Inde: lynché après avoir été accusé de manger du boeuf

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Publié le 30 septembre 2015 à 09h44 | Mis à jour à 09h44
Des proches de Mohammad Akhlaq sont réunis dans... (PHOTO MANISH SWARUP, AP)
PHOTO MANISH SWARUP, AP
Des proches de Mohammad Akhlaq sont réunis dans la maison de l'homme tué par une foule en colère pour avoir prétendument mangé du boeuf, le 30 septembre.

Agence France-Presse
NEW DELHI
Un musulman de 50 ans a été battu à mort dans un village en Inde après des rumeurs selon lesquelles il aurait mangé du boeuf, pratique interdite chez les hindous, a indiqué mercredi la police qui a arrêté six personnes.
Mohammad Akhlaq a été traîné hors de sa maison, dans le village de Dadri à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de New Delhi, et agressé par une foule d'une centaine de personnes lundi soir, a dit un responsable de la police du district.
«Quand notre équipe est arrivée sur les lieux, une foule était massée à l'extérieur de sa maison (de la victime). La police a réussi à l'extraire pour l'emmener à l'hôpital, mais il n'a pu être sauvé», a expliqué ce responsable Kiran S. «Nous avons arrêté six personnes et déployé des effectifs supplémentaires pour empêcher de nouvelles répercussions».
Le fils d'Akhlaq, âgé de 22 ans, a été grièvement blessé dans cette attaque et est en soins intensifs à l'hôpital.
Tuer une vache est interdit dans la plupart des États de l'Inde, pays à majorité hindoue qui abrite également d'importantes minorités musulmane (13 %), catholique et bouddhiste.
En mars, l'État du Maharashtra avait durci sa législation en interdisant la détention de boeuf. Cette décision a été interprétée par les minorités religieuses comme le signe d'une influence croissante des extrémistes hindous depuis l'arrivée de Narendra Modi, un nationaliste hindou, au pouvoir.
La rumeur selon laquelle la famille de la victime avait mangé du boeuf a émergé après la disparition d'un veau dans le village.
«L'annonce a été faite dans un temple que la famille consommait du boeuf et la foule a ensuite débarqué dans la maison de l'homme», a dit Kiran.
Dans le quotidien The Indian Express, la fille de la victime, Sajida, explique que la famille avait du mouton, et non du boeuf, dans son réfrigérateur.
«Ils nous ont accusés d'avoir de la viande de boeuf, ont cassé nos portes et commencé à frapper mon père et mon frère. Mon père a été traîné à l'extérieur et frappé avec des briques», a-t-elle dit au quotidien.

Jean Charest et l’arme du temps

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Josée Legault
MISE à JOUR 

16 ans après l'échec de l'accord du Lac Meech et la création d'un «groupe parlementaire distinct» qu'on nommera le Bloc québécois, on voit ici Jean Charest & Lucien Bouchard en 2006 lors de l’annonce de la construction de la nouvelle salle de l'OSM. Le passage du temps change beaucoup de choses en politique...

