Information sur la politique 1

vendredi, octobre 02, 2015

Équipe Labeaume mise à l'amende pour des contributions politiques illégales

http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/

Mise à jour le vendredi 2 octobre 2015 à 14 h 49 HAE
Le maire de Québec, Régis Labeaume, est président d'Équipe Labeaume.
Le maire de Québec, Régis Labeaume, est président d'Équipe Labeaume.  Photo :  ICI Radio-Canada

Le directeur général d'Équipe Labeaume, Ronald Gagnon, est mis à l'amende pour avoir perçu des contributions illégales au nom du parti politique en 2010.
Le Directeur général des élections (DGE) réclame une amende exemplaire de 5514 $ à M. Gagnon et aussi à Alain Roy de Québec.
Le DGE reproche à Ronald Gagnon d'avoir aidé M. Roy à recueillir des contributions politiques alors qu'il n'était pas le représentant officiel d'Équipe Labeaume. Les deux hommes auraient récolté 39 dons au montant de 100 $.
Les faits reprochés sont survenus entre le 30 septembre et le 9 novembre 2010.
La Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités stipule que « la sollicitation d'une contribution ne peut être faite que sous la responsabilité du représentant officiel et que par l'entremise des personnes qu'il désigne par écrit à cette fin ».
L'amende minimale pour cette infraction est de 500 $, mais le DGE justifie la peine plus élevée réclamée ( 4400 $, plus des frais) par le fait que le montant équivaut à celui des contributions illégalement recueillies.
Il n'a pas été possible d'obtenir les réactions d'Équipe Labeaume et du maire de Québec. Ronald Gagnon et Alain Roy disposent de 30 jours pour contester les infractions.

Élections: une lutte à deux se dessine

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Dominique La Haye

MONTRÉAL - La dégringolade du NPD dans les intentions de vote profite aux libéraux de Justin Trudeau et laisse présager une lutte à deux au pays en vue des élections du 19 octobre.
C'est ce que révèle un nouveau sondage Léger réalisé pour le compte de TVA-Le Journal-Le Devoir, selon lequel les libéraux sont légèrement en tête (32 %), talonnés de près par les conservateurs (30 %), pendant que le NPD a chuté (26 %).
Au Québec, si les troupes de Thomas Mulcair mènent toujours dans les intentions de vote à 28 %, elles ont en revanche perdu 10 points en seulement une semaine, alors qu'un sondage Léger effectué pour The Globe and Mail les plaçait à 38 %.
«Tout le monde bénéficie de la baisse des intentions de vote du NPD au Québec», souligne Christian Bourque, vice-président et associé chez Léger.
Le Bloc a repris du poil de la bête, et recueille maintenant le plus d'appui chez les francophones au Québec avec 30 pour cent.
Si rien ne laissait présager un tel revirement au début de cette longue campagne, «ça démontre que le vote du NPD était fragile et demeure fragile, donc c'est un double espresso pour le NPD», poursuit M. Bourque.

L'EFFET NIQAB

La controverse sur le niqab - une véritable patate chaude au Québec pour M. Mulcair dont le parti partage pourtant sensiblement la même position que les libéraux - ne serait pas l'unique raison de l'effritement des appuis pour le NPD. Il s'agit selon M. Bourque, d'une tendance lourde favorable aux libéraux qui ne cessent de gagner du terrain depuis le mois de juillet.
«Ce n'est pas une «bulle». Les conservateurs ont connu un creux de vague et se sont replacés et le NPD, depuis août, ne cesse de perdre du terrain», souligne-t-il. Le sondage montre qu'une forte proportion des répondants (43 %) pourrait changer son vote au cours des deux prochaines semaines. Cette volatilité se reflète entre le NPD et les libéraux, qui agissent comme vases communicants pour la moitié de leurs sympathisants, prêts à voter pour l'un ou l'autre des deux partis.
L'élection fédérale prend des allures de référendum contre Stephen Harper, alors que plus de la moitié des gens se disent déçus si les conservateurs sont reportés au pouvoir. Seulement 16 % des répondants croient que le NPD a des chances de former le prochain gouvernement.
«Ces chiffres sont inquiétants pour le NPD, parce que si peu de gens pensent qu'ils peuvent battre les conservateurs alors peut-être que certains vont questionner leur allégeance au NPD», croit M. Bourque.
Même si à la lumière de ce sondage les libéraux sont en avance dans les intentions de vote, c'est un gouvernement conservateur minoritaire qui serait élu par une «marge extrêmement fine», estime le responsable de notre Calcul électoral, Pierre Martin. Cette légère avance leur revient de l'avantage que leur confère la carte électorale.

MÉTHODOLOGIE

La présente étude a été réalisée par le biais d'un sondage Internet dans toutes les régions canadiennes auprès de citoyens qui ont le droit de vote au Canada. Pour cette étude 2 107 répondants, dont 999 au Québec, âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 28 et le 30 septembre 2015.
Léger a surreprésenté l'échantillon du Québec afin d'obtenir des résultats plus précis pour cette province. Par contre, lorsqu'on observe les chiffres nationaux, toutes les régions, incluant le Québec, ont été pondérées en fonction de leur poids réel dans la fédération.
Les données finales du sondage ont été pondérées à l'aide des données du recensement de 2011 selon l'âge, le sexe, la langue maternelle, la région et le niveau de scolarité de façon à garantir un échantillon représentatif de la population. Aux fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 2 107 répondants aurait une marge d'erreur de +/- 2,1%, et ce, dans 19 cas sur 20.

Une femme agressée près du pont Scott à Québec

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Une femme agressée près du pont Scott à Québec
Le suspect a été arrêté par les policiers ce matin non loin de l'endroit
 où l'agression s'est produite.
Photo Nicolas Saillant / Agence QMI

Sophie Côté

QUÉBEC - Un individu qui aurait menacé et agressé une femme vendredi matin sur un sentier pédestre à proximité du Pont-Scott, dans le quartier Vanier, à Québec, a été arrêté par les policiers après une chasse à l'homme qui aura duré une heure dans les rues du secteur.
Les événements se sont produits vers 9 h 30, alors qu'une femme, vraisemblablement une joggeuse, circulait sur le sentier pédestre du parc linéaire de la rivière Saint-Charles, tout juste à l'ouest du pont Scott.
Selon le Service de police de la ville de Québec (SPVQ), «la dame aurait été interpellée et menacée par un individu».
«Je vous confirme qu'il n'y a pas eu de blessure à l'arme blanche, la femme a finalement possiblement été frappée au haut du corps, elle a été prise en charge par les policiers et les ambulanciers. Elle va être rencontrée lorsque son état le permettra», a indiqué Christine Lebrasseur du SPVQ.

