vendredi, octobre 09, 2015

Allégations de harcèlement sexuel: Marcel Aubut s'excuse et quitte le cabinet BCF

http://quebec.huffingtonpost.ca/

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L'ex-président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, qui a quitté ses fonctions la semaine dernière à la suite du dépôt d'une plainte pour harcèlement sexuel, offre ses excuses « sans réserve » aux personnes qui ont été blessées par son comportement.
« J'ai énormément de peine et je regrette d'avoir blessé autant de personnes qui ne le méritaient certainement pas. J'espère qu'un jour ces personnes sauront me pardonner », a-t-il lancé lors d'une déclaration aux médias à Montréal ce midi.
M. Aubut annonce qu'il prendra un temps d'arrêt, qu'il veut mettre à profit pour faire une « véritable introspection ». Il affirme vouloir devenir une meilleure personne.
« J'ai déjà commencé à consulter les meilleurs experts, qui me permettront de changer mes comportements », a-t-il déclaré.
Marcel Aubut souligne qu'il a décidé de quitter le cabinet d'avocats BCF, une décision qui « l'attriste beaucoup » affirmant que l'intérêt du cabinet doit passer avant le sien.
Il a également tenu à remercier sa femme et ses trois filles pour leur soutien, et pour l'avoir convaincu, a-t-il dit, de « leur amour indestructible ».
Il s'agit de sa première déclaration publique depuis sa démission.
Me Aubut a refusé de répondre aux questions des journalistes et n'accordera pas d'entrevue.

Le vertige du pouvoir

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9 octobre 2015 |Lise Payette | Québec
Ce moment précis dont je vais vous parler est inscrit dans ma mémoire pour toujours. Nous sommes en 1976 et le Parti québécois vient d’être élu. Monsieur Lévesque a fait le choix de ses ministres et nous assistons à notre premier Conseil des ministres. On ne se connaît pas tous très bien et pour ma part, certains d’entre eux m’impressionnent beaucoup. Je reste donc calme devant tout cet enthousiasme.
 
René Lévesque prend la parole. C’est le silence. Il explique que la plupart d’entre nous n’ont aucune expérience de ce qui nous attend. Il parle de ses découvertes à lui quand il s’est retrouvé ministre et nous donne quelques conseils. Il dit ceci : « Le pouvoir c’est comme l’alcool, il y en a qui ne portent pas ça. » Il prend le temps d’expliquer pourquoi nous sommes élus et le droit absolu du citoyen, quelle que soit son allégeance, de nous savoir à son service.
 
J’ai repensé à tout ça cette semaine en constatant le sort qu’on réserve à ceux à qui le pouvoir fait perdre la tête. J’ai écrit souvent « que le pouvoir rend fou » et j’en suis de plus en plus convaincue. J’ai déjà dit aussi que j’ai vu ce phénomène déstabilisant se produire sous mes yeux quand j’étais en politique. Je ne donnerai pas de noms, mais autour de la table du Conseil des ministres, en quatre ans, nous en avions perdu plusieurs.
 
Au cours de la semaine qui se termine, nous avons démoli des statues de gens de pouvoir. Lise Thibault, qui s’est laissée piéger quand on lui a offert de devenir la représentante de la reine au Québec et qui a fini par le croire à un point tel qu’elle ne réalise probablement pas ce qui lui est arrivé par la suite, a connu ses premières nuits en prison. L’humiliation que ça doit être pour elle après avoir bénéficié des privilèges qui venaient avec le titre qu’elle avait reçu. Ce qui m’agace, c’est que dans son cas, ses dépenses étaient forcément examinées et approuvées par deux ordres de gouvernement. Ils auraient pu intervenir bien avant qu’elle s’enfonce dans des dépenses douteuses parce qu’elle avait cru qu’elle était reine et donc intouchable. Triste fin.
 
Marcel Aubut, par contre, doit bien se demander ce qui vient de le frapper en plein front. Notre « Donald Trump » québécois tirera sûrement sur toutes les ficelles qui sont à sa portée pour se tirer d’affaire. Et des ficelles, il en a en quantité, car il a toujours soigné son image dans tout ce qu’il a entrepris. Il a toujours eu besoin d’une cour sur laquelle il exerce un contrôle sans relâche. Il s’est hissé au sommet à la force du poignet et il a la réputation d’être indispensable quand il faut ramasser de l’argent. Le pouvoir lui sert d’oxygène.
 