 16 ans après l'échec de l'accord du Lac Meech et la création d'un «groupe parlementaire distinct» qu'on nommera le Bloc québécois, on voit ici Jean Charest & Lucien Bouchard en 2006 lors de l’annonce la construction de la nouvelle salle de l'OSM. Le passage du temps change beaucoup de choses en politique...  Écrite dans la foulée de la montée des mouvements indépendantistes écossais et catalans, ma chronique de mardi – «Les mauvais gagnants» -, analysait le refus catégorique de la classe politique canadienne d’accommoderconcrètement la «différence» québécoise au sein même de la fédération canadienne. Et ce, depuis le référendum de 1995.
J’y avançaisdonc  ceci :
«Si la classe politique canadienne ne donne rien, c’est avant tout parce qu’elle voit le temps comme un allié de taille. Elle mise sur l’usure du temps et sur l’étiolement du mouvement souverainiste.
De Lucien Bouchard à Pauline Marois, le long silence du PQ sur sa propre option lui fut d’ailleurs un allié précieux. La persistance d’un rêve autonomiste impossible en est un autre.»
Ah, le temps... Comme le rappelait souvent Robert Bourassa, comme il peut être précieux en politique...
En complément à ma chronique – et pour illustrer mon propos -, permettez-moi de vous donner maintenant des nouvelles de Jean Charest. Eh oui, chanceux que vous êtes...
Un vétéran de la question nationale
De l’ex-premier ministre du Québec, on ne pourra jamais dire que l’homme n’est pas un véritable animal politique.
Pour avoir survécu à 28 ans de politique active – 14 ans à Ottawa au Parti conservateur et 14 ans au Québec au Parti libéral -, cet attribut lui fut vital.
Jean Charest est également un vétéran de la question nationale. Ou, comme on disait dans les années 80 et 80, de l'«industrie constitutionnelle».
Surnommé «Capitaine Canada» à l'époque du référendum de 1995 et en tout temps, un défenseur passionné du lien fédéral, le sujet n’a pas de secret pour lui.
C’est pourquoi en mai dernier, le jour même des élections générales au Royaume –Uni, j’ai porté grande attention à ce qu’il avait à en dire sur les ondes de CBC News à l’émission Power and Politics.
Rappelons que huit mois à peine après avoir perdu de près leur référendum sur l’indépendance de l’Écosse, le Scottish National Party (SNP) venait tout juste de rafler 56 des 59 sièges pour l’Écosse. Soit une augmentation fulgurante de 50 sièges pour le SNP par rapport à l’élection de 2010. Et ce, face à une victoire majoritaire pour le pays des conservateurs de David Cameron.
Ce qui, bien évidemment, n’allait pas sans rappeler les résultats spectaculaires du Bloc québécois à l’élection fédérale de 1993.
Créé en 1990 tout d'abord comme «groupe parlementaire distinct» dans la foulée de l’échec de l’accord constitutionnel du Lac Meech par l’ex-ministre conservateur Lucien Bouchard, le Bloc remporte alors 54 sièges sur 75 au Québec.
À l’étonnement généralisé, il hérite même du statut prisé d’opposition officielle de «Sa Majesté». Le tout, face à une victoire majoritaire des libéraux de Jean Chrétien.
***
De retour à Jean Charest
Rappelons maintenant que Jean Charest avait lui-même joué un rôle-clé dans les dernières semaines de la longue saga de l’accord de Meech.
Il signait alors le fameux «rapport Charest», lequel, en cherchant à «dénouer l’impasse» dans laquelle l’accord s’enfonçait de plus en plus, fut plutôt reçu entre autres par certains collègues du gouvernement Mulroney, dont Lucien Bouchard, comme une tentative inacceptable de dilution d’un accord pourtant déjà timide. (Rappelons aussi pour la petite histoire que c'est Lucien Bouchard lui-même qui avait proposé le nom de Jean Charest à Brian Mulroney pour mener cette délicate mission politique.)
Bref, en 1990, Jean Charest fut en partie à l’origine, bien involontairement bien sûr, de la démission prochaine et fracassante de Lucien Bouchard. Une démission qui mènerait à la création d’un Bloc québécois se voulant à l’origine une coalition arc-en-ciel de nationalistes déçus de la tournure des événements, qu’ils soient fédéralistes, autonomistes ou souverainistes.
De retour au 7 mai 2015. Soit à l’entrevue de Jean Charest à l’émission Power and Politics.
L’animateur lui demande alors ses réflexions sur la victoire écrasante du Scottish National Party à l’élection au Royaume-Uni. Surtout, il lui demande quels conseils il prodiguerait à David Cameron dorénavant aux prises avec un «bloc» impressionnant de députés écossais indépendantistes.
Jean Charest compare alors la situation au Royaume-Uni à celle du Bloc suite à l’élection fédérale de 1993 :
«This is a very dangerous business of breaking up countries by the way. (...) I think on the longer term better to have them in the House of Commons in front of you than being outside trying to break up the country. And that may sound a little painful, but it’s been the way we dealt with it in Canada. We accepted the fact that they were there, but actually wore them out through a debate that demonstrated that Canada works. (...)
From my perspective, I think it’s twenty years. It’s at least a twenty-year cycle, process, of winding down the discussion. They key here, though, is to keep that discussion and debate going. I don’t sense that the British government is very well prepared for everything they’re going to be facing in the next few months and that may the key.
If they’re not well prepared, a second referendum, I’m convinced, will reappear within the next ten years, maximum, probably earlier than that. And they need to establish a mechanism of ongoing debate, discussion, that will allow them to arrive at the right place.
Are they able to do that? Well, that’s a question mark. But much better to maintain that dialogue which is key than to not maintain that dialogue. Which would be fatal.»

