »— SimonJolin-Barrette et Mathieu Lemay, députés de la CAQ

Québec solidaire se rendra sur place
Manon Massé, députée de Québec solidaire, estime louable la décision du gouvernement de Philippe Couillard de confier l'enquête au SPVM. Mais elle se demande du même souffle si l'intérêt de Québec pour la question ne fera pas place rapidement à « l'indifférence ».
Mme Massé se questionne de surcroît sur les raisons qui ont poussé Lise Thériault à retirer l'enquête des mains de la SQ cinq mois après qu'elle eut appris l'existence des allégations.
« Mais pourquoi pas plus tôt? Parce que ce n'était pas passé à la télévision? », a-t-elle souligné.
Québec solidaire assure qu'il fera preuve de vigilance dans ce dossier. La semaine prochaine, le député Amir Khadir se rendra dans la région de Val-d'Or afin de voir comment le parti peut à l'avenir porter les demandes des femmes autochtones jusqu'à l'Assemblée nationale.

Justin Trudeau ne déménagera pas dans l'immédiat au 24 Sussex, selon sa mère

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 Mise à jour le vendredi 23 octobre 2015 à 9 h 59 HAE  Radio-Canada avec CBC
Le 24, promenade Sussex, résidence officielle du premier ministre du Canada
Le 24, promenade Sussex, résidence officielle du premier ministre du Canada 
Photo :  ccn-ncc.gc.ca

Le premier ministre désigné, Justin Trudeau, ne déménagera pas dans l'immédiat avec sa famille au 24 Sussex, la résidence officielle du premier ministre, s'il faut en croire sa mère.
Margaret Trudeau était l'invitée, vendredi matin, de l'émission radiophonique matinale de CBC à Fredericton. On lui a demandé ce qu'elle pensait du retour de son fils dans la résidence où il a passé une partie de son enfance.
« Ils ne déménagent pas, a-t-elle répondu. Le 24 Sussex a besoin - il en a besoin depuis que j'y ai habité, il y a 40 ans - de rénovations majeures qui n'ont tout simplement pas été faites. »
Margaret Trudeau affirme que son fils n'ira pas vivre avec sa famille au 24 Sussex à court terme, parce que la résidence a besoin de rénovations.Margaret Trudeau affirme que son fils n'ira pas vivre avec sa famille au 24 Sussex à court terme, parce que la résidence a besoin de rénovations. Photo :  PC/JONATHAN HAYWARD/La Presse Canadienne
« Ils vont vivre ailleurs, a-t-elle poursuivi, en attendant que [...] la plomberie, les toits et tout ce qui permet à une maison de tenir debout [soient réparés]. »
Dans un rapport du vérificateur général déposé en 2008, la Commission de la capitale nationale notait que la maison n'avait pas connu de rénovations importantes depuis 50 ans. Des travaux de 10 millions de dollars étaient nécessaires, selon elle.
Le rapport concluait que les fenêtres, la plomberie, le système électrique, le chauffage et la climatisation étaient tous en piètre état.
La demeure a également besoin d'extincteurs automatiques à eau. Elle renferme d'autre part une certaine quantité d'amiante.
Les rénovations auraient exigé que les occupants de la résidence quittent les lieux pendant 12 à 15 mois.
Mais le bureau du premier ministre avait répondu, à l'époque, que Stephen Harper n'avait pas l'intention de partir avant la fin de son mandat.

Les rénovations au 24 Sussex se font toujours attendre

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Mise à jour le mercredi 21 octobre 2015 à 10 h 07 HAE
Le 24, promenade Sussex, résidence officielle du premier ministre du Canada
Le 24, promenade Sussex, résidence officielle du premier ministre du Canada  Photo :  ccn-ncc.gc.ca

