jeudi, juin 18, 2015

Énergie Est : « pas de confusion au PQ », insiste Bernard Drainville

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Mise à jour le mercredi 17 juin 2015 à 20 h 40 HAE
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a répondu aux questions des journalistes mercredi matin à l'Assemblée nationale.
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau

Le Parti québécois, y compris son chef, est contre le projet d'oléoduc Énergie Est, a affirmé mercredi soir son porte-parole en matière d'énergie et de ressources naturelles, Bernard Drainville. « Il n'y a pas de confusion au Parti québécois », a-t-il tranché.
Cette déclaration survient après que le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, eut laissé planer des doutes quant à sa position exacte sur le sujet.
Le chef du PQ a répété à maintes reprises que le projet de pipeline de TransCanada, qui doit traverser le Québec pour transporter du pétrole de l'Alberta, est de juridiction fédérale et que son opinion sur la question compte peu.
Mardi, les députés péquistes Martine Ouellet et Sylvain Gaudreault ont clairement confirmé que le PQ est contre le projet d'oléoduc Énergie Est. Leur chef, cependant, avait plutôt préféré qualifier de « complexe » la situation des hydrocarbures au Québec, ajoutant que ce n'était « pas aussi simple que ça ». 
En entrevue à 24/60, Bernard Drainville a défendu son chef. « Il n'a jamais dit qu'il était pour. [...] Il a fait sa réflexion et il arrive à la conclusion que le projet n'est pas bon pour le Québec », a-t-il insisté.
« Quand PKP dit : c'est pas les Québécois qui décident, [que] ce n'est pas nous qui allons avoir le dernier mot, c'est tout à fait factuel ça », a-t-il poursuivi. 
Même s'il nie toute confusion, le PQ s'est néanmoins senti obligé de clarifier la situation par voie de communiqué mercredi après-midi.
« Nous sommes contre le projet Énergie Est, qui nous sera imposé par les autorités fédérales en faisant fi de la volonté des citoyens quant à la protection de l'environnement, à l'acceptabilité sociale et aux retombées économiques. »— Communiqué de Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois
Couillard parle « d'incohérence » dans l'opposition
Interrogé sur le sujet mercredi après-midi, le premier ministre Philippe Couillard a parlé d'« incohérence manifeste » dans les rangs de l'opposition.
« Je me souviens également qu'au cours des dernières semaines, M. Péladeau lui-même s'est déclaré fortement en faveur du pétrole comme axe de développement du Québec. On voit qu'il semble y avoir un réalignement actuellement », a-t-il ajouté.
M. Couillard a pour sa part rappelé que le projet devra faire l'objet de toutes les évaluations, y compris du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).
« On n'est pas contre le projet, mais s'il se réalise, il devra se faire correctement. Dans le respect des communautés, dans le respect de l'environnement et de la sécurité des gens. »— Philippe Couillard

Le premier ministre québécois a également relevé que les solutions de rechange pour le transport du pétrole, par exemple par train, ne sont pas nécessairement meilleures que le transport par pipeline. « C'est la prudence qui va guider notre décision », a-t-il précisé.

Le pape veut « sauver la planète »

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Reuters
Le pape François
Le pape François  Photo :  ALBERTO PIZZOLI