Il serait atteint, disent certaines, d’une main baladeuse dont il n’hésite pas à se servir, semble-t-il, rendant ainsi certains rapports difficiles. La main de l’autorité et du pouvoir ne peut pas se balader à sa guise sur un autre être humain en promettant un meilleur emploi, une augmentation de salaire ou un petit voyage d’amoureux. Son mauvais exemple, pour d’autres dans des situations semblables, forcera peut-être la réflexion. C’est souhaitable, car cette « marchandisation » du corps des femmes est vraiment démodée, ridicule et injuste.
 
La troisième statue qui a mangé une volée cette semaine, c’est celle de Denis Coderre, vaillant maire de Montréal. On pourrait dire qu’il s’est enfargé dans ses propres lacets. C’était fatal que ça lui arrive, car il n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle et dorénavant, il va au moins savoir que ça peut lui coûter cher.
 
En fait, on peut dire que les citoyens de Montréal commençaient à peine à se faire à sa grosse voix, à ses coups de gueule, à ses projets de destruction ou de construction massives, tout ça dans le même souffle. Nous avions fini par penser qu’il finirait bien par trouver sa route mieux que nous qui tournons en rond autour des piquets orange partout dans la ville. De nid-de-poule en nid-de-poule, avec des projets pharaoniques pour le 375e anniversaire de Montréal, nous avancions prudemment, disons.
 
Et puis BOUM ! Je vous épargne les détails au sujet du Saint-Laurent, car j’aime croire que vous avez suivi les informations à ce sujet. Même les poissons s’apprêteraient, eux aussi, à rendre publique une pétition qu’ils ont tous signée. Le ministre Lebel se bidonne sous le nez de Coderre. S’il est réélu avec Harper, c’est nous qui allons en manger toute une. Peut-être devrions-nous parler de l’incompétence de ceux qui ont conseillé Coderre et de ceux du ministère de l’Environnement de Québec et de son brillant ministre, M. Heurtel ? Les statues sont de plus en plus friables. C’est ça la bonne nouvelle.

La relève du Bloc dans les ruines du château fort

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9 octobre 2015 | Karl Rettino-Parazelli à Saint-Basile-le-Grand | Canada
Catherine Fournier, 23 ans, fait partie de la jeune garde bloquiste. Le parti mise sur elle pour reprendre son ancien château fort, emporté par la vague orange en 2011.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Catherine Fournier, 23 ans, fait partie de la jeune garde bloquiste. Le parti mise sur elle pour reprendre son ancien château fort, emporté par la vague orange en 2011.
L’homme qui sort en trombe du supermarché est intercepté par une jeune femme, qui lui tend un dépliant. « Bonjour, je m’appelle Catherine Fournier, candidate pour le Bloc québécois. » Le client s’arrête un instant, surpris. « Ah oui ? C’est super ça ! » lance-t-il en se dirigeant vers son véhicule.
 
Nous sommes à Saint-Basile-le-Grand, sur la Rive-Sud de Montréal, l’une des villes comprises dans la nouvelle circonscription de Montarville. Ce champ de bataille né du redécoupage électoral de 2012 abrite des électeurs qui ont majoritairement appuyé des candidats du NPD en 2011, après avoir fait confiance au Bloc québécois pendant des années.
 
C’est ici que se présente Catherine Fournier, 23 ans, en qui le parti souverainiste fonde de grands espoirs. On la voit à la télévision, aux côtés de son chef Gilles Duceppe lors des conférences de presse et un peu partout dans la circonscription qu’elle convoite.
 
« M. Duceppe a dit qu’une des raisons de son retour en politique, c’était de passer le flambeau à la relève qui prenait sa place au Bloc québécois, fait-elle remarquer. Mon équipe et moi en sommes l’exemple. »

Relève
 
Cette jeune femme dit faire campagne depuis plus de 15 mois pour convaincre les électeurs de rentrer au bercail après avoir changé de camp il y a quatre ans. Et selon les sondages que son parti a menés, ses efforts portent leurs fruits.
 