Maintenant élu au poste de premier ministre du Canada, Justin Trudeau ira vivre au 24, promenade Sussex, là où il est né d'ailleurs. Depuis le début des années 1950, les premiers ministres qui se sont relayés à la tête du Canada ont résidé au 24 Sussex.
Aujourd'hui, la résidence a besoin de rénovations majeures. Ces travaux pourraient même empêcher Justin Trudeau et sa famille d'y habiter à court terme. Michel Prévost, archiviste en chef à l'Université d'Ottawa, a fait le tour de la question à l'émission Des matins en or.
Une résidence prestigieuse
La maison d'architecture normande construite en 1866 est située dans un quartier privilégié d'Ottawa.
« C'est sur une allée très prestigieuse. La résidence est juste en face de Rideau Hall qui est la résidence officielle du gouverneur général du Canada. [...] C'est une maison qui domine la rivière des Outaouais. De la cour arrière, on a une belle vue sur la rivière des Outaouais, la rivière Gatineau et les collines du parc de la Gatineau », note M. Prévost.
Toutefois, le fait que les premiers ministres du Canada aient une résidence officielle, au Canada, est un fait assez récent dans l'histoire.
« C'est avec l'arrivée de Louis St-Laurent qu'on s'est posé la question : est-ce qu'on devrait avoir une résidence officielle pour nos premiers ministres? Et il faut dire qu'à l'époque, Louis St-Laurent n'était pas très intéressé. Sa famille habitait à Québec, lui était dans une garçonnière », explique l'archiviste en chef de l'Université d'Ottawa.
« Finalement, en 1950, il a accepté l'idée, mais à une condition : de payer un loyer. En fait les premiers ministres vont payer un loyer jusqu'en 1971. Alors, le dernier à avoir payé un loyer au 24 Sussex, c'est Pierre-Elliot Trudeau, le père de notre nouveau premier ministre. »— Michel Prévost, archiviste en chef de l'Université d'Ottawa

Policiers soupçonnés d'agressions sexuelles sur des femmes autochtones: l’enquête est transférée au SPVM

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AGENCE QMI
MISE à JOUR 
 Lise Thériault  QUÉBEC – La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a demandé au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) d’enquêter sur les allégations d’agressions qui auraient été commises par des policiers de Val-d'Or à l'égard de femmes autochtones.
«Si ces allégations criminelles sont fondées, les contrevenants seront traduits en justice, a dit la ministre Thériault [...] On me confirme que les policiers visés par les allégations feront l'objet d'un retrait administratif dès aujourd'hui.»

Une Pakistanaise grièvement brûlée pour avoir refusé de se marier

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AFP
MISE à JOUR 
Une jeune femme pakistanaise était hospitalisée vendredi après avoir été brûlée sur près de la moitié du corps par un homme avec lequel elle avait refusé de se marier, a indiqué la police.
Sonia Bibi, 20 ans, a indiqué à la police depuis son lit d’hôpital que son ancien compagnon, Latif Ahmed, 24 ans, l’avait aspergée de pétrole et avait mis le feu à ses habits après qu’elle a repoussé sa demande en mariage.
Un médecin du principal hôpital de Multan a confirmé à l’AFP que la jeune femme était brûlée à 40 à 50% de la surface du corps, précisant que le pronostic vital n’était pas engagé.
La police a arrêté l’amoureux éconduit, après l’incident qui s’est produit dans un village isolé du distict de Multan, dans la province du Pendjab.
«La police a arrêté l’homme après avoir enregistré la déclaration de Sonia Bibi en présence de ses parents», a indiqué à l’AFP un officier de police local, Jamshid Hayat.
Les premiers éléments de l’enquête menée par la police, a-t-il indiqué, montrent que le prévenu avait mis le feu aux habits de la femme qu’il convoitait «après qu’elle a refusé de se marier».

PKP fait campagne à Baie-Comeau pour conserver René-Lévesque

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Mise à jour le jeudi 22 octobre 2015 à 16 h 59 HAE
Pierre Karl Péladeau et Martin Ouellet
Pierre Karl Péladeau et Martin Ouellet  Photo :  Radio-Canada

Le chef de l'opposition officielle du Québec, Pierre Karl Péladeau, était de passage à Baie-Comeau jeudi pour appuyer le candidat du Parti québécois à l'élection partielle dans la circonscription de René-Lévesque. Martin Ouellet lancera officiellement sa campagne vendredi. 
Pierre Karl Péladeau a bon espoir de conserver la circonscription. Il martèle que le Parti libéral a abandonné les régions.
« Il [Philippe Couillard] était soi-disant censé les représenter, dit-il. M. Couillard fait des représentations voulant que le Parti libéral allait être le parti des régions. Or, il se trouve que, bien au contraire, tous les gestes qui sont posés jusqu'à maintenant sont essentiellement liés à l'abandon des régions. »
Pour sa part, Martin Ouellet estime que « l'austérité libérale » fait mal dans la circonscription de René-Lévesque.
« [L'austérité] brise l'avenir économique qu'on a essayé de bâtir depuis plusieurs années en Manicouagan et aussi en Haute-Côte-Nord. Ce qu'on voit, c'est que le Plan Nord ne crée pas de travail et on attend toujours la Stratégie maritime. »— Martin Ouellet, candidat du Parti québécois à l'élection partielle dans René-Lévesque