Traduction libre :
«Cette histoire de briser des pays, en passant, ce sont des situations très dangereuses. (...)
Je pense toutefois qu’à long terme, il est préférable de les avoir (les indépendantistes) à l’intérieur même de la Chambre des communes en face de vous plutôt que de les laisser à l’extérieur tenter de briser le pays.
Cela peut vous sembler un brin douloureux, mais c’est la manière dont nous avons géré cette situation au Canada.
Nous avons accepté le fait qu’ils seraient là (au parlement), mais nous les avons épuisés en débattant et en faisant la démonstration que le Canada fonctionne. (...)
De mon point de vue, je pense que ça prend vingt ans. C’est un cycle d’au moins vingt ans, ce processus qui consiste à dégonfler cette discussion. La clé, par contre, est de toujours débattre et discuter.
Je ne sens pas que le gouvernement britannique est bien préparé pour tout ce qui les attend au cours des prochains mois. Et c’est ça, la clé.
S’ils ne sont pas bien préparés, un deuxième référendum (écossais), j’en suis sûr, sera tenu d’ici les dix prochaines années, au maximum. Et peut-être même avant ça.
Ils doivent donc établir un mécanisme de débat continu qui permette (au gouvernement Cameron) d’atteindre ses objectifs.
En seront-ils capables? Ça, c’est un point d’interrogation.
Mais c’est toujours mieux de maintenir le dialogue – c’est la clé -, que de ne pas le faire. Ce qui serait fatal (au gouvernement Cameron).»
***

En d’autres termes, Jean Charest explique clairement l'importance stratégique du facteur temps. Ou comment le temps peut s'avérer être un allié précieux pour les États qui, en leur sein même, font face à des mouvements indépendantistes. Parfois même, jusque sur les bancs du parlement central.
Des mouvements qui, lorsqu’ils échouent à se gagner l’appui d’une majorité des électeurs peuvent être, avec le temps, tout au moins affaiblis sans pour autant disparaître.
L’ex-premier ministre du Québec parle toutefois de le faire en maintenant une «discussion» entre l’État central et, si on le comprend bien, non pas nécessairement avec le mouvement indépendantiste qu’il cherche à désamorcer à plus long terme, mais tout au moins avec la population de l'État régional ou provincial où se trouve un mouvement indépendantiste. Ce qui, au Canada, depuis 1995, ne s’est pas produit. Pour Ottawa, seule l’arme du temps compte.
Doit-on alors comprendre des remarques de Jean Charest qu’il regrette aujourd’hui cette fermeture irrévocable du fédéral? Lui seul le sait...
***
Jean Charest dit aussi très clairement à quel point, du point de vue de l’État central, il est préférable d’avoir une forte députation d’indépendantistes à l’intérieur du parlement central au lieu de les avoir à l’extérieur en train de travailler plus activement à leur projet de «sécession». La référence, ici, étant également au Bloc québécois.
Que pensez-vous de l’«analyse» de Jean Charest?
Au moment même où le Bloc québécois se bat depuis l’élection fédérale de 2011 pour sa propre survie, la «perspective» de Jean Charest vous semble-t-elle éclairante? Ou pas?

Le PQ rappelle au lieutenant-gouverneur son rôle purement symbolique

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 Mise à jour le mardi 29 septembre 2015 à 19 h 46 HAE  La Presse Canadienne
J. Michel Doyon (archives)
J. Michel Doyon (archives)  Photo :  Radio-Canada