Le pape François réclame une action urgente pour sauver le monde d'un désastre environnemental et exhorte les dirigeants de la planète à entendre « tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres » dans une encyclique diffusée jeudi par le Vatican.
Premier document papal consacré à l'écologie, « Laudato Si [Loué sois-tu], sur la sauvegarde de la maison commune » appelle à mettre un terme à la dégradation de l'environnement et au réchauffement climatique.
Le pape épouse le point de vue de la communauté scientifique selon lequel le réchauffement est principalement provoqué par les activités humaines, tout en plongeant l'Église dans une controverse politique sur la question climatique.
Il appelle de ses voeux un changement de style de vie dans les pays riches, qu'il invite à renoncer à la culture de la consommation « jetable », et souhaite la fin des attitudes « obstructionnistes » plaçant le profit avant le bien commun.
Cette encyclique, sans doute la plus polémique depuis celle de Paul VI confirmant en 1968 (Humanae Vitae) l'interdiction par l'Église de toute méthode artificielle de régulation des naissances, a déclenché la colère des conservateurs catholiques américains, dont plusieurs candidats à l'investiture du Parti républicain pour l'élection présidentielle de 2016.
Ces derniers, parmi lesquels Jeb Bush, reprochent au souverain pontife de se mêler de science et de politique.
Mais François, qui a choisi son nom en référence à saint François d'Assise, lequel prônait le respect de la création divine et qui est devenu à ce titre le patron des écologistes, estime que la protection de la planète est un « impératif » moral pour les croyants comme pour les non-croyants, et qu'elle doit passer devant les intérêts politiques ou économiques.
Un signe fort avant la rencontre de Paris
L'intervention de François pourrait inciter les 1,2 milliard de catholiques dans le monde à faire pression sur leurs gouvernements sur les questions écologiques.
Le souverain pontife a d'ailleurs souhaité que ce texte de 192 pages réparties en six chapitres, conçu pour être un document emblématique de son pontificat, alimente les débats lors de la conférence sur le climat qui doit se tenir à Paris du 30 novembre au 11 décembre sous l'égide des Nations unies (COP 21).
Sur Twitter, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius y a vu « un geste sans précédent » et « une contribution importante pour le succès de la COP21 ».
Dans son encyclique, le pape, âgé de 78 ans, dénonce la « myopie de la logique du pouvoir » qui ralentit toute action gouvernementale « aux vues larges » sur l'environnement.
« Beaucoup de ceux qui détiennent plus de ressources et de pouvoir économique ou politique semblent surtout s'évertuer à masquer les problèmes ou à occulter les symptômes », écrit-il.
Le temps presse, ajoute-t-il, pour sauver une planète qui « semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir ».
Le souverain pontife réfute l'efficacité des crédits carbone, qu'il qualifie de « solution rapide et facile » qui « peut donner lieu à une nouvelle forme de spéculation » et « n'implique en aucune manière de changement radical ».
« Les prévisions catastrophistes ne peuvent plus être considérées avec mépris ni ironie. Nous pourrions laisser trop de décombres, de déserts et de saletés aux prochaines générations », insiste-t-il.
« Le rythme de consommation, de gaspillage et de détérioration de l'environnement a dépassé les possibilités de la planète, à tel point que le style de vie actuel, parce qu'il est insoutenable, peut seulement conduire à des catastrophes, comme, de fait, cela arrive déjà périodiquement dans diverses régions. »
« L'un des principaux défis de l'humanité »
S'appuyant sur « les meilleurs résultats de la recherche scientifique disponible aujourd'hui », le pape qualifie le changement climatique de « l'un des principaux défis actuels pour l'humanité », soulignant que les pays en développement en seront les premières victimes.
Dans plusieurs passages de son encyclique, il s'oppose aux climatosceptiques, déclarant qu'il « existe un consensus scientifique très solide qui indique que nous sommes en présence d'un réchauffement préoccupant ».
« Il y a, certes, d'autres facteurs (comme le volcanisme, les variations de l'orbite et de l'axe de la terre, le cycle solaire), mais de nombreuses études scientifiques signalent que la plus grande partie du réchauffement global des dernières décennies est due à la grande concentration de gaz à effet de serre [...] émis surtout à cause de l'activité humaine. »
Dans un extrait susceptible de déplaire aux conservateurs, il juge indispensable de mettre en place un « système normatif qui implique des limites infranchissables et assure la protection des écosystèmes ».
François balaie l'argument selon lequel « l'économie actuelle et la technologie résoudront tous les problèmes environnementaux » et « que les problèmes de la faim et de la misère dans le monde auront une solution simplement grâce à la croissance du marché ».
« Le changement climatique n'est plus seulement une question scientifique [mais] morale et éthique », s'est réjouie Yolanda Kakabadse, présidente de la WWF, en réaction à la publication de l'encyclique.

Allégations à l'endroit de Don Meredith: le Sénat est sous le choc

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 18 juin 2015 à 10h19.
Allégations à l'endroit de Don Meredith: le Sénat est sous le choc
OTTAWA — Les sénateurs qui se sont rendus sur la colline du Parlement pour leurs réunions matinales ont fait état de leur stupéfaction et de leur consternation face aux allégations à l'endroit de leur collègue Don Meredith, qui aurait eu des relations sexuelles avec une adolescente.
Le sénateur controversé a été expulsé du caucus conservateur, mercredi soir, après que le Toronto Star eut publié un reportage en ligne, indiquant que M. Meredith aurait eu une relation avec une jeune femme qui aurait commencé peu après son 16e anniversaire.

Le sénateur libéral Jim Munson a déclaré qu'il ne savait pas quoi dire après avoir lu l'article. Selon lui, il y aura probablement des discussions formelles et informelles pour déterminer si le Sénat peut et doit agir en réponse à ces allégations contre M. Meredith.

Selon le quotidien torontois, la jeune femme, qui a aujourd'hui 18 ans, a eu des séances de clavardage sexuellement explicites avec M. Meredith avant que de premiers baisers et caresses soient échangés, alors qu'elle n'était pas majeure.

