mardi, octobre 06, 2015

Crise d’Octobre : 45 ans plus tard...

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JOSÉE LEGAULT
MISE à JOUR 

Une crise politique majeure qui marquera profondément, mais différemment, les sociétés québécoise et canadienne.
Une crise politique majeure qui marquera profondément, mais différemment, les sociétés québécoise et canadienne.  Lundi soir, après le dîner, question de prendre une toute petite pause de cette très longue campagne électorale, j’ouvre ma radio à l’heure où je sais qu’on ne me parlera pas d’élections...
Par hasard, je tombe sur la nouvelle émission du journaliste Jacques Beauchamp - «Aujourd’hui l’histoire».
Eh oui. Une émission quotidienne de trente minutes sur l’«Histoire». Histoire plus lointaine ou plus récente. Histoire politique, mais aussi histoire sociale, culturelle, faits divers, etc... Histoire d’ici. Histoire d’ailleurs.
Bref, une émission qui nous rafraîchit cette mémoire que nous avons de plus en plus faiblarde. Ou qui nous raconte un épisode moins connu de l’Histoire.
Tenez, seulement la semaine dernière, l’émission couvrait entre autres des sujets aussi diversifiés que la relation tumultueuse de Rodin et Camille Claudel, l’«affaire» O. J. Simpson ou encore, l’arrivée au pouvoir de Brian Mulroney.
Donc, ce lundi soir, par hasard, je «tombe» sur un épisode portant sur «les dessous de la crise d’Octobre».
Une crise qui, il y a de cela 45 ans déjà, marquera aussi profondément que différemment les sociétés québécoise et canadienne.
À l’émission, c’est Marc Laurendeau qui, journaliste et auteur du livre Les Québécois violents : la violence politique 1962-1972, paru aux Éditions du Boréal en 1974, 1975 puis en réédition en 1990, en fait un récit éclairant.
L’expertise et la mémoire phénoménale de Marc Laurendeau vous ramèneront tout droit en plein tumulte.Soit au moment même où, pour citer la présentation de l’émission :
«Le 14 octobre, le groupe des 16, composé notamment de René Lévesque et de Claude Ryan, demande qu'on négocie pour échanger les deux otages avec les prisonniers politiques, comme exigé par les membres du FLQ.
C'est un geste d'affirmation nationale. Ce geste renforce la rumeur d'un gouvernement parallèle prêt à renverser le pouvoir légitime. Le ministre Marc Lalonde s'en servira pour alerter l'opinion canadienne-anglaise grâce à la collaboration d'un journaliste du Toronto Star. Ils étaient 6, et non pas 5. La cellule Libération du FLQ était dirigée par Jacques Lanctôt, principal auteur du manifeste qui a été lu à Radio-Canada le 8 octobre, à la grande surprise des membres, semble-t-il. Marc Laurendeau révèle que la cellule comprenait aussi un anglophone, Nigel Barry Hamer.»
Pour le site de l’émission, c’est ici.
Pour écouter l’épisode sur la crise d’Octobre, c'est ici.
***
En complément:
1- Dans un reportage récent, le journaliste Hugo Lavoie rencontrait Christian Denis du Musée de la civilisation de Québec, conservateur et directeur des collections et des relations avec les musées québécois.
M. Denis nous y fait découvrir quelques uns des très rares «objets» associés aux événements d'octobre 1970 ou à leur gestation.
Pour lire le texte, c'est ici. Sous ce même lien, vous trouverez également le reportage radiophonique de Hugo Lavoie, de même qu'une vidéo où vous pourrez voir quelques uns de ces objets historiques. Y compris la tête d'une statue de la Reine Victoria «décapitée» par un attentat à la bombe perpétré à Québec en 1963.
2- Dans une autre vidéo, vous pourrez également revoir l'entrevue complètede Pierre Elliott Trudeau, alors premier ministre du Canada, celle-là même où il termine en lançant son légendaire «Just watch me» en guise d'avertissement sur ce qu'il prépare pour répondre à la crise. Soit, trois jours plus tard, l'adoption de la Loi sur les mesures de guerre.
Dans ce qui était en fait un «scrum», vous y verrez un premier ministrequestionné de manière très serrée par un journaliste de la CBC, Tim Ralfe.
Aujourd'hui décédé, Tim Ralfe se livrait ici à un exercice journalistique aussi périlleux que courageux en mettant le premier ministre au défi d'expliquer pourquoi le pays prenait tout à coup des airs d'État policier... Leur échange est un véritable morceau d'anthologie, autant sur le plan historique que politique et journalistique.
Dans un autre de ces hasards dont la vie et la politique ont le secret, Tim Ralfe décédait le 27 octobre 2000, soit un mois moins un jour à peine après le décès de l'ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau.
Intéressant de regarder ce «scrum» historique de Pierre Trudeau après avoir écouté l'analyse éclairante de Marc Laurendeau.