ARRESTATION

Quant au suspect, une vaste opération de recherches s'est entamée dans le secteur pour le retracer.
C'est finalement vers 10 h 30 que l'homme a été arrêté par les policiers, non loin de l'endroit où l'agression s'est produite, comme en témoignent les clichés des nombreux médias qui ont assisté à son interpellation.
«Le suspect a subi quelques blessures lors de l'arrestation», a indiqué la policière. Il aurait été mordu par le chien pisteur. Il a été transporté à l'hôpital pour soigner des blessures mineures avant d'être interrogé. Un vaste périmètre de sécurité a été érigé autour de la portion du sentier pédestre où l'agression a eu lieu.

APPEL À L'AIDE

Selon un témoin, la victime aurait vraisemblablement demandé de l'aide à un automobiliste qui était immobilisé à un feu de circulation sur l'avenue du Pont-Scott, tout juste avant le pont.
«Je traversais la rue et j'ai entendu crier, a expliqué Denis Paradis, qui réside dans un immeuble tout près. Elle était debout à côté du véhicule, la portière était ouverte. C'est pareil comme si elle se penchait pour dire au secours.»
«Elle pointait vers la promenade à droite, elle avait du sang dans la figure, sur le front et un peu sur les mains», a ajouté le témoin, selon qui la femme portait un pantalon noir moulant, «comme pour faire du jogging».
Selon lui, la victime semblait tout de même bien se porter après l'agression. Assise sur le trottoir en attendant l'ambulance, elle était accompagnée des automobilistes qui lui sont venus en aide.
- Avec la collaboration de Nicolas Saillant