En soutien aux candidats
Cette semaine, le député de Québéc solidaire, Amir Khadir, était aussi sur la Côte-Nord pour soutenir la candidate Claire Du Sablon.
Quant au chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, il s'arrêtera dans la région vendredi pour appuyer le candidat Dave Savard.
Le premier ministre Philippe Couillard, qui espère ravir la circonscription, était à Baie-Comeau il y a quelques semaines pour présenter Karine Otis.
Les électeurs sont appelés aux urnes le 9 novembre.

Gilles Duceppe part avec le sentiment du devoir accompli

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Mise à jour le jeudi 22 octobre 2015 à 18 h 11 HAE

Trois jours après sa défaite aux élections générales de lundi, Gilles Duceppe confirme qu'il démissionne de son poste de chef du Bloc Québécois.
« Mon retour visait à sauver ce parti, qui demeure important pour les 817 000 Québécois et Québécoises qui ont voté pour nous », a-t-il déclaré en début d'après-midi à la permanence de Bloc québécois, à Montréal. « Avec l'élection de 10 députés, l'avenir de notre formation est assuré pour les quatre prochaines années. »
L'homme de 68 ans a convenu qu'il aurait aimé faire élire davantage de députés lors de l'élection de lundi dernier et être lui-même élu dans sa circonscription de Laurier-Sainte-Marie, qu'il a représentée de 1990 à 2011.
« Somme toute, je quitte avec le sentiment du devoir accompli. »— Gilles Duceppe, chef démissionnaire du Bloc québécois

M. Duceppe a attendu quelques jours avant d'annoncer sa décision afin de laisser « un parti en ordre, sans dettes, qui fait une place importante à la relève avec une aile parlementaire organisée ».
M. Duceppe a quitté la scène politique québécoise en réitérant sa profession de foi souverainiste. « Le territoire québécois, c'est fabuleux. Le peuple québécois, c'est encore mieux », a-t-il déclaré. « Nous formons une nation ni pire ni meilleure que les autres. Nous sommes différents, tout simplement. C'est précisément ces différences qui font la beauté du monde. »
« Le seul avenir digne de ce nom pour notre peuple consiste à devenir un pays indépendant. »— Gilles Duceppe, chef démissionnaire du Bloc québécois

« Comme nation, nous avons une responsabilité face à l'histoire, à la suite de celles et de ceux qui nous ont devancés, a-t-il ajouté. Nous avons la responsabilité de durer, de transmettre aux prochaines générations la fierté de faire partie de cette nation francophone des Amériques. »
Gilles Duceppe a quitté la scène politique québécoise sans prendre les questions des journalistes. Il s'est dirigé directement vers son épouse Yolande, qu'il a embrassée, avant de quitter la salle.
« Le Québec lui doit beaucoup » - Péladeau
Par voie de communiqué, le chef péquiste, qui hier encore appelait Gilles Duceppe à rester au Bloc, a salué sa contribution au mouvement souverainiste.
« Le Québec lui doit beaucoup, tout comme le mouvement indépendantiste. Sa contribution à notre projet est inestimable, et je sais qu'il continuera à servir la cause », a affirmé Pierre Karl Péladeau, ajoutant avoir, au fil des mois, développé avec lui « une belle amitié ».
Le chef péquiste a tenu à réitérer qu'à son avis, Gilles Duceppe a mené une « très belle campagne électorale » avec une équipe de candidats où se distinguaient de « nombreux jeunes de la relève indépendantiste ».
Un résultat électoral mitigé
Le bilan du Bloc québécois au sortir du scrutin de lundi est mitigé. S'il a fait élire 10 députés, son appui populaire n'a pas dépassé les 20 %. M. Duceppe a reconnu, lors de la soirée électorale, que les résultats de l'élection n'étaient pas à la hauteur de ses attentes.
Après avoir été défait dans sa circonscription en 2011, M. Duceppe avait quitté une première fois ses fonctions à la tête du parti. Le Bloc ne comptait alors que quatre députés.
M. Duceppe était finalement sorti de sa retraite cet été, avant le début de la campagne électorale, à la demande du chef d'alors, Mario Beaulieu, qui a été élu député de la circonscription de Pointe-de-l'île lundi.
Avec 10 députés, 8 de plus que les 2 qu'il possédait à la dissolution de la Chambre, le parti tombe cependant à court des 12 sièges requis pour devenir un parti officiel et ainsi obtenir des budgets de recherche et un droit de parole régulier durant la période de questions.
Catherine Fournier devant son local de campagne électorale, à Sainte-Julie
Catherine Fournier devant son local de campagne électorale, à Sainte-Julie 
Photo :  Myriam Fimbry