Le lieutenant-gouverneur du Québec agit comme la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf dans la fable de La Fontaine, selon le député péquiste Stéphane Bergeron.
Ce dernier a sursauté en prenant connaissance des propos tenus lundi par le nouveau lieutenant-gouverneur, J. Michel Doyon, quant à l'étendue des pouvoirs conférés à celui qui occupe le poste de représentant de la reine Élisabeth II au Québec.
En entrevue à La Presse Canadienne, M. Doyon a affirmé que son rôle était tout sauf symbolique. Il a soutenu que, selon la Constitution canadienne, le lieutenant-gouverneur détenait d'énormes pouvoirs, dont celui de ne pas sanctionner une loi qu'il jugerait antidémocratique.
Porte-parole en matière de relations Québec-Canada pour l'opposition officielle, Stéphane Bergeron a tenu à remettre les pendules à l'heure en rappelant à M. Doyon qu'il n'était pas élu, donc qu'il n'avait pas à bousiller le travail parlementaire fait par les élus de l'Assemblée nationale, responsables d'adopter les lois.
En point de presse mardi, il a dit juger que l'institution du lieutenant-gouverneur n'avait aucune légitimité démocratique et que les soi-disant pouvoirs reliés à sa fonction étaient depuis longtemps « tombés en désuétude ».
M. Doyon ne peut donc pas se permettre « de porter un jugement sur des lois adoptées par les élus du peuple » québécois, a tranché le député de Verchères.
De plus, M. Bergeron considère que J. Michel Doyon, qui a été nommé lieutenant-gouverneur par le premier ministre Stephen Harper, « n'est là que pour services rendus au parti au pouvoir » à Ottawa.
Cela dit, le député péquiste a ajouté qu'il n'avait pas l'intention d'entreprendre une polémique avec M. Doyon sur la place publique.
« Je ne vais pas m'engager dans un débat à savoir qui pisse le plus loin, entre lui et moi », a-t-il illustré.
Le Parti québécois qualifie l'institution du lieutenant-gouverneur de désuète et réclame son abolition. Jeudi dernier, l'opposition péquiste a boycotté la cérémonie d'assermentation de M. Doyon.

Moscou commence à bombarder des rebelles en Syrie

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Mise à jour le mercredi 30 septembre 2015 à 4 h 24 HAE   Radio-Canada avec Reuters et Agence France-Presse
Vladimir Poutine
Vladimir Poutine  Photo :  RIA Novosti / Reuters

Les forces armées russes ont commencé à bombarder des positions détenues par des rebelles syriens mardi. Selon le ministère de la Défense, cité par des agences de presse russes, les frappes aériennes visent du matériel militaire, des systèmes de communication ainsi que des dépôts d'armes, de munitions et de carburant de l'État islamique.
« Conformément à la décision du commandant en chef des forces armées Vladimir Poutine, nos avions ont mené une opération aérienne et réalisé des frappes de précision sur des cibles au sol des terroristes du groupe État islamique en Syrie », a déclaré le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère de la Défense, cité par ces mêmes agences.
« Le seul moyen de lutter efficacement contre le terrorisme international -- en Syrie comme sur les territoires voisins -- (...) est de prendre de vitesse, de lutter et de détruire les combattants et les terroristes sur les territoires qu'ils contrôlent et ne pas attendre qu'ils arrivent chez nous », a pour sa part déclaré le président russe Vladimir Poutine, selon des propos retransmis à la télévision russe.
Un responsable américain a toutefois déclaré à Reuters sous le couvert de l'anonymat qu'il n'est pas clair que les frappes russes visent bel et bien l'État islamique. Selon lui, les frappes sont survenues dans les environs de Homs. Ce responsable affirme que les États-Unis continuent de mener leurs propres opérations en Syrie, comme ils le font depuis plus d'un an maintenant, avec l'appui d'autres pays, dont le Canada et la France. 
Les frappes ont commencé peu après que les sénateurs russes eurent autorisé à l'unanimité le président Poutine à déployer les forces armées russes en Syrie à la demande du président syrien Bachar Al-Assad. Les troupes syriennes ne contrôlent plus qu'une portion de leur territoire, le reste étant maintenant aux mains du groupe armé État islamique ou d'autres groupes rebelles. Bachar Al-Assad soutient que tous ses ennemis sont « des terroristes », peu importance leur allégeance. 
La requête soumise au Conseil de la Fédération par le Kremlin ne concerne que le recours à la force aérienne et pas à des troupes au sol, a précisé Sergueï Ivanov, chef de l'administration présidentielle. « Le président syrien a demandé à la direction de notre pays une assistance militaire », a précisé Ivanov.
Ces développements surviennent peu après que Vladimir Poutine eut profité d'un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, lundi, pour appeler à la création d'une coalition élargie en Syrie contre les djihadistes de l'État islamique. Les pays occidentaux le soupçonnent de vouloir avant tout réhabiliter Al-Assad. Le président syrien a l'appui de Moscou depuis le début de ce conflit. 
« S'il doit y avoir une coalition unie, ce dont je doute, ou au final deux coalitions, une dirigée par les Américains et l'autre par les Russes, il faudra qu'ils coordonnent leurs actions », a déclaré à Reuters Ivan Konovalov, un expert militaire.
C'est précisément l'objet d'un centre de coordination mis en place à Bagdad et dont la création a été annoncée le week-end dernier. Cette cellule de coordination en matière de renseignement et de sécurité comprend l'Irak, l'Iran, autre allié indéfectible de Damas, la Russie et la Syrie. Selon un porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, les Américains ont été invités à y participer, mais ont décliné l'offre.