Bell se paie la traite

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LÉO-PAUL LAUZON
MISE à JOUR 
  Les affairistes nous plument avec la bénédiction des politiciens
Bloc Bell canada BCEPendant que nos élus laminent nos services publics et offrent un 3 % d’augmentation de salaire sur cinq ans aux commis d’État du Québec, sous prétexte de préserver la capacité de payer des citoyens, les affairistes, qui ont toute la confiance des élus et toute la liberté de faire ce qu’ils veulent quand bon leur semble, font preuve d’aucune retenue pour arnaquer ces mêmes citoyens.
On appelle ça le taxage du privé et l’obligation pour les contribuables de verser des impôts aux compagnies privées. C’est drôle, quand on paie à l’État pour des écoles et la santé publiques, on appelle ça des impôts qui tuent l’emploi, mais quand on paie pour les mêmes services (éducation et santé) à des compagnies privées, ce ne sont plus des impôts. Les propriétaires d’écoles et de cliniques privées sont des créateurs d’emplois, mais pas quand c’est public.
Comme exemple de taxage, on n’a qu’à penser aux hausses scandaleuses de tarifs décrétés par les propriétaires des ponts et autoroutes 30 et 25 sans que le gouvernement lève le petit doigt afin de protéger cette fameuse capacité de payer des usagers : « Hausse du péage sur l’A30. Les camionneurs réclament l’intervention du ministre des Transports Robert Poëti » et « Contourner l’autoroute 30 pour éviter le péage » (La Presse et Le Devoir du 9 et du 25 janvier 2015). Des hausses de 60 % au cours des deux dernières années et le PLQ laisse faire.
Il y a eu aussi récemment les hausses salées des frais bancaires imposées toutes en chœur par notre monopole bancaire canadien qui nage continuellement dans les profits records, même en période d’austérité. Naturellement, en bons ex-banquiers qu’ils sont les Leitao, Daoust et Coiteux, ils les laissent nous filouter sans vergogne. Les élus doivent agir correctement s’ils veulent retourner après leur service politique dans le merveilleux monde bancaire très porté sur l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux.
De plus, il y a les pharmaceutiques, les cartes de crédit, les pétrolières, les constructeurs et les firmes de génie, etc. qui décrètent des hausses s’apparentant à du vol, sans que les gouvernements lèvent le petit doigt afin de protéger la classe moyenne à qui, comme si cela n’était pas assez, ils imposent plein de nouveaux tarifs ou des hausses faramineuses aux services publics comme les garderies, l’électricité, l’école publique, etc. C’est totalement à l’encontre de ce qu’ils avaient faussement promis en compagne électorale afin de se faire élire.
Bell : des hausses de 35 % en 3 ans. Y’a rien là
Moi, mes amis, j’habite Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, près de Sainte-Adèle, où Bell Canada jouit du statut de monopole privé dans le téléphone résidentiel, qui est pour plusieurs un service essentiel. La cupidité de Bell est sans borne. De l’argent facilement gagné sur le dos des clients captifs des régions avec l’assentiment des gouvernements.
Alors qu’il n’y a eu aucune hausse des coûts d’exploitation, mon compte de téléphone résidentiel chez le monopole BCE a augmenté, sans aucune justification, de 35 % au cours des 3 dernières années, passant de 23,95 $ par mois à 32,40 $ aujourd’hui. Lors de mon dernier relevé du mois d’août, sans aucun avis, Bell a augmenté mon « bill » de 2,80 $ par mois ou de 9.5 % en un an, passant de 29,40 $ en 2014 à 32,40 aujourd’hui. Du vrai vol. Et ça, c’est sans compter que chaque mois et sans aucune raison, Bell me facture 6,95 $ en frais de « réseau » et 4,00 $ en frais de « service de zone ». Tous les moyens sont bons pour flouer le monde avec la complicité de nos gouvernements compréhensifs envers le privé profiteur et intraitable avec les fonctionnaires et avec les coupes sauvages dans nos programmes sociaux. Y’as-tu quelqu’un qui peut les arrêter?
L’innocence et le parti-pris du conservateur Maxime Bernier
C’est en 2007 que le Parti conservateur de Stephen Harper, proche du patronat, a déréglementé le téléphone résidentiel partout au pays : « Carte blanche aux anciens monopoles. Bell et Telus pourront modifier les tarifs de téléphonie locale à leur guise » (Le Devoir, 4 août 2007). Et ils ne se sont pas gênés pour les augmenter à leur guise. D’anciens monopoles, vous dites? Ce sont aujourd’hui encore plus de puissants monopoles formés du trio infernal de Bell-Telus-Rogers. Ah ben, en voici une bonne : « Prix des services de téléphonie sans fil de base en hausse de 16 % » (Le Devoir, 15 juillet 2014). Allô la concurrence.
Et dire que l’épatant ex-ministre de l’Industrie au fédéral, le conservateur Maxime Bernier, avait promis des baisses de tarifs dans le téléphone résidentiel : « Téléphone : Maxime Bernier a voté pour les consommateurs » (Les Affaires, 14 avril 2007). Maxime Bernier, celui qui veut ramener l’impôt sur le revenu des entreprises à un taux de 0 % et ainsi faire du Canada un paradis fiscal de plus. Ce même Maxime Bernier, comme son patron Stephen Harper d’ailleurs, voit des communistes et des socialistes partout. Pour lui, les libéraux et les néo-démocrates sont quasiment des communistes : « Bernier contre les socialistes » (La Presse, 15 septembre 2015). Le vrai portrait de son chef : « Dans une lettre, Harper a qualifié Kyoto de complot socialiste » (La Presse, 31 janvier 2007).
Le monopole Bell-Telus-Rogers
Nos lucides et émérites invétérés et nos infatigables affairistes s’en prennent régulièrement et farouchement à nos sociétés collectives et à nos programmes sociaux, mais jamais aux monopoles privés qui nous vident les poches avec assiduité comme les banques, les pétrolières, les pharmaceutiques, le trio Bell-Telus-Rogers, les tandems Visa-Mastercard et CN-CP, les monopoles privés dans l’aviation, les ponts, les aéroports, etc. Ils appellent ça le « marché ».
Faut dire que certains universitaires et certains chroniqueurs-éditorialistes assujettis ne veulent pas mordre la main de leur maître qui les nourrit : « Télécommunication sans fil : les consommateurs souhaitent une plus grande concurrence » (La Presse, 21 août 2013). Même l’opportuniste Charles Sirois, celui qui vient de se recycler dans l’exploitation de terres agricoles, a dit : « Le sans-fil manque de concurrence » (Le Devoir, 11 novembre 2009). Et aussi, celle-ci : « Sans-fils. Un autre acteur serait bénéfique, dit le Bureau de la concurrence » (La Presse, 30 septembre 2014).
Ce monopole privé de Belle-Telus-Rogers fait que : « Téléphone sans-fil et Internet. Factures salées pour les Canadiens. Selon l’OCDE, les consommateurs d’ici dépensent 55 fois plus d’argent qu’au Japon pour avoir accès à Internet haute vitesse » (Le Devoir, 12 août 2009). Également, il y a : « Derrière les finances du sans-fil, la facture du consommateur. Le revenu par abonné au Canada est parmi les plus élevées au monde (Le Devoir, 31 juillet 2008).
Le sens du rôle social de Bell
En plus de faire du “forcing” auprès des consommateurs captifs afin d’augmenter leurs revenus et de verser des millions de dollars à leurs dirigeants et à leurs actionnaires, Bell réduit par tous les moyens ses frais d’exploitation, incluant évidemment ses coûts de main-d’œuvre qu’elle considère toujours comme des charges compressibles et élastiques.
Mais, nos élus aiment, envers et contre tous, des compagnies comme Bell, Esso, Pfizer, SNC-Lavalin, Bombardier, Power, etc. Ce sont des créateurs de richesse qu’ils disent. Entendons-nous : les entreprises tiennent à diminuer par tous les moyens, la rémunération des employés ordinaires, mais par contre, à augmenter à tout prix celle des dirigeants et de retenir, ces cerveaux uniques dans le monde entier.
Pour revenir à Bell, celle-ci a déménagé beaucoup d’emplois dans des pays bon marché et dans des paradis fiscaux comme les Bahamas. “Nouvelles délocalisations chez Bell Canada. Bell sous-traitera ses techniciens en Tunisie” (Métro, 12 octobre 2011). Et ma préférée, concernant Bell, qui se dit responsable socialement, est celle-ci : “IQT ferme tous les centres d’appels sans préavis. Quelques 1200 personnes perdent leur emploi à Laval, Trois-Rivières et Oshawa” (Le Devoir, 16 juillet 2011). IQT qui embauchait les ex-téléphonistes et ex-préposés à la clientèle que Bell avait sous-traitée afin “d’économiser”.
Mais, comme le sous-traitant, la firme américaine IQT, trouvait qu’à 12 $ de l’heure c’était trop cher payé, on a déménagé dans un pays en voie de développement où les employés exigent moins et sont plus compréhensifs quant au respect des objectifs de rentabilité de la compagnie. Ah ben, en voilà une bonne : “Le licenciement des salariés du centre d’appels d’IQT de Laval était illégal tranche le tribunal” (La Presse, 28 novembre 2014). Il a fallu que le tribunal tranche, car Couillard, Charest et cie trouvaient ça même normal et même souhaitable que des compagnies “flushent” leurs employés sans préavis et sans payer leur dernier chèque de paye. Ils appellent ça le marché libre qui fonctionne sans aucun irritant et entrave, quel qu’il soit.
Et Couillard, Harper et d’autres trouvent aussi acceptable et bienvenu, lors de fermetures sauvages d’usine, que les contribuables ramassent la facture : “Licenciement chez IQT. Une facture salée pour les contribuables” et : “IQT doit 2 millions $ au fisc” et enfin : “Investissement Québec réclame 800 000 $ à l’américaine IQT” (La Presse, 26, 29 juillet et 24 août 2011). Imaginez, nos gouvernements poussent l’indécence jusqu’à subventionner les sous-traitants qui paient leurs employés au salaire minimum sous le faux prétexte qu’ils créent de l’emploi.
Ça revient à dire que le PLQ a subventionné à coups de millions de dollars de fonds publics Bell Canada afin qu’elle puisse sous-traiter ses employés à une firme qui les exploitaient au salaire minimum.
Et pour finir sur Bell : «  Le siège social de Bell glisse vers Toronto. Les trois quarts des cadres supérieurs ne travaillent plus à Montréal” (La Presse, 11 septembre 2008). Tout simplement merveilleux. C’est exactement ce qui va arriver si on privatise la SAQ et Hydro-Québec qui ne reçoivent, elles, contrairement aux sociétés privées, aucune subvention et qui versent tous leurs profits et plein de taxes et d’impôts au gouvernement du Québec.
Pour Couillard, Bell est un bel exemple de son cliché de “progressisme libéral” et pour Jean Charest avec sa niaiserie de “libéralisme social”.