 Et pour la suite des choses
Le député Rhéal Fortin assurera l'intérim comme chef du Bloc. Le vétéran de la circonscription Bécancour-Nicolet-Saurel Louis Plamondon devient président du parti et la candidate défaite dans Montarville, Catherine Fournier, prend la vice-présidence.
Économiste de formation, Mme Fournier a terminé deuxième dans sa circonscription, sur la Rive-Sud, avec 29,1 % des voix contre 33,5 % pour le nouveau député libéral Michel Picard.
La jeune femme de 23 ans correspond à l'image de jeunesse que veut revêtir le Bloc.
« C'est au Bloc québécois où l'on retrouvait le plus grand nombre de candidats en bas de 30 ans. Juste ça, pour moi, c'est une belle réussite. Il y avait des militants jeunes partout dans les circonscriptions qui ont pris leur place, a-t-elle dit en marge du point de presse de Gilles Duceppe. On a construit déjà cette année et cela ne peut que prendre de l'expansion dans les années à venir. Faut tabler sur ce travail-là qu'on a fait et continuer à parler aux jeunes de leurs préoccupations ».

Le député Stéphane Bédard quitte la vie politique

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Mise à jour le jeudi 22 octobre 2015 à 15 h 47 HAE

L'ancien chef intérimaire et leader parlementaire du Parti québécois, Stéphane Bédard, quitte la vie politique après 17 ans passés à l'Assemblée nationale. Le député de Chicoutimi en a fait l'annonce depuis son siège de l'Assemblée nationale au cours d'une allocution au cours de laquelle il a exprimé son désir de se rapprocher de sa famille.
M. Bédard a souligné l'exigence de la vie de parlementaire et des sacrifices qu'elle comporte pour la famille des élus. Il a remercié sa famille - plus particulièrement sa conjointe - et tous les membres de l'Assemblée nationale.
« Ce choix de vie exige souvent pour ceux qui nous entourent un engagement supérieur au nôtre », a-t-il considéré, en soulignant que ses trois enfants étaient nés pendant sa vie politique. « Ils ont eu, eux aussi, à partager leur père », a-t-il ajouté, faisant référence à son propre père, Marc-André Bédard, député du PQ de 1973 à 1985.
« Malgré l'intensité de notre réalité, il arrive trop souvent que nous ayons l'impression de ne pas être au bon endroit. »— Stéphane Bédard, député démissionnaire de Chicoutimi

« M. le président, après une longue réflexion, j'en suis venu à la conclusion que le temps est venu de leur redonner ce qu'ils m'ont si généreusement offert », a-t-il déclaré. « Le temps passe et je crois sincèrement que je ferais une erreur irréparable de me priver de ces moments de la vie qui ne reviennent jamais. »
M. Bédard a également remercié les citoyens de Chicoutimi qui lui ont fait confiance à six reprises. « Ils m'ont donné ce privilège incomparable de représenter ma région », a-t-il témoigné.
L'avocat de 47 ans prévoit, pour l'instant, de se consacrer entièrement à la vie familiale avant de penser à la prochaine étape de sa carrière. « Toutes les portes sont ouvertes. Je vais voir quelles sont les opportunités », dit-il en affirmant qu'il compte rester à Chicoutimi.
Il dément les rumeurs concernant son éventuelle candidature à la mairie de Saguenay. « Non, je ne l'ai pas envisagé », a-t-il confirmé lors d'un point de presse en après-midi.
Stéphane Bédard et sa femme Janice Tremblay
Stéphane Bédard et sa femme Janice Tremblay  Photo :  Radio-Canada

Une fin de carrière mouvementée
Tout en réitérant ses convictions souverainistes et son engagement envers le PQ, M. Bédard a confié que les dernières années avaient été « éreintantes ». « Certaines de ces années comptent pour double », a-t-il ajouté.
« Je manquerais à mon devoir auprès de mes électeurs si je continuais sans la fougue et la détermination qui ont marqué mon parcours. »— Stéphane Bédard