La passion érotique pour les armes à feu

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MATHIEU BOCK-CÔTÉ
MISE à JOUR 
C’est une des vraies tares de la culture américaine: la passion morbide pour les armes à feu. Je ne parle pas d’une passion de collectionneur ou de chasseur, mais de celle qui pousse les hommes et les femmes à s’acheter des armes automatiques, normalement vouées aux soldats et autres spécialistes de la guerre. Pourquoi veulent-ils posséder pour eux le feu meurtrier? Très régulièrement, on apprend qu’un maniaque qui avait chez lui tout un arsenal, ou qui a pu mettre la main légalement sur un fusil d’assaut ou une mitraillette, a massacré des gens dans un cinéma ou dans une université.
On nous dira que ce ne sont pas les armes qui tuent mais les hommes, et surtout les fous. On l’a encore entendu récemment. Certes. Mais ce n’est quand même qu’une esquive rhétorique. Pour l’essentiel, ils tuent avec des armes. Et si certaines figures éclairées de la politique américaine cherchent, étape par étape, à limiter la diffusion des armes à feu, à exercer sur elles un plus grand contrôle, on constate que le lobby pro-armes dispose, sans mauvais jeu de mots, d’une puissance de feu médiatique considérable qui peut aisément intimider ceux qui se dressent contre lui. Ce lobby n’aurait pas autant d’efficacité s’il ne disposait d’un vrai enracinement populaire.
On peut naturellement blâmer l’industrie des armes, et on le fera. Mais comment ne pas constater que la passion des armes est profondément inscrite dans les plis les plus intimes de la culture américaine? Voilà un pays qui n’accepte tout simplement pas que l’État dispose du monopole de la violence légitime. Pour les uns, il s’agit d’un simple moyen d’autodéfense au cas où leur vie serait en danger. Pour d’autres, traversés par l’imaginaire milicien, il s’agit de conserver les moyens de la liberté politique contre un gouvernement qui pourrait devenir tyrannique. Pour le dire d’un euphémisme, c’est déjà beaucoup plus louche.
Mais pour d'autres, les armes représentent souvent une forme de compensation sociale. Ils retrouvent là la puissance qui leur manque dans leur vie. Les armes leur donne le sentiment d’une toute puissance. Qu’ils en soient conscients ou non, ils n’aiment pas seulement de beaux objets: ils savent le pouvoir dont ils disposent avec leurs carabines, leurs mitraillettes, leurs pistolets. Consciemment ou inconsciemment, ils jouissent de pouvoir tuer. Quand cette puissance passe entre les mains d’un homme habité par la folie psychopathe, le carnage peut surgir à n’importe quel moment.
On le sait, il y a aux États-Unis une fascination érotique pour les armes à feu. Dans les salons qui en assurent la promotion, on les voit souvent associées à des femmes en petite tenue, comme si la possession d’une arme de gros calibre, à la manière d’un substitut phallique, pouvait donner à un homme les moyens de séduire celle qu’il désire. Une chose est certaine: l’incapacité américaine à contrôler les armes témoigne d’une impuissance politique et culturelle à réguler ce qu’on assimilera, dans un vocabulaire passé de mode, à la pulsion de mort. On pourrait même dire qu’il s’agit d’une faille de civilisation.
Il n’en demeure pas moins qu’on n’explique toujours pas par-là la multiplication des tueries. Qu’est-ce qui fait qu’un jour, un homme décide de prendre ses armes, d’aller à l’école ou l’université du coin, et d’arroser de balles ses concitoyens? On dira qu’il s’agit d’un malade. Peut-être. Mais derrière la maladie, il faut peut-être aussi chercher à voir le mal pur, le désir de destruction. L’homme qui massacre se suicide souvent ensuite, comme s’il voulait, à la manière d’un petit dieu, dominer le monde dans un désir de toute puissance et s’abolir ensuite avec lui. C’est un peu comme si une digue civilisatrice manquait dans la culture américaine. On ne voit pas qui parviendra à la construire.