Un jeune chanteur Québécois à The Voice Kids

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Lenni-Kim a été recruté pour participer au concours


Lenni-Kim, 14 ans, tentera de passer à l’étape des duels du populaire concours de chant de TF1.

MARC-ANDRÉ LEMIEUX
MISE à JOUR 
Lenni-Kim, 14 ans, tentera de passer à l’étape des duels du populaire concours de chant de TF1.  Le jeune chanteur et comédien québécois Lenni-Kim poussera la note devant 6 millions de Français vendredi soir à The Voice Kids, une déclinaison du célèbre concours réservée aux jeunes de 6 à 15 ans.
Le Montréalais de 14 ans participera aux auditions à l’aveugle du populaire concours de chant dont la deuxième saison bat son plein sur TF1. En entrevue, Lenni-Kim parle d’une expérience formidable.
«J’étais nerveux, mais c’était un bon stress», raconte le jeune homme qui a enregistré sa prestation à pareille date l’an dernier. Pour convaincre les coachs Patrick Fiori, Louis Bertignac et Jenifer de retourner leur fauteuil, Lenni-Kim a choisi d’interpréter Rather Be du groupe britannique Clean Bandit.
Lenni-Kim s’est retrouvé à The Voice Kids après avoir passé une pré-audition à Montréal l’an dernier. Les producteurs français avaient contacté plusieurs écoles de chant québécoises pour trouver des concurrents potentiels.
Lenni-Kim fait toutefois partie des stars montantes du web. Mises en ligne plus tôt cette année, ses relectures des succès Something Big de Shawn Mendes et Love Me Like You Do d’Ellie Goulding cumulent plus de 900 000 visionnements sur YouTube. En septembre, il lançait sa première chanson originale, Pourquoi tout perdre, fruit d’une collaboration avec le rappeur Imposs et Louis Côté (K. Maro, Shy’m). Le vidéoclip, qui aborde le thème du suicide, est réalisé par Antoine-Olivier Pilon (MommyMémoires vives).
Un jeune Martin Matte
La musique a beau être son premier amour, Lenni-Kim poursuit aussi une carrière d’acteur. Il tourne présentement à Québec aux côtés de Marc Messier dans Desperado, le nouveau film de Richard Angers (La chambre no 13), qui raconte l’histoire d’un sexagénaire kidnappé par deux jeunes frères. Lenni-Kim incarne l’un des bums qui prennent l’homme en otage. «C’est un road movie», indique le comédien.
Les téléspectateurs verront également Lenni-Kim dans Les beaux malaises cet hiver. Il tiendra le rôle d’un jeune Martin Matte dans quatre épisodes.

La mafia de Montréal secouée par une vendetta

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/

EXCLUSIF
Publié le 02 octobre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 07h15
Outre la famille et les amis, des membres... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)
PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Outre la famille et les amis, des membres liés à la mafia montréalaise ont également assisté aux funérailles de Claudio Marco Campellone mardi.

DANIEL RENAUD
La Presse
Au moins deux homicides commis ces dernières semaines à Montréal auraient comme trame de fond une vengeance issue d'une tentative de meurtre avortée dans le milieu du crime organisé italien, selon ce que La Presse a appris de diverses sources.
Ces meurtres seraient ceux de Claudio Marco Campellone, 24 ans, tué le 18 septembre devant la maison paternelle dans le quartier Rivière-des-Prairies, et d'un membre de gang de rue d'allégeance rouge abattu au début du mois dans l'est de Montréal.
Selon nos informations, les deux jeunes hommes faisaient partie d'un groupe d'individus liés à la mafia et aux gangs de rue qui veulent faire leur place dans l'est de la métropole et n'hésitent pas à recourir à la violence.
D'après nos sources, ces assassinats résulteraient d'une vendetta orchestrée par un clan de la mafia dont un membre a été la cible d'un attentat vers la fin de l'été. L'individu visé n'a cependant pas été blessé.
D'autres personnes liées à cet attentat raté ont été avisées par la police que leur vie serait menacée. Nos sources se demandent à combien de victimes et à quel niveau dans la hiérarchie de la mafia de Montréal s'arrêtera cette vengeance.
Mafia affaiblie
Depuis la mort naturelle de Vito Rizzuto en décembre 2013, la mafia montréalaise est dirigée par une table composée de fils de mafieux établis et de lieutenants de cellules, encadrés par un ancien second du défunt parrain.
Certains membres de ce groupe ont assisté aux funérailles de Marco Campellone qui ont eu lieu mardi dans une église du quartier Rivière-des-Prairies.
Le groupe fait lui-même partie d'une alliance formée avec les motards et d'influents chefs de gangs. Avant  même que Vito Rizzuto ait fini de purger sa peine de huit ans de prison  aux États-Unis et même après qu'il est revenu à Montréal à l'automne 2012, cette alliance a contribué à maintenir une paix relative, mais nos sources craignent que cette vendetta ne rompe un fragile équilibre maintenu depuis la mort de l'influent parrain.
Malgré d'importantes ressources financières, la mafia montréalaise est très affaiblie depuis les guerres intestines qui ont éclairci ses rangs entre 2005 et 2013 et l'opération Colisée de 2006. Et depuis la mort de Vito Rizzuto, les périodes d'instabilité alternent avec les moments d'accalmie, alors que la direction de la mafia est constamment remise en question.