Au cours de son allocution, M. Bédard a fait allusion à son « indéfectible loyauté accordée envers chacun et chacune de ses chefs » avant de saluer le choix de son chef actuel, Pierre Karl Péladeau, de s'engager en politique. « Il n'a pas choisi la facilité, a-t-il souligné. Je connais la profondeur de son engagement. Il a toute mon admiration, mon respect et ma loyauté. » Il assure qu'il entretient de bonnes relations avec M. Péladeau. 
M. Péladeau a pour sa part remercié Stéphane Bédard pour le soutien qu'il lui a apporté après son accession à la tête du PQ. « Il l'a fait en toute amitié, a-t-il témoigné. Il l'a fait en toute efficacité. »
M. Péladeau a indiqué que le départ de M. Bédard « a secoué le caucus ».
Les deux hommes se sont ensuite donné une brève accolade de convenance, sans échanger une parole.
Stéphane Bédard et Pierre Karl Péladeau se sont donné une accolade de convenance à l'Assemblée nationale.
Stéphane Bédard et Pierre Karl Péladeau se sont donné
 une accolade de convenance à l'Assemblée nationale.
  Photo :  Radio-Canada

Quittant la vie politique pour des raisons familiales, Stéphane Bédard était tout de même déçu d'être relégué au poste de porte-parole du parti en matière de Justice. L'avocat de formation aurait eu du mal à encaisser la perte de son poste de leader parlementaire, en septembre dernier. Il s'était d'ailleurs absenté pendant trois jours - refusant de commenter la décision du nouveau chef du PQ - avant de reprendre du service.
Pierre Karl Péladeau avait décidé, au début du mois de septembre, de retirer à Stéphane Bédard ses fonctions de leader parlementaire du Parti québécois pour le remplacer par Bernard Drainville, un candidat à l'investiture du parti qui s'était rallié à lui.
En conférence de presse, M. Bédard n'a toutefois pas fait allusion à ces moments difficiles dans sa carrière politique, ajoutant que « si j'avais eu à partir sur une déception, je serais parti à l'élection de 2014. »
M. Péladeau a affirmé que le départ de M. Bédard n'avait aucun lien avec son remaniement. « Je suis personnellement convaincu que ce sont des raisons familiales qui l'ont amené à prendre cette décision », a-t-il dit.
Assumant le poste de chef intérimaire depuis la démission de Pauline Marois en avril 2014, M. Bédard avait réussi à maintenir l'unité du parti au cours de la course à l'investiture. Il a remis les rênes du parti au nouveau chef, Pierre Karl Péladeau, en mai dernier.
Malgré son devoir de réserve à titre de chef intérimaire, M. Bédard aurait appuyé, en coulisse, la candidature de M. Péladeau. Stéphane Bédard est également le frère d'Éric Bédard, un proche conseiller de M. Péladeau.
Élu pour la première fois en 1998, M. Bédard avait été nommé ministre en 2002. Membre de la garde rapprochée de Pauline Marois, il avait occupé le poste de président du Conseil du Trésor.
Une surprise pour le premier ministre
Philippe Couillard s'est aussi fait un devoir de saluer la contribution de Stéphane Bédard aux travaux parlementaires. Malgré leur désaccord sur la question de l'avenir du Québec, le premier ministre a reconnu qu'ils étaient d'accord sur certains points - « même si on ne le dira pas publiquement », a-t-il précisé, provoquant l'hilarité généralisée dans l'assemblée.
M. Couillard a ajouté qu'il s'est déjà surpris à penser : « Quel dommage que cette personne ne soit pas avec nous! »
« On est tous surpris. On ne s'y attendait pas du tout », a-t-il confié, à sa sortie de l'Assemblée nationale.
Une crise du mouvement souverainiste?
Ancien ministre de l'Éducation (1998) dans le gouvernement de Lucien Bouchard, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, estime que « c'est un gros morceau » qui quitte le parti. Il considère que la crise au sein du PQ est plus importante qu'on le laisse croire, en ajoutant que M. Bédard serait resté s'il avait senti que la souveraineté était réalisable à court terme.
« Je ne pense pas qu'il aurait quitté juste parce qu'il n'a pas eu le poste qu'il voulait avoir, a-t-il estimé. Je pense que c'est plus profond que ça. La crise est plus grave que ça. »
« Je pense que c'est une crise par rapport à la souveraineté du Québec. »— François Legault, chef de la CAQ

M. Legault croit que les départs de M. Bédard et du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, témoignent du recul de l'option souverainiste. « Les gens au PQ - j'ai été là pendant de nombreuses années - sont là d'abord pour la souveraineté, poursuit-il. À partir du moment où ils ne voient pas, dans un horizon prévisible, l'arrivée de la souveraineté, ils préfèrent aller faire autre chose. » 
« Il aurait voulu participer à ce grand projet (de souveraineté) », ajoute le chef caquiste.
Stéphane Bédard a déclaré qu'il « croit toujours profondément à l'indépendance du Québec » et qu'il compte demeurer un fervent militant au sein du Parti québécois.