Élections Canada 2015 Harper promet une aide additionnelle pour le secteur automobile

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

Stephen Harper en conférence de presse à Whitby, en Ontario.
Stephen Harper en conférence de presse à Whitby, en Ontario.

Le Partenariat transpacifique (PTP) et ses impacts au Canada sont encore une fois au cœur de la campagne du chef du Parti conservateur, mardi.
De passage dans une usine de fabrication de systèmes antipollution à Whitby, en Ontario, Stephen Harper annonce, s'il est réélu à la tête du gouvernement, un financement additionnel de 1 milliard de dollars sur 10 ans pour le Fonds d'innovation pour le secteur automobile, mis en place à la suite de la conclusion d'un autre accord de libre-échange, celui-là avec la Corée du Sud.
Les conservateurs promettent aussi des subventions non remboursables, par l'intermédiaire de ce Fonds, pour investir dans de nouvelles usines de montage et dans les installations existantes. Le parti promet d'élargir les critères de dépenses admissibles pour les entreprises du secteur automobile.
Dans le secteur de l'automobile, le Partenariat transpacifique annoncé lundi prévoit une baisse des exigences de contenu nord-américain pour l'assemblage et les pièces. Ainsi, 45 % de la valeur d'un véhicule automobile et de certaines pièces devra provenir de la région du PTP pour être exempts de tarifs douaniers et respecter les règles d'origine. Cela remplacera le seuil actuel de 62,5 % établi en vertu de l'Accord de libre-échange nord-américain, qui réunit les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Cet élément suscite des craintes dans le secteur de l'automobile. Le syndicat Unifor estime notamment que les nouvelles règles pourraient coûter 20 000 emplois au Canada.
Le nombre d'emplois dans l'industrie automobile est passé de près de 165 000 à un peu plus de 121 000 au Canada, de 2005 à 2014.

Turcotte s'est renseigné sur le suicide peu avant les meurtres

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/proces/

Publié le 05 octobre 2015 à 18h17 | Mis à jour le 06 octobre 2015 à 09h01
Le procès de Guy Turcotte (photo) a repris... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)
PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Le procès de Guy Turcotte (photo) a repris lundi au palais de justice de Saint-Jérôme, après une suspension de deux jours.