Élections Canada 2015 Trudeau accuse ses adversaires de miser sur des distractions

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

Mise à jour le jeudi 1 octobre 2015 à 17 h 34 HAE
Justin Trudeau a rencontré des électeurs et partisans libéraux.
Justin Trudeau a rencontré des électeurs et partisans libéraux.  Photo :  PC/Paul Chiasson

Le chef du Parti libéral du Canada ne veut pas déroger de son message sur la croissance économique et l'aide à la classe moyenne, et estime que ses adversaires veulent cacher les failles de leur programme en tentant d'amener le débat ailleurs.
C'est ce que Justin Trudeau avait à dire, jeudi, lors d'un point de presse à Pointe-Claire où des journalistes l'interrogeaient au sujet de sa préparation en vue du dernier débat des chefs, vendredi soir. Le chef libéral accuse ses adversaires néo-démocrate et conservateur de « faire de la politique d'attaques personnelles, de division, de peur », une référence à certains échanges entendus lors de récents débats ou encore à la controverse entourant le port du niqab lors de la prestation du serment de citoyenneté.
« Les gens en rient, mais je parle toujours de notre plan pour investir, pour bâtir, pour donner de l'aide maintenant pour les Canadiens [...] en disant non, on n'a pas besoin d'équilibrer le budget tout de suite, on va investir massivement maintenant dans la croissance dont le Canada a besoin après 10 ans de Stephen Harper », a déclaré M. Trudeau, rappelant son intention, s'il est élu, de présenter des déficits frôlant les 10 milliards de dollars pour les deux premières années d'un mandat libéral, un autre déficit de plus de 5 milliards la troisième année, avant un retour à l'équilibre budgétaire en 2019-2020.
« Si mes adversaires veulent essayer de distraire les gens pour que les Canadiens ne se rendent pas compte qu'ils n'ont pas de plan [...] Je trouve qu'ils sont en train de manquer leur coup dans cette élection. »— Justin Trudeau, chef du Parti libéral

Le chef libéral estime pouvoir convaincre les Québécois qui écouteront le débat de vendredi, malgré des sondages qui donnent toujours une longueur d'avance au NPD de Thomas Mulcair dans la province. « Je sais que les Québécois sont fatigués après 10 ans de l'approche inefficace de M. Harper et espèrent de nouveau s'impliquer au sein du gouvernement du Canada, dans un gouvernement qui reflète leurs valeurs, leurs espoirs et leurs priorités », a répondu M. Trudeau à une question posée en anglais.
Justin Trudeau a profité de ce passage dans la région de Montréal pour réitérer ses promesses de soutenir des projets d'infrastructure de transport, notamment un système léger sur rail sur le pont Champlain et un lien rapide entre le centre-ville et l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, qui pourrait faire partie du projet du train de l'Ouest.

Le chef libéral promet aussi des projets d'infrastructure scientifique pour mettre fin à ce qu'il appelle la « guerre contre la science » menée par Stephen Harper, une expression qu'il avait déjà employée lors d'un événement à Vancouver, en septembre.

Organismes gouvernementaux: d'autres fusions et abolitions au programme

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

EXCLUSIF
Publié le 02 octobre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 07h14

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux,... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, aurait fait un vibrant appel à l'appui de sous-ministres et de dirigeants d'organismes en cette période de turbulences appréhendées.

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
(QUÉBEC) Le gouvernement Couillard entamera sous peu une nouvelle série de fusions et d'abolitions d'organismes. Ces changements de structures sont, croit-il, susceptibles de l'aider à maintenir à long terme l'équilibre des finances publiques.
À huis clos, hier matin, devant un parterre de sous-ministres et de dirigeants d'organismes, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a prévenu qu'une «seconde série de révisions, d'abolitions et de repositionnement des structures sera[it] annoncée sous peu». Ce nouveau cycle suit celui amorcé dans le budget du printemps dernier, où les fusions de la Commission de la santé et de la sécurité du travail et de celle des normes et de l'équité salariale, notamment, avaient été mises en branle, de même que l'abolition de la Régie du cinéma, avalée par le ministère de la Culture.
Devant les mandarins, le ministre Coiteux a fait un vibrant appel à leur appui en cette période de turbulences appréhendées, nous a confié un participant. «L'ampleur des changements structuraux dépend du leadership gouvernemental, mais aussi de la détermination de chacun d'entre vous», a prévenu le ministre Coiteux. «Avec 98 milliards de budget, dont 66 en dépenses de programmes, je ne peux pas croire qu'on ne puisse pas livrer des services publics de qualité», a laissé tomber M. Coiteux. «On est déjà à l'os avec les coupures. Il faut regarder maintenant ce qui peut être fait du côté des revenus», confiera un membre du gouvernement.
Une partie de ce plan de match doit tomber sur la table du Conseil des ministres lors de leur réunion spéciale de lundi prochain à Québec. Chacun devra y aller d'une présentation sur sa cible de compressions, les moyens pour la réaliser ou les raisons pour lesquelles il n'a pu l'atteindre, un exercice pénible pour bon nombre d'entre eux.
Les décisions ultimes se trouveront dans le mini-budget du ministre des Finances, prévu, pour l'instant, à la fin de novembre.

Tabac... et confusions
Déjà, des scénarios de hausse des droits sur le tabac circulent aux Finances. Le ministère de la Santé réclame de nouveau une taxe spéciale sur les boissons gazeuses sucrées, une proposition récurrente qui est invariablement écartée parce que trop difficile à appliquer. Contrairement à l'an dernier, on ne parle plus de taxe sur les cigarettes électroniques, considérées désormais comme un moyen de freiner le tabagisme.
Afin d'équilibrer son budget 2015-2016, le gouvernement Couillard songe à faire des compressions de 800 millions. La plupart sont identifiées, une commande énorme, compte tenu du fait que l'exercice financier est bien avancé. La Presse révélait cette semaine que l'an prochain, un milliard devrait être trouvé. Mardi, le premier ministre Philippe Couillard semblait confirmer cette information. Ainsi, pour 2016-2017, la cible de compression était de 850 millions, plus quelques dépassements.
«On avait déjà identifié des sommes qui devaient être l'objet d'examens pour 2016-2017, autour de 850 millions. Puis il y a toujours un peu de dépassement de dépenses dans les réseaux et les ministères», avait soutenu M. Couillard.
Au Développement économique, il faut s'attendre à une rationalisation des sources de subventions. Le rapport de Lucienne Robillard indiquait que les programmes d'aide financière offerts par Québec mériteraient aussi un coup de balai pour mettre fin aux chevauchements. C'est près de 1 milliard (900 millions) que le gouvernement distribue chaque année aux entreprises, en aide directe ou indirecte, à la faveur de 84 programmes administrés par 12 ministères différents. L'an dernier, on avait évoqué le scénario d'une disparition de la Société d'habitation du Québec, dont la mission relèverait désormais du ministère des Affaires municipales.
Mais des opérations de restructuration mises en branle récemment engendrent passablement de confusion. Le sous-ministre à l'Emploi, Bernard Matte, a exposé le projet de fusion des bureaux du gouvernement du Québec en région avant qu'il n'ait été entériné par le Conseil des ministres. Plus saugrenue encore, la présentation de Marc Croteau, le sous-ministre au Tourisme, qui a annoncé une taxe sur les forfaits voyage à l'étranger, un scénario rejeté sur-le-champ par Philippe Couillard. Le Conseil des ministres avait repoussé cette idée, mais le message n'avait pas été reçu clairement par M. Croteau, a-t-on expliqué à La Presse.
Pas de décret
Dans son intervention, le ministre Coiteux a aussi promis de «réduire la taille de l'État et [de] chercher plus de flexibilité comme dans toute organisation moderne». Développement important dans les officines, on croit désormais fermement que l'actuel cycle de négociations avec le secteur public se conclura par une entente, et non une loi spéciale.
Une intervention personnelle du ministre de la Santé Gaétan Barrette, ces derniers jours, a réussi à réchauffer les relations quasi rompues entre le Conseil du trésor et les infirmières. Le syndicat qui les représente, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, en instance actuellement, avait officiellement quitté la table la semaine dernière. De sources syndicales, on indiquait toutefois que les pourparlers n'avaient jamais cessé. «Arrive un moment où il faut brasser tout le monde. C'est ce qu'a fait Barrette», confie-t-on. Pas question pour Québec de bouger sur la proposition salariale, mais les discussions sur les primes, d'ordre normatif, se poursuivent.