Elle croyait que son âge lui nuirait, mais c’est finalement tout le contraire, affirme-t-elle.« Avant de me présenter, c’était ma principale inquiétude, avoue la jeune diplômée de sciences économiques. Au contraire, les gens sont contents de voir qu’il y a de la relève. »
 
Lorsqu’elle rencontre les électeurs, Mme Fournier parle d’environnement, de souveraineté et de transport de matières dangereuses par train, puisqu’ici aussi, la voie ferrée se trouve à proximité du centre-ville. Mais elle critique aussi le bilan de son adversaire néodémocrate, la députée sortante Djaouida Sellah.
 
« Depuis 2011, j’ai été très active sur le terrain, et c’est ce qui fait la différence entre les députés du NPD et ceux des autres partis », réplique la femme d’origine algérienne, installée au fond d’un café du centre-ville de Saint-Bruno-de-Montarville. Lorsqu’on l’interroge sur ses principaux faits d’armes, elle souligne des succès du NPD (l’interdiction des microbilles de plastique et l’abolition de la taxe sur les produits d’hygiène féminine) et les consultations publiques qu’elle a organisées localement au sujet de la sécurité ferroviaire et de Postes Canada.
 
Face à sa jeune adversaire, elle souhaite visiblement inspirer confiance. « Je suis une femme de terrain qui a de l’expérience politique et du vécu de la vie », estime-t-elle.
 
Vote de confiance
 
Ici comme ailleurs au Québec, le scrutin du 19 octobre pourrait prendre la forme d’un vote de confiance pour le NPD. Montarville comprend la ville de Sainte-Julie, qui appartenait auparavant à la circonscription Verchères–Les Patriotes, représentée par Sana Hassainia. Celle-ci a été élue sous la bannière du NPD en 2011, avant de décider de siéger comme indépendante en 2014 pour dénoncer la position de son parti dans le conflit israélo-palestinien. Les Julievillois voient-ils le NPD d’un autre oeil en raison des absences répétées de Mme Hassainia, à la Chambre des communes comme dans sa circonscription ? Pas du tout, croit Mme Sellah. « Les gens veulent se tourner vers l’avenir. »
 
C’est pourtant le premier sujet qui refait surface dans sa tournée des cafés du coin, lorsqu’elle rencontre Normand, un résidant de Sainte-Julie qui appuie le Bloc. « On ne l’a pas vue une minute. Elle n’a rien fait », dit-il sans hésiter au sujet l’ex-députée néodémocrate.« Il faut regarder mon bilan », réplique Djaouida Sellah.
 
Assis plus loin, un jeune père se lève et se joint à la discussion. André votera pour le NPD, mais surtout contre les conservateurs. « Je trouve que le Bloc, c’est un vieux parti qui survit sur le pilote automatique », juge-t-il.
 
Ce qui a des allures d’une course à deux pourrait cependant prendre une tournure différente en raison du grand nombre d’indécis. Selon les chiffres dévoilés par l’équipe de Catherine Fournier, près de 40 % des électeurs n’ont toujours pas arrêté leur choix.
 
Parlez-en à Michel Picard, le candidat du Parti libéral, qui tente sa chance pour une deuxième élection consécutive après avoir perdu celle de 2011 dans Saint-Bruno–Saint-Hubert aux mains de Mme Sellah.
 
Il a l’intention de brouiller les cartes en misant sur un thème phare, l’économie. « Quand tu te lèves le matin, tu mets du beurre sur tes toasts. C’est ça qui te préoccupe comme individu. »
 
« Les châteaux forts, ça n’existe plus », glisse-t-il en promettant une longue soirée le 19 octobre.

Mine Arnaud: l'entente a été signée avant l’évaluation des ressources

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Le gouvernement recherche toujours un investisseur qui voudrait exploiter la future mine

Le projet Mine Arnaud doit être construit au fond de la baie de Sept-Îles. Dans son rapport d’évaluation environnementale, le BAPE avait d’ailleurs souligné que la mine risquait d’accroître la contamination de la baie, qualifiée de « territoire d’intérêt écologique doté d’une grande biodiversité ».
Photo: Alexandre Shields Le Devoir
Le projet Mine Arnaud doit être construit au fond de la baie de Sept-Îles. Dans son rapport d’évaluation environnementale, le BAPE avait d’ailleurs souligné que la mine risquait d’accroître la contamination de la baie, qualifiée de « territoire d’intérêt écologique doté d’une grande biodiversité ».
L’entente qui lie le gouvernement du Québec et son unique partenaire financier dans le projet Mine Arnaud a été conclue en 2009, soit avant l’évaluation précise des ressources, l’établissement d’une durée de vie au projet et la tenue d’une évaluation environnementale. Ces six années écoulées expliquent, selon Investissement Québec, le fait que Yara International n’achète plus 100 % de la production de la mine, mais bien désormais 40 %.
 