(Saint-Jérôme) Cinq jours avant de tuer ses enfants, soit le 15 février 2009, vers 21h40, Guy Turcotte a consulté un forum de discussion sur le suicide.
C'est ce que le jury a appris du témoin Michel Dufour, en fin de journée, hier, au procès de Guy Turcotte.
M. Dufour est l'enquêteur de la Sûreté du Québec qui a récupéré les données dans l'ordinateur de M. Turcotte le 21 février 2009. 
L'appareil a été retrouvé ouvert, au rez-de-chaussée de la maison de Piedmont où s'est produit le drame. On sait que les corps des enfants, de même que M. Turcotte, ont été retrouvés à l'étage des chambres, vers 11h15 le matin du 21 février 2009. 
Les données démontrent que l'ordinateur de M. Turcotte a été utilisé entre 18h27 et 20h09 la veille. Il y a eu consultation de courriels échangés entre «Martin Giroux et Isabelle Gaston», puis M. Turcotte a navigué sur des pages ayant trait au suicide, ainsi qu'au méthanol et à l'éthylène glycol. Parmi les pages consultées, il y a celles-ci, à 19h24: «suicide sans souffrance, comment se suicider, se donner la mort sans douleur, rapidement, moyens pour se suicider». L'expert poursuivra son témoignage aujourd'hui.
Olivier a tenté de se défendre
Un peu plus tôt, hier, le jury a entendu le pathologiste André Bourgault, qui a pratiqué l'autopsie sur Olivier et Anne-Sophie. Ceux-ci ont reçu respectivement 27 et 19 coups de couteau, alors qu'ils étaient chacun dans leur lit.
Olivier a tenté de se défendre, puisqu'il affichait des plaies aux mains. La fillette n'en avait pas. La plupart des plaies ont été faites de face, au thorax et à l'abdomen, mais ils affichaient aussi quelques plaies au dos. Cela signifie qu'ils ont changé de position pendant l'attaque, a expliqué l'expert.
Selon le pathologiste, tous les coups ont été donnés alors que leur coeur battait encore, mais il ne peut préciser l'ordre dans lequel ils ont été portés. Il ne peut non plus préciser l'heure de la mort des enfants. Pour être plus précis, il aurait fallu qu'il se rende sur place, pour prendre différentes données, ce qu'il n'a pas fait. Il sait par contre qu'ils sont morts avant d'avoir complètement digéré leur dernier repas. Ils avaient une bouillie alimentaire dans l'estomac, mais l'expert ne peut préciser ce qu'ils avaient mangé. Un adulte digère un repas en deux à trois heures. Un enfant pourrait le faire en un peu moins de temps, mais il n'avait pas de donnée précise à transmettre au jury.
D'une voix monocorde, de façon didactique, le pathologiste a décrit en détail chacune des 46 plaies infligées aux enfants. L'entrée du couteau, la longueur de la plaie, sa position sur le corps de l'enfant, la trajectoire de l'arme, les organes touchés... Mésentère, diaphragme, cartilage de la 5e côte du côté gauche, hémothorax droit et gauche, perforations au péricarde, 8e espace intercostal gauche... Tous ces termes techniques, M. Turcotte ne les comprenait que trop bien, lui qui était cardiologue quand il a tué ses enfants. Hier, pendant le témoignage explicite du Dr Bourgault, il a abondamment pleuré en silence, la tête baissée, dans le box des accusés.
Semaine écourtée
Le procès se poursuit aujourd'hui, mais il sera raccourci encore de quelques jours cette semaine, pour des raisons personnelles touchant des membres du jury.
Un des jurés a perdu sa mère pendant la fin de semaine, et il devra s'absenter pour les funérailles demain après-midi et jeudi. Le lendemain, vendredi, il n'y aura pas d'audience non plus parce que le juré qui a été opéré à une main la semaine dernière doit retourner voir le médecin.
La semaine dernière, le procès n'a eu lieu que pendant trois jours, dont deux qui n'étaient pas des journées complètes, en raison de problèmes de santé de deux jurés. Une femme a d'ailleurs été remerciée, si bien que le procès se poursuit avec 11 jurés.

Autre décision favorable à Zunera Ishaq concernant le niqab

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 05 octobre 2015 à 20h30. Modifié par Charles Payette le mardi 06 octobre 2015
Autre décision favorable à Zunera Ishaq concernant le niqab
OTTAWA - Zunera Ishaq pourra prêter serment de citoyenneté voilée et voter le 19 octobre. La Cour fédérale d'appel lui a donné raison en décidant de ne pas suspendre un jugement en sa faveur rendu le 15 septembre.
Dans un jugement rendu lundi, la juge Johanne Trudel en vient à la conclusion que le rejet de la demande de sursis du jugement de septembre ne causerait pas un préjudice irréparable à l'intérêt public.

Cela suffit à la juge pour donner raison à Mme Ishaq et permettre que le jugement de septembre tienne en attendant que la Cour suprême entende la cause, si elle décide de l'entendre.

La juge Trudel a ainsi rejeté la requête du gouvernement fédéral qui lui demandait de ne pas appliquer immédiatement le jugement de septembre qui estimait invalide un règlement qui interdisait le port du niqab au cours des cérémonies de citoyenneté.

Zunera Ishaq, âgée de 29 ans, est arrivée en Ontario en provenance du Pakistan en 2008. Elle avait refusé de participé à une cérémonie de citoyenneté parce qu'elle aurait dû retirer son voile en vertu d'un nouveau règlement adopté en 2011, qui exige que tous les candidats prêtent serment à visage découvert.

La Cour fédérale avait statué en février que le règlement allait à l'encontre de la loi et la Cour d'appel avait confirmé le jugement récemment. Les trois juges avaient rendu jugement séance tenante immédiatement après une audience, ajoutant que Mme Ishraq devrait obtenir sa citoyenneté à temps pour le vote du 19 octobre.

«Je conclus que l'appelant n'a pas démontré que le rejet de sa demande de sursis causerait un préjudice irréparable à l'intérêt public, ce qui suffit pour trancher la requête en sursis présentée par l'appelant», a écrit la juge Trudel.