Al-Assad fait l'objet d'une enquête en France pour crimes contre l'humanité

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  Reuters
Cette photo de l'agence officielle syrienne SANA montre le président syrien Bachar-Al-Assad en discussion avec des militaires.
Cette photo de l'agence officielle syrienne SANA montre le président syrien Bachar Al-Assad
 en discussion avec des militaires.
  Photo :  PC/AP/SANA

La justice française a ouvert à la mi-septembre une enquête préliminaire contre le régime syrien de Bachar Al-Assad pour « crimes contre l'humanité, enlèvements, tortures », a-t-on confirmé mercredi de source judiciaire.
« L'enquête a été ouverte sur la base d'un signalement reçu le 10 septembre de la part du ministère des Affaires étrangères », a-t-on précisé à Reuters.
Le Quai d'Orsay s'est appuyé sur « le rapport César », un dossier contenant le témoignage d'un ancien officier syrien, « César », et 55 000 clichés représentant 11 000 victimes qu'il a pu emporter de Syrie lors de sa fuite en juillet 2013.
« Nous avons reçu fin août des dizaines de milliers de photographies, qui ont été authentifiées par les services compétents », a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères lors de son point de presse quotidien.
Le Quai d'Orsay affirme avoir saisi le procureur sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale.
Conformément à ses dispositions, « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs », a expliqué le porte-parole.
L'enquête a été confiée à la Direction générale de la gendarmerie nationale.
Pour savoir si la justice française est compétente pour juger les responsables présumés de ces crimes, il faut qu'un Français ou un Franco-Syrien figure parmi les victimes.

Affaire KPMG : au moins 25 multimillionnaires canadiens visés

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Les bureaux de KPMG à Vancouver
Les bureaux de KPMG à Vancouver  Photo :  ICI Radio-Canada

Exclusif - Au moins 25 riches clients du cabinet comptable KPMG ont employé un stratagème qui, selon l'Agence du revenu du Canada (ARC), visait à tromper le fisc. Des négociations pour régler le dossier à l'amiable sont suspendues. La cause devra être entendue en Cour fédérale.
Un texte de Frédéric ZalacTwitterCourriel, Harvey Cashore et Dave Seglins
Depuis plus de deux ans, KPMG refuse de remettre aux autorités fiscales une liste de multimillionnaires canadiens soupçonnés d'avoir trompé le fisc. Ces clients auraient transféré leurs avoirs à des sociétés-écrans dans l'île de Man, dont les actionnaires étaient des prête-noms.
L'Agence du revenu a obtenu l'autorisation d'un juge pour forcer KPMG à divulguer leur identité, mais le dossier est au point mort depuis 2013.
Il y a trois semaines, l'émission Enquête et CBC ont révélé que le cabinet comptable était en pourparlers confidentiels avec le ministère de la Justice et la ministre du Revenu dans le but de régler la question à l'amiable.
Ces négociations viennent d'être suspendues.
Dans une lettre déposée hier en Cour fédérale, un avocat représentant KPMG, Mahmud Jamal, indique que la cause devra procéder devant le tribunal. « Il a été déterminé qu'une audience sera nécessaire à cet égard », écrit-il.
Jusqu'à maintenant, KPMG avait refusé d'indiquer combien de ses richissimes clients avaient profité du stratagème de l'île de Man.
Des fortifications à l'île de ManDes fortifications à l'île de Man  Photo :  ICI Radio-Canada
Selon un document interne de KPMG, la clientèle visée devait avoir au moins 10 millions de dollars à investir à l'étranger. Le cabinet comptable promettait l'accumulation d'actifs et d'investissements libre d'impôt et en toute confidentialité.
Dans la lettre de KPMG, on apprend qu'une quinzaine de clients se sont identifiés au fisc après qu'ils eurent appris que l'ARC faisait enquête. Les autorités fiscales ignorent encore l'identité d'au moins six clients et KPMG refuse toujours de leur remettre les noms.
Les seuls clients dont l'identité est connue publiquement sont les membres de la famille Cooper de Victoria, en Colombie-Britannique. En 2002, Peter, Marshall et Richard Cooper ont transféré 26 millions de dollars à une société enregistrée à l'île de Man. Ils ont déclaré des revenus dérisoires au fisc et ont payé peu ou pas d'impôt.
L'Agence du revenu a découvert un autre client, portant le nombre de multimillionnaires visés à au moins 25.
Dennis HowlettDennis Howlett  Photo :  ICI Radio-Canada
Porte de sortie facile?
Dennis Howlett, le directeur du groupe Canadiens pour une fiscalité équitable, croit qu'il est grand temps que cette cause soit entendue devant un tribunal. « Si nous n'avions pas été au milieu d'une élection, je crains qu'ils auraient réglé à l'amiable et que tout aurait été dissimulé », pense-t-il.
Selon Dennis Howlett, la quinzaine de clients qui se sont identifiés auprès du fisc ont possiblement eu recours au Programme des divulgations volontaires de l'ARC. Ce programme permet aux contribuables de divulguer après coup des sommes non déclarées sans devoir faire face à des pénalités ou des poursuites criminelles. Seulement les sommes dues et les intérêts sont alors réclamés.
« C'est préoccupant. C'est beaucoup trop facile pour eux de s'en tirer à bon compte. Si vous vous faites pincer, vous n'avez qu'à payer ce que vous deviez au départ. »— Dennis Howlett, directeur du groupe « Canadiens pour une fiscalité équitable