La société d’État, promoteur de l’imposant projet de mine à ciel ouvert de Sept-Îles, a précisé pour la première fois jeudi que l’entente signée avec Yara International n’oblige absolument pas la multinationale norvégienne à acheter toute la production. Investissement Québec et Mine Arnaud ont pourtant toujours affirmé que l’entreprise spécialisée dans la fabrication d’engrais prendrait livraison de la totalité du concentré d’apatite qui sera produit par la mine.
 
« Une entente a été conclue en 2009, a répondu Investissement Québec aux questions duDevoirCette entente prévoit l’achat d’une quantité fixe du concentré, ce qui représentait 100 % de la production à l’époque. Toutefois, le projet a évolué à travers le temps et les prévisions de production ont augmenté pour atteindre 1,2 million de tonnes [de concentré d’apatite par année]. Par conséquent, la quantité que prévoit d’acheter Yara demeure la même. »
 
Vérification faite, l’avis de projet déposé par Mine Arnaud en 2010, en prévision de l’évaluation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), évoquait déjà une production annuelle d’un million de tonnes.
 
Un autre document produit par Mine Arnaud pour présenter le projet, document publié en juin 2013, mentionnait même une production annuelle de « 1,3 million de tonnes ». Ce même document précisait clairement que Yara devait acheter toute la production de la mine.« Le concentré serait transporté par voie ferroviaire jusqu’au port de Sept-Îles et transbordévers la Norvège pour y être transformé par Yara International ASA », peut-on y lire. « Quatre bateaux par mois viendront chercher le concentré d’apatite qui sera livré en Norvège », précise en outre le promoteur.
 
Investissement Québec n’a pas transmis de copie de l’entente conclue en 2009 avec Yara, une entreprise reconnue coupable de corruption en 2009 en Libye, en Inde et en Russie.
 
Acheteur recherché
 
Comme la multinationale compte finalement acquérir de 40 % à 50 % de la production, cela signifie que Mine Arnaud doit trouver un acheteur qui voudra se procurer, au maximum, entre 625 000 et 750 000 tonnes de concentré chaque année. « La différence de production sera vendue à d’autres acheteurs (grâce au réseau de Yara) », a simplement indiqué Investissement Québec.
 
Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, a aussi dit jeudi que des démarches sont en cours pour tenter de trouver un acheteur pour la production. Il a du même coup souligné que le gouvernement cherche toujours activement un partenaire financier qui souhaiterait exploiter la mine. Selon les données actuelles, cette entreprise devrait s’engager à investir 160 millions de dollars dans Mine Arnaud. Les investissements totaux prévus pour le projet dépassent les 850 millions. Québec prévoit d’investir au moins 120 millions de dollars.
 
Fait à noter, le BAPE avait remis en question la rentabilité du projet dans sonrapport remis en décembre 2013 au gouvernement. L’organisme indépendant soulignait que le projet« s’inscrit dans une période où la production mondiale de roche phosphatée peut êtrequalifiée de quasi stagnante et qu’un engorgement de l’offre semble être vraisemblable alors que la rentabilité est incertaine ».
 
La Banque mondiale prévoit d’ailleurs que les prix du phosphate (l’apatite est composée de phosphate) continueront de reculer au cours des prochaines années. Ils pourraient bien se situer pendant plusieurs années sous le seuil de rentabilité de Mine Arnaud.
 