Les successeurs potentiels de Harper restent discrets

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Mise à jour le jeudi 22 octobre 2015 à 20 h 58 HAE   La Presse Canadienne
Le premier ministre sortant, Stephen Harper
Le premier ministre sortant, Stephen Harper  Photo :  PC/Adrian Wyld

L'homme d'affaires de Toronto Mark Mulroney soutient qu'il ne briguera pas la direction du Parti conservateur, du moins pour l'instant. La députée de Calgary Michelle Rempel semble considérer cette option de manière un peu plus ouverte.
Et une source au sein du Parti conservateur a souligné que Jason Kenney a été un des collecteurs de fonds les plus efficaces du parti, récoltant 450 000 dollars dans sa circonscription depuis janvier, et 300 000 dollars de plus par l'entremise d'autres activités.
Tous ces murmures sont liés à une course sans ligne d'arrivée pour la direction d'un parti dont Stephen Harper est toujours officiellement le chef. Un comité sur la chefferie du Parti conservateur a été créé mardi soir.
Mark Mulroney, fils de l'ancien premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney, a souligné que sa famille sera toujours intéressée par la fonction publique et l'univers de la politique. Va-t-il tenter sa chance pour autant?
« Non. Mais il ne faut jamais dire jamais au sujet de ces choses-là », a déclaré Mark Mulroney lors d'une entrevue, jeudi. Pour l'instant, M. Mulroney se dit investi dans ses responsabilités à la Banque Nationale du Canada, comme responsable à Toronto du marché des capitaux propres. Son frère Ben est animateur à la chaîne CTV et sa soeur, Caroline, travaille en gestion d'investissements.
« Ce n'est pas quelque chose qui est passé dans mon esprit ou celui de mon frère », a dit M. Mulroney. Il a toutefois ajouté qu'il était heureux d'aider le parti.
Brian Mulroney a été élu à la direction du parti en 1983 et a été premier ministre de 1984 à 1993.
Jean Charest, qui a succédé à Brian Mulroney chez les progressistes-conservateurs avant de faire le saut en politique provinciale au Québec, a assuré qu'il ne voulait pas prendre la relève de Stephen Harper.
De son côté, la députée Michelle Rempel a semblé tâter le pouls sur Twitter mercredi. Elle a fait référence à des personnes qui lui disaient de « le faire ».
Elle a évoqué les commentaires lancés à certaines femmes quand elles envisagent de faire un tel saut politique.
« Je suis trop effrontée, impétueuse et abrasive, n'est-ce pas? Peut-être que je devrais prendre mon temps, les bonnes choses arrivent à ceux qui savent attendre. Je suis peut-être trop agressive. Peut-être que les gens ne vont pas me comprendre », a-t-elle mentionné dans son gazouillis.
Cependant, Mme Rempel a déclaré à La Presse Canadienne, jeudi, que le public ne devait pas interpréter ses commentaires sur Twitter comme l'indication qu'elle brigue le poste de M. Harper.
« Il est trop tôt pour qui que ce soit pour parler de course à la chefferie », a-t-elle dit lors d'une entrevue téléphonique.
« Je présentais seulement des exemples du type de questions auxquelles toutes les personnes voulant se présenter auront à répondre. Je ne pense pas qu'une personne devrait être jugée sur son sexe, son expérience ou où elle vit. »
D'autres noms ont circulé, comme ceux des députés Jason Kenney, Lisa Raitt, Rob Nicholson, Kellie Leitch, Michael Chong et Tony Clement.
La source chez les conservateurs, ayant fait état des résultats de financement de M. Kenney, a souligné que le ministre de la Défense a été le plus efficace de l'histoire du parti pour collecter des dons.
Jeudi, la députée Diane Finley est devenue la première à soumettre son nom pour le poste à la direction intérimaire du Parti conservateur, une décision qui appartient à l'aile parlementaire du caucus.