Les conservateurs se sont dits «déçus» de ce nouveau revers, surtout parce qu'ils attendaient que la Cour suprême se prononce sur leur appel.

«Nous nous engageons à corriger cette situation à l'avenir en présentant une mesure législative qui exigera que les gens montrent leur visage au moment du serment de citoyenneté. Cette mesure législative sera présentée dans les 100 premiers jours d'un gouvernement conservateur réélu», ont-ils réitéré par voie de communiqué, lundi soir.

Dans une déclaration publiée en soirée, lundi, Mme Ishaq s'est dite ravie que les tribunaux confirment ses droits de citoyenneté et de vote.

Du même souffle, elle a critiqué le gouvernement qui s'acharne sur son cas «alors qu'il y a tant (d'autres enjeux) qui méritent actuellement l'attention des Canadiens».

«Je suis aussi déçue que M. Harper déforme les faits de mon cas pour son propre bénéfice. Je veux confirmer que je vais être identifiée sans mon voile pour les fins de la cérémonie. Cela n'a rien à voir avec mon identité et tout à voir avec mon droit — et le droit de tous les Canadiens — de penser, croire et se vêtir sans l'ingérence du gouvernement», a-t-elle souligné.

Stephen Harper et ses candidats conservateurs ont fait de cette affaire un enjeu électoral. Brandissant le jugement, le chef conservateur fait la promesse d'adopter une loi interdisant le port du niqab aux cérémonies de citoyenneté.

Les conservateurs croient qu'il est essentiel et nécessaire pour respecter les «valeurs canadiennes» que les candidats à la citoyenneté montrent leur visage au moment où ils deviennent des citoyens canadiens.

Leur campagne autour du niqab a été dénoncée par ses rivaux comme un dangereux instrument de division de la société canadienne. Arguant que cet enjeu ne touche qu'une infirme partie des femmes, les libéraux et néo-démocrates estiment que les conservateurs essaient de distraire les électeurs de leur bilan en économie, notamment.

Les détracteurs des conservateurs martèlent que tous les citoyens canadiens potentiels doivent, de toute façon, montrer leur visage pour qu'ils soient identifiés avant de prêter serment et que le gouvernement ne devrait pas leur dire quoi porter pendant ladite cérémonie.

«Nous n'avons plus rien à leur offrir» -Marine Le Pen au sujet des Migrants

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le mardi 06 octobre 2015 à 09h09. Modifié à 09h45.
«Nous n'avons plus rien à leur offrir» -Marine Le Pen au sujet des Migrants
Emmanuel d'Aubignosc/Emmanuel d
(98,5 FM) - Répondant aux questions de Paul Arcand, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a confirmé le message qu'elle livrera, demain, devant les membres du Parlement européen.

«À ceux qui veulent faire croire (aux migrants) que l'Europe est l'Eldorado, je dis qu'elle n'en veut plus, qu'on n'a plus rien à leur offrir», lance déjà la représentante du parti politique français d'extrême droite.
Mme Le Pen disposera de deux minutes 30 secondes devant les députés européens réunis mercredi à Strasbourg alors que la chancelière allemande Angela Merkel et le président François Hollande doivent s'y exprimer durant trente minutes chacun.
«Les retourner chez eux... les aider chez eux» -Marine Le Pen
Selon tous les intervenants, peu importe leurs convictions, le mouvement des populations vers l'Europe de l'ouest n'est pas près de ralentir, particulièrement à l'approche de l'hiver. Plus d'un demi-million de personnes ont traversé la mer Méditerranée vers l'Europe cette année, soit le double du bilan pour toute l'année dernière.
«Il faut les retourner à leur lieu de départ et les aider chez eux, pas en Europe», a dit Mme Le Pen à propos de ceux qui risquent leur vie en quête d'une nouvelle terre d'accueil.
Marine Le Pen, présidente du Front national, est aussi coprésidente du groupe «Europe des Nations et des Libertés» au Parlement européen.
«Ce sera le grand sujet du 21e siècle, le laxisme est un signal fort lancé à d’autres pays de venir s’installer dans les nôtres», exprimait-elle au 98,5FM, mardi matin.
L'Union européenne a reconnu l'ampleur du problème la semaine dernière, les pays s'entendant pour renforcer la sécurité aux frontières et pour verser au moins un milliard d'euros (environ 1,4 milliard $ canadiens) à la Turquie, au Liban et à la Jordanie pour les aider à gérer l'afflux important de migrants.