Dix Québécois avec Stevie Wonder

http://www.lapresse.ca/arts/musique/

Publié le 02 octobre 2015 à 08h35 | Mis à jour à 08h35
Frédéric Lambert et neuf autres musiciens québécois ont... (PHOTO ÉLIZABETH DELAGE, FOURNIE PAR L'ARTISTE)
PHOTO ÉLIZABETH DELAGE, FOURNIE PAR L'ARTISTE

Frédéric Lambert et neuf autres musiciens québécois ont accompagné Stevie Wonder, sur la scène du Centre Bell mercredi soir.

Si le Tout-Montréal savait que Stevie Wonder se produisait au Centre Bell avant-hier, beaucoup de gens ignoraient que 10 musiciens québécois partageaient la scène avec lui.
Pendant la répétition avant le spectacle, Frédéric Lambert... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE) - image 1.0
Pendant la répétition avant le spectacle, Frédéric Lambert a remarqué que Stevie Wonder « est pluspicky et [que] son ouïe est vraiment développée ».
PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE
En fait, une section de cordes 100 % québécoise est venue se greffer à la douzaine de musiciens de la légende de Motown.
« Tout un trip », résume Frédéric Lambert, connu pour son travail polyvalent avec le Quatuor Molinari, qui a collaboré avec Philippe B et Philémon Cimon.
Le spectacle de Stevie Wonder a duré près de quatre heures. « Nous sommes restés pour la première partie et le début de la deuxième. »
« Pour de gros shows comme celui de Stevie Wonder qui veulent la totale, on engage des musiciens sur place, explique le musicien. Mais il faut être un geek de haut niveau ! Nous arrivons à 16 h 30 sans avoir eu les partitions. On répète pendant deux heures au test de son, puis le spectacle commence. »
« Ça va vite, il faut être concentré. Il y avait un chef d'orchestre. Tu n'as pas le droit de te tromper. »
Le musicien s'est prêté au même exercice pour des spectacles ducrooner Michael Bolton et pour la chanteuse Anne Murray. « Souvent, l'artiste n'est pas là pendant la répétition. Mercredi, Stevie était là. Nous avons répété avec lui. Il est plus picky et son ouïe est vraiment développée. »
Frédéric Lambert souligne que les cordes de la version originale de l'album Songs in the Key of Life - interprété dans son intégralité au Centre Bell mercredi soir - ont été enregistrées de façon numérique. « Sur scène, le feeling était fort. Le monsieur a tellement de personnalité. »
Frédéric Lambert a su qu'il allait partager la scène avec l'enfant prodige de Motown à une semaine d'avis. « Je connaissais l'album. Je l'écoutais quand j'étais petit. »
La boîte Troublemakers
Si lui et neuf autres musiciens ont pu accompagner Stevie Wonder, c'est grâce à la boîte Troublemakers, dont l'équipe et le studio sont spécialisés dans la production de contenu musical original, à la fois pour des albums (KROY, Jason Bajada), pour des trames sonores de jeux vidéo et pour des bandes originales de films, dont Paul à Québec tout récemment.
Troublemakers existe depuis 2006. « Nous travaillons avec Moment Factory, indique son cofondateur, Jean-Sébastien Giard. Il y a deux ans, nous avons ajouté la division spectacles. Nous avons été chargés de monter l'orchestre du spectacle de Gladiator [dont la musique a été interprétée en concert à Montréal en lumière avec le film projeté simultanément sur écran géant]. »
Troublemakers multiplie les projets en musique classique, ce qui permettra à Montréal de développer une plus grande expertise en enregistrement de musique orchestrale. « Nous avons créé un bon réseau de musiciens », juge Jean-Sébastien Giard.
Au cours des dernières années, la musique de plusieurs jeux vidéo conçus ici, de films étrangers tournés à Montréal et même de films québécois (Il était une fois les Boys) a été enregistrée en Europe de l'Est ou à Seattle.