En plus d'obtenir la liste complète des clients, Dennis Howlett croit que le gouvernement devrait concentrer ses efforts sur le cabinet comptable lui-même. Selon lui, il est important que les pratiques fiscales douteuses de KPMG fassent l'objet de procédures judiciaires.
« Les gens bien nantis et les grandes entreprises ne pourraient pas cacher leurs avoirs dans des paradis fiscaux sans l'aide de fiscalistes comme ceux de KPMG. Le gouvernement doit envoyer un message clair que ce genre d'activité n'est pas toléré. »— Dennis Howlett, directeur du groupe « Canadiens pour une fiscalité équitable

Le jour du châtiment pour Lise Thibault

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Publié le 30 septembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 07h56
L'ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault connaîtra sa peine mercredi.... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE
L'ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault connaîtra sa peine mercredi.
Isabelle Mathieu
(Québec) L'ex-vice-reine Lise Thibault ira-t-elle en prison? Pour l'instant, seul le juge Carol St-Cyr de la Cour du Québec a la réponse à cette question. Fin du suspense mercredi après-midi.
Six ans presque jour pour jour après le dépôt des accusations, l'ancienne lieutenante-gouverneure connaîtra mercredi sa peine pour une fraude de plus de 430 000 $, selon l'évaluation de la poursuite.
En plaidant coupable en toute fin de procès, Lise Thibault, 76 ans, a admis que durant son règne long de 10 ans, elle avait réclamé des remboursements aux gouvernements fédéral et provincial pour des dépenses qui n'étaient pas liées à sa fonction. Les contribuables ont notamment payé plusieurs fêtes de famille ainsi que des frais liés à sa fondation de charité.
Le procureur de la Couronne Me Marcel Guimont réclame une peine de détention de quatre années en plus du remboursement complet de la somme frauduleusement dépensée.
«La règle en matière d'abus fait par une personne en qui on doit avoir une grande confiance, c'est l'emprisonnement ferme», avait martelé le procureur de la Couronne.
L'avocat de l'ex-lieutenante-gouverneure Me Marc Labelle a lui plaidé pour une peine dans la collectivité longue de 12 mois.
Le réputé criminaliste a déposé au juge St-Cyr une trentaine de décisions des tribunaux qui militent en faveur de l'emprisonnement dans la collectivité.
«Ma cliente ne voulait pas voler, elle voulait financer des activités trop nombreuses, a soutenu Me Labelle. Lieutenant-gouverneur, c'est une fonction qui appauvrit son titulaire et qui est peu rémunérée pour les frais réels.»
Lise Thibault a proposé de rembourser l'État en partie avec les dons reçus de sa fondation, une proposition qui a soulevé l'ire du procureur de la Couronne.
En entrevue téléphonique à Radio-Canada il y a quelques jours, Lise Thibault a affirmé avoir évacué de sa mémoire le jour du 8 décembre 2014, où elle a plaidé coupable à six accusations de fraude aux dépens des gouvernements et abus de confiance.
À quelques jours de recevoir sa peine, l'ex-lieutenante-gouverneure s'est dite sereine et même résignée à purger de la détention. Si elle se retrouve entre les murs, elle ira à la rencontre des victimes d'erreurs judiciaires, a-t-elle dit.