La jeune femme a également déclaré avoir eu deux relations sexuelles avec le sénateur après ses 18 ans et que celui-ci a mis fin à la relation plus tôt cette année.

Selon la jeune femme, M. Meredith croyait au départ qu'elle avait 18 ans, mais elle lui a révélé son âge véritable dans les six semaines ayant suivi leur première rencontre lors d'un événement soulignant le Mois de l'histoire des Noirs dans une église d'Ottawa.

L'article du Toronto Star précise que l'âge légal du consentement pour une relation sexuelle est de 16 ans au Canada, sauf lorsque la relation en est une d'autorité, de confiance ou de dépendance, dans lequel cas il augmente à 18 ans.

Le quotidien indique par ailleurs que M. Meredith — qui a été nommé par le premier ministre Stephen Harper en 2010 — n'a pas répondu aux allégations voulant qu'il ait eu une relation inappropriée avec une mineure. Lorsque le journal l'a joint au téléphone, il a déclaré au journaliste qu'il avait une réunion et a raccroché. M. Meredith n'a pas retourné les appels de La Presse Canadienne.

Le sénateur faisait déjà l'objet d'un examen spécial par la Chambre haute en raison de l'important roulement de personnel à son bureau. Un reportage de CTV News diffusé plus tôt ce mois-ci révélait que M. Meredith faisait face à des allégations de violence verbale, de harcèlement sexuel et d'intimidation de la part de membres de son personnel.

Don Meredith est le cinquième sénateur conservateur à avoir quitté le caucus du parti dans les 18 derniers mois.

États-Unis : un Blanc abat neuf fidèles dans une église noire

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Radio-Canada avec Reuters et Agence France-Presse
Des hommes s'enlacent après une fusillade dans une église à Charleston.
Des hommes s'enlacent après une fusillade dans une église à Charleston.  Photo :  AP/David Goldman

Neuf personnes ont été tuées mercredi soir dans une fusillade survenue dans une église fréquentée par la communauté noire de Charleston en Caroline du Sud, a annoncé le chef de la police locale, précisant qu'il s'agissait d'un crime à caractère raciste.
L'auteur de l'attaque, un homme blanc d'une vingtaine d'années portant un jean et de grosses chaussures, est toujours recherché par la police plusieurs heures après le drame. Il est qualifié par la police de « très dangereux ».
« Nous avons pu constater qu'il y avait huit individus décédés à l'intérieur de l'église », a expliqué Gregory Mullen au cours d'une conférence de presse. 
« À ce stade nous avons neuf victimes de ce crime hideux qui a été commis », a-t-il dit, estimant qu'il s'agissait « d'un crime raciste ». Une dixième personne blessée est soignée à l'hôpital.
Dans un message sur Twitter, le révérend Al Sharpton, responsable d'une association de défense des droits à New York, a indiqué que Clementa Pinckney, pasteur de la paroisse et membre du Sénat de Caroline du Sud, faisait partie des victimes.
Des hommes forment un cercle de prière après une fusillade dans une église de Charleston, en Caroline du Sud.Des hommes forment un cercle de prière après une fusillade dans une église de Charleston, en Caroline du Sud.  Photo :  Randall Hill/Reuters
Un acte « intolérable et incroyable »
La fusillade s'est produite vers 21 h (1 h GMT) dans l'une des plus vieilles églises noires de la ville, l'Emanuel African Methodist Episcopal Church. Le tireur a fait feu pendant une séance d'étude de la bible, une pratique extrêmement courante dans les églises du sud des États-Unis, en semaine comme le dimanche.
« La seule raison pour laquelle une personne puisse entrer dans une église et abattre des gens en train de prier est la haine », a estimé Joe Riley, le maire de Charleston, dénonçant devant la presse un acte « intolérable et incroyable ».
Un peu plus tôt, une alerte à la bombe a été signalée près du lieu de la fusillade. Les personnes qui se trouvaient dans le secteur ont été priées par la police de se tenir à l'écart.
Cet événement survient à la suite de plusieurs homicides commis dans les derniers mois par des policiers blancs contre des hommes noirs non armés, des événements qui sont souvent restés impunis.
Plusieurs politiciens ont réagi à la nouvelle dans la nuit. Le candidat républicain à la présidentielle Jeb Bush, qui a annulé une visite jeudi à Charleston à la suite des événements, a indiqué sur Twitter que ses pensées et prières « vont aux individus et aux familles touchées par les tragiques événements ».
« Des nouvelles terribles de Charleston - mes pensées et mes prières sont avec vous tous », a aussi twitté Hillary Clinton, candidate démocrate à la présidentielle, qui était en réunion électorale à Charleston mercredi.