Les musiciens québécois qui ont accompagné Stevie Wonder mercredi soir

  • Mark Fewer, violon
  • Madeleine Messier, violon
  • Nathalie Bonin, violon
  • Myriam Pelletier, violon
  • Frédéric Lefebvre, violon
  • Byungchan Lee, violon
  • Frédéric Lambert, alto
  • François Vallières, alto
  • Chloé Dominguez, violoncelle
  • Marieve Bock, violoncelle

Élections Canada 2015 « Oui, Justin Trudeau a demandé mon aide » - Jean Chrétien

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

Mise à jour le jeudi 1 octobre 2015 à 17 h 59 HAE
Jean Chrétien le 1er octobre, à Vancouver
Jean Chrétien le 1er octobre, à Vancouver  Photo :  Radio-Canada

En déplacement à Vancouver pour un voyage d'affaires, l'ancien premier ministre Jean Chrétien n'a pas résisté, de son propre aveu, à l'envie de monter dans l'arène politique pour soutenir, le temps de quelques minutes, le chef libéral Justin Trudeau et quelques députés locaux.
« On ne peut pas dire que je sois officiellement en campagne, ce n'est pas le rôle d'un ancien premier ministre, a lancé d'emblée Jean Chrétien. Mais j'avais envie de participer quand même, de remonter un peu sur le ring politique, j'aime ça », a-t-il confié en anglais, déclenchant les rires des journalistes et de la poignée de militants présents pour l'occasion.
En entendant la question « Justin Trudeau vous a-t-il demandé de l'aide? » Jean Chretien hésite avant de lâcher un « oui » franc. Et d'enchaîner immédiatement : « Mais je ne suis pas là pour ça. On dit de Justin qu'il n'est pas prêt, ce n'est pas juste », déclare-t-il.
Environnement privilégié
Selon lui, le chef libéral est tout à fait à sa place et possède assez de maturité et d'expérience pour être à la tête du pays. « D'abord, aucun d'entre nous n'a eu le privilège de dîner tous les soirs avec un premier ministre. Pierre Trudeau ne parlait sûrement pas de hockey en rentrant à la maison le soir », plaisante-t-il.
« Ensuite, ce n'est pas tout le monde qui avait comme grand-père Jimmy Sinclair, un grand politicien, ancien ministre des Pêches, une grande personnalité », poursuit-il, estimant que Justin Trudeau a baigné et bénéficié de cet environnement dès son plus jeune âge.
« C'est vrai, Justin n'est à la Chambre des communes que depuis sept ans. Mais Brian Mulroney n'y est passé qu'un an avant d'être élu premier ministre. Kim Campbell? Quatre ans. Et même son vieux père? Deux ans et demi... »— Jean Chrétien

Parce qu'ils sont « plus modérés », « qu'ils regardent toujours des deux côtés de la barrière », les libéraux sont, selon Jean Chrétien, le meilleur choix possible pour les Canadiens. « Et on a toujours fait cela dans les deux langues... pas comme certains que je ne citerais pas... comme Mulcair! », a-t-il taclé.
Sur son intervention d'une trentaine de minutes, l'ancien premier ministre ne s'est toutefois pas exprimé en français.
De meilleures relations avec la Chine
Sur un tout autre sujet, qui lui tient particulièrement à coeur, Jean Chrétien a également répondu à quelques questions concernant les relations entre le Canada et la Chine. « J'aimerais que le prochain premier ministre restaure de bonnes relations », a-t-il déclaré, se remémorant différents événements auxquels il avait participé.
« Un jour, 5000 personnes étaient réunies dans une grande salle à Pékin. Le premier ministre chinois a mis son texte de côté et a déclaré que le Canada était le meilleur ami de la Chine. Aujourd'hui nous sommes tout en bas de la liste et c'est terrible, notamment pour la Colombie-Britannique, qui est notre porte sur le Pacifique », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il avait rencontré 17 fois le président chinois et qu'il avait été le premier dirigeant étranger à faire un discours sur les droits de la personne en Chine.

Un meurtre de colons déclenche une chasse à l'homme en Cisjordanie

http://www.lepoint.fr/monde/

Un couple de trentenaires habitant la colonie de Neriah "ont été massacrés sous les yeux de leurs quatre enfants" alors qu'ils circulaient de nuit.



Publié le  | Le Point.fr

Des soldats israéliens patrouillent près de Jérusalem le lundi 1er décembre 2014 (photo d'illustration).
 
 

L'armée et le renseignement israéliens menaient une chasse à l'homme vendredi en Cisjordanie pour retrouver les meurtriers d'un couple de colons tués sous les yeux de leurs enfants, tandis que s'élevaient des appels au calme. Des centaines de soldats participaient aux recherches, accompagnées d'un gros effort de renseignement, a dit à l'Agence France-Presse un porte-parole de l'armée au lendemain du double meurtre commis entre les colonies d'Itamar et Elon Moreh, près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée.

"Massacrés sous les yeux de leurs quatre enfants"

"Nous allons les traquer jusqu'à ce que nous mettions la main sur eux et sur ceux qui les ont envoyés", a promis le ministre de la Défense, Moshé Yaalon. Eitam et Naama Henkin, âgés d'une trentaine d'années et habitants de la colonie de Neriah, "ont été massacrés sous les yeux de leurs quatre enfants" alors qu'ils circulaient de nuit, a indiqué le porte-parole de l'armée, le colonel Peter Lerner.
Les enfants, âgés de 4 mois à 9 ans, sont traumatisés mais indemnes. "Vers 21 heures, on a entendu des tirs très intenses et tellement forts qu'on s'est dit que les colons attaquaient", a relaté à l'Agence France-Presse Hamid, un riverain palestinien. "On a entendu des enfants pleurer devant nous, on y est allés et on a entendu une troisième salve, on ne savait pas ce qui se passait." "C'était une vision très pénible", rapportait dans la presse Boaz Malka, un secouriste, décrivant les corps criblés de balles d'Eitam Henkin à côté du véhicule et de Naama sur son siège.

La foule a éclaté en sanglots

Des milliers de personnes ont assisté vendredi aux funérailles du rabbin Henkin et de son épouse dans le grand cimetière de Har Hamenuhot, à la sortie de Jérusalem. Elles ont écouté silencieusement le président israélien Reuven Rivlin saluer leur mémoire et s'adresser aux colons présents qui sont, avec l'armée, en première ligne d'une "charge terroriste cruelle" et en paient "l'insupportable prix". La foule a éclaté en sanglots quand Matan, 9 ans, le seul enfant du couple présent, a prononcé une prière pour ses parents morts.
Dans un communiqué dont l'authenticité ne pouvait être vérifiée, un groupe se présentant comme affilié au Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas, a revendiqué l'attaque. Le département d'État américain et l'Union européenne ont condamné l'attentat et lancé un appel au calme devant le risque d'escalade. L'armée israélienne a annoncé le renfort de plusieurs centaines d'hommes pour prévenir un tel danger. "Nous assistons en ce moment à un débordement" de violence, a assuré vendredi le ministre de la Défense sur les lieux du crime. Moshé Yaalon a espéré "stabiliser la situation rapidement" et a appelé les colons au calme. Ces derniers ont bloqué des routes jeudi soir et caillassé des véhicules palestiniens. Une voiture palestinienne a été incendiée près de Ramallah et des tags "vengeance" et "Henkin" ont été retrouvés sur place, a dit la police israélienne.