La Coalition Québec meilleure mine s’inquiète d’ailleurs des coûts élevés du projet pour les finances publiques. « Le gouvernement s’est déjà engagé à développer la mine. Mais pour cela, il risque de devoir dépenser plusieurs centaines de millions de dollars. C’est de très mauvais augure pour le Plan Nord », a insisté jeudi son porte-parole, Ugo Lapointe.« Lorsqu’un projet est boiteux, comme c’est le cas pour Mine Arnaud, le privé a toujours besoin des millions de l’État, a-t-il ajouté. C’est une forme d’assistance sociale des entreprises, et cette fois, elle survient dans un contexte d’austérité budgétaire. »
 
« Depuis le début, avec le Plan Nord, il y a beaucoup de marketing politique. Mais il est pour le moins malhonnête, sur le plan politique, de faire de belles annonces qui ne sont pas encore ficelées. Le gouvernement a agi avec précipitation pour en tirer des bénéfices politiques », a déploré pour sa part le député de Québec solidaire Amir Khadir.
 
Du côté de Mine Arnaud, on a indiqué jeudi que des travaux ont déjà débuté sur le terrain. Si tout se déroule bien en ce qui a trait au financement, la construction de la mine pourrait débuter au printemps ou à l’été 2016.

É.-U. : la famille d'un homme noir tué par la police recevra 6,5 millions de dollars

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Mise à jour le vendredi 9 octobre 2015 à 1 h 51 HAE   Radio-Canada avec Associated Press
Le policier Michael Slager tire sur Walter Scott.
Le policier Michael Slager tire sur Walter Scott.

La famille d'un homme noir non armé qui avait été tué de plusieurs balles dans le dos par un policier blanc va recevoir 6,5 millions de dollars de dommages en vertu d'un règlement intervenu en Caroline du Sud, ont rapporté jeudi des responsables municipaux à North Charleston.
Walter Scott, qui avait 50 ans, avait été abattu après avoir pris la fuite en courant à un barrage de police le 4 avril dernier. La scène avait été filmée par un témoin et la vidéo a
posé de nouveau la question du traitement réservé par certains policiers aux minorités.
Le maire de North Charleston, R. Keith Summey, a déclaré que le conseil municipal avait décidé par un vote d'accorder aux proches de Walter Scott la somme de 6,5 millions de dollars.
« Je suis heureux que la Ville et la famille aient pu parvenir à un règlement sans passer par les tribunaux », a-t-il dit.
Le policier de 33 ans de North Charleston qui a abattu Walter Scott a été inculpé de meurtre et radié des effectifs de la police.

Syrie : un général iranien tué à Alep

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Mise à jour le vendredi 9 octobre 2015 à 4 h 30 HAE
Le général Hossein Hamadani en 2011
Le général Hossein Hamadani en 2011  Photo :  Morteza Nikoubazl / Reuters

Un haut commandant des Gardiens de la révolution islamique (GRI) en Iran, le général Hossein Hamadani, a été tué dans la région d'Alep, dans le nord de la Syrie, où il conseillait les forces du président Bachar al-Assad, ont annoncé vendredi les GRI, confirmant une information de la chaîne libanaise Al Mayadine.
La mort de cet officier de la Force Al Qods, l'unité d'élite des Gardiens de la révolution, remonte à mercredi soir, précise un communiqué des GRI.
Le général Hamadani avait orchestré, en tant que commandant de la force du Grand Téhéran, la répression des manifestations de l'opposition iranienne en 2009-2010. Il avait par la suite été envoyé en Syrie pour « conseiller l'armée syrienne dans la lutte contre le groupe armé État islamique », disent les GRI.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte de son côté que les combattants de l'EI ont conquis ces derniers jours plusieurs villages jusqu'alors contrôlés par des groupes rebelles rivaux dans la périphérie d'Alep, en dépit des frappes aériennes russes censées les viser.
La prise de ces villages, dont ceux de Tel Soussine et Tel Karah, constitue le gain territorial le plus important de l'organisation djihadiste depuis le mois d'août dans cette
région, note l'OSDH, qui précise que ses combattants sont désormais à moins de deux kilomètres de la zone industrielle du nord d'Alep tenue par les forces de Bachar al-Assad et leurs alliés.
Les bombardements russes entamés il y a dix jours se sont concentrés pour le moment sur les régions du nord-ouest et du centre de la Syrie où plusieurs groupes rebelles, dont le Front al Nosra lié à Al Qaïda et Ahrar al Cham, menaçaient directement le pays alaouite le long de la côte méditerranéenne, fief de la communauté de Bachar al Assad.
Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdoulrahmane, seules 10 % des frappes russes ont effectivement visé des positions de l'EI, pourtant leur cible officiellement désignée.