Procès Turcotte: Isabelle Gaston n'avait pas peur qu'il fasse mal aux enfants

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 29 septembre 2015 à 17h51. Modifié par Charles Payette le mercredi 30 septembre 2015
Procès Turcotte: Isabelle Gaston n'avait pas peur qu'il fasse mal aux enfants
Isabelle Gaston
SAINT-JÉRÔME - «Je n'ai jamais pensé qu'il pourrait les tuer», a répété plus d'une fois Isabelle Gaston, mardi, au second procès de Guy Turcotte, accusé du meurtre prémédité de leurs deux enfants.
Un reportage de Philippe Bonneville.
 
 
 
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«Les brasser? Oui. Mais de les tuer? Jamais de ma sainte vie», a témoigné la mère d'Olivier et d'Anne-Sophie.
Lors de son contre-interrogatoire mené par Guy Poupart, l'avocat de Guy Turcotte, Mme Gaston a déclaré que sa relation avec lui était devenue «toxique».

Elle s'est fait questionner assez longuement sur l'état de sa vie de couple avec l'accusé au cours de l'année 2008, celle qui a précédé la mort des enfants, en février 2009.

«C'était une année difficile», a-t-elle déclaré, admettant que le couple s'éloignait de plus en plus. Elle a parlé de beaucoup d'accrochages, de paroles dures, de querelles.

Questionnée par Me Poupart, elle a dit que l'accusé n'avait pas eu de gestes violents envers elle lors des nombreux voyages faits en couple ou avec les enfants.

Il y avait des accrochages, un peu comme à la maison, le reste de l'année. Mais aussi de bons moments, a-t-elle dit, à sa deuxième journée à la barre des témoins, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Elle a souligné qu'elle considère maintenant, avec le recul, avoir été victime de violence conjugale, car son ex-conjoint la dénigrait sans cesse, a-t-elle rapporté.

«Il ne m'a pas frappée, mais il y avait de la violence verbale et psychologique», a précisé Mme Gaston.

«À l'époque, je considérais que c'était moi le problème, la pomme pourrie, (...) la mère absente», a-t-elle ajouté.

«Je considère maintenant que je vivais de la violence conjugale», a dit la femme qui estime qu'elle a été une excellente mère, malgré les paroles de Guy Turcotte à son égard.

«Moi aussi je faisais de la violence verbale», a-t-elle toutefois convenu, en réponse à une question de Me Poupart. «C'est comme une spirale», a ajouté la femme qui dit se reconnaître des torts.

«On avait une dynamique toxique», a-t-elle aussi admis.

Pressée de détails, Mme Gaston a fini par perdre un peu patience: «Je ne sais pas pourquoi on parle encore du couple. J'essaie d'oublier cette relation-là.»

Le juge a donné une directive au jury sur ses propos: il a avisé les 12 jurés que la violence conjugale — qui n'est pas le sujet de ce procès et qui n'a pas été prouvée — ne doit pas faire en sorte qu'ils jugent Guy Turcotte «plus susceptible» d'avoir commis les crimes dont il est accusé.

Au cours de la journée, Mme Gaston a réitéré à plusieurs reprises que l'accusé était un bon père et qu'il s'occupait des enfants.

Mais à une occasion, après la séparation, il a frappé Olivier. Selon elle, c'était pour la provoquer. Il ne l'a pas battu «comme on voit à la télévision», lui causant un oeil au beurre noir ou un bras cassé, a-t-elle précisé, après avoir mimé la scène dans la salle de cour. Selon cette démonstration, l'accusé semble avoir donné une tape vigoureuse à l'enfant.

«Il était devenu un peu plus agressif», a-t-elle ajouté.

Elle a aussi été questionnée sur la relation qu'elle a nouée en 2008 avec Martin Huot, son entraîneur. Il formait à l'époque un couple avec Patricia Giroux et ceux-ci fréquentaient Mme Gaston et Guy Turcotte.

Elle a témoigné s'être rapprochée de Martin Huot lors d'un voyage pour un congrès à Québec en 2008, un voyage qui devait se faire à deux couples, mais lors duquel Mme Giroux et l'accusé étaient finalement absents.

«Je le regrette encore», a-t-elle dit, comme la veille lors de son témoignage.