Affrontements sporadiques

La Cisjordanie, où 2,8 millions de Palestiniens vivent une cohabitation conflictuelle avec près de 400 000 colons, et Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée par Israël, sont en proie à de vives tensions. Elles se sont cristallisées autour du site ultra-sensible de l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré pour les juifs. L'esplanade et la vieille ville qu'elle surplombe ont été le théâtre de heurts répétés ces dernières semaines.
Vendredi, des Palestiniens interdits d'accès pour la prière hebdomadaire à cause des restrictions d'âge imposées par les autorités israéliennes ont eu des affrontements sporadiques avec des policiers près de la porte des Lions, donnant sur la vieille ville. La poursuite de la colonisation en Cisjordanie reste en outre un important facteur de crispations. Un bébé palestinien de 18 mois et ses deux parents ont trouvé la mort cet été dans un incendie imputé à des extrémistes juifs qui se vengeraient de ce qu'ils estiment être des atteintes à la colonisation.

Au moins 27 morts du côté palestinien et au moins 6 du côté israélien en 2015

Les violences liées au conflit ont fait au moins 27 morts du côté palestinien et au moins 6 du côté israélien en 2015, selon un décompte de l'Agence France-Presse. La droite israélienne s'est déchaînée contre le président palestinien. "Chaque parole que prononce Abou Mazen est un encouragement au meurtre de juifs", a dit la ministre de la Culture, Miri Regev, en employant le surnom de M. Abbas. Cette semaine, lors de leurs discours respectifs à l'ONU, MM. Abbas et Netanyahu ont mesuré le fossé qui les sépare d'une reprise des négociations de paix, le premier déclarant que les Palestiniens n'étaient plus liés par les accords passés.

Syrie : merci Poutine ?

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Question taboue : et si l'intervention de la Russie permettait finalement de trouver une solution politique à une crise inextricable ?



Publié le  - Modifié le  | Le Point.fr

La Russie de Vladimir Poutine a mené ses premiers raids en Syrie.

C'est entendu : Vladimir Poutine est un affreux. Il a, sans coup férir, occupé l'an dernier la Crimée (comme jadis Catherine II, l'amie de Diderot) et ose aujourd'hui se mêler spectaculairement des affaires de l'Orient compliqué : il dépêche ses cosaques aériens dans les cieux syriens. Chaque jour, les esprits les plus éclairés, les âmes les plus immaculées, les meilleurs spécialistes en chambre fulminent des anathèmes contre ce nouveau tsar ivre de puissance. Ils décortiquent ses intentions nécessairement malfaisantes, scrutent ses arrière-pensées obligatoirement maléfiques.
Scandale ! Que les Américains, les Français, les Iraniens, les Turcs, les Saoudiens, les Qataris et quelques autres plus discrets s'ingèrent, avec le succès que l'on sait, dans la sanglante pétaudière syrienne, quoi de plus normal. Mais les Russes ! Quelle légitimité ont-ils donc d'intervenir, ces bouseux de moujiks ? Et ce Poutine avec ses mauvaises manières ! On croirait parfois remonter le temps : en 1717, quand, sous la Régence, Pierre le Grand visita la France, les courtisans, déjà, se pinçaient le nez face au comportement de soudard du tsar de toutes les Russies…
Évidemment, à regarder de plus près, Moscou estime avoir quelques raisons pas plus mauvaises que d'autres d'expédier ses Sukhoï en Syrie.

Les trois raisons de Moscou

Raison stratégique d'abord : l'effondrement du régime de Bachar el-Assad signifierait à coup sûr la perte du seul point d'appui militaire et politique russe en Méditerranée. Or, l'accès aux « mers chaudes » est depuis des siècles le souci constant du Kremlin, pour ne pas se laisser enfermer dans un rôle purement continental.
Deuxième raison ensuite : une  victoire même partielle des djihadistes risquerait de donner une formidable impulsion aux groupes islamistes qui s'agitent dans la Fédération russe (Tchétchénie, Daguestan). Celle-ci compte officiellement environ 20 millions de musulmans, et sans doute beaucoup plus.
Troisième raison enfin : la Russie s'estime historiquement en charge de la protection des orthodoxes, notamment ceux d'Orient, donc de Syrie. L'affaire n'est pas nouvelle : en 1774, le traité de Koutchouk-Kaïnardji (aujourd'hui situé en Bulgarie) mettait fin à la guerre russo-turque. La Sublime Porte concédait à la Russie de la Grande Catherine la libre circulation dans les détroits des Dardanelles et du Bosphore et la protection de Moscou sur les orthodoxes.
Au Congrès de Berlin en 1878, Moscou s'érige, face à un Empire ottoman « homme malade de l'Europe », en défenseur acharné des Arméniens, en grande majorité orthodoxes. L'histoire ne s'efface pas comme la craie sur un tableau noir. Même si la pratique religieuse de la Russie contemporaine est modérément assidue, l'orthodoxie fait partie de l'ADN identitaire du peuple russe.
Poutine, quant à lui, ne veut pas être le fossoyeur des ambitions internationales de la Russie. Sa volonté d'être présent sur le théâtre syrien n'a peut-être pas que des inconvénients.

Le réceptacle de tous les conflits

La Syrie est devenue, comme le Liban des années 70-80, le réceptacle de tous les conflits, de toutes les rivalités : sunnites contre chiites, Iran contre Arabie saoudite, Turquie contre Iran, Al-Qaïda (via Al-Nosra) contre Daesh. Sans compter la surenchère entre le Qatar et l'Arabie, et la grenade dégoupillée kurde qui menace l'intégrité de la Turquie, de l'Irak, voire de l'Iran. Dans ce chaos infernal, seul, à terme, un compromis entre grands parrains pourrait ramener, sinon une paix définitive, du moins un peu de calme. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs : le départ de Bachar est un objectif, il ne peut être un préalable. On ne négocie pas en récusant d'emblée l'une des parties. La méthode devrait être « n'en parler jamais, y penser toujours ». En intervenant ouvertement, le Kremlin renforce en tout cas son influence sur le régime syrien. Ce n'est peut-être pas si négatif que cela…