Procès de Lise Thibault Lise Thibault tente à nouveau d'obtenir sa libération

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Mise à jour le mardi 6 octobre 2015 à 6 h 28 HAE
Lise Thibault assistera à sa comparution au palais de justice.
Lise Thibault assistera à sa comparution au palais de justice.  Photo :  ICI Radio-Canada/Cimon Leblanc

Lise Thibault est de retour en cour ce matin au palais de justice de Québec après avoir passé les six dernières nuits au centre de détention. Alors que son avocat tente de faire libérer l'ex-lieutenante gouverneure en attendant l'audition de sa requête d'appel, Radio-Canada en a appris davantage sur ses conditions de libération.
Un texte de Yannick BergeronTwitterCourriel
Jeudi dernier, Me Marc Labelle a demandé sans succès d'obtenir la libération de Lise Thibault en attendant l'audition de la cause, évoquant l'âge et l'état de santé précaire de sa cliente.
Le juge Jacques J. Lévesque a réclamé que des informations sur les conditions de détention de Lise Thibault lui soient fournies en prévision de l'audience aujourd'hui.
Habituellement, la personne incarcérée n'est pas présente à la Cour d'appel, mais cette fois l'audition a été prévue dans une salle où un box des accusés permet la présence d'un détenu.
Fouille à nu
Selon nos informations, Lise Thibault est détenue dans un secteur régulier depuis son arrivée au centre de détention de Québec. Elle n'est pas à l'infirmerie.
Lise Thibault à son arrivée au palais de justiceLise Thibault à son arrivée au palais de justice  Photo :  Sébastien Vachon
La femme de 76 ans n'a pas échappé à la fouille à nu à laquelle sont soumis tous les détenus lors de leur admission. Lise Thibault a été conduite directement dans un secteur de résidence où elle a intégré ses nouveaux appartements. Il s'agit d'une cellule double.
Les installations de la prison sont adaptées aux personnes à mobilité réduite. D'ailleurs, Lise Thibault n'est pas la seule détenue dans cette condition à purger une peine dans l'aile féminine de la prison.
L'ex-lieutenante-gouverneure a été condamnée à 18 mois de prison et un remboursement de 300 000 $ pour fraude et abus de confiance à l'endroit des gouvernements fédéral et provincial.

La Turquie met en garde contre l'arrivée de trois millions de réfugiés syriens

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Publié par Associated Press le mardi 06 octobre 2015 à 07h41. Modifié par Charles Payette à 08h00.
La Turquie met en garde contre l'arrivée de trois millions de réfugiés syriens
Muhammed Muheisen / The Associated Press
BRUXELLES - La Turquie a prévenu l'Union européenne que trois millions de réfugiés supplémentaires pourraient fuir les combats en Syrie, au moment où l'UE est confrontée à sa pire crise des réfugiés des dernières décennies.
Environ deux millions de réfugiés syriens se trouvent actuellement en Turquie et des dizaines de milliers d'autres ont rejoint la Grèce depuis la Turquie depuis le début de l'année, submergeant complètement les autorités.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré mardi aux parlementaires que «selon les estimations turques, trois millions de réfugiés potentiels pourraient arriver depuis Alep et les environs».

Il a ajouté que des millions de réfugiés et migrants potentiels rêvent aujourd'hui à l'Europe.

Il a ensuite prévenu que la planète n'a aucune intention d'aider l'Europe et que certains voisins de l'Union européenne constatent avec plaisir le pétrin dans lequel elle se trouve maintenant.

M. Tusk a ensuite critiqué les États membres qui ne respectent pas les règles européennes en ce qui concerne l'asile et les frontières, en mentionnant la Hongrie, l'Italie, la Slovaquie et la Grèce.

La commission exécutive de l'UE doit annoncer au cours des prochaines heures comment le bloc et la Turquie entendent collaborer pour affronter la situation.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé lundi à l'Europe de créer des zones tampons et des zones d'exclusion aérienne le long de la frontière avec la Syrie, de manière à lutter contre la crise des réfugiés.