Isabelle Gaston et Guy Turcotte se sont séparés vers la fin du mois de janvier 2009, et il a quitté à ce moment le domicile familial, moins d'un mois avant la mort des deux enfants.

Mme Gaston a quitté le palais de justice mardi après-midi juste après son témoignage, sans parler aux journalistes. «Pas de commentaires», leur a-t-elle dit.

L'ex-cardiologue est en procès pour le meurtre d'Olivier, 5 ans, et d'Anne-Sophie, 3 ans, qu'il a poignardés à 46 reprises. Par la bouche de ses avocats, il a admis avoir causé leur mort. Il a toutefois plaidé non coupable aux deux accusations de meurtre qui pèsent contre lui.

Mardi, les jurés ont aussi entendu le témoignage d'une spécialiste en biologie judiciaire, du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal. Elle a réalisé une expertise sur un verre retrouvé sur la table de chevet dans la chambre de l'accusé. Elle a analysé les taches rougeâtres sur le verre de vitre et a conclu qu'il s'agissait de sang et qu'il était celui d'Anne-Sophie.

Le procès se poursuit mercredi matin.

Le tiers des enseignants québécois en grève, aujourd'hui

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 30 septembre 2015 à 05h24. Modifié par Charles Payette à 07h52.
Le tiers des enseignants québécois en grève, aujourd'hui
Les enseignants manifestent ce matin/Cogeco Nouvelles
MONTRÉAL - Les quelque 34 000 enseignants francophones membres de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) tiennent ce mercredi le premier de deux jours de grève.

C'est environ le tiers du personnel enseignant au Québec, du préscolaire, du primaire, du secondaire, de l'éducation des adultes et de la formation professionnelle.
Ils veulent ainsi protester contre les offres gouvernementales qu'ils estiment être un recul de leurs conditions de travail et une atteinte à la qualité de l'enseignement offert aux élèves.

La Fédération avait voté en faveur de trois jours de grève au printemps dernier. Le deuxième débrayage aura lieu de manière tournante sur trois jours à des dates indéterminées mais qui se situeront entre le 14 et le 30 octobre. Le moment de la troisième journée n'est pas encore connu.
La FAE représente environ le tiers des enseignants au Québec/Photo Cogeco Nouvelles
Ces grévistes travaillent à Montréal, à Laval, dans les Basses-Laurentides, en Outaouais et dans une partie de la Montérégie.
Les services aux élèves habituellement livrés dans les écoles, comme les services de garde, sont aussi suspendus.

Dès 6h00 mercredi, des manifestations auront lieu devant plusieurs écoles. La Fédération a convoqué des milliers d'enseignants à manifester à 11h15 au Square Victoria au centre-ville de Montréal. Ils marcheront vers le Square Dorchester où leur chef syndical, Sylvain Mallette, prononcera une allocution.

Le syndicat souligne qu'il avait fallu 54 rencontres lors des dernières négociations pour en arriver à une entente et qu'ils en sont à plus de 70 rencontres à ce jour sans qu'aucune entente n'ait été conclue. Il reproche à Québec et aux directions d'établissement de vouloir augmenter le nombre d'élèves par groupe, d'alourdir la tâche du personnel enseignant et de diminuer de manière importante les services aux élèves.

Le ministre de l'Éducation, François Blais, a déploré mardi la tenue de cette première journée de grève, bien qu'elle soit légale.

Jeunes garçons séquestrés pendant plusieurs années par un pasteur à Québec

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Publié par Charles Payette pour (Québec) FM93 le mercredi 30 septembre 2015 à 05h25. Modifié à 07h44.
Jeunes garçons séquestrés pendant plusieurs années par un pasteur à Québec
Freedigitalphotos.net
QUÉBEC - Un pasteur baptiste aurait battu et maltraité pendant des années plusieurs jeunes garçons qu'il gardait prisonniers dans son sous-sol à Québec.
C'est ce qu'écrit La Presse, mercredi matin, précisant que le leader religieux fait l'objet d'une enquête criminelle du Service de police de la ville de Québec.

Les jeunes victimes, au moins 7 garçons, lui avaient été confiées par leurs parents, des fidèles de l'Église baptiste évangélique de Québec-est.

Les garçons étaient séquestrés dans le sous-sol de la résidence de l'individu et subissaient de la violence physique, en plus de traitements humiliants.

Un jeune homme a réussi à s'enfuir en août 2014 à l'âge de 21 ans. Il a qualifié sa détention d'esclavage et de torture.